AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Cette MAJ est optimisée pour Mozilla et Safari
nous faisons notre possible pour l'optimiser pour Google Chrome

Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

Partagez|
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Lun 25 Aoû - 14:14

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Le fleuve à perte de vue, la Tamise. Elle était l’une des merveilles de Londres, la traversant de part en part. La Tamise était la vie, les navires allaient et venaient du bout du monde, apportant des marchandises, mais aussi de nouveaux arrivants. Le Blacklantern y était accosté, fier comme au premier jour, les dominant tous de son aura de puissance. Son capitaine était à son bord, refaisant les comptes de ses marchandises avec son intendant, cherchant le moindre vol de la part de son équipage. Il ne tolérait pas le vol, puisqu’il jugeait que ses hommes étaient correctement payés et que grâce à lui, ils pouvaient obtenir de nombreux avantages. Les comptes furent bons, depuis la mise à mort de l’un de ses camarades pour vol, les autres semblaient avoir compris. Pour le Capitaine Jack Mortimer, il était maintenant temps d’écouler cette marchandise venue du Nouveau Monde, pour empocher de l’argent et payer la nouvelle solde de ses compagnons. Depuis toujours, il se rendait à la même adresse, une maison discrète, qui fermait les yeux en ce qui concernait les pillages. L’homme savait très bien à qui il avait affaire et il n’avait jamais eu de problèmes. Cependant, aujourd’hui, tout était différent, le capitaine se devait d’être discret, la vieille Mary Tudor était toujours aux aguets, prête à en découdre avec les ennemis de la couronne, et de son mari. Jack avait pillé tellement de navires espagnols, à leur retour du Nouveau Monde, qu’il était désormais connu d’eux-mêmes. Les richesses qu’ils importaient leurs permettaient d’alimenter la guerre, lui était bien heureux de leurs mettre des bâtons dans les roues. Le Blacklantern était masqué, ayant changé brusquement de nom, pour son retour à Londres, mais dès qu’il repartirait, Jack avait bien l’intention de lui rendre son identité. Ce changement était juste une protection, puisqu’il n’avait vraiment pas l’intention de finir avec une corde autour du cou.

« Will surveilles le navire durant mon absence, je vais chercher notre argent. » Il souriait à pleine dent, à l’attention de son intendant, sa fille étant absente, il était le troisième homme du navire.

Il quitta alors le Blacklantern, longea le port, repensant à ces derniers jours, son arrivée, son retour à une vie, qui n’était plus celle d’un homme de mer. Il avait retrouvé sa chère Mary-Ann, la voluptueuse maquerelle du Redlantern, qui n’était pas spécialement ravie de le revoir. La femme qu’il entretenait depuis sept ans, était la seule qui l’intéressait réellement, en raison de son caractère fougueux et de son indépendance. Il avait pu parcourir Londres, voyant les dégâts de la révolte qui avait eu lieu, mais aussi les nombreuses restaurations pour le mariage de la reine. Ahh ce mariage, il avait bien l’intention de se trouver dans les rues à ce moment-là, il voulait contempler l’ennemi dans le blanc des yeux, s’amusant de leur pathétique union.
Après plusieurs minutes de marche, il arriva dans les locaux de commerce de la famille Bird. Voilà plus d’un an qu’il n’avait pas eu affaire à eux, mais malgré son absence, il savait très bien, qu’il serait reçu avec bienveillance, le Blacklantern était un bon client et on ne pouvait jamais refuser sa marchandise.
L’homme entra dans l’un des bâtiments, demandant le bureau du patron, on lui indiqua qu’il était absent pour le moment, mais qu’il reviendrait sous peu. Faisant fi des remarques qu’on était en train de lui faire, il entra dans le bureau et s’installa à la place du maître de la compagnie, posant ses bottes sur le luxueux bureau. Lord Bird devait vraiment s’ennuyer à rester assis là toute la journée. Après plusieurs minutes d’attente, l’homme entra dans la pièce, mais il n’était pas lord Bird, il était un jeune pourceau.

« Vous, vous n’êtes pas lord Bird. » Disait-il en pointant son doigt vers l’individu.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Mar 26 Aoû - 10:13
Encore un autre jour à me déguiser pour mener mes affaires comme je le veux sans risquer de perdre ma tête. Avec le mariage de la Reine approchant (la pire chose qu'il pouvait arriver pour l'Angleterre à mon sens), j'ai fort à faire car nombre de personnes ont besoin des services de la Compagnie pour être prêt pour ce jour. Je ne peux m'empêcher d'en rire. La plupart de ma clientèle n'est autre que les soeurs ou les mères des damoiseaux qui me courent après pour mes titres de noblesse mais qui me méprisent car ils me considèrent comme une parvenue. Je crois que je serais plus que fort amusée de voir leurs têtes s'ils venaient à apprendre qu'ils me doivent des créances !

Guidé par John, un homme de confiance, je traverse le port de Londres de long en large afin de vérifier que tout se passe comme prévu. Il est vrai que ses journées sont épuisantes mais elles changent singulièrement de celles que je peux vivre dans le carcan étroit de la Cour. D'autant plus que depuis l'arrestation de la Princesse Elizabeth, la paranoïa de la Reine Mary ne s'est guère apaisée, à mon plus grand malheur et cela ne risque pas d'aller en s'arrangeant avec l'arrivée de plus en plus massive de ces Espagnols de malheur.

Ces prochains mois s'annoncent difficile, d'autant plus que Père me presse à me remarier. Seigneur ! Quand comprendront-ils que je ne suis guère intéressée par des enfants en bas-âge comme prochain époux ?

Après avoir congédié mon brave John, je hâte le pas vers les locaux de commerce officiel de la Compagnie. Je dois en effet me changer pour être parée pour une quelconque festivité de Cour pour ce soir. Une absence de ma part risque d'attiser d'éventuels soupçons à mon égard et cela serait plus que fâcheux. Heureusement pour moi que mes affaires ont pris moins de temps que prévu, je pourrais peut-être en profiter pour faire une halte pour acheter un cadeau à Lady Seymour ?

Perdue dans mes pensées, j'entreprends d'ouvrir et de fermer la porte. Je manque de sursauter lorsque j'entends :

-Vous, vous n’êtes pas lord Bird.

Faisant brusquement volte-face en faisant attention à ne pas me trahir, j'aperçois un homme en train de me pointer du doigt comme une bête curieuse. Il n'est plus tout jeune je pense. Je fronce les sourcils pendant une fraction de seconde. Qui est donc cet homme pour connaître mon père de manière si intime pour connaître notre secret familial ? Pour le moment, aucun nom ne vient à l'esprit que je pourrais associer à cet homme.

-Nop' M'sieur ! Déclare-je en essayant d'avoir le timbre de voix d'un garçon en train de muer. Je connais aucun Lord Bird M'sieur ! Mentis-je en essayant de paraître aussi crédible que possible.

Diantre, faites qu'il morde à l'hameçon sinon, je suis bonne pour trouver un bon assassin au plus vite !

-J'peux vous aider, M'sieur ? Demande-je tout de même intriguée par les attentions de l'homme.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Lun 1 Sep - 12:39

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Négocier avait toujours été son passe-temps favoris. Il aimait s’adresser à ses différents interlocuteurs, les manipuler, voir en eux la peur, mais aussi les rouler. Ce qu’il fallait savoir avant tout sur Jack, pour mieux négocier avec lui, c’était qu’il ne fallait absolument pas lui faire confiance. Les Mortimer n’avaient jamais eu d’honneur, que cela soit pour un ami et même pour un ennemi. Jack ne dérogeait pas à la règle, son père l’avait forgé ainsi, si bien que mentir était une seconde nature chez lui. Quand il n’obtenait pas ce qu’il désirait, il avait toujours tendance à dégainer l’une de ses armes, son poignard en argent, richement sculpté, qu’il a volé à un espagnol, ou encore son épée, beaucoup plus longue, beaucoup plus dangereuse. Il avait déjà tué de rage, quand on lui avait refusait ce qu’il désirait le plus. Jamais, il ne faut faire de Jack Mortimer son ennemi, l’homme pourrait devenir très rapidement votre Enfer sur Terre.
Si Mortimer s’était rendu chez Bird, c’était parce qu’il était toujours très bien reçu par l’homme, il n’avait jamais eu froid aux yeux de remettre le noble à sa place, et celui-ci aussi. Depuis le temps qu’il le connaissait, ils avaient presque noué des liens d’amitié, puisqu’ils savaient, tous les deux, qu’ils pouvaient s’enrichir grâce à l’autre. Ses cales étaient pleines et ensemble, ils allaient pouvoir faire fortune. Le capitaine se trouvait toujours dans le bureau du noble, attendant son arrivée, profitant du lieu, comme s’il était le sien. Jack avait toujours agis ainsi et cela ne changerait pas avec le temps. La personne qui entra dans la pièce n’était pas lord Bird, le capitaine le remarqua tout de suite et il n’avait certainement pas l’intention de se laisser duper. Quand il entendit le jeune pourceau lui dire qu’il ne connaissait pas de lord Bird, Jack Mortimer frappa du point, visiblement énervé de voir qu’on se moquait de lui.

« Vous ne connaissez pas lord Bird et pourtant vous êtes dans son bureau actuellement, jeune imbécile ! » Il marquait ses mots comme s’il frappait du marteau sur un burin. Le mensonge. L’homme aimait mentir, mais il n’aimait pas qu’on lui mente en retour. « Ta mère ne t’a pas appris à mentir correctement ! » Cinglant comme le fer, il s’avança vers le jeune homme et l’attrapa par le col de sa chemise. « Maintenant dis-moi où est lord Bird, je n’ai pas la patience d’attendre et si cette canaille n’a pas l’intention de sortir de son royal château, je viendrai le débusquer moi-même. » L’argent, il ne voulait que ça, négocier, mais aussi fendre la lame à travers ce mauvais menteur, qui se jouait de lui.



Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Mar 2 Sep - 9:20
Pendant l'espace d'une micro-seconde, j'ai bien cru que le coup du jeune freluquet s'étant trompé d'endroit aurait pu marcher. Malheureusement pour moi, mon interlocuteur est un poil plus intelligent que ceux que j'ai l'habitude de côtoyer ! Cependant, je crois que je ne suis pas totalement compromise puisque son regard ne s'est pas attardé (à ma connaissance) plus que cela sur moi et n'a donc pas percé mon déguisement.

-Vous ne connaissez pas lord Bird et pourtant vous êtes dans son bureau actuellement, jeune imbécile !

-Mais m'sieur, je vous jure ! Je connais aucun Lord Bird ! Réplique-je aussitôt en essayant de sauver mon mensonge. S'agit du bureau de John Shield, le représentant de M'sieur Friday. Je vous jure m'sieur sur le bon Dieu que je connais aucun Lord' Bird !

Diantre ! Si mon père m'entendait, je serais au couvent dans la minute ! Sans compter qu'il m'aurait laver la bouche pour avoir jurer comme un parfait paysan ! Mais je n'ai guère le choix si je veux que mon mensonge tienne un peu.

-Ta mère ne t’a pas appris à mentir correctement !

Non, ma mère m'a appris à être une digne fille de la famille Bird et elle doit se retourner actuellement dans sa tombe si elle savait que sa protestante de fille jure et se travestisse !

Cependant, outre la semi-insulte à l'intention de ma défunte mère, je n'avais guère anticipé que l'homme agrippe les pans de la chemise que je porte pour me... persuader d'arrêter de mentir. Je crois que ce n'est qu'une question de poignées de secondes avant qu'il se rende compte que je suis une femme déguisée. C'est bien ma veine !

-Maintenant dis-moi où est lord Bird, je n’ai pas la patience d’attendre et si cette canaille n’a pas l’intention de sortir de son royal château, je viendrai le débusquer moi-même.


Au vu du regard qu'il me lance, je comprends que je risque ma vie si je ne lui dis pas où se trouve mon père et malgré toutes mes tentatives pour le persuader que j'ai rien à avoir avec mon père, cela ne le raisonnera surement pas. Au bout d'une longue seconde de réflexion, je me décide à lui répondre :

-Lord Bird s'est retiré définitivement des affaires de la Compagnie il y a plusieurs mois maintenant.

Je ne prends pas la peine de faire une voix d'adolescent en train de muer, avec notre proximité, il a surement du remarqué que mon anatomie n'est pas celle d'un homme.

-Cependant, continue-je avec un ton certain, je doute que vous puissiez réussir à faire affaire avec le successeur de Lord Bird si vous violentez celle qui le représente lorsque celui-ci est indisponible.

Tant qu'il n'aura pas dévoilé davantage ses intentions, je ferais comme si j'étais l'intermédiaire. Je ne sais pas encore comment il sait que mon père dirigeait réellement la Compagnie et il faut redoubler de vigilance tant que le mystère n'aura pas été résolu.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Jeu 11 Sep - 22:33

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Il n’avait jamais aimé qu’on lui mente et plus il se trouvait dans cette pièce avec ce vil menteur, plus il trouvait la situation très étrange. Où se trouvait le vieux Bird ? Lui qui était toujours aussi impatient de traiter avec lui, le voilà absent, alors que Jack avait plus qu’une bonne affaire à lui proposer. Le capitaine du Blacklantern commençait de plus en plus à s’énerver, menaçant le pauvre jeune homme, cherchant à tout prix à connaître la vérité. L’appétit de l’or était plus que jamais fort et Mortimer ne voulait conclure aucune affaire avec personne. Ce jeune bougre allait goûter de son épée, s’il continuait à lui mentir. Pas de Bird ici ? Qu’était-ce que cela ? Il se retint de gifler le jeune garçon de rage, mais si cela continuait, il allait bientôt le faire passer de l’autre côté.

« Pas de Lord Bird ? Son nom est marqué au-dessus de ce local, me prendrais-tu pour un imbécile ? » Il siffla presque ses mots, de rage. S’il avait laissé l’un de ses membres d’équipage gérer cette affaire, il était certain que le garçon serait mort. L’or, c’était tout ce qu’il voulait et sa marchandise qui dormait dans ses calles l’agaçait de plus en plus. Il voulait s’en débarrasser et cela coûte que coûte. De rage, il attrapa la chemise du jeune garçon, mais il vit tout de suite que quelque chose était inhabituelle, la personne qui lui faisait face n’était en rien un homme. Il lâcha sa main, se méfiant légèrement des femmes qui se travestissaient surtout depuis qu’il avait vu pour la première fois sa fille Mary-Jane. Jack Mortimer n’eut pas le temps de dire le moindre mot, qu’il apprit le retrait de Bird des affaires, il y a plusieurs mois, mais aussi qu’il avait un successeur. Il eut dans un même temps, la confirmation que la créature face à lui était bien une femme. Avec un sourire aux lèvres, il fit voler le chapeau de la femme travestie et dévoila ses longs cheveux blonds.
« Voilà qui est fort intéressant. Ainsi donc vous représentez le successeur de lord Bird, mais il me semblait que ce vieux brisquard avait renvoyé son fils et qu’il n’avait plus qu’une fille. » Il réfléchissait, détaillant la femme face à lui, les yeux, le nez, ils étaient tous deux semblables à ceux de Bird. « A moins que le successeur ne soit vous-même lady Bird. » Il afficha un charmant sourire à l’encontre de la jeune femme. Jack avait toujours été friand de la gente féminine, encore plus quand ces dames étaient de bien belles sauvageonnes. « Vous ne pouvez pas me tromper, je connaissais bien votre père et vous avez le même regard que lui ! Maintenant, gamine, j’ai besoin de faire affaire, mes cales sont pleines et je n’ai jamais été déçu par la famille Bird, d’ailleurs, le lord me doit une dette, avec tout ce que j’ai pu lui rapporter en canonnant de l’espagnol. Je tiens également à préciser, que si je ne peux pas affaire ici, je ferais circuler une rumeur dans tout le port, si bien que vous n’aurez plus qu’à mettre la clé sous la porte. » L’homme s’installa sur la chaise devant le bureau et posa ses bottes sur le meuble en bois. » Me suis-je bien fait comprendre ? » Demanda-t-il laissa une ultime chance à la femme.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Sam 20 Sep - 18:01
Alors que je suis en train d'être secouée par l'homme en face de moi, celui-ci me hurle que le nom de mon père est écrit sur le porche d'entrée. Si je n'étais pas en position de faiblesse, je ne me serais pas gênée pour lui adresser un rire sarcastique. Cela fait des mois maintenant que le nom de mon père n'est plus marqué sur le porche. Cela signifie plusieurs choses. Premièrement, l'homme ne ment pas quand il dit avoir été au Nouveau Monde durant plusieurs mois car cela ne fait que quelques semaines que le panneau a été changé et qu'il n'y a pas prêté vraiment attention. La deuxième possibilité, et non des moindres, est que l'alcool soit trop présent dans son sang pour que sa vue soit encore nette. Je crois que je préfère penser qu'il s'agit que de la première possibilité pour ma tranquillité d'esprit.

Définitivement, je crois que j'ai été percée à jour au moment où l'homme ne prend pas la peine de se cacher pour m'observer. Tandis qu'il m'enlève mon chapeau, je me mets à réfléchir fébrilement. De toutes évidences, malgré son apparence de canailles, cet homme a été assez proche de mon père pour savoir les soucis qui tracassent mon père au sujet de mes frères et pour connaître sa réelle implication dans les affaires de la Compagnie. Et pour que cela soit le cas, c'est que mon père a du énormément gagné grâce à ce forban. Cela serait en effet des plus avantageux si je parvenais à maintenir ce fournisseur auprès de la Compagnie, surtout dans ces temps difficiles.

-Vous ne pouvez pas me tromper, je connaissais bien votre père et vous avez le même regard que lui ! Maintenant, gamine, j’ai besoin de faire affaire, mes cales sont pleines et je n’ai jamais été déçu par la famille Bird, d’ailleurs, le lord me doit une dette, avec tout ce que j’ai pu lui rapporter en canonnant de l’espagnol. Je tiens également à préciser, que si je ne peux pas affaire ici, je ferais circuler une rumeur dans tout le port, si bien que vous n’aurez plus qu’à mettre la clé sous la porte. Me déclare-t-il d'un ton qui se veut charmeur en s'asseyant plus que négligemment sur la chaise face au bureau.

Il n'aurait pas eu besoin d'en ajouter plus que j'ai compris qu'il n'hésiterait pas longtemps à mettre ses menaces à exécutions. Je n'ai guère envie de perdre la tête pour avoir stupidement refusé d'aider un fournisseur. Avec un soupir, je passe une main dans mes cheveux avant d'aller verrouiller la porte.

-Allons monsieur ! Je suis certaine qu'il y a moyen de trouver un arrangement qui nous satisfera tous les deux sans pour autant arriver à de telles extrémités. Dis-je d'un ton qui se veut courtois au possible. Ôtez vos pieds du bureau, vous tâchez certains papiers importants avec vos bottes sales ! Ordonne-je en contournant le bureau pour m'assoir afin de lui faire face.

Même si je m'assois avec plus de classe que lui, mon attitude demeure très en dessous de ce qu'on attendrait d'une dame fréquentant la Cour. Après un temps de recherche rapide, je sors deux verres et une bouteille de vin que je garde dans ce bureau au cas où j'aurais à mener affaire ici. M'emparant de la bouteille, je nous verse rapidement un verre chacun avant de déclarer :

-Veuillez me pardonner de ne pas vous avoir directement dit qui j'étais mais vous comprendrez qu'avec la venue de ces espagnols et la paranoïa de la Reine Mary, je crains pour ma tête. D'ailleurs, c'est un réel hasard que vous soyez tombés sur moi, j'ai tendance à éviter de me montrer en dehors de la Cour ces jours-ci.

Je joue avec le vin de mon verre un instant avant de continuer.

-Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, Lord Bird, mon père, s'est retiré des affaires il y a un an me laissant la complète gestion de la Compagnie puisque mes frères n'existent plus désormais à ses yeux depuis quelques mois déjà. Cependant, je ne crois pas me souvenir de vous avoir rencontré avant ce jour. Pourtant, vous connaissez mon identité sans que je connaisse la votre et j'ai horreur de faire affaire avec des gens dont je ne connais pas leurs noms.

Je préfère lui préciser que je suis la seule gestionnaire de la Compagnie maintenant pour pas qu'il nous mette tout deux dans une situation fâcheuse. En effet, au vu du ressentiment de mes frères d'avoir été déshériter, il ne serait que trop heureux que de me voir perdre la tête avec notre père. Je bois une gorgée de mon verre avant de lui tendre ma main :

-Je suis Lady Helen Bird, comtesse d'Abermale et propriétaire de la Compagnie Shield, en quoi puis-je vous aider ?

Il ne sera pas dit que je ne demeure pas une Lady même si je porte des vêtements d'homme ! Surtout si une affaire juteuse peut être faite !
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Sam 27 Sep - 19:12

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Il avait une femme face à lui et en franchissant le bureau de lord Bird, il ne se serait jamais attendu à cela. Quand il avait quitté, il y avait un an la ville de Londres et l’Angleterre, Bird était toujours fidèle à son poste, et présent pour faire affaire avec ses plus anciens contrats. Jack avait eu de la chance d’avoir pu trouver cet homme, assez filou pour faire des affaires avec lui. Après tout, il avait dû cogner combien de négociants, qui ne voulaient pas faire affaire à lui, avant de trouver Bird ? Au moins une dizaine. Son affaire avait toujours été risqué, mais avec de l’audace, elle rapportait beaucoup et Jack Mortimer avait de l’audace et du culot à revendre. Maintenant que Bird père n’était plus apte à travailler, le capitaine voyait qu’il allait devoir faire affaire avec sa fille, ce qui était une chose encore plus risquée. Normalement, une femme ne devrait pas travailler seule auprès d’une telle compagnie, ce qui rendait cette collaboration risquée. L’homme toujours friand de femmes détailla bien mieux la fille de son collaborateur, elle était mignonne, mais pas du tout à son goût, ce qui était probablement une chance pour elle. Surtout que ce qui importait le plus le capitaine, c’était de vendre la cargaison d’épices et d’autres produits de luxe qui attendait dans ses calles. Il avait mis beaucoup d’ardeur à pouvoir remplir son navire, il ne comptait pas perdre sa précieuse cargaison, surtout si elle pouvait l’enrichir un peu plus. Et si lui était riche, ses hommes recevraient une bonne solde et ils seraient heureux de pouvoir aller dépenser leur argent dans les tavernes et les bordels. Ainsi, sa seule présence pouvait faire marcher l’économie londonienne. La demoiselle qui avait repris les rênes de son entreprise lui demanda alors de retirer ses bottes de son bureau et au vu de son ton, Jack s’y employa tout de suite, pour ne pas froisser la dame.

« J’en suis certain, je suis venu pour cela après tout, pour faire perdurer ma collaboration avec votre famille lady Bird. » Il sourit de toutes ses dents et il écouta la demoiselle lui avouer qu’elle prenait des précautions pour éviter de se trouver sur le billot à cause de la reine. « Je crois que nous sommes fait pour nous entendre. Vous voyez, depuis que cette vieille peau est sur le trône, j’ai été obligé de quitter le pays pendant un an et moi-même je dois prendre des précautions. Selon elle, je ne pourrais même plus piller de navires espagnols, mais croyez-moi je ne vais pas me gêner pour le faire, surtout depuis qu’un filon d’argent a été trouvé au Pérou. » Il ne craignait pas de faire état de sa situation auprès de la jeune femme, après tout elle saurait bientôt qu’il était un brigand, un pilleur de navire. Si elle était intelligente, la fille accepterait de collaborer avec lui.
Le capitaine apprit alors que Bird père s’était retiré des affaires il y a un an, sûrement juste après son départ de l’Angleterre. L’homme dont les fils étaient déshérités avait donc lié sa fille à ses affaires. Par contre, la demoiselle ne connaissait pas son nom et Jack se devait donc de changer la donne. Elle-même était comtesse et même si lui n’avait pas de titre de noblesse, il était capitaine de navire, ce qui valait bien tous les titres du monde.

« Je suis Jack Mortimer, le terrible forban selon la reine, mais surtout le noble capitaine du Blacklantern. » Il se présenta sur un ton fier, comme s’il venait de dire à la jeune femme qu’il était le roi d’un immense pays. « Ce que vous pouvez faire pour moi, c’est écouler toutes les marchandises qui se trouvent dans les cales de mon navire, épices, tissus et parfum… » Présenta-t-il sur un ton très professionnel.



Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Dim 28 Sep - 10:42
Je retiens difficilement un sourire amusé lorsque je me rends compte que mon interlocuteur m'obéit sur le champ lorsque je lui demande d'enlever ses pieds de la table. Je n'aurais jamais pensé qu'il s'exécuterait avec autant de facilité, après tout, si un combat devait avoir lieu, ce ne serait surement pas moi qui aurait l'avantage. Je suis en effet désarmée et ce n'est pas mon petit poids qui parviendra à l'immobiliser.

-J’en suis certain, je suis venu pour cela après tout, pour faire perdurer ma collaboration avec votre famille lady Bird.

Je lui adresse un sourire franc. Mon père m'a toujours appris à ne jamais renvoyer trop rapidement de potentiels fournisseurs. Visiblement, il ne semble guère prendre ombrage du fait que je n'ai pas voulu décliner mon identité tout de suite.

-Je crois que nous sommes fait pour nous entendre. Vous voyez, depuis que cette vieille peau est sur le trône, j’ai été obligé de quitter le pays pendant un an et moi-même je dois prendre des précautions. Selon elle, je ne pourrais même plus piller de navires espagnols, mais croyez-moi je ne vais pas me gêner pour le faire, surtout depuis qu’un filon d’argent a été trouvé au Pérou.

Mes yeux se font calculateurs à cette nouvelle de la découverte d'un nouveau filon d'argent. Je ne saurais réellement dire si c'est une bonne nouvelle ou non. Même avec cette alliance avec l'Espagne, je doute que l'Angleterre connaisse rapidement les bénéfices de cette découverte.

-Rassurez-vous, pour fréquenter la Cour, je sais qu'à mi-mot, certaines personnes, dont je fais, parmi la noblesse sont plus que contre ce maudit mariage. Une alliance avec la France serait même plus salutaire pour notre pays qu'avec ces Habsbourg de mon point de vue, quand bien même la Reine d'Ecosse soit promise au Roi de France. Cette situation empirera davantage si la Reine venait à avoir un enfant.

Je frissonne sans vouloir finir ma phrase. Il est en effet pas bien difficile de deviner que la situation peu enviable que nous connaissons devienne catastrophique si une telle chose se produit.

-Enfin, ce n'est pas pour le moment qui va nous empêcher de mener affaire, n'est-ce pas ?

Car en effet, je comptais bien faire affaire avec ce pirate, surtout si cela permettait d'embêter un peu les espagnols. On nous enseigne à l'Eglise que voler c'est mal mais pourtant, on nous encourage à faire le bien. Aussi, n'est-ce pas faire le bien pour l'Angleterre que de pilier les navires espagnols pour notre richesse ?

C'est pourquoi je me présente en bonne et due forme à cet homme. Une affaire est mieux menée, à mes yeux, lorsqu'un climat de confiance règne.

-Je suis Jack Mortimer, le terrible forban selon la reine, mais surtout le noble capitaine du Blacklantern.

Mortimer finit sur un ton plus que suffisant en affirmant être le capitaine du Blacklantern. Mon esprit n'est pas long pour faire deux et deux. Monsieur Lanterne Noire apparaît dans les registres de la Compagnie à de maintes reprises, je n'avais jamais fait le rapprochement entre le pirate et un fournisseur assez important que mon père remplissait d'éloges sur la qualité de la marchandise. Effectivement, j'ai bien fait de ne pas le renvoyer trop rapidement, d'autant qu'il semble attacher à garder notre lien commercial intact.

-Ce que vous pouvez faire pour moi, c’est écouler toutes les marchandises qui se trouvent dans les cales de mon navire, épices, tissus et parfum…


Mes yeux brillent à l'entente des différentes marchandises se trouvant dans les cales. Il y a de quoi faire beaucoup de bénéfices s'il ne ment pas !

-Hum... Si ce que vous dites est vrai, nous avons largement les moyens de faire des bénéfices ensemble ! Combien de temps comptez-vous rester en Angleterre ? Comprenez que je peux vous faire une avance sur les bénéfices de la vente afin que vous puissiez vous amuser comme il se doit pendant ce... "mariage".

Il n'est pas bien difficile de deviner à ma façon de prononcer le terme de mariage ce que j'en pense de cet évènement qui approche.

-Mais je pense qu'il serait risqué si vous recevez votre part d'un seul coup, les gardes de la Reine se douteront de quelque chose si vous vous retrouvez aussi riche que Crésus du jour au lendemain.

-Voilà ce que je vous propose , continue-je après avoir bu une gorgée de vin, je vous verse 25% de votre part dès demain, le temps que je puisse réunir les fonds, une fois que j'aurais vu et évalué votre marchandise et je vous verserais en plusieurs fois ce qui vous reste durant le temps que vous restez en Angleterre. Cela vous convient-il ?

Je préfère parler directement argent avant de parler des différentes possibilités de stockage de la marchandise. Il est en effet bien inutile que de se mettre d'accord sur le lieu de stockage de la marchandise si on ne parvient pas à se mettre d'accord sur les modalités de paiement.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Sam 11 Oct - 15:18

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Avant la mer était calme, seule tranquille, vivant sa vie avec les nombreux poissons qui la peuplaient. Puis un jour vint les hommes, sur leurs grands navires, ils la sillonnèrent, apprirent à la découvrir et à la subir. La mer était un ennemi pour l’homme, parfois funeste, elle les emportait sous de puissants rouleaux, enfouissant à tout jamais des vies dans son antre. La mer, belle de légende, peuplaient de créatures mythiques, telles les sirènes qui entrainent les marins, au plus profond des eaux. Seuls les braves pouvaient naviguer sur les eaux. Jack Mortimer en avait perdu des hommes à cause de cette épouse, qu’il avait prise dès ses six ans. La mer était la seule femme avec laquelle, il était fidèle, la seule qui parvenait à le faire vibrer de passion, celle qu’il ne voudrait quitter, pour rien au monde. L’Angleterre était un pays de mers et d’océans et cela avait contribué à sa passion, comme beaucoup d’hommes. Son père avait été comme un pionnier, il faisait partie des rares Anglais à vouloir braver les océans, comme les Espagnols et les Portugais, pour découvrir les merveilles qui s’y cachaient. Jack ne faisait que continuer son œuvre. Et pour continuer cela, l’homme allait devoir multiplier les missions et surtout faire perdurer une longue relation financière avec la famille Bird. Maintenant que le père ne pouvait plus gérer, il allait devoir faire affaire avec la fille et le pire, c’était que bien souvent, les femmes étaient beaucoup plus redoutables en affaire, que les hommes. Cependant, Jack avait un pouvoir entre ses mains, puisqu’il pouvait très bien, à n’importe quel moment, menacer la fillette qu’il pouvait faire écouler sa marchandise ailleurs et non pas chez elle. Bird était facile en affaire, toujours arrangeant, mais cela serait-il le cas de cette fille ? Aurait-elle la peau aussi dure que son père ? Mortimer devait en avoir le cœur net, avant de lui donner sa marchandise.

« Fillette, vous devriez savoir que Français et Anglais n’ont jamais fait de bons amis. Les alliances vont et viennent et seule la guerre compte pour les gens d’en haut. Mais nous, nous sommes plus intelligents et même par temps de guerre, nous pouvons nous enrichir. Ne pensez-vous pas pareil ? » S’exclama l’homme amusé. Il y avait bien longtemps qu’il avait appris à se moquer des têtes couronnées. Il était sans doute parvenu à faire du profit avec Henry VIII et son fils, mais cette alliance avait été plus un fardeau. Maintenant, qu’il était libre, il allait pouvoir faire comme il l’entendait, même si une reine acariâtre se trouvait sur le trône.
La fillette paraissait très professionnelle, mais Jack détestait cela, il était un homme imprévisible, qui faisait ce qu’il désirait, quand il le voulait et pas quand une personne lui demandait. Actuellement, il ne savait pas quand il repartirait en mer, il voulait profiter des festivités du mariage, de sa Mary-Ann et pourquoi ne pas trouver du temps pour recruter de nouveaux hommes. Bientôt la petite Bird allait vite se rendre compte qu’il pouvait être très dur en affaire.
« Je pars, je reviens, au grès des vents et des évènements et je n’ai absolument pas de dates précises à vous offrir. Si je pars demain, parce que la reine veut ma tête, je partirai. » Il parlait d’une voix assez ferme, sans pour autant hausser le ton à l’encontre de la jeune femme.
« Vous savez lady Bird, vous n’êtes pas la seule à pouvoir m’offrir ce que je veux, ma marchandise est de qualité et ils sont déjà plusieurs négociants à être venus l’analyser pour m’offrir un prix bien meilleur et surtout sous mes propres conditions. Voyez-vous, lord Bird est devenu presque un ami pour moi, voilà pourquoi j’ai préféré écarter les propositions de vos concurrents en espérant pouvoir satisfaire un ami. » Il bluffait bien sûr, même s’il était déjà entré en contact avec un autre revendeur, mais il n’avait pas obtenu le prix qu’il souhaitait. Ayant une situation plus que instable, lui ce qu’il voulait, c’était son argent au plus vite, pour pouvoir mieux repartir quand la tempête finirait par venir.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Dim 12 Oct - 12:04
Lorsque je déclare à mon interlocuteur que je préfèrerais une alliance avec la France qu'avec ces maudits Habsbourg, le capitaine du Blacklantern s'exclame :

-Fillette, vous devriez savoir que Français et Anglais n’ont jamais fait de bons amis. Les alliances vont et viennent et seule la guerre compte pour les gens d’en haut. Mais nous, nous sommes plus intelligents et même par temps de guerre, nous pouvons nous enrichir. Ne pensez-vous pas pareil ?

-Je suis d'accord en effet avec vous sur le dernier point mais je demeure convaincue qu'une alliance avec la France aurait été plus salutaire. Déclare-je en rangeant un ou deux papiers dans un tiroir. Après tout, financièrement parlant, nous aurions eu que peu à craindre concernant les navires français, de ce que j'ai entendu, les français ne sont pas si fourni en canon et point avantageux non négligeable : nous aurions été littéralement payés et applaudis pour torpillés les navires espagnols afin d'en récupérer les richesses.

Je soupire avant de continuer :

-Malheureusement, on n'a pour le moment pas cette chance et devons nous contenter de la situation actuelle.

On en vient à discuter des conditions de la transaction. Je ne comptais pas me laisser faire et surtout laisser passer une transaction aussi juteuse qui se profile. C'est bien l'une des choses que je ne déléguais que peu : je me chargeais toujours des premiers contrats, n'ayant pas trop confiance en mes hommes de mains. Même si ses derniers n'iraient pas me vendre à la Reine, je ne veux guère les tenter de faire un contrat en leur nom et non au mien. De plus, beaucoup de personne de la gente masculine ont tendance à sous-estimer les femmes quand il s'agit d'affaires. Grave erreur dont je me fais une joie d'en profiter. Néanmoins, au vu de la vitesse à laquelle mon déguisement a été mis à jour, je ne pense pas que le contrat soit facile à conclure.

-Je pars, je reviens, au grès des vents et des évènements et je n’ai absolument pas de dates précises à vous offrir. Si je pars demain, parce que la reine veut ma tête, je partirai.

Je demeure silencieuse. C'est effectivement une bonne raison de partir du jour au lendemain, moi-même si une telle extrémité devait se présenter, je le ferais. Néanmoins, je préfère continuer d'écouter son argumentation que de me précipiter pour ma réponse.

-Vous savez lady Bird, vous n’êtes pas la seule à pouvoir m’offrir ce que je veux, ma marchandise est de qualité et ils sont déjà plusieurs négociants à être venus l’analyser pour m’offrir un prix bien meilleur et surtout sous mes propres conditions. Voyez-vous, lord Bird est devenu presque un ami pour moi, voilà pourquoi j’ai préféré écarter les propositions de vos concurrents en espérant pouvoir satisfaire un ami.

A ces mots, je ne cache pas un sourire. Plusieurs négociants ? Je n'y crois pas un mot. La plupart sont de vrais commères quand ils sont sur le point de faire des affaires juteuses. Il y a donc plusieurs possibilités : soit il ment au sujet de sa marchandise soit il bluffe. Mais son objectif est sur : il veut gagner un maximum d'argent comme moi.

-Vous savez, si je vous demande quand à peu près vous comptez partir, ce n'est pas pour surveiller mais pour éviter d'éveiller les soupçons de la garde, qui, même si elle n'est pas futée, se doutera de quelques choses si un seul équipage ait soudainement une très grosse prime. Pardonnez-moi de prendre des précautions pour conserver ma tête où elle se trouve ! Dis-je d'un ton sarcastique. De toutes façons, vous ne serez pas venus me voir si vous aviez obtenus le prix que vous voulez parce que, sauf si je suis précocement sénile, je ne vous ai pas encore annoncé de prix. Vous n'avez donc aucun moyen de comparer avec vos différentes propositions.

Je lui sourie en continuant à le regarder. A aucun moment, je n'ai avancé une somme en livres. Du coup, comment peut-il savoir que ce sont 25% de 1000 livres ou 25 % de 100 livres ?Il croyait donc vraiment me rouler dans ma farine ? Ce n'est pas la première affaire que je mène, tout de même ! Même si je dois reconnaître que c'est l'une des premiers à me donner un peu de difficulté !
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Sam 18 Oct - 19:13

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


« Les Français ne possèdent rien, comme nous malheureusement et c’est la triste réalité. Depuis toujours le monopole de la mer appartient aux Espagnols et au Portugais. Nous ne possédons pas de terres de l’autre côté de l’Atlantique, contrairement à eux. D’ailleurs, c’est bien plus un plaisir pour moi de piller les terres de mon futur roi, que d’un illustre inconnu. » S’exclama l’homme, tout en donnant son opinion très arrêtée sur la question. Il se moquait bien des dires des autres, tant que lui connaissait la vérité. Le capitaine du Blacklantern doutait beaucoup du fait que la lady Bird ait été un jour sur un navire, qu’elle ait navigué à travers les mers et les océans du monde. Non elle était bien plus du genre à rechercher les dernières robes à la mode et les derniers tissus. Lui connaissait la réalité et les possibilités. Lui n’avait pas peur de prendre des risques, pour s’enrichir et par bonheur, ses hommes étaient comme lui. Etre intrépide, là était la clé de son succès en mer et aussi cela expliquait pourquoi il avait pu revenir avec des cales pleines de marchandises. S’il n’avait pas été aussi fourbe, il ne serait jamais revenu.
Jack Mortimer n’avait pas pour habitude de négocier avec des femmes, d’ailleurs, sauf pour ce qui était de Mary-Ann, il avait du mal à les voir à la tête d’entreprise. Pour lui une femme, ça ne servait à rien, à part faire plaisir aux hommes et gérer une maisonnée. Bon là encore, il devait mettre à part le cas de sa fille, qui était plus un homme qu’une femme. Cela ne l’enchantait pas tellement de devoir négocier avec la fille de lord Bird. Il avait ses habitudes avec l’homme et tous deux étaient parvenus à se faire confiance, maintenant les cartes étaient battues à nouveau et Jack allait devoir se faire gros pour pouvoir faire affaire avec la fille. Même si cette situation l’amusait, il n’imaginait pas cette fille assez sérieuse, pour pouvoir lui donner ce qu’il voulait et aussi pour pouvoir revendre cette marchandise au meilleur prix.
Il l’écoutait parler et n’appréciait pas la voir lui donner du fil à retordre. La jeune femme avait vite compris, que l’homme n’avait pas été voir ailleurs, mais Jack n’était pas du genre à se laisser faire comme ça. Les coups de bluff, c’était son principal atout et il les utilisait même durant les canonnades entre navire.

« Je pensais que vous allez appliquer les mêmes prix que votre père. Il a toujours eu une bonne estime pour notre partenariat, mais je vois qu’avec son départ, les choses ne seront plus les mêmes malheureusement. » Jack afficha un air faussement peiné, bien qu’il ne fut nullement attristé par toute cette histoire. « Pour ce qui est de mes hommes, ils n’auront bien sûr pas tout d’un coup. Ils seraient encore capables de tout dilapider aux tavernes ou aux bordels ! Non. Sur le Blacklantern, je sais contrôler mon personnel, c’est ainsi que je gagne leur respect. » Il afficha un large sourire et continua pour parler directement à la jeune femme, sans passer par quatre chemin. « Tout ce que je veux, c’est de pouvoir vendre à travers votre entreprise, ma marchandise, mais aux mêmes conditions que votre père. Cela ne sera pas négociable, à moins que vous n’augmentiez le prix. Il serait vraiment dommage que tous les capitaines de navires se rendent compte que les affaires chez les Bird ne leurs sont plus profitables. » Disait-il tout en s’amusant de la situation.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Sam 15 Nov - 21:31
Après que j'ai exposé les multiples intérêts à privilégier une alliance française, le capitaine les essuie d'un revers de main. Je ne préfère ne rien ajouter de plus. Après tout, c'est son problème s'il préfère risquer sa vie en pillant les vaisseaux étrangers. On pourrait certes me qualifier de peureuse, mais je préfère le terme de prudente. Les eaux sont troubles en ce moment, ce n'est guère la peine de faire un faux pas qui pourrait rendre la situation encore plus périlleuse que jamais. C'est que je tiens à ce que ma tête ne rejoigne pas ces chers Grey et Duldey ! De plus, l'une des raisons qui me fait me taire est que j'estime que le capitaine Mortimer est assez grand pour se prendre en charge. J'ai déjà une flopée de jouvenceaux à mes trousses à me soucier , pas besoin d'en rajouter un autre. Quoique le pirate relève sacrément le niveau intellectuel de ces imbéciles.

Dommage qu'il soit pirate et de si mauvaise réputation, sinon, je lui aurais proposé sans honte un mariage.

Mais la vie n'est pas ainsi faite et je me dois de conclure le meilleur arrangement possible pour la compagnie.

-Je pensais que vous allez appliquer les mêmes prix que votre père. Il a toujours eu une bonne estime pour notre partenariat, mais je vois qu’avec son départ, les choses ne seront plus les mêmes malheureusement.

Sans me cacher, je roule les yeux en le voyant prendre un ton faussement triste. Comme il l'a dit, cela fait un moment qu'il n'a pas mis un pied en Angleterre. Comment peut-il savoir si les affaires ne sont pas gérées comme au temps de Père ? Père a bien insisté auprès de moi que certains fournisseurs, comme Monsieur Mortimer, qui assurent l'avenir de la Compagnie.

-Cela allait de soi, Monsieur Mortimer ! Dis-je avec un sourire aimable. Mon père n'a jamais cessé de se répandre en éloge concernant Monsieur Black, l'homme dont les cales sont remplis de merveilles du Nouveau Monde. Celui qui n'a jamais peur d'attaquer l'étranger pour faire richesse ! Pourquoi devrais-je cesser de faire avec vous si vous êtes vraiment à l'égal des éloges de mon père ? Demande-je d'un ton qui se veut certain.

Volontairement, je le flatte un peu plus que de raison pour le mettre dans de bonnes dispositions et le faire un peu baisser sa garde concernant la négociation. Cependant, il est vrai que Père n'a jamais cessé de complimenter la qualité des marchandises de Mortimer.

-Pour ce qui est de mes hommes, ils n’auront bien sûr pas tout d’un coup. Ils seraient encore capables de tout dilapider aux tavernes ou aux bordels ! Non. Sur le Blacklantern, je sais contrôler mon personnel, c’est ainsi que je gagne leur respect. Ajoute le capitaine pour éviter toute confusion.

-Je préférai m'en assurer, capitaine. Malheureusement, peu de personnes ont assez d'esprit pour prendre ce genre de mesure. Confie-je avec un soupir. A croire qu'ils ne chérissent que peu leur tête sur leurs épaules !

-Tout ce que je veux, c’est de pouvoir vendre à travers votre entreprise, ma marchandise, mais aux mêmes conditions que votre père. Cela ne sera pas négociable, à moins que vous n’augmentiez le prix. Il serait vraiment dommage que tous les capitaines de navires se rendent compte que les affaires chez les Bird ne leurs sont plus profitables.

-Et j'ai compris votre demande, monsieur, n'ayez crainte ! Déclare-je avec un sourire rassurant alors que je viens d'avoir une idée. Voilà ce que je propose : j'évalue la quantité de votre marchandise que je vous achèterai sous peu aux conditions que mon père a noté dans les livres de comptes la dernière fois que vous avez fait affaire ensemble. Le déchargement de votre navire se fera en plusieurs fois pour ne pas éviter les soupçons, si vous êtes d'accord, et la marchandise mise dans plusieurs entrepôts pour ne pas attirer les convoitises inutiles. Pour des raisons logistiques, je ne peux vous payer en une seule fois. Je vous propose de vous payer une première fois 60% de la somme que je vous dois et je vous ferais ensuite deux autres payements de 20 % de la somme totale.

Je préfère taire que je risque peut-être de vendre beaucoup plus cher la marchandise qu'en temps normal à cause du mariage. Seulement, je préfère éviter les créances inutiles et je tais cette possibilité. J'aurais toujours possibilités de dire que les ventes ont été plus bénéfiques que prévu plus tard.

-Sommes-nous d'accord ? Demande-je en me resservant un verre de vin.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Dim 23 Nov - 22:16

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Cette lady savait bien diriger ses affaires, il semblerait que lord Bird ait bien guidé sa fille adorée, pour que celle-ci fasse l’affaire et surtout pour qu’elle parvienne à graisser la patte de ses fournisseurs. Bird avait sûrement parlé de lui à sa fille, puisque dès qu’il a mentionné son nom, elle avait tout de suite changé de tactique, pour le mettre dans sa poche. Bien sûr, Jack n’avait pas l’intention d’aller voir ailleurs, il savait très bien que cette entreprise était la seule à pouvoir lui acheter sa marchandise à meilleure prix et surtout de ne pas avoir peur. Quand on le voyait et au vu de la qualité de ses produits et de leurs diversités, tous savaient, qu’il les avait fait entrer en Angleterre de manière illégale et qu’il les avait eu de façon frauduleuse. Certains acheteurs étaient très regardent, surtout maintenant que Mary Tudor était reine. Par chance Bird était toujours là et il pouvait continuer de négocier avec sa petite famille.

« Vous savez parler aux hommes ma lady, mais sachez que si je suis flatté par vos flatteries, elles m’indiffèrent depuis longtemps, la réputation de mon navire n’est plus à faire. » Il afficha un sourire sarcastique, tout en faisant référence aux nombreuses légendes qui entouraient son navire, du temps de son père et du sien. Le Blacklantern était un navire redoutait par beaucoup de monde et les navigateurs étaient de plus en plus méfiants, de peur de croiser un jour un pirate. Les pirates étaient le fléau des mers et à lui tout seul Jack voulait représenter LE fléau. Cette place, il l’avait gagné petit à petit, mais il n’était pas encore arrivé aux sommets de son art.
Après avoir entendu ses réticences, lady Bird lui fit part de ses conditions et enfin, elle proposa quelque chose qui lui plaisait. Elle allait donc faire évaluer sa marchandise et d’ensuite de l’acheter, sous les conditions que son père avait fait la dernière fois qu’ils avaient commercé ensemble. Elle voulait décharger son navire en plusieurs fois pour ne pas attirer l’attention et la marchandise irait dans plusieurs entrepôts. Contrairement à ce qu’il le voulait, elle ne voulait pas lui payer en une fois, mais il obtiendrait 60% du prix. Cela était tout à fait raisonnable et si elle ne faisait rien dans les règles, il pourra toujours lui égorger son charmant petit cou.

« Tout ceci me semble raisonnable, votre père a très bien su faire votre éducation. Cependant, n’oubliez pas, je détesterai être bafoué et croyez-moi, il vaut mieux ne pas me mettre en colère. » Il parla sur un ton calme, tout en gardant son sourire. « Par contre, je suis certain, que pour fêter notre longue collaboration, vous pourriez améliorer les prix de votre père, avec tous ces Espagnols en ville, ils vont avoir besoin de luxe et d’épices. » Il se mit à rire et se servit un verre de vin qu’il but d’une traite.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Sam 20 Déc - 17:34
Le pirate balaye d'un revers de main les compliments que je lui adresse. Dans un sens, je suis un peu offusquée. Il est vrai que la flatterie est une technique utilisée fréquemment en commerce (pour preuve, Mortimer l'a tout de suite décelé), toutefois, je pensais sincèrement ce que je disais. Cependant, je préfère recentrer la conversation sur la négociation. Inutile de perdre du temps en sentimentalité, déjà que mon sexe ne joue pas en ma faveur, autant ne pas aggraver la crédibilité que je peux avoir à ses yeux !

Rapidement, je finis par dicter mes conditions. Je pense que si mon père avait été présent, il m'aurait surement félicité d'avoir si judicieusement négocié.

-Tout ceci me semble raisonnable, votre père a très bien su faire votre éducation. Cependant, n’oubliez pas, je détesterai être bafoué et croyez-moi, il vaut mieux ne pas me mettre en colère. Déclare le capitaine tout sourire.

Il n'a effectivement pas besoin de préciser ce qu'il inflige à ces personnes, mon imagination s'en charge très bien à sa place. Il doit surement leur faire subir les pires tourments avant de les passer par dessus bord ! Toutefois, à aucun moment, mon visage n'a laissé transparaître les déboires de mon imagination et continue à afficher un sourire posé.

-Par contre, je suis certain, que pour fêter notre longue collaboration, vous pourriez améliorer les prix de votre père, avec tous ces Espagnols en ville, ils vont avoir besoin de luxe et d’épices.

Sa remarque est prévisible. Après tout, mon propre père m'a également conseillé de renégocier à notre avantage à chaque nouveau contrat. Toutefois, je préfère lui déclarer :

-Les demandes risquent d'augmenter, certes, mais il s'agit d'une circonstance particulière à savoir le mariage du prince espagnol. Vous croyez vraiment que ce cher Philippe n'aurait pas fait une demande à sa chère future épouse pour garder un certain monopole sur les produits en provenance du nouveau monde ? Si c'est le cas, malgré tous mes contacts, j'aurais bien du mal à vendre la marchandise, d'autant plus que je ne peux faire aucun pronostique de vente pour le moment. A croire que c'est infiniment plus amusant de voir les têtes roulées sur le parvis de la Tour de Londres ! Ironise-je en référence au procès assez récent de Wyatt. Pour que nos têtes soient sur nos épaules le plus longtemps possible, je vous achète la marchandise au prix de mon père. Toutefois, continue-je précipitamment sans lui laisser le temps de répliquer, je vous donnerai, une fois le mariage passé et au moment de mon dernier versement, un pourcentage supplémentaire des ventes de la marchandise dans le cas où les ventes auront été à la hauteur de nos espérances. Qu'en dites-vous ? Avons-nous un accord ? C'est mon dernier mot capitaine. N'ayez crainte capitaine, vous n'aurez guère besoin d'utiliser la violence envers moi pour avoir votre or si jamais nous faisons une alliance commerciale.

Je lui tends la main afin de sceller notre accord. Je le regarde d'un air déterminé en attendant sa réponse.

Alors qu'il est sur le point de la donner, la porte du local s'ouvre brusquement. Je tourne la tête un peu paniquée avant d'apercevoir un seul homme. Je me sens aussitôt soulagée car il ne porte pas l'uniforme de la garde et il semble avoir un peu abusé de la bouteille.

Il n'a peut-être pas toutes ses facultés mais je m'inquiète de ce qu'il a pu entendre. Néanmoins, avant de faire un geste malencontreux, je pose une question dans un murmure à Mortimer :

-Vous le connaissez ?
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Ven 26 Déc - 23:34

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Son père lui avait toujours dit que le commerce était l’affaire des hommes et non celle des bonnes femmes. Jack Mortimer, qui était tout aussi misogyne que son paternel avait longtemps pensé la même chose, jusqu’à ce qu’il se retrouva confronté à la fille de lord Bird, qui se prenait pour une chef d’entreprise. Malgré son déguisement, il avait tout de suite reconnu les traits fins d’une femme et depuis le jeu des négociations ne cessaient d’emplir la pièce. Si l’homme l’avait voulu, il aurait égorgé depuis longtemps cette jeune femme, mais il aurait risqué toute sa marchandise. Personne n’avait les yeux aussi fermé que l’entreprise Bird, personne n’avait aussi peu de scrupule à vendre de la marchandise volée. Il n’avait pas le choix et même si recevoir des ordres d’une femme lui déplaisait au plus haut point, il allait devoir s’en contenter, sinon il ne pourrait plus faire d’affaire à Londres.
Jack le savait, il proposait à la donzelle un placement risqué, mais quand il pouvait avoir de l’argent, il ferait tout pour pouvoir en grapiller. Après tout son métier était très risqué, à chaque instant il pouvait perdre des hommes ou son navire pouvait être abimé. L’argent il en avait besoin et en quantité, pour maintenir le Blacklantern sur les flots, mais aussi pour satisfaire son équipage, qui préférait dépenser son argent en pute et en alcool.

« J’hésite à vous faire confiance, mais comme je suis de bonne humeur, pour cette fois-ci je vais le faire. Par contre, si je vois que je ne suis pas gagnant, vous risquerez d’avoir vite de mes nouvelles fillettes. » Il se pencha vers elle, ancrant son regard menaçant dans celui de la jeune lady. Il se moquait bien que c’était interdit de menacer ainsi une noble, il y avait bien trop longtemps que Jack se sentait au-dessus des règles et il n’allait pas s’arrêter pour quelques jeunes nobliaux. Pour lui ce n’était que justice, si la gamine ne lui apportait pas satisfaction, il la tuerait, purement et simplement. Elle avait beau être une femme, si celle-ci

La lady tendit sa main pour sceller leur accord et Jack était prêt à l’accepter de bonne grâce, attendant de voir ce que la gamine pourrait bien lui apporter par la suite. Avec un peu de chance, elle serait aussi douer que son père, mais pour le moment, le pirate doit encore la jauger, pour voir ce qu’elle valait. Cependant, la fin de leur accord fut importunée par l’arrivée d’un opportun. L’homme ne portait pas d’uniforme, ce qui était une chance pour Jack et il puait l’alcool à un milles. Le pirate se leva de son fauteuil faisant face à l’autre, tandis que la dame lui demandait s’il le connaissait, tout en murmurant.

« Non ! » Répondit-il à haute voix. « Alors maraud, tu ne vois pas que nous sommes en pleine discussion professionnelle. Sors de cette pièce, avant que je ne t’apprenne à quoi ressemble une porte et si tu as entendu, une seule chose de cette conversation, je te couperai la langue. » Il lui laissait une chance, une pour pouvoir fuir, sinon l’opportun finirait très mal le reste de sa journée.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Mer 31 Déc - 18:00
Maintenant que nous sommes sur le point d'accepter notre contrat commercial, nous jaugeons une dernière fois du regard. Au vu de ce que nous comptons faire dans le futur, la confiance est plus que de mise. Des menaces sont à nouveau proférés à mon encontre de la part du pirate. Je ne cache pas un soupir de lassitude. Je pense que j'ai fini par contre que je risquais d'y passer si je le trompais. Il est donc inutile d'insister à ce point quel risque je prends si je ne respecte pas notre accord. Et au vu de la réputation de l'homme face à moi, je pense que je n'aurais peut-être pas assez de ma fortune pour le fuir.

Alors que nous sommes sur le point de signer notre accord, un homme plus qu'ivre entre dans la pièce. Sur le moment, je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit un homme du capitaine. Toutefois, lorsqu'il me répond négativement, je ne peux m'empêcher de fermer les yeux de désespoir. Les ennuis sont pour bientôt ! Après, la question serait de savoir pour qui ils seraient.

-Alors maraud, tu ne vois pas que nous sommes en pleine discussion professionnelle. Sors de cette pièce, avant que je ne t’apprenne à quoi ressemble une porte et si tu as entendu, une seule chose de cette conversation, je te couperai la langue.

La situation m'échappait et je déteste ça. La raison de cette haine est sans aucun doute au fait que le pirate serait vraiment capable de faire couler le sang. Si on venait à en trouver ici, je crains que je n'aurais que d'autres choix d'aller voir ailleurs si les cieux sont plus cléments.

-Ah, mais je vous connais, vous ! Déclare l'homme ivre en ignorant le pirate en me pointant du doigt. Vous êtes une fille du Majestic Rose, vous ! C't homme vous cherche des noises, m'dame ? Ch'uis à votre service ! Ah mais ma douce Janet, qu'faites-vous ici ? Déclare-t-il au capitaine avant de s'écrouler sans ménagement.

Je cligne plusieurs fois des yeux, choquée. Décidément, l'alcool peut faire bien des ravages !

-Le Majestic Rose, c'est pas plus proche de Whitehall que du port ? Demande-je en regardant l'homme en penchant la tête tout en étant accroupie au-dessus de lui. Il a l'air d'être sacrément éméché, je ne pense pas qu'il se souvienne de notre conversation. Je serais d'avis de le déposer dans un tas de crottin après lui avoir sa bourse, il croira qu'il a trop bu et est tombé sur des voleurs en rentrant chez lui. Qu'en dites-vous capitaine ?

Je pose la question à mon compagnon de commerce pour lui demander son avis. Après tout, il est autant concerné que moi par cet homme qui vient de faire irruption.
Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Mer 7 Jan - 17:58

Un pirate a toujours ce qu'il désire.


Ils étaient sur le point de conclure leur accord, quand un homme entra brusquement dans la pièce passablement éméché et les interrompant, durant leur accord. Cela énerva beaucoup Jack, qui pourtant ne le montra pas et agressa verbalement l’homme, pour lui demander ce pourquoi il avait osé entrer dans ce bureau. Il laissa lady Bird agir en premier et s’éloigna dans un coin de la pièce, pour la laisser gérer ça, cet homme devait probablement être l’un de ses clients. Il baragouina quelque chose d’incompréhensible, en disant qu’il connaissait la lady et qu’il l’avait déjà vu au Majestic Rose. Jack laissa couler un regard vers la dame se demandant bien s’il n’avait pas confondu l’auberge avec le Red Lantern, mais il n’ajouta rien. Ce qui était étonnant venant de sa part. A la suite de ça l’homme leva un doigt vers Jack, demandant à lady Bird si elle avait besoin d’aide. Le capitaine Mortimer eut envie de réagir, mais la jeune femme le fit avant lui, jouant naïvement le jeu de l’ivrogne, qui s’était effondré au sol. Décidément, même lui ne finissait pas dans un tel état, quand il buvait trop de rhum. Sauf le jour où il s’était retrouvé dans les bras d’une charmante lady, avec son mari qui venait tout juste de rentrer. La situation amusante pour lui, beaucoup moins pour la demoiselle, c’était fini dans une lutte entre l’amant et le mari éconduit. Même si le mari était mort, ce n’était pas moins un moment amusant pour Jack Mortimer.
Après quelques instants, lady Bird se tourna vers le capitaine, affirmant que l’imprudent n’avait pas dû entendre leur conversation et qu’ils pourraient très bien le déposer sur un tas de crottin. Jack se tourna vers elle, définitivement pas de cet avis.

« Pensez-vous que je vais prendre le risque, que cet ivrogne cause ma perte et compromette mon retour en Angleterre ? Certainement pas ! » Il s’approcha de l’homme et le souleva pour mieux sortir dans les coins sombres du port, derrière le bâtiment. Là, sans remord, Jack jeta l’homme, qui commençait à se réveiller, dans l’eau. Au moins, la Tamise se chargera de lui, il était incroyable de savoir à quel point ce fleuve était la conclusion de nombreux crimes à Londres. Grâce à l’agitation extérieure, on entendait un peine ses cris et ses débattements, et personne ne vint à son secours. Jack l’observa, puis une fois qu’il eut coulé, mort, il se tourna vers la jeune lady, qui avait remis entre temps son déguisement. Maintenant, leur accord pouvait reprendre.
« Sachez que je ne permets à personne de se mettre en travers de mon chemin et vous devriez faire pareil. Ce gredin aurait pu vous dénoncer et vous auriez été le fruit de tous les ragots de cette ville. Dans une telle situation, je ne donne pas cher très longtemps à votre entreprise. Maintenant lady Bird, est-ce que notre accord est conclu ? » Lui demanda l’homme tout en tendant sa main vers la jeune femme travestie.


Revenir en haut Aller en bas

Invité

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit Ven 16 Jan - 18:53
Alors que je suis sur le point de conclure la pérennité du partenariat commercial de la Compagnie avec le capitaine, un homme ivre entre dans la pièce pour s'y écrouler ivre mort. J'ai bien sûr été surprise par son apparition mais je ne me suis pas plus que cela formaliser. Contrairement aux autres dames de la Cour, ce n'est pas le premier homme ivre mort qui tombe à mes pieds. C'est pourquoi je propose au pirate de lui voler sa bourse pour le laisser dans un tas de crottin quelconque. Toutefois, ce n'est pas l'avis de Mortimer qui préfère le voir mort. Même si ce futur meurtre me glace le sang, je ne proteste pas. Je n'ai pas envie d'être la prochaine à périr à cause de mon interlocuteur !

Aussi tandis que le capitaine sort prestement le condamné, je prends le chapeau que l'homme m'a enlevé auparavant afin de le remettre. Je reconnais que je prends peut-être plus de temps que je n'ai l'habitude de le faire pour remettre mon déguisement. Il est vrai que ce n'est pas une chose que j'apprécie que d'assister un meurtre quel qu'il soit.

Lorsque je sors rejoindre Mortimer, mon regard ne perçoit que quelques remous à la surface de la Tamise. Je me sens désolée pour cet homme. Il a seulement eu le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

En m'apercevant, il se met à critiquer ma manière de faire. Je m'en fiche comme de ma première broderie. Il me croit vraiment inconsidérée dans mes prises de risques ? Je suis peut-être jeune, mais pas idiote, n'en déplaise aux abrutis qui me courtisent.

-Quand on fréquente la Cour, Monsieur Mortimer, déclare-je d'un ton sec, on apprend à avoir le moins possible de sang sur le main. Il est des fois bien plus utile de faire du chantage dans le panier de crabes que de tuer à la moindre contrariété.

Lorsque je dis ces mots, je pense à Ballantrae. Ce mercenaire est des fois bien utile quand des personnes ne se montrent guère complaisantes. Mais le pirate n'a pas besoin de savoir tout cela.

-Bien sûr que notre accord est conclu ! Dis-je sur le ton de l'évidence en lui serrant la main.

Avec une certaine habitude, j'ai pris une voix légèrement plus grave qu'à la normale. Un homme est déjà en train de nager avec les poissons inutiles qu'un autre le rejoigne !

-Où se trouve votre navire ? Demande-je d'un ton professionnel. J'aimerais évaluer la marchandise le plus rapidement possible, ne sachant quand je pourrais à nouveau me rendre moi-même au port.

Ma demande répondait à deux exigences : plus vite nous ayons évaluer la commande, plus vite je pourrais effectuer le premier paiement du pirate et plus je pourrais commencer à vendre la marchandise à la barbe des espagnols. Et rien ne ferait plus plaisir que ça !
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Message UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird ♦ écrit
Revenir en haut Aller en bas
UN PIRATE A TOUJOURS CE QU'IL DESIRE ► Helen Bird
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Un pirate retourne toujours à la mer! [pv: Khaad Grak'moha]
» OH AFRIQUE TU NOUS RESERVES TOUJOURS DES SURPRISES..........
» Je serais toujours près de toi... [Mort de Saveur d'Amande: pv Dauphine, et ceux qui veulent lui rendre hommage]
» Les chansons de pirate !
» L'assassin revient toujours sur les lieux du crime. Diantre, qu'on l'arrête!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Thorn Birds ::  :: Archives de la saison 1 :: ♣ Archive RP-
Sauter vers: