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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: LUISA ♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres.  Dim 27 Juil - 10:40
LUISA DEL CARMEN Y ALARIC TELLEZ DE MENDOZA


♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres. ♛



Depuis l'arrivée des espagnols en vue du mariage prochain, et d'ailleurs de bien d'autres étrangers, l'Angleterre semblait s'animer de bals sur bals, auxquels tous les gens de la haute se voyaient bien contraints d'assister pour ne pas salir l'image de leur famille. La coutume était d'y rester au moins une heure, pendant laquelle il fallait parler à un maximum de petits nobles plus hautains les uns que les autres, après seulement, on pouvait s'éclipser en bonne compagnie. Pour Alaric, l'exercice était aisé, et son charme espagnol séduisait tous ses interlocuteurs.

Ainsi donc, ce soir là, Alaric, vêtu d'une somptueuse tenue de soirée, totalement noire -comme le voulait Charles Quint- se rendit au bal masqué (oh hé oh hé) qui tenait lieu à Whitehall Palace. Un masque noir bandait simplement ses yeux, soulignant à la perfection son sombre regard. Il ne tarda pas à retrouver des visages connus cachés derrière ces masques plus complexes les uns que les autres. Encore une bonne excuse pour étaler sa richesse aux yeux des autres. Ce n'était pas du style du jeune Tellez de Mendoza, qui était bien plus humble que cela. Alors que son interlocuteur tenait un discours dithyrambique à propos de la nouvelle reine, et de tout ce qu'elle apportait, le regard du jeune espagnol fut attiré au-delà de la foule, par une silhouette qu'il reconnaîtrait entre mille. Son cœur fit un bon. C'était toujours le cas, quand ses yeux se posaient sur la magnifique Luisa del Carmen. Il y a quelque années de cela, il aurait sans doute tout quitter pour elle, même si elle était plus jeune, elle était d'une rare finesse d'esprit, et son histoire avait quelque chose qui touchait Alaric au plus profond de lui même. Sans la quitter des yeux, il s'excusa bien poliment à l'homme avec qui il discourait et prit congé. Ce soir, il fallait qu'il lui parle, ils avaient sans doute bien des choses à régler.

Quelques dizaines de secondes plus tard, après avoir parcouru la salle, saluant brièvement quelques personnes qu'il croisa sur sa route, Alaric n'était plus qu'à un mètre derrière la demoiselle. ''Luisa, me encantado de verle. Usted es bellissima.este noche. Dondé esta su querido marido ?'' Autrement dit, en un anglais que tous pourraient comprendre « Luisa, je suis ravie de vous voir. Vous êtes très belle ce soir. Où-est votre bien aimé mari ? » Mais toute la finesse de l'esprit se trouvait bien dans leur langue maternelle, en effet, l'utilisation du pronom usted était ridicule en cette situation, les espagnols n'ayant pas pour grande habitude de se vouvoyer, surtout en se connaissant, et l'utilisation du pronom lui même, qui n'est pas obligatoire, insistait encore plus sur cette marque de distanciation qu'Alaric mettait entre elle et lui. C'était tout à fait infantile comme approche, et tout à fait grotesque. Et lorsque la demoiselle se retourna, il ne fit pas dans la demi-mesure en faisait révérence absolument grotesque car surjoué au maximum, tant que son nez touchait presque le sol. Et lorsqu'il se redressa, c'était un sourire crispé, un poil sarcastique, un autre poil satisfait, qui marquait son visage. Il était bien loin de détester Luisa, au contraire même, ses sentiments ne l'avaient peut être jamais quitté, mais son mariage scandaleux avec je ne sais quel bourge anglais l'énervait au plus haut point, et provoquait en lui une haine indéfinie. Il savait que c'était de sa faute si leur histoire s'était terminée, il savait que c'était depuis bien longtemps maintenant, et si de l'eau avait coulé sous les ponts, sa jalousie était remonté à la surface depuis qu'il avait appris pour l'union non réfléchie de Luisa, en arrivant en Angleterre.




Dernière édition par Alaric Tellez de Mendoza le Sam 8 Nov - 12:05, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LUISA ♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres.  Dim 27 Juil - 14:35
Depuis que j’étais au service de Jeanne de Habsbourg, on m’attribuait presque les mêmes égards qu’à elle. Tout ce que je désirais, je l’obtenais, avant même parfois que je n’y pense. Je commençais sérieusement à m’habituer à tout ce luxe qui m’était offert, dépensant au gré du vent, sans compter, mais gardant toujours les pieds sur terre. Il y a une semaine, j’ai faillis y passer. L’auteur de cette poignée de poison avait eu la main un peu lourde, et je suis restée clouée au lit deux jours, entourée de servantes à mes petits soins. Chaque jour je remercie mon père de m’avoir immunisé petite, et je me demande si risquer ma vie tous les jours pour Jeanne en vaut bien la peine, tandis qu’aujourd’hui, elle ne m’adresse pratiquement plus la parole en public et si peu en privée. A Londres, ma vie se résumerait presque seulement entre danger, risques et dépenses. Quand je repense à ma vie en Espagne, avant cette convocation de Charles Quint, je me demande si je n’étais pas plus heureuse. Certes ma mère y était décédée et j’avais du affronter le regard et les immondices de mon oncle lors de son procès, mais j’eus aussi de bons moments…

Assise devant ma coiffeuse, j’étais complètement perdue dans mes pensées et fit tomber involontairement ma brosse à cheveux. Le bruit de la chute contre le parquet suffit à me sortir de mes rêveries et je me pinçais la lèvre inférieure. Quelle sotte tu fais, pensais-je, plus heureuse en Espagne ? Ta mère y est morte sous les coups de tes oncles et un en particulier. Tu as passé ton adolescence à côté de lui sans jamais te douter que son seul désir à lui était de te voir périr dans les mêmes circonstances que ta pauvre mère. Tu as été exposé à toute l’Espagne avec ce procès, tout le monde te reconnaissait dans la rue et tu vivais un enfer. Je m’en voulus de penser que je fus plus gaie là-bas, dans ce pays qui ne m’apporta rien de bon. Pas même un amour sincère. Au moins ici, me dis-je, on ne te reconnaît plus pour les frasques de ton oncle mais pour ta position sociale auprès de la sœur du futur mari de la reine Mary Tudor. Au moins ici tu peux te complaire dans l’opulence et subvenir à tous tes besoins. Je jetais un dernier coup d’œil au miroir devant moi et m’appliqua à sourire, chassant toutes ces mauvaises ondes de mon esprit. Ce n’était pas le moment de songer à de telles choses, car ce soir, un nouveau bal prenait place dans la salle du banquet de Whitehall. Mais pas n’importe lequel, puisqu’il s’agissait là d’un bal masqué, le premier pour moi.

Alors que je me levais de ma chaise, une personne toqua à ma porte. A la vue de Meredith, je ne souriais plus de force pour chasser mes désagréables pensées, mais je souriais de réel bonheur. Elle m’apportait le masque que j’allais porter ce soir. « Vous allez rayonner ce soir. » Avec son aide, j’entrepris de mettre mon masque, doré et noir, devant mes yeux.

Plus tard dans la soirée, alors que je discutais chiffons en compagnie de quelques connaissances espagnoles, je reconnus immédiatement la voix masculine qui venait de s’élever derrière moi. Son espagnol chantant, je l’avais tellement entendu et écouté que je le reconnaitrais entre milles. J’eus alors un moment d’arrêt, un froid qui me parcourra l’échine, et mon cœur manqua un battement. L’impression que tout l’intérieur de mon corps s’était déchaîné à sa simple voix, ce fantôme du passé. Je jurerai que s’il m’avait touché, mon corps aurait rendu l’âme. Cela avait beau faire des années que notre histoire était finie, il avait toujours ce même effet sur moi, et je détestais me l’avouer. « Luisa, je suis ravie de vous voir. Vous êtes très belle ce soir. Où-est votre bien aimé mari ? » Dès lors, j’étais anxieuse à l’idée de croiser son regard si ténébreux, mais je ne le vis pas immédiatement puisque celui-ci s’exerçait à la révérence, la plus basse qu’il m’ait été donné de voir d’ailleurs. Je me mis à rire doucement, le pauvre était aussi embarrassé que moi, si ce n’est plus. Conscientes de mon changement d’attitude et d’un malaise déjà extrêmement palpable, mes amies décidèrent de partir, non sans glousser. Lorsque mon regard croisa le sien, je sentis mes mains devenir moites au contact de la branche de mon masque, et mes joues commencèrent à rougir. Mieux valait-il que je le garde sur le nez encore un peu… « Merci… Chancelier. Je vois que vous m’avez reconnu. » La gêne était telle que nous nous vouvoyions comme si tout notre passé n’eut été qu’un rêve. « Comment savez-vous que je suis mariée ? » La situation était hautement ridicule, nous nous connaissions par cœur, et pourtant, nous nous sentions obligés de jouer un rôle. Le fait qu’il me parle de Richard m’ébranla au plus haut point. Je n’aurais jamais cru parler de ça avec lui, lui que j’avais toujours pensé appeler un jour « mon mari »…

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MessageSujet: Re: LUISA ♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres.  Sam 2 Aoû - 23:19


♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres. ♛



Rien de plus irritant que le gloussement constant des centaines de jeunes lady qui peuplaient cette salle. Par moment, Alaric se demandait pourquoi il ne s'enfuyait pas de tout cet univers pompeux des riches et nobles. Après tout, il n'était ni réellement un de Mendoza, et n'était qu'un demi Habsbourg. Un bâtard, qui avait un accès plus que mérité à la partie dorée de la vie, tant en Espagne qu'ici en Angleterre. Et il s'en rendit d'autant plus compte quand il arriva en compagnie de Luisa, et que ses douces amies posèrent de lourds regards sur lui, avant de s'éloigner en les observant du coin de l'oeil, ricanant par la même occasion. En fait, peut être que tout cela n'avait rien à voir, et que l'humeur de jeune espagnol ne tenait qu'à la rencontre de son ancien amour, ce qui le perturbait au plus haut point. Et grand dieu ! Chancelier ? Vraiment ? Chancelier ? C'était ainsi qu'elle s'adressait à lui ? Tout cela était ridicule, et Alaric eut presque envie de faire demi tour. Et pourtant, c'était tout son corps qui était étrangement attiré vers la jeune femme. Si souvent il avait essayé de s'excuser, si souvent elle l'avait repoussé. Il n'était même plus sur de se tenir face à la Luisa qu'il avait connu. ''Comment savez-vous que je suis mariée ?'' Alaric eut un rire nerveux. La réponse était simple, il savait en arrivant qu'elle était déjà en Angleterre, et il s'était tout de suite intéressé à sa situation, questionnant servantes et autres gens quelconques. Mais il ne laissa pas paraître tout cet intérêt qu'il lui portait. « Vous l'avez dit, je suis le Chancelier de Castille. Je m'occupe des affaires du roi, de la justice du pays, mais il est aussi de mon devoir d'être au courant de tout ce qui concerne les espagnols, particulièrement dans une situation telle que nous la vivons aujourd'hui, avec ce mariage royal. » Et, il ne put s'empêcher de rajouter, avec une légère pointe d'ironie. « Il est de mon devoir de m'assurer que nous renvoyons une bonne image de notre pays, que nous ne nous comportons pas comme des animaux, ou … comme des ivrognes. » Oui, car il savait non seulement pour le mariage, mais aussi pour les conditions de celui-ci. A croire qu'il s'était réellement intéressé à l'histoire. Il soupira. « Et je dois dire que sur ce point, vous me décevez quelque peu. » Oh misère, quelle fierté habitait donc le bel espagnol pour s'adresser de cette manière à la jeune femme. Il était tout à fait odieux. Mais peut être était-ce la jalousie qui parlait. Car il pouvait bien dire ce qu'il voulait, mais ce n'était pas les yeux du chancelier qui soutenaient le regard de Luisa, mais bien ceux de l'amant trompé. Amant qu'il n'était d'ailleurs plus depuis un moment, mais il semblait avoir du mal à retenir l'idée. Tout cela était pourtant bien de sa faute, ils avaient vécu une histoire si douce, si belle et si simple. Mais il n'avait pas été l'ombre d'un idiot et s'était comporté comme un véritable goujat, l'infidélité ayant mis fin à toute relation. Un servant passa, portant un plateau. Alaric attrapa deux coupes et le remercia d'un signe de tête avant que l'homme ne s'en aille. Il offrit l'une de deux à la jeune femme. « Dites-moi, l'aimez-vous tout de même ? On raconte ici et là que ce n'est pas un mariage sans faute. » Le chancelier ne cherchait qu'à blesser Luisa, autant que ce mariage le blessait lui même, bien qu'il ne voulait pas l'admettre. Et à vrai dire, sa réponse pourrait sans doute lui faire l'effet d'un coup de massue. Qu'adviendrait-il si elle l'aimait vraiment ? L'espagnol savait parfaitement qu'il ne pouvait plus rien y avoir entre eux, mais si lui ne pouvait l'avoir, alors il était bien déterminé à ce qu'aucun autre ne l'est. Y aurait-il encore quelque passion en lui ?


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MessageSujet: Re: LUISA ♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres.  Mer 13 Aoû - 14:30
J’avais du mal à le regarder dans les yeux, beaucoup plus que je ne voulus me l’admettre. Il avait ce pouvoir sur moi, celui d’ébranler tous mes sens à la seule évocation de son nom et au seul son de sa voix. Nos regards se cherchaient, s’évitaient. Gênée, embarrassée, je maintenais mon masque devant mon visage, ne souhaitant pas qu’il se rende compte de mon trouble. Je m’en voulais de réagir encore de la sorte des années après notre rupture. Une rupture sanglante qui se fit dans la douleur et les pleurs. Surtout les miens. Il fut le premier à me briser le cœur, et je me suis juré qu’il serait le dernier. J’espérais sincèrement qu’il ressente, en cet instant, la même chose que moi. Ce trouble, ce désarroi, cette confusion. Et si j’étais la seule à ressentir toutes ces émotions ? Je me sentais faible, gamine, et j’eus l’impression de revenir des années en arrière lorsque j’étais encore cette jeune fille tendrement et passionnément amoureuse de lui… Aujourd’hui, je ne le suis plus, j’en suis intimement convaincue, ou je l’espère en tout cas... Mais je ne peux décemment pas nier l’évidence : il me perturbe encore. Plus que je ne pouvais l’imaginer.

Je piétinais sur place, et jetais des coups d’œil à droite à gauche. Je sentais les regards amusés sur nous des jeunes femmes qui étaient encore avec moi il y a peu. Les chuchotements, les gloussements incessants. Il fallait que je fasse abstraction, je ne faisais rien de mal. Au rire nerveux d’Alaric à l’évocation de mon mariage, je regrettais tout de suite ma question. Je n’avais pas à parler de ça avec lui. Ce chemin était bien trop glissant pour qu’on s’y aventure pensais-je, un peu trop tard. « Vous l'avez dit, je suis le Chancelier de Castille. Je m'occupe des affaires du roi, de la justice du pays, mais il est aussi de mon devoir d'être au courant de tout ce qui concerne les espagnols, particulièrement dans une situation telle que nous la vivons aujourd'hui, avec ce mariage royal. » Voilà qu’il me jetait à la figure son rang, son rôle. La situation était vraiment étrange, mais mieux valait-il qu’il en soit ainsi. Demeurer cordiales, il ne fallait surtout pas qu’on s’hasarde à parler de choses qui fâchent. « Quel rôle important vous avez là Chancelier. Je vous en suis reconnaissante au nom de tous nos compatriotes espagnols ! » m’exclamais-je le plus sérieusement du monde. Bien sûr qu’on pouvait y déceler une pointe d’ironie, mais je fis en sorte de cacher mes réelles pensées le plus possible. « Il est de mon devoir de m'assurer que nous renvoyons une bonne image de notre pays, que nous ne nous comportons pas comme des animaux, ou … comme des ivrognes. » J’étais face à un Alaric pompeux, présomptueux et arrogant. Comment osait-il faire des sous-entendus de la sorte, comme si, lui, était un exemple à suivre ? Mais je ne devais pas céder à mes envies vengeresses de lui répondre, il fallait tempérer la chose… « Et je dois dire que sur ce point, vous me décevez quelque peu. »

Mais cette dernière phrase eut l’effet d’une bombe sur moi. Il a osé m’écriais-je… Il a osé me jugeait du haut de son rang de Chancelier, alors que c’est l’amant, blessé que j’ai pu refaire ma vie sans lui, qui pense ces paroles ! Mon sang ne fit qu’un tour, je bouillonnais littéralement sur place. Je ne pouvais rester muette à ces mots. On dit que le silence est le meilleur des mépris, mais je peux lui montrer qu’il en existe d’autres… La confusion et le malaise n’étaient désormais plus de mise, je décidais de retirer mon masque et de le regarder droit dans les yeux. « C’est vrai que vous êtes un modèle à suivre pour nous autres, petits espagnols. La vérité ça vous connait. La fidélité et la loyauté envers quelqu’un, c’est ce qui vous caractérise le mieux. » L’ironie était largement décelable cette fois-ci. Comme pour me faire taire, il me glissa alors entre les mains une coupe. « Si vous pensez que quelques gouttes d’alcool vont me faire oublier tout le mal que je pense de vous... » rétorquais-je à son encontre en ne le quittant plus des yeux.

« Dites-moi, l'aimez-vous tout de même ? On raconte ici et là que ce n'est pas un mariage sans faute. » Ces paroles eurent finit de m’achever. Et de me blesser. Contenir le dialogue ne servait plus à rien quand de tels propos étaient tenus. C’était sans doute ce qu’il recherchait au fond, me pousser à craquer et à me faire sortir de mes gonds. Sans doute lui donnais-je ce qu’il souhaitait, mais je m’en fichais. Le vouvoiement n’avait plus sa place dans cette discussion, mais sans m’en rendre compte, j’en étais venue à lui parler comme si nous étions seuls, avec personne autour. « Si je l’aime ?! Mais qu’est-ce-que tu crois, qu’il te suffit de revenir, de me complimenter et je te tomberai dans les bras comme si de rien n’était ?! Que j’oublierai tout le mal que tu m’as fait ? » explosais-je. « Qui es-tu pour me faire la morale et me demander si j’ai des sentiments pour lui ? » Je marquais une légère pause, qu’il se rende compte de ce qu’il venait juste de me dire. Si son but était que je le déteste plus encore que je ne le pensais déjà, c’était réussi. « Tu n’es rien. Qu’un homme infidèle et trop fier. » poursuivais-je, plus doucement. Je m’éloignais enfin dans un coin isolé de la salle, à l’abri des regards, priant pour qu’il ne me suive pas. Des larmes de haine, mais aussi de tristesse, commençant à perler au coin de mes yeux…
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MessageSujet: Re: LUISA ♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres.  Sam 8 Nov - 11:48


♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres. ♛



S'il paraissait un véritable goujat, il y avait pourtant quelque chose dans son cœur qui se tordait, un sentiment qu'il ne comprenait pas totalement, et qu'il refusait. Chaque fois qu'il prononçait un mot, ceux-ci lui laissaient un étrange goût de dégoût dans la bouche. Parler ainsi à peut être la seule femme qu'il avait aimé le rendait fou, et pourtant, il n'arrivait pas à se comporter autrement. Oui, c'était bien la jalousie qui l'étouffait. Et face à lui, c'était une colère sans nom qu'il sentait monté. Peut être allait-il trop loin... La réponse de la jeune femme le lui confirma, et au passage, lui mit une belle claque dans sa belle figure. Face à n'importe qui, il aurait pu répondre. Mais Luisa n'avait jamais été n'importe qui, et il resta muet, se contentant de boire une gorgée de la douce boisson qu'il avait attrapé avant de continuer son rôle d'abruti et d'enfoncer le couteau, en la questionnant sur ses sentiments pour son doux mari.

Alaric Tellez De Mendoza, Chancelier de Castille, bâtard de Charles Quint, n'avait jamais autant souhaité être une petite souris et se glisser dans un coin. L'ouragan qu'il avait déclenché lui enfonçait des coups de couteau dans le cœur, lui rappelant ô combien il s'était toujours comporté comme un idiot. Face à Luisa, il ne répondait rien, il n'était rien, comme elle l'avait bien dit. Le temps s'était comme arrêté, chaque mot résonnait dans son esprit. Alaric se rendit alors compte que la jeune femme tournait les talons, et qu'il restait là, seul, planté au milieu de la salle, tous regards tournés vers lui. Il aurait tant voulu la retenir, mais quel droit avait-il pour cela ? Qui était-il pour oser un tel geste ? C'était là pire qu'une scène du plus tragiques des drames. A cet instant, il remercia le ciel d'être espagnol, et qu'ainsi, cette dispute fut incompréhensible pour la plupart de leur auditoire. Mais... Était-il réellement en train de penser à ce que les autres pouvaient imaginer là ? Le chancelier reprit ses esprits plus rapidement qu'il n'aurait fallu de temps pour le dire. Luisa s'exilait vers un coin de la salle, et disparu derrière une décoration florale. Le jeune espagnol lui emboîta le pas, il déposa son breuvage sur le plateau d'un valet qui passait, et pris une grande respiration.

« Je... Je suis désolé Luisa. » Désolé ? Voilà tout ce qu'il trouvait à dire ? C'était tout à fait ridicule. Le jeune homme avança doucement vers cette femme qui lui tournait le dos, dans tous les sens du terme. « Pour absolument tout. » Sa voix était pleine de remords, et de chagrin, ayant perdu toute l'assurance del Burlador de Castilla. Lorsqu'il arriva à une distance moins que raisonnable, il leva la main, tremblant presque, et la posa sur le bras de la jeune femme en espérant ne pas déclencher une nouvelle tempête. La chaleur de sa peau provoqua en lui un sentiment étrange. Il se souvenait de ce contact comme si le dernier datait d'hier, la douceur de ce corps qu'il avait tant caressé, parcouru de milles baisers. Il avait aimé balader ses lèvres sur son corps. Il avait aimé leur amour. Et cet amour là lui remontait dans le cœur. Il aurait aimé la prendre dans ses bras, effacer toute cette haine qu'elle lui vouait. « Je voudrais tout effacer et recommencer. » C'était là la première vérité qu'il lui disait de toute la soirée, la sincérité était apparente, mais sans doute loin d'être suffisante.


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MessageSujet: Re: LUISA ♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres.  
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LUISA ♛ La foudre et l'amour laissent les vêtements intacts et le cœur en cendres.
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