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LA FILLE DU BOURREAU ♌ le petit oiseau des rues.
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♕ Métier : Ancienne serveuse au Flying Dutchman ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Ecstatic Ruby ♕ Mon nombre de messages est : 1579 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 41 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 14/04/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya, Elizabeth, Edward, Annabeth, Jane, Jack, Philippe

Message Les fantômes du passé cachent de lourds secrets ♣ avec Hans Bennet. ♦ écrit Sam 2 Aoû - 15:33

Les fantômes du passé cachent de lourds secrets.


Emma Bennet avait été de son vivant une femme brave, courageuse, qui avait élevé son unique enfant, dans l’amour. Jeune, elle avait épousé Hans Bennet, un homme dont elle était tombée amoureuse. Ils étaient pauvres, mais heureux ensemble, si bien que le peu qu’ils avaient, suffisaient à leur bonheur. Emma avait su cacher de nombreux secrets, comme celui du travail de son mari, elle avait assumé tout cela sans sourciller, jusqu’au jour de sa mort. Emma était partie trop tôt, malade, elle s’était battue longuement, mais avait perdu le combat. Elle laissa dans ce monde une fille trop jeune et un mari, dont elle savait qu’il se débrouillerait très bien sans elle.

Aujourd’hui, il ne restait d’elle qu’une simple croix en bois pourrie par le temps, un simple nom gravé, c’était tout ce qui restait de sa mère. Cette croix, Constance l’avait fabriqué il y a de nombreuses années avec son père. Elle voyait encore les petites gravures, les fleurs qu’elle avait tracées avec une pointe. La tombe n’était pas abandonnée, les fleurs fanées d’il y a quelques jours, montraient que son père venait toujours au cimetière. Par chance, la jeune femme ne l’avait jamais croisé, de toute façon, c’était mieux ainsi, elle ne voulait pas revoir son visage de tueur. Loin de lui, elle se sentait moins coupable des crimes qu’il avait commis. Dernièrement, Londres avait connu une série d’exécution, comme celle de Jane Grey, qui était une jeune fille bien plus jeune qu’elle. Etait-ce son père qui l’avait assassiné ? Constance n’en était pas sûre, mais il y avait beaucoup de chance pour qu’il ait été le bourreau. N’avait-il pas mis à mort Katherine Howard ? De là où elle était, Constance se demandait ce que sa mère pouvait bien penser de tout cela ? Elle avait cautionné Hans Bennet pendant plusieurs années, ne disant rien, gardant le secret, mais qu’en avait-elle pensé au fond ? Etait-elle d’accord ? Toutes ces questions, la serveuse du Flying Dutchman se les est posées de nombreuses fois, sans jamais obtenir de réponses. Certes, elle pourrait aller revoir son père et avoir une bonne discussion avec lui, mais la jeune femme ne pouvait l’admettre, cette confrontation était bien trop difficile à imaginer pour elle.
Constance venait régulièrement sur la tombe de sa mère, elle l’avait évité pendant plusieurs années, quand elle était en fugue. Maintenant, elle venait aussi souvent qu’elle le pouvait, quand elle était sûre de ne pas tomber sur son père. Avant de venir, la jeune femme avait été cueillir des fleurs dans les champs, de jolies fleurs du printemps, comme sa mère les avait aimé de son vivant. Comme à chaque fois, elle engagea une conversation à sens unique avec la tombe. C’était son petit rituel, celui de toujours parler à sa mère.

Après être restée de nombreuses années ancrées dans le passé, Constance était parvenue à se reconstruire. Désormais, elle avait une petite fille à charge et Dieu sait à quel point, elle aimait sa petite protégée. Même si l’argent ne coulait pas à flot, elles étaient heureuses ainsi et rien ne semblaient pouvoir tâcher la parfaite petite harmonie qu’elles étaient parvenues à construire. La jolie serveuse du Flying Dutchman avait aussi finie par rencontrer un jeune homme, ce qui était presque exceptionnelle, puisque durant ses nombreuses années de solitudes, elle n’avait jamais rencontré personne. Ce jeune homme était un soldat, beau, charmant, catholique, qui la faisait beaucoup rire, mais qui parvenait aussi à faire battre son cœur. La jeune femme était amoureuse et elle espérait bien que cette histoire les conduise beaucoup plus loin. Quand elle pensait au chemin qu’elle avait parcouru, puis à sa mère, elle se disait qu’Emma Bennet devait être fière de sa fille. Même si elle ne parlait plus au père de famille, seule, elle était parvenue à se construire. Par contre, quand elle pensait parfois au mariage, cela la peinait beaucoup, puisque jamais sa mère ne pourrait assister, en personne, à son bonheur. La mort faisait des ravages et maintenant, elle n’avait plus de famille, tout du moins, c’était ce qu’elle se persuadait depuis de très nombreuses années.







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Message Les fantômes du passé cachent de lourds secrets ♣ avec Hans Bennet. ♦ écrit Sam 2 Aoû - 21:26
Morte. Un mot amer qu’il ne prononce jamais. Décédée, disparue, envolée ? Tant d’autres mots qu’il chasse de son esprit. Pourtant, cela fait des années qu’elle est n’est plus à ses côtés, qu’elle a rejoint ce cimetière. La perte a été difficile, et peut-être n’est-il encore vivant que grâce à Constance. Elle était le petit rayon de soleil, celle qui avait toujours ce sourire au visage même après la mort de sa mère parce qu’elle avait compris, qu’elle acceptait, mais pas lui. C’est à partir de cet instant que sa foi s’est démantelée. Des prières. A quoi bon ? Pourquoi elle, pourquoi lui voler sa femme et la détruire pour une fièvre ? Il en a voulu à la Terre entière, à cette religion et à ses prières. A tous. Et puis le chagrin s’est dissipé avec les années, mais l’image est restée. Hans n’a jamais eu le courage d’avoir une autre femme, de se marier une seconde fois. C’était une trahison à ses yeux. Mais elle, n’aurait-elle pas souhaité qu’il connaisse à nouveau le bonheur ? Pouvait-elle le blâmer d’aimer à nouveau ? Ces questions n’effleuraient jamais son esprit. Hans reste malheureusement attaché à un fantôme, une image qui commence à se dissiper. Trop d’années. Un visage s’oublie avec le temps, puis c’est l’éclat de rire qui disparaît, et enfin tout le reste. Il se ment en disant qu’il se souvient parfaitement d’elle. Il ment lorsqu’il l’a décrit pour ne pas oublier. Ce flot de souvenirs est un mensonge continu avec lequel il apprécie de vivre.

Et la petite fille dans l’histoire ? Elle n’est plus à ses côtés. Elle aussi a disparu, mais c’est différent, de son plein gré elle lui a échappé. Constance. Constance. Il sait qu’il a détruit l’image parfaite du père, que ce jour où elle a découvert son véritable métier, elle l’a considéré comme un monstre, peut-être même un terrible assassin. Depuis ce jour là, elle n’est jamais revenue à la maison, et pas une fois il l’a croisé à Londres. Pas une fois il a vu qu’elle était là, juste derrière lui, ou fuyant dans une autre rue. Il s’est longtemps imaginé les pires scénarios à son sujet. Une jeune femme, seule dans les rues de Londres, il n’existe pas cinquante solutions pour survivre. Qu’a t-elle fait ? Qui a t-elle rencontrée ? Hans ne souhaite pas penser au pire, mais parfois, l’idée qu’elle ne soit plus vivante l’effleure. La pensée qu’elle ait pu rejoindre sa mère le paralyse. Il saurait si c’était le cas, n’est-ce pas ?! C’est ce qu’il croit naïvement. Morte. Certainement pas! Elle doit, elle est vivante! Mais les années ont passé, et il a abandonné toutes recherches, espérant toujours la voir franchir la porte de leur maison.

Un élément lui a redonné de l’espoir, ces fleurs sur la tombe ! Jamais il n’a croisé la personne qui les déposait. Il pouvait s’agir de la soeur d’Emma, ce n’était pas improbable, et certainement plus plausible que l’idée en laquelle il voulait croire : sa fille, leur fille! Plusieurs fois il a attendu, espérant voir la personne, mais jamais elle n’est venue en même temps que lui. Alors il s’est résolu à attendre, car provoquer le destin n’était pas utile.

Il avait cueilli les fleurs dans un champ, un assortiment de ses favorites. Il n’avait jamais compris son intérêt pour les fleurs, curiosités mourant au bout de quelques jours à peine, voire quelques heures, mais à chaque fois qu’il lui en rapportait, il gagnait un sourire et d’autres promesses. Alors, depuis la mort, il n’avait pas cessé de déposer un bouquet, revenant une fois par semaine, et plus si il en avait le temps, ou la possibilité, car le cimetière se trouvait à une distance déraisonnable pour lui. Sa jambe le faisant souffrir plus violemment avec les années. Il se refusait à cette appellation d’infirme, refusant par la même occasion toute aide, comme une canne misérable. Il n’était pas encore bon à jeter aux ordures, seul un élément dysfonctionnait, une cuisse dans laquelle s’était enfoncée une lame chauffée à blanc. Diable de cicatrice qu’il en avait gardée.

La solitude l’accompagne toujours, mais cette fois-ci, c’est différent. L’inconnue qui dépose les autres fleurs est là. Ses pas se figent alors qu’il reconnaît la silhouette. C’est elle, n’est-ce pas ? Ce n’est pas une illusion ? Il voudrait s’avancer, courir, faire cette chose absurde qui est de la prendre dans ses bras, mais après ces années, ce serait atrocement stupide. Elle le rejetterait. Hans reste à distance, n’osant pas aller à la rencontre de celle qui est sa fille. Le bonheur émerge doucement, un moment qu’il n’était pas apparu. Eclat de joie dans le regard d’ordinaire mort, ou glacé. La décision est prise, il avance vers elle, et lorsqu’il se retrouve à la hauteur de celle qui s’adresse à une morte, il ne peut empêcher un sourire de gagner ses lèvres. Lui aussi a cette tendance, parler à Emma, croire qu’elle va lui répondre ou qu’elle entend ce qu’il raconte. « Bonjour mademoiselle l’évadée » Il aurait pu se contenter d’un simple bonjour, ne pas rajouter cette touche d’humour que seul lui comprend. Un moyen peu subtil de se rapprocher, de croire que les années n’ont pas détruit leur relation. « Je me demandais qui venait déposer des fleurs… j’ai pensé à ta tante » Croire que c’était elle lui aurait donné un faux espoir en plus et pourtant, quelle surprise! Pour autant, malgré la joie de l’avoir retrouvé, de savoir qu’elle était vivante, la rancune était là à présent, grondant dans le regard. « J’ai longtemps pensé que tu étais morte » Pas un regard ne croise celui de sa fille, il n’en est pas capable, pas encore.
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Message Les fantômes du passé cachent de lourds secrets ♣ avec Hans Bennet. ♦ écrit Dim 3 Aoû - 12:13

Les fantômes du passé cachent de lourds secrets.


Elle qui avait un sourire si tendre, était partie trop tôt. Emma Bennet avait toujours été une femme aimante, adorée par de nombreuses personnes, mais surtout par sa famille. Constance savait qu’elle continuait de vivre à travers elle, elle avait ses cheveux bruns, son regard malicieux. Cependant à tout jamais sa mère était morte, elle ne serait plus là pour la réconforter et seul lui restait cette tombe. Alors qu’elle continuait de parler avec sa mère, comme si elle était toujours en vie, elle caressait le bois de la croix, là où plus d’une décennie plus tôt, elle avait dessiné de petites fleurs sur le bois. A l’époque, Constance était une petite fille et avec le temps, le visage de sa mère s’était évanoui de son esprit. Avec le temps, elle ne parvenait plus à se souvenir de ses traits, ni de son sourire, ni des odeurs. Il ne lui restait plus rien de cette mère, qui était devenue au fil du temps un fantôme. Pourtant, elle était là, ses ossements se trouvaient sous cette terre et sa tombe était nourrie régulièrement par des fleurs. Les fleurs qu’elle amenait et sûrement celle de son père. La jeune femme de vingt-six ans n’osait même pas regarder ces fleurs, fanée par le temps, elles étaient synonymes que l’homme était toujours présent. A force, elle avait eu le sentiment de fuir un fantôme, mais ces fleurs étaient la preuve que Hans Bennet était toujours là. Constance avait fuis pendant tant de temps, parcourant le pays, revenant à Londres, puis repartant, quand elle ne se sentait plus de rester. Voilà maintenant un moment qu’elle était revenue, pour de bon, sans jamais perdre de vu qu’elle pouvait toujours repartir. Cependant, la serveuse du Flying Dutchman s’était reconstruire et la voilà tutrice d’une petite fille et ayant une relation avec un jeune homme. Désormais, elle ne pouvait plus partir et si elle le faisait, elle ferait souffrir trop de personnes qu’elle aimait.
Constance ne s’était pas attendue à tomber sur une personne, en ce jour au cimetière. Parfois elle voyait une femme passer par là, qui déposait des fleurs sur l’une des croix, mais sinon il n’y avait personne. La jeune femme venait toujours avant de prendre son service du soir au Flying Dutchman, il était donc inconcevable pour elle de tomber sur son père. Or, c’est ce qui arriva aujourd’hui. Elle qui avait tant œuvré pour l’éviter et s’éloigner des quartiers de son enfance, avait fini par le voir, ici dans ce cimetière, face à la tombe de sa mère, comme de sinistres retrouvailles de famille. Constance avait depuis longtemps redouté ces retrouvailles, partagée entre la colère et l’émotion, quand elle l’entendit parler, elle ne répondit pas. Elle lui tournait toujours le dos, se refusant à voir le visage de son père, elle ne voulait pas contempler le monstre. Elle ne voulait pas voir, l’homme qu’elle avait autrefois tant aimé, tant idéalisé. Son corps était tendu. Tendu de peur, tendu de honte. Les frissons finirent par lui parcourir tout le corps, mais elle ne se retourna pas, même quand il parla des fleurs qu’elle déposait sur la tombe d’Emma Bennet, même quand il lui avoua qu’il l’avait longtemps pensé morte. Une légère brise vient à eux, rendant l’atmosphère plus sinistre. Constance ne se retourna pas, le regard fixé sur la tombe de sa mère, elle lâcha quelques larmes d’émotion, mais ne parla pas. Elle qui avait le courage de fuir, n’en avait pas pour affronter son passé. Elle s’était projetée vers l’avenir depuis quelques temps et avait finir par oublier son passé. A force, elle s’était même convaincue que l’homme était mort et que plus jamais elle ne le reverrait. Et pourtant, il était là.

« Je ne suis peut-être pas là. Je suis peut-être un simple fantôme. » Disait-elle enfin, après un long silence d’une voix froide. « Je ferais mieux de partir. » Ajouta Constance subitement, tout en se détournant de la tombe. Elle ne pouvait pas rester elle, elle ne voulait pas affronter son passé et certainement pas son père. Elle n’en avait pas la force et ne l’aurait sûrement jamais.





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Message Les fantômes du passé cachent de lourds secrets ♣ avec Hans Bennet. ♦ écrit Dim 3 Aoû - 19:15
Pendant un instant, il y eut cet espoir fugace d’y voir le fantôme de la défunte. La ressemblance était frappante, là, de dos, même silhouette, il aurait pu se laisser aller à quelques divagations, croire que ce n’était qu’un spectre, un de son esprit, mais en avançant, il était à présent certain qu’il s’agissait de sa fille, de l’enfant qui s’était enfui en apprenant la terrible vérité. Incapable de se regarder. Une situation étrange à laquelle il avait pensé des dizaines de fois, inventant des scénarios, quelques scènes, se demandant comment se passerait cette rencontre, car il était certain d’un chose, il l’a reverrait avant de mourir. C’est peut-être pour cette raison qu’il était toujours en vie, qu’il n’avait pas laissé sa carcasse pourrir alors qu’il en aurait eu toutes les raisons. A un moment, l’alcool aurait pu l’emporter. Période sombre dont il n’était pas totalement sorti, retombant parfois, cycle vicieux duquel il ne pourrait plus jamais se détacher, car personne n’était là pour l’aider. Pourtant, n’y avait-il pas ce nouveau visage qui venait le hanter ? Antanasya. Mais c’est différent, c’est même dérangeant. Sa présence lui est insupportable, trop de ressemblances, d’écho vers l’image d’une femme perdue et pourtant, il ne peut rien envisager, ne peut rien espérer d’elle. Alors il s’éloigne au fur et à mesure qu’elle s’approche pour l’aider.

C’est difficile pour lui de se tenir là, après toutes ces années, de ne pas la regarder, de ne pas vouloir croiser son regard. Aucun d’eux ne le souhaite. Une rancune trop sévère flotte au dessus d’eux. La voix s’élève dans l’air, une mélodie qu’il avait oublié, c’est doux, malgré l’intonation. Il tente de capturer ça, de garder précieusement cette voix mais comme pour tous les souvenirs, ça s’estompera avec les années. Hans ne veut plus vivre avec des souvenirs, il a besoin d’une réalité, d’une présence, besoin qu’elle revienne avec lui. Mais tout cela, il ne peut pas l’exiger. Son statut de père ne lui octroie aucun droit de ce genre. Constance n’est pas une possession, un bien, elle est sa fille. « Reste, s’il te plait » C’est un effort que de faire cette demande. Une supplication. Pourtant, l’intonation indique le contraire, c’est presque un ordre. Il ne pourrait supporter qu’elle lui échappe à nouveau, qu’elle court et s’efface à sa vue. La disparition n’est plus tolérable. « Tu as fui pendant de trop nombreuses années. Je crois qu’il est temps de m’affronter » La main qui encercle le poignet de la plus jeune devient une prise plus ferme, probablement que cela lui cause quelques douleurs. Il est le père meurtri, abandonné, certainement plus l’être joyeux. Tout ça, c’est du passé!

Des étrangers, voila ce qu’ils sont l’un pour l’autre, des visages oubliés, rien de plus. Les liens du passé ont été rompus depuis trop longtemps pour espérer retrouver une complicité. Il se souvient encore de la petite fille, de l’éclat fou, d’une malice et d’un esprit vif. Mais ce n’est plus Constance, celle qu’il a connu, entre temps elle a changé, lui aussi. Que reste t-il de ce qu’ils étaient ? Des poussières et quelques chimères qu’il garde encore en mémoire. Il enlève sa main, libère celle qui va s’enfuir. Si elle décide de courir, il ne pourra pas la rattraper, elle le sait, et ce comportement détruirait probablement tout espoir. Il fait un pas en arrière, c’est une distance entre deux inconnus. Son regard dérive vers la tombe, cette croix de bois qui où est grossièrement gravé le prénom de sa femme. Emma n’est pas là pour l’aider, personne ne peut. « Tu vas continuer de me fuir, toute ta vie tu vas m’éviter ? » Une colère dans les mots. Hans voudrait se montrer agréable avec elle, mais il n’en est pas capable. Homme blessé, père trahi. « Je n’avais pas le choix… » Les poings se serrent de rage. C’était l’unique solution pour les sauver d’une misère déjà importante. Un métier ignoble.
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Message Les fantômes du passé cachent de lourds secrets ♣ avec Hans Bennet. ♦ écrit Mer 6 Aoû - 16:39

Les fantômes du passé cachent de lourds secrets.


Il était là, devant elle, lui ce fantôme qu’elle avait tenté de fuir et qu’elle espérait fuir tout au long de sa vie. A force de partir toujours plus loin, elle avait fini par ne plus croire en lui. Elle avait pensé qu’il n’existait plus, qu’il était mort, mais Dieu n’était pas toujours miséricordieux avec les âmes sur lesquelles il veillait. Après toutes ces années, Constance Bennet se retrouvait face à son père, l’homme qu’elle ne voyait plus comme un héros, mais comme un monstre. Malgré sa jambe blessée, il était toujours aussi grand, alors qu’elle, elle restait toujours un petit bout de femme. Le temps avait tout de même tracé son chemin, Constance n’était plus une petite fille depuis bien longtemps, mais une femme. Elle avait accompli beaucoup de chemin, depuis son départ, et même si elle avait regretté son ancienne vie, elle aimait tout autant la nouvelle. Peut-être était-il tant de revenir un peu dans le passé et de régler une bonne fois pour toute, cette histoire avec son père ? Constance ne voulait pas, elle n’en avait pas le courage, mais elle se doutait bien que son bourreau de père ne voudrait pas la lâcher, alors qu’il venait à peine de la retrouver. Durant cet instant, elle aurait bien voulu être un fantôme, pour mieux pouvoir disparaître, mais elle était vivante et les vivants devaient affronter leurs histoires. Même si elle avait voulu fuir l’homme qu’était son père, il lui était souvent arriver de s’inquiéter pour lui et de se demander ce qu’il pouvait être bien devenu. Elle avait même pensé qu’il était mort, mais la première fois qu’elle a vu des fleurs fraîches sur la tombe de sa mère, elle s’était bien doutée que l’homme était toujours là, attendant le retour de sa fille disparue. Elle l’avait bien imaginé, durant les premières semaines de sa fugue, attendant dans leur petit appartement, dans l’espoir de revenir. Constance avait aussi pensé à son retour, mais elle n’avait jamais eu le courage d’affronter tout cela. Le temps était passé et elle avait eu de moins en moins envie de revenir. Elle avait peut-être couru beaucoup de risque durant sa vie de baroudeuse, mais ce n’est pas pour autant qu’elle l’avait regretté.
Fuir n’était plus la solution, son père lui demandait de rester, faisant toujours face au mur qu’elle avait placé entre elle et lui. La jeune femme continuait toujours de forger son mur de silence, elle ne voulait pas lui parler, elle ne voulait pas entendre ses raisons. Allait-elle continuer à le fuir ? Oui elle continuerait, jusqu’à ce qu’elle n’ait plus de force, jusqu’à ce qu’elle laisse Arthur la protéger, avec lui, elle ne risquerait plus rien, il était soldat après tout, il la préserverait. Elle frissonna quand son inconnu de père tenta de la retenir et bien vite, face à la gêne, cette main se dégagea, de toute façon, avec sa blessure à la jambe, il ne pourrait pas la rattraper et après toutes ces années à fuir, elle était devenue une experte en ce qui concernait la course. Mais pourtant, elle ne fuis pas, une phrase la sortit de son silence : il n’avait pas le choix. Constance sortit de ses gonds. Pas le choix ? Etait-ce la seule réponse qu’il avait à lui fournir. Elle se tourna alors vers son père, les yeux remplis de colère et enfin elle put voir ce visage qu’elle n’avait pas vu depuis de nombreuses années.

« Pas le choix ? On a toujours le choix dans la vie et c’est bien ce que j’ai appris à mes dépends. » Fulminait la jeune femme à l’encontre de son père. « Vous m’avez toujours appris avec maman, ce qui était bien ou mal et tuer des gens, ça rentrait dans la catégorie du mal. Comment a-t-elle pu cautionner tout cela ? Moi je n’aurais pas pu, même par amour. » Continuait la serveuse du Flying Dutchman, tout en montrant la tombe de la défunte.





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