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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Mary Sidney
La Noblesse Anglaise
♕ Métier : Dame de la Cour, Mécène et Comploteuse. ♕ Age : 27 ans. ♕ Religion : Protestante. ♕ L'avatar a été fait par : Maquizz ♕ Mon nombre de messages est : 291 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 17/03/2013 ♕ Mon pseudo web est : Menthe. ♕ Mes autres visages : Thomas Howard

MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 5 Oct - 17:41



The Royal Wedding

Le ventre noué, Lady Sidney assistait à la cérémonie. Tout en ce lieu l'indisposait. Des mines réjouies des courtisans Espagnols aux merveilleuses toilettes richement brodées qu'arboraient les courtisans Anglais, rien ne trouvait grâce à ses yeux. A moins que ce ne soit le ton profondément catholique de ce mariage ? Ou alors cette soumission de l'Angleterre au bon vouloir de l'Espagne ? Car à n'en pas douter, Mary Tudor plierait bientôt le genou devant son époux et moulerait sa propre volonté à celle de Philippe de Habsbourg. En cette époque profondément misogyne, peu de femmes osaient se dresser contre leur époux et celles qui le faisaient se voyaient malheureusement punies par le reste de la société. Lady Sidney pouvait se vanter de ne pas être l'exemple même d'une épouse soumise—les disputes qu'elle avait de temps à autre avec Henry le prouvaient bien—mais elle n'était pas sans savoir qu'il lui fallait parfois ruser pour obtenir ce qu'elle voulait. A la rigueur, cela ne la gênait pas tant que ça, elle était une Dudley après tout ! Sourire, mentir, affirmer qu'elle était partie rendre une visite à sa mère plutôt que d'avouer qu'elle avait rejoint quelque imprimeur de pamphlet à Saint Paul's, tel était son quotidien pour garder son indépendance. Et en cas de différent avec Henry, elle n'hésitait pas à hausser le ton pour se faire entendre. Mais Mary se savait chanceuse : elle avait fait un mariage d'amour et Henry n'était pas le genre d'homme à maltraiter son épouse. En serait-il de même pour Mary Tudor ?

Un coup d'œil à la reine lui suffit pour s'apercevoir que celle-ci rayonnait de bonheur au bras de son—jeune—époux. Lui en revanche, souriait nettement moins. Il devait penser à ce nouveau rôle qu'il endossait en ce jour, et peut-être même aux difficultés futures qui s'annonçaient pour leur couple. Concevoir un héritier pourrait s'avérer plus mal aisé qu'il n'y paraissait. Lady Sidney le savait bien : elle avait presque attendu trois ans avant de porter son premier enfant. Mais dans le cas de la reine, c'était une aubaine. Sans héritier direct, la couronne reviendrait alors à la princesse Elizabeth. Il faudrait prier pour que cette possibilité devienne réalité.

Mary sortit de ses pensées lorsque Philippe de Habsbourg reçut le baiser de paix de l'évêque de Winchester, avant d'embrasser son épouse—du bout des lèvres, lui sembla-t-il. Puis, alors que le cortège se dirigeait pour sortir, elle se leva et fit mine de suivre à son tour, scrutant distraitement l'audience. La masse de courtisans s'organisait ça et là, se bousculant parfois, afin de suivre la file. Pendant une fraction de seconde, Mary aperçut une chevelure rousse surmontée d'une tiare de pierres précieuses. Elle songea immédiatement à la princesse Elizabeth, mais la foule, trop dense, lui bloquait la vue, si bien qu'au final, elle n'était plus vraiment certaine d'avoir reconnu la jeune femme. Mieux valait attendre d'être dehors pour essayer d'en savoir plus, et peut-être s'entretenir quelques minutes avec la princesse, si toutefois il s'agissait bien d'elle. Prenant son mal en patience, Mary suivit lentement la foule, marchant au bras d'Henry et protégeant son ventre pour parer à toute bousculade éventuelle.

Lorsqu'enfin le couple arriva à l'extérieur, Henry fut à nouveau apostrophé par une connaissance—Espagnole, à n'en pas douter. Cachant son agacement, Mary lâcha le bras de son époux et s'en alla de son côté, trottinant d'un pas rapide, cherchant à tout prix à éviter cette rencontre. Comme elle fixait le sol, elle faillit rentrer dans un couple qui venait également de gagner la sortie. Elle s'arrêta heureusement juste à temps pour éviter la collision. Levant la tête brusquement, elle reconnût la jeune femme qu'elle avait manquée de percuter.

'Oh, pardon! Excusez-moi, j'étais distraite Lady... Luisa ? Lady Luisa del Carmen, c'est bien cela ?' Mary n'était pas tout à fait sûre d'avoir deviné son identité, mais il lui semblait pourtant avoir croisé ce visage à la Cour dans l'entourage de Jeanne de Habsbourg. 'Je suis Mary Sidney, l'épouse de Sir Henry Sidney,' poursuivit-elle. Elle jugea préférable de ne pas rajouter la mention 'fille du Duc de Northumberland', qui avait le don de mettre mal à l'aise nombre de courtisans, surtout ceux qui avait autrefois soutenu son père, avant que celui-ci ne soit décapité. De toute façon, si la jeune femme était une familière de la cour, on lui aurait sans doute raconté l'anecdote et mise en garde contre les Dudley.

'Votre souverain doit se réjouir de cette journée. Il doit trouver ce jour maravilloso.'

Si Mary parlait couramment le Français et l'Italien, elle était loin de maîtriser parfaitement l'Espagnol, comme le laissait présager son accent. Non pas que la langue lui donnait de la difficulté, il s'agissait sûrement dans son cas d'un manque de volonté. A ses yeux, apprendre l'Espagnol dans un tel contexte revenait à accepter le mariage de la reine avec Philippe de Habsbourg. Et cela, pour une Anglaise particulièrement protestante, était tout simplement inenvisageable. Luisa pouvait se réjouir en effet, c'était un grand jour pour l'Espagne. Mary, elle, sentait l'étau se resserrer autour d'elle et de sa famille.



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LA FILLE DU BOURREAUle petit oiseau des rues.
♕ Métier : Ancienne serveuse au Flying Dutchman et désormais mère au foyer ♕ Age : 29 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : 400 Lux ♕ Mon nombre de messages est : 1622 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 3 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 14/04/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya, Elizabeth, Edward

MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Lun 6 Oct - 14:36

Jusqu'à ce que la mort vous sépare.


Retrouver Arthur n’avait pas été une mince affaire et ce n’était pas étonnant au vu de l’évènement qui se profilait. Les Anglais devaient vouloir voir leur reine dans son plus beau jour, mais aussi pouvoir assister à un petit bout de festivité, pour pouvoir plus tard le raconter à leurs enfants et leurs petits-enfants. Il y avait quelques semaines, les mariages ne faisaient pas rêver la jeune femme, mais aujourd’hui, depuis sa rencontre avec le beau soldat de la garde, cette formalité, face à Dieu, ne lui faisait plus peur, elle pourrait même partager sa vie avec un homme et pourquoi ne pas avoir avec lui de beaux enfants. La jolie serveuse avait toujours en tête les paroles de la diseuse de bonne aventure, mais elle voulait faire confiance en Arthur, qui lui avait déjà tant apporté en si peu de temps.
Elle le voyait, mais ne pouvait pas l’atteindre, il était beaucoup trop loin pour elle et la foule ne lui permettait pas de passer. Elle l’appela, fit des signes pour qu’il la remarque, puis leurs regards se croisèrent. Un immense sourire fleurit sur les lèvres de la jeune femme et ses joues prirent une teinte rosée. Elle avait l’impression de ne pas l’avoir vu depuis très longtemps. Alors qu’elle ne pensait pas pouvoir aller plus loin, Arthur eut un acte qui lui plut énormément, il demanda aux personnes qui faisaient barrière entre lui et elle, de se reculer. Un homme bourru refusa, mais face à l’insistance d’Arthur et surtout face à son statut de garde, il ne put s’opposer plus longtemps. La jeune femme put enfin s’avancer et Arthur l’attira à elle délicatement, mais la jeune femme trébucha sur un pied, ce qui les rapprocha, plus que de raison. Ses joues prirent une teinte de feu et Constance bafouilla un merci presque incompréhensible à l’encontre de l’homme. Elle vit alors son regard se glisser sur sa broche, il semblait heureux de la voir l’arborer, surtout avec une nouvelle robe. D’ailleurs, il ne put s’empêcher de lui demander si elle comptait éclipser les dames de la noblesse. Elle rougit encore un peu plus, quand il lui fit un baisemain. Un doux rire sortit des lèvres de la jeune femme, puis elle s’écarta un peu d’Arthur, mettant une dispense un peu plus raisonnable entre lui et elle, elle ne voulait pas qu’il se prenne un rapport, parce qu’il se trouvait en compagnie d’une jeune femme.

« J’aurais beaucoup de mal à les éclipser, mais je dois avouer que votre broche pourrait me faire passer pour une dame de la bourgeoisie. » Elle pouffa, puis elle ajusta sa broche qui avait un peu bougé avec ses nombreuses péripéties. D’ailleurs, le garde plaisanta sur le fait qu’il allait maintenant devoir la protéger et mettre de côté la reine pour elle. « Vous n’êtes pas le seul à protéger la reine, mais il faut espérer que la personne qui veut lui faire du mal ne se trouve pas de votre côté. » Plaisanta Constance.

La suite ne fut que compliment et Constance, qui n’avait pas l’habitude ne savait plus où se mettre, ni quoi répondre au jeune homme, qui venait de lui avouer qu’il était heureux de revoir son sourire. Cela était comme une déclaration et la jeune femme ne put répondre, puisque de nouvelles personnalités arrièrent devant l’abbaye, comme l’arrivée très remarquée de la princesse Elizabeth Tudor.
« Regardez la princesse vient d’arriver, elle est vraiment jolie dans cette robe. » Fit remarque innocemment Constance, sans remarquer le regard que la princesse envoya à Arthur. D’autres personnes arrivèrent, puis ce fut au tour du futur roi, la jeune femme accueillit son arrivée par un : « Oh il est vraiment beau ! », puis la reine arriva et là Constance devint folle de joie et rejoignit la foule dans ses acclamations. Une fois entrée, ils ne virent plus rien, mais entendirent les différents chants, mais aussi quelques paroles de l’évêque qui officiait. La jeune femme était concentrée pour essayer de percevoir le moindre son et surtout elle ne voulait pas déranger Arthur dans sa tâche. Elle glissa tout de même par moment quelques paroles, commentant l’évènement qui se déroulait dans l’abbaye.
« C’est vraiment un beau mariage. » S’exclama la jeune femme, peu avant la fin de l’office religieux. Peu de temps après, la reine et son futur époux sortirent de l’abbaye, sous la clameur de la foule et les applaudissement joyeux de Constance.




    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
    code broadsword.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Lun 6 Oct - 20:04
Les alliances se font et se défont, se lient et se délient… le mariage de la Reine d’Angleterre était l’évenement le plus attendu de l’année. Une alliance importante pour l’Angleterre. Une alliance dont je devais être le témoin pour avoir le cœur que cette dernière ait lieu. Je rejoignais donc, ma très chère Isabelle, saluant le couple Cavendish tout en m’arrêtant un instant sur le choix de la robe de la Duchesse de Devonshire. Il fallait avouer que les couleurs de son pays qui ornaient sa robe lui allait à ravir. Elle représentait sa patrie et je ne pouvais que comprendre son geste. Je saluais la duchesse d’un signe de tête, je ne savais pas à qui j’avais à faire et c’était mieux ainsi. Isabelle me fit la révérence comme il était coutume. J’observais les invités, examinant qui entourer la Reine entre fausse image et sourire. Etre Reine, c’était également savoir utilisé l’information qui représentait la marchandise la plus précieuse à la Cour. Certes, j’avais des gens pour chercher des informations. Mais, j’aimais regarder autour de moi et me faire ma propre idée. Je ne voulais pas être une Reine aveugle qui ignore tout ce qu’il se passe dans son pays ou chez les voisins. Je regardais Isabelle attentivement pour attester de sa bonne santé, j’étais rassurée de savoir que tout c’était bien passé lors de son accouchement qu’elle redoutait tant. Je souris avec un faux sourire lorsqu’elle se lamenta de ne pas être avec ses enfants. Je pensais intérieurement qu’elle ne savait pas ce que c’était réellement de ne pas être porche de ces enfants. On ne pouvait pas imaginer une chose qu’on avait jamais vécu, c’était impossible. Mais, je comprenais néanmoins Isabelle, c’était dur de laisser ses enfants en bas âge. Isabelle, en tant que jeune maman avait certainement l’impression d’avoir abandonné ses enfants alors que ce n’était pas le cas. Elle eut la délicatesse de me présenter au couple Cavendish, donc le mari de la lady en pourpre et en or était le parrain du petit Isabelle pensais-je.

« L’honneur est partagé, Lord Cavendish, de rencontrer enfin le parrain des enfants de Lady d’Isembourg. Cela a le mérite de nous faire un point commun. Quand pourrais-je les voir, Isabelle, d’ailleurs ? »

Je baissais la tête de manière à saluer Lady Elizabeth Clinton qui m’avait fait une piètre impression lors de notre première rencontre. Je ne savais pas où me positionner envers elle. Je saluais toutes les personnes qui s’arrêtaient à mes côtés pour échanger quelques mots et faire comme s’ils étaient proches de moi. Je ne prêtais que peu d’attention à tout cela, j’étais au dessus de tout ceci. L’entrée d’Elizabeth Tudor fut remarquée, je surpris des chuchotements son passage à la Tour était encore dans toutes les mémoires. Elle s’approcha de moi et fit une révérence. Je la regardais avec des yeux ébahies.

« Princesse Elizabeth »

Je m’inclinais légèrement et restais sobre dans mes paroles, je ne la portais pas dans mon cœur mais j’appréciais son geste. Il fallait avouer que cette robe d’or lui allait à ravir. Cela devait être dur pour elle d’être ici. J’aurais quand même préféré qu’elle reste là…

« C’est toujours un plaisir de venir séjourner dans votre beau pays, Princesse. Quant à ma fille, la future Reine de France est retenue par ses devoirs. Elle s’excuse de ne pas pouvoir assister à ce mariage et envoie tous ses vœux de bonheur et de mariage à la Reine et à son futur mari Philippe de Hasbourg. »

Phrase toute faite que j'avais prévu de dire si le cas se présenterait. Bien souvent, mes discours étaient réglés comme du papier à musique, je n'avais plus qu'à répéter ce que j'avais préparé. Je terminais mes phrases par un signe de tête, je n’aimais pas évoquer Mary dans de pareilles circonstances pas quand l’Angleterre allait s’unir avec l’Espagne. J’avais beau scruté Elizabeth, j’ignorais ce qu’elle avait en tête en me disant cela. La cérémonie de mariage débuta avec l’entrée de la Reine parée de la plus belle toilette. J’écoutais les chants et la cérémonie avec l’annonce des titres et les vœux de mariage, mon esprit vagabondait resongeant à ma propre union avec mon défunt mari. Sans que je m’en rende compte les mots sortirent tout seul de ma bouche…

« Longue vie à la reine Mary et au roi Philippe.»

Nul besoin de se faire remarquer en pareille occasion.
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♕ Métier : Comtesse douairière de Westmorland ♕ Age : 22 ans. ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Elynore ♕ Mon nombre de messages est : 709 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 130 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 15/06/2014 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Théodore Wolmar

MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mar 7 Oct - 15:51
L’élégante rousse répondit à Lavinia que son mari était souffrant. Lavinia avait quelques soupçons à son sujet. Elle avait eu le loisir de constater, depuis le temps qu’elle côtoyait Lucrèce, qui était devenue une amie très proche, que son mari n’était pas souvent à ses côtés. A la distance qu’il semblait y avoir entre eux, et à certains regards de celui-ci, Lavinia pouvait sans peine soupçonner, et elle ne devait sans doute pas être la seule à le faire, que ce cher William était du genre infidèle.

Lavinia choisit cependant de faire semblant de croire à la réponse de son amie. Elle était habituellement sincère avec celle-ci, mais ce n’était ni le lieu ni l’endroit pour engager une conversation sur l’éventuel comportement infidèle de William Peterson. Cela aurait été déplacé. De plus, elles n’étaient pas seules et les oreilles indiscrètes étaient toujours à l’affut au sein de la noblesse anglaise.

« Vous me voyez navrée de l’apprendre. J’éspère moi aussi qu’il se remettra vite de son mal. », répondit l’écossaise.

Elle balaya ensuite à nouveau la salle du regard. La souveraine de son pays natal, l’Ecosse, discutait avec Isabelle d’Isembourg, une jeune femme qui avait, tout comme elle, donné naissance il y a peu. Lavinia s’était toujours arrangé pour ne pas se retrouvé face à la reine régente d’Ecosse. Celle-ci ne l’avait pas connue dans sa jeunesse, car les Garland avait été une famille bien trop insignifiante pour être présenté à la reine. Mais elle préférait éviter toute conversation et se contenter de révérence lointaine. Si la reine venait à l’interroger sur ses origines, Lavinia risquait gros. Les Cavendish n’étaient pas loin. Lavinia connaissait bien Antanasya, car celle-ci était proche de Diane, leur religion les liant. La duchesse pourrait également faire une bonne marraine pour Nicholas se dit Lavinia. Ses deux premiers choix, plus sentimental d’ailleurs, se portait vers Lucrèce Peterson et Katherine Lennox. L’inconvénient avec Lucrèce était que celle-ci était simplement lady, et également très catholique. Si la situation politique venait à se renverser, sans doute bien sûr, favoriserait elle la sécurité, pour ses enfants. Restait que son titre n’était pas très élévé et qu’elle n’était donc pas très puissante. Cependant, elle était une femme de confiance, une amie, et savait y faire avec les enfants. Quant à Katherine, si son titre était élevé et sa position actuelle très intéressante, la jeune femme était relativement naive et n’avait encore jamais été mère. Elle demeurait néanmoins une amie très proche. Mais sa proximité avec la reine pouvait être un avantage comme un inconvénient car si la situation venait à se retourner, Lavinia ignorait absolument quelle serait la réaction de Katherine.

Les cérémonies du mariage commencèrent dès l’arrivée de la reine dans l’abbaye. La comtesse les suivit aux cotés de Lucrèce.
Le futur prince consort était un bel homme, Lavinia avait déjà pu le constater, et comme beaucoup, si elle n’en disait rien, elle était bien sur certaine du fait que ce mariage ne l’enchantait nullement et qu’à ses yeux, cela n’était qu’une union totalement économique et politique. La reine Mary, heureuse en ce jour, risquait vite de retomber sur terre. Sans doute Philipe ne tarderait il pas à tromper son épouse plus âgée que lui avec d’autres femmes. L’âge de la reine était d’ailleurs bel et bien un problème...Si elle n’avait pas d’héritier, et c’était fort possible, il fallait être prêt à retourner sa veste. C’est pourquoi l’écossaise ne s’était jamais trop engagée dans l’un ou l’autre camp et avait pris soin de se faire des amis de tous côtés. Elle n’aurait pas trop de mal à se faire apprécier de Lady Elizabeth, si celle-ci venait un jour à monter sur le trône.

Après l’échange des vœux, les mariés ouvrirent la procession. Alors que Phillipe de Hasbourg traversait l’allée centrale aux côtés de sa nouvelle épouse, Lavinia croisa son regard et inclina donc respectueusement la tête. Elle lui aurait bien adressé un sourire aimable en plus de cela, mais elle ne désirait pas que la reine le remarque et en soit jalouse. Pour ne pas se mettre celle-ci à dos, sans doute faudrait il éviter de se montrer trop proche de Phillipe… Lavinia nota mentalement qu’elle devait cependant essayer de trouver la bonne occasion, pour un jour, discuter avec lui. Il était espagnol. Il avait par conséquence de nombreuses connaissances masculines étrangères. Cela pouvait toujours l’intéresser, si les choses ne se passaient pas comme prévu avec Alaric de Mendoza…


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mer 8 Oct - 16:12
Ah ces chants … Ces chants célestes qui accompagnaient la cérémonie nuptiale étaient à la fois un baume mais aussi un crève-cœur ! Les larmes aux yeux, Lyra en toussa machinalement après avoir mis la main à sa gorge autour de laquelle resplendissait un magnifique collier ! Ce souvenir de l'incendie était si présent, si réel encore pour elle, qu'elle se sentait parfois étouffer ! A entendre ces voix d'or qui interprétaient un Gloria si beau, elle en avait oublié l'importance politique de l'évènement et même les invités qu'elle ne voulait pas croiser ! Elle était seule dans une bulle que rien ne pouvait percer ! Cet instant divin ne dura hélas que quelques minutes et fut interrompu par le héraut d'armes qui récita à en perdre lui-même le souffle, les innombrables titres de Philippe de Habsbourg et de la reine Mary. Cette dernière paraissait si heureuse, mais le serait-elle encore longtemps ? Ne perdrait-elle pas ces illusions très bientôt ? Même sa soeur la princesse Elizabeth, dont Lyra apercevait le regard fixe et hermétique, semblait douter de la durée de ce bonheur. Il faut dire que les hommes sont si décevants … Elle n'allait donc pas saluer ce monarque envers qui, elle n'avait aucune affinité et qui n'épousait là qu'un trône !

- Longue vie à la Reine !

Heureusement son cri d'allégeance fut étouffé par toutes les voix qui s'élevaient dans Westminster et on ne fit aucunement attention à son timbre si masculin, ni au fait qu'elle manque d'enthousiasme envers le marié.

Le bourdon commença à retentir de toute part, la foule excitée comme jamais était telle une fourmilière à l'extérieur. A l'intérieur même de l'abbaye, tout n'était également qu'agitation depuis quelques minutes. Elle fut donc une fois de plus poussée de tous côtés et c'est ainsi qu'elle se retrouva non loin de la dame, qu'elle voulait par-dessus tout éviter. Elizabeth Clinton d'ailleurs lui prodigua un resplendissant sourire auquel elle ne répondit pas ! Elle détourna la tête et tenta de calmer les battements de son cœur qui s'emportait sous les élans de la peur ! Pourquoi cette attention à son égard ? Ca en était fini, elle l'avait reconnue ! Jouant des coudes à son tour et tentant de garder à l'esprit qu'elle n'était qu'une muette, alors qu'elle aurait voulu se frayer un chemin parmi tous les courtisans, la belle brune parvint tout de même à atteindre le déambulatoire gauche. Enfin dissimulée de ce noyau de personnes !

Là elle salua néanmoins Mary Sydney qui s'entretenait avec une espagnole, la goûteuse de Jeanne de Habsourg lui sembla t-il, puis put s'accouder quelques instants sur un bénitier. Au dehors les acclamations du peuple pleuvaient sur les jeunes mariés. Mais c'est alors qu'elle s'aperçut que dans sa course, elle avait semé sa domestique aussi … Oh non, et si quelqu'un s'adressait à elle, comment répondre sans l'encre et le papier que sa suivante avait avec elle ? Elle la chercha de toute part, et finit par la trouver aux côtés d'un gentilhomme un peu trop entreprenant. Quelle honte, dans une abbaye ? Les sourcils froncés, elle s'avança et tira avec force l'une de ses manches bouffantes de sa domestique afin de la rappeler à ses devoirs envers elle.

Gesticulant des mains, Lyra la gronda sévèrement et c'est ainsi que son attention portée sur quelqu'un d'autre que sur Elizabeth Clinton, fit qu'elle la perdit de vue.

Cette dernière pouvait donc ne pas être loin, qui sait ?
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mer 8 Oct - 18:50
En tant que suivante de ma belle-mère, j'ai été obligée de la suivre à ce mariage royal pour représenter notre noble pays. Même si c'est l'occasion de revêtir de somptueuses parures achetées pour l'occasion et que la noce sera plus que surement somptueuse, ce mariage politique risque d'être surement désastreux pour l'avenir de l'Ecosse.

Je ne peux que prier le Seigneur pour que ma demi-soeur Mary puisse connaître un règne de prospérité et de paix.

Me forçant à être le plus digne possible pour pas que la puissance de l'Ecosse en pâtisse malgré ma profonde envie d'afficher ma rancoeur envers ma harpie de belle-mère, j'ai suivi cette dernière telle une ombre élégante en répondant d'un hochement de tête ou d'une réponse parfaite quand on me sollicite. Mon sourire de convenance cache d'avance une profonde lassitude. Je n'ai pas vu encore aujourd'hui ma chère demi-soeur Jane et je crains de ne pas la voir. Son absence risque de se faire cruellement ressortir : non seulement la journée risque d'être très longue à mes yeux mais en plus personne ne sera pour l'égayer un peu. Après tout, je ne connais que peu de monde et qui irait se compromettre avec une bâtarde, même si elle est d'origine royale ? Pas grand monde sauf si mes interlocuteurs ont un intérêt. Cela me rebute mais c'est ainsi que le monde fonctionne.

En entrant dans l'abbaye, en restant quelques pas derrière ma belle-mère comme le veut le protocole, j'arrange discrètement le diadème retenant mes cheveux roux. Il aurait été embêtant si ma coiffure compliquée se défait alors que j'ai passé beaucoup de temps avec les servantes à la faire. Je demeure silencieuse et légèrement à l'écart lorsqu'elle va saluer une jeune mère allemande que ma belle-mère apprécie beaucoup je suppose, ainsi que les personnes qui discutent également avec cette femme de diplomate. Malheureusement, je ne sais pas mettre un nom sur ces visages qui s'inclinent respectueusement devant ma belle-mère.

Pour attendre la cérémonie, je discute par politesse avec une dame de compagnie de la Reine Douanière. Il doit s'agir d'une des rares personnes à ne pas me mépriser à cause de ma naissance, tout du moins, à ne pas le dire ouvertement et pour le moment, je reconnais que le reste m'importe peu.

Cependant, je suis contrainte de mettre fin à ma conversation lorsque l'arrivée de la Reine Mary est annoncée. Avec un certain empressement, je me dépêche de gagner ma place au sein du reste de la délégation écossaise.

Avec toujours ce sourire de convenance, j'écoute la cérémonie en observant le plus discrètement possible les nouveaux époux. La Reine Mary semble particulièrement heureuse au vu de son expression. Quant à son mari, je ne saurais dire, je ne vois pas très bien de là où je suis. Toutefois, de là où je suis, je peux voir la délégation espagnole. Ils ont l'air si austère ! La plupart affiche un visage digne des enterrements les plus tristes. J'espère ne pas avoir à me marier avec un homme aussi peu expressif !

Puis vient le temps des vivats, ne voulant pas faire tâche, je déclare comme les autres personnes dans l'abbaye :

-Longue vie à la Reine Mary !

Mais en réalité, ce n'est pas une longue vie à Mary Tudor que je souhaite mais à Mary Stuart, ma petite demi-sœur. Néanmoins, personne ne comprendra qu'en cet instant, mes mots sont pour ma souveraine.
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Arthur Wayne
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Ven 10 Oct - 19:07
The Royal Wedding


Constance ne répondit pas à Arthur quand celui-ci lui avoua que son sourire l’avait manqué et qu’il était heureux de la revoir enfin. Sans doute ne savait elle quoi répondre à cela…Il se demanda s’il n’en faisait pas trop…Cela lui paraissait pourtant tout à fait naturel de complimenter Constance sur sa tenue ou sa beauté, puisqu’il ne faisait qu’être sincère. Habituellement, il ne l’aurait pas fait. Arthur avait passé les précédentes années de sa vie à ne jamais répondre aux femmes que par oui ou par non, et les compliments qu’il leur faisait étaient très rares, pour la bonne raison qu’il aimait se taire et garder ses pensées pour lui. Cependant, Constance n’était pas comme les autres femmes. Il l’aimait vraiment. Et il ne voulait pas lui apparaitre comme un homme froid, il ne voulait pas la faire fuir. C’était la raison pour laquelle il pensait à glisser l’un ou l’autre compliment sincère de temps à autre, et à parler un peu plus qu’habituellement. Et puis, étant donné qu’il l’aimait, cela se faisait assez naturellement. Dans le passé, il avait agit de la même manière avec une femme… Mais ce lointain souvenir ne faisait plus partie de sa vie. Il avait quitté les environs de Bristol, il s’était créé une nouvelle identité. Et cette femme du passé n’était plus en possession de son cœur…

« Regardez la princesse vient d’arriver, elle est vraiment jolie dans cette robe. », s’exclama Constance.

Arthur avait remarqué l’arrivée de la princesse, même s’il avait préféré s’abstenir de commentaires. Oui, elle était ravissante dans cette robe. Oui, tout le monde semblait l’aimer. Le peuple s’émerveiller devant la seconde fille d’Henry VIII, devant sa jeunesse et sa grâce et son sourire aimable. Même Constance.

La princesse capta son regard et lui adressa un signe de tête. Arthur le lui rendit. Depuis ce fameux jour où elle s’était confié à lui, semant le doute et la crainte dans son esprit qui avait été alors traversé, l’espace d’un instant, par la pensée de lui arracher la vie, le soldat avait agit comme si de rien n’était. Il se sentait impuissant devant la funeste prophétie annoncée. Il se sentait seul dans son savoir sur la vérité au sujet d’Elizabeth Tudor. Elle l’avait ce jour là accablé d’un énorme fardeaux et l'avait condamné à le porter seul.

« Oui, elle est très élégante… », Répondit Arthur à la remarque de Constance. La serveuse était au courant de sa méfiance à l’égard de la princesse, mais elle était loin de se douter de l’ampleur de celle-ci. Arthur était bien obligé d’agir d’une manière qui ne paraitrait pas trop suspecte car dans la situation actuelle, personne dans le peuple anglais, ne pourrait comprendre sa pensée.

Arriva ensuite le futur mari, qu’Arthur découvrait lui aussi pour la première fois. Constance le trouvait beau, et il l’était sans doute. Il avait une certaine élégance, une certaine prestance. Arthur se demanda si la serveuse le qualifierait également de bel homme.
Arthur n’avait jamais été quelqu’un de superficiel et d’imbus de lui-même. Le paraitre l’importer moins que l’être, et il ne s’était donc jamais vraiment interroger là-dessus.

Le peuple s’agita à la vue de la reine, la future mariée, et les acclamations retentirent de toute part. Arthur, en tant que garde royal, se devait d’être sérieux et ne participa donc pas à cette agitation. De plus, il avait maintenant croisé la reine plusieurs fois dans sa vie. Il était donc évident que malgré son profond respect pour elle, il n’éprouvait pas le même engouement que le reste des gens qui la voyait parfois pour la première fois en personne.
Quand les mariés entrèrent dans l’abbaye, il ne vit plus rien mais perçut parfois quelques chants d’église.

Les fois où son regard ne surveillait pas la foule, il était fixé sur Constance qui semblait si concentrée pour parvenir à suivre de loin la cérémonie. Il la trouvait magnifique. Sa présence était un véritable cadeau.

Les pensées d’Arthur dérivèrent alors vers la philosophie. Souvent, les nobles se mariaient sans même se connaitre un minimum, sans éprouver la moindre affection l’un pour l’autre. Or, Constance, il la connaissait. Il l’appréciait. Il l’aimait, même. Combien de temps, encore, devrait il alors souffrir le fait de n’être que son ami ? Pourquoi fallait il attendre, alors que la vie pouvait être si courte ? C’était une pensée étrange pour un homme de nature si patiente que lui, mais étant donné qu'il avait réellement songer à se condamner à mort pour débarasser l’Angleterre de la possibilité d’un trône occupée par l’hérésie, le côté éphémère et imprévisible de la vie avait heurté son esprit ses derniers temps…

« C’est vraiment un beau mariage. », glissa Constance après une cérémonie qui aurait pu paraitre interminable à certains, mais durant laquelle Arthur n’avait cessé de penser en silence et d’observer discrètement Constance.
« Oui. Et la reine le méritait bien...», répondit Arthur qui devait reconnaitre que ce mariage royal faisait rêver. Les mariés sortirent peut de temps après de l’abbaye, et à nouveau le tonerre d’acclamation fit surface. Un sourire illuminait le visage de la jolie serveuse. Ce sourire eut le don de faire sourire à son tour le soldat.

« Longue vie à la reine Mary et au Roi Phillipe ! » , dit il, comme tout le monde, gardant cependant, malgré son sourire, une stature droite et un regard à l’affut du moindre problème, conscient de son devoir.
Mais ce regard dériva très vite, comme souvent au cours de cette journée sur la jeune femme en rouge qui l’accompagnait. Elle était absolument magnifique quand elle souriait ainsi, avec ce regard petillant et émerveillé. Il aimait la voir si heureuse. Il voulait son bonheur.
Son regard croisa le sien et il était si bien occupé à la regarder qu’il n’eut pas le temps de lui adresser un sourire, comme il l’aurait voulu, puis elle regarda à nouveau en direction de la reine et là, sans qu’il n’eut réfléchi, à travers les acclamations de la foule, il l’appella.

« Constance ? »

Il ne savait pas pourquoi il l’avait appellé. C’était son cœur qui avait parlé. C’était son cœur qui voulait qu’elle se retourne à nouveau vers lui. Et alors qu’il réalisait qu’il ne savait pas pourquoi il l’avait appellée, c’est aussi son cœur qui prit la décision de profiter de cette proximité forcée , due au manque de place au devant de cette foule, pour l’embrasser pour la première fois…




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 12 Oct - 15:43

Pour le meilleur et le pire.


Si une épidémie de peste pouvait emporter la reine et le nouveau roi d’Angleterre, Antanasya Cavendish, duchesse de Devonshire serait sûrement la femme la plus heureuse. Ce mariage était à ses yeux une grande mascarade, un spectacle odieux que la reine affichait aux yeux de tous, montrant ainsi que l’Angleterre connaîtrait un funeste destin entre les mains des Espagnols. Très tôt, elle avait appris qu’il fallait se méfier d’eux, par de nombreuses fois ils avaient trahi le roi Henry VIII et avec leurs guerres, ils avaient opprimé les protestants, dans le Saint Empire. Rien n’était plus odieux qu’un Espagnol et tant que le roi Philippe de Habsbourg se trouverait ici, leur pays ne pourrait connaître la paix. Les étrangers avaient fini par envahir leur pays, un inquisiteur était même venu avec le prince, présageant ainsi l’arrivée de nombreux buchés. Anya avait peur, mais d’un côté, un feu s’était allumé en elle, elle voulait se battre. Les protestants allaient avoir besoin d’un leader et ce leader pouvait très bien être une femme.
Lors de ce mariage, Antanasya rencontra plusieurs personnes, dont Isabelle d’Isembourg, qui venait d’accoucher de deux beaux enfants. L’un des enfants était désormais le filleul de son époux. Isabelle n’était pas seule, elle était en compagnie de Marie de Guise, reine douairière d’Ecosse, qui se trouvait ici, pour les festivités de la reine Mary Ière. N’ayant jamais été présenté à elle, cela aurait été un honneur pour n’importe qui, mais pas pour la duchesse de Devonshire qui joua la carte de l’hypocrisie. Elle savait que la reine douairière était une catholique, mais aussi l’unique frein à l’arrivée du protestantisme en Ecosse, elle ne pouvait donc pas s’en faire une amie. William de son côté afficha un visage plus qu’amicale envers la femme, et Anya entreprit alors de le copier. Même si elle n’aimait pas la souveraine, elle ne voulait pour rien au monde faire un imper.

« C’est un honneur votre majesté. » Répondit la jeune femme dans un français parfait.

Même si elle en maitrisait qu’une, Anya avait toujours taché à bien la perfectionner, ainsi, elle connaissait bien le français et quelques mots allemands, mais rien de plus. Elle se permit donc de parler en français à la reine douairière, pour montrer sa bonne foi à son encontre. Bien sûr, ce n’était qu’un jeu, une royale comédie, comme elle le faisait chaque jour quand elle se trouvait à Londres, ou à la cour. La princesse Elizabeth vint jusqu’à eux et les salua avant d’échanger quelques mots avec Marie de Guise. Anya ne put s’empêcher de remarquer la ressemblance entre la jeune fille et feu son père, comment des personnes pouvaient-elles encore nier leur lien de parenté ? C’était ridicule.

Une fois ces formalités réalisées, ils se rendirent jusqu’à leurs places pour assister à la cérémonie du mariage. Antanasya écouta d’une oreille distraite, s’éloignant le plus possible de ce cérémonial qui la dégoutait en tout point. Le mariage était catholique, avec tous les préceptes de la papauté qu’elle exécrait. Cependant, par moment, la jeune femme avait été contrainte à se résoudre à jouer la comédie, en chantant des psaumes. Son guerre battait à la chamade, tellement elle était furieuse, elle n’attendait qu’une chose, pouvoir fuir cette cérémonie et sa libération arriva quand enfin la reine et le nouveau roi échangèrent leurs vœux. Le couple royal quitta l’Abbaye de Westminster, saluant la foule, comme son mari, la jeune femme les salua, mais tout ce qui sortait de sa bouche n’était qu’un mensonge. Non loin de là, elle aperçut Mary Sidney, qui devait aussi subir cette cérémonie, elle lui accorda un sourire de soutien, puisqu’après tout, la moitié de sa famille se trouvait encore à ce jour à la Tour. Après cela, Antanasya se tourna vers son mari et lui chuchota à l’oreille.

« Si l’on devait me payer pour l’hypocrisie que j’ai usé aujourd’hui, nous serions très riches. » Elle parla pour se faire entendre de personne, puis elle retrouve Isabelle d’Isembourg, qui se trouvait toujours aux côtés de son mari. « Comment avez-vous trouvé la cérémonie ma lady ? Est-ce que les coutumes sont différentes dans votre pays ? »




    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 12 Oct - 15:47
Tassée au fond de l’abbaye, Luisa et Richard assistaient à la cérémonie. Etait-elle sincèrement heureuse de cette union au fond elle ? L’espagnole ne saurait le dire exactement, tout ceci ressemblait vaguement à une grande mascarade. Une mascarade à laquelle elle participait vivement en approuvant publiquement la suprématie du catholicisme, cette religion qui lui avait été attribuée de force et qu’elle se devait de brandir ça et là avec un éternel sourire.

Bel et bien mari et femme, les nouveaux époux quittèrent l’abbaye tandis que Luisa et Richard tentaient de se frayer un chemin parmi la foule pour eux aussi en sortir. Luisa baissa la tête et se fit toute petite pour mieux se faufiler au milieu des dames de la cour, des ducs et des duchesses. L’espagnole n’avançait cependant pas plus vite, et se fit bousculer à plusieurs reprises. Elle sentit alors glisser entre ses doigts la main de Richard… Ce dernier ne lui jeta pas un seul regard lorsque la jeune femme leva les yeux vers lui, étonnée de ce geste. Il fixait la foule devant lui, et la grande porte d’entrée par laquelle ils allaient bientôt passés. Il agissait comme si de rien n’était aux yeux de tous, et pourtant, Luisa sentait sa main serrait la sienne pour qu’elle avance au même rythme que lui, qu’elle ne se fasse pas entraîner et qu’ils ne se perdent de vue. Luisa baissa encore plus la tête lorsqu’elle sentit le rouge lui monter aux joues. C’était la première fois qu’il agissait de cette façon. Si… protecteur. Peut-être tenait-il à elle finalement, plus qu’elle ne l’aurait crût. Elle se sentit alors toute timide et fragile… elle se sentit épouse. Plongée dans ses pensées, Luisa ne se rendit même pas compte qu’elle venait tout juste de franchir le pas de l’entrée. Elle releva la tête, et ils se lâchèrent la main instinctivement. Tous les deux, en même temps. On aurait pu croire qu’ils avaient peur d’être surpris, mais c’est surtout par gêne qu’ils firent comme si de rien était. Allaient-ils en parler ? Surement pas !
Luisa épousseta le devant de sa robe et se frotta les mains. Elle dégagea une mèche qui tombait devant ses yeux, et à mesure que la foule autour d’eux se dissipait, le couple s’écartait légèrement l’un de l’autre. Ils évitaient tout contact visuel ou physique et agissait comme deux enfants prit en flagrant délit.

Baissant une nouvelle fois les yeux, la jeune espagnole ne vit pas venir celle qui s’apprêtait à lui rentrer dedans. Luisa sortit alors de ses pensées et se retrouva face à une jeune et jolie blonde. Elle mit du temps à remettre un nom sur son visage, alors que cette dernière l’a reconnu presque immédiatement ! « Luisa del Carmen, c’est exactement cela. Et veuillez m’excuser Lady Sidney je ne regardais pas où j’allais… » Luisa était gênée de faire sa connaissance de cette façon, et pourtant Lady Sidney ne lui tint pas rigueur de la presque bousculade.

A sa question et au petit mot glissé en espagnol, Luisa ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire, appréciant cette intention de la part de Mary Sidney. « Effectivement milady, c’est un grand jour pour notre souverain, et nous tous. Cette journée restera gravée ! » Mais elle ne souhaitait pas vraiment parler de ces choses là, elle en entendrait bien assez une fois le mariage passé, au côté de Jeanne et des Habsbourg. Alors, elle s’engagea sur un autre terrain… « Je vois que vous allez accueillir un heureux événement, est-ce pour bientôt – si je puis me permettre ? »
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 12 Oct - 21:03

The Royal Wedding

Pv La Cour et le Peuple


« Vous me voyez navrée de l’apprendre. J’espère moi aussi qu’il se remettra vite de son mal. » Lavina était le genre de femme que Lucrèce adorait pour sa grande gentillesse. La belle rousse savait qu'elle pourrait compter sur elle.
Merci, ma chère amie. Le mariage avait été splendide, cela lui rappelait son propre mariage qui avait si bien commencé. Maintenant, il n'y avait que des regrets et des non-dits, c'est pour cela que l'italienne avait demandée a ce pirate, un petit service. Lucrèce regardait la reine douairière d’Écosse, elle fit un signe a Lavinia, elles se reverraient assez vite. Elle lui fit une révérence avec dignité, en lançant un regard noir aux Cavendish et en souriant a Lady d'Isembourg. Votre Majesté, Lady d'Isembourg, Monsieur , le Duc et Madame la Duchesse Elle avait dit la fin de sa phrase avec un petit ton de condescendance. La fière italienne regardait la Duchesse avec mépris, cette femme l'énervait au plus haut point. Tant que la belle Lady vivrait jamais elle ne verrait les hérétique prendre le pouvoir. Tout ceux sur son chemin mourrait avec beaucoup de souffrance. Lady d'Isenbourg, comment allez vous depuis votre grossesse ? Deux enfants, c'est merveilleux. Toujours se montrer d'une gentillesse a toutes épreuve en espérant que personne ne posera la question fatidique de savoir ou est son mari. La jolie rousse avait aperçut, la princesse Élisabeth, cette hérétique de sang royale avait étés libérée quelle idée. Ses enfants ne sauront jamais la vérité sur le meurtre de leur père, Lucrèce saurât attendre avant de se remarier. Ma chère Marie, comment allez vous depuis notre dernière lettre ? Elle évitait de penser a son mari surement en train de s'amuser avec des sales petites prostituées. Lucrèce allait bientôt pouvoir se remarier et hériter de cette petite fortune. L'italienne sourit avec complaisance en prévision de ses merveilleux projets. Sa petite folie se profilait merveilleusement bien, elle rit assez doucement de ces idées meurtrières. Tout se profilait assez bien, elle attendait beaucoup du sombre homme de la Tamise. Pour Lucrèce, sa vie allait changée grâce a ce magnifique projet, rien ne lui ferait, le plus plaisir. Quant elle aura finie sa douce folie, elle ira se confesser pour être pardonnée de ses merveilleux péchés.
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Mary Tudor
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 12 Oct - 22:44


The Royal Wedding.





25 juillet 1554. Des trompettes précédèrent le dais. Dans un tumulte de cloches, d’orgues, de fanfare et d’applaudissement enthousiastes la procession sortit de la cathédrale, traversa la grande place, sous les regards admiratifs et les applaudissements enjoués de la foule. Elle fit alors son entrée dans le palais de Westminster, qui allait accueillir pour ce premier jour de fête, le banquet des noces royales.

Ici la solennité fit place à la plus franche gaieté. Espagnols, Ecossais, et Anglais fusionnèrent à l’envi, et avec bonne humeur essayèrent de faire tomber les barrières de langages différents. Le roi et la reine ayant à leur table l’évêque Gardiner, furent servis dans de la vaisselle d’or massif. Non loin de là, on pouvait voir la princesse Elizabeth en compagnie de lady Anne de Clèves et Mary FitzRoy, conviées exceptionnellement à Londres, pour cet évènement. Au-dessus de la table royale, des tables avaient été dressées qui occupaient toute la longueur du Hall. La noble compagnie fit honneur au festin somptueux et délicat, servi dans de la vaisselle d’or et d’argent, pendant qu’un orchestre jouait les airs favoris de l’Espagne, des Ecossais et de l’Angleterre. De jeunes étudiants récitèrent des épithalames en latin et furent récompensés par des gracieuses paroles des monarques et une bourse pleine d’or de la part de la reine. Le gâteau de mariage fut découpé. Des nœuds de rubans, appelés faveurs de la mariée, furent distribués et servirent de décorations aux Dames de la Cour. Le banquet qui était un festival de luxe, ne fut sûrement pas au goût de tous, protestants, catholiques qui furent contre cette union, certaines mines étaient grises, montrant bien que le mariage n’avait toujours pas été accepté dans les milieux les plus favorisés.
Le peuple qui avait pu assister aux noces ne fut pas oublié, bien que pour lui, les moyens étaient plus modestes, il eut son propre banquet, dans la cour du palais. Poulets et autres rôties ravirent les papilles des quelques personnes qui avaient pu entrer, alors que des musiciens produisaient une musique joyeuse, pour accompagner cette ambiance unique en Angleterre. Telle était la magie des mariages royaux, tous pouvaient profiter des festivités.
Après le banquet, un bal suivit, à l’intérieur pour les plus grosses fortunes d’Angleterre, à l’extérieur pour le bas peuple. Ce bal n’était pas propre aux conventions espagnoles, mais c’était là une coutume trop essentielle pour que la reine ait osé la supprimer. Les danses furent décentes et de bonne compagnie.
Jamais la reine n’avait paru si gaie. La mariée conduisit les différentes contredanses, régla tous les divertissements. Pour le moment, elle se faisait l’interprète auprès de Philippe, du caractère joyeux et turbulent de son peuple. Le visage de la reine frôlait souvent celui de son mari, ses doigts serraient parfois convulsivement la manche de son prince. Les musiciens de luth, de flûte, que la reine avait formés, depuis le début de son règne, avec si grand soin, se distinguèrent en la circonstance et ravirent leur maîtresse. Les airs étaient lents, nobles, pleins de décences, pour ne point offusquer les valeurs de l’Espagne.

Après plusieurs heures de ce rythme, le moment du coucher arriva. Aucun courtisan ne se présenta pour exiger de la mariée le tribut accoutumé de la jarretière, la reine ne l’aurait pas permis, ni les coutumes strictes des hispaniques. Cependant, comme dans n’importe quelle noce, l’alcool coulait à flot, les esprits s’échauffèrent et deux hommes commencèrent à se disputer la cour d’une jeune demoiselle. Deux hommes, un Anglais, un Espagnol, tous deux issus de la bonne noblesse. Après les insultes, ils en vinrent aux mains, choquant toutes les personnes présentent dans la salle et les nouveaux mariés en premier.

Information sur le jeu : Le troisième tour de cet évènement arrive et là, vous avez le grand honneur de pouvoir assister au banquet du mariage de la reine. Les nobles sont à l'intérieur du palais de Westminster et les plus pauvres ont un banquet à l'extérieur. Vous êtes soit à l'intérieur ou à l'extérieur du palais, selon votre rang, n'hésitez donc pas à faire réagir votre personnage, surtout avec l'évènement qui se déroule à la fin. Pour répondre à ce tour, vous avez jusqu'au 26 octobre et vous pouvez y répondre autant de fois que vous le désirez. Il n'y a pas d'ordre de passage.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Ven 17 Oct - 21:16
“Nous avons gagné et la victoire nous a menés en Enfer.”
The Royal Wedding
Ce jour avait été espéré par certains, redouté par d'autres, honni par une part de la population, attendu par l'autre part. Ces derniers mois, nul sujet n'avait davantage créé de remous au sein de notre belle Angleterre que celui du mariage de la souveraine. Certains parlaient d'un noble du royaume, mais c'était le nom de Philippe de Habsbourg qui revenait sur toutes les lèvres. Événement controversé s'il en était, il avait en tout cas lieu en ce jour. A la gauche de ma soeur, placée entre moi et Mère, non loin de mon frère Edward, une main dans celle de mon jumeau Henry et Jane entre Katherine et Thomas, l'image qui frappait lorsqu'on nous voyait était celle d'une famille unie. Image des plus réelles : plus que jamais, les Seymour étaient forts comme le roc, frappé par les eaux et les vents, mais imperturbable dans l'adversité. Nous étions à notre place, durement reprise, aux premières loges pour cet événement d'exception. La tête haute, j'ouvrais de grands yeux devant la magnificence des lieux et de la cérémonie. Le dernier mariage auquel j'avais assisté, celui d'Anne, n'avait rien eu de semblable. Rapidement, je chassais cette union de mes pensées : funeste souvenir, loin de nous désormais. John Dudley fils n'était plus, Anne était définitivement libre. Et plus rien ne nous empêcherait de reprendre ce sommet qui était notre de droit. N'étions-nous point nés pour régner ?

Nous en avions tout l'air, en tout cas. Mère avait tenu à ce que nos vêtements soient à l'image de notre rang, ce qui, dans sa bouche, voulait tout dire. Force était de constater que j’étais résolument satisfaite de ma nouvelle robe. En taffetas bleu roi rebrodé d'or, elle chatoyait à la lumière du soleil qui filtrait à travers les fenêtres. Les manches fendues qui tombaient à terre n'étaient pas ce qu'il y avait de plus pratique - je craignais sans cesse de me prendre les pieds dedans - mais elles avaient le mérite d'être des plus élégantes.

Rangeant une vicieuse boucle rebelle derrière mon oreille, l'essentiel de ma chevelure étant prise dans un filet d'or, je portais mon attention sur la cérémonie. Mary Tudor était superbe, éclatante de dignité royale et de grandeur. La bien fade Jane Grey, malgré toute la pitié qu'elle m'inspirait, ne pouvait décemment soutenir la comparaison. En détachant mon regard du couple royal et en le laissant errer sur celles et ceux rassemblés en ce lieu pour assister à la cérémonie, je pus constater que si l'essentiel des figures étaient réjouies, certaines ne l'étaient absolument pas, ou faisaient bien mal semblant de l'être. Mes yeux tombèrent sur la silhouette de Mary Sidney, née Dudley. J'aurais donné cher pour savoir ce qu'elle pensait, à cet instant, quoique au fond, j'en avais ma propre idée. Protestante autant que moi, la moitié de sa famille demeurée à la Tour, l'entrée de la Nouvelle Albion dans le giron espagnol ne devait guère la satisfaire. Je me concentrai à nouveau sur la cérémonie face à moi. Échange de voeux, promesses solennelles, un mariage comme les autres, à ceci près que le front des deux époux était ceinturé d'une couronne : celle de leurs royaumes respectifs. Je n'aurais su dire quelle était mon opinion sur ce mariage. D'aucuns auraient prétendu sans doute qu'une jeune personne de mon âge n'avait aucune opinion, mais c'était mal connaître l'éducation que mes parents m'avaient donné, à moi ainsi qu'à mes frères et soeurs. Je l'avais finalement toujours su, je le réalisai plus encore ces derniers temps : depuis notre naissance, Mère avait fait en sorte qu'aucune de ses filles ne soient des Jane Grey, naïves et soumises, incapable de faire preuve de sens politique. Depuis toujours, elle faisait en sorte que nous fassions partie des vainqueurs, de ceux qui écrivent l'Histoire.

Histoire qui ne tournerait à notre avantage que si nous suivions le souverain en place. Mary Tudor, la très catholique fille de Catherine d'Aragon, descendante des Rois Catholiques, épousait son cousin. Philippe de Habsbourg, fils de Charles Quint, futur Roi d'Espagne et Empereur du Saint-Empire Germanique. Catholique, lui aussi. Deux monstres sacrés. Deux puissants souverains qui ancreraient le royaume d'Angleterre dans une contre-réforme soutenue par le Pape, Rome et ses sbires. Mon regard se dirigea d'instinct vers Edward, et nos yeux se rencontrèrent, l'espace d'une seconde. Je connaissais suffisamment mon frère pour savoir qu'il prenait sur lui : notre décision, communément acceptée, de renier notre protestantisme natal pour suivre la souveraine lui pesait terriblement, quoiqu-il jouât au parfait catholique pour nous assurer une place en ce monde. Du coin de l'oeil, j’aperçus la princesse Elizabeth, que Mère ne portait pas dans son coeur puisqu'elle était la fille d'Anne Boleyn. D'elle non plus, je ne savais que penser : était-elle réellement protestante ? Elle se montrait en tout cas soucieuse d'affirmer le contraire, mais n'était-ce pas mon cas, à moi aussi ? Si elle devait accéder au trône, que ferait-elle des Seymour, qui avaient orchestré la chute de sa mère ? Trop de questions, si peu de réponses. Pour l'heure, je suivais les préceptes de Mère, et soutenais la nouvelle reine. J'aurais été bien ingrate de ne pas le faire, après qu'elle eut sauvé les miens de la déchéance ! Mais son catholicisme fanatique, son papisme radical, son union avec l'Espagne me faisait craindre les pires maux pour la communauté protestante anglaise. Je me savais en sécurité auprès de Mère, mais je ne pouvais m'empêcher de me sentir proche de ceux qui avaient péri, ou périraient bientôt, pour avoir adopté la religion réformée. Cette religion qui, à jamais, trônerait dans mon coeur, à défaut de trôner sur mes lèvres.

La cérémonie s'écoula comme dans un rêve. Je participais autant que les autres, formulant voeux de longues vies et prospérités, me signant quand il le fallait, l'âme pleine de prières muettes qui devaient rester entre Dieu et moi. Cela terminé, nous priment de concert le chemin du Palais de Westminster, où devait avoir lieu le banquet des noces. La foule en liesse me fit sourire, et c'est le coeur égayé par ces festivités que je fis mon entrée au bras d'Henry, alors qu'une place d'honneur avait été accordée aux Seymour. Derrière moi, mes soeurs Jane et Katherine ne cessaient de pousser des exclamations impressionnées à chaque nouvelle magnificence, et Dieu sait qu'il y en avait. Le dîner en lui-même était un enchaînement de magnificences, de luxe, de délicatesse. La reine n'avait jamais paru aussi heureuse, et à la voir agir auprès de son époux, elle donnait l'image d'une femme épanouie et amoureuse. Qu'en était-il de lui ? Je n'aurais su le dire. Il était de ces hommes dont on ne devinait pas aisément les sentiments. A mon côté, mes frères ne passaient des farces aux nouveaux plats avec une allégresse joyeuse, et je pris un grand plaisir à participer à leurs joutes verbales, à leurs petites piques à l'adresse de tel ou tel courtisan. Seul Edward restait digne et distant, bien qu'à quelques reprises, je pus distinguer un sourire sur son visage. Depuis la mort de Père, il s'était fait plus grave, plus sérieux, et le contraste entre lui et Henry, qui avait toujours été présent, était désormais des plus frappants.

Après le dîner, le bal. Les faveurs de la mariée avaient été distribuées, et j’attachais le ruban à mon poignet en un noeud suffisamment solide pour ne pas perdre la précieuse distinction. Les festivités s'enchaînaient avec fluidité, et je ne voyais pas le temps passer. Je dansais avec Edward, Henry, Anne et Jane, et tentais même de faire danser le petit Thomas, qui piétina allègrement l'ourlet de ma robe de taffetas bleu, et manqua de se casser la figure à au moins six reprises. Le spectacle était si comique que Mère, Anne et Katherine riaient aux éclats, de l'autre côté de la pièce. Jane, elle était trop occupée à pester après la solennité, la lenteur, la trop grande décence des danses qui s’enchaînaient. Lorsque Mère lui avait expliqué que c'était pour ne point froisser les bonnes moeurs espagnoles, elle s'était exclamée que s'il en était ainsi, elle ne mettrait jamais les pieds à la cour de Charles Quint. Trop occupée par les danses, mes frères, mes soeurs, c'était à peine si j'avais pris conscience que les pichets de vin diminuaient à une vitesse affolante. Pourtant, lorsque une échauffourée éclata entre deux hommes, je ne pus que le constater : ils firent un vacarme tel que le couple royal en fut presque indigné. Deux courtisans, un anglais et un espagnol, compris-je, qui en venaient aux mains. Cela me laissa quelque peu interdite, et je me rapprochai d'Edward.

"N'ont-ils pas honte de se comporter ainsi en un moment pareil ?", m'offusquai-je. Mon regard oscillait entre la petite bagarre et le couple royal. Je me souvenais des fêtes de Noël, du chien mort : Mary n'était pas femme à accepter de tels débordements. Qu'allait-il se passer ?
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Mary Sidney
La Noblesse Anglaise
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Lun 20 Oct - 15:18



The Royal Wedding

'Effectivement milady, c’est un grand jour pour notre souverain, et nous tous. Cette journée restera gravée !'

Mary se força à sourire face aux paroles de Luisa, mais ce fut un sourire bref, crispé, qui s'étendit sur son visage. En réalité, les mots lui brisaient le cœur et lui retournaient l'estomac. Un grand jour, oui, pour l'Espagne ! Une journée qui resterait gravée dans les mémoires comme celle où l'Angleterre signa son pacte avec le diable, modifiant la glorieuse conjecture que les astres lui promettaient. Et devant cela, il fallait sourire, sourire jusqu'à s'en donner mal aux joues. Aussi lorsque Luisa changea de sujet, le visage de Mary s'éclaira. 'Je vois que vous allez accueillir un heureux événement, est-ce pour bientôt – si je puis me permettre ?' A mille lieues de se douter que Luisa elle-même souhaitait éviter de parler du mariage, Lady Sidney ressentit un élan de sympathie envers la jeune Espagnole. Elle porta une main sur son petit ventre arrondi. 'Vous avez l'oeil Lady Luisa. Mon enfant devrait voir le jour en cette fin d'année, à la fin de novembre, si Dieu le veut.' Son visage s'assombrit un instant à l'idée de l'épreuve à laquelle elle devrait se soumettre dans quelques mois. Même assistée des meilleures sages-femmes, Mary risquerait sa vie en tentant de mettre au monde son enfant. Et si elle survivait, elle ne pouvait être certaine qu'il en serait de même pour le bébé. Elle était encore jeune, comme beaucoup se plaisaient à lui rappeler, elle pourrait encore donner d'autres enfants à son époux. Mais malgré tout, Lady Sidney ne manquait jamais de prier pour que tout se passe bien, et que son enfant, qu'importe qu'il s'agisse d'une fille ou d'un garçon, survive. 'Ce sera notre premier enfant et Henry en est déjà fier. Je crois qu'il souhaite en faire un savant. Il parle déjà de futures leçons de Latin, de Français...' Et d'Espagnol sans doute. Mais cela, Mary se garda bien de le mentionner. Alors qu'elle promenait un instant son regard sur la foule, elle tomba sur Lady Lyra Godolphin, une bonne amie qui l'avait soutenue après la mort de son père. Elle répondit à son salut en inclinant la tête tandis que Lyra disparaissait à nouveau dans la masse de courtisans, cette même masse d'où émergea le couple Cavendish. Loin d'être des inconnus à la cour, ils jouissaient de la notoriété conférée par leurs titres de Duc et Duchesse, et Mary se souvenait encore du jour où elle avait cherché à obtenir le soutien de William Cavendish pour la cause des Dudley. Il avait refusé, bien sûr, et se disait à présent catholique, mais Mary avait des doutes quant à sa conduite. Elle fut d'ailleurs surprise par le sourire que lui accorda Antanasya et ne sut comment y répondre.

'Etiez-vous sur le point de vous rendre au banquet ?' demanda-t-elle soudain à Luisa. 'Peut-être pourrions-nous nous y rendre ensemble ? Je crains d'avoir perdu mon époux dans toute cette foule et...' Mary n'eut pas le temps d'achever sa phrase que son regard croisa celui de son mari parmi un petit groupe de courtisans Espagnols. Un sourire radieux sur le visage, Henry Sidney abandonna ses amis pour rejoindre Mary et Luisa, saluant cette dernière en Espagnol et tous trois firent route vers la salle de banquet.

Les festivités qui suivaient la cérémonie solennelle du mariage promettaient leur lot de bonne humeur et de rebondissements, mais cela, la foule de courtisans ne le savaient pas encore. On entendait parmi les rires des paroles prononcées tantôt en espagnol, tantôt en anglais, et parfois même teintées d'un accent écossais. Assise près de son époux, Mary jetait des coups d'œil aux autres courtisans, en s'efforçant de ne pas paraître trop contrariée. Elle savait qu'Henry et sa mère œuvraient auprès des Espagnols pour essayer de faire libérer ses frères de la Tour, et ne voulait en aucun cas mettre à mal leurs efforts par une attitude trop rebelle. Elle se contentait donc de sourire lorsque l'on s'adressait à elle, répondant parfois par quelques politesses en Espagnol. Le programme du banquet suivait son cours, à cela près qu'il combinait les traditions de deux pays bien différents. La musique avait un rythme bien solennel et était si lente que Lady Sidney aurait juré pouvoir rejoindre plus tard les danseurs sur la piste, bien qu'enceinte de plusieurs mois déjà. Bien sûr, pas de volta pour ne pas choquer les Espagnols, mais la coutume des épithalames fut néanmoins respectée. Dans le silence, des étudiants récitèrent un à un les poèmes en latin, faisant naître quelques sourires sur les lèvres de ceux qui les comprenaient. 'Celui-là était particulièrement osé,' murmura Mary à l'encontre de Luisa, se demandant si la jeune Espagnole était accoutumée à la nature—parfois graveleuse, il fallait le dire—de ce type de poèmes. Lorsqu'enfin les faveurs de la mariée furent distribuées, elle récupéra la sienne sans le moindre sourire et l'agrafa sur le haut de son corsage en la joignant à la broche argentée en forme de porc-épique—le blason des Sidney—qu'elle portait déjà. Le reste de la soirée, Mary la passa assise, à observer les danseurs d'un air absent. Un sourire illumina un temps son visage, alors qu'elle se remémorait la dernière fois où elle avait dansé une volta avec Henry. Elle fut soudain tirée de ses pensées par deux voix parlant beaucoup plus fort que les autres. Elles criaient même, s'insultaient, et Mary reconnut un accent anglais et un espagnol. Elle se leva, choquée mais curieuse d'en savoir plus et s'approcha, gardant toujours une main sur son ventre pour protéger son enfant. 'Qui est-ce ? Que se passe-t-il ?' demanda-t-elle en retrouvant à nouveau Luisa. D'instinct, elle chercha du regard son époux, inquiète de ne pas le voir, et sursauta lorsqu'elle s'aperçut que les deux courtisans en étaient à présent venus aux mains. 'By Saint George ! Mais que quelqu'un les sépare, vite !'



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mar 21 Oct - 14:42


The Royal Wedding
C'était une journée sacrée pour Katherine. Mary, sa Reine, son amie, sa mère adoptive se mariait enfin. En ce jour de gloire et de joie, la jeune fille ne pouvait que sourire et trembler d'excitation à l'idée que Mary allait enfin connaître le bonheur. Le matin avait été mouvementé. Levée aux aurores par ses servantes, Katherine avait dû se laver et se faire tirer à quatre épingles pour paraître la plus parfaite possible.

Ses cheveux blonds avaient été tirés en arrière et laissés détachés, flottant librement sur son dos. Sa robe avait été préparée depuis des jours déjà. Une magnifique tenue bleu roi parée simplement d'une ceinture blanche nacrée. Elle ne devait en aucun cas faire ombrage à la mariée, comment en aurait-elle été capable? Elle se savait d'une beauté discrète et bien trop enfantine pour faire ombrage à qui que ce soit. Néanmoins, quand elle pensa cela sa joie ne se tarit pas. Elle était bien trop heureuse.
L'arrivée dans la chapelle l'avait émue et elle n'avait pu retenir quelques larmes, que la jeune blonde avait bien vite séchées avec un mouchoir. Se tenant parmi la première rangée d'invités, elle avait observé Mary se tenir, là, agenouillées face à l'évêque Winchester, devenir la Reine de tant de pays et de tant de frontières. Le temps passa et suivit de tous ses invités, la Reine et le Roi se dirigèrent sous les hourras de la foule, au Palais où se déroulerait le grand banquet nuptiale.

L'assemblée s'avança lentement sous un magnifique ciel bleu et bientôt les invités les plus riches entrèrent dans la salle, alors qu'un buffet pour les personnes beaucoup plus pauvres avait été installé à l'extérieur.

Katherine, elle, entra dans l'immense pièce où différents mets étaient disposés sur des tables magnifiquement bien dressées. Une magnifique musique d'ambiance se faisait entendre alors que tous les invités se mettaient à discuter. Katherine aperçut plusieurs de ses amis mais elle attendit que les mariés se soient assis à la table qui leur était réservée pour ensuite, s'installer non loin de la mariée. Katherine se sentait d'humeur joyeuse néanmoins, elle resta silencieuse. Songeuse. Qu'allait-il advenir d'elle à présent? Bien évidemment, elle était heureuse pour Mary mais … Allait-elle l'oublier ? Une Reine avait beaucoup de devoirs à accomplir et elle n'aurait donc plus autant de temps qu'avant pour elle. Cette pensée lui parut égoïste néanmoins, elle ne put pas enlever ce lourd poids de son estomac et traficota dans son assiette tout au long du repas. Les plats se succédèrent mais la jeune femme n'en toucha que peu le contenu.

Le repas finit, le bal fut ouvert par le couple royal alors que la jeune Katherine se faisait offrir une danse par un jeune comte qu'elle avait déjà croisé auparavant. Souriante, elle dansant avec enthousiasme mais prit congé de l'homme à la fin de la danse. La musique était entraînante et le vin coulait à flot. Une coupe à la main, Katherine cherchait des yeux une connaissance avec qui elle aurait bien pu discuter … Elle n'aurait pas voulu s'ennuyer le jour du mariage de la femme qu'elle considérait comme sa deuxième mère. Posant sa coupe et rassemblant ses jupes, la jeune femme commença un bref tour de la pièce. Mais une soudaine agitation la fit s'arrêter. En effet, deux nobles se lancèrent soudainement dans une joute d'insultes violentes et fortement grossières. Katherine en rougit. Elle n'avait jamais entendu de telles insanités sortir de la bouche d'un homme en colère. Déglutissant difficilement, la jeune femme se tourna tout à fait vers les deux hommes qui perturbaient la magnifique fête. Tout le monde sembla se figer alors que l'un des hommes balançait violemment son poing dans la figure de son adversaire. Katherine lâcha un cri alors qu'une forte agitation se fit sentir dans la foule d'invités.

Elle entendit une jeune dame exiger qu'on les sépares mais tout le monde resta immobile. Katherine fut tentée de leur balancer une cruche de vin dans la figure mais les conséquences retomberaient forcément sur elle … Alors, nerveusement, elle observa Mary qui avait l'air aussi choquée qu'elle. Mon Dieu ! Comment osaient-ils se comporter ainsi le jour du mariage de Mary ?!

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mar 21 Oct - 21:57

Pour le meilleur et le pire.


Les noces de la reine étaient évènement de toute splendeur. Le mélange anglo-espagnol était divin et ravissait les yeux de tous. La foule était joyeuse, c’était tout ce qui comptait pour les mariés, mais aussi pour Elizabeth Tudor, qui en l’absence de complot contre la couronne, était en sécurité. La rousse le savait, elle ne serait jamais en paix, même avec l’arrivée de Philippe en Angleterre. Ce dernier avait beau apaiser la reine et se montrer courtois avec elle, il ne parviendrait pas à charmer son peuple, comme il le parvenait avec son épouse. Après avoir été salué Marie de Guise, la princesse s’installa à la place qui était la sienne, en compagnie d’Anne de Clèves et de Mary FitzRoy. Tout au long de la cérémonie, elle resta silencieuse, puis elle quitta l’abbaye de Westminster, en compagnie de ces dames et de ses servantes qui se trouvaient derrière elle. Elizabeth fit tout pour rester discrète et la plus effacée possible, elle ne voulait pas qu’on l’acclame, elle ne voulait pas faire de l’ombre à sa sœur la reine. Une seule parole et Mary pourrait en prendre outrage. Alice, sa servante avait dû remarquer son trouble, si bien qu’elle se pencha à son oreille, pour lui demander, comment elle se sentait. Elizabeth se tourna vers elle et lui accorda un petit sourire.

« Tout vas bien Alice, je pense avoir perdu l’habitude de ce genre d’évènement. » Elle chuchota pour n’être entendu que par la jeune femme. En effet, entre son exil à Hatfield House, son passage à la Tour et son enfermement au palais de Woodstock, elle n’avait eu guère le loisir de pouvoir assister à des évènements de cour. Ici, même si elle était une princesse, elle ne se sentait pas à sa place, elle était la bâtarde, l’ombre sur le tableau parfait de Mary, l’hérétique qui pourrait un jour hériter du trône, faute d’enfant. Est-ce que d’autres personnes pensaient à cela en la voyant aujourd’hui ? Elle ne devait pas être la seule, les réformés étaient là, attendant leur heure, attendant la fin de ce cauchemar.
Il ne fallut pas longtemps pour traverser la place et rejoindre l’immense palais de Westminster, qui allait accueillir ce jour de fête. D’autres suivront, puisque Whitehall s’était parait pour suivre dès le lendemain un nouveau banquet. Discrète, elle se tenait aux côtés des dames de cour, ne cherchant pas à prendre de l’avant. Elle entraîna à sa suite Alice et Caroline, qui la suivaient depuis l’abbaye. Arrivée dans la salle de banquet, Elizabeth salua le couple royal et les félicita pour le bonheur qu’ils allaient désormais connaître. Ce moment marqua les réconciliations entre la reine et sa sœur et tous purent ainsi le remarquer. Avec noblesse, Elizabeth rejoignit la table des dames de cour et resta debout, attendant que la reine et le roi d’Angleterre s’installent à leurs places respectives.
Tout au long du repas, Elizabeth ne put que constater le bonheur de sa sœur, celle-ci ne cessait de se pencher vers son mari. Tous avaient pu voir que la présence du roi avait considérablement changé le cœur de cette vieille fille de trente-sept ans. Cependant, c’était ce que la rousse redoutait le plus, étant si amoureuse, la reine ne pourrait que se laisser influencer par Philippe et bientôt, l’Angleterre allait passer sous le joug de l’Espagne. Cela serait bien pire, si un enfant venait à naître.
Avec le repas, les danses finirent par venir et l’alcool se mit à couler à flot. Bien que cela ne faisait pas parti des bonnes mœurs de l’Espagne, Mary n’avait pu déroger aux traditions pour son mariage. Si elle l’avait fait, elle aurait fini par froisser les Anglais. Elizabeth ne dansa pas, elle resta à sa place et conversa avec son ancienne belle-mère Anne de Clèves, tout en restant la plus discrète possible. Elle mangea, elle but raisonnablement, ce qui n’était pas le cas de deux hommes qui commencèrent à hausser le ton et à se battre. Un Anglais, un Espagnol, voilà qui allait faire bien désordre auprès des souverains. Comme beaucoup, la jeune femme se leva et se dirigea vers la piste pour regarder la scène et attendre de voir la réaction des souverains. Elle aperçut alors la jeune lady Margaret Seymour, qui se trouvait avec son frère, et la rejoignit pour converser avec elle.

« Lord Edward, lady Margaret, j’espère que vous passez une agréable journée. » Souriait la jeune femme. « J’ai eu l’occasion de lire votre ouvrage, à vous et vos sœur lady Margaret et je le trouve d’une incroyable qualité. Vous avez vraiment beaucoup de talents. » Complimenta la princesse. Non loin de là, elle put voir lady Katherine Lennox et elle l’interpella, ne résistant pas à l’envie de pouvoir humilier la jeune femme. « Lady Katherine, vous vous sentez bien ? Vous êtes toute pâle. L’un des plats vous aurait-il rendu malade. » Disait-elle d’une voix froide.





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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Jeu 23 Oct - 16:55
William Cavendish ♦ the royal wedding.


Le jour était à la fête. Tout le monde était là, acclamant la Reine devant l’Abbaye de Westminster. Je fis à vrai dire assez surpris par cette ambiance, mais je suivait quand même le pas. Le mariage de la reine était vraiment à la hauteur de nos espérance, bien évidemment. Je remarquais aussi l’effort des autres grandes personnes de se mettre sur leur trente et un. Mais ma femme Antanasya était pour moi la plus belle dans sa robe pourpre. Je n’hésitais à pas la lui faire savoir d’ailleurs. En parlant d’elle, je pensais que ce n’était pas facile pour elle d’assister à un tel évènement. Mais avant tout j’étais là, à ces côtés, et elle n’avait pas de souci à se faire, son calvaire allait bientôt se terminer. Je me demandais ce qu’il adviendrait de nous s’il y avait des héritiers et que ça allait continuer. Je pensais aux enfants d’abord, ils sont encore jeunes, et je ne voudrait pas qu’il grandissent dans une telle atmosphère de répression.

Tant bien que mal, la cérémonie religieuse se finissait, les époux avaient échangé leur voeux. Cela avait était fastidieux pour certains en dehors de l’Abbaye, mais la grande majorité semblait plus que ravi pour la Reine pour qui c’était le plus beau jour de sa vie comme on l’avait deviné et comme toutes les femmes d’ailleurs. Je rencontrais beaucoup de personne à cette cérémonie. Ces rencontres furent variées mais pas des moindres. Je vis Elizabeth Tudor arriver vers nous, que je ne manquait pas de saluer, honoré. Elle faisait partie des nombreuses personnes ayant croisé Isabelle la félicitant pour ses nouveaux-nés. La reine écossaise Marie de Guise en faisait partie. « Vous avez bien raison votre Majesté » lui répondis-je. Je vis Antanasya sourire, ce qui me plaisait vraiment, tout en répondant d’un parfait français à la reine d’Écosse. J’étais vraiment fier d’elle. Mais ensuite elle chuchota quelques mots à mon oreille. « Je le sais bien ma très chère Anya. Je ne peux dire mieux, je m’y suis habitué depuis. » lui répondis-je tout bas. Je ne pouvais dire mieux. Je vis tous ce monde assister activement à ce mariage. Je voulais personnellement qu’on en finisse, même si je ne le montrais pas bien entendu. Je ne fis même pas vraiment attention au regard que nous avait lancé Lucrèce Peterson, ça ne valait pas le coup. Enfin l’échange des voeux se terminait. On voyait enfin arriver le futur Roi consort d’Angleterre, Philippe de Habsbourg. Il est vrai que j’avais du mal à l’imaginer aux côtés de notre Reine Mary.

Le moment tant attendu, après la cérémonie, arriva. Je parlais bien du banquet. Il y avait tout un festin, et je ne cachais pas ma joie. J’emmenais ma bien aimée avec moi, lui laissant tenir mon bras. Je m’empressais de découvrir le grand festin. Le gâteau était majestueux. Je souriais tout de même, faire mine d’être heureux pour notre Reine. De plus, la musique accompagnait et on ne peut s’empêcher de s’amuser un peu. On voyait d’ailleurs notre Reine sous un nouveau jour. J’aperçu au loin Mary Sidney, que je connaissait bien par les Dudley. Mais en ce moment, et ce n’était pas contre elle, j’évitais d’aller lui parler, pour ne pas qu’on nous porte des soupçons sur ma famille. Je ne lui adressais pas un regard, pas ici. Cependant, un évènement perturba la cérémonie. « Comment osent-ils en ces temps ? » dis-je outré à Antanasya. Même si les Anglais et les Espagnols pourraient être hostiles l’un envers l’autre, ce n’était ni le moment ni le jour d’être violent l’un envers l’autre.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Ven 24 Oct - 14:26

THE ROYAL WEDDING
Anne & la cour
Ce jour était bien l'un des plus beaux et également l'un des plus désolants de toute ma courte vie. La reine Mary se mariait et cela m'emplissait d'une joie peu commune. J'aimais cette femme et dans une autre vie, j'aurais souhaité qu'elle soit une mère ou bien même une sœur. Or, cela ne fut pas et je dus m'accoutumer à la voir comme une souveraine et à la respecter comme telle. J'avais été élevée dans cette optique et je ne connaissais rien d'autre. Pour moi, il était inconcevable de voir une autre personne sur le trône d'Angleterre et pourtant, c'est ce qui arrivé en ce même jour saint -ou pas. Philippe de Habsbourg s'apprêtait à rejoindre Mary sur le trône et je n'étais pas prête à l'accepter. Bien sûr, je ne pouvais guère donner mon avis à Sa Majesté et le gardais donc pour moi. Cependant je ne pouvais cacher mon inimitié avec cet Espagnol dont j'étais persuadée qu'il cachait quelque chose. Et j'étais bien décidée à le découvrir pour prouver à la reine que ce mariage n'avait rien de bon. En effet, n'importe qui pouvait voir que Philippe n'aimait aucunement Mary et qu'il ne l'épousait que pour posséder davantage de pouvoir. Horrible hypocrisie que celle-ci.
Malgré mes ressentiments, je m'étais préparée comme il se le devait pour l’événement, de même que toute ma famille. Grâce à Mary de La Croix j'avais eu la chance d'avoir une robe qui me convenait tout à fait. Simple, mais belle, elle était digne d'un mariage princier. Elle était d'un vert clair recousu d'ornements d'un velours de cette même couleur d'une teinte plus foncée. Le col était cousu d'or et de la fourrure de la plus haute qualité ornait les manches qui tombaient au sol. J'étais ravie de ma toilette et lorsque mes servantes eurent totalement terminé de me préparer, je ne pouvais m'empêcher de vouloir l’exhiber au grand monde. Je n'eus pas besoin de monter à cheval ou bien même de monter dans une calèche, l'abbaye de Westminster étant adjacente au château.
La cérémonie fut d'une magnificence extrême et malgré mon amertume, je ne parvins pas à retenir quelques larmes devant le sourire de la reine Mary. J'étais fascinée par son allure et par sa tenue. La cérémonie me rappela quelque peu son couronnement, il y a de ça déjà un an. Toute la cour était présente en plus de nos futurs compatriotes espagnols. Ceux-ci avaient l'air si austère ! Je ne les comprenais décemment pas et en réalité je n'avais aucune envie de les connaître. Ils étaient peut-être les sujets d'un roi Très Chrétien, il n'en restait pas moins que le Christ n'aurait guère voulu voir des têtes dignes d'un enterrement au mariage de qui que ce soit. Puis vint le moment des acclamations et avec une ferveur peu commune je commençais à m'écrier : « Vive la reine Mary ! Longue vie à la reine Mary ! ». Point de Philippe dans mes mots. Plutôt mourir que de souhaiter une longue vie à cet homme.

Nous nous dirigeâmes ensuite vers l'intérieur de palais. Tandis que les nobles se pressaient dans la salle où étaient servis de nombreux plats, les serviteurs et autres gens du peuple se restauraient à l'extérieur. Heureusement pour eux, il ne faisait pas froid. Au contraire, le climat semblait s'être réglé parfaitement pour ce joyeux jour. Je crus apercevoir Arthur Wayne avec une jeune dame, une femme du peuple manifestement. Or, je ne puis aller les saluer car déjà la foule m'emportait avec elle. Néanmoins, un sourire prit forme sur mes lèvres. Quelle joie cela serait de voir Arthur, un de mes plus chers amis, se marier !
Au banquet, je croisais plusieurs personnes de ma connaissance que je connaissais plus ou moins dont Elizabeth Clinton, Lavinia Tyburn, Isabelle d'Isembourg et même Marie de Guise. Sa présence m'intrigua. Cette journée ne devait pas être de tout repos pour celle qui savait la paix fragile entre l’Écosse et l'Angleterre maintenant que Mary Tudor avait épousé le futur souverain d'Espagne. Je cherchais dès lors Jane dans la salle, mais ne la vis point. Sûrement se reposait-elle à cause du bébé. Cependant j’aperçus sa cadette Margaret Stuart. Heureuse de la revoir, je me dirigeais vers elle pour la saluer.

« Quelle charmante surprise Margaret ! Je suis bien heureuse de vous revoir ! Comment allez-vous ? Je me doute bien que ce mariage ne doit pas vous plaire maintenant qu'il fragilise l'union entre l’Écosse et l'Angleterre … Mais dites-moi, comment va votre sœur Jane et son bébé ? J'espère … »

Alors que je m'apprêtais à terminer ma phrase, deux hommes de nationalités différentes en vinrent aux mains. Je fus choquée qu'un tel acte fut commis ici en présence même de la reine.

« Sont-ils devenus complètement fous ? »


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Dernière édition par Anne Somerset le Dim 16 Nov - 17:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Ven 24 Oct - 21:08

Pour le meilleur et le pire.


Ce mariage était un repère de catholique et Antanasya avait beaucoup de mal à le tolérer. Elle avait été élevée dans la religion réformée, elle avait toujours connu ses cultes et voilà que maintenant, elle devait remettre en cause toutes ces années. C’était trop dur pour elle et il était temps que les protestants reviennent au-devant de la scène. Ce mariage, elle le voyait comme un supplice, voir Mary Tudor épouse le très catholique Philippe II était comme mettre un pied dans la tombe. En plus, elle devait faire face aux mépris de ses ennemis, comme cette Lucrèce Peterson. Heureusement, qu’elle avait sa vengeance sur elle. Savoir que son mari la trompait à tout va et commençait de plus en plus à s’intéresser à la religion réformée, la mettait d’excellente humeur. Cependant, Antanasya n’aurait pas l’indécence de lui dire en public, non elle ferait toujours en sorte de la regarder et de lui montrer par sa malice, qu’elle aussi était au courant.
Le mariage en lui-même était beau, digne de l’Angleterre, mais surtout digne de ses dirigeants. Avec le règne de Mary Ière tout était différent. Son mari s’était peut-être habitué à cette situation, mais elle, qui était d’un tempérament borné ne le pourrait pas. Elle préférait sa vie d’avant, qui était bien plus heureuse de tranquille.

« Je crois, qu’en ce qui me concerne, je ne m’y ferais jamais. » Disait tout en murmurant, pour se faire entendre que de William. « Nous étions bien plus heureux avant. » Eux, les enfants, ils n’avaient pas à se soucier de pratiquer leur culte avant, aujourd’hui, ils devaient tout apprendre à nouveau et surtout Anya devait faire attention, avec les enfants, pour qu’ils ne commettent aucun impair.
Après les applaudissements que le couple royal reçut de la part de son peuple, la reine et son mari rejoignirent le palais de Westminster, en compagnie du reste de la cour, pour festoyer. Antanasya avança au bras de son mari, jusque dans la salle prévue pour le banquet. A partir de ce moment-là, elle mit de côté tous ses préjugés, pour paraître comme la servante la plus fidèle de la couronne. Elle riait, dansant et conversait avec de nombreuses personnes, même des catholiques. Le repas était délicieux et la brune était ravie de voir que les traditions anglaises étaient préservées, même s’il y avait une touche de tradition espagnole. D’ailleurs, elle ne se mélangea pas à eux, elle eut quelques charmantes paroles, mais elle ne chercha pas à aller plus loin. On ne pouvait pas trop lui en demander, même pour cela. L’alcool coulait à flot, sûrement trop chez certaines personnes, puisque bien vite les rires devinrent plus forts et certains couples quittèrent la salle ou se glissèrent derrière quelques tentures. Antanasya restait toujours sur la piste de danse. Cet exercice était son préféré avec le cheval, tantôt elle dansait avec son mari, ou avec d’autres hommes pour parler de futilité, ou bien quand elle le connaissait bien, de politique.
Quand l’évènement se déroula, la jeune femme était au bras de son mari, en train de converser avec quelques nobles, de chasses et de terres. Tous assistèrent à la scène, tous virent deux nobles, deux hommes, un Anglais, un Espagnol, en venir aux mains. L’alcool devait y jouer pour beaucoup, mais l’incident diplomatique était là.

« A croire qu’ils veulent tous nous précipiter dans la tombe. La reine était si joyeuse et maintenant, ils vont nous la mettre dans une rage folle. » Disait la jeune femme, tout en montrant sa désapprobation.




    une guerrière portant des jupons
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Ven 24 Oct - 21:25
Le grand mariage du siècle va se dérouler sous mes yeux. Pour une fois qu’un événement heureux aura lieu en Angleterre, je suis ravie. En ce jour, je revois des connaissances comme les Cavendish, Alasdair dont je suis à côté de lui et que j’aurais préféré ne pas l’être. Coup du hasard ? Le destin est si mauvais et si cruel. Veut-t-on montrer en ce jour que j’aime un autre homme que mon époux ? Peut-être. Je retrouve également Isabelle et la Reine Marie de Guise. Cette dernière répond à mon salut. Je découvre que la Princesse Elizabeth Tudor est présente. Un sourire s’illumine sur mes lèvres, bien que ce dernier soit déjà auréolé de bonheur. Pourquoi diantre ? Mon ventre reste stérile mais je suis heureuse que ce mariage ait lieu, bien que je déteste la reine. Paradoxale ? Très. Je réponds également au salut d’Alice, la servante et dame de compagnie de la princesse. J’aurais tant aimé être à sa place, être près d’Elle. Mais, je suis ici, en tant que femme de mon époux. La princesse n’a plus confiance en moi, cela me bouleverse mon cœur. La cérémonie a lieu. Je la suis avec plaisir. Bien que ce cérémonial me rappelle malgré moi, les vœux que j’ai échangé avec Edward, il y a quelques années ou encore avec mon premier époux. Le mariage est-il heureux pour tout le monde ? Hélas non, certains hommes trompent leur femme, d’autres les bats ou il arrive que les hommes témoignent du respect. L’amour passionné n’existe pas dans les couples mariés. Je souris, je respire. Je me demande où est ce soldat que j’avais parlé, il y a peu. Me croit-il toujours suspecte ? Pense-t-il que je vais lui faire du chantage sur Lady Constance ? Je ne suis pas une vipère ni un renard. Je suis une oie blanche, ou presque. La cérémonie fini, il est temps pour nous de nous restaurer et de manger à la gloire de ce mariage. Nous rentrons au palais royal, précédé par les nouveaux époux. Je reste près de mon époux. Ce dernier est si silencieux, si taciturne. On me donne un nœud de ruban que je mets autour de mon poignet droit. Je souris. Est-ce que je commence à apprécier la Reine ? Loin de là, il ne faut pas imaginer que même avec ce mariage, je serais pour elle. Nous mangeons au banquet, quel délice. Par la suite, la danse a lieu. Quelqu’un me propose de danser avec lui, je danse avec lui. Par la suite, je croise Luisa et je décide de lui parler. J’espérais qu’elle et moi, nous ne serons pas importunées comme la dernière fois.

Elizabeth – Luisa, je suis contente de te voir ! Tu es magnifique dans cette robe ! Lui dis-je avec un sourire.

Par la suite, je revois cette femme qui ressemble tant à mon soldat inconnu. Je m’excuse auprès de Luisa. Je m’avance vers elle et je lui fais un grand sourire. Est-ce ce soldat ? Ou, est-ce sa sœur ? Elle lui ressemble tellement, comme deux gouttes d’eau. Il faut que je me jette à l’eau et que je lui demande. Je lui souris.

Elizabeth – Bonsoir Madame, pardonnez-moi de vous déranger. Dis-je d’une toute petite voix. Mais, il me semble que vous ressembler à un certain Lawrence Vaughn. Est-ce que vous le connaissez ? Je lui fais un sourire.

Puis, l’heure de la consommation de l’hymen arrive. La mariée ne va pas pratiquer la tradition de la jarretière. Je regarde la jeune femme que j’avais en face de moi. Elle est si silencieuse. Est-ce mon bel soldat inconnu qui m’a sauvé une fois ? Puis deux hommes se battent. Un anglais et un espagnol. Et mince. J’ai un moment de recul. Je me rappelle de ce qui s’est passé avec Luisa, je cherche du regard Luisa, pour la retrouver. Je ne me soucie pas d’Alasdair, ce n’est le moment de penser à lui. Je reste de marbre. Mais, il faut que quelqu’un les sépare avant que la Reine décide de découper des têtes …
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mar 28 Oct - 23:48

Jusqu'à ce que la mort vous sépare.


Il y avait peut-être une foule dense autour d’elle, mais Constance ne voyait qu’Arthur. Elle le trouvait tellement beau dans son armure neuve à l’emblème des Tudor. Quand elle le voyait, elle se disait qu’elle avait de la chance d’avoir pu rencontrer un tel homme, après tout, les filles pauvres se mariaient bien souvent avec le palefrenier du coin, mais elle, elle avait eu la chance de pouvoir rencontrer un garde royal. Même si elle était heureuse, au fond, les paroles de la diseuse de bonne aventure lui faisaient peur. Elle craignait que tout ceci soit un rêve et qu’en fait, Arthur ne soit pas réellement Arthur. Cependant, dès qu’elle le voyait, ses craintes finissaient toujours par disparaître et elle se laissait aller au bonheur. Ils n’étaient pas encore ensemble, mais le voir lui procurait une grande joie et cela n’était pas permis à tout le monde. Toutes les jeunes filles ne pouvaient pas toujours choisir leur compagnon de vie.
En plus, la jeune femme avait aujourd’hui, la chance de pouvoir assister aux noces de la reine Mary Ière, une femme qu’elle adulait, tout comme Arthur. Elle était heureuse de pouvoir partager ce moment, même si jamais elle n’aura un mariage comme la reine. Tout ce qui comptait pour Constance, c’était le bonheur et après avoir vu ses parents vivre heureux sans argent, elle savait qu’elle n’avait pas besoin de cela pour pouvoir être heureuse.
La cérémonie se termina sous les applaudissements de la foule et à la grande joie de Constance, qui était heureuse de voir les mariés arriver ensemble sur la grande place. Après plusieurs mois, elle pouvait à nouveau apercevoir la reine et en plus, elle pouvait constater les rumeurs sur son nouveau mari, qui était loin d’être un homme laid. Tout comme Arthur et le reste de la foule, elle cria : « Longue vie à la reine et au roi Philippe ! » Les mariés étaient beaux et elle espérait bien que leur union sera couronnée par de beaux enfants. Alors qu’elle regardait toujours le couple, elle entendit Arthur l’appeler, puis leurs regards se croisèrent et sans qu’elle ne puisse dire quoique ce soit, l’homme la prit dans ses bras et il l’embrassa. D’abord étonnée, puis folle de bonheur, elle passa ses bras autour du cou du jeune homme pour approfondir le baiser. Ses joues rosissaient à vue d’œil, mais elle s’en moquait bien, elle avait maintenant une preuve d’amour du beau soldat et c’était tout ce qui comptait pour elle. Quand ils se séparèrent, elle avait un sourire timide sur les lèvres, mais elle ne quitta pas, par timidité, le regard du jeune homme.

« Arthur, je suis si heureuse. » Elle put sortir ses mots, ne sachant réellement quoi dire, ni quoi faire après ce baiser échangé. Normalement les bonnes mœurs ne seraient jamais d’accord avec cela, mais Constance était presque une orpheline et elle était seule maîtresse de son destin. Son avenir, elle avait décidé de le partager avec Arthur Wayne et pourquoi pas devenir plus tard Constance Wayne. Ce nom lui allait déjà comme un gant, mais elle s’emballait trop, le jeune homme venait de l’embrasser et elle pensait déjà au mariage.
En parlant de mariage, la reine et le roi quittaient la place pour rejoindre le palais de Westminster et Constance se demandait bien où Arthur allait se rendre. Avait-il reçu des ordres de la part de ses supérieurs.
« Vos supérieurs vous ont-ils affectés à un endroit pour la suite des évènements ? » Demanda la jeune femme tout en rougissant de plus belle. Elle venait de se rendre compte de sa promiscuité avec l’homme, ce qui devait être jugé indécent par la plupart des personnes qui se trouvaient en ce lieu.




    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mer 29 Oct - 21:51

EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.
C'est le mariage qui fait le pouvoir : le chevalier ne convoite une femme que pour les richesses qu'elle peut lui apporter et celui qui réussit un bon mariage se hausse au rang des puissants.



feat : Lui & Moi

« Tout vas bien Alice, je pense avoir perdu l’habitude de ce genre d’évènement. »
Rassurée quant à l'état de santé de sa jeune maitresse, Alice lui rendu son sourire et se redressa. Elle comprenait ce qui mettait Elizabeth dans cet état. Sans penser à mal, le peuple la saluait et l'acclamait. Chose qu'il valait mieux éviter pour l'instant. Même si la case le chapitre de la Tour de Londres était encore proche pour l'héritière des Tudor et sa jeune servante, cela ne troublera pas la Reine qui ne verrait aucuns inconvénients à les renvoyer là bas. Pire, elle profiterait que le peuple acclame sa soeur pour renvoyer celle ci en prison sous une fausse accusation de complot et la ferait pourrir en prison en s'arrangeant pour que la rouquine tombe malade ou, plus rapide, l'enverrait sur l'échafaud comme Anne Boleyn, Katherine Howard et Jane Grey. Alice craignait pour la vie d'Elizabeth. Un seul faux pas et la future Reine légitime d'Angleterre finirait la tête tranchée comme sa propre mère. Ne vous inquiétez pas, Milady, tout ça est bientôt fini et nous rentrerons bientôt Chuchota t'elle. Alice ne laissa pas paraitre son trouble en paraissant la plus neutre possible dans son ton mais c'était vrai: plus vite elles retourneraient en campagne jouer aux sages catholiques en apprentissage, mieux ça vaudra. Il fallait à tout prix qu'elles s'éloignent de Londres et de la Reine. Alice ne laissera jamais sa maitresse revivre le même cauchemars. En regardant Caroline, elle su que cette dernière pensait à la même chose. Bientôt, les "hérétiques" du royaume auront leur revanche. Pour cela, il fallait que la fille de Catherine d'Aragon meurt, il fallait que le Roi Philippe s'exile, il fallait que la Reine n'enfante pas d'héritier et, enfin, il fallait que la Princesse Elizabeth Tudor devienne Reine d'Angleterre et d'Irlande. Il fallait qu'elle succède à son père, à son demi frère, à sa demi soeur, à sa cousine. Il y avait beaucoup de "il fallait" dans le plan mais Alice, et beaucoup d'autres protestants de coeur, pensait comme elle. Le fait de savoir que, en cas de coup dur, la fille d'Anne Boleyn allait être soutenue réconfortait la jeune servante de la demie soeur de la Reine.

Après la cérémonie religieuse, la Reine emmena, derrière elle et son époux, ses invités et les gens du peuple pour une immense fête au sein du palais de Westminster. Alice soupira dans le fait que, pour le lendemain, la famille royale - plus précisément, la Reine - prévoit de refaire des célébrations. Comme pour montrer aux protestants que tout espoir est vain. Cela énervait Alice au plus au point mais ne voulant pas poser problème à Elizabeth, elle cachait cela.

Elle suivi sa maîtresse accompagnée par Caroline et salua le couple royal pour leur nouveau "bonheur". Les félicitations de la jeune lady devaient montrer sa réconciliation avec sa royale soeur. Par la suite, elles passèrent à table mais ne purent s'asseoir que quand la Reine le décida. Durant tout le repas, elle vit la Reine, le sourire aux lèvres, parler avec son époux. Ce mariage avait changé cette vieille fille rigide et stricte. D'un côté, cela l'énervait de voir cette femme heureuse mais, d'un autre, elle espérait que cela dure longtemps, que ce bonheur perdure un peu histoire que la fille de Catherine d'Aragon laisse les protestants tranquilles.

A la fin du repas, les danses furent donner et Alice ne profita pour prendre congé en conseillant à Caroline d'en faire de même. Rien de grave ne pourrait arriver à la fille d'Anne Boleyn surtout que celle ci était en compagnie de Anne de Clèves, ancienne Reine d'Angleterre et ancienne épouse répudiée du père de la rouquine, avec qui Elizabeth avait toujours entretenu de bons rapports. Alice ne connaissait pas les détails mais, apparemment, l'ancienne épouse allemande d'Henry VIII avait toujours été l'image de la mère pour la fille d'Anne Boleyn. Alice était ravie que sa jeune maîtresse aie pu trouver une image maternelle dans ce climat tendu qu'était la Cour d'Angleterre.

Alice resta dans son coin convaincue que personne ne l'inviterait à danser. Elle avait l'habitude. Qui voudrait d'une femme dont la moitié du sang était impur? Cela la révoltait. Car insinuer que son sang était impur était égal à considérer que sa mère était un monstre. Elle n'avait jamais rencontré Aysun, sa mère, mais elle en avait assez entendu pour savoir que sa mère était une femme vertueuse, calme, douce et affectueuse. Rien à voir avec ce qu'on pourrait prétendre.

La jeune femme à moitié ottomane sorti de ses sombres rêveries quand un espagnol et un anglais en vinrent aux mains après avoir été très éméché. Dans un réflexe de protection, Alice voulu rejoindre sa jeune maîtresse mais dans sa précipitation, elle bouscula quelqu'un.

Excusez moi! Dit elle immédiatement mais elle failli avaler de travers en reconnaissant qui elle avait bousculer: Antanasya de Devonshire, la Duchesse de Devonshire Excusez moi Duchesse, j'aurais du regarder où j'allais! Je ne vous ai pas fait mal j'espère?


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 2 Nov - 12:13
Les mariages sont un lieu de mondanité comme un autre. Je pense que si j'en doutais, maintenant, j'en ai plus de doutes. Au sein de l'abbaye, plusieurs groupes d'individus discutent entre eux.

Comme veux l'usage, je présente les Cavendish à la Reine Douanière qui nous a rejoint. Intérieurement, je suis soulagée de l'avoir fait car j'aurais commis un terrible impair de ne pas l'avoir fait. Cette faute aurait pu ternir la réputation de mon oncle en Angleterre et jamais il n'aurait pu me le pardonner. Tandis que les différentes personnes m'entourant se félicite de se rencontrer enfin. J'aperçois la Princesse Elizabeth se rapprocher de nous pour saluer la Reine Marie. Néanmoins, à ma grande surprise, la Princesse me glisse deux mots concernant la santé de mes enfants. Touchée par cette parole, j'exécute une révérence.

-Votre sollicitude me touche, Votre Altesse. Je ne peux que prier pour que Dieu vous garde également.

Cette dernière phrase est dite sur un ton à moitié sincère, à moitié officiel. Je ne peux en effet manquer de respect à la Princesse Elizabeth sans compromettre la position d'Albert. De plus, je ne sais que penser de la Princesse puisque je n'ai guère l'occasion de la côtoyer. Il vaut mieux éviter de porter des jugements hâtifs qui pourraient porter préjudice dans le futur.

-Votre Majesté, déclare-je en me tournant vers la Reine Marie. Je serais plus qu'enchantée que de vous montrer votre filleul. Je n'ai pas encore totalement repris toutes mes activités officielles, je pense que nous parviendrons à trouver un moment où vos obligations ne vous contraignent le moins.

Au vu des obligations de cette dame, je ne peux que m'adapter à son emploi du temps. D'autant plus, comme dit à la Reine Douanière, j'ai beaucoup moins d'obligations pour le moment.

Sur ces faits, une dame de la Cour, Lucrèce Peterson, se joint à nous. Je manque de m'étrangler en entendant cette italienne tutoyer la Reine Douanière d'Ecosse. Diantre ! Même moi, qui suis d'une noblesse immémoriale, ne me permet pas de telles familiarités. Que cette... parvenue -à défaut d'autres termes polis exprimant ma pensée- le fasse ? Je ne m'estime pas être exigeante envers le respect du rang mais autant d'insolence envers celui-ci de la part de cette Peterson m'insupporte.

-Mes enfants se portent au mieux, très chère. Mais il ne semble que ce ne soit le cas de votre mari. Serait-il souffrant ? Demande-je avec un sourire faux plein de sollicitude.

Avant de continuer ma phrase, je me tourne vers Albert, qui, bien que discret, se trouve évidemment à mes côtés. Il aurait été des plus incommodants que nous ne soyons pas ensemble en ce jour.

-C'est vraiment dommage que votre époux ne soit présent en ce jour fastueux. Pour ma part, il m'aurait été inconcevable d'être loin de Monsieur le Duc de Sarre, mon époux, s'il est souffrant, cela aurait été à l'encontre de mes vœux, voyez-vous ?

Grâce à cette pique, j'espère jeter le discrédit sur cette Peterson. Bien que j'apprécie le duc et la duchesse du Devonshire, je ne peux laisser passer l'affront qu'elle m'a fait en me saluant uniquement en tant que Lady alors qu'elle les a appelé par les époux Cavendish par leur titre. Je peux concevoir qu'on m'appelle de manière familière Lady dans une conversation mais de la part de salutation d'une insolente comme cette italienne ? Jamais !

Puis vient le moment tant attendu de la cérémonie. Celle-ci a été à l'égale du rang des nouveaux mariés mais je ne peux m'empêcher de penser que notre cérémonie de mariage à Albert et moi a été bien plus fastueuses. Est-ce que cette pensée me vient à cause du fait que je suis encore follement amoureuse d'Albert et que notre bonheur vient d'être concrétiser par deux magnifiques enfants ? Je ne saurais le dire.

-Comment avez-vous trouvé la cérémonie ma lady ? Est-ce que les coutumes sont différentes dans votre pays ? Me demande Lady Cadenvish.

Je lui adresse un sourire avant de répondre aimablement :

-Elle était très belle à mon sens Lady Cavendish. Néanmoins, je reconnais que j'ai préféré la cérémonie de mon mariage mais je ne suis pas objective. Quant à nos coutumes dans le Saint-Empire, je pense que l'office est le même quelque soit le pays. Néanmoins, concernant les réjouissances après la messe, je reconnais que c'est mon premier mariage que j'assiste en dehors de l'archevêché de mon oncle Jean, aussi je ne suis pas la plus apte à comparer.

Je me retiens de rougir en pensant que lors de notre mariage à Albert et moi, j'étais bien plus préoccupé à contempler mon époux qu'à faire attention aux différentes distractions proposées. Mais cela, je ne l'avouerai jamais devant Albert !

Alors que les festivités se déroulent normalement, deux gentilshommes en viennent aux mains tandis que je suis en train d'écouter une conversation au bras de mon époux. Je ne cache pas ma désapprobation devant un tel acte. Néanmoins, j'ai l'idée d'utiliser cet incident pour suggérer un retour dans nos appartements à Albert et moi pour pouvoir retrouver nos enfants chéris. Sans trop de difficulté, il accepte. Je suppose qu'il a autant envie que moi que de revoir nos petits anges !
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Mer 5 Nov - 13:33
Après un banquet des plus fastidieux que la belle Lavinia avait passé aux côtés d’autres personnalités de la noblesse anglaise, la belle Lavinia acceptait l’invitation à danser de l’un ou l’autre de ces monsieur. L’écossaise était indéniablement belle et séduisante. Les hommes aimaient sa compagnie, aimaient parler avec elle, et aimaient la regarder. Elle l’avait toujours su, et avait entretenu cela non pas comme un art, mais comme une arme. Une arme dangereuse quand on savait l’utilisait.

L’un des hommes qui l’invita à danser était espagnol. Sans doute un insignifiant espagnol car elle ne le connaissait pas, et pourtant, elle avait de très bonnes sources sur les étrangers qui avaient envahis la cour récemment. Mais elle dansa malgré tout avec lui avec le sourire et la grâce qui la caractérisait. Ce jeune homme, qui ne devait pas avoir plus de seize ans, devait l’avoir invitée uniquement parce qu’il la trouvait à son gout. Il ne lui adressa pas de paroles, uniquement des regards et des sourires aimables. Il ne devait sans doute pas parler anglais. Quand la danse fut finie, Lavinia le salua et retourna s’asseoir à sa place. Elle déplorait l’absence de Rosalie, sa douce et jeune servante, qu’elle ne pouvait tout de même pas amener avec elle au mariage royal, parmi tout ces nobles. La jeune femme gardait donc Nicholas en ce moment, et avec elle , il était entre de bonnes mains.

Elle ne resterait pas seule longtemps. Elle souriait en voyant un des étrangers venu d’Espagne s’approcher d’elle, sûrement désireux d’engager la conversation. Lavinia avait, depuis le début de l’arrivée des espagnols dans la capitale anglaise, la réputation d’une jeune femme particulièrement passionnée par les contrées étrangères et en particulier, l’Espagne. Cette excuse lui permettait de discuter avec les espagnols en toute discrétion. La vérité, c’était que Lavinia se cherchait secrètement un parti étranger digne d’elle et de son fils pour fuir en cas d’urgence. Elle aimait le soleil, ce qui n’était pas courant pour une écossaise, mais elle n’était pas aussi passionnée par la culture hispanique qu’elle semblait l’être devenue. Alors que l’étranger avançait vers elle, des bruits attirèrent l’attention de la belle blonde. Un anglais et un espagnol en venait aux mains. Comme tout le monde et comme le gentilhomme qui s’était avancé vers elle, Lavinia observa la scène. La comtesse de Westmorland se garda d’intervenir. Elle préférait ne pas se faire remarquer, rester dans l’ombre…Se faire des alliés doucement, sans prendre de risque, et essayer de laisser ses ennemis oublier son existence. Lavinia regarde la reine, se demandant ce qu’elle va faire. La situation ne vapas lui plaire, c’est certain. Elle regarde aussi Phillipe, le prince consort. Un roi d’Angleterre très élégant. Le monde fait parfois mal les choses. Elle aurait fait une reine magnifique. A la place, c’était la reine Mary qui se tenait là, avec son obsession de l’hérésie et ses trente-sept ans passés…Mais soit. Qui allait séparer ces deux hommes avant que l’incident diplomatique ne prenne des conséquences fâcheuses ? Le regard de la blonde croisa celui d’Elizabeth Clinton, un bref instant. Cette femme avait été dans le camp de Jane Grey autrefois, et certains la soupçonnaient d’être encore une traîtresse. Elle préférait donc éviter de se montrer en présence de cette femme. Elle avait cependant entendu dire que celle-ci était intervenue le jour où la reine avait rendu visite aux malades du peuple et s’était fait menacée par un lépreux. Une occasion qu’elle avait saisie pour convaincre la population qu’elle était maintenant une fidèle partisante de la reine Mary. Peu astucieux. Mieux vaut se faire tout petit, dans ces cas là, que de trop se montrer, c’était l’avis de Lavinia. Allait-elle intervenir encore une fois aujourd’hui ? Visiblement pas. L’ancienne traitresse regardait ailleurs, visiblement soucieuse, comme tout le monde, de savoir qui mettrait fin à cette pagaille. Esperons qu’ils fassent vite. Le verre de vin de Lavinia était à moitié plein, et elle avait très envie de tremper ses lèvres dans son contenu. Seulement, il serait malséant de le faire alors que deux hommes ruinaient le banquet. Elle devait donc attendre que quelqu’un intervienne…Foutues convenances.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 9 Nov - 11:04
The Royal Wedding



Constance ne l’avait pas repoussé. A la place, elle avait même passé ses bras autour du cou du soldat et approfondit leur baiser. Enfin, Arthur avait la réponse à sa grande interrogation. Oui, il plaisait réellement à Constance. Sans quoi jamais elle n’aurait réagit ainsi. Il en était évidemment très heureux et quand les deux amoureux se séparèrent de leur étreinte, le soldat ne put s’empêcher, alors qu’il regardait sa douce serveuse dans les yeux, de sourire d’une façon qui ne trompait pas ; il était heureux, et amoureux.

« Arthur, je suis si heureuse. », lui dit Constance.

« Je le suis aussi. », répondit il, sincère. Il se sentait tellement bien en la présence de la jolie brune. Et se voyait volontiers partager sa vie avec elle. Se marier. Avoir des enfants.
Il avait envie de lui dire qu’il l’aimait mais il n’y parvient pas. C’était sans doute trop tôt, ou alors ce n’était pas nécessaire. En silence, ne venait il pas de lui dire ?

« Vos supérieurs vous ont-ils affectés à un endroit pour la suite des évènements ? », demanda t elle, avant qu’il n’eut ajouté quoi que ce soit.

Il avait failli oublier. En effet, il devait se rendre à Whitehall pour la suite des festivités. Il avait été affecté à un poste de surveillance dans la salle où se déroulerait le banquet. Son travail ? Rester droit et immobile, et observer les gens. Détecter la moindre action suspecte. Protéger la reine. Cela dit, il serait étonnant que quoi que ce soit de suspect se produise durant le banquet. Alors il resterait surement très longtemps immobile à observer les gens, jusqu’à ce que l’on vienne le remplacer.

« Oui, je le crains. Je dois me rendre avec les nobles dans la salle où se déroulera le banquet, pour surveiller les événements et protéger la reine en cas de problèmes. Dès que mon service sera terminé, je viendrais vous voir à la taverne, si vous êtes d’accord… », proposa Arthur.

En voyant Constance rougir, Arthur s’était à son tour rendu compte de la situation. Les gens du peuple qui les entouraient, ayant vu ce qu’il venait de se produire entre eux, devait juger leur comportement tout à fait déplacé. Après tout, Arthur était en service. Il était l’un des soldats les plus sérieux qui soit dans son travail et cet écart de conduite était tout à fait exceptionnel. Mais cela, les gens ne pouvaient le savoir, et ils devaient sans doute penser qu’Arthur faisait partie des soldats qui avaient rejoint la garde uniquement pour l’argent et qui profitaient de leur position pour séduire toute les femmes qui croisaient leur chemin. Loin de là se situait pourtant la vérité.
Ne voulant pas embarrasser davantage sa bien-aimée, Arthur se contenta de l’embrasser sur le front avant de la quitter avec regret.

Durant le trajet qui le séparait de Whitehall, Arthur n’avait pensé qu’à Constance. Encore une fois, durant son service alors que le banquet se déroulait, Arthur, droit et immobile dans un coin de la salle, n’avait pensé qu’à rejoindre Constance. Parfois, son esprit divaguait et il n’observait plus les nobles avec autant d’attention que d’habitude et sa concentration laissait soudain à désirer, même si personne ne pouvait le deviner, puisqu’il donnait toujours l’impression d’être aussi sérieux et attentif. Quant enfin on vint le remplacer, il se pensait débarrassé de son travail pour la soirée. C’était sans compter l’annonce que lui fit l’un de ses supérieurs. Il devait revenir se poster dans cette salle pour le bal. Arthur ne discuta évidemment pas, et revint donc comme on lui avait demandé, à l’heure prévue.

Pendant le bal, Arthur croisa le regard d’Anne Somerset, resplendissante comme toujours, en cette soirée de festivités. Il lui sourit. Il se souvenait avoir parfois, laissé ses pensées s’échapper vers des rêveries d’avenir avec cette jeune fille qu’il appréciait tant. Des rêveries interdites, vu leur milieu social différent. Dans une autre vie, cela aurait peut être été possible. Mais dans celle-ci, il se contentait de la considérer comme une petite sœur, finalement, et espérait pouvoir lui parler à nouveau très rapidement. Il la comprenait, et elle le comprenait. Jamais une amitié avec une femme n’avait été aussi sincère que celle qu’il entretenait avec Anne.

La personne qui attirait le plus son attention était cependant la princesse Elizabeth. Pendant plusieurs semaines, il l’avait côtoyée et surveillée. Il était sans doute le seul, dans cette salle, à connaître si bien les pensées véritables de cette femme. Il savait, et ne pouvait rien faire. Ses pensées dérivèrent finalement de nouveau vers sa jolie serveuse, quand soudain, une bagarre éclata. Arthur, qui était dans ses pensées, ne s’en rendit pas compte immédiatement. De plus, il était loin du lieu de bagarre, là, à l’autre bout de la salle. Quand il s’en rendit compte, son regard se dirigea vers la reine, qui semblait visiblement très contrariée. Devait-il agir ? A vrai dire, il ne s’était pas attendu à une telle situation, on ne lui avait donné aucun ordre concernant de tels cas. Mais il était soldat et devait faire régner l’ordre, et cela, c’était tout sauf de l’ordre. Il lança alors un regard à un de ses plus jeunes collègues, une nouvelle recrue très perdue à vue d’œil, et lui fit comprendre d’un signe de tête, qu’il fallait intervenir.
Les deux soldats se créèrent rapidement un passage parmi les nobles et tandis qu’Arthur agrippait l’anglais, son collègue s’occupa de l’espagnol. Une fois qu’ils les eurent séparé, il n’y avait rien à faire, si ce n’est attendre les instructions de la reine les concernant.
NB : Je me suis dévoué à séparer ces deux messieurs, j’espère que j'ai bien fait. ^^'




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°10 ♣ The Royal Wedding.  Dim 9 Nov - 19:09
La messe finie, la reine Mary et son nouvel époux sortent de l'Eglise accompagnés des différentes personnes présentes dans l'abbaye. Je fais partie de ces personnes. Après tout, cela aurait été du plus mauvais gout si je ne l'avais pas fait. Sans compter que ma belle-mère aurait surement crisé...

Tout le cortège traverse la foule dense amassée sur le parvis pour rejoindre les carrosses qui ramèneront les plus nobles participants au banquet organisé pour fêter les épousailles. J'ai entendu dire que la reine d'Angleterre avait fait dressé un grand banquet pour le peuple de Londres afin qu'il puisse également participé à la fête. Cette attention est louable de sa part.

Le banquet donné à Whitehall est à la hauteur de l'évènement et la vaisselle des plus raffinées. Je me demande si cette opulence de luxe est fréquente en Angleterre lors des cérémonies. Je ne peux aussi m'empêcher d'espérer que mon mariage soit aussi fastueux. Néanmoins, j'y crois guère : je ne suis qu'une bâtarde et je n'aurais surement pas voix au chapitre comme ma soeur Jane en temps voulu.

A ma plus grande surprise, la musique a alors commencé à résonner dans la salle après les victuailles. Discrètement, avant que la reine ne s'avance pour mener les danses, je me glisse le long des murs pour observer la foule. Non pas que je n'aime pas danser, seulement, je n'ai guère de cavalier et je ne me sens guère d'humeur à en chercher un.

-Quelle charmante surprise Margaret ! Je suis bien heureuse de vous revoir !

Cet appel me fait sursauter. Après m'être retournée, j'esquisse pour la première fois un sourire sincère depuis que je suis rentrée dans l'abbaye. Il s'agit d'Anne Somerset, une fille un peu plus jeune que moi et qui est amie avec Jane.

-Anne ! C'est une joie également de vous voir ! Dis-je en la prenant dans mes bras pour la saluer.

Ma joie n'est pas feinte. Je suis réellement ravie de voir quelqu'un de familier dans ces lieux et qui ne me méprise pas trop.

-Comment allez-vous ? Je me doute bien que ce mariage ne doit pas vous plaire maintenant qu'il fragilise l'union entre l’Écosse et l'Angleterre … Mais dites-moi, comment va votre sœur Jane et son bébé ? J'espère …

Seulement, Anne n'a pas le temps de finir sa phrase que deux gentilshommes se battent au milieu du rassemblement.

-Sont-ils devenus complètement fous ? Déclare Anne horrifiée en voyant cela.

-Je dirais surtout qu'ils ont bu plus que raison ! Réponds-je ébahie un brin moqueur en reculant tout de même pour éviter de prendre un coup.

Fort heureusement, un garde décide à faire correctement son rôle en séparant ces deux malotrus. Je fixe quelques secondes ce garde en pensant qu'il doit bien être le seul dans cette salle à être préoccupé à faire son devoir !

Le calme revenu, je passe une main dans ma robe pour la lisser avant de répondre à la question qu'Anne a posé auparavant :

-Jane se sent fatiguée à cause du bébé. Rien d'inquiétant, rassurez-vous ! M'empresse-je d'ajouter pour éviter qu'elle ne s'inquiète. Seulement, on a jugé bon pour elle et l'enfant à naître qu'elle se repose et qu'elle ne soit pas présente ce jour. Soyez néanmoins rassurez que de savoir que vous êtes ici l'aurait profondément enchantée. Rajoute-je avec un sourire.
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