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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Sam 8 Nov - 15:53


Les événements s'étaient précipités. Hier, j'étais la fille de John Blackwood. Aujourd'hui, j'étais Duchesse de Hertford enfin...Jamais, je ne pourrais porter ce titre. Il était dans mon coeur, je le chérissais du plus profond de mon âme mais, jamais je ne pourrais me désigner de la sorte. Thomas avait été destitué de son titre en même temps qu'il avait été accusé de haute trahison envers la couronne d'Angleterre. Je ne réalisais pas encore ce qu'il s'était passé. Dans un sens, je me sentais trahie. Ce sentiment que j'avais eu de me sentir en sécurité n'avait duré que trop peu de temps. J'avais trouvé ma maison, une famille et on me l'avait enlevée. J'étais déterminée à trouver qui avait contribué à ruiner mon bonheur. Thomas était partie. Partie. Rien qu'à ces pensées, les larmes montaient à mes yeux et inondaient mes joues. Je sens encore le goût de ses lèvres sur les miennes. Sa chaleur, sa main prenant la mienne. M'assurant que c'était le mieux pour me protéger, qu'il reviendrait. Il était mon bouclier, mon rempart face à ce monde. On l'avait trahi, il avait été dénoncé. Quelqu'un avait avoué qu'il avait fait partie de la réunion des protestants et avait contribué à la révolte de Wyatt. Plutôt que d'aller en prison, il avait préféré fuir ce pays et cette oppression contre les protestants. Il avait fuit pour me protéger pour ne pas que son nom entache le mien, pour ne pas me faire subir une telle vie de vagabondage, une vie certaine et difficile. Je comprenais, mon coeur s'était déchiré en deux et une part était partie avec lui, sur les routes... J'avais dû contribuer à sa dénonciation, devant les gardes dire qu'il était coupable, ce fut la pire chose que j'avais dû faire... mais, je n'avais pas le choix si je voulais que ma tête reste sur mes épaules. Il était courant de dénoncer les autres pour ce faire bien voir et sauver sa peau, c'est ce que malgré moi j'avais fait. Thomas ne m'avait pas laissée le choix, il voulait que je m'en sorte. Je ne regrettais pas, je savais que c'était la meilleure chose à faire même si mes mots se brisaient à chaque fois que j'en reparlais. Thomas m'avait expliquée la situation, qu'il allait partir mais qu'il reviendrait...

Je portais son anneau à mon doigt, dissimulé au milieu d'autres bijoux mais, seule cette bague trouvait grâce à mon coeur. L'amour, la fidélité était à mon doigt. Nous nous étions mariés en secret, tout était allé tellement vite... Le mariage était mon idée, je ne voulais pas qu'il parte me laissant seule, je l'aimais - tout en moi me le crier et je ne voulais pas d'autre mari que lui malgré les difficultés. Je voulais m'unir à lui-même s'il partait pendant un mois, un an, des années. Tant pis, je l'attendrais. Je l'attendrais toute ma vie, s'il le fallait. Ce mariage signifiait beaucoup, il me céda la demeure à Londres qui aurait dû être la nôtre, la mit à mon nom, il me laissa de l'argent. Je n'avais pas tout vendu de la demeure Blackwood, il me restait quelques terres de mon père qui me rapporteraient assez d'argent pour vivre. Je les avais gardés 'au cas-où', comme sécurité pour moi... Je ne pensais pas que j'en aurai besoin aussi vite... J'avais repris le titre de mon père, à présent j'étais la Baronne Sheffield. Â la cour, je devais mettre un masque, j'étais Rosemary Hertford mais, aux yeux de tous j'étais restée Rosemary Blackwood. Pour ceux qui seraient au courant de cette histoire je serais mal vus d'avoir trahi Thomas, pour mes proches, mes amis et témoins, ils comprendraient mon geste, notre décision et me trouveraient surement très courageuse d'avoir agi ainsi... Le mariage était secret, une poignée de gens de confiance avait été mise au courant soigneusement triés. Nous avions scellé notre amour, abandonnant notre bonheur. Notre couple avait été le prix de la vie.

Parmi ces gens qui avaient été là ces derniers jours, Antanasya Cavendish avait été la principale. C'était donc tout naturellement qu'aujourd'hui, je me dirigeais vers la Devonshire's House, je n'avais jamais eu l'occasion de voir sa demeure, elle m'avait invitée, nous avions de nombreuses choses à nous dire. Thomas s'était exilé mais, je n'avais pas peur, ma haine envers la Reine était encore plus grande et je ne comptais pas rester les bras croisés à me morfondre. J'avais besoin de sortir, de voir du monde pour ne pas dépérir, seule dans ma demeure londonienne. Je voulais me battre contre ce fléau qui s'abattait sur l'Angleterre et je savais que je trouverais une alliée plus que certaine en la personne de la Duchesse de Devonshire. Antanasya avait été là depuis le début, lorsque j'avais fait mes premiers pas à la Cour, mon père avait demandé à Antanasya de me prodiguer quelques conseils pour m'aider à bien m'intégrer. Â ce moment-là, nous avions pu parler du protestantisme librement, Mary Tudor n'était pas encore au pouvoir. Aujourd'hui, tout a changé. Nous devions nous cacher, moi aussi j'avais beaucoup changé, je ne connaissais pas les enjeux avant, maintenant une flamme brûlait en moi et plus jamais, je ne voulais plus avoir à plaider contre une personne en qui je tenais. Antanasya m'avait beaucoup apportée, elle m'avait aidée à survivre à la Cour, elle m'avait apprit à ne pas prendre trop de risques face aux catholiques. Ma 'voiture' s'arrêta devant l'entrée, je mis pied-à-terre et admira la demeure et le parc, subjuguée par tant de beauté et de richesse. Désormais, je voulais m'investir activement dans la cause des protestants, ce n'était pas un hasard si elle m'avait invitée j'avais besoin d'elle, surtout après ces heures sombres que je venais de traverser. La vie devait continuer même si, je laissais derrière moi une part assez importante de mon existence... Thomas...
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♕ Métier : Duchesse ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestante ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 2569 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 06/10/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Elizabeth - Constance - Edward

MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Dim 16 Nov - 22:52

Innocence lost.


La vie était faite de perte et de retrouvailles, de joie, de peine, de désespoir. Perdre un être cher était la chose la plus dure qu’un être pouvait connaître, bien plus encore quand cette personne est un proche.
Installée sur le rebord d’une fenêtre, Antanasya Cavendish, duchesse de Devonshire admirait le parc de son domaine. Dehors, ses enfants jouaient ensemble et elle ne cessait de rire, en les voyant se dégourdir ainsi. La petite Georgiana avait un bandeau autour des yeux et elle essayait d’attraper ses frères et sœurs, qui ne cessaient de l’appeler, pour la faire venir dans tel endroit. Les voir ainsi lui mettait du baume au cœur et lui ôté tout soucis. Sa famille était paisible et ne se doutait certainement pas de ses actes, elle n’en avait parlé à personne, sauf à ses complices, ceux en qui, elle pouvait faire le plus confiance. Elle n’avait pas peur pour elle, mais pour ses enfants et son mari, aujourd’hui ils étaient heureux, mais personne ne savait de quoi demain serait fait. Elle prenait beaucoup de risques, un jour, la garde pourrait très bien venir au domaine pour venir la chercher pour la conduire à la Tour, mais elle avait tout prévu. Anya avait déjà organisé sa fuite, pour elle et sa famille, si un jour tout cela finissait mal. Un bateau était là en permanence à quai et si elle avait le moindre soupçon, ou si l’un de ses informateurs lui disait qu’elle avait été dénoncée, elle partirait. Elle ne voulait pas quitter l’Angleterre, mais si elle n’avait pas le choix, elle le ferait pour sa famille. Ses enfants ne devaient pas vivre sans leur mère et elle ne voulait pas qu’ils connaissent un jour le même calvaire que la famille Grey, qui a déjà vu deux de ses membres mourir sous les coups du bourreau. Elle plaignait cette famille, elle qui avait déjà connu la perte de parents proches, mais rien ne pouvait égaler la douleur, de l’horreur qu’ils avaient connus. L’exécution était une mise à mort terrible, surtout quand les victimes étaient innocentes. Pauvre Jane Grey, elle n’avait rien demandé à personne et elle était morte et enterrée, alors qu’elle était si jeune. Anya ne pourrait pas connaître une telle situation, elle avait déjà été brisée par la mort de deux de ses enfants. Elle les avait sentis grandir dans son ventre, puis, sans qu’elle ait pu faire quelque chose, ils sont morts, ce qui avait engendré une fausse couche. Depuis, elle n’était plus tombée enceinte et la jeune femme craignait de ne plus connaître le bonheur de la maternité. Elle savait qu’elle avait de la chance d’avoir déjà quatre beaux enfants, mais elle aurait tellement aimé avoir une grande famille, à l’image de celle de Catherine Carey ou encore d’Anne Stanhope. Elle était faite pour être mère et ce rôle, en plus de celui de combattante, était celui qui lui allait le mieux.

Alors qu’elle vit la petite Georgiana attraper enfin sa sœur Henriette, elle repensait à sa jeune protégée Rosemary Blackwood, ou plutôt maintenant Rosemary Hertford, qui avait perdu son jeune mari. Antanasya s’en voulait beaucoup de la situation dans laquelle s’était retrouvée Thomas, elle savait que ce n’était pas sa faute, mais si elle avait su pardonner plus vite au jeune homme, elle aurait pu le sauver de cette situation. Et maintenant, le voilà exilé, loin de son pays, loin de sa jeune épouse et tous ses biens ont été confisqués. Cette situation pendait au bout du nez de tous les protestants et cela réfrénait de plus en plus les ardeurs de certains, ce qui n’était pas prêt d’aider les actions de la duchesse. Après le départ forcé de Thomas, Antanasya avait accueilli chez elle Rosemary, pour que cette dernière puisse se changer les idées et se remettre de cette perte. Ses enfants étaient un vrai remède pour les malheurs et elle espérait bien que leur bonne humeur contamine la jeune duchesse.
Antanasya sortit de ses pensées, quand elle entendit la porte de son salon personnel s’ouvrir. Dans l’entrebâillement apparut le visage de Rosemary. Anya l’invita à entrer.

« Rosemary entrez. Je regardais les enfants jouer. » Disait-elle tout en lui indiquant la fenêtre. De l’autre côté, on entendait toujours les rires des enfants. « Parfois j’aimerai tant retrouver leur insouciance et oublier tout ce qui se passe autour de nous. » Elle tendit alors la main et prit celle de Rosemary dans la sienne. « Comment allez-vous ma chère ? » Lui demanda-t-elle toujours soucieuse du bien être de sa protégée.



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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Mer 3 Déc - 22:25

J’entrais dans la maison Cavendish, Antanasya, la guerrière aux jupons, m’avait mise dans la confidence son mari n’était pas au courant de ses activités liées au protestantisme. Je l’admirais une femme pareille, elle était remarquable. Je rêvais de devenir comme elle. Protestante, lionne, mère. Ces derniers temps, la vie m’avait apprit à vivre. J’avais grandi, muri. Je n’avais pas trop eu le choix, je me retrouvais seule. Devenue baronne Sheffield, je trouvais ce titre très classe, je faisais le deuil de mon titre de duchesse de Hertford. Je regardais sa demeure, ses enfants, l’amour qu’elle leur portait - jamais je ne connaitrais cela. A, à peine, dix-huit ans, ma vie avait été avortée. Mon bonheur avait été de courte durée. J’étais seule pour faire face à la vie, je ne voulais pas refaire ma vie. Ma vie, c’était Thomas. Le seul. L’unique. Je n’en voulais pas un autre, peut-être que j’y serais contrainte un jour… Je préférais ne pas y penser tout de suite. J’étais tellement bien sous sa tutelle, aujourd’hui je me retrouvais indépendante. Moi qui n’en rêvais même pas. Nous sommes jamais contents de ce que l’on a. Eternels insatisfaits. J’avais séjourné dans la demeure Cavendish pendant un temps, elle ne m’évoquait pas de très bons souvenirs. J’y revenais malgré tout, j’appréciais énormément les Cavendish, les enfants comme les parents. Peinée, j’avançais vers le salon personnel de la duchesse. A dix-huit ans, les filles se préoccupaient plus de leur mariage, de donner un fils à leur mari que de se venger. Et pourtant, je rêvais de vengeance. Je n’étais pas le genre à m’en prendre à la Reine, même si je ne la portais pas dans mon cœur. Trop gentille pour voir le mal en elle. Trop gentille pour lui en vouloir d’avoir des idées contraires aux miennes. Contraire à celles de Thomas.

Je souris doucement à Antanasya. Ah le temps de l’enfance… il me semblait tellement lointain, j’avais souvent joué seule, mon éducation avait été bien loin de celle des petites Cavendish. Elle prit ma main dans la sienne. Je la regardais, je ne savais quoi lui répondre… Comment j’allais… une bien difficile question. « J’essaie de me maintenir la tête hors de l’eau ». Je ne savais pas quoi dire d’autres, j’étais retournée dans ma maison londonienne, le cœur en lambeau. Je devais m’habituer à vivre seule, à être à la fois l’épée et le bouclier.

« Et vous ? Et tous les petits monstres ? Comment va toute la petite famille ? » Je me forçais à sourire histoire de… Je m’approchais de la fenêtre pour regarder les enfants courir dans tous les sens. « Ils traumatisent la petite Georgiana, à ce que je vois. » J’eus une pensée pour Annnabeth, jamais nous avions pu courir ainsi dans tous les sens, les yeux bandés à découvrir où était l’autre. Avions-nous gâché notre enfance ? L’avait-elle vécu avec quelqu’un d’autre ?

Je m’avançais au milieu de la pièce avec un regard grave, je ne pouvais pas attendre, je m’étais répétée ce que j’allais lui dire durant tout le trajet, pestant contre moi-même.

« Antanasya, vous savez pourquoi je suis là, certes pour vous voir car cela me fait toujours énormément de bien et vous savez à quel point j’apprécie votre famille mais… nous partageons les mêmes principes, la même foi, la même flamme brûle dans notre cœur, vous m’avez apprit à bien me conduire à la Cour vis-à-vis des catholiques. J’ai toujours suivi vos conseils et j’ai bien fais. Vous m’avez toujours dit de ne pas perdre ma foi. J’avais peur jusqu’à présent, peur d’agir, d’assumer ma foi. Aujourd’hui, je suis prête. Prête à m’investir, à prendre des risques. Je veux vous soutenir, faire partie des protestants de manière intégrante. Vous le savez tout comme moi, l’union fait la force. Nous devons nous unir pour faire face à la reine. »

Je ne savais pas vraiment ce que faisait Antanasya avec les protestants, je savais qu’elle n’était pas trop nette dans le fond, qu’elle était active dans la rébellion j’imaginais ? Mais, quelle rébellion ? J’avais fermé les yeux durant tant d’années que j’ignorais ce qu’il se passait autour de moi, j’ignorais alors le poids de mes paroles. Une chose était certaine, j’étais prête à faire comme elle, à m’investir, à agir. J’arrêtais ma longue tirade, je me sentais protéger auprès d’Antanasya. La peur était tombée en même temps que je perdais Thomas. Avant de partir, il m’avait dit de rester prudente, de ne rien tenter de fou. Je ne pouvais pas rester les bras croisés, à ne rien faire. Je devais agir en tant que protestante, les protestants étaient désormais ma seule famille, les seules personnes qui me comprenaient et compatiraient à ma peine.

« C’est l’exil de Thomas qui m’a décidée, je ne veux plus que d’autres vivent ce que j’ai vécu. Le dénoncer ainsi, d’avoir seulement écouté sa foi… » Je m’effondrais, les larmes venant perler au creux de mon œil de reparler de cet événement éprouvant pour moi. J’avais anticipé une éventuelle question d’Antanasya me demandant qu’est-ce qu’il m’avait poussé à changer d’avis. Là que je n’étais plus protégée, je prenais des risques. Au fond de moi, je savais, ce serait le seul remède à mon mal. Et Antanasya était la seule personne que je connaissais à qui je pouvais en parler, je savais qu’auprès d’elle je pourrais me rendre utile à la cause protestante, j’étais prête à tout. Pour nous. Pour notre foi. Pour la liberté.
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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Ven 12 Déc - 22:36

Innocence lost.


Aujourd’hui, il n’y avait plus de retour en arrière, le passé était écrit et l’effacer, pour tout recommencer, serait inutile. Il fallait avancer, se maintenir la tête hors de l’eau et continuer, jusqu’au bout de nos forces. Les prochains chapitres seraient sûrement houleux, les mots d’écorcheront entre eux, mais tout cela était pour une noble cause. Une cause juste. Une cause que tous les protestants devaient défendre pour les êtres qu’ils ont déjà perdus. Ils étaient nombreux sur cette liste, Thomas Wyatt, Thomas Howard, Jane Grey, son père, son mari, tous des innocents, tous des personnalités qui n’avaient en rien mérité leur mort. Ces martyrs, elle ne les oublierait jamais et c’était pour eux, qu’elle avait l’intention de mener ce combat. Elle ne serait pas seule, mais désormais, elle devait considérer chaque jour comme son dernier. La mort devait devenir sa meilleure amie et elle allait chérir un peu plus ses enfants à chaque seconde. Ils étaient si plein de vie, mais sa folie, pourrait les priver de mère. Elle prenait garde, mais comme Thomas Hertford, elle ne serait pas à l’abri d’un traitre. Le pauvre jeune homme avait été outrageusement dénoncé et il avait été contraint de laisser sa jeune épouse, en Angleterre. Ils se trouvaient tous dans un monde ambigu où il fallait faire confiance aux autres et en même temps s’en méfier.
Rosemary était maintenant à ses côtés et après le départ de Thomas, elle allait pouvoir la protéger, la soutenir et l’encourager à aller au-delà de ses souhaits. Elle regardait ses enfants, en train de jouer dans les jardins, quand la jeune femme arriva à ses côtés. Par habitude sûrement, elle lui demanda comment elle se portait. La réponse de la duchesse cachée ne l’étonna pas, comment pouvait-on se remettre d’un tel malheur ? Perdre un mari procurait la même douleur que la perte d’un enfant.

« Le temps apaisera la douleur, mais jamais il ne l’effacera. » Elle serra la main de Rosemary dans la sienne et se tourna pour regarder ses enfants. Georgiana venait de tomber au sol, mais au vu de ses éclats de rire, elle n’avait pas eu mal. Henry se précipita pour la relever et la petite retira son bandeau, tout en riant. La plus jeune de ses enfants étaient bien plus futée, qu’on pouvait le penser. « Comme vous le voyez, Georgiana peut être bien plus maligne que ses grands frères et sœurs. » Riait-elle. Elle se leva, se détournant de ses enfants, qui avaient toujours été la plus belle des distractions pour elle.
Rosemary s’éloigna d’elle pour avancer au centre de la pièce. Elle semblait être dans ses pensées et Antanasya comprit bien vite pourquoi. Elle se doutait bien de ce que Rosemary pouvait penser, à Thomas, à ce qui l’avait poussé à partir, à la reine qui pouvait à n’importe quel moment découvrir son secret. En épousant Thomas, Rosemary connaissait les risques qu’elle encourrait, et pourtant, par amour, elle avait tout accepté, la solitude, le départ de son mari. Cette histoire pourrait lui arriver, elle devant partir et laissant ses enfants. Parfois elle avait peur pour sa famille, elle pourrait tout perdre, mais qui pourrait prendre en main la résistance ? Il n’y avait plus personne, sauf elle. Elle espérait qu’en s’entourant de personne connue et discrète, la résistance pourrait marquer les pages de l’histoire.

« Rosemary, vous savez, que si vous franchissez le pas, vous ne pourrez plus marche arrière. Cette vie est dangereuse, vous savez comment Thomas Wyatt est mort, cela pourrait nous arriver. Vous devez sûrement vous demander comment une personne comme moi, mariée, quatre enfants, peut en venir là. Je le fais pour la foi. J’ai toujours vécu ainsi et mon cœur est réformé, je fais semblant de prier à l’église, mais je n’y crois. Depuis que cette reine est arrivée sur le trône, j’ai perdu cette flamme qui m’animait et j’ai bien l’intention de la retrouver, dans ce combat. Tout cela pour vous dire Rosemary, que si vous faites ce pas, vous engagez toute votre vie. » Tout en parlant, la jeune femme se levant, pour faire face à sa jeune protégée. « Thomas a subi une injustice et nous allons la réparer. Ne l’oubliez pas, notre force est dans notre cœur. Nous devons la puiser dans tous nos moments de joie, mais aussi les plus douloureux. Grâce à cela, nous gagnerons, cela pourra prendre un mois ou dix ans, mais Dieu est à nos côtés, il nous guidera, jusqu’à la victoire. »




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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Sam 20 Déc - 22:46

Je ne savais pas ce que je ferais de ma vie désormais. Je savais que je voulais profiter de cette nouvelle sœur que j’avais trouvé mais, ce n’était pas gagné. Je savais que je voulais m’engager dans la lutte contre les protestants. Mais, pour le reste…. Je l’ignorais. J’avançais au jour le jour et je n’aimais pas beaucoup ça. Je me sentais une guerrière ayant perdue ses armes et son bouclier. J’avançais pour survivre, je n’allais pas me laisser morfondre dans ma maison londonienne. Je n’allais pas me laisser mourir pour un oui pour un non. Thomas ne l’aurait pas voulu, il m’avait dit de l’attendre mais ses aurevoirs ressemblaient plus à des adieux. Et… que tout le monde soit après moi comme cela, Antanasya, Elizabeth c’était un signe que je n’étais pas la seule à l’avoir perçue comme ça. Parmi tous les protestants, cela avait du tomber sur moi. C’était ainsi. Épargnée durant toutes ces années, c’était sûr qu’un jour tout allait s’effondrer comme lorsqu’on souffle sur un château de cartes….

Je savais que j’avais été marquée à vie, que jamais je m’en remettrais, que cela ferait toujours partie de moi, qu’une part de moi s’était envolée. Je riais en voyant la petite Georgiana tombée, je ne me moquais pas d’elle, oh non jamais. Elle m’amusait. Moi aussi, je voulais avoir une petite Georgiana, un Henri qui veille sur ses jeunes sœurs. Un petit chevalier dans la fratrie, un petit Thomas… Mes rêves de devenir mère, je les avais enfouis profondément au fond de moi. C’était finit. J’avais déjà commencé à me faire à l’idée que je n’aurais jamais d’enfants. Je mourais seule, pendue pour mes péchés, pour ma foi, pour mon amour.

« Je n’ai plus rien à perdre, Antanasya. Tout ce que j’avais, c’est envolé en un instant. On ne m’a pas laissée le temps d’en profiter. Je savais, comme vous surement, que cela pouvait arriver un jour. Que Thomas prenait des risques, il avait été franc avec moi, on savait tous les deux que peut-être, un jour notre bonheur partirait en fumée. On ne se doutait pas un seul instant que ce serait aussi rapide, que notre amour serait si éphémère. J’ai perdu mon père, j’ai perdu mon mari, j’ai perdu la maison où j’ai grandis, j’ai perdu mon innocence que j’avais lorsque j’ai fais mes premiers pas à la Cour à vos côtés, j’ai perdu mon premier et unique amour. Et tout cela en si peu de temps… Alors, je n’ai pas peur de m’engager. De plus pouvoir faire marche arrière, je ne peux déjà plus faire marche arrière. Je n’ai pas peur d’engager ma vie, elle a bien peu de valeur ma vie désormais. J’ai vu les regards que l’on me lance à la Cour, j’ai besoin d’une cause à laquelle me raccrocher. J’ai besoin d’avoir une lueur à l’horizon qui m’oblige à me lever le matin. Je n’ai plus rien pour me tenir en cas de chute alors, j’ai pensé à ça. Défendre une noble cause pour pouvoir avancer dans la vie dans l’espoir que la balance se renverse, un jour.»

Antanasya avait raison, ses paroles résonnaient dans ma tête. Mais, cette nouvelle force qui était née en moi je la puisais de la douleur que je ressentais d’avoir perdu mon aimé. Thomas me l’avait dit avant de partir, avant nos adieux, d’être forte. Mes moments de joie étaient bien loin et je devais m’habituer à cette nouvelle amie qui était venue taper à ma porte. Cette nouvelle amie dont le nom est solitude. J’étais une funambule mais, j’avançais loin des certitudes. Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle. Antanasya savait trouver les mots justes, tout dans cette femme était admirable, son attitude de lionne, de mère, de femme. Je ne voyais aucun bémol, aucune fausse note. Quand je regardais derrière moi, ma vie, ces derniers temps, je voyais que des erreurs, des faux pas, une succession d’imprévus, de problèmes. La traversée vers le futur serait plus dur que prévu.

La vie ne tenait qu'à un fil.
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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Dim 28 Déc - 22:35

Innocence lost.


Les destins se brisent, se coupent et se croisent, dans les tréfonds des ténèbres, les cœurs s’enchaînent.
L’amour était un sentiment profond et puissant, hommes et femmes pouvaient en ressentir les bienfaits, mais aussi la douleur. Comme Rosemary, la duchesse de Devonshire avait connu la séparation, les foudres de la trahison. Des femmes s’étaient immiscées dans son couple et elle était partie, voulant oublier, ne voulant pas pardonner et pourtant, elle le fit. Enceinte, pour son enfant, elle accepta le pardon, mais plus jamais elle n’admit la trahison. Trahir était un fléau et Antanasya ferait tout pour traquer les traîtres. Ils avaient eu Thomas Wyatt et Thomas Hertford, ils n’auraient personne d’autre, sans en payer le prix. Maintenant qu’elle avait prise en main le clan protestant, elle entendait bien qu’ils se fassent entendre, mais en toute sécurité. Ils comptaient déjà assez de martyr, elle n’en voulait pas plus.
La duchesse le voyait dans le regard de sa petite protégée, elle était déterminée, prête à tout pour prendre sa revanche sur la vie, pour venger la trahison que Thomas a connu et son départ en exil. Anya ne voulait pas faire connaître à Rosemary cette vie, elle ne voulait pas lui faire courir de danger, mais si c’était le choix de la jeune fille, elle ne pourrait pas y aller contre. Elle fit en sorte de la prévenir du danger, des risques qu’elle pourrait encourir, si elle prenait le chemin, de la défense de sa foi. Elle ne pouvait pas, ne pas lui dire, tout le monde devait être au courant, tout le monde, qui la rejoignait, devait savoir qu’à un moment ou un autre, ils pourraient finir comme Thomas Wyatt. Le livre des martyrs n’en finiraient plus de se couvrir de nom, mais tous œuvraient pour la grandeur de leur pays et la protection de leur foi.
Après l’avoir mise en garde, Antanasya écouta les paroles de sa protégée, qui lui avoua qu’elle n’avait plus rien à perdre. La perte de Thomas, la perte de son père, de sa maison, de son nom, tout cela la poussait à s’engager et à être ce qu’elle était, une protestante confirmée, prête à se battre. Elle n’avait pas peur de perdre sa vie et pour elle, se battre était le seul et unique moyen de pouvoir se maintenir. Si tel était son choix, la duchesse ne pouvait pas aller contre.

« Je n’irai pas contre votre choix Rosemary, mais je ne peux que vouloir vous protéger. J’ai moi-même dû prendre cette terrible décision, sachant très bien que je pourrais priver mes enfants de leur mère. Cette guerre sera longue, difficile à mener et nous rencontrerons des pertes. Si un jour, cela va mal pour vous Rosemary, je veux que vous me promettiez de venir me voir, comme Thomas, j’ai un moyen de fuir le pays, avec ma famille et je pourrais vous emmener, ou vous offrir cette possibilité. Nous devons nous préparer à tout, surtout depuis le mariage espagnol. Par contre, je dois vous mettre au courant de cela, Thomas n’aurait pas voulu, vous voir prendre de tels risques, mais comme je vous l’ai dit, je ne pourrais pas vous en empêcher.
Je ne vous le cache pas, nos forces sont faibles, nous avons perdus de précieux alliés, mais je pense pouvoir nous réunir, pour que nous puissions tous nous battre et imposer notre foi. La reine ne peut pas nous empêcher de vivre notre culte et encore moins son mari. Il y aura des morts, des deux côtés, il se peut même que vous en soyez la cause, mais jamais, vous ne devrez perdre votre objectif, c’est lui qui nous protégera par la suite.
»

Son ton était grave, comme si elle disait ses paroles pour elle-même et non pour Rosemary. En effet, leurs destins se croisaient et se ressemblaient, toutes les deux allaient se mettre en danger et l’avantage de la jeune Rosemary était de ne pas avoir de famille. Antanasya le savait, ses enfants et son mari seraient sa faiblesse durant ce combat. Pour les protéger, elle serait capable de tout abandonner, tout comme elle pourrait continuer son combat, jusqu’à la mort.



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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Dim 18 Jan - 18:34


Plus rien ne me retenait à cette vie que j’avais tant chéri. Cette vie trop courte que l’on m’avait arrachée. J’étais prête à tout et bien plus encore. Je n’imaginais pas qu’un pareil destin m’attendait. Qu’un jour, j’ouvrirais ma fenêtre et que je verrais mon père mort, mon fiancé en exil et une sœur apparaitre. Je n’avais pas pensé perdre si vite mon innocence. J’étais passée dans le camp des grands, des adultes. Ce cap m’effrayait, j’étais si bien portée dans les bras de Thomas. Me perdre dans les rues de Londres sans me soucier du lendemain. Etre vivante ne m’importait peu désormais. Si je devais mourir, je voulais que ca le soit en protestante active qui se bat pour cette foi vibrante que je ne peux célébrer. Je voulais devenir une guerrière, une héroïne vengeresse. Je ne fuirais pas, je voulais défendre mes convictions, protéger ce pourquoi Thomas s’était battu jusqu’à présent. Reprendre le flambeau. Peut-être que Thomas était mort, des brigands l’avaient surpris, des soldats l’avait trouvés. Peut-être ne reviendrait-il plus jamais. Je ne pouvais l’attendre passivement, assise au milieu des arbres du parc. Je ne le pouvais. Je ne le voulais pas. J’étais libre, bon nombre de femmes devait envier cette situation alors que je n’avais qu’un rêve – être enchainée à mon aimé. Mais moi, j’étais libre. Libre de ce que bon me semble. Je me moquais pas mal des autres hommes, je voulais agir au nom de Thomas pour la cause protestante. Agir car personne n’osait le faire. Appuyée Antanasya dans cette quête du graal, devenir comme elle - une guerrière portant des jupons.

« Je vous remercie Antanasya de vouloir me protéger. Je suis effrayée par tout ceci. J’ai peur de cet inconnu qui m’attend mais, j’aurais du le faire déjà bien plus tôt. Avec Thomas quitte à m’enfuir avec lui lorsqu’il a du le faire. La situation serait différente à présent. Il a voulu me protéger de tout ceci, me laisser dans mon cocon et voilà où tout cela m’a menée. A notre perte. Cela peut difficilement être pire, vous ne croyez pas ? Je ne pensais pas en arriver là, j’aurais préféré continuer mon existence paisible de petite duchesse naïve… J’ai été contrainte de grandir ces derniers mois. Tout s’est tellement précipité. Merci de votre aide Antanasya néanmoins, je ne suis pas certaine de vouloir être sauvée. »

Je m’arrêtais un instant. Non pas que je songeais à mourir mais, fuir sans Thomas. Partir sans Thomas. Je ne le pouvais pas. Personne ne savait où il était. C’était trop dangereux d’avoir de ses nouvelles, ça le mettrait en danger. Fuir ne m’intéressait pas. Je ne pourrais pas recommencer ma vie ailleurs. Tout ce que je connaissais, était à Londres. Toute ma vie était ici et je ne voyais pas aller vivre ailleurs.

« Je vous suis Antanasya, dites-moi ce que je dois faire et comment je me dois d’agir ? »

Nos forces étaient faibles, je le savais. Thomas m’en avait déjà parlée. C’était l’une des raisons d’ailleurs qui m’avait poussée à prendre une telle décision. Une militante de plus, personne n’allait cracher dessus. Même une novice qui ne pensait pas faire couler le sang un jour. Mais tant pis, ça me briserait le cœur de le faire je le savais mais la Reine devait comprendre que des vies étaient arrachées par sa faute, des couples séparées, des familles déchirées. On devait lui montrer la colère de son peuple, faire entendre la voix des protestants malgré la répression et les arrestations. Je devais venger le destin brisé de la famille Hertford. Si la faiblesse d’Antanasya allait être sa famille, la mienne serait ma nature. Cette nature douce, gentille, craintive même si ces derniers mois, je m’étais révélée être forte en faisant face à tout ce qui m’arrivait. Je savais au fond de moi que je n’avais bien réalisé tous les chamboulements que je connaissais, c’était pour cela que j’avais paru si forte mais, en réalité il n’en était rien je m’étais effondrée loin du regard des autres.

« Je connais les risques et je sais plus ou moins ce que l’on attend de moi. J’y ai beaucoup réfléchi, je veux vous aidez à faire entendre la voix des protestants. Je veux marcher à vos côtés, porter avec vous ce fardeau que vous portez sur vos épaules depuis déjà trop longtemps. J’espère être une bonne élève et arriver à mener à bien tous nos objectifs. Si jamais, j’échoue j’aurais la satisfaction d’avoir essayé. Et plus tard, si le ciel nous le permet on pourra raconter comment nous nous sommes battues pour nos convictions, notre foi, cette flamme qui brûle en nous et qui, jamais, ne s’éteindra. Je suis avec vous, Antanasya Cavendish. Vous pouvez compter un soldat de plus dans cette longue bataille. »
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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Mer 28 Jan - 20:38

Innocence lost.


Elle n’était pas certaine d’avoir la chance de revoir Thomas Hertford et de pouvoir s’excuser de son comportement. Durant de longs mois, elle l’avait jugé de traître à leur cause, elle avait vu en lui un Judas, qui à n’importe quel moment pouvait les dénoncer, mais la réalité était tout autre. Thomas s’était comportée avec bien plus de courage qu’elle, il jouait un double jeu, auprès de la reine, pour recueillir des informations et soutenir la cause protestante. Elle n’avait rien vu, elle avait été aveuglé par sa colère et cela jusqu’à la réunion que donna Wyatt. Depuis, Antanasya sait, Thomas avait toujours été un ami et s’il s’était éloigné, ce n’était que pour les aider. Elle s’en voulait, mais la duchesse de Devonshire s’était jurée de se rattraper en protégeant la jeune épouse du duc, dans son combat. Elle ne pourrait pas empêcher Rosemary de se battre, mais elle pourrait la guider et tout faire pour que rien de fâcheux ne lui arrive. Elle était jeune, trop jeune pour un tel combat, mais cette décision lui appartenait et Anya ne pouvait pas aller à son encontre. Au moins, sous son aile, elle pourrait faire courir le moins de risque possible à la jeune fille. Même si elle lui disait qu’elle n’avait rien à perdre, Antanasya ne supporterait pas de la perdre aussi. Trop de ses compagnons étaient déjà morts, elle ne voulait pas voir un décès de plus. C’était ce que Thomas aurait fait, il voulait particulièrement protéger sa fiancée et la tenir loin de tout cela. Il l’aimait tout simplement, comme un bon époux aimait sa femme. Rosemary avait eu de la chance de connaître un amour sincère, tout comme elle, elle le connaissait avec William.

« Thomas vous aimait et il voulait vous protéger de tout cela. J’ai contribué à la révolte Wyatt, c’est un monde dangereux, mais par chance, William assurait mes arrières, comme il les assure aujourd’hui, sans le savoir. Je l’aime et je le protège ainsi, tout comme mes enfants. Si Mary règne encore de nombreuses années, je sais qu’à un moment, je ne pourrais pas m’en sortir, mais il lui sera là pour nos enfants. Comme moi, Thomas a choisi de vous protéger et même si vous êtes séparé aujourd’hui, son cœur bat toujours pour vous, vous êtes sa femme et cela aux yeux de Dieu, ça ne changera jamais. » Telle une mère, elle voulait réconforter sa petite protégée, lui apporter une lumière dans son malheur, la rassurer pour l’acte de courage qu’elle allait commettre. Elle était semblable à une poupée de porcelaine délicate, un jouet que l’on avait sorti de son coffre, pour la soumettre aux yeux du monde. Même si Rosemary n’était qu’une enfant, elle avait fini par devenir une femme et aujourd’hui, elle allait faire face à son destin et vivre. « Votre vie est trop précieuse aux yeux de Thomas, je ne vous laisserai pas la gâcher par de noirs pensées. D’ailleurs, vous restera ici, autant que vous n’aurez pas le cœur à sourire et cela n’est pas un conseil, mais l’ordre d’une chère amie. Je vais aussi trouver quelqu’un à envoyer en Flandre, pour que vous puissiez envoyer un courrier de Thomas et en recevoir de lui pour être rassurée. Le savoir en sécurité vous fera le plus grand bien. » Avec douceur, elle serra contre elle Rosemary, comme elle l’aurait fait avec n’importe lequel de ses enfants. Sa nature protectrice ne la quitterait jamais, surtout pour cette jeune fille qui avait déjà tant perdue dans la fleur de l’âge.

Agir. Rosemary voulait déjà entrer dans le feu de l’action, mais la belle duchesse savait déjà qu’entrer dans le vif, trop tôt pouvait causer bien plus de perte. Elle voulait la faire patienter, pour que la nouvelle duchesse d’Hertford soit certaine de ses choix, mais aussi dans l’espoir qu’elle renonce à tout jamais à son projet fou. Elle souhaitait lui parler, lui expliquer longuement les risques, lui montrer ses propres enfants, pour qu’elle voit quel engagement cela était. Antanasya voulait être certaine qu’au fond de sa carapace de porcelaine, Rosemary cachait un cœur ardent de soldat.
« Rosemary, vos mots me touchent, mais pour ce combat et avec vous, nous irons par étape. Je ferai de vous la complice de mes actions, pour que vous perceviez, toutes les subtilités de ce rôle. Durant votre séjour, je vous apprendrai un code secret, des gestes discrets, des paroles que vous devrez dire à nos amis pour n’être comprise de personne. Je me suis entourée que de personnes de confiances et je peux vous dire que bientôt, on entendra à nouveau parler de nous. Cependant, avant que vous puissiez agir, vous devez apprendre, cet apprentissage sera sûrement long, mais bénéfique pour vous. » Elle accompagna ses paroles avec un sourire sincère, elle savait qu’elle pouvait faire confiance en Rosemary, mais ce n’était pas toujours le cas pour ses autres interlocuteurs. Le doute était toujours de mise, dans un tel monde, la duchesse de Devonshire était bien placée pour savoir qu’on ne pouvait faire confiance en personne.



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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Dim 8 Fév - 1:33
Cette entrevue changerait à tout jamais ma vie. Je le savais, je ne m’en rendais pas compte réellement mais, je devrais agir autrement. Dés que j’aurais fais mes premiers pas dans la résistance protestant, je savais que je n’aurais plus le cran de faire demi-tour, de me dégonfler, je devrais aller jusqu’au bout de mes idées, me montrer forte face à ce qu’on attendra de moi. J’avais choisis d’être une femme d’action, une femme de l’ombre je devais faire honneur à ce choix si décisif. Pas de collecte d’informations pour moi, je n’étais pas bonne à cela et je n’avais pas vraiment de moyen pour apprendre quoi que ce soit de le part de qui que ce soit. Tout le monde se sentait concerner par mon sort. Thomas avait du être remarquable pour que tout le monde se préoccupe ainsi de moi. S’occupe de moi.

« Mais, il n’est plus là pour le faire… Plus là pour me protéger. Plus là pour m’aimer…. »

Ma voix commençait à se briser. Je ne me faisais pas encore à l’idée de parler de Thomas au passé, ni qu’on me dise qu’il avait choisis de me protéger… J’avais besoin de lui ici. Je comprenais ses actes mais, j’étais seule désormais. Seule. Son cœur battait peut-être toujours pour moi mais, il n’était plus là pour moi.

« Vous avez de la chance d’avoir William. Ne le perdez pas. »

Je ne répondais rien aux propos d’Antanasya, je me demandais bien ce qu’elle en savait de tout ça… J’étais néanmoins contente qu’elle me propose d’avoir des nouvelles de Thomas même si, je ne me faisais guère d’illusion… Sa présence me manquait. Il me manquait terriblement et je ne pouvais rien faire pour combattre ce manque. Durant ces heures difficiles, j’avais déjà pensé à le rejoindre, ou bien à mourir pour ne plus ressentir cette douleur qui me traversait de la tête aux pieds. Il ne pourrait jamais revenir en Angleterre à moins qu’il y ait un changement de Reine mais, cela serait trop beau pour être vrai. Elle venait de se marier pourquoi cela en serait autrement…. Antanasya avait beau dire mais, elle avait une vie tranquille, paisible dans son domaine du Devonshire. Elle me prit dans ses bras, j’avais le cœur serré remplit de rage, j’étais furieuse contre la vie. Je ne pu réprimer mes larmes et quelques sanglots m’échappèrent. C’était encore trop tôt pour me parler de Thomas, trop tôt pour me dire tout cela, je n’avais pas assez de recul face aux derniers événements…

Antanasya me ménageait, je comprenais. Je comprenais aussi qu’elle se servait de Thomas comme un rempart, un bouclier car, il ne m’avait jamais intégrée à toutes ses affaires. Je n’avais jamais souhaité en faire partie, j’attendais le bon moment, d’être plus mûre. D’être prête. Même si, j’y avais pensé ce choix résultait d’un coup de tête. Un saut dans le vide. Un bond vers l’inconnu. Je ne savais à quoi m’attendre, ni dans quoi je m’engageais. Cela m’importait peu. Je voulais courir alors que je ne savais pas encore marcher.

« C’est que… je ne voudrais pas vous dérangez en restant ici. Mais, je vous remercie pour tant de bienveillance à mon regard, pour être aussi gentille depuis toujours. Ce serait un honneur pour moi d’être la complice de vos actions. »

La suite, Thomas me l’avait dit, pendant un temps je serais mal vue par ceux qui auraient eu vent de cette histoire, elle serait déformée, exagérée. Le mariage était secret mais, la trahison ne l’était pas. Je serais la fiancée du traître, jusqu’à ce qu’un autre événement se produise et que je ne sois plus au centre des attentions. Antanasya était l’une des seules à me regarder comme son égale. Elle avait toujours été là, moins présente qu’une mère mais, elle m’avait guidée pour mes premiers pas à la Cour et elle continuait à le faire. Je me sentais tellement perdue, tellement exposée à tout le mal qui règne autour de nous. J’étais vulnérable sans mon père, sans Thomas. C’était à moi désormais de me forger un bouclier. Antanasya savait qu’elle pouvait me faire confiance, c’était le cas. J’étais la dernière personne qui trahirait la cause protestante. J’étais une personne fiable, sur qui l’on pouvait compter et cela je le devais à Thomas, à travers lui les protestants avaient vu que j’étais quelqu’un d’honnête et à qui l’on pouvait confier sa vie. J’avais déjà montré mon courage en appuyant la dénonciation de Thomas même si après coup, je trouvais cela très lâche, je n’avais fais que suivre ses ordres. Je me demandais, inlassablement, s’il ne valait pas mieux mourir ensemble que vivre séparé… Thomas avait du croire en idéal. Que deux êtres destinés à s’aimer seraient, un jour, à nouveau réunis. C’était pour cela que nous avions fait le choix de vivre séparé plutôt que de mourir ensemble…

« Vous pensez que nous avons fait le bon choix avec Thomas ? Que j’ai bien fais de le dénoncer à mon tour ? Vous auriez fait pareil à ma place ? Vous pensez que William ferait pareil pour vous ? »

J’avais les larmes aux yeux mais, j’avais besoin d’avoir son avis. De savoir ce qu’elle pensait de tout ceci. Je ne savais guère vers qui me tournait, vers qui me refugiait. Annabeth, j’y avais songé mais, Annabeth c’était compliqué, j’avais après coup jugé qu’on ne connaissait pas assez. Et même ce qu’il m’arrivait, n’atteignait pas encore tous les malheurs qu’elle, elle avait vécu pourquoi s’apitoierait-elle sur mon sort ? Je resterais ici car, si je ne le faisais pas alors Antanasya refuserait surement que je vienne en aide aux protestants. Je resterais ici quelques temps, le temps que les gens oublient, que la douleur passe, que je me fasse oublier. J’étais entre de bonnes mains, ici- et puis, je n’avais pas le cœur à retourner à la Cour, pas le cœur à franchir l’entrée de ma maison londonienne. Peut-être que l’air de la campagne me ferait le plus grand bien…. L’air de Londres était devenu irrespirable de toute manière. Les gens qui restaient les bras croisés face à tant d’injustice me répugnaient, je rentrerais à Londres changée…

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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Mar 24 Fév - 15:33

Innocence lost.


Le choix était cruel, mais sa décision était prise. Après avoir vécu dix longues années son rôle d’épouse et de mère, l’ancienne Antanasya, celle qui se battait toujours pour ses idéaux, au péril de sa vie, était de retour. Elle connaissait le risque. Chaque combat avait un prix et comme Thomas Wyatt l’avait vécu, ce prix était celui de la vie. Elle n’avait pas peur, elle savait que sa décision était juste, même si elle se trouvait être implacable. Si elle avait pu, elle aurait fait autrement, mais cette fois-ci, on ne lui avait pas laissé le choix. Depuis la condamnation à mort de certains de ses proches, la jeune femme ne voyait que la paix dans son combat. Elle les remerciait pour la perte de leurs vies, en reprenant le flambeau et surtout en continuant la bataille contre le catholicisme. Il y aurait de nouvelles pertes, c’était inévitable, quand on menait une telle vie, mais Anya le savait, elle se battait pour le bien commun. En compagnie de ses plus proches collaborateurs, elle recrutait, organisait et tout cela dans la discrétion. Son but était qu’il y ait moins de dommages pour ceux qui partageaient sa foi. Elle avait pensé à tout, même au plus petit des détails pour rester le plus longtemps en vie et surtout en haut de l’échelle de son groupe. La duchesse ne prendrait pas de risque, même s’il était déjà trop tard et surtout, elle ne voulait pas mêler son mari et sa famille à tout cela, elle était la seule et l’unique instigatrice. Personne ne devra payer à sa place.
Quand elle voyait le visage de Rosemary, elle pouvait y trouver une immense peine, mais aussi une ardente envie de combat. Thomas, son mari, était partie en exil et elle se retrouvait seule, sans réelles ressources et la jeune femme avait plus que jamais besoin qu’une main se tende vers elle. Elle ressentit un pincement au cœur quand elle lui avoua que plus jamais Thomas ne serait à ses côtés, mais aussi qu’elle avait de la chance d’avoir William à ses côtés.

« Oui, je sais que j’ai beaucoup de chance, mais dès que tout cela sera terminé, dès que la princesse Elizabeth sera sur le trône, Thomas pourra revenir à vos côtés. » Souriait la duchesse avec bienveillance. Elle y croyait, oui le duc d’Hertford reviendrait à leurs côtés, une fois que la sécurité serait assurée, il reviendrait comme beaucoup d’autres qui sont partis en exil. Dès qu’elle le pourrait, Anya entrerait à nouveau en contact avec le jeune homme, pour pouvoir établir une correspondance secrète. Ce qu’elle espérait, c’était que le jeune duc puisse obtenir le soutien de plusieurs personnes, qui pourrait leur fournir une armée et destituer à jamais Mary Tudor de son trône. Cette dernière avait osé décapiter une reine, Jane Grey, eux, les protestants, ils en feraient de même avec elle. Cette reine sanglante ne méritait pas à sort clément.
« Vous ne me dérangerez jamais Rosemary, je suis toujours heureuse d’accueillir une amie et en plus, le domaine est assez grand pour accueillir dur monde, en plus, vous avez l’avantage de ne pas prendre trop de place. » Elle se mit à rire, pour remettre un peu de bonne humeur dans leur conversation, mais les deux femmes n’oubliaient jamais leurs obligations.

Leur situation était périlleuse et elle comportait de nombreux risques. Thomas le savait et le malheureux avait été contraint de fuir, tout en demandant à sa fiancée de le dénoncer pour se sauver. Le choix avait dû être cruel pour Rosemary, mais nécessaire. Si elle n’avait pas dénoncé son fiancé et mari secret, elle aurait été contrainte de fuir, ou même pire, elle aurait pu être arrêtée. Quand Rosemary lui demanda si William ferait ça pour elle, la duchesse ferma les yeux, sentant son cœur se briser à cette idée.
« Vous n’avez pas eu le choix Rosemary et Thomas aurait tout fait pour que vous ne rejoignez pas son exil. A votre place, j’aurais fait pareil et si un jour je me retrouve dans la même situation que Thomas, je dirais à mon mari de me dénoncer, pour que mes enfants aient encore un père à leur côté. »
Pour ses enfants, Anya ferait n’importe quel sacrifice, elle pourrait se priver de les voir pour les préserver de tout danger. Elle serait capable de partir en exil et d’y attendre, dans la plus sommaire pauvreté, pour mieux revenir. Elle ferait n’importe quoi pour ses quatre enfants et cela William allait devoir bientôt le comprendre. Antanasya se tourna à nouveau vers Rosemary, pour lui parler d’une chose très secrète.
« Rosemary, tout ceci doit rester très secret, mais avec nos amis, nous allons bientôt passer à l’action et il se pourrait que vous nous soyez utile. La mission sera périlleuse, mais si tout se déroule correctement, vous ne risquerez rien et personne ne vous soupçonnera. » Elle se mit à sourire pour la rassurer, puis elle continua. « Vous pouvez bien sûr refuser, je comprendrai tout à fait. » Elle posa une main sur son épaule, pour lui faire comprendre, qu’elle n’avait aucune obligation.




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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Dim 5 Avr - 16:11
Nous luttions pour un même combat. Nous connaissions le risque. Nous combattions pour les mêmes idéaux. La paix avait un prix – le sang des protestants, la vie des innocents. La princesse Elizabeth, était-elle la solution à tous nos problèmes ? J’avais plutôt l’impression qu’elle se faisait évincer petit à petit par Mary Tudor, un mariage prometteur, probablement un enfant qui suivrait et la perte d’Elizabeth Tudor qui entrainerait la décadence des protestants. Je voyais le pire, si Antanasya y croyait ce n’était pas mon cas. Jamais, je ne reverrais Thomas. Son dernier baiser. Nos adieux. Les paroles d’Antanasya, ma bienveillante protectrice me firent décrocher un sourire. Je me décidais de rester quelques temps à ses côtés pour me changer les idées et voir du pays, sortir de mon quotidien et m’éloigner de l’oppressante Londres. Ses mots me réconfortèrent dans un sens. C’était malheureux qu’il faille se battre pour nos idéaux, qu’il faille fuir pour survivre. Je le voyais dans le regard de mon amie, qu’elle me trouvait bien trop jeune pour prendre part au combat. Pas assez mature.

Je savais qu’elle avait foi en moi, qu’elle croyait en mes capacités après-tout c’était elle qui m’avait forgée. Je devais faire mes preuves au sein des protestants : prouver ma valeur et ma détermination. Montrer de quoi j’étais réellement capable. Je me rappelais quand j’apprenais à marcher, quand j’apprenais à lire, quand j’apprenais la musique mon père qui n’avait comme seule parole à mon égard : Quand on veut, on peut Rosemary. Là, c’était totalement ça. Antanasya portait sur ses épaules le groupe des protestants et en cela, je l’admirais. Elle était prête à tout sacrifier, à tout plaquer pour le bien-être de sa famille. Elle était une femme d’exception et c’était autre chose comparé à certains nobles que je trouvais tellement superficielles. « Je garderais tout ceci secret, Antanasya. Vous pouvez me faire confiance. Après ce qu’il m’est arrivée, je serais la dernière à vous dénoncer. » L’exil de Thomas avait été bénéfique pour deux choses, j’étais toujours en vie et mes preuves comme fidèle aux protestants je les avais déjà fais. J’étais la dernière personne qui retournerait sa veste. La dernière à trahir ma religion. Je préférais mourir que me plier à une Reine sanglante que je ne pouvais plus regarder en face.

« Tout ce que vous voudrez, j’ai toute confiance en vous pour la bonne réussite de cette mission. » Je sautillais de joie rien qu’à l’idée d’avoir déjà une tâche à accomplir, comme Agnès moi aussi j’étais un futur chevalier ! J’entendais leur crie, leur rire probablement devrais-je aller les saluer ? Si je restais chez Antanasya quelques temps, cela n’éveillerait surement pas les soupçons quant à ma nouvelle affectation au sein des protestants. Je n’avais aucune ambition, je voulais seulement être un bon soldat défendant sa foi, faisant entendre ses idées. « Qu’attendez-vous de moi Antanasya ? Mais, quand bien même j’accepte cette mission périlleuse ce sera l’occasion pour moi de vous montrez ma détermination à rejoindre activement la cause protestante. » Je mis ma main sur la sienne et lui souris à mon tour. « Vous n’êtes pas seule Antanasya dans cette lutte n’est-ce pas ? D’autres au palais vous soutienne ? Si ma question est trop indiscrète, je comprendrais que vous ne vouliez pas partager de telles informations avec moi. Thomas ne m’en parlait jamais pour ne pas me mettre en danger. J’ai certaines connaissances qui, je le sais, pourraient nous soutenir. Je ne peux pas révéler d’identités mais, des personnes sincères m’ont témoignées leur soutien lorsque Thomas a dû partir, il avait prit le temps de me laisser dans une lettre que j’ai brûlé plusieurs noms en qui je pouvais avoir réellement confiance et d’autres, envers lesquels je devais me méfier. J’imagine que vous aviez les mêmes sources. » Frances, Katherine étaient des amies chères à mon coeur, je connaissais leur foi. Katherine Grey était venue me voir et elle avait été on ne peut plus claire sur sa situation, elle avait vu en moi cette flamme de la rébellion grandissante. Pieds et mains liés à la Couronne mais elle aussi une feu ardente de révolte brûlait en elle. Un air de vengeance envers la Reine, comme moi je voulais me venger d’elle pour Katherine c’était la même chose : sa sœur était morte dans d’atroces conditions, son nom était salit.

Ma force était un peu celle d’Antanasya, même si le fait qu’elle soit protestante n’était un secret pour personne, que William se comporte comme un parfait noble à la Cour jouait en leur faveur. Qui soupçonnerait la mère de quatre enfants de comploter derrière le dos de la Reine ? Moi, j’étais encore pour beaucoup une enfant qui n’avait rien compris à ce qu’il se passait autour d’elle, qui penserait que j’ai pris suffisamment en maturité pour m’engager dans les traces de mon fiancé ? Personne, là encore. Nos couvertures étaient soigneusement posées, mon avantage à part Annabeth et Damian – je n’avais aucune famille connue, personne ne dépendait de moi, personne ne m’attendait. « Puis-je mettre une condition à tout ceci ? Je ne vois qu’une seule chose qui me tient à cœur et qui pourrait altérer la réussite des missions futures. »

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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Mar 28 Avr - 21:21

Innocence lost.


La douleur de Rosemary était ardente, mais Antanasya savait que se jeter corps et âme dans la rébellion n’était pas une solution et ne ferait que mettre en danger la jeune baronne Sheffield. La vie ne lui avait guère accordé de chance ces derniers temps et cela faisait beaucoup de peine à la duchesse de Devonshire de voir son amie si seule et sans réconfort. Anya faisait de son mieux, elle l’avait accueilli au sein de son foyer, mais comment la vie de Rosemary se déroulerait-elle, une fois seule dans sa demeure. Son objectif, en plus de devoir se mettre en sécurité, se serait d’aider Rosemary et la protéger d’elle-même, pour éviter qu’elle ne se mette trop en danger. La duchesse avait compris qu’elle ne pourrait pas écarter la jeune femme avide de revanche, mais si elle pouvait l’éloigner le plus possible des risques, elle le ferait. Parmi tous les partisans qu’elle souhaitait contacter, Rosemary serait probablement la plus fiable, la plus dévouée à leur cause et la duchesse de Devonshire savait qu’elle pouvait lui faire entièrement confiance, au point de mettre sa vie entre ses mains. En effet, c’était ce qu’Antanasya faisait, plus elle ajoutait des personnes sur l’échiquier de la rébellion, plus elle prenait de risque et plus elle risquait de compromettre sa vie de famille. William et les enfants, qui n’étaient au courant de rien, seraient les victimes de ses actes. Cependant, malgré le danger, la duchesse savait que le risque en valait le coup. Retrouver sa liberté de culte, favoriser la foi protestante, tous ces enjeux valaient bien la peine qu’on risque sa vie. Elle était déterminée, tout comme Rosemary, qui faisait maintenant partie de ce combat.

« Ma chère, j’ai entièrement confiance en vous. Rosemary, vous êtes une personne généreuse, je sais que je peux mettre ma vie entre vos mains. » Souriait la jeune femme, tout en prenant les mains de sa jeune interlocutrice dans les siennes. Elle les garda quelques dizaines de seconde, avant de les lâcher et de se diriger vers la fenêtre pour regarder ses enfants jouer dans le parc. « Nous prenons de grands risques, mais quand je les vois jouer, je sais que ça en vaut la peine, c’est pour leur avenir que je me bas. » Elle souriait tendrement à la vue de ses enfants et entra dans le vif du sujet, en confiant à Rosemary qu’elle avait bien une mission pour elle. La duchesse n’en parla pas tout de suite, même si Rosemary lui confia qu’elle pouvait lui demander n’importe quoi, qu’elle était prête à prouver sa foi pour leur rébellion, Anya attendit que la jeune femme s’exprime, avant de la mettre une bonne fois pour toute en danger. La jeune baronne lui avoua alors que même si Thomas Hertford, son jeune fiancé ne voulait pas parler avec elle de tout cela, avant de partir, il lui avait confié des noms, des identités qu’Anya devait probablement connaître, puisque le milieu des protestants actifs étaient plus que jamais limité.
« Oui je dois les connaître, votre fiancé et moi avions les mêmes connaissances. » Des connaissances qui pouvaient à tout moment finir comme le malheureux duc, mais Anya préféra ne rien ajouter, pour ne pas altérer le moral de la jeune femme. « Je vais toutes les contacter moi-même pour avoir leur avis, mais aussi pour les réunir et je pense qu’un jour, nous pourrons nous retrouver ici, pour une simple journée. Je ne sais qui serait prêt à nous rejoindre, mais beaucoup ont à cœur notre cause et même s’ils ne participent pas activement, je suis certaine qu’ils me soutiendront. Nous avons déjà perdu trop de proches, trop de connaissances, que le combat est inévitable. » Elle pensait à ce pauvre Thomas contraint à l’exil comme beaucoup d’autres. Elle pensait à Thomas Wyatt, la malheureuse Jane Grey et ses proches qui ont tous perdu la vie. Ces morts, la reine Mary avait leur sang sur les mains et telle lady Macbeth, jamais elle ne pourra les nettoyer, pour devenir aussi blanche que neige. Rosemary reprit la parole et lui demanda si elle pouvait émettre une condition.
« Bien sûr ma chère, tout ce que vous voudrez. » Répondit la duchesse avec encouragement, tout en agrémentant ses paroles par un doux sourire.

Il était maintenant temps pour elle d’exposer la mission, d’avouer à Rosemary ses projets, sans savoir si la jeune femme serait choquée par ce qu’elle prévoyait, ni si elle accepterait. Antanasya savait que si la jeune baronne refusait, elle trouverait une autre personne pour ce rôle, cependant, plus elle y pensait, plus elle souhaitait que la jeune femme prenne part à cette première mission à haut risque.
« Rosemary, vous avez entendu parler du tournoi que la reine donne en l’honneur du roi Philippe ? J’y serai, nous y serons tous, mais surtout, durant cet évènement, il se passera quelque chose. Je ne peux pas encore vous en dire plus, mais j’aimerai que vous créiez une diversion, alors que tout le monde sera dans les tribunes. Vous serez seule et vous n’auriez qu’à aller là où bon vous semble, dans le campement. Si vous l’acceptiez, votre unique tâche sera de déposer de la poudre, près d’une zone de chaleur. Quand celle-ci explosera, vous serez déjà loin et j’ai des complices qui agiront en conséquence du côté des tribunes. Votre action permettra à mes complices d’avoir le champ libre, puisque les gardes partiront vers la source de l’explosion. Rosemary, je vous le répète, vous n’êtes pas obligé d’accepter, cette mission devrait être sans danger, mais on ne sait ce qui peut arriver à l’avance. » Elle ne savait comment Rosemary prendrait cette nouvelle, elle s’inquiétait pour la jeune femme, d’autant plus qu’elle était encore troublée par la disparition de son fiancé. Antanasya voulait minimiser au maximum le rôle de Rosemary, tout en l’aidant à se sentir pleinement dans l’action.



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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Lun 29 Juin - 14:08
Je savais que je venais de signer mon arrêt de mort. J’avais foi en notre combat mais, plus grand chose ne me raccrochait à la vie. J’étais prête à me sacrifier. Thomas ne reviendrait plus, même si Antanasya m’avait promit d’essayer d’avoir des nouvelles. Je n’avais que peu d’espoir. Je serais morte à son retour. Mary Tudor était là, les catholiques nombreux, les protestants apeurés. Antanasya Cavendish me fascinait. Une telle femme, je l’imaginais déjà prendre les armes et se battre corps et âme pour sa cause. Elle aussi, elle courait à se perte et elle le savait. Mais, si elle réussissait ce serait une très belle victoire sur la vie. Sur les catholiques. Sur l’Angleterre. Je ressentais une certaine fierté au fond de moi car je me savais digne de confiance. Mon passé prouvait, à ma place, ma loyauté. J’étais une personne fiable, Anya le savait. J’avais la confiance tranquille. Elle prenait des risques et je voulais être à son image. J’eus un petit moment de panique, elle savait qu’elle pouvait me confier sa vie entre mes mains, c’était comme tenir une chose bien fragile. Peu de personnes, jusqu’à maintenant, m’avait apportée de l’attention ou encore leur confiance. J’étais insignifiante mais, les choses étaient en train d’évoluer. J’avais un but dans la vie et des personnes à protéger. Oui, Anya s’était mise en tête de me protéger. Je le faisais également, à ma manière. D’une certaine façon. En gardant secret : cette idée de rébellion, cette cause qu’elle défendait, en taisant son nom, en ne laissant pas tomber sa vie sur le sol pour l’écraser, en ne lui brisant le coeur.

Je pris le temps de souffler un bon coup. « J’ignore de quelle religion est ma sœur, vous savez je viens de la retrouver. Mais, je souhaiterais qu’aucun mal ne lui soit fait. Cela sera peut-être inévitable, que cela dépendra d’elle pas de nous - si elle se trouve au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais, si c’est possible j’aimerais qu’elle soit épargnée. Il ne me reste qu’elle de ma famille et une mère que je ne connais pas. Je ne veux pas la perdre. Pas comme les autres. » Au milieu d’une conversation, j’avais annoncé la grande nouvelle comme quoi j’avais retrouvé ma soeur. J’étais restée évasive, déjà parce que j’avais un peu honte que ce soit la conclusion à une sortie dans un camps de gitans et une entrevue avec une diseuse de bonnes aventures mais également car je savais qu’Annabeth était la demoiselle de compagnie de Lady Shéridan qui se trouvait être la soeur d’Antanasya. Je ne voulais pas me mêler de toute cette affaire donc j’avais préféré ne pas développer ce sujet surtout qu’Annabeth ne souhaitait pas voir sa vie étalait. C’était cela ma seule condition, j’avais peur selon ce qu’il se passait qu’il lui arrive malheur. Elle avait tellement souffert, je ne voulais pas que cela recommence pour elle... Je voulais qu’elle soit heureuse désormais, loin de son passé et de ses cauchemars. Je me doutais, que cela allait de soit, qu’aucun mal ne serait fait à nos proches mais ne connaissant pas encore bien Annabeth - j’espérais autant pour elle que pour moi, qu’elle ne soit pas pro Mary Tudor ou du côté des catholiques.

J’écoutais attentivement les indications et explications d’Antanasya. J’étais curieuse de savoir comment elle agissait, ce qu’elle avait prévu... J’étais novice dans ce domaine mais j’apprenais vite à ses côtés. Elle m’avait déjà appris : comment me comporter à la Cour. Je savais que là cela serait pareil. « Oui, j’en ai entendu parler. Je ne savais pas si j’y allais ou pas encore. Je vois que la réponse est toute trouvée. » dis-je d’un air amusé histoire de me détendre un peu, j’avais peur de ce qu’elle allait me dire quand même... C’était nouveau pour moi et l’inconnu effraie toujours un peu dans le sens où on ne sait jamais à quoi il fallait s’attendre. Je buvais chaque mots qu’elle disait, essayant de tout retenir c’était vitale à ce niveau-là. Je me répétais ses phrases dans la tête pour être certaine d’avoir tout assimilé. « J’accepte cette mission, ça ira j’en suis certaine. Ne vous en faites pas Antanasya. Je dépose de la poudre et je m’en vais. C’est à mon niveau. » Je réfléchissais à ce que je venais de dire et quelle serait la conséquence de mes actes. Peut-être valait-il mieux que je n’y pense pas ? Cette mission me convenait totalement. J’étais à la hauteur des attentes d’Antanasya, j’en étais sûre. Même si elle pouvait confier cette tâche à quelqu’un d’autres, c’était à moi qu’elle l’avait fait, à moi qu’elle avait demandé. Je ne voulais pas refuser, si elle avait pensé à moi, c’était à moi de le faire. « Suite à cette mission... Il y aura des morts parmi les personnes dans les tribunes ? » Je craignais pour la vie d’innocents qui pourrait se trouver là... Et si des enfants mouraient ? Je serais loin, je ne verrais rien. Je regardais Antanasya et le regard qu’elle, elle posait sur ses enfants je fus rassurée rien qu’à cette vision, était-elle capable de tuer pour arriver à ses fins ? Même des innocents, des enfants comme les siens ? Je ne le pensais pas... Quoi qu’ils pourraient être les futurs bourreaux de demain... J’eus un frisson d’effroi rien qu’à penser aux éventuelles victimes, ou à ces catholiques qui te sourient aujourd’hui et te tueront demain.
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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Dim 26 Juil - 18:07

Innocence lost.


S’engager revenait à signer un pacte avec le Diable, un contrat avec la mort. Pour leur foi, pour leurs proches, pour sauver ce qui restait de bon en ce monde, elles devaient se battre et construire quelque chose de meilleur, sans buché, sans mise à mort, sans accusation d’hérésies. Antanasya Cavendish, duchesse de Devonshire s’en voulait de conduire sa jeune amie dans un monde aussi sombre et dangereux que celui de la rébellion, mais que pouvait-elle faire alors que les choix de Rosemary paraissaient aussi certains ? Elle-même avait dû faire un choix, elle avait promis à son mari de ne point s’impliquer, et pourtant, Anya n’avait pas pu s’en empêcher et maintenant, elle était trop impliquée dans toute cette affaire, si bien qu’elle ne pouvait plus faire marche arrière. Par ses actes, tout le monde était impliqué, sa famille, ses amis, mais la duchesse ne regrettait pas, c’était pour le bien de l’Angleterre, c’était pour protéger des vies. Elle n’avait que vingt-six ans et la jeune femme avait le sentiment d’avoir vécu plusieurs vies, celle de jeune fille de bonne famille, celle d’épouse, celle de mère et maintenant une vie de combattante, de hors la loi.
Rosemary pensait déjà aux conséquences, elle savait que ses actes pouvaient toucher ses proches, surtout cette sœur qu’elle venait de retrouver. Anya voulait aussi protéger sa famille, mais elle n’était pas tellement certaine, elle ne savait pas si elle pourrait tous les sauver de sa propre folie.

« Je comprends Rosemary, ceci est notre combat, pas le leur, on les protégera et ne vous inquiétez pas, je vous protégerai, rien ne vous arrivera. » S’il y avait une chose dont la duchesse était certaine, c’était qu’elle fera tout pour que ses compagnons de combat ne soient pas touchés par la mort. Ils avaient déjà tant perdu et il perdrait encore, cependant, la duchesse était assez discrète et elle espérait que cette discrétion lui permettrait de sauver ses compagnons.
Rosemary était encore très jeune et Anya avait conscience que la jeune fille ne pourrait pas tout assumer, elle lui en imposerait le moins, tout en faisant en sorte qu’elle se sente impliquée. Ainsi, la jeune baronne ne risquerait rien et surtout il n’y aurait aucun danger pour sa vie. Avec le temps, la duchesse de Devonshire s’était attachée à la jeune fille, elle ressentait ce besoin de protection de grande sœur. Rosemary avait déjà tant perdu, elle n’avait pas besoin de perdre plus de personnes, surtout sa sœur, qu’elle venait de retrouver et qu’Anya ne connaissait toujours pas.

Antanasya qui connaissait tous les évènements de la cour avait déjà une mission toute trouvée, qui serait sans risque pour Rosemary. Le tournoi donné en l’honneur du roi était l’occasion idéale pour montrer que les protestants étaient toujours présents. Bien sûr, William ne serait pas au courant, il n’en avait besoin, surtout qu’il finirait par l’en empêcher. La jeune femme avait des complices, un plan bien rodé, cela ne pouvait pas rater. Rosemary n’aurait donc aucuns soucis à se faire et Anya tenait à la rassurer sur ce point.
« Il ne vous arrivera rien, personne ne pourra vous voir, vous serez seulement une diversion, alors que la vraie attaque se déroulera sur le terrain. » Elle souriait de façon maternelle, avant de continuer. « Durant ce moment, il n’y aura aucune victime, cette attaque à juste pour but de montrer que la reine à tout à s’inquiéter de nous et pour lui montrer qu’elle doit compter sur nous et pas seulement sur ses catholiques. » Expliqua la duchesse, qui minimisait cette attaque qui pourtant allait faire une morte et dont elle serait elle-même blessée. « Après nous ne pouvons point le garantir, chaque combat a son lot de victime, la reine en a déjà fait dans notre camp, en nous arrachant Henry Grey et sa fille, ainsi que Thomas Wyatt. En tout cas, s’il y a des victimes, elles ne seront pas de votre fait. » Elle se détourna et se dirigea jusqu’à la fenêtre pour contempler ses enfants. Que c’était bon d’être aussi insouciant.



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MessageSujet: Re: ANYA & ROSIE ☼ innocence lost  Mer 4 Nov - 18:01
Je connaissais les conséquences et j’étais peut-être l’une des seules à n’avoir si peu à perdre. Antanasya me comprenait, elle savait ce que c’était que d’avoir des proches à protéger, à préserver. « Merci Antanasya de votre bienveillance à mon égard. » J’admirais cette femme si forte, qui n’avait peur de rien, qui ne reculait devant rien. Elle prenait des risques sans l’appui de son époux. Elle était une femme remarquable, une femme comme j’aimerai être. Les conséquences seraient irréparables si un jour ses gestes, ses paroles ou même ses connaissances étaient mal calculées. Elle prenait des gros risques et avait d’immenses responsabilités qui pesaient sur ses épaules. Je m’engageais à être un soutien pour elle, comme elle l’avait été pour moi.

J’écoutais attentivement les indications de la Duchesse de Devonshire, cette discussion était la première, cet acte serait le premier d’une longue lignée j’espérais. Je devais faire diversion lors du Tournoi en l’honneur du roi, cela me convenait parfaitement. Antanasya avait raison c’était un très bon moment pour agir et montrer aux Espagnols notre mécontentement quant à leur venu sur notre sol anglais et protestant. Elle m’expliqua ce que je devais faire en prenant soin de veiller à ce qu’aucune oreille curieuse nous attende, j’étais à la fois excitée et inquiète mais s’il y avait bien une personne à qui je pouvais confier ma vie c’était bien Antanasya Cavendish.

Elle respirait la confiance et son instinct de mère ne la trahissait pas. J’étais prête à agir à ses côtés, peut-être sans réellement me rendre compte de la porter de mes actes à cet instant, rien ne m’importait plus que de servir ma cause et aucune autre. Pour Thomas. En son souvenir. En sa mémoire. Par la suite, Antanasya évoqué une éventuelle réunion entre protestantes. Sans réfléchir, j’acceptais déjà de rencontrer des Dames partageant nos desseins, j’avais déjà hâte qu’Antanasya me donne des nouvelles à ce sujet-là.

Désormais, les dés étaient lancés. Je ne pouvais plus faire demi-tour, je m’étais engagée et je ne voulais pas la décevoir. Notre destin était scellé. Fière d’être protestante, je devenais aujourd’hui une femme de l’ombre perdant l’innocence de l’enfance et de l’adolescence qui me restait. J’étais une femme à présent qui savait ce qu’elle voulait et qui désirait être maître de sa destinée : avoir la liberté de son culte, défendre cette cause qui lui tenait à coeur. Je savais que ça serait un honneur pour moi de donner ma vie pour sauver les protestants, tel un chevalier au combat partie à la guerre.

Plus tard, nous furent coupées par Agnès qui rentra comme une furie toute sale d’avoir joué dehors suivi par son frère et ses sœurs, comme si de rien n’était Antanasya reprit son rôle de mère après avoir ôté son masque de rebelle protestante. Et moi de grande soeur d’adoption, fière de pouvoir conseiller Henriette et d’alimenter les rêves d’Agnès de devenir plus tard un chevalier. Nous étions toutes des guerrières, Agnès l’avait compris du haut de son jeune âge.
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