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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Jeu 24 Juil - 10:04

Le charme à l'anglaise.


L’Angleterre, Londres. Jack Mortimer était enfin rentré chez lui, sur les terres de la rose, cet endroit où il revenait à chaque fois, pour retrouver ses anciennes attaches. Même s’il aimait sa Blacklantern, l’Angleterre lui avait toujours fait un certain effet. Il était attaché à ce pays, à sa terre, ses maisons, ses femmes et même si la mer était pour lui une source de vie, revenir sur sa terre natale était tout aussi bénéfique pour lui.
Amarrer son navire dans le port de Londres n’avait pas été une chose facile. Jack avait dû faire affaire avec le gouverneur du port, qui ne voulait pas le laisser entrer. Pour mieux le convaincre, le capitaine du Blacklantern l’avait grassement payé et il lui avait montré sa belle cargaison de produits de luxes. Après cela, il avait pu enfin mettre les pieds en ville, avec les membres de son équipage qui n’étaient pas chargés de surveiller le navire. En presque un an, Londres n’avait pas changé, et c’était pour mieux rattraper le temps perdu et les dernières nouvelles, qu’il se rendit dans la taverne la plus proche, pour prendre connaissance des potins londoniens, mais aussi pour boire son premier verre sur le sol anglais. Ses hommes et sa fille l’avait suivi et tous monopolisèrent la taverne avec leurs récits et des chants joyeux. Tout en buvant, Jack Mortimer apprit donc qu’il y avait eu une rébellion contre la reine. Une révolte qui avait malheureusement raté et que par la suite, beaucoup ont perdu leurs têtes. Tous des nobles ! Et lui, il n’était même pas là pour assister à un tel spectacle ! Bon ce n’était pas grave, bientôt ils auraient tous un fastueux mariage à fêter et l’homme comptait bien être présent à Londres, à ce moment-là. Surtout pour accueillir le fils de l’empereur, dont il pillait les nombreux navires. Jack but beaucoup ce jour-là, trop même, si bien qu’en sortant de la taverne, à la tombée de la nuit, il était dans un piteux état, tout comme le reste de son équipage. MJ était déjà partie vaquer à d’autres occupations, quant à lui, il était temps de retrouver une vieille connaissance : la voluptueuse Mary-Ann Paton. D’ailleurs, sur le chemin, il se disait qu’il avait bien fait de boire pour la retrouver, puisque la maquerelle, ne serait pas ravie de le revoir, après presque un an sans nouvelles.
Le capitaine marchait en titubant, parfois il tombait, à d’autres moments, il arrivait à se retenir sur un brave manant qui passait par là. Il riait comme un imbécile et vidait de temps en temps la bouteille de rhum qu’il avait subtilisé à la taverne, avant de partir. Jack Mortimer ne savait pas comment il parvenue jusqu’au Redlantern, probablement l’odeur de la cocote, qui l’avait attiré jusque-là, mais il était arrivé à bon port. Avec difficulté, l’homme frappa fortement à la porte et une femme vint lui ouvrir. Quand elle vit son état pathétique, elle lui claqua la porte au nez, mais Jack la retient avec son pied et entra de force dans la maison close.

« Ecoutes ma cocote, ici je suis comme chez moi, alors soit mignonne, va me chercher Mary-Ann et dit lui que son vaillant capitaine est de retour. » Disait-il sur un ton très alcoolisé, tout en affichant un grand sourire aux lèvres.

Alors que la fille partait, l’homme alla s’installer dans l’un des coins de la maison close, s’affalant dans les coussins, tout en terminant sa bouteille de rhum. Il attira à lui une jolie blondinette qui passa par-là et à qui il rapporta, d’une voix assez incompréhensible, ses voyages, son bateau et les trésors qu’il avait pu voir. La petite dinde ne cessait de rire, tant mieux, si Mary-Ann ne venait pas, il aurait au moins de quoi se mettre sous la dent. Sa bouteille de rhum terminée, il en voulut encore plus et réclama cette fois-ci du vin.

« Soit-mignonne jolie fleur et va me chercher du vin ou mieux du rhum. » Demanda-t-il à la petite blonde, tout en lui caressant le bout du nez. L’homme s’affala un peu plus dans les coussins et beugla bruyamment, pour appeler Mary-Ann. « Et elle est où Mary-Ann, j’avais demandé à ce qu’on me l’amène ! »



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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Lun 28 Juil - 11:28
Le charme d'un pirate


Depuis la mort de Charles, son époux, Mary-Ann Paton avait connus plusieurs amants. Mais un seul parmi eux pouvait être considéré comme un amant régulier ; Jack Mortimer ou plutôt le capitaine Jack Mortimer. Un pirate, un alcoolique, un dépravé. Cela faisait sept ans qu’elle le connaissait et qu’ils étaient amants. Ils formaient un couple étrange, avec de nombreuses différences liées à leur vie et à leur histoire respective, et d’ailleurs, ils n’étaient même pas un couple à proprement parler. Jack Mortimer collectionnait les conquêtes et Mary-Ann n’avait rien de la femme soumise et éperdument amoureuse. Seulement, même s’ils se disputaient beaucoup et que chacun menait sa propre vie, Mary-Ann savait que Jack reviendrait toujours vers elle, et Jack devait lui aussi savoir que, malgré les engueulades, la tenancière du RedLantern lui ouvrirait toujours la porte. Quelque chose les liait étrangement et ils se comprenaient. Et Mary-Ann devait bien se l’avouer, elle ressentait beaucoup d’affection et d’attachement pour Jack.

Cela faisait pourtant des mois qu’elle ne l’avait pas revu. Habituellement, il ne partait pas plus de trois mois loin de la capitale anglaise. Au début, il lui avait beaucoup manqué. Elle se demandait, passant près du port, s’il ne lui était pas arrivé quelque chose. Puis, au fur et à mesure que les semaines passaient, sans nouvelles du beau capitaine, Mary-Ann avait fini par se pencher sur l’hypothèse de sa mort. Jack était un pirate, son destin était de mourir en mer. C’était un homme fort, mais contrairement à ce qu’il aimait surement croire, il n’était pas invincible. Il avait peut-être été tué. Cette pensée l’attristait, plus qu’elle ne saurait l’avouer, mais la mort était la fin qui attendait tout être humain. Nul ne savait sous quelle forme et à quelle heure elle se présenterait. Mais elle se présentait un jour. Il ne pouvait en être autrement.

Mais aujourd’hui, elle ne pensait plus à Jack. Il était peut-être mort, peut-être pas, elle ne le saurait sans doute jamais. D’autres choses occupaient cependant ses pensées. Il y a quelques mois, son fils, Arthur, était réapparu à sa porte. Le jeune homme de seize ans avait grandi, il en avait aujourd’hui vingt-trois, et avait gagné en confiance et en ambition. Il était devenu garde royal, œuvrant pour la loi au contraire de Jack qui ne vivait que pour bafouer les règlements. Rien ne comptait désormais plus au monde pour Mary-Ann que son fils, son dernier fils, celui qui était finalement revenu vers elle. Elle était toujours une femme indépendante mais depuis le retour de son fils, elle voyait beaucoup moins d’amants, ne désirant pas subir à nouveau le départ de son fils qui ne pourrait supporter d’apprendre la vie de débauche qu’elle avait mené depuis sept ans. Mais elle n’en ressentait pas un manque pour autant, du moins pas pour le moment. Arthur était son secret, l’enfant qu’elle ne devait pas échouer à protéger. Il était hors de question que quiconque lui fasse du mal. Il était hors de question qu’elle le perde une deuxième fois et qu’elle revive l’angoisse de ne même pas savoir s’il était vivant ou mort, là où il était, elle ne savait où.

Mary-Ann était dans son bureau, occupée à faire les comptes de la recette mensuelle quand une de ses filles frappa à la porte lui apprenant qu’un homme la demandait en particulier. La jeune prostituée n’était là que depuis quelques mois et ne pouvait donc pas connaitre Jack. Elle le décrivit comme un homme complètement saoul, surement un marin. La maquerelle se demanda si quelqu’un avait eu la stupidité de faire entrer un homme qui n’avait pas les moyens de se payer son bonheur entre ses quatre murs. Elle posa sa plume près de l’encrier et quitta son bureau pour aller voir ce qu’il se passait.
Il était là, une prostituée assise à ses côtés, presque sur lui. Il lui racontait des histoires de mer, avec une façon de parler qui trahissait son taux de sobriété. Mary-Ann fut tellement étonnée de le voir, n’ayant pas imaginé son retour et l’ayant véritablement cru mort, qu’elle ne sut que dire ni que faire durant plusieurs secondes.

« Jack. », fut le seul mot qui sortit de sa bouche alors qu’elle l’observait. Elle avait dit ce nom comme une constatation. Sans joie ni colère. Trop étonnée encore pour réagir.

Elle était à la fois contente de le voir en vie, et fâchée qu’il n’ait pas donné de nouvelles, et surtout elle se demandait comment elle allait le gérer lui maintenant qu’il y avait Arthur, chose à laquelle elle n’avait jamais réfléchi puisqu’elle le croyait mort depuis un moment.

La réaction à laquelle Jack s’attendait sans doute, puisque c’était la réaction typique qu’aurait Mary-Ann habituellement, était de se faire passer un savon. (Que ce soit clair, jamais Mary-Ann n’aurait montré à Jack qu’elle était heureuse de le savoir en vie. Il ne fallait pas exagérer.) Et c’est sans doute ce qui allait se passer. D’autant plus que là, l’idée qu’avec le retour de Jack, le fait que sa mère couchait avec un pirate depuis des années parviennent aux oreilles d’Arthur l’avait frappée de manière si brutale qu’elle n’envisageait même pas ne fusse que de discuter avec Jack pour le moment.

« Qu’est ce que tu fiches ici ? Ca fait des mois que…Tu…Je ne veux pas de toi dans mon établissement, sors d’ici ! », dit elle, en le tirant par le bras.
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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Mer 6 Aoû - 13:49

Le charme à l'anglaise.


Le Red Lantern était bien plus une escale pour les hommes amateurs de bonnes chairs et de jolies femmes. Dans cette antre du plaisir, on pouvait trouver des femmes de toutes sortes, de la plus exotique à la plus banal. Cependant, pour avoir accès aux trésors de la maison close, il valait mieux être riche, propre et surtout très connu de la maison. Les nobles étaient bien souvent les clients principaux de la maison, alors que les pauvres, s’ils voulaient goûter à une femme, devaient se contenter de celles qui tapinaient.
Pour le beau capitaine le Red Lantern était une escale, une maison qu’il visitait à chaque retour pour retrouver sa belle maîtresse, la maquerelle Mary-Ann Paton, mais aussi, le nom de bordel lui rappelait son navire, c’était ce qui l’avait toujours attiré vers ce lieu de débauche. Ce soir ses hommes allaient se contenter des putes de bas étages, alors que lui goûterait à l’excellence. Il était capitaine et il était toujours mieux payé que les autres. En partant vers l’inconnu, il ne savait pas s’il allait pouvoir s’enrichir et pourtant, c’était ce qui était arrivé et à force de négocier des marchandises, mais aussi d’arnaquer des personnes, il avait pu même s’offrir quelques petites extras comme un petit cadeau, pour se faire pardonner à sa belle.
Jack Mortimer savait déjà à l’avance, que son retour, non attendu, allait choquer dans un premier temps sa belle, mais aussi l’énerver. En plus, on ne pouvait pas dire qu’il y avait été avec tact, c’était complètement ivre, qu’il était entré dans la maison close, beuglant, pelotant les filles qu’il trouvait au passage et réclamant à tout prix sa dame. Le Capitaine Mortimer n’avait jamais eu de tact et personne ne serait donc étonné de le voir dans un tel état, surtout après plus d’un an de navigation, loin de la belle Angleterre. D’ailleurs, beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts depuis son départ précipité à cause de la vieille Tudor. Des têtes étaient tombées et en plus le Red Lantern avait de nouvelles prostituées. Oui le temps s’était écoulé bien vite et le Capitaine voulait à tout prix le rattraper. Cependant, comme il put le remarquer en la voyant, le temps n’avait pas atteint Mary-Ann Paton, qui était toujours aussi belle que par le passé. Elle avait peut-être quelques rides au coin des yeux, mais sa beauté était toujours la même. Alors qu’elle se trouvait face à lui, elle ne sut quoi dire pendant quelques instants, en même temps vu son état, il n’y avait pas grand-chose à dire. Mais, Jack ne se serait jamais attendu, à ce que la maquerelle lui tire le bras et lui demande de partir. L’homme la regarda quelques secondes d’un air ahuri, se moquant bien d’être entendu de tout le monde et surtout vu par la bonne société londonienne.

« Roooo Mary, tu ne vas pas me mettre à la porte alors que je viens tout juste d’arriver, pour une fois j’ai même de quoi payer. » Ricanait-il sur un ton ivre, tout en sortant une bourse pleine d’or de sa poche. Brusquement, il attrapa alors la taille de la belle maquerelle la rapprochant de lui un peu plus encore. « J’ai beaucoup de temps à rattraper et je n’ai vraiment pas envie qu’on me mette à la porte, en plus ça serait dommage, je devrais offrir cette petite merveille à une autre femme. » Ajouta l’homme tout en sortant un collier de vrais perles pour les mettre sous le nez de la femme. « Je trouve qu’elles iraient très bien autour de ton délicieux cou. » Riait l’homme. « Ahh merci chérie ! » La bouteille de rhum qu’il avait réclamé arriva entre les mains d’une délicieuse blonde et pour la remercier Jack lui tapa les fesses tout en lui lançant une pièce d’or et il se tourna à nouveau vers Mary-Ann. « N’es-tu point heureuse de me revoir ? » Demanda le capitaine tout en affichant un visage de chien battu.



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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Dim 24 Aoû - 10:06
Le charme d'un pirate


«Roooo Mary, tu ne vas pas me mettre à la porte alors que je viens tout juste d’arriver, pour une fois j’ai même de quoi payer. », lui répondit l’homme, complétement ivre, tout en sortant une bourse remplie de sa poche.

Mary-Ann s’était tellement habituée à l’idée que Jack était mort en mer, qu’elle ne savait absolument pas quoi faire de lui maintenant qu’il était là. Certes, pour l’instant, elle lui en voulait. Cela fait presque un an, sans aucune nouvelle. Elle l’aurait bien giflé pour la peine car au fond, malgré l’air désintéressé qu’elle se donnait, la tenancière du Red Lantern éprouvait une certaine affection et un certain attachement pour le pirate. Le croire mort l’avait d’ailleurs fort attristée, bien qu’elle se dise qu’une mort en mer était parfaite pour Jack. Seulement, contrairement aux autres fois, elle n’avait pas autant envie de se disputer avec lui. Elle était trop occupée à penser à ce qu’il se passerait après. Sans doute que, comme d’habitude, les choses redeviendraient comme avant une fois qu’ils se seraient bien disputés car après tout, même si aucun des deux ne se l’avouait clairement, Mary-Ann et Jack avaient de l’affection et de l’attachement l’un pour l’autre. Mais les choses pouvaient elles redevenir comme avant entre elle et Jack ? La situation n’était plus la même, et ça bien sûr, il l’ignorait.

« J’ai beaucoup de temps à rattraper et je n’ai vraiment pas envie qu’on me mette à la porte, en plus ça serait dommage, je devrais offrir cette petite merveille à une autre femme. », ajouta t il en sortant un collier de vrai perle. « Je trouve qu’elles iraient très bien autour de ton délicieux cou. », ria-t-il.
Mary-Ann trouvait le collier magnifique, même si elle ne se faisait pas d’idées ; Jack l’avait dérobé et non acheté, et d’ailleurs, il était surement venu avec cela en ésperant éviter l’engueulade. La maquerelle dévisageait son amant, sans dire un mot, toujours trop surprise pour réagir.
« N’es-tu point heureuse de me revoir ? »

Mary-Ann tâcha cependant d’oublier ses soudaines inquiétudes concernant ce qu’il pourrait se passer si son fils apprenait pour elle et Jack. Après tout, il était tout à fait possible de lui cacher. Arthur passait son temps à la Tour de Londres, où il surveillait la princesse Elizabeth Tudor. Il ne rencontrerait peut-être jamais Jack Mortimer. Ce que Mary-Ann craignait le plus à vrai dire, c’est qu’il entende des rumeurs au sujet de Jack. Mais encore une fois, cela n’arriverait peut-être jamais. Cependant, dans tout les cas, son fils passait avant tout. Jack lui avait manqué, par moment, oui. Elle était contente de le revoir, oui. Mais elle pouvait très bien se passer de lui. Tandis qu’Arthur…Son cœur avait saigné chaque jour de son absence. De ne pas savoir où il était. De ne pas savoir si elle devait prier pour son bonheur sur terre ou pour son repos éternel. Et à cette idée, à l’idée que son fils soit peut-être mort, elle était au fond la femme la plus malheureuse du monde. Il était donc hors de question de perdre Arthur une nouvelle fois. Elle ne le supporterait pas.

La gérante du Red Lantern arracha le collier de perle des mains de Jack avant de répondre :
« Un an sans nouvelles, Jack. Je te croyais mort, emporté par les flots. », commença-t-elle. Certes, au fond, elle était heureuse de le revoir, mais… Elle n’allait quand même pas lui donner ce qu’il voulait aussi facilement. Même si elle le voulait aussi, d’une certaine façon… Après tout, Jack l’attirait toujours. Et elle savait que c’était réciproque, sans quoi il ne serait pas là devant elle. Elle se tourna alors un instant vers Bess, l'une de ses prostituées, et mit ses cheveux de cotés. « Bess ? Attaches moi cela s'il te plait, mon ange. », lui demanda-t-elle en parlant du collier. Une fois qu'elle eut terminé de lui mettre, Mary-Ann s'approcha du premier miroir qu'elle vit pour se comtempler, tant en parlant à Jack en même temps, d'un air qu'elle voulait volontairement désintéressé. Une femme doit bien savoir se faire désirer....
« Et maintenant tu es là et tu reviens comme si de rien n’était. Un an, c’est long, Jack. Peut-être que je t’ai remplacé. », dit elle, bluffant pour s’amuser un peu de la situation. « Qu'as tu donc fait durant tout ce temps, dis moi ?...Tu m'as l'air d'avoir pris un coup de vieux... », lui dit elle, même si ce n'était que pure invention et que le pirate conservait toujours un charme intemporel. Mais ça, il n'avait pas à le savoir. Il était déjà bien assez fier de sa personne ainsi...


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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Jeu 28 Aoû - 22:24

Le charme à l'anglaise.


La traversée entre le Nouveau Monde fut agitée, longue, mortelle pour certains de ses hommes. Il était parti pour ne pas risquer sa vie, ici en Angleterre, pour ne pas supporter les foudres de la nouvelle reine. Il avait beau être courageux, mais face aux hautes autorités, il avait toujours préféré prendre la fuite. Il y a presque un an, l’homme avait laissé beaucoup de chose derrière lui, l’Angleterre, cette l’île à laquelle il était tant attaché, mais aussi Mary-Ann Paton, la belle maquerelle qu’il connaissait depuis sept longues années. Il était parti pour ne pas prendre de risque, mettant les voiles vers des contrées qu’il connaissait déjà, mais qui étaient dangereuses. Pour remplir ses cales, il avait été contraint de tuer, de piller, de bafouer des hommes. Il ne s’était pas montré, non plus sensible face aux indigènes, qui l’avait si bien accueilli. Il avait pris leur or, gagnant leur confiance, mais les Espagnols étaient revenus, mettant en l’air ses pourparlers. Les indigènes étaient morts et il avait fuis à nouveau, les cales pleines d’épices, d’or et de marchandises peu connues en Europe. L’or ses hommes en avaient eu une partie, pour mieux les motiver pour le retour. Avec le reste, il avait acheté d’autres marchandises. Il avait pillé, menti, mais maintenant, il était de retour, prêt à bafouer sa souveraine, prêt à contrer son Dieu pour mieux s’imposer. Il avait bien sûr entendu parler de la révolte et pour lui, une reine avec autant d’ennemie ne resterait pas sur le trône, bien plus encore quand elle allait se marier avec un Espagnol. Jack Mortimer haïssait cette engeance, pas tous, certains n’étaient pas ainsi, mais il détestait ces êtres noirs et coincés, qui s’imaginaient être les hommes les plus riches.
Le voilà maintenant de retour et il comptait bien rattraper cette année de fuite perdue, même si elle avait été plus que prolifique pour lui côté financier, il n’avait pas pu passer de moments avec la belle Mary-Ann et il comptait bien le rattraper. Il était ivre et ne comprenait pas vraiment la réaction outrée de son amante, elle l’avait cru mort, lui aussi d’ailleurs, mais maintenant, il était en vie et de retour.

« Pour tout te dire, j’ai bien failli passer plusieurs fois l’arme à gauche, chérie, mais je suis revenu. » Il se mit à sourire à pleine dent, laissant choir sa bouteille, il avait trop bu… En fait non, il reprit la bouteille, avant que son liquide ne s’éparpille trop sur le sol, puis la vida d’un trait. Maintenant, il avait assez bu. Même si elle était furieuse, Mary-Ann ne rechigna pas sur le collier et demanda après quelques instants à l’une de ses catins, de le lui mettre. En admirant le décolleté de sa belle, Jack ne put que constater que le bijou mettait bien en valeur sa poitrine.
« Il te va bien, j’espère qu’il te plait, parce qu’il m’a valu toute une bourse d’or, la semaine dernière, alors que j’étais en France. » Il riait nerveusement, trop éméché pour se rendre vraiment compte qu’il riait. Le spectacle qu’il offrait était presque pathétique, mais quand il devenait un peu plus lucide, il parvenait à savourer l’air revêche de son amante.
« Moi ? Vieux ! Je n’ai jamais été aussi beau et au meilleure de ma forme, la preuve, tes filles se sont jetées sur moi ! » Il regarda la jolie blonde qui était avec lui tout à l’heure, pensant pouvoir bien agacer sa belle maquerelle, mais il reprit bien vite un ton plus sérieux. « On va parler des choses sérieuses dans ton chez toi, j’aime les femmes, mais leurs oreilles sont beaucoup trop indiscrètes à mon goût. » L’homme se leva, tituba, et sans attendre une réponse de la part de Mary-Ann, il quitta les pièces de plaisirs, pour se diriger, dans le jardin intime de sa belle, là où elle logeait. Pour y avoir mis les pieds de nombreuses fois, il connaissait l’endroit par cœur et quand il en ouvrit la porte, le trouva inchangé. Il s’installa sur le fauteuil sur lequel il avait l’habitude de se mettre quand il venait, alors que Mary-Ann entrait à peine dans la pièce.
« Voilà au moins une chose qui n’a guère changé, ta chambre. » Il s’exclama, désignant la pièce, puis posa son regard sur la belle maquerelle. « Je ne suis pas un grand sentimental comme tu le sais, mais ta présence m’a manqué au cours de cette année. » Il lui avoua cette phrase sur un ton doux, voulant être honnête, non pas romantique, de toute façon, il ne l’avait jamais été, il était un aventurier, un capitaine, qui n’avait que pour réelle compagne, la mer.


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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Sam 30 Aoû - 20:25
Le charme d'un pirate



Jack lui avoua qu’il avait à plusieurs reprises failli perdre la vie, sans pour autant lui donner de plus amples détails. Le pirate avait toujours de nombreuses aventures à raconter et Mary-Ann aimait l’écouter parler, quand, après avoir fait l’amour, il lui parlait de ses voyages, des terres étrangères, du soleil espagnol et de tant d’autres choses… Voilà une vie qui lui aurait bien plu et qui la faisait toujours rêver, d’une certaine manière, même si elle ne regrettait pas pour autant ses choix de vies à elle. Voyager vers l’inconnu, libre comme l’air, n’obéissant à aucune loi, comme la fille de Jack le faisait…Elle aurait aimé le faire, elle aussi, si elle n’avait pas eu ses enfants. A vrai dire, quand elle avait rencontré Jack, elle n’avait plus d’enfants à ses côtés étant donné qu’Arthur et Edmond l’avaient reniée à l’époque, et qu’elle prétendait qu’ils étaient morts, mais elle avait toujours les filles, qui avaient besoin d’elle. Ces jeunes filles qu’elle avait accueillies dans sa vie et pour qui elle était comme une mère. Elle n’aurait pas pu les abandonner. Et puis, il y avait le contrat avec lady Mary, devenue reine aujourd’hui…

Après l’avoir complimenté sur le collier, lui annonçant également que celui-ci lui avait couté toute une bourse d’or, Jack reprit un ton plus au moins sérieux, - plus au moins, puisqu’il était complètement soûl et n’avait donc nullement l’air sérieux peut importe les efforts qu’il faisait -, et quitta la pièce principale pour se diriger en titubant vers la chambre personnelle de Mary-Ann, sans même que celle-ci lui aie donné son autorisation de le faire.
La maquerelle mit un petit temps à comprendre où il comptait se rendre. Quand il franchit la porte de sa chambre devant le regard particulièrement surpris de la prostituée qui était assise à ses côtés il y a quelques secondes sur le fauteuil et qui ne le connaissaient pas encore, n’étant employée au RedLantern que depuis quelques mois, Mary-Ann se hâta alors de le suivre. Le comportement de Jack ne l’étonnait pas, il avait toujours été du genre à se sentir chez lui un peu trop vite, même en étant sobre, - si toute fois il lui arrivait de l’être -, mais cela ne lui plaisait pas pour autant. Qu’il agisse comme s’il avait tout les droits dans sa demeure sous les regards étonnés des filles, ce n’était surement pas une chose que l’on pouvait qualifier de tolérable. Cependant, pour une raison qu’elle ignorait, la maquerelle s’abstint de le faire remarquer et se contenta de dévisager Jack en levant les yeux aux ciels quand elle le trouva déjà assis, en entrant. A croire qu’elle n’avait pas envie de se disputer avec lui, malgré toutes les occasions qu’elle pouvait saisir pour le faire…Voilà qui était étonnant, venant d’elle.

« Je ne suis pas un grand sentimental comme tu le sais, mais ta présence m’a manqué au cours de cette année. », lui avoua-t-il en la regardant, sincère.

Mary-Ann le regarda quelques secondes en silence avant de se détourner et de se diriger vers le miroir le plus proche.

« La tienne aussi…Par moment. », répondit-elle, alors qu’elle vérifier si son imposante masse de cheveux était toujours bien coiffée. Peut-être n’était ce là, inconsciemment, que le reflet de son incapacité à avouer à son amant qu’il lui avait manqué aussi en le regardant dans les yeux.
La tenancière du RedLantern passa sa main sur le collier de perles qui sublimait maintenant son décolleté. Ce bijou était absolument magnifique. Elle n’en avait jamais encore vu d’aussi raffiné. Enfin si, il y a très longtemps, quand elle était encore une jeune lady de seize ans occupant le poste de dame de compagnie de lady Mary Tudor d’Angleterre, mais ce temps là était bien loin…

Elle se retourna vers lui. Au fond, elle désirait elle aussi gouter de nouveau à ses lèvres, qui devaient sans aucun doute exhaler le torride parfum du rhum. Elle avait envie d’être plus proche de lui, de ne pas se contenter uniquement de voir qu’il était en vie, mais de le sentir. De sentir qu’il était vivant en l’étreignant, en se collant à lui comme elle l’avait fait de si nombreuses fois. Cependant, Mary-Ann était une femme qui aimait se faire désirer. Elle avait bien trop de fierté pour faire le premier pas, ce n’était pas à elle de le faire de toute évidence.

« Puisque tu es vivant…Pourquoi ne me racontes tu pas ce que tu as fait durant tout ce temps. Où est ce que tu es allé, pourquoi tu es revenu. », demanda-t-elle. « En plus, comme tu es soul, tu oublieras de mentir, ce qui pourrait donner des versions intéressantes de tes grandes aventures… », ajouta-t-elle, alors qu’elle vint prendre place face à lui. Elle avait attrapé au passage une des bouteilles de vins qu’elle gardait dans une commode de sa chambre, pour les moments où elle recevait des invités personnels, - ce qui arrivait de moins en moins -, ainsi qu'un unique verre pour elle, Jack étant déjà bien assez ivre ainsi...

Son inavouable et secret besoin de l’affection des hommes s’étaient éstompés avec le retour de son fils. Et de toute évidence, même si elle ne s’était jamais contenté de lui, car elle n’était pas sa femme après tout et n’avait nulle besoin de lui être fidèle, aucun homme ne valait Jack, chose qu’elle ne lui dirait bien sûr jamais. Quelque chose de spécial les liaient. Jack revenait toujours vers elle et malgré les disputes elle l’accueillerait toujours finalement dans son lit. Il était celui auquel elle était le plus attachée, et elle savait que c’était réciproque. Et même s’il était aussi le plus absent, elle savait qu’elle ne l’aurait pas apprécié autant s’il n’avait pas été ce qu’il était, à savoir un pirate libre comme l’air sans lois et sans retenues. Elle n’avait pas besoin de lui tout le temps, et lui non plus. Parfois il allait voir ailleurs, et elle aussi. Tout était en fait très bien ainsi. Mais combien de temps cela pouvait il durer, avec Arthur pas loin… ?
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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Sam 6 Sep - 22:59

Le charme à l'anglaise.


Il n’avait pas cette qualité, qui pouvait faire de lui un homme aimant, d’ailleurs il ne l’avait jamais été, sauf peut-être dans l’acte et selon les femmes. Il n’était pas un homme tendre, cela n’avait jamais été lui, sauf en compagnie d’une seule femme, mais là encore il se restreignait. Si on l’avait contraint à prendre une épouse, il aurait été un piètre mari et si par malheur, il avait eu des enfants de cette épouse, il aurait été certainement un très mauvais père. D’ailleurs, sa fille bâtarde, la seule qu’il avait reconnu, il s’en moquait bien, elle n’était rien à ses yeux, sauf peut-être une héritière, celle qui pourrait prendre sa suite, le jour de sa mort. Il avait d’autres enfants, ça s’était sûr, mais jamais il n’irait les chercher, jamais, il ne les accueillerait, quand ceux-ci viendraient le voir. Une fille lui suffisait, cela faisait déjà une menace de trop. Il y avait qu’une personne qui avait su gagner son respect, qui était parvenu à l’assagir auprès d’elle et cette femme, il l’avait rencontré, il y a sept ans. Mary-Ann Paton était une femme unique, veuve, sans enfants, elle avait tout pour plaire et le fait qu’elle ne l’ennuie pas, avait fini par jouer en sa faveur. S’il était revenu, c’était pour elle, pour la revoir après toutes ces années. Il avait pris le risque, il était parvenu à masquer le Blacklantern pour retrouver la belle maquerelle, malgré la menace de la reine et de son futur mari. Les rois, il s’en moquait bien, lui était le roi de l’océan, il était déjà parvenu à bafouer de nombreuses fois Charles Quint, il n’hésiterait pas avec son fils, quand l’empereur finirait par rendre l’âme. Surtout que l’or de ces rois ne servaient pas à grand-chose, juste à entretenir la guerre, lui Jack, permettrait ainsi la paix en le volant, ce qui n’était pas plus mal.
Mary-Ann était en colère, cela ne l’étonna pas, il ne s’attendait même pas à ce qu’elle se jette à son cou, pourtant il fut content de la voir en bonne santé, mais aussi apprécier le collier qu’il lui avait acheté. Elle avait tout d’une grande dame, elle le méritait. L’alcool commençait à faire un peu moins son effet, par rapport à son entrée, il ne chuta même pas quand il gravit les marches pour se rendre dans la chambre de la belle, pour avoir plus d’intimité. Dans un élan de romantisme, il lui avoua être qu’elle lui avait manqué, ce que la maquerelle affirma à son tour, tout en minimisant la chose. La belle voulait qu’il lui parle de cette année passée sur les océans et dans d’autre contrés. Il était saoul, il hésita, ne sachant pas s’il devait dire la vérité, ou mentir. Il préféra ne pas lui mentir, toute façon, à quoi bon, elle n’allait pas le trahir, elle ne trouverait pas de gars aussi beau que lui, sauf peut-être un minet qui sent bon, mais lui n’aurait pas son courage.

« J’ai dû fuir précipitamment l’Angleterre, si je puis dire. Ta reine avait une dent contre moi, il fallait bien que je sauve ma tête. » Il se mit à rire quand il la vit se servir un verre de vin et ne pas lui en proposer. Bon après tout, elle avait raison, il avait bu plus que de raison. « J’ai donc traversé l’Atlantique avec mon équipage, on a accosté dans le Nouveau Monde. Je te passe les guerres et les combats que j’ai dû subir à cause de ces maudits espagnols. Saleté ! Mais bon, mes cales étaient pleines, les indiens se faisaient massacrer, je n’avais plus qu’à repartir. Je suis ensuite passé en Orient, faire un peu de négociation et aussi pour ramener des épices. J’ai travaillé quelques temps pour la France, puis après un dernier passage en Orient, je suis revenue ici, retenté ma chance. J’ai même dû masquer mon Blacklantern à cause de cette pourriture de reine ! La catin ! » Il pesta encore quelques minutes avec des mots incompréhensibles envers la reine, puis se concentra à nouveau sur son amante. « Ma tête doit toujours être mise à prix, enfin je ne sais pas, avec le Philippe qui arrive et tous ces Espagnols pleins les rues, je dois me faire discret, mais si tu me vois disparaître, c’est tout simplement que je sauve ma peau. Le père et le fils m’avaient toujours accepté et voilà qu’une foutue catholique arrive sur le trône, pour que moi, je ne puisse plus travailler honnêtement. » Il pesta à nouveau, puis posa son regard sur Mary-Ann, un regard vague, mais il s’attarda sur le visage de la femme, regardant ses traits, ils étaient comme il les avait toujours imaginé en pensées. Mary-Ann était une belle femme et malgré son âge, elle supplantait toutes les catins qu’elle logeait dans son bordel. « Et toi, tu t’en sors ici ? » Demanda-t-il tout en continuant de la regarder.


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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Lun 22 Sep - 14:10
Le charme d'un pirate



Mary-Ann écouta le pirate lui conter le résumé de cette année d’absence tout en sirotant son verre de vin. Il disait la vérité. L’ascension de Mary Tudor au trône d’Angleterre était loin d’être bénéfique pour un hors la loi comme lui. Il l’écouta pester contre leur souveraine et l’insulter sans prendre sa défense. Certes, elle était reconnaissante envers la reine Mary. Sans la proposition qu’elle lui avait faite il y a des années, elle n’aura pas connu ses filles et elle n’aurait probablement que très peu de moyens. Elle lui devait beaucoup, même si, étant loin d’être naïve, elle savait pertinemment que Mary Tudor avait proposé cela dans son propre intérêt et non dans le but premier de l’aider. La reine Mary était la fille de Katherine d’Aragon, et Katherine d’Aragon, par sa bonté et sa gentillesse avec elle lors de son passage à la cour, avait toujours été un modèle d’admiration aux yeux de la gérante du RedLantern. Inconsciemment, elle se sentait redevable envers Katherine. Sa loyauté allait donc d’autant plus naturellement vers Mary. Elle ne pouvait pas non plus nier qu’ayant été dame de compagnie de la petite lady, elle avait éprouvé un certain attachement pour elle, en son temps, et s’était réjouie de voir, en aout, que finalement, la roue tournait pour celle-ci avec son ascension au trône. Mary-Ann avait d’ailleurs toujours soutenu la cause de Mary, avant même la proposition de celle-ci, ses sentiments envers l’admirable reine Katherine et ses souvenirs de la petite lady en étant surement la cause, en grande partie. D’ailleurs, apprendre qu’Henry VIII répudiait Katherine pour épouser Ann Boleyn l’avait révoltée, comme une grande partie de la population qui avait immédiatement détesté cette nouvelle reine. Elle s’était sentie triste pour Katherine et pour Mary. La pauvre enfant ayant vite été relayée au rang de batarde… Et ce n’était là que le début de ses malheurs. De plus, de religion catholique, et très croyante malgré les apparences, Mary-Ann ne voyait aucun inconvénient au catholicisme de Mary, même si contrairement à elle, elle n’avait que faire de la confession protestante de certains sujets du royaume.

Cependant, sa loyauté envers la reine Mary n’était pas infaillible et entendre Jack pester contre elle ne la ferait guère sortir de ses gonds comme cela aurait pu le faire avec Arthur. Elle s’en était bien rendue compte quelques mois auparavant, avec le retour de son fils à Londres. Elle lui en avait voulu, à sa reine, d’avoir accepté son fils dans la garde royale. Un fils qui à ses yeux, n’avait pas grandi depuis la dernière fois qu’elle l’avait vue. Et non seulement il était devenu garde royal, mais en plus de cela, plus dévoué que n’importe quel autre admirateur du régime Mary Tudor, il avait réussi à se faire embrigader par Gardiner dans cet espèce de poste secret et infiniment dangereux. Heureusement, pour l’instant, cette conversation restait sans suite. Arthur n’avait encore rien eu de dangereux à faire en secret, et Mary-Ann espérait bien qu’avec l’apparition de Constance dans sa vie, sa dévotion baisserait d’un cran et qu’il choisirait de rester un garde royal comme les autres, ni plus ni moins.

« J’espère que la reine Mary ne te causera pas trop d’ennuis…Cependant, Jack…Si tu souhaites passer inaperçu des soldats de la reine, il faudrait que tu aies un peu moins l’air d’être un pirate. Crois moi, je te trouve très bien comme cela mais, tu perdrais tout ton charme, raccourci d’une tête… », répliqua Mary-Ann. Jack était en effet terriblement attirant comme il était, avec ses nattes, son bandana et son regard typique du hors la loi fière de l’être. Mais justement, c’était bien cela le problème. Il sentait le pirate à 20 lieues à la ronde.

« Moi… », commença-t-elle ensuite, pour répondre à sa question. « Une de mes filles est tombée enceinte peu après que tu sois parti et j’en ai recruté trois nouvelles. Depuis que Mary est reine, je suis beaucoup mieux payée qu’avant lorsque je débusque des traitres, alors on peut dire que les affaires se portent bien, sauf que les traitres sont de moins en moins facile à débusquer et qu’au début de l’automne, je me suis fait une ennemie parmi la haute société, la duchesse de Devonshire, qui a commencé à colporter des rumeurs de maladies au sujet de ma maison. C’est bien la seule chose qui fait reculer les hommes devant leur pulsions sexuelles, la peur d’en mourir, alors comme tu l’imagines ma clientèle a fortement baissé à ce moment là...Les choses vont mieux maintenant, mais j’attends cette garce au tournant. Je la soupçonne d’être une hérétique, en plus, ça tombe bien. Et puis, si elle n'en est pas une, je compte m’arranger pour faire croire à sa Majesté le contraire. »

Mary-Ann et Jack étaient aussi sincères l’un envers l’autre qu’un très vieux couple qui n’avait rien à cacher l’un à l’autre et au sein duquel la tolérance parfaite régnait. C’est d’ailleurs pour cela que Jack était le seul homme à savoir quelle était la véritable nature du RedLantern, un repère d’espionnes à la solde de la reine. Il savait également pourquoi Mary-Ann avait eu la chance d’être choisie pour tenir cet endroit, autrement dit, il savait qu’elle avait connu la reine Mary quand elle était adolescente. C’était pourtant là une des choses qui répugnait Mary-Ann. Parler de son enfance, de son adolescence, de ses origine ; de noble et batarde naissance… Mais il y avait quand même un mensonge dont elle n’avait pas épargné Jack. A lui aussi, elle avait dit que la totalité de ses enfants étaient morts. Avouer qu’il l’avait reniée était une chose trop difficile. Et elle avait donc préféré éluder pour l’instant le sujet le plus important du résumé de cette année, le retour de l’un d’entre eux. Elle n’était pas sur de vouloir le dire à Jack. Il méprisait la loi autant qu’Arthur méprisait les hors la loi. Ces deux hommes là n’étaient pas fait pour s’entendre. Cependant, Mary-Ann avait confiance en lui, et au fond de son cœur, elle savait que, si Arthur se trouvait un jour dans une position vraiment délicate, elle pourrait compter sur Jack pour lui venir en aide, si elle lui demandait. Et puis, dévoiler son secret à quelqu’un pourrait la libérer d’un poids… Qui sait, elle trouverait peut-être la force de le faire au fil de leur conversation...

Sachant pertinemment que Jack la désirait, Mary-Ann, ne le quittant pas du regard, passa lentement sa main le long de son nouveau collier de perles, pour attirer le regard de celui-ci sur son généreux décolleté. C’était un geste voulu et réfléchi, mais elle agissait évidemment comme s’il n’en était rien. Le principe même de la séduction.

« Le Nouveau Monde, comment est ce ?... », demanda-t-elle. Elle enviait Jack de voyager, libre comme l’air, en terres inconnues. Cette vie lui aurait bien plu, mais elle ne regrettait pas pour autant la sienne. « Les colons y ont-ils instaurés des coutumes différentes ? Est ce là bas que tu as appris à te tenir si loin d’une femme, ou as-tu simplement acquis l’habitude de te tenir loin de moi ? », ajouta-t-elle ensuite.

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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Dim 5 Oct - 21:18

Le charme à l'anglaise.


Il était bon de voir que le monde n’avait pas totalement changé durant son absence. Mary-Ann était toujours là, Londres restait une ville infecte et malheureusement, la reine n’avait toujours pas passé l’arme à gauche. Heureusement pour elle, elle avait dépassé sa cousine déchue, cette gamine qu’elle avait fait décapiter. Au moins, Jane Grey avait un plus joli minois que cette reine aigrie par la vie. Jack ne s’était jamais gêné pour dire son opinion aux personnes qu’il connaissait, de toute façon, ces mêmes personnes savaient très bien que si elles ne dénonçaient il les transpercerait avec son épée en guise de vengeance. La crainte qu’il inspirait, l’aidait beaucoup dans sa vie de nomade, et à chaque fois qu’il dressait son étendard noir, les populations craignaient de voir la mort.
Le Blacklantern, depuis de nombreuses années, était parvenu à se faire un nom, il était un mythe pour beaucoup, certains doutant de son existence. Cependant, les témoignages de ceux qui l’on réellement vu se confondait avec les mythes, si bien que le navire et son mystérieux capitaine Mortimer, qui semblait vivre depuis plus d’un siècle, étaient devenus des légendes locales. Jack s’amusait de cela, il adorait le fait qu’on le voyait comme un immortel et bien sûr, à la mort de son père, il n’a pas été crié sur tous les toits que c’était le fils qui était à la manœuvre. Et après lui, un autre Mortimer prendrait sa suite et ça serait sa fille, perpétuant ainsi le mythe, intensifiant la peur, autour de ce sombre navire.
L’homme savait que Mary-Ann était loin d’être contre le règne de la reine Mary Ière, mais il ne se gênait pas de la critiquer devant elle, puisque sa belle ne se moquait pas de l’opinion des autres. D’ailleurs, c’était risible pour lui de voir que le temple de l’espionnage de la reine, accueillait un capitaine, qui n’hésitait pas à blasphémer contre elle et qui pillait aussi les navires de son futur navire.

« Je n’ai pas l’air d’un pirate ma belle, mais d’un capitaine. Il y a une nuance très grande. » Son égo était flattait par l’argument de la belle maquerelle qui le trouvait toujours à son goût et surtout il appréciait qu’elle se soucie encore de sa vie, malgré le fait, qu’il l’ait abandonné durant un an. « Je ne risque rien, personne ne sait que le navire qui a accosté est le Blacklantern, la Mouette Volante est quand même un nom bien plus commun. Quant à mes hommes, MJ se charge de leur discrétion, quand ils se pavanent dans les tavernes de la ville. » Il avait pensé à tout, sinon, jamais il ne serait revenu et jamais Mary-Ann ne l’aurait eu face à lui.
Il en apprit un peu plus sur la vie de la belle durant son absence. Il découvrit ses nouvelles turpitudes, ses problèmes avec une duchesse, qui avait colporté des ragots sur sa maison, l’absence de client, mais aussi le fait qu’elle avait su redresser la barre seule. Mary-Ann était une femme forte et indépendante, voilà pourquoi, il n’avait jamais à s’inquiéter pour elle, seule, elle parviendrait toujours à se défendre face à l’adversité. Elle pourrait même faire un excellent capitaine de navire, si elle prenait un jour la mer. D’ailleurs, elle voulait se venger de cette duchesse, ce qui ne l’étonnait pas, Mary-Ann n’était pas une femme à se laisser faire et Jack savait très bien que de telle femme, il fallait parfois s’en méfier et surtout ne pas les mettre en colère. Cette duchesse n’avait qu’à bien se tenir. Puis sa belle lui demanda de son côté, comment était le Nouveau Monde. Avant qu’il ne réponde, elle lui fit remarquer que depuis le début, il se tenait loin d’elle. Jack se mit à rire et l’attira à lui, avant de l’embrasser fougueusement. Dès le premier contact, le capitaine sut que Mary-Ann lui avait beaucoup trop manqué pour que cela soit raisonnable, et cette pensée lui fit approfondir un peu plus le baiser. Quand ils se séparèrent, il entreprit le récit de son voyage.

« Le Nouveau Monde est un endroit exotique et surtout très libre. Tu vas peut-être, être étonnée, mais les indigènes vivent presque nus sur leurs terres, mais ils sont peu nombreux, ces foutus espagnols sont en train de les massacrer ou de les réduire en esclavage. Et crois-moi, ça n’arrange pas mes affaires, parce qu’ils ont été très généreux avec moi. Toutes les épices que je voulais, ainsi que l’or et l’argent, ils me l’ont donné. Il y a aussi de nombreux animaux là-bas, certains très sauvages, d’autres beaucoup plus aimable. J’ai même un homme qui s’est fait bouffer par une sorte de serpent, ce n’était pas beau à voir. » Il se mit à rire en se souvenant de ce moment, puis il continua. « Mais malgré les choses que j’ai vu, j’avais qu’en tête de revenir ici, mais je ne pouvais pas revenir les mains vides. » Il caressa la gorge de la femme, tout en laissant glisser sa main sur le collier et la poitrine de la maquerelle.


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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Mer 22 Oct - 14:16
Le charme d'un pirate

« La mouette volante. », répéta Mary-Ann, éclatant de rire. Quel nom ridicule à côté du Black Lantern.

Après que Mary-Ann lui eut conté les derniers évènements, Jack l’embrassa fougueusement. Le constat fut le même pour l’homme et la femme ; ils avaient passés bien trop longtemps sans se voir. Mary-Ann se retint de ne pas prolonger le baiser pour ne pas montrer à Jack qu’elle le désirait autant qu’il la désirait, par simple question des principes moraux de la maquerelle, assez féministe, mais le pirate ne prit pas la peine d’en faire autant. Il approfondit le baiser, puis finalement sépara ses lèvres des siennes.
Jack lui parla alors du Nouveau Monde, de ce qu’il y avait vu et termina en disant qu’il n’avait malgré tout qu’une idée en tête ; revenir en Angleterre, mais qu’il ne pouvait pas revenir les mains vides.

« Ca, c’est certain. Si tu étais revenu les mains vides, je ne t’aurais certainement jeté dehors. D’ailleurs je me demande toujours pourquoi je ne l’ai pas fais… » A ces mots, la maquerelle bu une gorgée de vin, se leva des genoux de Jack et se dirigea vers l’un des miroirs de sa chambre, incorporé dans la coiffeuse près de la porte d’entrée.

« Peut-être parce que ce collier me va vraiment très bien… », dit-elle en regardant son reflet, souriant d'un air pensif. « Oui, c’est pour cela.»

Elle revint ensuite vers le pirate, vida son verre alors qu’elle s’approchait de lui, et le déposa sur la table.
« La prochaine fois que tu dois embarquer sur ta « mouette volante » pour empêcher ta tête de tomber de tes épaules en fuyant vers des terres inconnues, un collier de perle ne rachètera pas ta faute Jack. Tu aurais pu trouver un moyen de me prévenir tout de même, je croyais que tu étais mort. C’est très étrange, tu sais, d’être embrassé par un homme que je croyais mort… », expliqua-t-elle.

Elle prit ensuite place sur le bord du lit et, préfèrant finalement ne pas attendre pour lui annoncer qu’elle avait à lui annoncer pour éviter d’y penser constamment et d’être liberée d’un poid. Certes, il était complètement bourré…Mais si elle devait attendre qu’il ne le soit pas, ça risquait de prendre des années. Et on ne savait jamais. Imaginons que par un concours de circonstances incroyables, Arthur se retrouve à la porte de la maison close dans 20 minutes et que Jack se vante devant lui d’être son amant. Elle ne voulait pas que l’un des deux finisse embroché. Et surtout, - car même si Arthur était très doué en matière de duel, Jack restait un pirate -, elle ne voulait pas que son fils finisse embroché par Jack.

« Je sais pourquoi je t’ai ouvert la porte », dit Mary-Ann, désignant de sa main son nouveau bijoux « Et je sais aussi pourquoi toi , tu es venu, Jack. » , ajouta-t-elle en tirant sur le premier lacet de son corset, lui permettant de l'élargir un tout petit peu. « Je t’ai manqué. Difficile, n’est ce pas, de trouver une femme comme moi, même au-delà de l’océan ? », demanda-t-elle d’une voix séductrice, souriant légèrement.

« Inutile de te lever. », ajouta t- elle alors, reprenant un ton normal, avant qu’il ne puisse tituber jusqu’à elle prenant ses gestes pour une invitation à la rejoindre. « Je ne suis pas une prostituée. Tu ne me payes pas avec ton présent, et tu le sais. Tu ne me toucheras pas tant que je ne l’aurais pas décidé, et je dois avant tout de parler de quelque chose de plus sérieux. », expliqua-t-elle. « As-tu assez bu pour faire preuve de sérieux, ou as-tu besoin d’un verre de vin ? », demanda Mary-Ann, s’autorisant un léger rire.

« Tu te souviens de ce que je t’ai répondu quand tu m’as demandé ce qui était arrivé à mes enfants ? », demanda-t-elle,ayant repris un ton des plus sérieux. Elle attendit qu’il lui confirme que oui avant de poursuivre. « Mon troisième fils, Arthur, est vivant. Il est dans la garde royale. », déclara-t-elle alors. Honnêtement, cela avait l'air si absurde qu'elle s'attendait tout à fait à ce que Jack éclate de rire en croyant qu'il s'agissait d'une blague. La propriétaire d'un bordel, qui a un fils dans la garde royale, et qui a un pirate pour amant... Oui, c'est étrange, mais le monde est fou.

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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Mer 29 Oct - 22:26

Le charme à l'anglaise.


« Au moins, le ridicule ne me tuera pas. » Riait lui aussi l’homme, qui n’appréciait nullement pas de devoir changer le nom de son navire, mais il n’avait pas le choix, pour lui et pour ses hommes, qu’il devait avant tout protéger, tel était son rôle de capitaine. Par ruse, il était parvenu à éloigner les soupçons et avec l’aide de quelques pots de vin, il avait pu revenir à Londres, pour retrouver sa belle. Il pouvait à nouveau serrer Mary-Ann contre lui et comme en ce moment, il pouvait se permettre de l’embrasser fougueusement. Cette année loin d’elle, lui avait appris qu’il n’y avait pas d’autres femmes vers qui il voudrait retourner et ces retrouvailles, même si elles étaient loin du romantisme fou des livres de chevalerie galante, étaient des retrouvailles à son image. Il fut déçu de voir qu’elle s’éloignait de lui, après un seul et unique baiser, mais Jack n’en demanda pas d’autres, malgré sa moue boudeuse, il avait bien compris que sa belle voulait lui faire payer sa longue absence. Les perles ne suffisaient pas et même s’il était revenu avec un coffre plein de joyaux, Mary-Ann ne serait pas contente, elle attendait autre chose, malgré leur relation plus que tumultueuse. Elle se jouait de lui et cette situation l’amusait de plus en plus. En ce qui concernait la maquerelle, il lui en fallait toujours peu, sous ses airs nobles et de femme d’affaire sérieuse se cachait une redoutable négociatrice qui savait très bien manipuler son petit monde, quand il le fallait.

« Peut-être que tu ne m’as pas mis à la porte à cause de mon charme fou. J’ai toujours su te faire de l’effet, d’ailleurs toutes tes petites catins étaient heureuses de me revoir. Comment se porte la belle Bess d’ailleurs, je ne l’ai pas vu en bas. » Un sourire amusé s’afficha sur ses lèvres, parler d’une femme en présence d’une autre n’était jamais quelque chose de bon, surtout avec Mary-Ann, mais si la belle voulait jouer, lui aussi le pouvait très bien.
Jack était un homme volage, du jour au lendemain il pouvait repartir à travers les océans, ce qu’il avait fait il y a un an. Il aurait dû prévenir Mary-Ann, mais pour lui c’était une marque d’affection, à laquelle il ne pouvait pas se permettre, il était donc partie avec son navire, sans rien dire, fuyant le nouveau règne de Mary Tudor. Loin de l’Angleterre, il avait pu rencontrer de nouvelles femmes, il avait collecté de nouvelles richesses, mais après quelques mois, ses pensées avaient fini par dériver vers Londres, le Redlantern et la belle Mary-Ann. Il était revenu principalement pour elle, sinon, il serait à l’heure actuelle en train de naviguer sur les mers indiennes.
« Je tâcherai d’y penser la prochaine fois. » Répondit-il d’un ton nonchalant, tout en lissant sa barbe. « Mais comme tu peux le voir je ne suis pas mort et si un jour c’était le cas, tu l’apprendrais très vite, puisque MJ prendra ma succession. » Il était peut-être un pirate, mais il était aussi très organisé. Tout comme son père, il n’aurait jamais voulu voir le Blacklantern dilapidait par ses occupants, il avait donc prévenu son équipage, que sa propre fille prendrait le poste de capitaine à sa mort. Le navire devait rester à un Mortimer et cela ne changerait pas.

La belle maquerelle s’installa sur le lit, jouant les séductrices et avant même qu’il ait eu la pensée de la rejoindre, pour lui faire vivre une folle nuit de passion, elle lui ordonna de rester à sa place. Décidément, il aurait mieux fait de se payer une catin, si c’était pour retrouver son amante aussi frigide. En plus, elle allait l’ennuyer avec un sujet sérieux, ce qui ne lui plaisait pas du tout, ils avaient perdu un an, à cause de cette maudite reine et voilà qu’il allait devoir faire face à des révélations.
« Mary-Ann, ne peut-on pas en parler plus tard ? Bon puisque tu insistes. » Il attrapa la bouteille de vin et commença à boire au goulot, tout en s’installant avec nonchalance sur le fauteuil. « C’est bien parce que j’ai du respect pour toi, sinon je t’aurai prise sur ton lit, à l’instant où je suis rentrée dans cette pièce. » Rétorqua l’homme, pour mieux afficher son mécontentement.
Le capitaine hocha simplement de la tête, quand elle lui demanda s’il se souvenait d’un lointain sujet de conversation, où elle avait évoqué ses enfants qu’elle avait eu autrefois. Pour Jack, les mômes et le mari étaient morts depuis bien longtemps, à quoi bon devait-il s’en soucier. Il but une nouvelle gorgée de vin, puis quand elle lui avoua que son troisième était toujours en vie et dans la garde royale, il s’étouffa avec.
« J’espère vraiment que tu te moques de moi ! » Disait-il tout en toussant. « Tu ne pouvais pas avoir un fils boucher ou même mort ? » En fait, il aurait mieux fait de se noyer en taverne, dans son alcool, plutôt que de venir écouter les révélations de son amante.


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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Dim 16 Nov - 17:20
Le charme d'un pirate

« Peut-être que tu ne m’as pas mis à la porte à cause de mon charme fou. J’ai toujours su te faire de l’effet, d’ailleurs toutes tes petites catins étaient heureuses de me revoir. Comment se porte la belle Bess d’ailleurs, je ne l’ai pas vu en bas. » , avait déclaré Jack, un sourire amusé au coin des lèvres.

« Mes filles… », répondit Mary-Ann en insistant bien ce terme, le préférant nettement à celui de catins, «… jouent leurs rôles. Cela fait partie de leur métier, d’avoir l’air heureuse de voir un débauché avec de l’argent passer le seuil de cette porte. Quant à Bess, ne t’avises pas de la toucher, ou je te ferme la porte à jamais. », ajouta-t-elle, mettant son amant en garde.

Réticent lorsqu’elle commença à parler de révelations, Jack céda néanmoins à lui accorder une écoute attentive.
« C’est bien parce que j’ai du respect pour toi, sinon je t’aurai prise sur ton lit, à l’instant où je suis rentrée dans cette pièce. » , lui dit il. A vrai dire, l’idée plaisait bien à Mary-Ann. Elle aussi, avait envie de coucher avec Jack aujourd’hui…Mais la différence, c’est qu’en tant que femme, elle savait mettre ses désirs côté et ne pas les montrer, pour mieux dominer la situation, pour avoir une sensation de contrôle sur la relation.
« Je le sais. Et heureusement pour toi. Si tu ne me respectais pas, tu ne serais pas invité à entrer dans cette pièce. », dit elle.

Le capitaine du BlackLantern, ou de la Mouette Volante, aux choix, qui avait attrapé la bouteille de vin et commencé à boire sur invitation de la maquerelle, se contenta d’hocher la tête quand celle-ci lui demanda s’il se souvenait de ce qu’elle lui avait raconté à propos des ses enfants. Il se contenta d’hocher la tête. Et quant elle lui annonça ce qu’il en était aujourd’hui, la réaction ne se fit pas attendre…Finalement, lui proposer de boire encore un peu était une mauvaise idée.

« J’espère vraiment que tu te moques de moi ! » Disait-il tout en toussant. « Tu ne pouvais pas avoir un fils boucher ou même mort ? »

« Ton étonnement est compréhensible, mais il ne te permet pas de souhaiter la mort de mon fils. », répliqua Mary-Ann, d’un ton assez clair, sans être trop froid.

« Il s’appelle Arthur. C’est un jeune homme bien, je suis très fière de lui… », commença Mary-Ann. Il est vrai qu’elle l’était. Si la dévotion d’Arthur lui paraissait parfois un peu dangereuse, l’homme qu’il était, était quelqu’un d’admirable. Gentil, généreux, modeste, serviable, respectueux…Arthur avait toujours été le plus discret de ses enfants, aujourd’hui, il était devenu garde royal…Jamais elle n’aurait pensé, à vrai dire, qu’Arthur ferait un tel métier. Lui qui avait toujours eu l’air de préférer la vie la plus simple et la plus tranquille qui soit.

« Il est revenu à Londres au début de l’année. Pendant plus de six ans, j’ai vécu sans savoir s’il était mort ou s’il ne l’était pas…Il a un peu changé. C’est un homme fait, il a des convictions, il a choisi de les défendre. Il a voulu s’engager dans la garde, et il a été pris. C’est un bon duelliste. Ne me demande pas comment ça se fait, mais il semble qu’il se soit entrainé dur. Il est très catholique, et il est fervent partisan de notre reine, et…Bon, pour faire simple, tu le détesterais et il te détesterait aussi. Il porte un faux nom puisque, personne ne doit savoir que c’est mon fils. Tu te doutes bien que les protestants ne viendraient plus dans ma maison s’il apprenait que j’ai un fils dans la garde, et que mon fils n’aurait plus d’avenir dans sa carrière si ses collègues apprenaient que je suis sa mère. Tu as donc intérêt à tenir ta langue. », commença-t-elle. « Il se fait appeler Arthur Wayne. Si je te dis tout cela c’est parce qu’étant donné que les gens comme mon fils chassent les gens comme toi, et que les gens comme toi tuent les gens comme mon fils, et bien… Je préférerais que vos chemins ne se croisent pas, mais c’est mon fils, et si cela arrive, je t’interdis de lui faire du mal. Quoi qu’il advienne. Ne t’avise pas de blesser ou de tuer un garde royal ici à Londres, sans d’être assuré auparavant qu’il ne s’agit pas de mon fils, Jack. », expliqua Mary-Ann.
Tant qu’à faire, mieux valait donner à Jack toute les instructions concernant Arthur directement.

« Mon fils courtise une jeune fille depuis peu. La serveuse du Flying Dutchman. Ne t’avise pas de la toucher. Ni de le regarder de manière peu séante. Ni même de lui dire quoi que ce soit de déplacé. Tiens toi loin de cette femme. », ajouta-t-elle. Si Arthur était un bon duelliste, Jack avait la piraterie dans le sang…Elle préférait que son fils ne se retrouve jamais dans une situation qui lui pousserait à provoquer le capitaine en duel. Et de toute évidence, si par malheur cela arrivait, Jack n’avait pas intérêt à écorcher Arthur.

« Il ne doit pas savoir pour nous, j’imagine que tu l’as deviné. Je tiens à éviter que mon fils ne tente de t’embrocher…», dit elle. Même si honnêtement, dans un duel entre son fils et Jack, elle aurait tendance à parier sur Jack. Cela devait sans doute étonner Jack, qu’elle cela, parce qu’après tout, ce que les gens pensaient d’elle et de sa relation avec l’un ou l’autre homme ne l’avait jamais affecté. Mais elle ne désirait pas perdre Arthur une nouvelle fois. Elle préférait éviter qu’il soit de nouveau en froid avec elle. Il était la chose la plus précieuse dans sa vie…Et elle avait peur pour lui. Arthur avait pris un engagement dangereux. Etre garde royal, c’était déjà prendre des risques. Il avait fallu en plus, qu’il accepte un poste secret, pour mieux servir Gardiner dans une parfaite illégalité. Tuer les potentiels ennemis de la couronne…Oui, et si après il était pris sur le fait ? Il était hors de question qu’elle voit à nouveau mourir l’un de ses fils pendus sur une place publique. Elle était sa mère, elle devait le protéger, et même si vu ses choix de vie, la tâche s’avérerait peut-être des plus difficiles, elle ne pouvait se permettre d’échouer cette fois…

« Je sais que tu vas détester mon fils avant même de savoir à quoi il ressemble, et que la dernière chose que j’ai à te dire va sans doute risquer de te tuer par étouffement avec ton vin mais… », dit-elle de nouveau, après avoir pris une grande inspiration, regardant profondément Jack dans les yeux. S’il advenait que mon fils soit en danger ici à Londres,…tu l’aideras. Tu as un bateau, tu es un pirate. Si un jour mon fils a des problèmes, je veux que tu l’aide à se mettre à l’abri. Il s’est beaucoup engagé envers la reine. Si cela finit par lui retomber dessus…Je ne te demande pas de me promettre de le faire. Un pirate n’a pas le sens des promesses ,je le sais bien. Mais tu le feras. S’il se retrouvait en danger, tu feras ton maximum pour l’en sortir. Pour moi. N'est ce pas ? Tu le feras ? », lui demanda-t-elle, d’un ton inhabituellement grave et sérieux. Quelque chose au fond d’elle lui disait que même si Jack était un pirate, un voleur, un bandit, il ne pourrait pas lui refuser ce service et qu’il demeurait en lui, un léger sens de l’honneur, auquel très peu de personnes pouvaient éveiller...
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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Mar 25 Nov - 19:20

Le charme à l'anglaise.


Son retour serait sûrement très remarqué auprès des personnes qui l’ont connu. A l’image de Mary-Ann Paton, son amante, tous devaient le croire mort et pourtant, il était bel et bien vivant, toujours prêt pour la moindre frasque. Sa première visite avait été pour la taverne, le rhum et la bière anglaise lui avait tellement manqué, en compagnie de son équipage il s’était rendu ivre mort. Puis il était parti pour le Red Lantern, la maison close que dirigeait sa chère et tendre amante. Jack avait toujours eu le sens des priorités et au lieu de prévenir tout d’abord sa maîtresse de son retour, il avait préféré boire son retour victorieux. Mary-Ann faisait semblant de ne pas être heureuse, il le savait surtout quand elle le menaçait, jamais elle ne mettrait ses menaces à exécutions, même si elle était forte, elle tenait beaucoup trop à lui.

« Tu dis cela pour me vexer j’en suis certain, tes filles m’adorent. » Son ton faussement outré l’amusa lui-même et l’alcool aident, il ne parvint pas à garder bien longtemps son sérieux. « Pour ce qui est de Bess, pourquoi je la toucherai ? Elle est mignonne, mais n’a pas assez de formes, contrairement à toi. » Pour lui c’était un compliqué, mais à voir comment son amante le prendrait.
Alors qu’il pensait passer une nuit tendre avec la belle, la suite ne lui plut pas du tout. En effet, Mary-Ann lui annonça qu’elle avait un fils et qu’il appartenait à la garde royale. La réaction de Jack fut calme, mais il ne put s’empêcher de dire que ce fils aurait été mieux boucher ou même mort, ce qui vexa la belle maquerelle. Jack s’excusa, tout en marmonnant dans sa barbe et écouta la suite de ce qu’elle avait à lui dire.
Il apprit donc que le jeune homme se nommait Arthur et qu’il était revenu à Londres en début d’année. Son amante n’avait pas revu son fils pendant six ans et ne savait même pas s’il était vivant. Cela expliquait sûrement le fait qu’elle se soit énervée après l’avoir revu, après un an de disparition. La suite ne fut qu’un enchaînement, Jack comprit les mots catholiques et reine et il sut avant même de voir le gamin qu’il allait le détester. Après lui avoir décrit la situation, Mary-Ann fit ses mises en garde, lui interdisant de blesser ou de tuer son fils. Cela allait de soi, s’il tuait le gamin, plus jamais la maquerelle ne voudrait le voir. Cependant, ces révélations le laissaient perplexes, avoir ce gamin entre ses pattes l’énervait au plus haut point et il se demandait bien, si ce dernier aurait aussi peu de scrupule. En effet, en étant dans la garde, ce fils prodigue pouvait très bien le dénoncer et l’envoyer à la potence. Mary-Ann fit une dernière recommandation, il ne devait pas toucher à l’une des serveuses du Flying Dutchman. Voilà que les choses se corsaient un peu plus, puisqu’il avait justement massacré la famille du propriétaire de cette taverne. Sans qu’il ne puisse le contrôler, il envoya un regard furieux à l’encontre de la maquerelle, mais il se reprit bien vite.

« Donc, pour te résumer, je n’embroche pas ton fils, je ne viole pas sa petite copine du Flying Dutchman. Voilà j’ai bien compris, mais est-ce que ton fils est au courant pour moi ? Comme tu l’as dit, nous allons nous détester et il se peut que par sa faute, je doive quitter à jamais l’Angleterre. Peut-être même que je vais devoir partir ce soir. » Son ton était doucereux, avec une empreinte de fureur, qu’il avait masqué subtilement derrière une aura qui se voulait bienveillante, pour ne pas effrayer Mary-Ann. Elle le savait, il était la seule personne avec qui il se contrôlait et pour cela, elle devait être heureuse. Il but cul sec un verre de vin, qu’il prit à sa belle et s’installa sur le rebord du lit, ne sachant, pour une fois, pas quoi dire de plus. La belle maquerelle le sortit de cet embarra en lui demandant une faveur. Son ton était grave, inquiet et sérieux à la fois, elle voulait qu’il prenne soin de son fils, pour si ça se passe mal, pour le camp de la reine, il lui sauve la peau. Jack se servit à nouveau un verre, qu’il but cul-sec et il se tourna vers Mary-Ann, tout en lui prenant la main.
« Je le sauverai ton marmot et il pourra rester sur le Blacklantern, s’il ne fait pas de manière. D’ailleurs si ton fils sait se battre, il n’est peut-être pas totalement perdu. Quelle idée de le laisser aider la reine, encore toi, tu pourras t’en sortir, mais lui, s’il se mouille trop la chemise, il va se faire de nombreux ennemis. » Tout comme lui, tout comme toutes les personnes qui faisait tout pour leurs causes.


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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Lun 8 Déc - 22:22
Le charme d'un pirate

La maquerelle n’attendait pas plus que cela. A la réponse positive de Jack, elle laissa échapper un léger soupir de soulagement et l’enlaça pour lui prouver sa reconnaissance. Cela n’était pas du tout habituel. La tendresse de ce geste sortait de l’ordinaire. Cela ne lui ressemblait pas. Quand Mary-Ann enlaçait son amant, c’était tout le temps avec une intention de séduction, avec une connotation sexuelle. Cela ne voulait pas dire que leur relation n’était que purement physique. Ils s’entendaient bien sur le plan de l’esprit également. Ils parlaient sincèrement, sans tabou. Ils pouvaient se confier l’un à l’autre. Mais Mary-Ann n’était pas du genre à se montrer de quelque façon que ce soit inférieure à Jack, ou redevable,…Cette étreinte pur et sincère, c’était le genre d’étreinte qu’elle avait souvent partagé avec son mari, surtout lorsqu’il était malade. Mais pas avec son amant.

« Merci. »

Et peut-être était ce aussi la première fois que Mary-Ann remerciait sincèrement Jack. C’était qu’elle tenait à son fils, et que le fait que Jack accepte de l’aider n’était pas qu’une parole. Oui, c’était un pirate. Mais elle pensait connaître Jack au-delà de tout ça. Ce n’était pas un homme bien, c’était un voleur, un assassin et un violeur. Ce n’était pas un homme d’honneur, car d’honneur il n’avait pas. Mais il y avait du bon en lui. Il ne l’avait jamais volée, il ne l’avait jamais violée, il ne l’avait jamais jugée. Elle ne le jugeait pas pour ce qu’il était avec le monde, mais pour ce qu’elle connaissait de lui. Et ce qu’elle connaissait de lui lui donnait l’intuition qu’il était sincère, et que ces mots n’étaient pas des mots en l’air. Et devant l’importance de cette promesse silencieuse, Mary-Ann en oublia son masque de femme constamment forte, sa barrière de sentiments.

C’est seulement au moment de se dégager doucement de cette étreinte que Mary-Ann réalisa que ce qu’elle venait de faire ne collait pas du tout à son comportement habituel avec Jack. L’avait elle pris pour Charles ?
Elle se refusa cependant de détourner le regard, comme elle aurait eu envie de le faire, car cela aurait été la preuve qu’elle se sentait maintenant dans une position inférieure. Elle tâcha donc de faire comme si de rien n’était et comme si ce geste ne lui paraissait pas à elle, comme étrange.

« Rassure toi, tu ne devras pas quitter l’Angleterre à cause d’Arthur. La plupart du temps, il ne sort pas de Whitehall pour faire son service. », répondit Mary-Ann. Et comme cela était paradoxal. Elle était née lady, et avait palais et domaine, et voilà que son fils se retrouvait à côtoyer le sang bleu. Heureusement, il demeurait en toutes circonstances un jeune homme très modeste et d’une grande simplicité. Son frère Edmond n’aurait surement pas réagit de la même manière. « Et s’il vient à te causer des ennuis, tu n’auras qu’à glisser d’une manière tout à fait naturel qu’il te rappelle quelqu’un que tu as connu, Charles Paton. Arthur tient davantage de son père que de moi, à part pour les cheveux. Quand il m’interrogea à ce sujet, je lui dirais qu’en effet, tu es un ami, et que tu es venu en aide à mon mari autrefois, quand il était malade. Si j’arrive à lui faire croire que tu t’es montré bon pour son père, il ne pourra se montrer mauvais pour toi. En tout cas, je trouverais quelque chose, ne t’en fais pas. Même s’il serait mieux que vous ne vous croisiez pas… »

Mary-Ann était quelque peu rassurée. Certes, elle espérait de tout cœur qu’Arthur n’apprenne pas pour sa relation avec Jack, car elle ne voulait pour rien au monde le perdre à nouveau, mais cela n’arriverait pas. Et au final, le pirate pouvait se révéler une aide pour son fils, dans la mesure où Mary-Ann était inquiète, en ce moment. Elle n’aimait pas savoir Arthur prêt à faire tout ce que le cardinal Gardiner lui ordonnait pour défendre également la reine. Cette position spéciale et secrète qu’il avait dans la garde ne lui disait rien de bon. Que se passerait il ? On lui demanderait un jour de tuer l’un et l’autre traitre et ensuite ? Si la reine perdait son trône ? Ou s’il se faisait remarquer ? Gardiner allait il l’aider à ce moment là, ou renier toute implication ? Mieux valait ne pas y penser maintenant…

« Tu sais, je crois que j’ai détesté la reine encore plus que tu la détestes toi, le jour où j’ai appris qu’elle acceptait mon fils dans la garde royale… », confia Mary-Ann. « Je veux pas que l’histoire se reproduise. Je ne laisserais pas cela arriver. Jamais... J’aurais été plus rassurée de le voir pirate que soldat à Whitehall. », ajouta-t-elle, faisant bien sûr référence à la mort de son fils aîné, pendu sur une place publique. Jack était bien l’un des seuls à qui elle avait confié cela une fois. Il était même le seul. Mais elle ne disait même pas cela pour lui à cet instant. Elle se parlait à elle-même.

Mary-Ann se leva, alla rechercher la bouteille de vin laissée sur la table, et revint s’asseoir près de Jack.
« Pas un mot de tout cela. A personne. Et maintenant, ça ne sert à rien d’en parler davantage...» Elle estimait d’ailleurs avoir déjà trop parlé. Elle ne voulait pas finir par se sentir mal à l’aise devant Jack. Ce qui arriverait s’il elle se montrait trop faible en sa présence. Elle posa alors sa main sur la cuisse de son amant, suffisamment haut pour être caractérisé de geste très malséant. Elle but une gorgée de vin à la bouteille, puis le regarda.

« Cette ceinture gâche ta tenue...Tu es mieux sans. », dit-elle avec un sourire grivois, en laissant sa main jouer avec la boucle de la ceinture de Jack, afin de la défaire pour ensuite pouvoir la passer sous sa chemise. Elle ne laissa pas non plus la douceur de sa main effleurer trop longtemps la peau de Jack, et finit par la retirer, de même que la ceinture qu'elle laissa tomber sur le sol. Elle reprit ensuite une gorgée de vin, comme si de rien n'était. Elle savait que Jack ne saurait résister à entrer dans petit jeu et elle avait elle aussi envie de penser à autre chose. Elle le désirait, mais étrangement, elle désirait aussi lui faire plaisir, chose qu’elle ne montrerait et n’avouerait bien sur en aucun cas. C’était que Jack lui avait dit quelque chose qui avait de l’importance à ses yeux. Une grande importance. L’importance qu’un enfant a pour sa mère.
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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  Lun 15 Déc - 22:03

Le charme à l'anglaise.


Ainsi donc, il lui promettait de protéger son fils, de même le prendre sous son aile, si ses affaires tournaient mal, de ne pas l’embrocher, ni lui, ni sa petite amie et tout ce qu’il recevait en retour de la part de Mary-Ann, c’était une simple étreinte. La vie était injuste. Jack lui posa une main un peu gauche sur l’épaule de la maquerelle et la laissa le prendre dans ses bras. Il ne savait pas réellement quoi faire, ce n’était pas dans ses habitudes de faire ce genre de personne, quand il étreignait une femme, c’était soit pour l’embrasser, soit pour approfondir les choses, dans un lit ou n’importe où ailleurs. Jack Mortimer n’était pas un homme de finesse, il ne faisait jamais dans la dentelle, mais pour Mary-Ann, il faisait toujours des efforts, pour lui montrer, qu’elle était importante à ses yeux. Il était parti durant un an et même si ce n’était pas de sa faute, il était toute de même content de savoir que le monde l’avait cru mort, ainsi, il avait pu revenir en toute discrétion, sur les terres anglaises. Maintenant qu’il était de nouveau là, le pirate entendait bien faire parler de lui, sans pourtant aller trop loin. Il était un homme rusé et il parviendrait bien à mettre des bâtons dans les roues de la reine, sans se faire attraper.

« Quelle chance, je ne m’approche jamais de ce palais ! » Répliqua l’homme ironiquement, quand la maquerelle lui avoua que son fils ne quittait guère le palais. Cependant, Jack le savait, il croiserait bien un jour le gosse, cela ne l’étonnerait puisque le destin semblait être contre lui. Il aurait pu passer une vie tranquille avec son amante, mais voilà qu’elle avait un fils qui revenait d’outre-tombe et comme n’importe quel fils, celui-là ne dérogerait pas à la règle de venir ennuyer l’amant de sa mère. Mary-Ann lui donna alors la solution pour affronter son rejeton et pour lui plaire, Jack allait devoir mentir et se faire passer pour l’ami du père, qui avait trépassé il y a bien longtemps. Ce plan était possible, sauf que lui n’avait pas du tout l’air d’une âme généreuse, prête à tout pour aider son prochain, ce n’était pas lui et le mouflet ne tarderait pas à s’en apercevoir, s’il le rencontrait.
« Cela serait tellement plus simple si j’avais la tête d’un homme généreux. » Disait-il avec ironie tout en riant dans sa barbe. « Et si je dis à ton fils que je suis fou de sa mère et que c’est la seule femme vers qui je reviens, quand je suis en Angleterre ? Ca pourrait l’amadouer ? » Il ajouta ces mots d’une voix charmeuse, tout en attirant à lui la belle maquerelle.
Le visage sombre que la femme afficha ensuite, lui dit qu’ils n’étaient pas encore prêts de passer aux choses sérieuses. Décidément, ce fils allait lui gâcher beaucoup de moment, mais Jack tenta, pour le mieux, de rester un compagnon sérieux et compatissant. Le capitaine savait que Mary-Ann n’avait pas eu une vie facile, elle avait perdu son mari, l’un de ses fils avait été pendu en place public. Même si elle était une femme forte, elle avait besoin qu’on prenne soin d’elle, mais Jack n’était pas certain de pouvoir être cet homme. Il fit sa prise plus tendre tout de même, comme pour la consoler, même s’il ne savait vraiment pas comment s’y prendre.
« Pour ce qui est de ton fils, je pourrais lui donner quelques conseils pour l’aider à échapper à la mort, il parait que je suis plutôt bon pour ça. » Riait-il tout en caressant la joue de son amante. « Pour ce qui est de tout ça, tu le sais, je serai muet comme une tombe. » Il souriait, en espérant bien que quand il boirait un coup de trop, sa langue ne se délierait pas aussi vite que son ombre.

Enfin les choses sérieuses commencèrent, quand trop embarrassée, par ce flot de sentiment, Mary-Ann gratifia sa cuisse de sa main. Un sourire pervers apparut sur les lèvres de Jack, qui n’attendait que cela depuis le début. La maquerelle défit sa ceinture et passa sa main sous sa chemise, l’homme fut électrisait par ce contact et il attendit une petite minute avant de pousser Mary-Ann sur son propre lit et de l’embrasser avec passion. Cela faisait un an qu’il attendait cela et il ne voulait plus perdre de temps.


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MessageSujet: Re: LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.  
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LE CHARME A L'ANGLAISE ♣ avec Mary-Ann Paton.
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