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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth  Mer 9 Juil - 22:28

« Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée. »
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Mouton noir au milieu des cotons aux couleurs chatoyantes et aux ourlets d'or des robes de ces dames de la cour, ainsi le voyait-on, où justement ne le voyait-on pas. Il passait entre les couloirs de ces palais comme un âme en peine. A peine plus qu'une ombre qui rôdait entre les tableaux qui représentaient des rois obèses dont les icônes peuplaient les histoires sanglantes que l'on racontait aux enfants, et dont les atrocités seraient encore connues durant les siècles à venir. Mais lui, au travers de ces galeries horrifiques ne jetait déjà plus un seul regard à ces œuvres, il passait inlassablement des archives de l'argentier de la couronne d'Angleterre au petit cabinet où on avait installé les livres de comptes de la couronnes d'Espagne. Ainsi c'était son métier, un simple comptable qui avait obtenu la confiance d'un royaume et qui aujourd'hui œuvrait bien plus pour la fortune que la gloire au sein d'un pays qui n'était pas le sien. Il notait inlassablement à la lueur d'une bougie les biens qui avaient un jour appartenu à la couronne d'Angleterre grâce à la reine Catherine d'Aragon.

Si la sainte reine Catherine n'avait pas su garder son titre de reine d'Angleterre après l'annulation de son mariage avec Henri VIII, elle avait en tout cas réussit à engendrer l'infante qui était devenue la femme la plus puissante du pays. La reine Marie, que le peuple qualifiait non s'en crainte de Marie la sanglante pour la traînée de cadavres qui venait pourrir sous ses jupons royaux, il se murmurait un peu partout que ces ordres et ces édits qu'elle venait à faire crier dans chaque village de son royaume n'étaient pas tant en l'honneur d'un dieu que pour venger sa mère. La ferveur de ses actes n'était pas pour déplaire au Royaume d'Espagne qui, après avoir assisté à de nombreuses années d'un protestantisme acharné qui rendait l'Angleterre que trop lointaine, pouvait se rapprocher de nouveau de cette grande puissance. La reine Marie se marierait bientôt à un prince Espagnol, et l'Angleterre redeviendrait la grande alliée de l'Espagne ce qui permettrait à l'un comme l'autre de résister face à l'ampleur du pouvoir germanique ou encore aux Français. Toujours ces maudits Français.

Il repensait à tous ces événements dont il avait parfois été le témoin privilégié, et quand ça n'avait pas été le cas le simple spectateur lointain qui se contentait d'écouter puis d'imaginer les récits rapportés. Seulement dans un cas comme dans l'autre, la plume à la main dans ce sombre cabinet d'étude, il ne pouvait s’empêcher que toutes cette histoire aller prendre un tournant décisif quant à l'avenir de son pays, voir même du continent. Alors, il attendait que les choses se mettent à avancer, scrutant les rouages d'un avenir encore incertain mais néanmoins moins ennuyeux que les lignes implacables du livre de comptabilité qui trônait devant lui. Reposant la plume d'oie sur le support de l'encrier luxueux, il se disait qu'il avait besoin de prendre l'air, de respirer autre chose que la poussière qui emplissait l'air surchargé de cette odeur surannée.

Douloureusement, sentant comme un peu trop souvent ces derniers temps, qu'il n'était plus tout à fait de première jeunesse, il se redressait tout en dépliant ses longues jambes musculeuse. S'étirant comme pour se défaire de cette pointe de douleur qui avait prit racine au milieu de son dos, et sans attendre qu'elle eut vraiment disparu il attrapait son chapeau qu'il calait sous son bras avant de quitter la pièce en refermant la porte avec soin. La luminosité de la galerie lui brûlait un peu les yeux, brouillant ainsi sa vue il ne fit pas attention à ses personnes qui se massaient dans les longs et majestueux corridor en attendant d'obtenir une entrevue avec la reine ou avec l'un de ses précieux conseillers qui ne dispensaient pas toujours des conseils des plus judicieux. Bousculant un grand bonhomme plutôt dégingandé, il se fit houspiller dans un anglais à couper au couteau qu'il ne tenta pas même de comprendre et continuant son chemin il se retrouva bientôt dans le parc.

Enfonçant son chapeau sombre orné d'une longue plume d'autruche blanche sur sa tête, il humait l'air, cherchant à se défaire du parfum si incommodant des vieux papiers, vélins, et autres parchemins qui l'avaient entourés durant toute la matinée. Une grande inspiration qui lui brûlait presque les bronches tant l'air lui semblait frais, presque froid le faisant ainsi douter du fait qu'un jour, peut être, il s'habituerait au climat de ce pays. Encombrant l'entrée de tout son être, il ne pensait pourtant pas être un obstacle aussi imposant, mais déjà on le bousculait à son tour et alors qu'il se retournait pour faire la même chose que cette homme qu'il avait lui même heurter un peu plus tôt. Il avait les mots au bord de ses lèvres mais alors qu'il croisait cette paire de grands yeux bruns ceux-ci moururent au fond de sa gorge et le laissèrent pantois avant même qu'un demi-sourire ne vienne se dessiner sur ses lèvres masculines.



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MessageSujet: Re: Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth  Mer 9 Juil - 23:30
Aiden ∞ Eleanore
Un lion ne s'attrape avec une toile d'araignée
E ncore une journée à la cour. Encore une journée en compagnie de ses vautours qui souhaitaient briller. Eleanore n’avait jamais voulu se retrouver à la cour de la Reine Mary, elle n’avait pas choisi de vivre à Londres. Son père avait choisi pour elle, puis son frère qui avait même refusé qu’elle remonte pour les obsèques de son père. La brune s’accommodait donc de cette nouvelle vie, où son impulsivité été souvent bridé. Le Westmorland de son enfance lui manquait, pourquoi se balader dans les paysages vallonné et humide, s’entraîner avec son père. Tout cela lui manquait. Les campagnes autour de la capitale anglaise lui permettaient de respirer et d’évacuer la pression et l’énergie qui s’accumulaient en elle. La brune alternait entre partie de chasse, promenade ou balade en ville. Toutes les excuses étaient bonnes pour s’éloigner de Whitehall.

La belle n’était pas forcément adepte de toutes les étiquettes, elle avait eu un peu de mal à s’y habituer. Petit à petit, elle s’y pliait. Les révérences ne lui posaient plus aucun soucis, savoir tenir sa langue en compagnie d’autres langues commençaient doucement à rentrer bien que cela restait encore un exercice que l’anglaise avait du mal à maîtriser. Celui qu’elle ne maitrisait pas du tout, était l’art du mensonge. La jeune femme ne savait pas mentir et cela lui jouait parfois des tours. Même si sa langue le disait, ses yeux la trahissaient. Elle n’arrivait pas à rester impassible. Ses yeux étaient beaucoup trop expressifs, son attitude pas assez sure, alors que lorsqu’elle disait la vérité, cela pouvait faire mal, mais elle le faisait avec brio.

En cette journée du mois de mai, la température remontait et les beaux jours revenaient. La jeune femme préférait cette saison qu’était le printemps à l’hiver. L’extérieur lui souriait à nouveau, car elle préférait de loin rester dans les jardins du palais que dans les couloirs où de nombreuses vipères se trouvaient. Eleanore n’aimait pas les regards, les rumeurs et autres. Elle n’arrivait pas à s’y habituer même après plus de six mois passé à la cour de la Reine. Elle retenait son frère pour le coup. Elle le haïssait à un point que personne ne pouvait imaginer. Dire oui au moindre de ses caprices, l’exaspérait mais la jeune femme ne pouvait rien faire, ne possédant pas l’autorité nécessaire sur l’homme qui dirigeait la famille depuis peu. La brune pensait même que si son frère venait à mourir, cela ne l’affecterai même pas. Pourtant l’anglaise n’était pas insensible et sans cœur. Certes elle brisait de nombreux cœurs, mais cela ne voulait pas dire qu’elle n’en avait pas.

Un autre point où la belle avait du mal était tout ce qui touchait la toilette des femmes. Souvent habitué à être habitué en garçonne dans son enfance et adolescence, devoir porter des robes et prendre soin de ses cheveux et autres ne la mettait pas à l’aise. Le plus dure était avec ses cheveux, souvent indisciplinés et rebelles. D’ailleurs ce jour-là, sa chevelure avait décidé de se montrer particulièrement indiscipliné. Bien que sa tenue soit bien ordonnée, ses cheveux avaient décidés de ne pas l’être. Elle avait fini par abandonner et les avait laissés détaché. C’était donc une cascade brune qui encadrait son visage et tombait librement dans son dos. Sa robe, elle, était de couleur vert émeraude brodé de fil d’argent.

Eleanore avait cédé et finit par prendre un livre et lire dans les jardins. Malheureusement la jeune femme se lassait assez rapidement de tout cela. Et surtout qu’elle avait lu une grande partie de son livre les jours précédant, il ne dura pas longtemps. Elle finit par le claquer sèchement et repartit vers le palais, en ruminant ce qu’elle venait de lire. La belle aimait bien réfléchir sur ce qu’elle lisait, même si les activités culturelles ne la passionnaient pas. Une habitude qu’elle avait prise à la demande de sa mère pour que sa fille se fasse son propre avis sur les choses. Et cela fonctionnait car elle était complètement perdue dans ses pensées et ne vit pas l’homme qui arrivait face à elle.

Le percutant, elle se retourna vivement, ses cheveux bruns volant autour de son visage. Elle s’apprêtait à s’excuser mais la jeune femme reconnu l’homme qu’elle avait percuté et ravala son excusa. Aiden Palanques, un notaire espagnole, argentier de la Reine. Les espagnoles envahissaient la cour en ce moment. Et avec celui-là, leur relation n’était pas forcément au beau fixe. Leur première rencontre avait été explosive et à chaque fois, c’était un peu la même façon.
« Tiens…Vous quittez vos livres pour le soleil ? »

Le sourire de l’homme l’intrigua. Pourquoi ce sourire ? Curieuse et n’ayant pas sa langue dans sa poche, Eleanore chercha la raison de ce rictus.
« Pourquoi ce sourire Mr Palanques ? »

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MessageSujet: Re: Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth  Jeu 10 Juil - 12:45

« Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée. »
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Tourbillons de satins émeraudes dont la douceur caressait encore le bout de ses doigts qui, par reflexe, s'y étaient accroché. Gestes malheureux qui lui aurait valut les foudres de plus d'un père ou d'un mari si celui-ci n'avait pas été aussi fugace, car déjà ses mains malheureuses lâchaient les tissus que sa poigne avait froissé pour venir attraper les pans de son chapeau pour se pourfendre d'une courbette un peu trop polie. Un sourire à coupé au couteau lui ouvrant le visage en deux faisant ainsi découvrir une dentition blanche et acérée, un de ces sourires qui faisaient frisonner les demoiselles qui osaient se retourner sur son chemin et dont il usait ou abusait à outrance. Pourtant, il ne le savait que trop, la demoiselle qui se trouvait face à lui, celle dont il ne lâchait pas du regard les grands yeux n'étaient pas de celles que l'on pouvait charmer d'une simple œillade et bien moins encore par des sourires prolongés.

Campant déjà sur ses positions défensives, elle ne se montrait pas aussi polie que lui l'avait été, pas plus qu'elle n'avait l'air d'apprécier la vision qu'il venait de lui offrir. Renfrognée, elle lui offrait pourtant un spectacle auquel il n'était que trop peu habitué. Voila que la demoiselle, cause de quelques un de ses malheurs, et surtout de l'arrivée, fort désagréable, de Katerina sur les terres de la couronne d'Angleterre, s'était défaite de ses frusques parfois bien trop masculines pour enfiler une bien jolie robe. Certes si l'accoutrement de la demoiselle était surprenant, il ne pouvait nier en son fort intérieur que cela lui saillait avec une élégance des plus insoupçonnée, et ce même s'il n'avait pas eut l'occasion de la détailler comme il l'aurait souhaité. Néanmoins, il pouvait non sans peine imaginer les courbes de la jeune femme, ses hanches rondes et sa poitrine accueillante qui montait puis redescendait au rythme de sa respiration contrariée.

Il y aurait arrêté un regard si une certaine décence ne l'avait pas fait prisonnier de ces yeux, et puis, cinglante, elle lui avait imposé un constat plein de justesse.Un simple constat qu'il avait accueilli d'un claquement de langue. Peu lui important ce que pouvait penser cette infernale créature tant qu'elle arrivait à le divertir, le sortant de cette morose et ennuyante littérature chiffrée. « Vous ne croyez pas si bien dire Miss Worth. », avait-il ajouté sans se départir de son accent espagnole, roulant les « r » avec outrance comme pour insister sur des maladresses de langage auxquelles il avait pourtant palier depuis des années.  « Les livres sont parfois bien ennuyeux, et vous êtes une de ces personnes qui ne m'ennuient que trop rarement. », et il était vrai, malgré leurs nombreuses mésententes que la demoiselle n'était jamais à bout de surprise. Elle ne se laissait que trop rarement écrasé par le poids de la vilenie que pouvait revêtir Aiden, et il avait eut à loisir de la voir rabattre le caquet de quelques jouvenceau qui s'était parfois permit d'agir de façon déplacée. Oui, la bien étrange Eleanore Worth était une femme qui ne manquait pas de ressource, et qui était, pour Aiden, à la fois plaisante et déplaisante, ce qui le plaçait dans une dualité bien délicate.

« Je dois de plus vous complimenter pour votre tenue, je ne vous avez encore jamais vu arborer autre chose que ces frusques... », il laissa un instant ses mots en suspend, se donnant le temps de trouver les mots adéquats, «  Si peu convenables à une jeune dame telle que vous. » Replaçant son chapeau sur sa tête tout en jetant un petit coup d’œil au ciel qui l'éblouit un peu le forçant ainsi à baisser la tête bien rapidement pour poser de nouveau son regard sur la demoiselle. Il put à loisir remarquer qu'elle tenait entre ses mains un livre bien épais pour une demoiselle, il n'était pas dans ses habitudes de croiser des jeunes personnes du sexe faible à qui l'on s'était donné assez de temps pour leur apprendre la lecture ou encore l'écriture. Nombreuses étaient les jeunes dames à la cour dont les seuls passe-temps se trouvaient être la prière, la couture, les broderies, ou encore les innombrables rumeurs où l'on colportait de tout mais surtout n'importe quoi. « Je ne vous imaginez pas capable de vous poser un instant pour vous divertir à force de lecture. Je suis agréablement surpris. », sans lui demander son avis il vint la libérer de son livre, caressant la couverture de cuir avant de lui offrir son bras avec une certaine courtoisie. « Permettez que je vous impose ma présence le temps que je prenne le soleil avant de retourner à mes sombres tourments ?! », ces yeux rieurs c'était de nouveau noyé dans son regard de biche alors qu'il attendait qu'elle lui fasse cette grâce ou qu'elle la refuse tout bonnement.



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MessageSujet: Re: Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth  Jeu 10 Juil - 16:40
Aiden ∞ Eleanore
Un lion ne s'attrape avec une toile d'araignée
L e contact entre l'Anglaise et l'Espagnol n'avait pas été violent, et l'homme avait par réflexe attrapé le bras d'Eleanore. Ce contact ne lui fit rien. À vrai dire, ce n'était pas son père ou son frère qui allait hurler. Le premier était mort et le deuxième se trouvait à plusieurs centaines de kilomètres de Whitehall. Alors il pouvait bien l'effleurer de la sorte, personne ne viendrait lui arracher les yeux pour cela. Il fit d'ailleurs une courbette qui surprit la jeune femme. Elle ne s'attendait pas à cela. Cependant, il en fallait plus pour déstabiliser la brune qui n'avait pas sa langue dans sa poche. La belle du Westmorland n'appréciait pas le sourire qui allait avec. Peu de sourires pouvaient l'acheter ou l'amadouer et elle savait qu'il le savait, mais pourtant, il l'avait délibérément fait. Cela l'intriguait. Provocation ou jeu ? Elle n'en savait rien et la jeune duchesse était bien déterminée à savoir lequel des deux Aiden avait choisi cette fois.

Son interlocuteur lui répondit et Eleanore sentit qu'il accentuait son accent espagnol. Maudit étranger ! S'il voulait jouer ainsi, elle pouvait aisément prendre l'accent Ecossais. Sa mère étant écossaise, ce doux accent très caractéristique du nord de la Grande-Bretagne avait bercé toute son enfance, sans compter des nombreux voyages dans le pays natal de sa génitrice. Cette entrevue semblait bien partie comme les précédentes, explosives et pleines de rebondissement. Le genre de conversation qui, étrangement, plaisait à la jeune femme. Ce n'était pas ce genre de discussion platonique, sans intérêt qu'il y avait dans les couloirs de Whitehall et, qui ennuyait profondément la belle. Bien qu'Aiden pouvait parfois l'énerver, c'était une qualité que l'anglaise appréciée chez lui. C'était un homme cultivé et franc, peut-être un peu trop brusque, mais Eleanore l'était également.

D'ailleurs, elle se demanda comment elle devait prendre.
"Cela signifie-t-il, que je ne suis pas une de ses ladies que l'on lit comme un livre ouvert ? Dois-je le prendre comme un compliment ?"

Cela serait venu d'un autre homme, elle l'aurait soit envoyé promené soit l'aurai remercié par un léger signe de tête et un sourire sincère. Mais avec Aiden, la jeune femme était plus sur la provocation et la défensive. Elle n'aimait pas dévoiler son jeu à cet homme qui était intelligent et pouvait facilement retourner la situation à son avantage. C'était une sorte de jeu de stratégie. La belle aimait cela et jouait toujours avec plaisir et entrain. Surement à cause de sa trop grande impulsivité qu'elle avait du mal à maitriser. Eleanore était brute décoffrage, elle devait encore beaucoup apprendre, c'était l'inexpérience de son jeune âge.
"Forcément vu que l'on vous voit que trop rarement en dehors de votre bureau ! À croire que vous êtes marié avec vos livres."

La jeune femme avait transformé le compliment qui lui était destiné en reproche pour l'Espagnol, même si la fin était un repproche sur ses tenues peu féminine. Mais elle n'allait pas changer pour ses beaux yeux d'étranger. Encore une fois, elle n'acceptait pas le compliment. Cependant, la brune se dit qu'elle aurait dû tenir sa langue. Ses lèvres se serrèrent tandis que la culpabilité d'être trop explosive s'emparait de son être.

La suite ne l'aida pas à garder tout son calme. Alors qu'il l'attrapait son livre sans lui demander son avis, le jeune femme eu du mal à garder son sang-froid. Cet homme avait le don de la faire sortir de ses gonds. Mais cela lui permettait d'apprendre à se contrôler. Ce n'était pas une partie de plaisir pour la belle du Westmorland et un excercice qu'elle n'appréciait pas spécialement. Ce fut donc assez sèchement qu'Eleanore lui répondit.
"Vous ignorez bien des choses sur moi Mr Palanques !"

Il lui offrit son bras avec une offre qui la tirailla. Une partie d'elle lui disait de récupéré son livre, de tourner les talons et de laisser l'espagnole seul. Et une autre, curieuse voulait savoir ce qu'il en découlerait. "J'accepte uniquement pour éviter que vous perdiez dans un domaine que vous ne connaissez pas" dit-elle avant d'accepter le bras qui lui tendait.

Ils se mirent à marcher dans les jardins de Whitehall et Eleanore en profita pour respirer profondément pour retrouver un calme serein.
"Dites-moi... Qu'est-ce qui vous a poussé en dehors de votre bureau ? Cela n'est pas dans vos habitudes."

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MessageSujet: Re: Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth  Jeu 10 Juil - 22:12

« Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée. »
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Bien jolie furie qui se présentait à lui, et alors qu'il tentait de se montrer un minimum plus sympathique qu'à son habitude, sa bien belle compagne d'infortune se renfrognait d'avantage. Il savait que le moindre de ses gestes, aussi calculés qu'ils puissent être en matière de courtoisie, viendrait à l’énerver d'avantage mais l'idée même de faire profil bas ne faisait que lui effleurer l'esprit. Une simple idée de passage qu'il balayait du revers de la main, préférant de loin voir l'éclair de frustration et de fureur qui passait au travers de ces yeux de biche, c'était un de ces plaisirs coupables auquel il ne pouvait renoncer facilement. Bien sûr, il pouvait se fendre d'un excès de gentillesse et même se faire passer pour le plus correct de tous les gentlemen, mais il ne pouvait décemment pas se mentir à lui même durant trop longtemps et ce, même si, il fut un temps où il aurait put se targuer d'être le meilleur de tous les hommes. Seulement ce temps était désormais écoulé, et les vicissitudes de la vie l'avaient mené sur des sentiers bien plus sombres où peu d'espoir semblait pouvoir subsister, il avait dégringolé les escaliers de la vertus au fur et à mesure que sa vie prenait des airs d'enfer sur terre, et il ne se remettait qu'à peine de tout cela.

Difficile alors d'oublier tout ce qu'il avait subit, toutes les épreuves. Impensable de redevenir l'homme sage, effacé, religieux ou encore un peu naïf qu'il avait été. Le destin qu'un Dieu, qu'il voyait désormais comme imparfait, avait choisi pour lui et qu'il s'évertuait à suivre. Après tout s'il n'avait pas complètement perdu foi dans la religion chrétienne c'était bien grâce à ce principe de « destin ». Il vaincrait les embûches les unes après les autres pour gagner sa place au Paradis même si ces dernières années il avait bien d'avantage vécu dans le pécher que dans la vertus ; mais peu importait personne n'avait besoin de le savoir. La demoiselle qu'il était à l'heure-même en train d'ennuyer n'avait pas besoin de le savoir, cela faisait parti des choses qu'elle aurait à loisirs de lui reprocher si elle venait à en avoir vent. Il s'étonnait d'ailleurs que la femme qu'elle avait apportait dans sa malle de voyage ne l'avait pas prévenu de son passé, mais il était vrai que quand on avait une belle-fille qui avait préféré quitté la demeure familiale mieux valait ne pas trop s'étendre sur les problèmes des autres surtout quand on était une femme comme Katerina.

Non, les seules suspicion que pouvait avoir Eleanore venait uniquement de quelques constats qu'elle avait put elle-même faire, de ce que lui avait bien voulu lui dire, et surtout de quelques commérages venant de la cour. En somme, rien de bien intéressant et surtout rien qui ne soit véritablement secret. « Oh, ne détournez pas ce que je dis, et ne prenez pas à mal toutes les maladresses dont je suis capable. Gardez juste à l'esprit que vous êtes bien plus intéressante que la plupart des dames de la cour qui ne savent penser qu'au travers des actes de leurs chers et tendres époux. », avait il alors dit alors qu'elle consentait enfin à passer son bras autour du sien. « Nous avons tous nos mystères et nos secrets, certains son pires que d'autres, et j’espère pour vous n'avez pas pour secret un mari caché qui voudrait me tuer après vous avoir imposer ma présence. », toujours ce sourire aux coins des lèvres, il enserrait son bras tout en gardant prisonnier le livre qu'il lui avait confisqué de son autre main. « Je serais tout aussi affligé d'apprendre que cette femme forte que vous me laissez si souvent entrevoir n'est rien qu'une façade, mais je vous suis reconnaissant de veiller à ma survie au sein de ses jardin. Je me doute bien que mon absence vous affligerait énormément. », l'ironie n'était pas absente de ses propos, bien loin de là, et il devait avouer qu'il s'amusait assez pour avoir oublier ce qu'il faisait en ses lieux.

Néanmoins d'une voix calme elle venait le lui rappeler pernicieusement, et lui dans un soupir perdit son sourire. Il était vrai qu'il n'était pas vraiment là pour profiter des paysages printanier pas plus qu'il n'aurait dû quitter son poste pour profiter de la compagnie d'une jeune femme, mais lui pensait qu'il en avait assez fait et que tout homme travailleur méritait un peu de repos. « Me surveillez-vous pour être au courant de mes habitudes ? », il se moquait gentiment d'elle. « Si j'ignore bien des choses à votre sujet vous semblez savoir tout de moi. Voila qui m'inquiète, peut être devrais-je d'avantage surveiller mes arrières avant qu'il ne m'arrive malheur. », fixant l'horizon, il ne lui offrit aucun coup d’œil amusé vis à vis de cette situation. Il se contentait de regarder les fleurs et autres boutons encore verts qui se dessinaient sur les arbustes qui se trouvaient de part et d'autres de ce chemin qu'ils suivaient tous les deux. « Malheureusement pour moi, je ne suis qu'un homme et bien des hommes sont sujets à l'inconstance, et je m'ennuyais au fond de mon bureau. Peut être était il marqué dans le grand livre du créateur que je devais sortir pour vous rencontrer.  Plus que cela, peut être s'est il dit que vous n'aviez que trop à faire et que cela vous délivrerait par là même de vos propres engagements. », et il coula vers elle un regard rieur tout en serrant un peu plus son bras contre le sien avant de tourner à l'angle d'un bosquet.




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MessageSujet: Re: Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth  Sam 19 Juil - 16:33
Aiden ∞ Eleanore
Un lion ne s'attrape avec une toile d'araignée
EEleanore se retint de rire. Il était vrai qu’elle ne pensait pas à travers un homme. N’étant même pas fiancé, la jolie noble ne pouvait penser que par elle-même. Son père étant mort et détestant cordialement son frère, elle en faisait un peu qu’à sa tête et se disant libre de ses actes et de ses paroles. Son fort caractère en avait dissuadé plus d’un à demander sa main, ayant peur de ne pas pouvoir le tempérament fougueux de la jeune duchesse originaire du Westmorland. Et une chose était sûr, le jour où elle se marierait, elle ne se laisserait pas dicter sa conduite par son époux. La jeune femme refusait de se plier à cela, alors elle attendait patiemment son heure. Un jour viendra où elle trouverait l’homme qui lui conviendrait.
« Des femmes sans intérêt je le reconnais. Je n’aime pas penser à travers les actes de quelqu’un d’autres, quitte à avoir une mauvaise réputation. »

La belle se fichait pas mal de sa réputation. Bien qu’elle fasse attention à respecter les nombreuses étiquettes, sa franchise pouvait surprendre et être mal prit. Aiden le savait assez bien d’ailleurs. Elle ne mâchait pas ses mots en général.

Un mari ou fiancé caché. Eleanore regarda l’Espagnol avec un air faussement choqué. Mais cela pouvait lui donner des idées. Cependant il était d’ordre public que l’Anglaise était toujours sans fiancé et sans époux à vingt-six ans. Chose rare et pas forcément bien vue car des rumeurs pouvaient facilement être lancé.
« Rassurez-vous, je les fais plutôt fuir alors cela ne risque pas d’arriver. »

Son compagnon de promenade, la relança. Cela ne cesserait qu’au moment où il se séparerait. Mais cela ne gênait pas la brune, qui pouvait aiguiser ses mots sans peur de vexer l’homme. De toute façon, elle se fichait bien de ce que penser Aiden. Il n’était pas de rang noble alors qu’elle oui. Cela faisait souvent une sacré différence. Les titres donnaient plus de poids aux dire de quelqu’un. D’ailleurs la suite semblait être une provocation. Qu’une façade ! Eleanore se força a respirer profondément pour rester parfaitement calme.
« Qu’une façade ! Vous me vexez Mr Palanques. Si ce n’était qu’une façade je ne vous aurais pas accompagné ! »

Est-ce que la jeune femme connaissait l’espagnole par cœur ? Non. Ce n’était que déduction. Elle ne connaissait même pas son emploi du temps. Eleanore était plus souvent dans les jardins qu’à l’intérieur du palais, donc ce n’était que des déductions. Elle ne voyait pas souvent Aiden dehors, c’était pour cela qu’elle avait dis ça.
« Oh, je n’ai fait que de simple déduction. Je ne vous vois que très rarement à l’extérieur de Whitehall. En aucun cas je connais votre emploi du temps. »

Lui s’ennuyer sur un de ses livres ? Eleanore était surprise. Elle ne pouvait le nier. Le reste la fit doucement rigoler. Un rire léger et court. La jeune noble ne pouvait dire ce qu’elle ressentait et comment elle devait réagir à cela.
« Je n’avais point d’engagement, et je doute que le Créateur avait planifié notre rencontre. Je mettrais plus cela sur le compte du hasard ou alors ce n’est point du hasard et vous souhaitiez vous me rencontrer ? »

Eleanore avait relancé l’Espagnole. Une petite taquinerie pour lui rendre les siennes. La jeune femme se tut en attendant la réponse de son interlocuteur. Elle laissa le ferma les yeux et laissa le soleil caresser sa peau et le la brise faire virevolter ses mèches brunes.
« Pour un espagnol, je trouve que profiter bien peu de notre soleil anglais. Certains sortent plus vous. Vous devriez profitez un peu plus au lieu de rester vouter sur vos livres. »


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MessageSujet: Re: Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth  Lun 25 Aoû - 10:44

Charmant n'est jamais bien loin.


Il n’avait pas eu de chance dans ses futures conquêtes, même si certaines damoiselles étaient toujours à ses pieds, il n’avait pas obtenu celles qu’il désirait le plus. Il en avait eu des déconvenues, même une fois, une lady lui a vomi sur ses chaussures. Quelle honte ! Lui un si grand homme ne méritait pas un tel châtiment, alors qu’il était tout simplement parfait. Les femmes étaient toutes des ingrates, mais il n’allait pas tarder à leurs montrer qui était réellement le Comte Charmant. Il était beau comme un dieu, fort comme Apollon et lui le savait, il avait été béni par les lois divines le jour de sa naissance. Après tout, seul un dieu pouvait faire un être si beau et lui, il était l’incarnation de la perfection. Voilà pourquoi toutes les belles dames tombées à ses pieds et en ce qui concernait les plus farouches, elles devaient être juste trop timides pour lui avouer qu’il était magnifique. Mais, il était têtu, ils les auraient à l’usure et bientôt elles seraient à ses pieds. Il n’avait jamais eu froid aux yeux pour conquérir une belle dame, il roulait des muscles durant les joutes, faisait le beau, se mettait même debout sur son fidèle pur-sang. Franchement, ça c’est la classe quand même !
Charmant était toujours à la cour, comme un coq dans sa basse-cour, toujours en quête d’une belle poulette à ajouter à son poulailler. Il se promenait dans les grandes salles, dans les jardins et il avait bien de la chance, puisque c’était toujours là qu’il rencontrait les plus belles créatures. Alors qu’il se promenait, une rose à la main, il la vit, elle Eleanore Worth, une ravissante noble, qu’il rêvait de pouvoir mettre sur son tableau de chasse. Elle n’était pas seule, mais il s’en moquait bien, ses rivaux étaient tous des lâches. Il s’approcha alors d’elle, ignorant superbement l’homme, qui avait tout d’un espagnol, aux cheveux noirs, alors que lui ses cheveux étaient aussi blonds que les blés.

« Lady Worth, quel ravissement de vous voir ici, vous êtes le rayon de soleil de ma journée. Justement, je venais de cueillir cette rose en pensant à vous et vous voilà, devant moi, telle Vénus sortant des eaux. La coïncidence est si belle n’est-ce pas ? » Il s’était planté devant elle, évinçant ce rival fort peu intéressant et il tenta de la charmer, à grand coup de sourire, de clin d’œil et de mouvements de cheveux gracieux.



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Un lion ne s'attrape pas avec une toile d'araignée // Eleanore Worth
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