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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Admin ♛ « Princesse et bâtarde d'Angleterre.  »
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♕ Métier : Princesse d'Angleterre ♕ Age : 22 ans ♕ Religion : Celle que me dictera ma souveraine. ♕ L'avatar a été fait par : Zuz ♕ Mon nombre de messages est : 3462 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 14 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 11/09/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya Cavendish - Constance Bennet - Anne Stanhope - Jane Stuart- Annabeth M. Blackwood - Jack Mortimer

Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Jeu 12 Juin - 21:58

The little bird.


« Ma mère Anne Boleyn, Katherine Howard, Jane Grey. Toutes les trois reines, toutes les trois mortes. » Murmurait la princesse Elizabeth tout en brodant un mouchoir.

Depuis son entrée à la Tour de Londres, Elizabeth Tudor était nourrie de sombres pensées, trahie par Wyatt, elle en était certaine, bientôt on la condamnerait à mort. Les conseillers de sa sœur l’interrogèrent de nombreuses fois, tentant de lui arracher de faux aveux. Ils voulaient lui faire dire, qu’elle était l’instigatrice de la révolte, mais aussi qu’elle voulait supplanter la reine. La rousse niant tout et se tue malgré la torture psychologique qu’était ces moments.
Après son arrivée à la Tour de Londres, la jeune femme eut un vrai moment de panique, chose que ses servantes eurent beaucoup de mal à calmer. Elizabeth craignait qu’une chose, qu’elle soit condamnée à mort, alors qu’elle n’avait rien fait. Peu après son arrivée, le jeune garde qui l’accompagnait, la conduisit, en compagnie de Winchester, jusqu’au donjon royal, là où elle serait gardée, en attendant les bonnes volontés de la reine. La jolie rousse n’avait pu s’empêcher de penser à Robert Dudley, qui se trouvait toujours dans sa cellule, est-ce que l’homme allait bien ? Depuis sa visite de décembre, la jeune femme s’inquiétait beaucoup pour lui. En fait, elle se souciait de tous ses proches, elle avait peur que sa sœur la reine s’en prenne à eux, qu’elle enferme ses cousines Mary et Katherine Grey, sa douce Anne, la si sérieuse Catherine Carey et son cousin Henry. Elle avait peur pour eux et elle ne voulait pas qu’ils souffrent par sa faute. En ce qui concernait le donjon, même si l’ambiance y était froide, en raison de la vieille pierre, elle n’y était pas mal logée, le mobilier était confortable, quoique très sommaire. Même si elle était habituée à des lieux de vie beaucoup plus luxueux, elle avait vécu très simplement, durant une grande partie de son enfance et ce moment de sa vie, elle ne l’avait jamais oublié. Deux servantes étaient là, pour partager son quotidien, deux jeunes femmes très agréables, qui craignaient beaucoup pour sa vie. Même si les premiers jours furent difficiles, les trois femmes parvinrent à s’apprivoiser.
Nous étions en avril, voilà maintenant quelques semaines qu’Elizabeth était enfermée à la Tour, elle ne sortait pas du donjon et la seule vue extérieure qu’elle possédait, c’était de sa petite fenêtre, beaucoup trop haute pour elle. Pour pouvoir regarder au dehors, la princesse avait fini par y approcher une caisse, sur laquelle elle grimpait. Le grand air lui manquait et c’était ça le pire pour cette femme qui aimait la nature. Elle rêvait de ses journées à galoper à cheval sur ses terres d’Hatfield, elle désirait tellement pouvoir sortir, oublier toute cette histoire et ne plus jamais vivre un tel calvaire. Ses journées, la jeune femme les passait à lire, broder, converser avec ses dames et plus étonnant, à danser. Elle passait une heure chaque jour à s’exercer sur des pas de danses qu’elle avait appris, cet exercice la forçait à bouger et l’éloigné de son confinement. Voilà quelques semaines que la jeune femme n’avait vu personne en dehors de ses servantes et de ses gardiens, elle était parvenue à faire leur connaissance à tous et ce fut avec amusement, qu’elle avait constaté que ses geôliers l’appréciaient beaucoup.
Les jours étaient les mêmes. Les journées étaient trop longues, obligeant la princesse à s’ennuyer à mourir dans sa cage. Elle était tel un petit oiseau trop dérangeant, qu’on avait fini par enfermer, loin de la vue de tous. Elle savait que ses ennemis attendaient qu’une chose, qu’elle craque et dévoile à tout le monde qu’elle a bien conspiré contre la reine. Malheureusement pour eux, Elizabeth ne leur ferait pas cette joie, la vérité, elle la détenait et elle la répèterait chaque jour s’il le fallait.

En ce jour du 14 avril 1554, Elizabeth Tudor faisait de son mieux pour s’occuper, sa distraction du moment était la broderie et au fil du temps, elle excellait dans cet art, bien qu’elle le trouvait trop futile et trop femme pour elle. Le temps était long, mais il se pourrait bien qu’une personne vienne combler son vide.








princesse Elizabeth
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Dernière édition par Elizabeth Tudor le Ven 11 Juil - 18:03, édité 1 fois
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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Mer 18 Juin - 16:27
LITTLE BIRD IN HER LITTLE CAGE.


Les semaines avaient passés. Arthur passait dorénavant l’essentiel de son service à la Tour de Londres, à surveiller la princesse Elizabeth. Il dormait également sur place, dans une chambre en face de la cellule de la prisonnière. Il regrettait Whitehall, ses appartements dans le palais, les entrainements avec les autres gardes…Il essayait de trouver le temps pour aller s’entrainer quand il était remplacé à son poste mais il se réservait aussi du temps pour aller rendre visite à Constance, la serveuse qu’il connaissait depuis la révolte de Wyatt, et qu’il avait retrouvé au Flying Dutchman, il y a un peu plus d’un mois de cela. Sa mère avait finalement réussi à lui trouver autre chose que son travail pour accaparer son esprit. Bien sûr, son travail restait la chose la plus importante au monde à ses yeux, car être soldat de la garde royale de la Reine Mary était un honneur qui implique des devoirs auxquels on ne peut se dérober…Mais Constance Benett occupait de plus en plus ses pensées, et il aimait beaucoup passer du temps avec elle…

Arthur côtoyait donc de près la fille d’Henry VIII depuis le 18 mars. Il lui avait déjà parlé, quelques fois, mais jamais très longtemps. Il ne savait pas quoi penser d’elle. Il y avait cette contradiction dans son esprit…D’un côté, la jeune fille qu’elle était lui paraissait innocente de ce qui lui était reproché. Il se souvenait sans peine du jour où elle était entrée dans sa cellule. Derrière cette image de femme forte qu’elle avait tenté de donner à la foule qui l’avait attendue dehors, se cachait une jeune fille effrayée. Arthur en avait été quelque peu déstabilisé. Les servantes avaient réussi à calmer la crise de panique quand la seule chose qu’Arthur parvenait à faire était de lui répéter de se calmer. Cela l’avait touché néanmoins…Elle avait peur de mourir et c’était compréhensible. Arthur avait vu son frère être exécuté devant le peuple. A ses yeux son frère était innocent, et pourtant on l’avait tué. Alors il s’interrogeait sur la culpabilité d’Elizabeth…

Elle lui avait toujours donné une bonne image d’elle, jusqu'à aujourd’hui, et justement, cela le dérangeait un peu. A vrai dire, les choses seraient beaucoup plus faciles si Elizabeth Tudor avait flanché un jour et souhaité la mort de sa sœur devant ses yeux, comme Wyatt l’avait fait durant sa rébellion en hurlant des « A mort la Reine ! ». Mais ce n’était pas le cas. En contrepartie, elle avait été jugée coupable, et même si de nombreux jugements pouvaient être incorrects, elle l’avait été par un tribunal qui parlait au nom de la Reine, et Arthur avait confiance en sa Reine. Et puis, il était logique de croire que la princesse était celle que Wyatt voulait mettre sur le trône à la place de Mary. Par conséquent le fait qu’elle ait été impliquée coulait de source également. Et donc, Arthur se demandait parfois si cette femme ne jouait pas la comédie de la pauvre victime innocente à longueur de journée. Et la perspective de se laisser duper de la sorte par une hérétique ne faisait que rendre Arthur dix fois plus méfiant qu’à son habitude. Enfin.

Entre mépris et compassion, il ne savait où donner de la tête. Avoir de la compassion pour la princesse, et il en avait, par moment, lui paraissait être une mauvaise chose aux yeux de Dieu. Car si elle avait commis les actes qu’on lui reprochait, elle ne le méritait pas. Mais Arthur était visiblement encore trop bon pour la mépriser, alors il s’était toujours contenté, jusque maintenant, de faire son travail dans les règles de l’art, sans méchant ou trop gentil avec sa prisonnière. Et il tachait de ne pas mettre ses neurones à l’épreuve en s’interrogeant sur la culpabilité de celle-ci. Elle avait été jugée coupable, après tout…

Et pourtant…Quelque chose en lui ne pouvait se résoudre, ce jour là, à rester devant la porte de la cellule d’une personne, hérétique ou non, qui serait peut-être condamnée à mort dans les jours à venir. Il n’était pas un homme mauvais, et ne pouvait s’empêcher de ressentir à l'égard de la rousse, cette compassion qu’il tentait de repousser, douteux. Les journées étaient longues pour lui aussi et il en avait assez de réfléchir sur le sujet depuis de si longues minutes…

Il finit par ouvrir la porte de la cellule et après avoir frappé deux fois pour prévenir de son entrée imminente, il fit irruption dans la pièce. La princesse était occupée à coudre. Il la regarda et avança de quelques pas, sa main gauche posée sur le manche de son épée, comme à son habitude.
« Bonjour Lady Elizabeth. », dit il, poli. Il se rendit alors compte qu’il n’avait rien à lui dire, comme toujours. Alors il lui dit la vérité. « Les journées sont longues ici…Je venais voir comment vous alliez. », déclara-t-il, sur un ton neutre.


Arthur Wayne ✖ the sword in the darkness.
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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Mer 25 Juin - 12:55

The little bird.


Elle était là, dans le donjon royal, mais ses pensées allaient bien au-delà de ce petit appartement vieillot. Heureusement, les draps ne sentaient plus le moisie, ses servantes ayant veillaient à ce que tout soit brûlé et remplacé par du neuf. Ses meubles avaient aussi été changés, les autres étant dévorés par les mythes. Dans son malheur, la princesse avait de la chance, mais était-ce le cas de Robert ? Elle se souvenait encore de cette petite cellule sommaire dans laquelle, elle l’avait vu en décembre. Elle craignait que l’homme ne tombe malade, comme beaucoup d’autres prisonniers. La Tour de Londres était pleine de courant d’air et d’humidité, si bien que l’on pouvait dans son antre vite attraper la mort. Robert. Elle ne l’avait pas vu depuis le début de son emprisonnement, parfois, elle se demandait même s’il était encore en vie, mais d’après certains gardes, l’homme était toujours là, quoique moins en forme que lors de son arrivée. L’inquiétude l’étreignait et même si elle se disait ne pas être amoureuse de l’homme, elle s’inquiétait pour lui, comme sa femme Amy Robsart devait le faire.
Quand elle ne pensait pas à Robert, Elizabeth était hantée par les fantômes de son passé et par la mort prochaine qu’elle attendait. Après l’angoisse de ses débuts, elle avait laissé place à un calme morbide. Elle lisait, brodait, parler parfois avec la servante qui l’accompagnait, ou les gardes, mais souvent Elizabeth paraissait être la personne la plus triste du monde. Etre ici ne lui plaisait pas, elle avait toujours détesté la Tour de Londres, même si elle jugeait l’endroit utile, elle ne supportait pas de devoir y mettre les pieds, mais maintenant, elle n’avait pas le choix, elle devait y vivre. La jolie rousse mangeait peu depuis son arrivée, si bien que l’on pouvait voir ses joues se creuser et ses robes devenir trop grandes pour elle. Elizabeth était habituée à vivre durement, cela ne lui faisait plus peur depuis bien longtemps. C’était comme si elle était née pour être malheureuse, si bien qu’elle avait maintenant l’habitude de ne pas connaître de répit. Elle avait vécu au dépend de son père, puis selon les humeurs de ceux qui gouvernaient son frère et maintenant, elle était dépendante de sa sœur et de sa bonne volonté.
Elizabeth n’était pas seule, parfois elle recevait de la visite, comme aujourd’hui. Le jeune garde qui l’avait accompagné à la Tour de Londres et il était toujours là, la surveillant, au cas où elle se sauverait. Cette perspective la faisait rire, comme si elle pouvait fuir ? La Tour était très bien gardée, si bien que personne ne pouvait s’en échapper. D’ailleurs, elle était sûrement la prisonnière la plus surveillée de cette prison royale. Le jeune avait frappé à la porte et il entra dans la pièce, toujours poli, il la salua et lui demanda comment elle se portait.

« Bonjour Mr Wayne. » Salua la jeune femme tout en posant son ouvrage. Elle se leva pour faire face à son interlocuteur. Depuis toujours, elle avait appris à se comporter avec respect avec des personnes qui lui étaient supérieurs, jamais un mot de trop, surtout, qu’elle était actuellement en danger. « Je me porte bien, même si je dois avouer, que je m’ennuie, j’ai terminé tous mes livres. » Disait la rousse tout en désignant la pile de livres qu’elle avait mise de côté. « Si vous aimez la lecture, vous pouvez vous servir. » Termina Elizabeth.

Les livres lui avait été confié par la reine, pas en personne, mais par plusieurs tierces personnes, pour faire son éducation religieuse. Ils étaient terriblement pompant, mais Elizabeth s’en était contentée et les avaient tous lu pour s’occuper. Elle jeta un instant un regard par la petite fenêtre, en dehors le temps était magnifique, il y avait si longtemps qu’elle n’avait pas mis les pieds dehors pour respirer l’air frais.

« Il doit faire très beau aujourd’hui ? » Demanda la jeune femme.






princesse Elizabeth
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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Mer 25 Juin - 15:34
LITTLE BIRD IN HER LITTLE CAGE.


Lady Elizabeth était toujours jolie mais paraissait déjà plus faible qu’à son arrivée, Arthur l’avait bien remarqué. Ce n’était pourtant pas faute de lui faire servir des repas, mais elle avait visiblement perdu l’appétit, chose compréhensible étant donné la crainte de mourir qui devait la hanter. Poliment, elle répondit au jeune garde, lui confiant son ennui, après s’être levée respectueusement. Il la comprenait sur ce point. Etre garde royal était une chose, être garde royal en prison en était une autre. A Whitehall, Arthur avait entre autre pour travail de déambuler dans les couloirs pour vérifier si tout allait bien, et quand il le faisait, il croisait souvent des gens avec qui il discutait. Il entendait les histoires des uns, les ragots des autres. Il s’était fait des amis de la haute aussi, et quand il était en pause, il allait s’entrainer avec ses collègues, ce qui lui plaisait beaucoup...

A la Tour de Londres, il passait ses journées à garder une cellule et dormait dans des appartements presque aussi froid que ceux des prisonniers, excepté qu’il avait droit, lui, à sortir du bâtiment quand il voulait, ou du moins quand il le pouvait, puisque la plupart du temps, il était condamné à compter les heures en gardant son regard fixé sur une même cellule. Bon, heureusement, il n’était pas le seul garde et il parlait parfois avec ses collègues. De toute façon, il était là pour travailler, pas pour s’amuser. D’ailleurs, y avait il un garde, à Londres, qui aimait autant son travail qu’Arthur l’aimait ? Et puis, cette mutation lui faisait une autre expérience de son métier, et il avait rencontré de nouvelles personnes et appris de nouvelles choses. La mission qu’on lui avait confiée était de plus d’une haute importance et il en était honoré. Ce n’était pas n’importe quel prisonnier sans valeur qu’il devait surveiller et dont il devait s’occuper…Lui, il avait la responsabilité de surveiller une princesse. La demi-sœur de la reine elle-même. A ce titre, son travail était plus significatif que celui de tous les autres gardes de la prison, excepté forcément ceux qui comme lui, s’occupait d’Elizabeth. Ce poste prouvait qu’on lui faisait confiance, que sa loyauté avait été reconnue et rien n’aurait pu lui faire plus plaisir.

Le jeune homme posa son regard sur la pile de livres que la princesse lui désignait. Il effleura la couverture du premier, puis tourna la première page. Rare étaient les hommes du peuple capable de lire, et pourtant Arthur en faisait partie. Sa mère avait appris quand elle était encore une lady, quand à son père, il était banquier et savait aussi bien lire et écrire que calculer.

« Ce sont les livres que la reine vous a envoyés ? Vous les avez déjà tous terminés ? », s’étonna-t-il. Arthur ne lisait pas beaucoup, d’ailleurs à part sa bible personnelle, il ne possédait aucun ouvrage à lui. Il avait bien étudié de nombreux livres sur l’économie, mais c’était son frère Edmond qui les avait gardés. La proposition de la princesse était cependant des plus attirantes. Il s’agissait tout de même de livres que la reine Mary en personne avait choisis…. Ils étaient donc forcément en accord avec la pensée de celle-ci et en les lisant, Arthur serait d’autant plus à même de discuter avec les gens de la noblesse ou encore d’offrir une éducation religieuse tout aussi bonne que celles des enfants nobles à ses propres enfants.

« Et bien, un peu de lecture ne me ferait pas de mal, je crois. Même si je les lirais sans doute beaucoup moins vite que vous…En tout cas, merci beaucoup, c’est très gentil à vous.» Il avait répondu avec un sourire sincère, oubliant un instant qu’il s’agissait de sa prisonnière car ce geste, bien qu'insignifiant, l’avait touché. Le jeune soldat, pensant qu’il était tout de même déplacé d’emporter la totalité des livres, choisit soigneusement trois volumes dans la pile et les cala sous son bras. Il n'en comprendrait peut-être pas absolument tout les mots, mais cela l'occuperait.

« Il doit faire très beau aujourd’hui ? », demanda la rousse.

Arthur lisait dans cette phrase l’envie de voir le ciel que devait éprouver tout prisonnier.
« Je ne suis pas encore sorti aujourd’hui, my lady, mais on dirait bien que oui. Cela fait trois jours qu’il fait grand soleil. Je crois que ça va continuer ainsi pour les jours qui viennent… », répondit-il. Le garde ne pouvait cependant rien faire pour lady Elizabeth à ce niveau là. Les ordres étaient clairs, elle ne pouvait pas quitter la prison, même accompagnée d’un garde.

« Désirez vous que j’écrive à Whitehall afin que l’on vous fasse parvenir d’autres livres ? », proposa-t-il malgré tout puisque cela, au moins, il pouvait le faire sans problèmes.


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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Jeu 3 Juil - 20:11

The little bird.


Les interrogatoires, les non-dits. Elizabeth Tudor aurait aimé savoir ce que la reine, sa sœur attendait d’elle. La jeune femme répondait aux questions de ses geôliers et des conseillers de la souveraine, mais rien ne semblait l’aider à sortir d’ici. Elle le savait, tous attendaient à ce qu’elle dise qu’elle était responsable de la révolte, qu’elle aurait voulu détrôner Mary Tudor. Cette histoire était folle, bien qu’elle ait été mise au courant par Thomas Wyatt de la révolte, jamais la jeune femme n’aurait voulu atteindre la vie de sa sœur. Elle subissait donc les interrogatoires et devait attendre que la reine Mary Ière ait pitié d’elle.
Ainsi enfermée, Elizabeth repensait à son enfance, loin de la cour et proche de ses cousins. La jeune femme se souvenait encore de ses courses dans les prairies. Elle souriait toujours en pensant aux nombreux bouquets de fleurs qu’elle rapportait avec Anne, à sa tante Mary. Ces moments étaient heureux et jamais elle ne les oublierait, puisqu’ils sont uniques dans sa vie. En effet, Elizabeth n’a pas pu vivre longtemps ces moments, puisque ses devoirs l’ont vite rappelé à la cour. La jolie rousse n’avait pas une vie facile, mais cela avait un avantage, cela lui permettait de mieux supporter son emprisonnement et les épreuves qu’on lui ajoutait toujours un peu plus. Par chance, elle n’était pas seule à vivre ces moments très difficiles, sa servante Alice était là pour l’accompagner dans son quotidien et même si Elizabeth avait beaucoup de mal à la supporter, elle était ravie d’avoir une présence pour combler ses longs moment d’ennuis. Sa vie à la Tour était aussi ponctuée par les visites du garde Arthur Wayne, comme c’est le cas aujourd’hui. Elizabeth ne connaissait pas vraiment ce jeune homme, il était même peu bavard, si bien qu’aujourd’hui fut vraiment la première fois qu’elle commença une conversation avec lui. Elle lui parla de ses livres, ceux que la reine lui avait confiés par l’intermédiaire de plusieurs personnes et elle lui proposa d’en emprunter quelques-uns. Après tout, elle n’ne aurait plus une grande utilité, maintenant qu’elle les avait tous lu.

« Je lis très vite, mes instructeurs veillaient à ce que je lise autant d’ouvrage que possible, si bien qu’aujourd’hui j’ai toujours cette habitude de lire vite. » Apporta la jeune femme comme réponse au soldat.

Le jeune homme examina les ouvrages et en choisit trois volumes, Elizabeth le rejoignit et en chercha un bien spécifique, qu’elle lui tendit. Cet ouvrage était très précieux pour tout adepte du catholicisme, mais Elizabeth, qui était protestante n’en voyait pas l’utilité de le garder. Elle tendit l’ouvrage à Arthur, tout en affichant un doux sourire aux lèvres.

« Cet ouvrage devrait vous plaire, il évoque la réforme grégorienne et certains passages ont été écrit par le pape lui-même. » Disait Elizabeth.

La jeune femme retourna s’installer sur une chaise et recommença à broder, comme durant l’entrée du soldat dans sa cage dorée. Dehors il semblait faire beau et la jolie rousse désirait qu’une seule chose pouvoir sortir et respirer l’air frais. Avec beaucoup de finesse, elle essaya de pénétrer dans le terrain et elle demanda à Arthur de lui parler du temps au dehors. L’homme semblait gêné de lui confirmer que depuis trois jours il faisait un temps magnifique. Elizabeth lui accorda un petit sourire, mais pour elle, ce qu’elle désirait, n’était pas impossible. Elle pourrait sortir dans la cour, sous la surveillance des gardes. Dans un espace restreint et surveillé, il n’y aurait aucun risque qu’elle s’échappe. Cependant, il semblait que les gardes en doutaient toujours. Pour conduire la conversation sur un autre terrain, celui des livres. Il lui demanda si elle désirait qu’il demande à la cour, pour lui fournir de nouveaux livres.

« Cela serait fort aimable de votre part. » Acquiesça la jeune femme, avant de tenter. « Pensez-vous que je pourrais me promener dans la cour, sous bonne garde bien sûr, j’aimerai tellement pouvoir sentir à nouveau les rayons du soleil sur ma peau. » Disait Elizabeth, tout en brodant.





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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Dim 20 Juil - 11:05
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« Je lis très vite, mes instructeurs veillaient à ce que je lise autant d’ouvrage que possible, si bien qu’aujourd’hui j’ai toujours cette habitude de lire vite. », lui avait répondu la princesse. Arthur était quand un lieu un jeune homme très intelligent et cultivé pour un homme du peuple, et d’ailleurs, il se fondait dans la haute société de Whitehall sans problème et sans commettre d’impairs dans le langage. Cependant, certains mots utilisés dans les livres que les nobles lisaient lui était inconnus et il ne comprendrait donc peut-être pas l’entière signification des livres qu’il tenait en main. Mais bon, cela ne pouvait que l’aider à enrichir son vocabulaire en plus de ses connaissances.

Arthur avait déjà choisit les livres qu’il emporterait parmi ceux de la pile quand la princesse lui en conseilla un en particulier, invoquant le fait que certains passages avait été écrit par sa sainteté le pape en personne. Le jeune soldat prit le livre qu’on lui tendait, suivant le conseil de la jeune fille aux cheveux roux. C’était étrange mais elle avait véritablement l’air innocent et Arthur en oubliait presque les chefs d’accusations si graves qui portaient sur elle.
Le jeune homme avait ensuite demandé en retour si la princesse désirait qu’il écrive à Whitehall afin qu’on lui fournisse d’autres livres, chose qu’elle accepta poliment. C’est alors qu’elle tenta :

« Pensez-vous que je pourrais me promener dans la cour, sous bonne garde bien sûr, j’aimerai tellement pouvoir sentir à nouveau les rayons du soleil sur ma peau. »

Ainsi, la tentative d’Arthur pour rediriger le sujet vers les livres plutôt que sur le temps qu’il faisait dehors avait échoué. Le soldat regarda son interlocutrice, silencieux. Il s’en était bien douté , que la question lui brulait les lèvres mais que répondre à cela ?

Ce qu’il pensait était, évidemment, que oui, elle pourrait très bien le faire. Il n’y avait pratiquement aucun risque qu’elle ne parvienne à s’échapper en étant dans la cour, même seule, à moins que la tour de Londres soit habitée par des traîtres qui lui aiderait. Cependant, elle était accusée de trahison envers la reine et ça, ce n’était pas rien. L’empêcher de sortir était sans doute une punition plus qu’une prévention. Si cela était juste ou non, Arthur préférait ne pas y penser. Les décisions de la reine n’étaient pas contestables à ses yeux. Et d’ailleurs, Dieu seul savait ce qui pouvait ce cacher derrière le regard innocent de la princesse. Certes, quand il lui parlait, Arthur n’avait pas l’impression de s’adresser à l’instigatrice d’un complot et d’une révolte. Mais il lui fallait rester sur ses gardes en toutes circonstances. Il était en plus fort probable que la jeune femme lui ai prêté ses précieux livres uniquement dans le but de l’amadouer afin de pouvoir sortir. Mais les ordres étaient les ordres, Arthur faisait son travail et y obéissait à la ligne.

« Je l’ignore. », finit il par dire. « Les ordres que j’ai reçu m’empêche de vous le permettre pour le moment. Mais vous pouvez écrire à la reine pour lui demander l’autorisation. Je serais d’accord de vous surveiller durant vos sorties dans la cour, si sa Majesté accepte de vous accorder ce droit. », ajouta-t-il, proposant ainsi une initiative à cet enfermement constant qui devait, il n'en doutait pas, être très difficile.


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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Jeu 24 Juil - 18:59

The little bird.


Les livres, l’écriture, les lettres, la broderie, étaient les seuls activités qu’elle avait pour s’occuper dans la prison. Les temps étaient longs, l’enfermement redoutable, et si elle avait été seule, sans que personne ne soit là pour converser avec elle, Elizabeth serait vite devenue folle. Parfois, la nuit, des cris déchirant sortaient des entrailles de la Tour. La folie, la peur, elles étreignaient tous les hommes, sans qu’ils ne puissent y faire quelque chose. Le cœur battant, elle les écoutait geindre, se rappelant qu’elle aurait pu se trouver dans une situation bien plus dramatique. Elle n’avait pas le choix, elle devait subir et attendre. La patience était devenue son unique compagne, avec la servante qui ne cessait de l’accompagner. Elizabeth Tudor n’aimait pas cet enfermement qui la privé de toute liberté, elle n’aimait pas la Tour, ni sa servante, ni cette vie, qui n’aurait jamais dû être la sienne. Elle faisait cependant semblant, pour montrer à tous qu’elle s’accommodait de cette vie et qu’elle n’était pas prête à se laisser abattre. Elle se montrait humble, modeste, comme n’importe quelle femme devrait se comporter, tout ça pour qu’on rapporte à la reine, qu’elle était une docile prisonnière et qu’elle n’avait rien d’une coupable. D’ailleurs, durant ses interrogatoires, la jeune femme ne cessait de le répéter, elle n’avait rien à voir avec tout cela. Elle ne connaissait pas Wyatt. Elle n’avait jamais été prévenue de cette rébellion et cette histoire de lettre n’était qu’un mensonge. Elle n’avait jamais collaboré avec les rebelles pour devenir reine. Elizabeth était convaincante, bien plus que durant l’arrestation de Thomas Seymour, et elle parvenait à tenir à distance ses bourreaux.
Arthur Wayne n’était pas comme les autres gardes, il était aimable et prévenant avec elle, même si la jolie rousse ne lui ferait jamais confiance, elle était touchée par ce qu’il faisait. C’est pour cela, qu’elle lui proposa quelques livres de sa collection, même si l’homme avait tenté d’éviter sa demande, pour aller prendre l’air. L’homme n’était pas haut gradé, cela devait être normal qu’il soit aussi distant, avec sa demande, mais la jeune femme comptait bien mettre le nez dehors aujourd’hui et pour cela, elle ferait tout pour toucher un peu plus le soldat. Le garde Wayne lui proposa alors d’écrire à la reine pour qu’elle puisse en faire la demande, mais Elizabeth le savait très bien, jamais Mary n’accepterait cela. Sa sœur la détestait et elle ne lui ferait aucune faveur.

« J’ai écrit des dizaines de lettres à ma sœur pour lui prouver mon innocence, elle ne les a jamais ouverte et les a tout de suite confié à l’un de ses secrétaires, qui après les avoir lu, les a brûlé. Celle-ci recevra le même sort. » Expliqua la jeune femme, avant de renchérir à nouveau. « Si vous le souhaitez, je pourrais même porter les fers pour vous montrer ma bonne fois, mais s’il vous plait, j’ai besoin de retrouver les rayons du soleil et même de marcher quelques pas. Cette chambre est si petite, que je ne peux faire que dix pas avant d’arriver au bout de la pièce. »

L’homme se devait d’accepter, elle était d’un rang plus important que lui et elle savait que sa position le gênait beaucoup. S’il refusait, c’était qu’il pensait réellement, qu’elle était une rebelle et une instigatrice de complots.
Après quelques minutes de silence, la jeune femme se leva alors et se rendit jusqu’à la fenêtre de sa chambre, où elle s’y posta pour regarder la cour. Ici elle était privée de liberté, au point même qu’elle n’osait pas demander des nouvelles à propos de Robert, l’homme était si proche d’elle, mais si inaccessible à la fois. Par moment, la jeune femme se demandait même si elle en ressortirait vivante de cette Tour. Cette pensée lui glaçait le sang à chaque fois, tellement qu’elle avait peur de suivre le même chemin que sa mère. Furtivement, Elizabeth se tourna alors vers Arthur Wayne, pour lui demander.

« Bien, avez-vous des nouvelles de la cour ? La reine doit être radieuse, j’ai entendu dire que de nombreux espagnols étaient arrivés en ville. » Demanda la princesse.





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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Lun 28 Juil - 11:17
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Arthur n’avait jamais entendu parler des lettres qu’Elizabeth avait envoyées à sa sœur. Était-il vrai que la reine refusait catégoriquement de les lire ? Cela paraissait un peu radical. Mary Tudor devait sans doute être très énervée contre sa sœur, ce qui pouvait tout à fait se comprendre vu les accusations qui pesait sur celle-ci. On parlait tout de même d’une rébellion qui visait à assassiner la reine pour lui prendre son trône, ce n’était pas rien. La reine voulait peut-être aussi se tenir à l’abri des remords. Elle craignait peut-être qu’en lisant les lettres de sa sœur elle finirait par être croire en son innocence… Arthur ne pouvait juger sa reine, il ne pouvait que la comprendre, et tâcher de le faire en toutes circonstances car il avait confiance en Elle. Cependant, il est vrai qu’il n’aurait pu, lui, se résoudre à jeter les lettres de l’un de ses frères dans les flammes. Il aurait voulu, ne fusse que par curiosité, savoir ce que celui-ci avait à lui dire. Etait une faiblesse ou une force, d’être parfois trop enclin au pardon ? Il l’ignorait. Si on lui retirait son endoctrinement dans les idéaux pro-catholiques, Arthur était un homme bon. Incapable de faire du mal gratuitement, contre la violence envers les femmes, il était juste et avait des principes. Il avait également tendance à bien peser le pour et le contre dans chaque situation et pour chaque personne.

Il pensa un instant à son frère, Charles, qui avait lui aussi été exécuté. Bien sûr, les raisons étaient loin d’être les mêmes. Charles était un innocent, une victime de la loi. Il n’avait tué que par accident. Mais Arthur se demanda…Si c’était son frère qui était derrière les barreaux, aurait il respecté la loi ? Aurait-il fait son travail dans les règles, refusant les faveurs par sens du devoir ? Non, surement pas. Il l’aurait fait sortir de là. Et pas pour deux heures, mais pour toujours. Sa carrière, qu’il chérissait tant, il l’aurait mise en péril sans hésitations pour son frère, pour son sang.

Arthur comprenait bien le désir, le besoin même qu’éprouvait la princesse de revoir la lumière du jour. S’il avait été à sa place, accusé de trahison, craignant de mourir prochainement, il aurait sans doute lui aussi réclamer l’une ou l’autre faveur. Laquelle ? Revoir Constance une dernière fois, sans doute. Il avait commencé à s’attacher réellement à cette jeune femme. Il était toujours impatient de la voir et il était toujours heureux quand il la voyait. Que devait faire un bon catholique dans un cas comme celui-ci ? Devait-il se montrer miséricordieux envers la princesse, qui semblait si innocente des crimes qu’on lui reprochait ? Ou devait il s’en tenir à ce que l’on attendait de lui et ne pas flancher ? Y avait il des fautifs envers qui on ne pouvait se montrer indulgent ? Oui. Avait-il déjà oublié ? Oui, les hérétiques. Les âmes perdues. Les traitres envers la reine. Mais pourquoi alors ne ressentait il pas de haine envers cette femme qui se tenait devant lui ? Pourquoi son cœur se refusait il à la condamner comme il avait condamné Wyatt ? Qui devait-il écouter pour bien faire ?...

Il ne pouvait refuser une telle demande à une innocente condamnée pour de fausses raisons. Mais ile ne pouvait accepter une telle demande de la part d’une hérétique qui avait voulu tuer sa raison. Alors, la question était la suivante : Qui était-elle ? Qui était vraiment Elizabeth Tudor ?
Les pensées du soldat se bousculaient dans sa tête si bien qu’il ne s’était pas rendu compte du silence qui avait envahi la pièce alors que de ses yeux clairs, qui dégageait cette étrange sincérité, il regardait toujours la princesse. Elle s’était déplacée jusqu’à la fenêtre. Il ne se rendit compte du silence qui s’était installé que lorsqu’elle se retourna soudainement vers lui, le tirant de ses pensées.

« Bien, avez-vous des nouvelles de la cour ? La reine doit être radieuse, j’ai entendu dire que de nombreux espagnols étaient arrivés en ville. », demanda-t-elle.

Visiblement, elle abandonnait sa requête. Arthur devait en être soulagé car après tout, lui permettre de sortir prendre l’air, c’était désobéir aux ordres et mettre sa carrière en danger s’il était vu par un autre garde et dénoncé. Il n’avait absolument pas envie de cela. Pourtant il n’était pas soulagé. Il n’avait pas l’impression de bien agir…

« Je ne vois pas souvent la reine… », confia t il. « Mais les espagnols affluent de partout, il est vrai. »

La princesse venait de lui donner l’occasion de repartir sur un autre sujet, mais Arthur ne pouvait étrangement pas s’y résoudre. Il posa les livres que la princesse lui avait prêtés sur un meuble à proximité, car ceux-ci se faisaient lourds.

« Je suis soldat. Je suis tenu par mon honneur et par mon devoir, d’exécuter les ordres de la reine à qui j’ai juré allégeance, que je respecte et que j’admire », commença-t-il. Pourquoi lui dire cela ? Pourquoi ressentir le besoin de s’expliquer sur son refus tout à fait légitime ? Il n’en savait rien mais il en ressentait le besoin, lui qui parlait d’ordinaire si peu. « Si vous étiez reine, j’imagine que vous aimeriez que vos soldats fassent de même. » Il soupira légèrement avant de continuer, faisant un pas vers l’avant. « J’aimerais pouvoir accepter votre demande... Sincèrement, j’aimerais pouvoir le faire. Que vous soyez coupable ou innocente, je comprends votre envie de sortir d’ici. Elle est tout à fait naturelle. Mais je ne suis personne pour juger la loi tel qu’elle est ou les ordres qu’on m’a donné à votre sujet. Je ne peux prétendre à le faire, je n’en ai pas la capacité et je ne le ferais pas. Je n’ai pas étudié la politique, je ne sais pas comment on gère un royaume…Pour cela, je fais confiance à mes supérieurs. Mon travail à moi est uniquement d’appliquer les ordres. » , déclara-t-il encore. « Mais…J’aimerais savoir une chose. Je ne vous jugerais pas, comme je ne juge pas les ordres que l’on me donne...Je me pose ses questions depuis un moment déjà. Aux yeux de la loi, vous êtes coupable. Mais la loi ne demande pas aux gens d’expliquer leur raisons. Et je sais aussi que…parfois, la loi se trompe. Sur mon honneur, je peux vous assurer quoi que vous répondiez, cela restera entre nous… » Arthur, qui d'ordinaire parlait si peu, regarda la princesse dans les yeux. « Êtes-vous coupable ou innocente dans cette révolte ? Et si vous êtes coupable, regrettez-vous de l’avoir fait ? »

Le jeune soldat voulait une réponse sincère, voilà pourquoi il avait tenté au mieux d’exprimer à la princesse qu’il ne la jugerait pas. A vrai dire, il aurait aimé pouvoir la juger, comme il jugeait et condamnait même Wyatt. C’était bien plus simple. Mais même s’il le voulait, il n’y arrivait pas. Soit elle était très douée dans le rôle d’une innocente et était une très bonne manipulatrice, soit elle était véritablement innocente. En tout cas, il disait la vérité quand il disait qu’il ne dirait rien de ce qu’elle lui confierait. Il venait de le promettre sur son honneur, et cela n’était pas une parole sans importance à ses yeux. Il avait également essayé de lui faire comprendre qu’il ne changerait pas d’avis au sujet de sa demande pour éviter qu’elle réponde en vue d’obtenir sa faveur. Pourtant, il n’était pas sûr d’être incapable de changer d’avis. Qu’elle soit innocente ou coupable, cette femme parvenait d’une certaine manière à toucher sa sensibilité, et en bon catholique, Arthur n’était pas de marbre devant le sort d’une personne presque condamnée à mort. Cela lui arrivait, car la mort de Wyatt il l’avait désirée ardemment…Mais ce n’était pas le cas avec Elizabeth, Dieu seul pouvait savoir pourquoi.


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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Sam 9 Aoû - 23:33

The little bird.


Personne ne pourrait jamais comprendre la relation qui réunissait Mary Tudor et sa demi-sœur Elizabeth. Depuis toujours, tous les avaient opposé, que cela soit la haine entre sa mère et la première fille d’Henry VIII, puisqu’Anne Boleyn, en épousant le roi avait fait chasser la première reine Catherine d’Aragon. Il y avait ensuite leur éducation, les deux femmes avaient été élevées de manière différente, l’une dans la religion catholique, qui était la religion de sa mère et l’autre dans celle de la Réforme. Depuis sa naissance, Elizabeth avait toujours connu les transformations religieuses que son père avait opérées, pour elle, s’était une religion normale, celle qui devrait être actuellement celle de tous les Anglais. La reine et sa sœur étaient aussi différentes dans le fait que l’une avait trente-sept ans et l’autre avait la vingtaine, l’une pourrait être la mère de l’autre, si bien, qu’elles n’ont jamais pu réellement se considérer comme des sœurs. Elizabeth avait pourtant tenté d’aimer cette sœur, elle avait appris à la connaître, mais Mary avait toujours eu qu’une seule vision à l’esprit, la sienne. De plus, depuis toujours, Elizabeth avait ressenti la colère de sa sœur contre elle, même si elle avait affiché de charmants sourires à son encontre, elle avait toujours ce regard haineux dans les yeux. Malgré sa ressemblance avec son père, la jeune femme savait que son visage portait les traces d’Anne Boleyn, ces traces Elizabeth les porterait à jamais, mais elle allait devoir marquer les esprits en montrant qu’elle n’était pas sa mère. Les années avaient passé et rien n’avait vraiment changé entre les deux sœurs. Il y avait toujours cette même rancœur du passé qui resterait à jamais entre elles. Elizabeth avait peur, elle craignait qu’une bonne fois pour toute, avant son mariage, Mary ne la condamne à mort, pour le moment, elle attendait et rien ne venait, rendant l’ambiance de plus en plus intenable.
Arthur Wayne était face à elle, lui rappelant par sa retenue qu’elle restait avant tout l’ennemi. L’homme ne lui faisait pas confiance et même si au fond d’elle, elle savait que s’était la raison qui le dictait, elle n’avait qu’une hâte, pouvoir le convaincre. Cependant, le soldat semblait hermétique à tout, seuls les ordres comptaient et surtout seule la reine pouvait dicter sa conduite. L’homme lui répondit assez vaguement à sa question sur la santé de sa sœur, il lui avoua ne pas la voir beaucoup, mais lui confirma qu’à la cour, de nombreux espagnols étaient arrivés. Bientôt, ils allaient commencer à s’installer de plus en plus à la cour, gagnant des opportunités et remplaçant de bons anglais. C’était ce qu’Elizabeth craignait le plus avec ce mariage, que sa sœur ne laisse trop de place à son futur mari et que celui-ci finisse par gouverner l’Angleterre. En guise de réponse, la jeune femme accorda à l’homme un simple signe de tête et écouta ensuite ce qu’il lui disait. Arthur Wayne lui fit alors un long discours sur son honneur, sur le fait qu’il ne faisait qu’obéir aux ordres, qui lui sont donnés par ses supérieurs. Il ne pouvait donc en rien discuter ces ordres et donc la faire sortir. Cependant, il ne termina pas sur ces simples paroles, le soldat lui posa une question, cette question que tous lui posaient depuis son arrestation : était-elle innocente ? Parfois Elizabeth se posait cette question, après tout, elle avait été mise au courant par une lettre de cette révolte. Cependant, elle avait brûlé l’écrit que Thomas Wyatt lui avait envoyé, elle n’en avait parlé à personne et seul son cousin Henry était au courant. Pour ne rien avoir dit, oui elle était coupable. Sinon pour le reste, elle était innocente, mais cela, Elizabeth tâcha de ne pas lui dire.

« Je pense que je voudrais que mes hommes m’obéissent. Savez-vous que ma mère a dormi dans cette même chambre, le lit n’est pas le même, mais c’est ici qu’elle a vécu ses dernières heures. Ici, qu’elle a appris sa condamnation à mort. De cette fenêtre, je peux aussi voir le lieu de son exécution. J’étais trop jeune à l’époque, mais on m’a tellement conté sa mise à mort, que j’ai le sentiment de l’avoir vu de mes propres yeux. » La jeune femme marqua une pause et ancra son regard dans celui de l’homme pour lui répondre le plus sincèrement du monde. « Quand mon père est mort, j’étais la troisième personne qui selon lui devait prendre la couronne après mon frère Edward et ma sœur Mary. Par cet acte, je suis l’héritière au trône, pensez-vous réellement que je pourrais prendre aussi sauvagement le titre, alors qu’il me suffit d’attendre ? On ne gagne rien en prenant le pouvoir illégalement, Jane Grey l’a payé de sa vie, mais contrairement à elle, je suis bien plus intelligente. » Termina Elizabeth tout en détournant le visage de l’homme, non sans un léger sourire. Elizabeth avait fini par montrer son vrai visage à quelqu’un, une personne en qui elle ne pouvait avoir confiance, mais aussi une personne qui n’avait aucunement besoin de rapporter à la souveraine ses mots.






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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Sam 16 Aoû - 13:24
LITTLE BIRD IN HER LITTLE CAGE.




La princesse répondit qu’en effet, elle voudrait que ses soldats lui obéissent. Elle poursuivit ensuite en parlant de sa mère, la défunte Ann Boleyn, seconde épouse de feu roi Henry VIII. Arthur s’en souvenait. Il avait environ cinq ans quand la reine avait été décapitée. Il n’avait pas vraiment connu le règne de Katherine d’Aragon, enfin si, mais il n’avait que deux ans à l’époque où Henry VIII avait épousé la Boleyn. Cependant, il en avait entendu parler. Sa mère aimait beaucoup la reine Katherine, d’autant plus qu’elle l’avait côtoyée dans sa jeunesse. Comme la plupart des gens du peuple, c’était vers cette reine espagnole que son admiration était tournée et non vers la nouvelle épouse d’Henry VIII. Tous la critiquaient. Elle avait évincé Katherine, et la fille de celle-ci se retrouvait relayée au rang de batarde à cause de cela…Oh, Ann Boleyn avait causé bien des tourments à la reine Mary et à sa mère. Le fait que la princesse Elizabeth cite son nom n’eut probablement pas l’effet espéré. Arthur se souvint alors à qui il avait à faire. Il n’aimait pas Ann Boleyn. C’était cette femme qui était à l’origine de la propagation de l’hérésie en Anglettere. C’était une femme manipulatrice qui avait corrompu l’esprit de leur roi. Qui n’avait répandu que malheur. Qui était même accusée de sorcellerie… Et c’était à sa fille qu’il parlait. Certes, on ne ressemble pas toujours à ses parents. Mais dans ces paroles, n’y avait il pas une sorte d’admiration ? Ne venait il pas de se faire à son tour manipuler et attendrir par ses airs innocents comme le roi en avait fait l’expérience avec Ann Boleyn ? Peut être était elle aussi une sorcière…Il était d’une part si logique que le désir de la princesse soit celui de renouveler le travail entrepris par sa mère. De propager l’hérésie. Lui faire lire des ouvrages catholiques ne pourraient pas y changer grand-chose si cette hérésie était déjà dans ses veines…

Arthur avait envie de répliquer à cela qu’avec tout le respect qu’il lui devait, sa mère avait commis des crimes envers le roi et avait été à l’origine de la propagation de l’hérésie. Sa mort n’était pas héroique, comme la princesse semblait le croire. Certes elle avait le droit d’être triste car il s’agissait de sa mère…Mais sa mère était morte en criminelle, non en martyrs, il y avait là une différence. Seulement, il n’eut guère le temps de le faire. La rousse ancra son regard dans le sien et répondit avec une sincérité déconcertante :

« Quand mon père est mort, j’étais la troisième personne qui selon lui devait prendre la couronne après mon frère Edward et ma sœur Mary. Par cet acte, je suis l’héritière au trône, pensez-vous réellement que je pourrais prendre aussi sauvagement le titre, alors qu’il me suffit d’attendre ? On ne gagne rien en prenant le pouvoir illégalement, Jane Grey l’a payé de sa vie, mais contrairement à elle, je suis bien plus intelligente. »

Avant de détourner la tête, la fille d’Ann Boleyn lui avait sourit, et dans ce sourire, Arthur ne vit que de terribles desseins. Il la croyait. Ca pour sur, il la croyait. Mais cette réponse lui glaca le sang plus que tout autre. « Il me suffit d’attendre », avait elle dit. Quelle perspective horrible…Que voulait elle dire par là ? Que la reine allait mourir sans qu’elle n’aie rien à faire ? Que quelqu’un la tuerait pour elle ? Ou simplement qu’elle serait emportée par l’âge avant même de pouvoir mettre au monde un enfant ? Ou alors qu’elle ne saurait y parvenir ? Que se passerait il si la reine n’avait pas d’enfants ? Elle avait 37 ans. Beaucoup le disait, c’était un âge trop avancé…Sa propre mère, Mary Ann, avait mis au monde son dernier enfant vivant à quel âge ?...Vingt cinq ans ?

Soudain, il ne ressentait plus le besoin de venir en l’aide à la princesse mais plutôt celui de s’en éloigner au plus vite. Il se sentait mal à l’aise en sa présence. Une peur l’avait envahi. Qu’adviendrait il du royaume si cette femme montait sur le trône ? Élle se disait intelligente…Sans doute l’était elle. Et manipulatrice aussi. Et peut etre même savait elle pratiquer la sorcellerie. Il ne fallait surtout pas que cette femme devienne reine un jour. Il ne savait plus quoi penser mais une chose était certaine, il aurait préféré l’entendre confesser son crime en disant qu’elle regrettait d’avoir été si avide de pouvoir. Là, Arthur se retrouvait plus perdu que jamais. Pourquoi diable l’avait on envoyé ici à la Tour à se torturer l’esprit quand il aurait pu continuer son travail tranquillement à Whitehall ? Il était maintenant clairement exclu dans son esprit que quiconque fasse sortir la princesse de sa cellule. Les ordres étaient fait pour être respectés de toute évidence, mais pire encore, ils étaient sûrement fondés. Il ignorait s’il était nécessaire que la reine fasse exécuter sa sœur, seul Dieu pouvait juger cela. Mais en tout cas, Arthur ne serait plus très à l’aise si Elizabeth était libérée…

Après être resté silencieux un instant, perturbé, Arthur finit par dire :

« La reine Mary va bientôt se marier. Si je puis vous donner un conseil, my lady, vous devriez quand même oublier les rêves de pouvoir. »
Des paroles qui sonnaient fausses, car il tentait maintenant de s’en convaincre lui-même. Que se passerait il si la reine ne donnait pas d’héritier ?...

« Bien, je…Je crois que je vais aller écrire cette lettre à mes supérieurs pour que la reine vous fasse parvenir d’autres livres… », ajouta-t-il, reprenant en même temps les livres qu’Elizabeth venait de lui prêter. Il ne se sentait plus du tout à l’aise dans cette pièce…Quelle serait sa vie si le trone n’était plus catholique ? Que serait son Angleterre ?...Arthur était perdu. Complètement perdu dans toute ses pensées...


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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Ven 5 Sep - 21:47

The little bird.


Le pouvoir était une chose que n’importe quel homme voulait briguer, mais quand on était né et éduqué pour devenir une reine, cette envie était forte et ne s’oublier pas. Elizabeth Tudor savait qu’elle était bien plus intelligente que sa sœur, elle connaissait de nombreuses langues et pouvait tenir des conversations très facilement dans celles-ci, d’ailleurs, elle ne cessait d’apprendre. Les livres étaient un puits de connaissances pour elle et chacun pouvait lui apporter autant de force que l’enseignement d’un précepteur. Même si elle était une bâtarde, son père lui avait offert le meilleur et ce n’était pas pour rien, Elizabeth savait qu’un jour elle embrasserait un destin aussi grand que lui, mais pour cela, elle allait devoir se battre pour survivre. Elizabeth restait depuis longtemps calme, mais elle savait ce qui se déroulait dans son dos. Des personnes voulaient la mettre sur le trône, d’autres voulaient la tuer. Elle était l’héritière, un instrument qui pouvait avoir sa place sur la scène politique. Pour le moment, elle ne prenait pas partie, il était encore trop tôt, c’était trop dangereux pour elle, surtout que sa sœur était toujours en vie. Elle ne participait pas aux complots, restait dans son coin et attendait les évènements. L’avenir était improbable, camouflé de sentiers et de chemins sinueux, un jour, qui sait ce qui pourrait advenir à la reine. Son cher frère Edward était parti en peu de jours, dans la fleur de l’âge, alors en ce qui concernait une femme de trente-sept ans, qui était souvent malade, le temps pouvait vite faire son effet.
Elle le savait, le jeune homme ne lui offrirait rien, et elle n’aurait pas sa sortie au dehors. Arthur Wayne, même s’il était un soldat cultivé, semblait bien trop épris par les ordres, ne souhaitant donc pas accorder des faveurs à l’héritière de l’Angleterre. Parce que oui, tant que Mary n’aura pas donné d’enfants à la couronne, elle resterait l’héritière de par le testament de son père. Mary ne pouvait pas déchirer cet héritage, puisqu’elle s’en était servie pour monter sur le trône. La jolie rousse dévisageait l’homme, tandis qu’elle lui parlait sincèrement, à propos de la révolte, cela serait la seule fois qu’elle montrerait son vrai visage à une personne. D’ailleurs, son discours eu son petit effet, puisque le visage de l’homme devint livide. Elizabeth se détourna alors de l’homme, retournant à ses travaux de broderie. Quand il parla, elle leva la tête, le regarda droit dans les yeux et se mit à sourire.

« Je ne rêve pas du pouvoir Mr Wayne, j’aurai mille fois préféré être la fille d’un simple bourgeois ou d’un paysan. Pensez-vous que le pouvoir apporte le bonheur ? Les rois ne sont pas heureux et leur destin ne fait pas rêver, regardez mon père et mon frère, l’un est mort en souffrant, l’autre trop jeune. » Elle marqua une pause, se concentrant à nouveau sur ses aiguilles. « Si j’attends patiemment la couronne, c’est parce que c’est mon destin, la dernière fois que j’ai vu ma mère, celle-ci m’a fait une sorte de prophétie, elle m’a dit que malgré les épreuves que je pourrais rencontrer, mon destin sera grand. Je l’ai toujours cru. Donc non, si vous pensez que je commettrai un complot contre ma sœur, cela n’arrivera jamais, nous sommes tous les marionnettes du destin, aujourd’hui Mary est reine, comme cela devait arriver, elle se mariera avec le prince Philippe, comme il était écrit, mais un jour, je prendrais cette couronne, pas par la force, seulement parce que Dieu l’aura décidé. Ce jour-là souvenez-vous de mes mots, nous ne sommes que les pantins du destin, finalement, nous n’avons le choix sur rien. » Elle ne perdit pas de sa superbe, après tout, même si elle était une bonne menteuse, derrière le masque se cachait une femme forte, qui avait bien vite compris, qu’elle ne mourrait pas dans cette Tour. Son emprisonnement n’était qu’une épreuve de plus.
« Faites Mr Wayne et vous pourriez prévenir le gouverneur que je souhaite le voir, peut-être que lui pourra m’autoriser à faire quelques pas dans la cour principale. » Elle parla sur un ton supérieur, sachant très bien qu’elle parviendrait à amadouer le gouverneur, pour obtenir ce qu’elle désirait.






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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Sam 6 Sep - 21:29
LITTLE BIRD IN HER LITTLE CAGE.


Non, Arthur ne croyait pas une seconde que le pouvoir apportait le bonheur. Jamais il n’aurait envie d’être roi. La défense du royaume était la seule chose à laquelle il aspirait. Ainsi que peut-être, un mariage et des enfants, et une vie de famille assez simple mais honnête. Mais si Elizabeth Tudor ne désirait pas le pouvoir, pourquoi venait elle de lui avouer qu’elle n’avait qu’à attendre pour le recevoir ? Et ce qu’elle ajouta lorsqu’elle poursuivit lui glaça à nouveau le sang.
Arthur Paton ne doutait pas du tout de la sincérité de la princesse. Elle était en train de lui parler en tout honnêteté, sans doute parce qu’elle savait qu’elle n’avait rien à craindre d’un simple soldat et parce qu’il avait promis sur son honneur de ne rien dire. C’est qu’il s’était attendu à tout sauf à cela. Il s’imaginait qu’elle lui aurait confié avoir désiré le pouvoir, un instant, et regretter ses actes aujourd’hui. Et alors, pris dans le cercle vicieux de la compassion, il aurait eu encore plus de pitié pour cette jeune fille à l’air si innocent. Ou alors, elle lui aurait assuré qu’elle n’avait rien fait, et qu’elle espérait qu’on finirait par la croire. Mais là, elle ne s’était pas contenté de cela…Elle semblait si certaine de s’asseoir un jour sur le trône sans même devoir agir pour le prendre. C’était effrayant. Si Elizabeth Tudor avait choisi de se libérer le poids du silence en parlant à Arthur Paton, elle ignorait cependant quels effets cela pouvait avoir sur un jeune homme aussi influencé par l’Eglise catholique que celui-ci. Arthur était un homme profondément bon mais cela ne l’empêchait pas d’être un homme terriblement dangereux pour la simple et bonne raison que certaines choses qu’il croyait être bien ne l’était pas forcément. Cela ne se voyait pas encore aujourd’hui et pourtant, ça ne saurait tarder. La princesse Elizabeth Tudor venait d’y contribuer. Elle venait d’élever la peur de l’hérésie que connaissait ce fanatique à un niveau supérieur. Très mauvaise chose que cela... La peur risque d’engendrer la paranoïa et la paranoïa risque d’engendrer le chaos.

« Si j’attends patiemment la couronne, c’est parce que c’est mon destin, la dernière fois que j’ai vu ma mère, celle-ci m’a fait une sorte de prophétie, elle m’a dit que malgré les épreuves que je pourrais rencontrer, mon destin sera grand. Je l’ai toujours cru. Donc non, si vous pensez que je commettrai un complot contre ma sœur, cela n’arrivera jamais, nous sommes tous les marionnettes du destin, aujourd’hui Mary est reine, comme cela devait arriver, elle se mariera avec le prince Philippe, comme il était écrit, mais un jour, je prendrais cette couronne, pas par la force, seulement parce que Dieu l’aura décidé. Ce jour-là souvenez-vous de mes mots, nous ne sommes que les pantins du destin, finalement, nous n’avons le choix sur rien. », avait dit Elizabeth.

Son destin. Le destin de l’Angleterre serait il celui de finir coute que coute entre les mains de l’hérésie ? Si Arthur s’était engagé comme soldat, c’était justement car il ne croyait pas à ce genre de choses, il croyait au contraire qu’il avait un rôle à jouer, que tout le monde pouvait faire quelque chose pour empêcher cette épidémie qui s’éparpillait dans le pays. Mais s’il s’était trompé et que l’Angleterre était vouée à finir entre les mains de cette femme ?
Le simple mot de prophétie mit Arthur encore plus mal à l’aise. Ann Boleyn, la sorcière. Quelle malédiction cette femme avait elle jeté sur l’Angleterre pour se venger du sort qui lui avait été reservé ? Une prophétie pour sa fille, sorcière également. Elizabeth Tudor était sans doute une sorcière oui…Elle n’aurait aucun mal à charmer le peuple comme elle avait presque réussi à le charmer lui. Il avait eu de la pitié pour elle, il s’était senti coupable pour elle. Et maintenant qu’elle lui montrait son vrai visage, il était complétement perdu. Devant des paroles si sincères, devant tant de convictions dans ces mots, Arthur craignait que cela ne soit vrai. Qu’Elizabeth Tudor deviendrait reine sans l’aide de personne. Mais comment la condamner alors ? Il était facile de destituer de ses pouvoirs quelqu’un qui s’octroyait des droits par la force, mais si elle n’en faisait rien, alors…Ce serait le chaos. Le peuple l’aimerait et la suivrait dans son hérésie. Il était évident que pour la mémoire de sa mère, elle autoriserait le protestantisme. Et alors, ce serait l’horreur… Toutes ces âmes perdues. Privées de la vie éternelle. Corrompues.

Dieu ne pourrait décider de cela. Dieu n’était pas pour l’hérésie. Dieu ne pouvait laisser cela se produire… Mais si cela était vrai ? Si l’on ne pouvait avoir d’emprise sur son destin ? Non, Arthur refusait d’y croire.

D’un pas lent, il s’approche doucement, la regardant. Sa respiration s’accélère. Son rythme cardiaque aussi. Il sait que ce qu’il s’apprête à faire va le condamner. Est il prêt ? A aller jusque là. Personne ne saurait jamais pourquoi. Il serait le seul à savoir qu’il est mort en héros. Qu’il est mort par choix de devenir l’arme de Dieu contre l’inévitable hérésie. Personne ne se souviendrait de lui. Tout le monde ignorerait qu’il était celui qui avait sauvé le royaume d’Angleterre. Tant pis. Il ne cherchait pas la reconnaissance. Il cherchait uniquement à faire le bien.

Elle ne peut pas lui échapper. Il y ades meubles des deux côtés qui ralentirait sa fugue, et le mur avec la fenêtre derrière elle. Son épée est là. Il sent le manche sous sa main. La princesse Elizabeth ne peut le voir mais le cœur du soldat bat plus vite que jamais. Au fond, il a peur. C’est maintenant ou jamais. Est il capable de tuer une femme dans un excès de peur ? Une hérétique, et peut-être une sorcière. Mais une femme, quand même…Il n’a encore jamais tué de femme. Il suffit pourtant de dégainer et ensuite, il ne pourra plus reculer. Il viserait le cœur directement et transpercerait la robe de la princesse dans une étreinte mortelle et rapide, signant par la même occasion sa propre condamnation, à seulement 23 ans. La vie éternelle lui serait accordée, surtout après un tel sacrifice. De toute évidence, Arthur ne craignait pas de mourir. Il n’était pas soldat pour rien. Il ne craignait pas non plus les tortures qu’on pourrait lui infliger avant de le tuer. Ni la haine du peuple lorsqu’il monterait sur l’échafaud. Son sacrifice serait un sacrifice silencieux. Il saurait pourquoi il était mort. Il saurait qu’en choisissant son destin, il avait changé celui de tout un royaume. Il saurait qu’il avait prouvé à Elizabeth Tudor qu’elle avait tort et qu’il avait réduit à néant la prophétie d’une sorcière par son courage, et par la lame de son épée…

Constance.

Doux égoïsme. Sa foi l’oublia un instant alors qu’il repensait à elle. Il s’était imaginé il y a quelques jours quelle serait sa vie avec cette femme qu’il aimait désormais. Il s’était imaginé leur prochain rendez vous. Il s’était imaginé lui offrir la broche qu’il avait acheté pour elle. Voulait il mourir avant de lui avoir donnée ? Ne pouvait il pas tenter cet acte un autre jour ? Et puis, pourrait il supporter de ne jamais le savoir ? Était ce qu’il désirait, mourir maintenant ? Sans n’avoir jamais l’occasion d’expliquer à Constance pourquoi il avait fait ce qu’il avait fait ? Renoncer à toute perspective d’avenir, au moment où justement, il s’en dessinait une à l’horizon ? Alors qu’il s’imaginait en souriant, il y a quelques jours, l’épouser un jour et devenir le père de ses enfants ?

Le soldat ravala sa salive. Il n’avait pas peur de mourir. Il avait peur de ne pas avoir assez vécu.

En lui présentant Constance, sa mère lui avait inconsciemment sauvé la vie. Sans cette seconde d’hésitation, Arthur aurait dégainé. Constance Benett, en femme du peuple que l’Histoire ne retiendrait jamais, avait sauvé Elizabeth Tudor d’une mort soudaine qui aurait privé l’Angleterre de son âge d’or. Personne ne le saurait jamais.
Arthur Paton reprit les livres qu’il avait déposé sur le meuble. Seules quelques secondes s’étaient écoulées depuis qu’il avait fait un pas en avant vers la princesse. Elle ne pourrait jamais savoir que ce n’était pas avec l’intention de récupérer ses livres que le soldat s’était approché d’elle, mais avec celle de la tuer.

« Bien, je…Je crois que je vais aller écrire cette lettre à mes supérieurs pour que la reine vous fasse parvenir d’autres livres… »
« Faites Mr Wayne et vous pourriez prévenir le gouverneur que je souhaite le voir, peut-être que lui pourra m’autoriser à faire quelques pas dans la cour principale. »
« Bien. », répondit il simplement. Il avait la gorge trop sèche pour ajouter autre chose, et le poul trop rapide. Il quitta la pièce, perdu, se demandant s’il devait regretter de ne pas avoir été jusqu’au bout…

Si Arthur tuerait un jour Elizabeth Tudor, ce n’était pas ce jour ci. Il avait peut-être même laissé passer son unique chance de le faire car, n’aurait il pas encore moins envie de mourir après avoir revu Constance, pris dans l’engrenage de l’amour ? La princesse ne saurait jamais qu’elle devait sa vie à une serveuse, et à l’amour qu’un soldat lui portait. Elle ne saurait jamais non plus, qu’elle avait failli mourir en ce jour du 14 avril 1554. Car sans aucuns doutes, si Arthur n’avait pas pensé à Constance, il aurait dégainé. Il l’aurait tuée d'un coup d'épée glacé. Il aurait eu son sang sur les mains, quand dans cette étreinte mortelle, il lui aurait murmuré quelques dernières mots à l'oreille. Qu'aurait il dit ? "Vous avez tort. On peut choisir son destin. Vous ne serez jamais reine." Il aurait dit cela, oui. Avant qu'on vienne le chercher. Avant qu'il passe de garde à prisonnier.L'Histoire aurait retenu son nom, son faux nom, comme celui de l’assassin d'Elizabeth Tudor. Arthur Wayne l'aurait tuée. Sans Constance, il l'aurait tuée...


Arthur Wayne ✖ the sword in the darkness.
« Iron » I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate.

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Message THE LITTLE BIRD ♣ with Arthur Paton ♦ écrit Mer 24 Sep - 18:33

The little bird.


Le destin peut se montrer impitoyable, choisissant minutieusement ses victimes, écrivant et réécrivant l’avenir de ses marionnettes. Elles n’avaient pas le choix, seulement celui de subir et de voir leur avenir changer à n’importe quel moment. La justice peut venir faucher des vies, tout comme la maladie. Les rencontres se font et se défont au gré des saisons. Chaque jour, les gestes de chacun peuvent conduire à un nouvel avenir, une destinée qui peut changer tout un pays. Il suffisait d’une petite seconde, pour que toutes les lignes déjà écrites s’effacent et pour que tout recommencent. La Tour, l’enfermement, telles étaient des mots imprévus de la vie d’Elizabeth, il y avait quelques mois, elle n’aurait jamais imaginé être un jour enfermé. Son histoire s’était emballée, avec une révolte, qui dans d’autres circonstances n’auraient peut-être jamais eu lieu.
Elle s’était dévoilée, elle avait révélé ses pensées à Arthur Wayne. Elle le savait, il ne révèlerait rien à personne, il n’était rien, elle était protégée, qui pouvait bien le croire. En plus, ces révélations n’en étaient pas réellement, elle avait juste dévoilé le destin qui l’attendait, un destin que sa propre mère lui avait avoué. Elle ne prévoyait pas d’assassiner sa sœur, non elle voulait juste attendre et pouvoir un jour devenir reine, puisque telle était sa destinée.
Elizabeth était dos au jeune homme, elle ne savait pas que les lignes de son histoire auraient pu se transformer en quelques secondes. Jamais, elle ne saura qu’Arthur Wayne, la main à l’épée avait tenté de l’assassiner dans sa cellule de la Tour de Londres. Ils étaient sûrement beaucoup à le vouloir en secret, mais combien tenterait un jour ? Les personnes qui étaient profondément catholiques, conduisant cette religion vers le fanatisme seraient ses pires ennemis, ceux qui voudront à chaque instant sa mort. Elle n’avait pas vu le danger aujourd’hui, si bien qu’elle restait sereine, mais, quand elle se retourna, suite aux paroles du jeune homme, elle put déceler une certaine lueur dans son regard. Cependant, elle ne saurait la décrire, ni dire si elle était néfaste. Elizabeth ne s’en formalisa pas, de toute façon elle avait demandé à voir le gouverneur, pour qu’il propose, lui-même, en personne, à la reine, pour qu’elle puisse faire quelques pas, dans la cour de la Tour. Elizabeth détestait ne pas pouvoir être dehors et de pouvoir sentir le soleil caresser sa peau. Ceci était bien pire que d’être privé de liberté. Ca elle en avait l’habitude depuis fort longtemps.

Sans dire un mot de plus, Elizabeth regarda Arthur Wayne quitta sa cellule, comprenant qu’elle finirait par le revoir, ici, à la Tour, mais aussi dans d’autres circonstances. Une fois que la porte claqua, la jeune femme soupira et rejoignit la fenêtre, elle abandonna pour le reste de la journée ses travaux d’aiguilles et reçut peu de temps après le gouverneur, pour lui soumettre sa requête. L’homme, qu’elle était parvenue à amadouer, accéda à sa demande et lui promit qu’il allait évoquer ce problème à la reine. Trois jours plus tard, Elizabeth pouvait enfin faire quelques pas au-dehors, d’une fenêtre, elle put même apercevoir son cher Robert, qu’elle ne reverrait pas avant plusieurs mois.





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