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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:20
Mary-Ann Paton




" La femme est le plus grand mal que puisse connaître les hommes. "

TON PERSONNAGE
PRÉNOM & NOM ♦ Mary-Ann Paton (née Charley)
AGE ♦ 42
DATE DE NAISSANCE ♦ 29 octobre 1511
ORIGINE ♦ Anglaise
SITUATION FAMILIALE ♦ Veuve.
MÉTIER ♦ Tenancière d'une maison close et informatrice de la reine.
GROUPE ♦ Le peuple.
CRÉDITS ♦ Mari-Jane pour le PV.

LE JOUEUR
PSEUDO ♦ Bellatrix / BloodyWonder
AGE ♦ Toujours 16 ans, mais bientot 17 Wink
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♦ Par Mari-Jane.
TON AVATAR ♦ Helena Bonham Carter, my queen **
VOTRE PERSONNAGE EST-IL HISTORIQUE OU FICTIF? ♦ Fictif.
VOULEZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ? ♦ Écrire ici.



Audience devant la reine.


QUELLE EST VOTRE RELIGION ET QUE PENSEZ-VOUS DES CHANGEMENTS RELIGIEUX DU PAYS? ♦ J'ai toujours été catholique et je reste fidèle à ma religion, qui m'a aidée à de nombreuses reprises dans ma vie. Quant aux protestantisme, je ne sais pas vraiment quoi en penser. Le fait de pouvoir pratiquer sa religion dans sa langue maternelle est une bonne idée, je trouve, pour des gens comme moi qui ne parle pas le latin, même si je n'ai pas attendu que Luther commence à se révolter pour m'adresser à Dieu avec mes propres mots. Disons que je ne hais pas les protestants, et que je ne suis pas convaincue qu'ils soient des hérétiques, seul Dieu lui même peut juger de cela. Mais je suis fidèle à la Reine Mary, notre souveraine à nous, peuple anglais. Alors, je fais ce qu'elle me demande de faire, c'est à dire entre autre, dénoncer les protestants qui persistent à vouloir la trahir. Ce n'est pas mon problème après tout, si il s'obstinent à résister à leur Reine. Je ne fais que mon devoir d'informatrice, ce qui peut leur arriver après, ce ne sont pas mes affaires.


QUE PENSEZ-VOUS DE LA NOUVELLE REINE D'ANGLETERRE? ♦ J'ai rencontré Mary Tudor quand elle n'était encore qu'une enfant, et je reconnais en elle une part de sa mère, la Reine Catherine, que j'admirais profondément pour sa vertu et son amabilité lors de mon court passage à la cour d'Angleterre. Je pense que le Reine Mary Ier mérite amplement sa place sur le trône, qu'elle a déjà beaucoup attendue. Elle est la fille aînée du Roi Henry VIII, il est donc tout à fait logique qu'elle reprenne ce qui lui appartient. Je connais son histoire, je sais qu'elle a beaucoup souffert d'être relayée ainsi au rang de bâtarde, et je suis persuadée qu'elle sera une parfaite reine. De plus, j'ai aussi des raisons plus personnelles de soutenir la Reine. Il y a quelques années, elle m'a offert une chance de sortir de la situation difficile dans laquelle je me trouvais suite à la mort de mon mari. Je lui suis fidèle, et lui transmet, dans les règles du contrat, toutes les informations que j'apprend dans mon métier sur les clients qui fréquentent ma maison close. Je lui suis reconnaissante pour l'aide qu'elle m'a apportée, même si je sais qu'elle l'a fait à son intérêt. Cela peut paraître étrange, mais je tiens beaucoup à ma maison close et à mes filles, peut importe ce qu'on peut en dire. Et sans elle, je n'aurais plus rien de tout cela. Voir Mary Ier sur le trône me fait donc grand plaisir, d'autant plus que la situation est on ne peut plus profitable.

QUE PENSEZ-VOUS DE JANE GREY? ♦ Elle n'avait rien à faire sur le trône, ce n'était pas sa place. En quoi cette inconnue sortie de nulle part, bien trop naïve et trop jeune pour gouverner un pays, aurait pu être une bonne reine pour l'Angleterre ? Ce n'est peut-être pas de sa faute, si ses parents étaient trop ambitieux et avide de pouvoirs, incapables de se contenter de ce qu'ils avaient déjà, mais bon...Elle n'avait pas à voler une place qui revenait de droits à quelqu'un d'autre. A trop jouer avec le feu, on finit par se brûler, c'est connu. Et puis, de toute évidence, je préfère voir Mary sur le trône.

AGISSEZ-VOUS DANS L'OMBRE POUR VOTRE CAUSE OU VOTRE FOI, SI OUI QUE SERIEZ-VOUS PRÊT A FAIRE ? ♦ Dans l'ombre, c'est là où on est le mieux placés quand on a pas le pouvoir. La situation actuelle me convient parfaitement, je vis ma vie comme j'en aie envie, je m'occupe de mes filles et de ma maison, et tout ce que j'aie à faire est de transmettre à la Reine ce que je sais. Je ne me sens pas très concernée par cette guerre de religion. Chacun vit sa vie comme il l'entend, moi la mienne me convient très bien ainsi. Je suis catholique, cela me convient très bien, et la Reine, à qui j'ai prêté allégeance, et que je soutiens réellement, est aussi catholique. Les choses sont donc très bien comme elles le sont pour le moment, et j’espère qu'elles le seront encore longtemps.





Dernière édition par Mary-Ann Paton le Ven 22 Mar - 16:34, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:20
Mary-Ann, ou la bâtarde abandonnée.

*

Il y avait une jeune lady, à la cour d'Angleterre, âgée de seize ans. C'était une jeune femme insouciante, qui n'avait jamais connu le moindre véritable problème. Elle ne pensait qu'à se divertir. Elle avait l'argent, et était insensible à la cause de ceux qui n'en avait pas. Elle avait la beauté et aimait être complimentée et enviée. Elle avait une famille apparemment unie, qui l'avait toujours gâtée, et imaginait qu'il en serait toujours ainsi.
Cette jeune lady, égoïste et narcissique, s'appelait Estelle. Elle se voyait déjà épouser l'homme parfait, le plus beau qu'il lui soit donné de rencontrer, qui séduit par sa beauté, lui offrirait son cœur et autant de bijoux qu'elle en réclamerait. Elle croyait son pouvoir de séduction infaillible. Elle se trouvait mieux que les autres jeunes filles. Elle pensait qu'elle méritait et qu'elle aurait, un avenir à l'image de tout ce qu'elle avait vécu jusque là ; beau et sans un nuage.

Et puis, un jour, parmi les courtisans et courtisanes, parmi les Lords et les Lady, parmi les Duc et les Duchesse, parmi les Comtes et les Comtesses, elle attira le regard d'un jeune marquis, riche et issu d'une famille fort noble. Il l'invita à danser, comme tant d'autres l'avait fait avant lui. Elle accepta. Durant la danse, son regard ne quitta pas le sien. Elle lui trouvait quelque chose de différent. Il la comblait de compliments, elle était plus flattée que jamais. Il était beau, il lui plaisait énormément. Elle le revit plusieurs fois, dès qu'elle en avait l'occasion. Elle était persuadée qu'il l'aimait, et elle pensait l'aimer aussi. Elle aimait surtout se sentir aimée de lui, d'un homme si beau et si charmant que lui. Il était de ces hommes qui ne vivait que selon un seul adage, «  Carpe Diem ». Un humaniste dans l'âme...Un manipulateur surtout. Avec ses belles paroles, il donnait de plus en plus envie à Estelle d'aller plus loin avec lui, même si elle n'était pas marié et même si cela ne se faisait pas. La jeune lady le désirait, elle voulait vivre le jour présent avec lui, découvrir au plus vite l'amour physique avec lui. Elle finit par céder à ses avances. Une fois, deux fois, trois fois. Tout allait pour le mieux. Et puis elle commença à se sentir mal...Un problème était sur le point de rompre son bonheur. Un problème qu'elle portait en elle. Un enfant.
*

Il ne pouvait y avoir de plus grands déshonneur que cela. Une jeune fille à l'avenir si prometteur, si belle, si intelligente...Quelle honte !Estelle n'était plus la fierté de son père et de sa mère, elle était leur honte. Fini les matins où son père lui apportait une nouvelle robe, un nouveau collier, sans raison particulière, juste «  Parce qu'il aimait sa fille ». Non, son père lui adressait à peine la parole, aujourd'hui. Il ne voulait plus entendre parler de cette fille que l'on décrivait à la cour comme «  fille facile ». Cette fille qui, tout le monde maintenant le savait, n'était plus pure. Oui, parce que la nouvelle s'était vite transmise. Quand elle comprit qu'elle était enceinte, Estelle sentit le monde s'écrouler sous ses pieds. Elle alla donc en parler à son amant, qui, elle l'espérait, la rassurerait en lui confirmant son désir de l'épouser, mais au contraire, suivant ses craintes, il ne voulait plus rien avoir à faire avec elle. Il la remplaça d'ailleurs assez vite en se mettant à courtiser une jolie blonde. Estelle n'était plus enviée de personne, elle était montrée du doigt et critiquée. Le mariage parfait qu'elle espérait tant partait en fumée. Et tout ça parce qu'elle portait cette enfant en elle, enfant dont elle ne voulait absolument pas. C'était le fruit de ses problèmes. C'était sa honte.

Estelle accoucha entre les murs de la demeure familiale le 29 octobre 1511. C'était une petite fille en parfaite santé. Heureusement qu'elle n'avait pas la santé fragile, cette petite, car sa santé serait mise à rude épreuve. On avait décidé, pour laisser une chance à Estelle de se trouver un mari, de ne pas élever l'enfant. Elle serait confiée à un couple de fermier, habitant un peu plus loin dans les campagnes, en échange d'une pension mensuelle. La petite fille passa donc moins d'une semaine dans cette demeure luxueuse. Sa mère ne semblait pas y être attachée. Si elle avait tout perdu, c'était de la faute de cette enfant, se disait elle. Alors, elle ne l'aimait pas beaucoup cette petite batarde qui lui gachait la vie...Elle avait en fait hâte d'en être débarrassée pour pouvoir tenter de séduire un autre homme qui voudrait bien l'épouser malgré ce qui s'était passé. Mais tout avait changé. Elle n'intéressait plus aucun des beaux partis à qui on la destinait. Maintenant, le scénario le plus probable était d'épouser un homme plus vieux qu'elle, moins séduisant et moins riche que sa famille l'était.
Ainsi l'histoire de Mary-Ann , ( prénom qu'on lui attribua un peu au hasard ), commença par un abandon.

*





Dernière édition par Mary-Ann Paton le Sam 16 Mar - 23:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:21
Douce enfance.


*
Douze ans avait passé depuis qu'Estelle Charley s'était débarrassée sans remords de son enfant.
Cette enfant vivait à la campagne entourant la ville de Londres, dans une chaumière plus petite que la chambre dans laquelle elle était née. Les conditions de vie était très difficile, la pauvreté était omniprésente, il n'y avait aucun luxe, aucune hygiène, mais la petite lady n'avait jamais rien connu d'autres que cela, alors elle ne s'en plaignait pas.
La famille de fermier qui avait accepté de prendre soin d'elle avait déjà trois filles et un garçon lorsque Mary-Ann rejoint leur toit. Ils avaient eu un autre garçon depuis, et deux ans auparavant, Lucy, la plus jeune de leur fille, âgée de quelques mois de plus que Mary-Ann, avait succombé à une forte fièvre. Un décès qui avait beaucoup marqué la famille, particulièrement Mary-Ann qui était très proche de sa sœur. Dès le jour où elle était arrivée, la petite fille avait reçu plus d'amour du couple de fermier et de ses frères et sœurs adoptifs qu'elle n'aurait pu espérer en recevoir un jour de ce véritable génitrice. Aux yeux de Mary-Ann, Hariet, la défunte Lucy, Victoria, Paul et le petit Gabriel étaient ses frères et sœurs au même titre que leurs parents étaient les siens.
La seule chose qui rappellait à la petite famille que Mary-Ann était en vérité de sang noble était le petit sac de pièce de monnaie apporté par un domestique à chaque début du mois. Oh bien sur, Mary-Ann était au courant de son histoire, on ne lui avait jamais rien caché. Mais en toute sincérité, elle n'en avait que faire. Elle était bien contente d'être là où elle est, avec ceux qu'elle considérait comme sa famille, dans ce petit village qu'elle aimait, au milieu de ses champs et de ses prairies qu'elle connaissait si bien. Et puis, elle était un peu fière de savoir que grâce à elle, ( pour qui on apportait une pension, maigre pour la classe privilégiée, mais de grande valeur pour le tiers-état ), ses parents vivaient un peu mieux que les autres paysans du village.

C'était une chaude journée d'avril. Mary-Ann était couchée sur le ventre, dans l'herbe, au côté de sa sœur Victoria, qui était âgée de deux ans de plus qu'elle. Ses cheveux étaient emmêlés, et sa robe, la seule qu'elle possédait, tâchée de terre et fort abimée. Au loin elles pouvaient voir Hariet discuter avec son fiancé.

- Je suis contente qu'Hariet va se marier avec Jean. Je l'ai toujours trouvé gentil, et ça se voit bien qu'elle l'aime, dit Mary-Ann à Victoria, souriant en s'amusant à nouer plusieurs pâquerettes entre elles.

- Oui, je l'aime bien moi aussi. Et puis, il est beau garçon, répondit la jeune fille aux boucles brunes.

- Et toi, tu veux te marier avec qui ?, demanda Mary-Ann, un sourire amusé au coin des lèvres. Il y a bien un garçon qui te plait...

- Quel question May' , retire moi cet air là, il y a personne qui me plait pour le moment ! , répondit l'aînée des deux filles en riant. J'épouserais l'homme dont je tomberais amoureuse, ajouta t elle ensuite, en souriant.

Mary-Ann lui sourit en retour, avant de baisser à nouveau les yeux sur le couronne de pâquerettes qu'elle était en train de réaliser. Mary-Ann avait grande hâte d'assister au mariage de sa sœur aînée. Du haut de ses douze ans, elle ne rêvait pas d'un prince charmant arrivant sur son beau cheval et dans sa belle armure. Elle ne rêvait pas de grand luxe et de bijoux très cher. Elle était heureuse où elle était, et l'idée d'y faire sa vie, dans ce village qu'elle connaissait si bien, même si la vie y était dure et le travail épuisant, la satisfaisait. Elle espérait comme sa sœur Victoria trouver  l'amour en l'un des jeunes garçons habitant aux alentours et l'épouser ensuite. Elle savait que chez les plus riches, cela ne se passait ainsi. Bien souvent les mariages étaient décidés à l'avance, et l'on épousait pas forcément l'homme que l'on voulait, c'est ce que lui avait expliqué son père. La petite Mary-Ann trouvait ça fort triste.

- Mary-Ann, regarde !, s'exclama Victoria en se redressant, tirant sa sœur de ses rêveries.

Au loin, sur le sentier, un genre de carrosse tiré par des chevaux s'approchait du village.
Tout d'abord intriguée, curieuses et étonnées, les deux jeunes filles l'observèrent sans rien dire, avec une certaine fascination mais aussi avec une pointe de méfiance. Ni Victoria, ni Mary-Ann n'en avait vu avant. L'homme chargé d'apporter la pension de Mary-Ann à la famille de paysan se déplaçait sur un cheval et non dans un carrosse. Le plus jeune frère, âgé de 6 ans environ, qui jouait plus loin avec un autre petit garçon du village, ayant vu ses deux grandes sœurs se lever soudainement, s'approcha.

- Qu'est ce qui se passe, Mary ? Demanda t-il, en s'approchant. Puis il suivit le regard de ses sœurs et aperçu à son tour le carrosse tiré par des chevaux.

Il y eut le même étonnement sur son visage, mais pas de méfiance, il était trop jeune. Fasciné, il courut prévenir ses parents.

- Qu'est ce qu'ils viennent faire ici,ces riches, à ton avis ?, demanda Mary à Victoria.

- Je ne sais pas..., répondit la jeune fille de 15 ans, fixant toujours le sentier au loin.

Au même moment, le petit Gabriel venait de prévenir ses parents de l'arrivée d'une étrange voiture tirée par de très beaux chevaux. Son père n'était pas là, il travaillait au champ à cette heure, Paul était d'ailleurs avec lui. Sa mère, quant à elle, préparait le repas. Il n'y eut aucun signe de fascination sur son visage, lorsqu'elle entendit ce que son fils lui dit, mais seulement de la méfiance et une expression presque immédiate d'inquiétude. Elle voyait bien à quoi ressemblait l'objet que son fils essayait de lui décrire. Elle en avait déjà vu un autrefois. C'était il y a 12 ans, lorsqu'on leur avait amené Mary-Ann. Elle sortit précipitamment de la masure, et alla rejoindre ses filles. Si on lui avait donné Mary-Ann, on pouvait la lui reprendre. Et avec l'arrivée de ce carrosse, c'était ce qu'elle craignait. Malheureusement, ses craintes se révéleraient justifiées. Quelques secondes plus tard, on lui annonçait que l'on venait « récupérer » Mary-Ann.

*





Dernière édition par Mary-Ann Paton le Dim 17 Mar - 16:00, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:21
La Lady qui ne voulait pas être une Lady.



*
Lady Estelle Levinson, née Lady Estelle Charley, avait maintenant vingt-huit ans. Son mari, Lord Levinson, en avait vingt de plus. C'était un veuf, qui avait déjà un jeune fils âgé de cinq ans, appellé James. Elle n'avait pas pu trouver mieux, après le scandale dont elle avait été l'objet. Ce n'était pas un homme issu d'ancienne noblesse, comme elle, mais de noblesse d'épée. Et dans ce mariage, il y avait trouvé tout son compte.
D'abord, il agrandissait sa fortune grâce à la dot qu'il recevait. Ensuite, son nom serait lié à celui d'une famille noble et réputée. Et puis, Lady Estelle Charley était bien à son gout, ce qui ne l'empêcha pas par la suite, de prendre bien sur quelques amantes. Le couple avait aujourd'hui d'autres enfants. Estelle n'aimait pas son mari, qui la considérait comme sa propriété privée, ni sa vie, qui n'était en rien celle qu'elle avait espéré. Il ne se passait d'ailleurs pas un jour sans qu'elle ne souhaite que Mary-Ann ne soit jamais née. Quelle vie différente elle aurait eu, sans cette disgrâce qu'était sa fille ! Elle était toujours très belle, mais ses traits s'était durci. Son regard autrefois fier, était aujourd'hui le reflet de la haine qu'elle portait en elle. Il n'y avait plus ce sourire malicieux sur son visage. Il faut dire qu'elle ne souriait plus très souvent. Sauf quand il s'agissait de se moquer de quelqu'un, là, elle était la première.
Inutile de préciser qu'Estelle n'éprouvait aucun remord, ni aucune culpabilité par rapport à l'abandon de sa fille. Alors pourquoi la faire revenir auprès d'elle, me diriez vous ? Et bien, cette idée n'était pas la sienne...


James Levinson, le premier fils de son mari, avait maintenant 17 ans. Autrement dit, il était en âge de se trouver une épouse. Et Lord Levinson, bien content d'être arrivé, par son habilité à combattre, au titre de Lord, désirait le voir épouser une jeune fille de haute noblesse, qui rapporterait une importante dot, et qui promettrait à la lignée de les Levinson, un bel avenir dans un milieu des plus nobles... En résumé, Lord Levinson désirait que son fils s'enrichisse et s'annoblise davantage. Petit bémol, la plupart des gens de la haute société ne considérait pas James comme un noble à part entière, puisqu'il était né du premier mariage de son père, qui alors n'était pas noble et avait épousé une femme du peuple. Mais l'occasion parfaite venait de lui être servie sur un plat d'argent.
Un baron résidant dans le comté de Suffolk, qui n'avait qu'un seul héritier mâle, se trouvait dans une bien pénible position. Son fils, âgé de 16 ans était dans l'incapacité de se servir de ses deux jambes après une violente chute à cheval. Le baron cherchait donc à le faire marier à une jeune fille noble, afin de garantir la survie de son héritage. Mais vu l'infirmité de son fils, cela devenait compliqué. Quel noble serait prêt à payer une dot pour voir sa fille épouser un infirme ? Et c'est là que Lord Levinson pensa que peut-être, il pourrait tirer des avantages de sa belle-fille. Un opportuniste, cet homme. En fait, le baron n'avait pas d'autres fils, mais il avait d'autres filles. Il eut alors l'idée d'un deal. Il promettait l'une de ses baronnes de filles à James, le tout accompagné d'une honorable dot, et lui, lui promettait une dot à la hauteur d'un mariage entre sa belle-fille, descendante de la noble lignée Charley et le jeune baron infirme.
Le baron s'exclama d'abord qu'une telle proposition était parfaitement honteuse, qu'il ne marierait pas son fils à une batarde. Mais le Lord lui répliqua que son fils était un infirme, que sa santé s'était affaiblie, et que batarde ou non, Mary-Ann était de sang noble. Alors, préférait-il marier son fils à une batarde, ou le voir mourir avant d'avoir eu des héritiers ? Le baron décida de considérer l'offre...

C'est ainsi que Lord Levinson prit la décision de reprendre un main l'éducation de sa belle-fille. Il se donnait un an et demi, peut-être deux, pour en faire une Lady. Selon les domestiques qui avait été chargé d'apporter la pension à la famille qui l'avait adoptée, elle avait hérité des traits de sa mère, et pouvait donc devenir une belle jeune femme si on remplacait ses vêtements sales par de belles robes en soie.
Oh, bien sur, cette idée de revoir sa fille n'enchantait pas du tout Estelle !
Mais voir sa fille arriver, tentant de se débattre contre son destin, comme si toute sa vie venait de s'écrouler, fit apparaître un sourire satisfait sur son visage.
*

Une grande demeure isolée, non loin de Londres, entourée d'un grand jardin. C'est là que Mary-Ann était retenue prisonnière. Elle était ravissante dans la robe en soie bleue foncée et en dentelle blanche qu'on l' avait obligée à porter. Ses cheveux étaient coiffés soigneusement, et non plus emmêles et sale.
Mais ce luxe soudain ne la rendait en rien heureuse. Elle détestait cette nouvelle vie que l'on voulait lui imposer. On l'avait arrachée à tout ce qu'elle aimait,et ça, c'était impardonnable. Elle détestait sa mère, et détestait qu'on lui dise qu'elle lui ressemblait. Cette femme, après l'avoir lâchement abandonnée, lui avait enlevé tout ce qui faisait son bonheur. Que s'imaginait elle ? Qu'elle serait heureuse de venir vivre dans un château et de porter des belles robes et des bijoux de valeur ? Elle n'était de ce genre de filles superficielles ! De toute façon, elle savait bien que ce n'était pas pour lui faire plaisir qu'on avait décidé de la « récupérer ». Elle détestait ce terme. Comme si elle était leur propriété à eux !
Mais Mary-Ann ne comptait pas se laisser faire. Pour combler son ennui et satisfaire sa haine envers tout ces gens si froid, elle faisait de son mieux pour leur déplaire. Et pourtant, elle ignorait encore la véritable raison de sa présence au sein de la demeure...
Moins de trois semaines après son arrivée, on lui promit qu'on lui permettrait de rendre visite à sa « véritable famille » si elle se comportait parfaitement bien devant les hôtes chez qui ils devaient se rendre. Un riche baron père de la future promise de James, à ce qu'elle avait compris. Désirant plus que tout revoir Victoria, Hariet, Paul, Gabriel et leurs parents, elle mordit sur sa chique, et fit de son mieux pour avoir l'air d'une « Lady ». Elle n'était pas naïve, et doutait de la sincérité de leur promesse, mais elle ne pouvait se permettre de gâcher cette chance de les revoir...Pendant la courte période qui suivit cette promesse et précéda le jour J où ils devaient se rendre chez le baron, elle accepta de prendre ses professeurs plus au sérieux, et tenta de se comporter en Lady. C'est qu'elle ne se doutait pas du tout, à ce moment là, qu'on tentait de lui arranger un mariage avec le détestable fils de ce baron. La jeune fille de douze ans fit de son mieux pour se comporter comme on lui avait demandé devant le baron, son fils et ses filles. Et elle atteignit l'objectif secret de son beau-père, puisque le baron accepta l'idée de mariage, Mary Ann ayant plu à son fils. Ils décidèrent de le prévoir pour l'année suivante, étant donné qu'elle était encore fort jeune, et...trop peu instruite...
*

Mary-Ann se sentait humiliée et blessée. On lui avait menti. Cette promesse était un mensonge ! Son beau-père ne comptait jamais l'autoriser à revoir sa famille, il s'était servi du peu de confiance qu'elle avait osé lui accorder. Elle le détestait encore plus qu'avant, même si elle ne pensait pas que cela était possible autrefois. Elle les détestaient tous !...Et ils le lui rendaient bien.
Les mois qui suivirent furent particulièrement pénibles. On voulait faire d'elle une Lady. Alors on tenta de lui apprendre à se comporter en lady, et même si elle comprenait ses leçons, elle s'obstinait à se tenir encore moins élégamment qu'en campagne. On tentait de corriger son anglais, un peu trop simpliste ? Elle mémorisait ce qu'on lui disait, tout en répondant à ses professeurs avec impertinence et en conservant son accent paysan. On tenta de l'éduquer, de lui apprendre l'écriture et la lecture ou encore la musique...A chaque fois, même résultat. Elle ne se plierait plus jamais à leur volonté.
Se rebeller n'était pas pourtant sans prix. Elle était battue à la moindre erreur, frappée au moindre mot de travers, insultée de tout les noms, menacée de toute les punitions possibles. Et puis, même quand elle ne faisait rien, Mary-Ann était insultée et rabaissée. Mais elle trouvait la force de se battre malgré tout. C'était d'abord sa façon de se venger, de montrer qu'elle ne leur appartenait pas, et qu'elle ne les aimait pas. Il y avait aussi une part d'elle qui espérait qu'en voyant qu'ils ne pourraient rien faire d'elle, il finirait par l'abandonner à nouveau, et qu'elle reviendrait là où elle devrait être. Seulement, cela ne restait qu'un rêve. Elle savait que sa mère ne lui ferait pas ce plaisir...Jamais.

*

Les semaines passaient. Mary-Ann s'était mise à étudier un peu plus sérieusement depuis l'arrivée de son dernier professeur en date, qui était surement une des seule personne à lui témoigner un peu de gentillesse au sein de la demeure. Mais elle ne cachait toujours pas sa haine pour les Levinson. Elle était aussi froide qu'eux l'étaient avec elle, ne manquait pas de répliquer le fond de sa pensée lorsqu'on s'amusait à l'insulter, et à se rebeller, même si cela devait lui coûter plusieurs coups de ceintures de la part de son infâme beau-père . Le reste du temps, elle leur parlait le moins possible.

Avec le temps, Mary-Ann commençait à ressembler à une femme, une très belle femme, ce qui lui attirait quelques commentaires déplacés de la part de James, âgé de dix sept ans,presque dix huit. James avait hérité de la brutalité de Lord Levinson, bien qu'il soit beaucoup moins fort, et aimait beaucoup insulter Mary-Ann, ce qui n'étaient qu'une façon de plus de rendre la vie difficile à « cette petite bâtarde  » et de la rabaisser comme il avait tant vu son père le faire. Quand elle ne l'évitait pas, Mary-Ann lui répondait sur le même ton et avec la même audace. Il était déjà arrivé aussi de nombreuses fois qu'elle ose le frapper, et de ce genre de gestes, découlaient bien sur de violentes punitions. C'est suite à une dispute avec James, que Mary-Ann apprit enfin le pourquoi des choses.
- Je plains cette pauvre baronne qui t'a acheté, avait elle dit à James pour le rabaisser un jour où il était venu l'ennuyer. Elle ne pensait pas que cette remarque, qu'elle voulait blessante, se retournerait contre elle. Elle s'attendait à ce que James la gifle, ou l'insulte en retour. Et pourtant, il se contenta de rire.
- C'est toi qui me dit cela, toi qui est promise à un homme qui ne peut même plus marcher ?
*

Elle ne l'épouserait pas. Jamais. Elle ne voulait pas, elle ne pouvait pas. Elle n'aimait pas du tout cet homme, et elle ne pouvait s'abaissait à les laisser se servir d'elle ainsi. Ils l'avaient promise à cet homme, sans rien lui dire. Ils s'étaient gardés de la prévenir de son propre mariage ! Mais quoiqu'il advienne, jamais elle ne lui dirait oui. Le problème était que...Avait elle seulement son mot à dire ?
Le mariage était prévu pour dans quatre mois. Elle voulait fuir, mais était prisonnière de cette demeure de pierre.
Il fallait qu'elle trouve une solution...Et la seule qui était à sa disposition, était la prière. Elle passa des heures à prier, y mettant tout son cœur, suppliant le Seigneur de l'aider. L'avait-t-il vraiment entendue ou était ce le simple fruit du hasard quand, un mois plus tard, elle apprenait par lettre la mort de son promis ?
*

Finalement, devant le caractère rebelle de l'indomptable Mary-Ann, et pour se débarrasser de sa présence insupportable et maintenant inutile, les Levinson prirent la décision de l'envoyer à la cour du roi Henry VIII. Là, Mary-Ann serait obligée de bien se tenir, elle n'aurait pas le choix, au moins. Et qui sait, elle plairait peut-être à un homme riche de naissance, qui voudrait l'épouser sans réclamer trop d'argent. Cela ne paraissait pas trop impossible aux yeux de Lord Levinson, même si Mary-Ann était une bâtarde. Il faut dire qu'elle était belle, la petite. Très belle. Encore fallait-il qu'elle ne se donne pas aux hommes trop facilement, comme l'avait fait sa mère avant elle, sans quoi elle n'intéresserait personne...Mais vu la haine qu'elle lui portait, il semblait impossible qu'elle s'abaisse à commettre la même erreur...


Âgée de quatorze ans, Mary-Ann, escortée par son beau-père, remonta dans la calèche qui l'avait conduite dans « sa prison » deux ans auparavant. Cette fois, elle n'opposa pas trop de résistance. Ce nouvel abandon, cet nouvel séparation, n'était pas difficile. Oh, bien sur, ce qu'elle désirait vraiment était de retourner dans son village adoré. Mais, le jour viendrait où ça arriverait, elle l'espérait...
Et après tout, même si elle ne savait pas à quoi ressemblerait sa vie à la cour du Roi Henry VIII, cela serait de toute évidence mieux que ce qu'elle vivait maintenant. Être loin de sa mère, de son beau-père et de son insupportable fils James, et de tout les autres qu'elle haïssait, serait une véritable délivrance, peut importe ce qui l'attendait à Whitehall. Le pire était derrière elle.
*

Le palais de Whitehall était immense et Mary-Ann eu tout de suite l'impression qu'elle n'avait pas sa place là, au milieu de tout ces gens si différents d'elle. Elle, la petite fille de la campagne, ne leur ressemblait pas. Certains des gens qu'elle croisait à la cour, elle les trouvait pitoyable. Avec leur grand air, leur fausse modestie cachant un profond narcissisme, et leur art de se pavaner devant tout le monde et de se critiquer les uns les autres, ils leur rappelaient sa mère et son beau-père. Elle observait leur comportement sans rien dire, mais en pensait beaucoup. Voilà donc ce que faisait les « grands » pendant que dans les champs, on tramait pour obtenir de bonnes récoltes...Elle avait parfois honte d'être là parmi eux, alors que Victoria, Hariet et Paul devait avoir la vie difficile en campagne. Mais elle était bien heureuse d'avoir quitté les Levinson, alors elle tentait de se comporter au mieux, sans pour autant mentir sur sa personnalité. Ne voulant pas se faire passer pour quelqu'un qu'elle n'était pas, elle préférait rester un peu à l'écart, entourée de gens plus simples, avec qui elle s'entendait mieux.

Les deux premières semaines, Lord Levinson resta lui aussi à la cour. Il espérait que suivant sa demande, on accepterait de prendre sa belle-fille comme Dame de Compagnie. Ainsi, il en serait débarrassé pour un moment.
Arrivée à la cour, Mary-Ann avait donc été présentée au Roi Henry et la Reine Catherine, par son beau-père, qui ayant si vaillamment guerroyé pour le roi, était le bienvenu à Whitehall. Mary-Ann respectait profondément ses souverains et lorsque la Reine entama la discussion avec elle, à la sortie de la chapelle que la jeune lady, fervente catholique, s'était mise à fréquenter, elle se sentit honorée.

La Reine Catherine était encore plus vertueuse et aimable qu'elle l'avait imaginé, et Mary-Ann l'admirait beaucoup. L'épouse du Roi, lui ayant trouvé de nombreuses qualités, accepta donc très vite de lui donner sa chance en tant que Dame de Compagnie de sa fille, la Princesse Mary, âgée alors de neuf ans. « Lady » Mary-Ann commença peu à peu à se faire à la vie à la cour. Elle s'occupait au mieux de la princesse, et était toujours disponible pour elle, mais n'était pas pour autant une de ses meilleures dames de Compagnie. Il faut dire qu'elle n'avait pas les mêmes connaissances que les autres lady qui s'occupait de Mary. Elle lisait relativement lentement, ne connaissait aucune autre langue que l'anglais et était novice en matière de musique, contrairement à la princesse qui jouait déjà brillamment du piano. La moitié des Dames de Compagnies de Mary n'aimaient pas beaucoup Mary-Ann, pensant qu'elle n'avait pas sa place là, mais la Lady réussissait malgré tout à se faire apprécier de la princesse, et la divertissait avec des activités à sa portée.
Mais il arriva un temps où cela ne suffisait plus. Mary-Ann ne brillait pas pour ses connaissances intellectuelles, et encore moins pour sa piété. Il fallut se rendre à l'évidence, elle ne pouvait plus être Dame de Compagnie de la princesse, qui avait maintenant onze ans. Après deux ans de vie à la cour, Mary-Ann fut contrainte de retourner dans la demeure des Levinson. Contrairement à ce que son beau-père avait pensé, sa beauté n'avait pas suffit à faire abstraction de son statut de bâtarde, et surtout de sa grande franchise envers les hommes, qui parfois ressemblait même à du mépris.
Il fallait donc qu'il trouve un autre moyen de se débarrasser d'elle, sans perdre trop d'argent.
*






Dernière édition par Mary-Ann Paton le Dim 17 Mar - 16:26, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:21
Un mariage commence en blanc et se termine en noir.

*

La solution à son problème, Lord Levinson la trouva plutôt par hasard. Un jour que son banquier, un jeune bourgeois de 26 ans du nom de Charles Paton, était venu gérer ses comptes, celui-ci lui confia qu'il ne pouvait plus supporter sa belle-fille, et que si la situation persistait, il l'enverrait en couvent, puisque de toute façon, personne n'accepterait de l'épouser sans dot, et qu'il refusait de gaspiller un sou de plus pour elle. Charles, qui avait déjà eu l'occasion de voir la jeune fille à plusieurs reprises, et qui lui trouvait quelque chose d'exceptionnel, en plus de sa beauté, saisit sa chance et dit à Lord Levinson que lui, serait ravi de l'épouser, sans recevoir le moindre centime en échange...C'est ainsi qu'un mariage fut décidé.

Même si elle se sentait libérée à l'idée de quitter à nouveau la demeure des Levinson, Mary-Ann n'était pas enchantée par cette décision. Ce n'était pas vraiment l'homme qui la dérangeait, mais le fait en lui même. Elle se sentait comme un objet dont on avait voulu se débarrasser parce qu'il devenait trop encombrant. Quant à Charles, elle ne savait pas quoi penser de lui...D'un côté, le simple fait qu'il soit comme un ami pour son beau-père suffisait à ce qu'elle croit qu'il était un homme aussi ignoble que lui. En plus, il avait choisi de l'épouser comme si il faisait une bonne affaire, comme si elle était un objet, sans la connaître. Et pourtant, il avait l'air d'un homme bien...Mary-Ann se posait beaucoup de questions à son sujet. Elle allait passer sa vie avec lui, et ne savait même pas qui il était vraiment. Et puis, elle se demandait...
Il aurait pu épouser une femme qui lui apporterait quand même une petite somme d'argent. Alors, en quoi ce mariage l'avantageait-il ? Surement était elle bien à son gout physiquement. Elle ne voyait pas d'autres possibilités...

Mary-Ann, âgée de seize ans, épousa donc Charles Paton, le fidèle banquier de son beau-père, dans une petite église de Londres, tout en simplicité. Elle portait néamoins une belle robe blanche, que son mari avait tenu à lui acheter. Il avait probablement envie de montrer aux autres hommes qu'il avait épousé une belle femme, et avait donc acheté cette robe pour mettre son nouvel « objet » en valeur, c'était ce que Mary-Ann en pensait car elle ne pouvait croire qu'il l'avait achetée pour lui faire plaisir.
Ce mariage marqua la fin des ses relations avec les Levinson et la perte de son titre de Lady, ce qui était pour elle une bénédiction.Le même jour, la jeune mariée découvrait la maison dans laquelle elle habiterait désormais avec Charles, en plein centre de Londres. C'était moins grand que la demeure des Levinson, évidemment, mais cela lui convenait parfaitement. Il faut dire que c'était très luxueux comparé à l'habitation dans laquelle elle se souvenait avoir passé son enfance.

Au début, c'était difficile. Mary-Ann se montrait quelques peu froide et distante envers Charles, ne parvenant pas à se faire à l'idée d'avoir été ainsi choisie comme un objet. Elle le respectait et assumait son rôle d'épouse, sans faire trop d'effort pour apprendre à l'apprécier. Elle était enfermée dans l'idée qu'elle ne l'aimait pas, qu'elle ne l'aimerait jamais et qu'il s'était servi d'elle, comme tout le monde sur cette terre. Mais Charles était un homme bon, vertueux, que Mary, méfiante, avait mal jugé. Il se montrait attentionné, gentil et tendre avec son épouse, qu'il n'avait en vérité pas choisi au hasard. Mary-Ann finit donc par lui offrir un peu plus de confiance et à faire des efforts pour apprendre à le connaître. Bientôt, elle fut capable de voir qu'il avait véritablement de l'affection pour elle, peut-être même de l'amour. Et à son tour, elle éprouvât de l'affection pour lui...

Ce mariage qu'elle avait été forcée d'approuver à contre-cœur, se transforma donc malgré tout en un mariage que l'on pourrait qualifier d'heureux. En 1528, elle mettait au monde son premier fils , en parfaite santé, qui fut baptisé Charles Paton. Un ans et demi plus tard, le même évènement se répétait. Ce fut à nouveau un garçon, que l'on baptisa cette fois Edmond. Deux ans plus tard, naquit un autre garçon. En 1535, Mary-Ann tomba à nouveau enceinte. Ayant déjà 3 garçons, elle espérait que cette fois, enfin, elle donnerait naissance à une fille. Mais ce fut encore un autre garçon, Thomas, qu'elle accueillit malgré tout avec autant d'amour que ses trois aînés. Elle qui aurait tant aimé avoir au moins une fille, n'eut plus d'autres enfant après Thomas, car seules des fausses couches suivirent.
Charles Paton faisait en sorte que sa famille ne manque de rien. Il gagnait honorablement sa vie en tant que banquier, et était toujours très heureux de rentrer le soir pour retrouver sa femme et ses fils, qu'il aimait tant. Mary s'était quant à elle faite à sa vie, à sa routine d'épouse et de mère, et pensait pouvoir dire qu'elle était heureuse avec Charles.

Peut-être que son bonheur avec Charles et les enfants était trop parfait, et qu'il fallait qu'à nouveau le sort s'acharne sur elle, quand malheureusement, au début de l'année 1543, Charles tomba malade.
Mary-Ann s'occupait de son mari comme elle le pouvait, estimant qu'elle devait faire tout son possible pour l'aider et priant chaque jour pour qu'il aille mieux. Elle fit appel à différents médecins, des menteurs sans scrupule qui se faisaient payer très cher. Charles n'étant plus capable de travailler, il y eu bien un jour où Mary-Ann fut obligé de se servir des économies que son mari avait faite, dans le but de permettre à ses enfants de faire des études, pour payer les médecins, quand elle faisait appel à eux, et pour subvenir au besoin de la famille.
Charles se battit longuement contre le mal qui le rongeait, son épouse à ses côtés pour veiller sur lui. En parallèle, le niveau de vie de la famille menaçait de baisser. Sachant que cela ne lui ferait aucun bien d'apprendre combien leurs économies avait diminué depuis quatre ans, Mary tentait de le cacher à son époux, en mentant par exemple sur les sommes qu'elles avaient données aux médecins. Plus que jamais, elle se rendait compte qu'elle s'était véritablement attachée à son mari, qu'elle ne voulait pas qu'il l'abandonne et qu'elle souffrirait de son absence, mais il fallait se faire à l'évidence, Charles n'en avait plus pour longtemps...


Ce soir de janvier 1547, quand elle était venue s'allonger auprès de lui, dans le lit qu'ils partageaient depuis des années , elle avait repensé à leur début difficile. Elle lui avait parlé d'eux. Elle lui avait demandé si il se souvenait de ce qu'elle lui avait dit, le jour de leur mariage. Il s'en souvenait, bien sur. Elle sourit et lui dit «  Je pense bien que je me suis trompée. ». Il lui sourit. Ce qu'elle lui avait dit le jour de leur mariage ? "Je ne vous aimerais jamais. "
Quand elle s'était réveillé à ses côtés, le lendemain, sa main était froide, et son visage trop pâle. Il était mort. Elle resta près de lui un moment, le temps qu'il lui fallut. Puis, quand elle eut enfin trouvé la force de se lever, elle alla annoncer la nouvelle à ses fils, dignement, mais le cœur serré.

*
Il faisait très froid à Londres, surtout le matin, quand Mary-Ann allait au cimetière avec ses fils. Et c'était comme ça depuis des jours. Mary-Ann avait le souvenir que ce vent glacial s'était mis à souffler à partir du jour de l'enterrement de Charles. Charles était un homme apprécié de la bourgeoisie londonienne. Beaucoup de ses connaissances et clients étaient venu lui rendre un dernier hommage et présenter leurs condoléances à la jeune veuve du banquier et ses fils. Mais Mary ignorait si elle appartiendrait encore très longtemps à cette classe sociale que l'on appelait bourgeoisie. Elle avait d'ailleurs du annoncer à ses fils qu'elle n'avait plus les moyens de leur payer des études à tout les quatre.
Le cadet Thomas, tout juste âgé de 12 ans, semblait de toute façon trop jeune et surtout trop affaibli par le décès de son père pour étudier. Un peu trop affaibli d'ailleurs. Le froid des matins passé au cimetière en était-il responsable ? Mary-Ann avait pourtant toujours veillé à ce qu'il s'habille chaudement...
Et bien, il faut croire que cela n'avait pas suffit à éloigner le malheur de cette famille. Thomas toussait de plus en plus, passait ses journées allongé dans son lit, et bientôt, souffrit de fièvre. Un mois n'avait pas passé depuis la mort de Charles quand Mary-Ann dut affronter ce nouveau drame qu'était la mort de son bien aimé Thomas. Les médecins, ces incapables, n'avaient rien pu faire pour le guérir de ce qui s'avérait être une pneumonie. Cette nouvelle perte brisait le cœur de Mary-Ann, comme la mort d'un enfant peut briser le cœur de toute mères. Ni elle, ni ses autres fils ne s'y étaient préparés. Dieu leur avait prit Thomas sans les prévenir, d'un coup sec et violent. C'est donc dans une grande tristesse qu'avait commencé cette année de 1547. Et pourtant, la vie continuait, et il fallait bien que Mary trouve la force d'affronter l'avenir, comme elle l'avait toujours fait.


*





Dernière édition par Mary-Ann Paton le Mar 19 Mar - 21:31, édité 14 fois
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:22
C'est lorsqu'on a tout perdu qu'on peut vraiment être libre.


Mai 1547. ❧ Quand Mary-Ann se regardait dans le miroir, elle se revoyait orner sa tête de ce chapeau d'où tombait un voile noir qui cachait son visage, symbole de deuil et de tristesse, qu'elle avait porté trois fois en moins de cinq mois. Elle voyait une femme qui n'avait plus rien. Depuis la mort de son mari, tout était parti en vrille. Il était un pilier qui maintenait tout en place, même malade. Il était mort, et les choses avaient commencé à prendre une tournure dramatique. Puis c'était au tour de Thomas. Du haut de ses douze ans, il était ce qui maintenait encore la paix entre les trois autres frères, ce qui les empêchait de s'entre-déchirer. Il était tombé malade, un autre pilier s'était effondré. Et là, Charles Bryan Paton, son fils aîné, son dernier pilier à elle, abattu froidement. Elle était en colère, sa tristesse ressortait comme de la haine, de la froideur. C'était étrange, parce qu'elle le croyait invincible, son fils aîné. Il était le reflet de l'éducation qu'elle lui avait inculqué et elle était si fière de lui, comme elle l'avait été de Thomas. De quoi pouvait elle être fière maintenant ? De ses deux autres fils, eux qui réapparaissait pour l'enterrement de leur frère, alors qu'ils ne lui adressait même plus la parole jusque là, uniquement pour faire bonne figure, et qui la délaissait ensuite, comme si de rien n'était ? Certes, cette influence venait surtout d'Edmond, le plus jeune ne faisait que suivre. Mais malgré tout, cela la décevait, cela la contrariait...Elle se sentait abandonnée, une fois de plus et malgré elle, elle ne pouvait s'empêcher de leur en vouloir pour cela. Même si ils étaient ses enfants, même si elle les aimait. Car elle avait l'impression de ne plus vivre pour personne, de ne plus vivre pour rien. Elle ne parvenait à accepter cette nouvelle perte qu'elle jugeait injuste, et elle en voulait au monde entier pour ça. Elle se sentait faible face à sa propre situation et cela, elle ne pouvait l'accepter. Elle avait besoin de retrouver la force, celle qu'elle avait toujours affirmée, celle qui faisait d'elle la femme moderne, la femme rebelle qu'elle avait toujours été.

Et puis, il y eu ce fameux jour, où l'on vint frapper à sa porte pour lui apporter une lettre. Une lettre de Lady Mary d'Angleterre. Mary-Ann la prit, méfiante, ne comprenant pas pourquoi « Lady Mary », qu'elle avait côtoyé il y a si longtemps, lui écrirait. Elle n'était plus une lady, elle n'avait plus rien à faire avec des nobles...Alors pourquoi ?
Elle lut la lettre. Une fois, deux fois. C'était la proposition la plus étrange, la plus folle et la plus inattendue qu'on lui avait faite durant toute sa vie. Mais elle avait envie d'accepter. Autrefois, peut-être aurait elle refusé, pour Thomas qui était encore si jeune, ou alors, elle en aurait parlé au moins parlé à son fils aîné avant. Mais elle n'avait plus son fils aîné à ses côtés, ni son fils cadet. Et les deux autres, elle n'avait pas besoin de leur avis. Ils l'avaient déjà abandonnée, elle les avaient déjà perdus. Il se fichait bien de ce qu'elle devenait, après tout. Après une longue réflexion, car c'était une décision importante, elle sortit son encrier de son tiroir et rédigea sa réponse, qui fut donc positive, à la fille du roi Henry VIII.

*

Mary-Ann n'avait plus aucun fils. Ils l'avaient reniée. Quelques jours après qu'elle aie accepté la proposition de celle qui deviendrait plus tard Reine d'Angleterre, ils étaient venus s'opposer à sa décision, « lui interdire » de faire cela, clamant qu'elle jetterait le déshonneur sur leur nom, qu'elle ruinerait leur réputations, qu'elle devrait avoir honte d'envisager une telle chose ! Honte ? C'était Edmond qui lui disait ça, comme si lui n'avait jamais fréquenté ce genre d'établissement. Elle ne se laissait pas faire. Elle n'allait pas laisser ses fils lui interdire de faire quoi que ce soit. La dispute fut longue mais ne servit à rien. La décision de Mary-Ann était prise, et voir ses fils parler comme des nobles trop imbus d'eux même, de réputation et d'honneur, la confortait davantage dans son idée.
Cela était inacceptable pour Edmond qui coupa les ponts avec sa mère, et qui quitta Londres peu de temps après. Exemple qui fut bien entendu suivit par son frère, qui « ne pourrait supporter d'être insulté de « fils de putain » «par des gens qui, sans aucun doute, ne ferait pas la différence entre propriétaire d'un bordel et prostituée. »

*

Le RedLantern ouvrit quelques semaines plus tard. Mary-Ann en était la riche propriétaire, qui en secret, avait bénéficié de l'aide financière très généreuse de Lady Mary Tudor. Très vite, l'établissement au décor luxueux qui renfermait en ses murs de magnifiques jeunes filles à la beauté presque divine, attira de nombreux curieux. Comme Lady Mary l'avait prévu, parmi ces curieux se trouvaient beaucoup d'hommes importants sur lesquelles Mary-Ann pourrait bientôt lui dévoiler des secrets. Très vite, la réputation de cette magnifique maison close fit le tour de Londres, et Mary-Ann devint l'objet d'une véritable notoriété à travers la ville.
Mary-Ann engageait ainsi ses filles, belles mais au destin tragique ou à la situation financière déplorables, et leur apprenait à séduire les hommes, mais surtout à obtenir leur confiance, afin qu'ils se sentent à l'aise auprès d'elle pour se confier. Elle était devenu informatrice au service de Lady Mary en secret, tout comme l'étaient les prostituées qui vivaient à la RedLantern. Ce « bordel », ce fut pour elle le début d'une nouvelle vie. Jamais elle ne s'était sentie plus libre et plus forte qu'aujourd'hui. Elle était déjà qualifiée de femme moderne autrefois, qu'était ce maintenant ? Elle faisait ce qu'elle désirait, sans se soucier de ce que les autres pensaient. Plus rien n'importait, elle se fichait de tout, tant qu'elle avait sa maison close et ses filles. Car, si Mary Ann n'avait plus de fils, elle avait gagné des filles. Elle tenait à elle comme elle tenait à sa maison close. C'était tout ce qu'elle avait, c'était devenu sa vie, son quotidien, sa liberté et sa fierté aussi. Elle était fière de ce qu'elle était devenue. Elle était heureuse de vivre ainsi, libre, et d'être connue et respectée dans tout Londres comme la propriétaire de la maison close la plus réputée de la ville.








Dernière édition par Mary-Ann Paton le Ven 22 Mar - 22:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:22
+ 5
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:25
On peut poster ? Tu nous promets un jolie roman, dis donc

Bienvenue ici Mary-Ann ! Excellent choix de PV & d'avatars
Si tu as la moindre questions, n'hésites pas à venir me voir surtout

J'espère que tu te plairas sur TTB
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:27
Oui, je suis bien partie pour écrire un roman comme c'est là xD Merci de ton acceuil Je me plais déjà ici
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:29
Haaan *-* Les gifs des Misèrables, comme ça colle trop bien en plus !
On va lui faire un temple à la sublime Hélèna
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:30
Bienvenue ici Smile
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:31
MARY-ANN
Bienvenue sur TTB, si tu as des questions surtout n'hésites pas
Bon courage pour la suite de ta fiche


    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:32
Marie : Le gif vient du film de The Lone Ranger en fait, mais il n'est pas encore sorti ^^
Antanasya : Merci <3
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:37
Bienvenue Mary-Ann !!!!
je te souhaite un excellente rédaction pour ta fiche ^^'
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:38
Merci Katherine <3 Et merci Nicholas dont je n'avais pas vu le message ^^'
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:42
Encore mieux *-* J'ai hâte de le voir d'ailleurs !
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:45
Bienvenue sur TTB Mary-Ann ! ça nous promet beaucoup de lecture en perspective tout ça mais ça tombe bien on aime dévorer les fiches ! Bon courage pour l'écriture !
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mar 12 Mar - 18:52
Merci Lyra
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mer 13 Mar - 17:38
Bienvenu ici et bon courage pour ta fiche Very Happy
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Mer 13 Mar - 19:34
Merci
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Jeu 21 Mar - 18:36
Tu veux un délai d'une semaine supplémentaire Mary-Ann ?
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Ven 22 Mar - 14:47
J'adore la suite que tu as écrit



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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Ven 22 Mar - 16:32
Marie : Oui, j'en aurais bien besoin ^^'

Elizabeth : Contente que ça te plaise <3 Smile Je vais essayer de terminer cette fiche au plus vite Smile
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Ven 22 Mar - 18:05
Bien alors nous te laissons jusqu'au premier avril et on refera le point I love you
Bon courage !
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   Ven 22 Mar - 23:34
Baclée ? Mais cette fin est parfaite tout comme ce long roman Ca se voit que tu as bien pris possession de ce personnage, à croire qu'il était fait pour toi. Sans tarder, je te valide Penses à faire tes fiches de liens et de RP. Et si tu veux t'intégrer en RP, nous avons un défi et un évènement, tu connais déjà le système sur GOTA, ici c'est le même
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MessageSujet: Re: MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix.   
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MARY-ANN ♣ La prostitution marcherait moins bien si les hommes n'avaient pas besoin de se confier à tout prix. 
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