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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Jeu 31 Juil - 17:05
première rencontre

Elizabeth Clinton et Luisa del Carmen
Cela ne fait même pas une semaine que j’ai posé le pied sur le sol anglais, que mon séjour m’a déjà apporté son lot de surprises. Le convoi royal où Jeanne se tient n’est pas encore arrivé, et je me sens l’obligation d’arpenter et de découvrir Londres, d’en connaître les moindres recoins, pour les le lui présenter quand elle sera là. Malheureusement, je crains que l’Angleterre ne me veuille pas que du bien, car le soir même où j’ai atterri à Londres, je me suis retrouvée soit couchée sur une table, incapable de me lever, soit en train de danser comme jamais aux bras d’inconnus. L’alcool anglais m’avait fortement atteinte à ce moment là, à tel point que la seule chose dont je me souviens clairement de cette fête, c’est mon réveil, le lendemain, au côté d’un bel inconnu qui, apparemment, est devenu mon mari. En l’espace de même pas vingt-quatre heures. Depuis cette soirée, je ne l’ai revu que trois fois, bien trop embarrassée de me retrouver face à lui. Je me suis donnée à un homme dont je ne connaissais alors même pas le nom ou le prénom. Désormais, nous sommes dans l’incapacité de divorcer, ne pouvant prétendre qu’il n’y ait pas eu nuit de noces…

Pour me vider la tête de cette histoire absolument rocambolesque dans laquelle je me suis fourrée à peine arrivée, je décidais d’aller embrasser la capitale anglaise, persuadée que j’allais découvrir un endroit fabuleux dans lequel je m’empresserai d’emmener Jeanne. Certes la fin de journée s’annonçait bientôt, mais j’aurais bien assez le temps de rentrer à la cour royal avant que la nuit ne tombe…

* * *
Tavernes, auberges, lieux de prostitutions, grandes places… Au fur et à mesure que j’avançais et que je m’enfonçais dans les entrailles de la capitale anglaise, les rues devenaient ruelles. Plus sombres, plus étroites, plus sales. Et pour ne rien arranger à la situation, l’atmosphère, qui n’était déjà pas au beau fixe, se faisait plus pesante et plus lourde. Je commençais à craindre chaque petit bruit, même ceux issus d’oiseaux pourtant innocents au premier abord. Consciente que ma quête « à la recherche d’un endroit idyllique pour passer le temps avec Jeanne en plein Londres » s’avérait être un échec cuisant, je tentais de rebrousser chemin, de retourner sur mes pas pour retrouver la place centrale de laquelle j’étais partie. Mais rien n’y fait, les rues de Londres n’étaient plus qu’à mes yeux un grand labyrinthe duquel j’étais prisonnière. Passant de chemins lugubres à des ruelles éclairées par les nombreuses tavernes desquelles surgissaient à n’importe quel moment ivrognes et malades, je ne savais même plus ce qui relevait du plus sécurisant. Mais pourquoi donc m’étais-je aventurée là dedans ? J’aurais pu restée tranquille et à l’abri dans les jardins de Whitehall. Ou même dans la carrière ou la roseraie du palais ! Non, il avait fallut que je joue à l’aventurière, comme d’habitude. Et si cela m’avait réussi jusqu’à présent, au Nouveau Monde et en Espagne, cela ne semblait pas fonctionner sur la terre anglaise, à mon grand désespoir. Il allait falloir que je me sorte de ce pétrin seule, et c’est à ce moment précis que je souhaitais pour la première que mon époux de quelques jours soit là pour m’aider !

D’un pas peu assuré, je continuais ma traversée, me sentant de plus en plus vulnérable à mesure que les sifflements des hommes sur mon passage se faisaient plus bruyants et plus nombreux. J’entendais les rires gras et les rires jaunes de ces immondes personnages qui n’arrivent plus à raisonner clairement, leurs pensées noyées dans l’alcool. Je croisais alors le regard de quelques femmes, mais elles ne m’avaient pas l’air en meilleur état que les hommes autour d’elles. Elles me regardèrent de travers, de haut en bas, avant de poser leurs regards au niveau de ma poitrine. J’apportais ma main au niveau de mon cou, et je me rendis compte que mes bijoux étaient toujours là, exposés à la vue de tous. Je dénotais dans le coin, et je ne serais pas surprise si je venais à être la cible d’une attaque. Il fallait que je me sorte de là.

J’accélère alors mon allure, entendant derrière moi des pas… Ca y est, pensais-je, ce n’est plus qu’une question de minutes avant que je ne me retrouve au sol dénuée de toutes mes affaires. Je bifurque au bout de la ruelle et me cache dans l’encadrement d’une porte d’habitation, priant pour que l’homme qui me suit soit trop saoul pour se risquer à un virage. Néanmoins courageuse, je décidais de regarder discrètement l’auteur de ces pas. Et à ma grande surprise, il ne s’agissait pas d’un homme, mais plutôt d’une jeune femme à la chevelure d’ange…
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MessageSujet: Re: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Dim 17 Aoû - 16:07
Mars est là, bientôt, le printemps fera son retour, avec un grand soulagement pour moi. J’aime la neige pour faire des bonhommes de neige, j’en faisais avec mes enfants avant qu’ils ne trépassent. Dieu m’a privé de mon rôle de mère. Je me lève et je regarde le visage endormi de mon époux, Edward. Il est mon second époux, le premier est mort quelques années auparavant. Peut-être qu’avec le cycle de la renaissance, mon ventre pourra concevoir un fruit mur et donner naissance à un enfant à mon époux .Bien que ce dernier a déjà des enfants, il est utile d’avoir plusieurs enfants. Un jour, je deviendrais mère et je serais la plus heureuse des femmes. Un jour …Dieu m’accordera ce présent. Je décide d’aller me promener au château. Je fais une révérence quand je rencontre le Roi Edward, jeune fils d’Henry VIII et de sa troisième épouse, Jeanne Seymour. Il est si jeune pour gouverner mais je pense qu’il sera un bon roi, pas comme son père. Enfin je l’espère. Je marche jusqu’au jardin et j’admire la vue. Une magnifique vue, n’est-ce pas ? Très belle. Je reste là, pensive à plein de sujets quand je décide de rentrer dans mes appartements pour aller me changer pour la journée. En effet, j’ai envie d’aller acheter des nouvelles robes. Je ne vois pas Edward, il doit être auprès du Roi. Je me change aidée par mes servantes, l’une d’elle me demande si je pouvais lui acheter du tissu pour son tablier car elle n’avait pas le temps, en effet, elle ajoute qu’elle doit aller voir son père mourant. Certains nobles l’auraient envoyé sur les roses mais je ne suis pas comme ça. Je lui promis de chercher et de lui remettre dans la journée du lendemain. Je suis vêtue d’une robe bleue ciel, mes cheveux sont en cascade.

Il est temps pour moi de partir et d’aller faire mes emplettes. Je demande au cocher de me conduire à Londres. Je regarde le paysage sans rien dire, puis arrivée là-bas, je commence à visiter les échoppes. Je sens quelques odeurs sur la place du marché, des odeurs pas toutes roses, non, certaines sentent si mauvaises. Elles me donnent envie de vomir, une femme me donne de la liqueur pour le tournis. Je lui remercie et je la paye. Je continue mon marché, je ne vois rien qui me plait. Je décide d’aller donc chercher le tissu pour m servante, je vois un tissu qui me plait, je le paye au vendeur et je mets le tissu dans mon sac. Je reviens sur la place de la ville, et j’aperçois une jeune femme, une brune. J’ai du la voir à la cours de notre bien aimé Edward, elle n’est pas anglaise. Je décide de la suivre et de l’aider surtout que notre ville, Londres est un labyrinthe quand on est des étrangers. Je la perds de vue. Je demande à des gens s’ils n’ont pas vu une demoiselle. Ils m’indiquent le chemin. Je la retrouve dans une ruelle, près d’une porte.

Elizabeth – Milady, vous êtes perdue ? Je connais bien Londres et l’Angleterre, je pourrais vous aider, enfin si vous voulez de mon aide ? Je lui souris. Je n’ai pas eu la chance de me présenter lors de votre arrivée ici. Je suis Elizabeth Clinton, et vous êtes Madame ? J’offre un sourire. On dit que les sourires passent mieux quand on rencontre des gens … Je pense que c’est vrai. Je suis enchantée de faire votre connaissance. Où allez-vous Madame ?
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MessageSujet: Re: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Mer 3 Sep - 20:25
Toujours à moitié cachée dans l’encadrement de la porte, je fronçais les sourcils à la vue de cette jeune femme blonde. Elle m’avait plutôt l’air inoffensif mais sait-on jamais dans ce pays, tout peut arriver ! Comme si elle eut senti que je la fixais, cette dernière tourna vivement la tête, et m’apercevant, elle s’approcha de moi. Le plus simplement du monde. Etait-ce normal pour elle de me suivre ? Au point de m’effrayer et de me pousser à me cacher au coin d’une ruelle ? Après tout, je ne la connaissais absolument pas !

« Milady, vous êtes perdue ? » Tout sourire, elle s’approcha encore un peu plus de ma personne. N’avait-elle pas conscience de ce qu’elle venait de me faire endurer ? La nuit était sombre, les rues peu fréquentables après tout. Sans doute n’était-ce pas son objectif de me faire peur, mais je décidais de continuer de me méfier un peu d’elle, malgré ses sourires enjôleurs et son visage d’ange. Reprenant mes esprits, je descendais la petite marche pour m’écarter de la porte, me tenant à présent au milieu de la ruelle. « Je connais bien Londres et l’Angleterre, je pourrais vous aider, enfin si vous voulez de mon aide ? »

Elle parlait, et elle parlait, alors que je n’avais toujours pas dit un mot. Bras croisés, je la regardais silencieusement. Je ne pouvais pas ne rien dire, je devais lui demander comment elle m’avait trouvé, elle qui m’abordait comme si de rien n’était ! « Excusez-moi mais… qui êtes-vous ? » finis-je alors par lui demander. « Je n’ai pas eu la chance de me présenter lors de votre arrivée ici. Je suis Elizabeth Clinton, et vous êtes Madame ? » s’enquit-elle de me répondre, m’assassinant de milles et un sourires. « Luisa del Carmen, au service de mademoiselle Jeanne de Habsbourg. » répondis-je presque froidement. « Je suis enchantée de faire votre connaissance. Où allez-vous Madame ? » « Le plus important n’est pas où je vais, mais comment m’avez-vous trouvé ? Est-ce une habitude chez vous les anglais de suivre les étrangers dans la rue sans vous annoncer ? » Voyant sa mine déconfite, je commençais à regretter quelques peu mes paroles. J’y avais sans doute été un peu fort, mais je ne lui fis tout de même pas part de mes regrets. Me suivre de la sorte ? Ce n’était pas tolérable ! Depuis mon affreuse mésaventure en Espagne avec mon oncle, je me méfis de tout et de tout le monde, surtout de ceux qui me sont inconnus ! Et l’allure angélique de cette jeune femme n’y ferait pas exception. Trompée dans le passée, je n’aurais jamais cru que le frère de feu mon père eut été l’auteur nauséabond du décès de ma pauvre mère, chagrinée par la disparition de son mari puis tiraillée ça et là par la succession. Par la suite, il n’eut aucune pitié pour moi, et n’hésita pas à m’empoisonner pendant des années…

« Je m’excuse du ton, mais je n’apprécie pas qu’on me suive de cette façon, qu’importe la raison et le degré de gentillesse que vous y prêtiez ! » m’exclamais-je alors à l’encontre de miss lady Elizabeth Clinton.
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MessageSujet: Re: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Mer 1 Oct - 18:55
Londres n’est pas un endroit pour les jeunes femmes quand elles sont seules. Non, il peut avoir des hommes barbares prêts à dérober leurs vertus, c’est pour une de ces raisons que j’ai voulu suivre cette jeune espagnole mais surtout quand on n’est pas des personnes connaissant ce labyrinthe. Je veux l’aider à retrouver son chemin. Par la suite, après quelques heures de marche, je la perds de vue, mais des hommes m’indiquent le chemin pour la retrouver. Où va-t-elle ? Je dois faire vite pour ne pas la perdre de vue et qu’il lui arrive quelques mauvaises aventures. Je la retrouve près d’une ruelle, proche d’une porte. Je commence à lui parler. J’attends sa réponse avec une certaine forme de nervosité. Je regarde le ciel et je vis qu’il fait noir. Nous devons rentrer au plus vite avec le vice s’aventure près de la vertu. Je la regarde, elle ne parle pas. Est-ce mon débit de parole qui est trop rapide ? N’a-t-elle pas compris ce que je lui ai dit ? Elle ne vient pas du pays de la rose, peut-être qu’elle ne sait point parler notre langue ? Elle me demande qui suis-je. Elle parle notre langue, ceci sera plus aisé pour communiquer et pour pouvoir l’aider. Je lui réponds que je suis Elizabeth Clinton et je lui demande son identité tout en souriant.

Luisa – Luisa del Carmen, au service de mademoiselle Jeanne de Habsbourg.

Je lui réponds et je lui demande où elle va. Elle ne doit pas apprécier les étrangers, je ne sais pas pourquoi mais je sens qu’elle se méfie de moi. Je lui fais un petit sourire, en entendant qu’elle me réponde. Je continue d’observer le ciel, en espérant que la pluie ou les orages nous tombent pas sur la tête, nous sommes coutumiers à subir le mauvais temps à Londres, malheureusement. Dieu nous envoi-il notre punition divine ? Je plisse ma robe, en attendant sa réponse.

Luisa – Le plus important n’est pas où je vais, mais comment m’avez-vous trouvé ? Est-ce une habitude chez vous les anglais de suivre les étrangers dans la rue sans vous annoncer ?

Mon visage de perle se décompose. Je voulais seulement l’aider. Pourquoi les étrangers sont si austères ? Et, pourquoi ne veulent-ils pas qu’on les aide ? Je ne les comprendrais jamais. Je la regarde, je l’observe sans rien dire. Je prends une profonde inspiration et je décide de lui répondre malgré sa froideur digne de faire pleurer un marmot.

Elizabeth – J’ai demandé aux hommes que j’avais aperçu tantôt de m’indiquer votre direction, je ne voulais point qu’un homme puisse vous faire du mal. Ici, la vie est dangereuse pour nous, les femmes. Nous sommes des proies faciles pour ces hommes. C’est la raison pour laquelle, je vous ai suivi, de plus, je pourrais vous accompagner à la cours sans encombre. Non, ce n’est pas une tradition chez nous.

Luisa – Je m’excuse du ton, mais je n’apprécie pas qu’on me suive de cette façon, qu’importe la raison et le degré de gentillesse que vous y prêtiez !
Elizabeth - Je veux seulement vous aider, mais, si vous voulez rentrer seule dans cette pénombre c’est votre choix. Je pense que malgré ce différent, nous devons rentrer avec que la populace arrive et qu’il nous arrive quelques méfaits comme des ivrognes ou je ne sais pas moi … Des vicieux. Qu’en pensez-vous ?

Qu’allait-elle dire ? Je sais que mon cocher m’attend près de la Tamise mais la distance entre ici et la Tamise est assez longue. Si je ne rentre pas, mon doux Edward va s’inquiéter sur mon sort et je ne souhaite pas le faire enrager devant mon retard … J’entends des bruits, la lune éclaire nos visages. Londres est aussi mal éclairée pendant ce moment-là. Notre route ne sera pas aisée, oh non. Elle sera semée d’embuche et de problèmes.

Elizabeth – Nous devons partir, maintenant. J’ai mon cocher qui m’attend près de la Tamise. C’est à quelques minutes d’ici si on se dépêche. Pensez-vous me suivre malgré vos réticences ?
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MessageSujet: Re: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Dim 9 Nov - 12:28
Discrètement, je me mordillais la lèvre inférieure, mais sans jamais lui faire comprendre que je regrettais un peu mes paroles, la dureté et la froideur de mon ton. Ce n’était pas dans mes habitudes de me comporter de la sorte, mais cette soirée m’avait tout simplement fait monter en pression ! Londres à cette heure-ci était vraiment peu fréquentable, et je m’en rendais compte à chaque instant. Quelle idiote faisais-je de m’être perdue et de me borner à jouer l’étrangère fière ! Pourtant, je n’appréciais vraiment pas la façon dont elle m’avait suivi, et j’entendais bien le lui faire comprendre.

« J’ai demandé aux hommes que j’avais aperçu tantôt de m’indiquer votre direction, je ne voulais point qu’un homme puisse vous faire du mal. Ici, la vie est dangereuse pour nous, les femmes. Nous sommes des proies faciles pour ces hommes. » s’exclama-t-elle doucement. Au fond, j’étais touchée par cette attention, mais encore une fois : pourquoi ne pas se présenter à moi tout simplement au lieu de faire des courbettes et de m’espionner ? « C’est la raison pour laquelle, je vous ai suivi, de plus, je pourrais vous accompagner à la cours sans encombre. »

« Lady, vous auriez dû vous annoncer à moi et me faire part de ceci au lieu de jouer à cache-cache derrière moi. Comme vous le dites si bien, Londres n’est pas sûr à cette heure-ci, alors imaginez ma crainte alors que j’entends des pas et que je sens peser sur moi un regard insistant ! »

« Je veux seulement vous aider, mais, si vous voulez rentrer seule dans cette pénombre c’est votre choix. Je pense que malgré ce différent, nous devons rentrer avec que la populace arrive et qu’il nous arrive quelques méfaits comme des ivrognes ou je ne sais pas moi … Des vicieux. Qu’en pensez-vous ? »


J’avais sans aucun doute plus à craindre des ivrognes à deux pas de nous que de cette femme. J’avais survécu à plusieurs années d’empoisonnement après tout, et chaque jour je mettais ma vie en danger. Ce n’est donc pas une petite femme frêle qui va m’effrayer ! Je décidais donc d’accepter sa proposition, c’était de toute manière la seule issue à mon calvaire. Je n’allais pas rester à vagabonder toute la nuit dans les ruelles de la capitale à cause de ma fierté et d’un malentendu ! Et rien ne m’obligeait à revoir cette femme après tout…

« Nous devons partir, maintenant. J’ai mon cocher qui m’attend près de la Tamise. C’est à quelques minutes d’ici si on se dépêche. Pensez-vous me suivre malgré vos réticences ? »


« Très bien, je vous suis. »
Je marquais une légère pause… est-ce-que je devais ajouter quelque chose de plus ? Je ne savais pas comment réagir… « Merci. » lâchais-je finalement alors que je prenais la marche derrière elle en direction de la Tamise.

La pénombre se faisait encore plus forte que tout à l’heure, on ne voyait pratiquement rien. Nous passâmes devant les pubs infâmes de tout à l’heure, accélérant peu à peu l’allure. Alors que nous longions les murs pour éviter de nous faire remarquer, une odeur d’alcool et une puanteur s’éleva de derrière nous… Je décidais de jeter un coup d’œil et me rendit compte que nous étions suivis par deux hommes… Cette fois-ci, j’avais vraiment de quoi paniquer…

« Lady Clinton… » murmurais-je. « Je crois que nous sommes suivi, et ce n’est surement pas pour nous demander le chemin… »
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MessageSujet: Re: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Dim 9 Nov - 15:29
Toutes les rencontres peuvent mal commencer ou bien commencer. Cette rencontre avec cette jeune espagnole ne s’est pas bien passée, mais, peut-elle bien se finir ? Peut-être, je remarque que cette jeune femme mordille ses lèvres. Pourquoi ? Je la laisse faire. Peut-être que je lui fais peur. Mais, peut-t-on avoir peur d’une femme comme moi ? Je ne suis pas une empoisonneuse. Je lui explique la raison pour laquelle, je l’ai suivi. Je n’aurai pas du faire ceci. Je la regarde sans rien dire, en attendant sa réponse.

Luisa - Lady, vous auriez dû vous annoncer à moi et me faire part de ceci au lieu de jouer à cache-cache derrière moi. Comme vous le dites si bien, Londres n’est pas sûr à cette heure-ci, alors imaginez ma crainte alors que j’entends des pas et que je sens peser sur moi un regard insistant !
Elizabeth – Je m’excuse Lady de vous avoir fait peur. Je suis idiote d’avoir agis de la sorte.

Je lui dis qu’il faut qu’on parte, car, en effet, on ne sait pas sur qui on va tomber et surtout face à cette face livide qui est l’astre de la nuit. En effet, personne ne peut nous protéger contre des bandits et hommes ivrognes. J’espère que sur notre chemin, nous n’allons pas retrouver des personnages …. Disons, pas recommandables pour des ladys comme elle et moi. Je lui souris. Je lui ai également dit que mon cocher m’attend près de la Tamise.

Luisa - Très bien, je vous suis. Un instant, une pause. Merci.

Je ne lui réponds pas, nous marchons en direction de la Tamise bordant les rives londoniennes. Il faisait noir, tout noir. Rien ne pouvait nous éclairer. Malédiction ! Je continue de marcher, on traverse sans faire de bruit, les rues londoniennes, je sens les odeurs de l’alcool. Mince ! Des bandits, des ivrognes sont-ils ici ? On a la poisse ! Je regarde la jeune Luisa, enfin, malgré cette pénombre qui obscurcit notre vue.

Luisa - Lady Clinton… dit-elle en murmurant. Je crois que nous sommes suivi, et ce n’est surement pas pour nous demander le chemin…
Elizabeth – Vous avez bien raison. Nous allons devoir établir un moyen pour sortir.

Or, les deux hommes se rapprochent de nous. L’odeur se précise, je me bouche le nez. Pitié, faite que quelqu’un vienne nous sauver de ce trou à rat ! Un des hommes attrape Luisa, tandis que l’autre place une lame de rasoir contre ma gorge. Celle-ci me pique, je déglutis. Si seulement quelqu’un pouvait venir nous sauver des griffes de ces corbeaux ! L’homme me fait reculer contre un mur et passe sa main sous ma robe. Je tente de me débattre.

Homme – On vous laissera partir quand vous nous aurez donné notre du ! Alastair, attaque l’autre dame, d’après ce que je vois, elle a l’air délicieuse! Dit-il à son collègue qui est près de Luisa.

Qu’allons-nous faire maintenant ? Que va-t-il se passer ? J’entends des pas avec des les aboiements de chiens. La police va-t-elle nous sauver ? Est-ce vraiment la police ou d’autres personnes ? Mon dieu, j’ai peur. Je reste tétanisée face à tout ceci ! Oh, des larmes coulent le long de mes joues, tel un torrent qui se déverse dans la mer. J’ai peur. Je suis mortifiée, mais la jeune Luisa doit l’être aussi. Tout ceci est ma faute, je me mordille ma lèvre si forte qu’elle saigne. Que va-t-il se passe maintenant ? L’homme qui m’a attrapé sent mon odeur. J’aurais aimé lui donner un soufflet mais je suis dans une position indélicate. Que c’est dur d’être une femme … Un mauvais rôle !
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MessageSujet: Re: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Mer 10 Déc - 14:07
La soirée bascula en un rien de temps, en une fraction de seconde… Ma gorge se serrait alors que je sentais l’affreuse pression de ses doigts contre mes bras… Il me collait à lui, trainait ses mains baladeuses jusque dans ma nuque, et entoura bientôt mon cou. Impuissante, je regardais l’autre infâme personnage menacer d’une lame de rasoir lady Clinton. J’arrivais à peine à parler, à sortir un son de ma bouche tellement il me maintenant fort. Je jetais un œil en direction d’Elizabeth : elle était pâle. Livide. Mortifiée. Je ne réfléchis même pas et écrasa le pied de l’homme qui me retenait. Bien sûr qu’il allait me rattraper, mais je pourrais au moins reprendre ma respiration. A ce rythme là, l’ordure était à deux doigts de m’étouffer !

Dans un flot d’injures, il m’attrapa les cheveux et me recolla à lui, tandis qu’Elizabeth était toujours en proie au second. J’avais peur qu’elle commence à tourner de l’œil et à s’évanouir, ce n’était pas le moment ! Il en fallait bien plus de mon côté pour me décourager. Je n’allais surement pas rester là à ne rien faire, nous laisser nous faire tuer pour un ou deux bijoux !

« Qu’est-ce-que vous voulez ?! » m’écriais-je alors à leur encontre, désormais en capacité de parler. « Nos bijoux ?! Eh bien prenez-les ! »

« Mais c’est qu’elle est courageuse la petite ! » railla l’un d’eux. « Ne joue pas trop à la maline avec nous. »

Sur ces mots, des aboiements se firent entendre. Comme une lueur d’espoir, Elizabeth et moi regardâmes en direction de la ruelle. A ce moment, un homme sortit de la pénombre accompagné de deux gros chiens. Il n’en fallut pas plus pour faire déguerpir plus que leurs ombres les deux malfrats. Je portais alors mes mains à mon cou meurtri, tandis qu’Elizabeth s’écroulait au sol. Je me précipitais à ses côtés pour l’aider à se relever. « Vous allez bien Elizabeth ?! » Secouée mais pas blessée, la jeune femme hocha légèrement la tête pour me rassurer de son état. Je me retournais alors, prête à remercier chaleureusement notre ‘sauveur’ – même s’il était difficile pour moi de l’admettre – mais ce dernier avait totalement disparu !

« Il est parti. » murmurais-je.

« Venez Elizabeth, dépêchons-nous de rentrer avant qu’ils ne reviennent. » Je l’attrapais par la taille, bien décidée à mettre fin à cette folle et dangereuse soirée. Voilà qui m’apprendra à jouer les aventurières !
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MessageSujet: Re: Première rencontre - ft Elizabeth Clinton  Mer 31 Déc - 13:07
Il n'a jamais de coïncidences, ni de hasard dans la vie. Tout est prévu depuis longtemps, aujourd'hui, j'ai fait la connaissance de cette espagnole venue d'ailleurs mais les ennuis sont arrivés. Est-ce qu'on avait pu penser qu'on aurait rencontré des hommes viles ? Non … Mais, cette expérience nous a rapproché avec elle. Enfin, sans doute. Je pense à tout ceci quand les hommes nous attaquent. Si seulement, nous étions des hommes, ceci n'aurait jamais lieu. Mais nous sommes nées femme … Et, les femmes sont considérées comme des objets, des jouets pour les hommes. L'amour entre un homme et une femme n'existe jamais sauf peut-être chez les pauvres. Ils n'ont aucune obligation eux, pas donner un héritier à la famille ni jouer le rôle de la parfaite femme de maison. La vie est injuste pour les femmes. Je me sens mal devant ces hommes barbares, je sens la puanteur de celui qui me tient en otage. Celle-ci me donne envie de vomir, je reste tétanisée. Contrairement à Luisa qui est plus vive et qui n'a pas peur. Je l'envie. Elle est si courageuse. Très courageuse. J'entends ces paroles, oui, ils voulaient nos bijoux ou pire encore … Nous déflorer. C'était un tabou dans la société quand une femme noble est violentée par un paysan ou par un membre d'une caste insignifiante. Cette idée est née depuis les siècles précédents. Je ferme les yeux, je voulais que cette histoire se finisse vite. L'homme m'oppresser. Il est si gros, il sent si mauvais. Puis, des aboiements arrivent. Les mécréants fuient et ils nous laissent. Je regarde Luisa avec un sourire, nous sommes libres ! On aurait pu être détruite et déflorée mais notre Seigneur a été de notre côté, ils nous avaient rien fait, sauf une petite frayeur. Je prends une respiration doucement. Je m'écoule par la suite. Je regarde mes mains, elles tremblent. Jamais plus, j'irais en ville sans quelqu'un. La ville n'est pas sûre pour les petites roses. Elle ne le sera jamais. Luisa se précipite vers moi, je lui fait un sourire confiant. Elle me questionne, je ne fais que hocher la tête. Encore apeurée pour pouvoir sortir un son de ma délicate bouche. Elle se retourne pour voir où est notre sauveur, mais ce dernier a disparu. Qui a pu nous sauver ? La police ? Un homme qui se promenait à tout hasard ? Quelqu'un ? On ne saura jamais, mais, en tous cas, ce dernier a sauvé notre réputation et notre vie. On lui doit une faveur si jamais on le retrouve. Mais, il a filé sans laisser de trace. Peut-être, ne voulait-il pas qu'on sache qui est-il ? Peut-être. Je souris à Luisa. Je me relève, puis Luisa m'entraîne par la taille. Je l'écoute sans rien dire, je suis toujours sous le choc. Nous marchons dans les rues de Londres d'un pas rapide, enfin, nous arrivons enfin près de mon cocher. Il ouvre la porte et nous laisse rentrer. Je regarde Luisa, cette histoire sera sans doute contée à nos enfants pour qu'ils évitent de faire les mêmes bêtises que leurs mères aventurières. Je souris à Luisa, cette histoire nous a sans doute aidée dans notre rencontre. Nous allons devenir des amies, ou plus que ça ? Je lui offre un sourire.

Elizabeth – Je pense que cette soirée sera gravée dans ma mémoire.

Puis, nous rentrons chez nous, le lendemain serait un jour différent. Mais, nous n'allons pas oublier ceci de sitôt. On n'oublies jamais certaines rencontres. Et celle-ci, je ne risque pas d'oublier. Je retrouve mon époux assis sur un fauteuil, il s'est endormi dans ce dernier. Il a du veiller tard pour savoir quand je rentrerais. Je lui souris et je lui dépose une couverture pour pas qu'il n'attrape froid, je ne voulais pas le réveiller. Je me déshabille et j'entre dans mon lit pour plonger dans les bras de Morphée. Je m'endors, fatiguée de cette soirée.
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