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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Jeu 27 Nov - 22:40



Une danse vagabonde avec mes lames
Annabeth et John
Son teins de marbre aux reflets bleuté. Sa bouche entrouverte. Ses lèvres violettes. Ses joues humidifiées par la souffrance. Ses yeux bleus, vides et grands ouverts fixent dans ma direction. Mon cœur qui se brise, mon esprit qui meurt. Un changement, une renaissance au plus profond de mon être. La douleur… Quelle douleur insoutenable !
Je me réveille brusquement en poussant un gémissement grave, une plainte similaire à la douleur d’un enfant qui agonisait et qui vient de reprendre son souffle. Je me redresse alors brutalement en empoignant avec fermeté le drap humidifié par ma sueur. Assis sur mon lit, torse nu, silencieux. Je ne bouge plus, les mains tremblantes, le souffle lourd… et cette larme coulant de mes yeux jusqu’à mes lèvres crispées. Au bout d’une minute qui me paru si longue, je lève doucement mon regard sur la pièce sombre dans laquelle je suis. Les murs sont recouverts d’une tapisserie modeste, de couleur rouge, agrémentée de jolis lustres. Les fenêtres sont habillées de longs rideaux. Le parquet est sombre, tout comme le plafond ; Ma chambre dans le palais royal. Je souffle alors, soulagé d’être revenu chez moi.

En effet, j’ai passé quelques semaines dans les contrées d’Angleterre. La reine m’avait donné une mission, me demandant de l’exécuter dans la plus grande discrétion. Cette dernière enfin abouti, j’étais rentré la veille, dans la soirée. Je n’avais donc croisé personne hormis quelques servantes jacassant comme des dindes dans les couloirs.

Le cauchemar que je viens de faire est une scène d’horreur qui se répète chaque nuit depuis presque 20 ans. Et comme tout les matins, je me réveille en sueur a peut prêt deux heures avant le levé du soleil. Je me lève et me décrasse. Je m’habille d’un pantalon marron orné d’une ceinture, d’une chemise froissée et beige, d’une veste sans manche en cuir brun, pour enfin enfiler mes gants et mes bottes de la même couleur. ( ICI ) Ainsi, je ne ressemble pas à un garde, encore moins au commandant, mais plutôt a un modeste paysan partant à la chasse. Avant de sortir, j’attrape mon épée aux ornements dorés, prouvant l’importance de mon rang dans les ordres royaux. Je n’oublie pas non plus mes deux bijoux : mes haches. Mes premières armes, forgées par mes mains jeunes et blessées de l’époque. Armes que j’ai améliorées au cours de mes années et que je n’ai jamais abandonnées. Je ne les utilise cependant qu’à mes activités personnelles car cela n’est pas accepté chez la garde royale. Avant d’ouvrir la porte, je les glisse dans mon dos, et sort enfin de ma chambre.

Je me déplace avec assurance sur les chemins du palais, prenant la direction de la caserne et du champ d’entrainement. Une fois arrivé sur place, j’allume les torches avec celle que j’avais récupérée un instant plus tôt. Je regarde alors autour de moi. Rien n’a changé ; les cibles de tire à l’arc, les mannequins de combat à l’épée, la petite carrière de sable pour les duellistes et l’armurerie gardée par ce vieux Jack, un chien de chasse à la voix cassée mais horriblement puissante. Il me regarde fixement, la langue pendante et la queue ballotant. Il me reconnait bien sur et ne laisse échapper aucun son d’alerte. Je m’approche alors de lui, lui caressant généreusement le haut de crâne.

    « Brave chien ! » Dis je d'une voix calme.

Après avoir félicité l’animal avec conviction, je me redirige vers les cibles de tire à l’arc tandis que Jack, comblé par mes caresses, souffle et se couche en m’observant. Un silence pesant s’installe alors. Je marche doucement en regardant droit devant moi puis soudainement, alors que je me trouve à une distance précise de ma cible, me retourne brusquement. En un geste vif, j’attrape l’une de mes haches qui virevolte, et se plante en un dixième de seconde en plein centre d’une des cibles. Ma seconde arme ne tarda pas à suivre sa jumelle en atteignant une autre cible, un peu plus loin. Je dégaine alors mon épée, avançant d’un pas sure vers un mannequin en la faisant tournoyer entre mes doigts, formants des cercles parfaits de chaque coté de mes épaules… droite, gauche, droite, gauche… puis la planta en plein cœur du sac de paille orné de cuir épais, paume contre le manche pour plus de puissance. Je récupère mes haches et continue harmonieusement à danser avec elles.

Soudain, le vieux Jack, émis un grognement faible en signe d’alerte. J’attrape alors une hache et me retourne. Plantant mon regard profond et bleuté dans celui de mon curieux visiteur.






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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Dim 30 Nov - 23:39

Une danse vagabonde avec mes lames.


Elle ne dormait plus, le teint toujours pâle, le regard inquiet, elle ne savait plus quoi faire pour reprendre pied dans sa vie. Sa seule source de stabilité, était la présence, d’Héléna Sheridan, sa maîtresse, celle qu’elle servait toujours avec autant de dévouement et d’amitié. La comtesse de Lancastre était sa stabilité, son quotidien, mais depuis qu’elle avait découvert l’existence de sa sœur, une petite brune comme elle, elle ne savait plus où en était sa vie. Elle avait peur, elle lui en voulait, elle aurait préféré ne pas connaître son existence. Et pourtant, Rosemary était sa sœur, une jeune fille qui finirait par avoir besoin d’elle et malgré tous les défauts de cette rencontre, Annabeth aimerait pouvoir la revoir. Rosemary avait eu beaucoup de chance, elle avait été épargnée par la présence de Rose, leur mère, elle pouvait s’en sortir et Anna ferait tout pour que sa petite sœur ne rencontre jamais cette sorcière. Pour le moment, elles avaient de la chance, Rose était en prison, mais pour combien de temps ? Elle s’en était toujours sortie et même pour ce fait, Annabeth était certaine, qu’elle finirait par sortir rapidement. Rose était maligne, elle avait exploité sa fille ainée et elle ferait la même chose pour la plus jeune, une fois qu’elle aura mis la main dessus. Même si pour le moment, elle n’était pas prête à prendre soin de cette petite sœur, un jour, elle ferait ce qu’elle avait fait dans sa famille adoptive, c’est-à-dire prendre soin d’elle et la protéger du mieux qu’elle le pouvait. Malgré ses apparences de poupée fragile, elle cachait le cœur d’une femme forte, qui aimait prendre soin de ceux qui l’aimaient et qu’elle aimait en retour. Ces personnes étaient rares et en dehors de cette petite sœur qu’elle venait de rencontrer, il n’y avait qu’Héléna Sheridan.

Lorsque sa maîtresse se trouvait au palais royal, Annabeth l’accompagnait, dormant avec les autres serviteurs de la maisonnée Sheridan, pour prendre soin de la comtesse, à chaque instants. Cependant, Anna se sentait beaucoup trop à l’étroit et bien souvent, ses nuits étaient courtes, sans sommeil. Hantée par de nombreuses visions, elle cherchait des vérités, mais ne les trouvait point. Parfois, elle restait là, sous ses draps, se tournant dans chaque sens jusqu’au petit matin, sinon elle finissait par sortir, pour se promener dans les jardins. En ce jour, c’est ce qu’elle fit, au petit matin elle quitta la chambre, avant le réveil de sa maîtresse et elle se promena dans les couloirs du palais, sous les regards intrigués de quelques serviteurs.
Après les couloirs, elle se rendit dans les jardins, la matinée était douce, comme chaque été et il était bien plus agréable de se promener au dehors, surtout quand la chaleur de l’après-midi ne venait pas vous étouffer.
Sa promenade finit par la conduire, sans qu’elle n’en ait eu conscience à la caserne, où résidait et s’entraîner les soldats de la garde royale. La jeune femme n’avait jamais été en cet endroit et ce fut donc avec curiosité, qu’elle fit le tour du lieu. Elle entendit au bout d’un moment des bruits d’arme, un homme devait sûrement s’entraîner, puis elle le vit, il était là avec son arc et ses flèches et il y avait un chien, qui grogna en apercevant sa présence. L’homme attrapa sa hache, se retourna et lui fit face. Annabeth eut un mouvement de recul et ancra son regard dans celui du garde. Elle le reconnaissait, elle savait qu’il était le chef de la garde, sa maîtresse Héléna lui avait avoué avoir eu une aventure avec lui. D’ailleurs cela l’amusait de rencontrer enfin le fruit de l’adultère de la comtesse.

« Vous devriez lâcher ça, je vais finir par penser que vous voulez me planter cette hache dans le corps. » Elle eut un bref sourire en coin, tout en regardant l’arme qui se trouvait entre les mains de l’homme.



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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Mar 2 Déc - 11:33



Une danse vagabonde avec mes lames
Annabeth et John
Après l'alerte émise par le vieux Jack, je me suis en effet retourné, arme à la main - Réflexe de soldat. Il m'était arrivé tant de fois de tomber dans des embuscades que mes intuitions réagissaient au quart de tour - Mon expression reste cependant sereine. Ni peur, ni stress ne s'affichent sur mon visage. Une apparence totalement indifférente, peut être un peu intrigué. Observant l'obscurité en attente de pouvoir voir apparaitre le visage de mon visiteur.
La lumière vient enfin dévoiler son regard intense, légèrement surpris et effrayé, ancré dans le mien. Je contemple discrètement la jeune femme en un rien de temps, comme je l'ai si souvent fait pour avoir une première vision de la personne à qui j'avais à faire. ; un teint plutôt pâle, des lèvres pulpeuses, des joues rosies, de long cheveux bruns et ondulés, une silhouette généreusement fine, des habits modestes mais élégants... une courtisane, dame de compagnie. Je me demande si je ne l'ai pas déjà vu quelque part d'ailleurs. Je fronce légèrement les sourcils en me posant cette question.
La demoiselle m'a reconnu, soulagé, et laisse apparaitre sur son visage un sourire en coin, plutôt amusé par la situation. « Vous devriez lâcher ça, je vais finir par penser que vous voulez me planter cette hache dans le corps. » Dit elle en posant ses yeux sur ma hache. Je fis de même puis finit par être amusé à mon tour. Un large sourire s'affiche alors sur mes lèvres tandis que mes yeux se fixent à nouveau dans les siens.

    « Pardonnez moi, loin de moi l'idée de vous faire subir ce genre de chose. » Répondis je.

J'allais donc planter d'un geste vif la hache dans le mannequin, juste à coté de moi. Jack émis encore quelques grognements, moins bruyant.

    « Du calme Jack, tu n'a rien a craindre. » Dis je d'un ton rassurant avant de répliquer à nouveau.

    « Ce lieu n'est pas digne d'une aussi charmante demoiselle... d'autant plus qu'il est tôt. »

En effet, mes gardes sont des gentlemans réservés dans leurs fonctions mais lorsqu'ils boivent un peu trop, ce sont de touts autres hommes. Ca aurait pu être mon cas, il m'est cependant rarement arrivé de me mettre dans un état second... mais en effet, si ca avait été le cas, je doute fort que je lui aurais fait du mal.
Je l'observe à nouveau, encore intrigué par ma question. Je suis certain d'avoir déjà vu cette femme quelque part, mais où et au prêt de qui?

    « Excusez moi mais... votre visage me dit vaguement quelque chose. » Demandais je en m'approchant doucement d'elle afin de ne pas l'effrayer et de tenter de la reconnaitre. « Etes vous courtisane à la cour ? »







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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Jeu 4 Déc - 14:50

Une danse vagabonde avec mes lames.


Elle ne faisait pas confiance aux hommes et elle mettrait sûrement beaucoup de temps avant que cela arrive à nouveau. Annabeth Blackwood connaissait John Herbert, non pas parce qu’il avait couché avec elle, du temps où sa mère l’exploitait, mais parce qu’il avait eu une relation avec sa maîtresse Héléna Sheridan. Cette dernière, c’était vengé avec l’homme, de la relation que le comte avait entretenu avec elle-même. Cela n’avait jamais été un plaisir pour Anna et elle n’avait jamais supporté de se faire entretenir par des hommes. Aujourd’hui, elle était bien plus heureuse, en tant que servante et dame de compagnie. Elle connaissait les secrets de sa maîtresse, tout comme cette dernière connaissait les siens. Sa vie n’avait pas été toute rose et alors qu’elle voyait enfin une lueur d’espoir, voilà que de nouveaux secrets étaient ressurgis. En plus d’avoir une mère complètement folle, elle avait maintenant une petite sœur, une jeune fille qu’elle allait devoir protéger. Cependant, elle n’était pas encore prête à assumer ce rôle, surtout pour cette fille, qu’elle ne connaissait pas et qui avait eu un confort de vie supérieur au sien, durant toutes ces années.
Annabeth faisait maintenant face à cet homme, qui tenait toujours sa hache entre les mains et qui à tout moment pouvait s’en servie. Il ne la frapperait pas, à moins qu’il ait une soif de sang inassouvie, mais là, au vu de son regard, il était bien plus bienveillant, que malveillant. En lui disant que ce n’était pas son intention, il alla planter la hache dans le mannequin et se tourna à nouveau vers elle.

« Il ne doit pas être trop tôt pour des personnes comme nous, si j’en crois votre présence ici. » Elle sourit de façon malicieuse, retournant la question de l’homme à son avantage. Certes, ce lieu n’était pas sa place, d’autant plus que c’était un endroit typiquement masculin, qui n’était certainement pas fait pour une femme et surtout une servante de noble. Annabeth n’avait pas peu des hommes, elle savait ce qu’ils pouvaient faire, ils pouvaient être bons, mais il suffisait d’un verre d’alcool, pour qu’ils s’en prennent à une femme sans défense et la violer. Si cela arrivait, cela serait sa parole contre la sienne et au vu de son passé, on ne la prendrait pas au sérieux.
Puis il y eut le moment où l’homme posa la question, qui allait sûrement recueillir une réponse embarrassante et cela amusa beaucoup la jolie brune.
« Et bien, je travaille pour lady Héléna Sheridan, Mr Herbert. » Disait-elle sur un ton amusé, tout en dévisageant l’homme. « Je dois avouer que ma maîtresse m’a beaucoup parlé de vous. » Elle enfonça le couteau un peu plus dans la plaie, tout en riant. Héléna ne lui en voudrait pas pour cette confrontation avec l’un de ses amants, elle serait même amusée, quand elle lui rapporterait la scène. Cette histoire mettrait de bonne humeur la comtesse. D’ailleurs, elle ne serait sûrement pas de retour pour son réveil, elle espérait bien qu’elle n’ait pas besoin d’elle, en se réveillant.


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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Mar 9 Déc - 13:43



Une danse vagabonde avec mes lames
Annabeth et John
Un léger sourire amusé s'affiche sur mon visage lorsqu'elle nous compare en ajoutant qu'il n'était pas trop tôt pour des personnes comme nous. Que veut elle dire par là ? Elle aussi avait un sommeil léger? Pourquoi pas, je ne suis pas le seul en Angleterre qui n'arrive pas à dormir.
Je lui demande ensuite son identité : Elle a l'aire soudainement amusé, malicieuse. Je suis intrigué et compris, par sa réponse, son changement d'attitude. Je fis, lorsqu'elle annonce qu'elle travail pour Helena Sheridan, un instant les gros yeux puis me fixe. Surpris. Puis lorsqu'elle ajoute que sa maitresse lui a déjà beaucoup parlé de moi, un large sourire s'affiche sur mes lèvres, amusé, et un léger rire sort de ma bouche. Ma main se faufile alors dans mes cheveux pour les remettre en arrière, geste gêné et assez charmant.

    « C'est étrange, mais ça ne m'étonne d'elle... »

Elle aussi rit doucement. Elle est d'ailleurs à cette instant très charmante, et je ne me cache pas que c'est une femme très attirante. Je plonge mon regard bleuté dans le sien. Oh je vois bien que la situation l'amuse et imagine très bien qu'à la première occasion, elle ira tout rapporter a Helena. Mon sourire ne diminue cependant pas. Je me moque qu'Helena l'apprenne. Qu'est ce que je risque? Qu'elle me nargue? Cela ne me dérangera pas tant que ça... bien au contraire.
Ma relation avec cette dernière est assez ambigüe. Il n'y a pas d'amour mais de l'amitié concordant avec une entente charnelle. Cependant, je ne souhaite pas être un amant régulier pour une femme marié. C'est pour moi dévalorisant et dépasse mon éthique. D'autant plus qu'elle est la belle sœur haïe par mon meilleur ami, William. J'ai promis à ce dernier de ne plus parler d'elle et d'essayer de garder mes distances : Ne pas parler d'elle oui, mais garder mes distances, cela ne regarde que moi.
Alors que nous avons finit de rire et que je reprend mon souffle, un peu plus à l'aise, je lui demande.

    « Vous connaissez mon nom, puis je avoir le votre ? »

J'avance à nouveau vers elle, avec assurance, la contourne et m'arrête devant la petite armurerie, à coté de Jack. Je sors de ma poche une clef puis l'insère dans la serrure avant de la tourner.
    « Voulez vous boire quelque chose ? »

Je me tourne vers elle, attendant sagement sa réponse.









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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Mar 16 Déc - 19:34

Une danse vagabonde avec mes lames.


Elle se montrait amusée, chaleureuse, mais au fond, c’était tout autre chose. Annabeth avait toujours craint les hommes et celui-ci ne faisait pas la différence. Elle le savait, ils pouvaient être beau, aimables sous toute apparence, mais chaque homme cachait une face beaucoup plus sombre, qui pouvait se montrer très dangereuse pour les femmes. Sa méfiance était son point faible, sa peur des hommes l’empêchait d’avancer dans la vie, mais comment lui en vouloir, après tout ce qu’elle avait vécu. Cependant, le fait que sa maîtresse Héléna Sheridan connaissait déjà cet homme la rassurait. Héléna n’était pas le genre de femme à faire confiance en n’importe qui, cet homme avait été son amant et cette affaire ne s’était jamais ébruitée, ce qui prouvait sa discrétion.

« Rassurez-vous, Madame la comtesse est une personne très discrète, je suis la seule personne à être dans ses confidences. » La jeune femme le rassura, lui accordant un sourire charmant et flatta la tête du chien, qui était venu curieusement vers elle. La belle courtisane adorait les animaux, elle avait grandi avec eux, que cela soit les animaux domestiques et les animaux de la ferme, elle avait toujours été à l’aise. Parfois, quand elle se trouvait seule dans sa chambre, elle regrettait cette ancienne vie de ferme, qui la comblait bien plus que celle qu’elle avait actuellement. Cependant, sa réputation était faite, elle ne pourrait plus rien changée, puisque tous savaient qu’elle avait vendu son corps à de nombreux hommes. A cause de cela, Annabeth aurait trop honte, elle n’oserait plus revenir dans son ancien village. Si un jour elle croisait les regards de ses anciens parents adoptifs, elle ne supporterait pas y croiser la honte et la peine. Rose avait brisé sa vie et jamais la belle brune ne s’en remettrait.
Annabeth savait que l’histoire entre Héléna et John Herbert était bien plus complexe, en effet, l’homme était le meilleur ami de l’ancien fiancé de la comtesse, ce qui faisait une situation à problème, surtout pour le soldat, qui n’avait probablement vu la foudre s’abattre sur sa tête. D’ailleurs, heureusement pour lui que le comte n’était pas au courant de son identité, sinon, il y avait bien longtemps qu’il pendrait au bout d’une corde. L’homme coupa le léger silence qui s’était installé entre eux, pour lui demander quel était son prénom.

« Annabeth Blackwood. Pas de lady, pas de comtesse, je suis une simple dame du peuple. » Riait-elle, tout en faisant une révérence digne d’une grande reine.
Après cela, l’homme s’avança vers elle, pour mieux la contourner et se diriger vers une porte qu’elle ne connaissait pas. Il la déverrouilla et lui proposa de venir boire quelque chose. La jeune femme qui voulait toujours paraître assurée eu un léger sourire en coin et se moqua de l’homme.
« Si c’est une tentative pour me courtiser, croyez-moi, elle ne doit pas marcher avec beaucoup de jeunes femmes. » Elle s’approcha de l’homme et le regarda, les deux mains sur les hanches. « J’accepte, puisque nous sommes de bon matin, mais je tiens à vous prévenir, je sais très bien me défendre. » A travers son amusement et sa petite voix, se cachait une pointe de méfiance à l’égard de l’homme. Annabeth ne changerait pas, pas après tout ce qu’elle a vécu.


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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Sam 20 Déc - 10:01



Une danse vagabonde avec mes lames
Annabeth et John
J'avais conscience que le comte aurait tout fait pour que le ciel me tombe sur la tête s’il avait appris que j’avais virevolté joyeusement avec son épouse. Cependant, je ne le crains pas. Mary, la reine, n’aurait jamais accepté me faire exécuté pour quelques broutilles d'infidélité. Surtout que tout le monde sait que ce dernier n'accorde, lui aussi, aucune loyauté à sa femme, et que cette dernière s’était en effet vengé… Moi ? Une vengeance ? Je trouve ça assez amusant et cette pensée me fait sourire. La fidélité est elle vraiment une tart à respecter lorsqu’on est en couple ? Je n’ai pas la réponse, pas encore en tout cas. Je n'ai en effet jamais souhaité m’engager là dedans. Je ne suis pas prêt, je crois. Depuis mon arrivée en Angleterre, j’ai laissé mon passé de coté - raison pour laquelle personne ne le connait, même pas Mary. Et s’est ça, la seule chose que je crains vraiment de ma reine - et voue ma vie à mon présent et à mon devoir.

Je ris doucement lorsqu'elle se présente en faisant une révérence digne d'une noble aristocrate, et ajoutant qu'elle n'est enfaite qu'une dame du peuple. Cela n'a pas vraiment d'importance pour moi. Seulement, je peux être un peu plus détendu avec elle qu'avec une dame de haut rang. Je m'engage également dans une révérence charmante, comme celle que je fais devant la reine elle même, en ajoutant l'air gamin.

    « Enchanté Lady Annabeth... si je puis vous appelez par votre prénom. »

Je lui propose ensuite une boisson. Elle se moque alors de moi, encore une fois, ce qui m'amuse à nouveau. Cependant, je vois dans son regard une lueur de crainte. Le mien se transforme alors, emplit de compassion. J'ai lu en elle comme dans un livre et même si j'ignore ce qui s’est passé, il s’était passé quelques choses il n'y a aucun doute. Après tout s'est facile pour moi de le deviner, nous devions tout deux nous ressembler puisqu’on est là, au même endroit, au même moment, à une heure si matinale. Je me dis alors qu'il faut que je prenne un peu de distance. Loin de moi l’idée de lui faire du mal, et se faire craindre par une femme m'écœure au plus au point. Elle reste cependant sur d’elle, de façon a cacher cette crainte et a se défendre. Face a moi, elle n'a en effet qu'une seule défense : la parole.

Je ris en ouvrant la porte.

    « Je n’ai que quelque caisse de fruit à presser ici. Pas d’alcool dans l’enceinte de la caserne… je serais obligé de sévir trop souvent mes hommes et passerais de ce fait pour un vrai bourreau. »Dis-je en faisans les gros yeux, ironique.

Je souris à sa dernière phrase.

    « Vous n'avez rien à craindre de moi... je ne fais plus le mal a cette heure ci! » Ajoutais-je, d'abord d'un sérieux étonnant, puis riant enfin doucement à ma plaisanterie.

J'ouvre alors la porte et me décale légèrement, tendant ma main comme un gentleman et accompagnant ce geste par une petite révérence.

    « Si madame est d’accord, il y a des chaises et une table à l’intérieur, ainsi qu’une cheminé... vous y serez plus à l'aise. »

J’attends sagement que la demoiselle se décide à passer le cadre de la porte pour entrer derrière elle. Je commence alors à fermer la porte puis me ravise soudainement, la laissant finalement entre ouverte. J’apprécie la compagnie de cette jeune femme, nous ressemblons à deux gamins entrain de se taquiner. Je ne veux donc pas l’effrayer en étant maladroit. La porte ouverte, elle sait donc qu’elle peut s’échapper et même crier si bon lui semble… je n’ai cependant aucune intention et espère que ca ne se produise pas.
La pièce est, contrairement a ce qu’on peut penser, très éclairée et très propre. Elle est entièrement couverte de bois d’acajou, un bois au reflet bordeaux. Les murs sont drapés de tissu doré et de nombreux lustres. Il y a également par ci par là des décorations ; comme les vieilles épées des anciens grands soldats de la cour. Au fond de la salle, ce tiens glorieusement une croix catholique en or, et au centre une table ronde et plusieurs chaises.

    « Je vous en prie, assoyez-vous… » proposais je en me dirigeant vers la cheminée.

Je m’accroupis, y ajoute des petite buches, déjà toute prête, et fait le nécessaire pour allumer un feu. Je prends ensuite la direction d’une toute petite salle, servant enfaite de garde mangé. Une fois disparu derrière la porte, que je laisse ouverte, je me mets à fouiller les étagères.

    « Il me semble avoir des oranges quelque part… oh diables. Les égoïstes ont tout engloutit. Mmmh… »

Je réapparais joyeusement dans l’encadrement de la porte, sourire aux lèvres, et lève mon bras. J’ai dans la main une bouteille ressemblant à du vin. Voyant la tête surprise de la dame, je réplique.

    « Ce n’est que du jus de raisin! Pas d'alcool, promis. Cela vous convient ? »




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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Mer 24 Déc - 20:09

Une danse vagabonde avec mes lames.


Elle pouvait bien se méfier, mais Annabeth Blackwood savait que cet homme ne lui ferait sûrement aucun mal, s’il avait voulu l’entraîner dans un traquenard, il l’aurait sûrement fait bien plus tôt et n’aurait pas attendu. Il était encore très tôt, mais les premiers servants commençaient à se lever et à aller et venir un peu partout dans le palais pour subvenir aux besoins de leurs différents maîtres. Elle, qui avait le privilège de ne pas être qu’une simple servante, n’avait pas besoin de se formaliser de la préparation de la comtesse de Lancastre, ni de son petit déjeuner. Cependant, cette dernière pouvait très bien l’appeler, pour converser avec elle. Elle ferait sûrement mieux de ne pas trop traîner auprès de la caserne, même si sa maîtresse serait sûrement amuser de découvrir sa rencontre avec son ancien amant. Au moins, elles auraient un nouveau sujet de conversation, bien amusant, pour le reste de la matinée.
A sa demande, la jeune femme lui donna son identité, tout en faisant une révérence à la manière d’une lady. Le soldat entra vite dans son jeu, lui faisant une nouvelle révérence, puis il la salua en l’appelant lady, ce qui la fit beaucoup rire. Annabeth n’était en rien une lady, même si elle en avait les manières, elle ne possédait certainement pas le rang, pour se faire appeler ainsi. John Herbert l’invita à entrer dans l’un des bâtiments de la caserne, pour lui offrir quelque chose à boire. La jeune femme ne put s’empêcher de lui envoyer une boutade et le suivit, tout en souriant, amusée par la situation.

« J’en doute pas, avec votre hache, vous aviez tellement l’air d’un bourreau, j’ai cru que vous alliez me décapiter. D’ailleurs, si vous perdez votre grade, vous pouvez toujours vous reconvertir. » Disait-elle sur un ton malicieux, tout en s’avançant vers lui.
Elle le remercia, quand il lui présenta l’entrée du bâtiment, tout en lui faisant une révérence. La jeune femme posa sa main sur la sienne et elle entra dans la caserne. Annabeth remarqua qu’il avait laissé la porte ouverte, sûrement pour la mettre en confiance. Quand elle entra, elle fit un tour du regard et remarqua avec étonnement, que tout était incroyablement propre. Ainsi donc les soldats de la garde n’étaient pas si négligés que cela. La garde était loin d’être mal lotie, le confort était de mise dans cette pièce, ce qui montrait un attachement de la couronne pour ces hommes qui se battaient pour eux et les protégeaient. La courtisane le remercia à nouveau, quand il lui proposa de s’installer et elle le fit autour de l’unique table de la pièce. Elle le vit mettre quelques buches dans la cheminée, puis il se rendit dans une autre pièce et il revint avec une cruche et deux verres. C’était du jus de raison, non de l’alcool, comme cela était interdit dans la garde.

« Cela ira, je vous remercie. » A nouveau, elle regarda la pièce. « Ainsi, c’est donc ici, l’antre de la garde royale, étrangement, je m’attendais à autre chose. » Disait-elle sur un ton calme, tout en affichant un sourire malicieux.


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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Mar 30 Déc - 12:47



Une danse vagabonde avec mes lames
Annabeth et John
Je ris doucement lorsqu'elle plaisante sur le fait que je ressemble à un vrai bourreau, avec mes deux haches. Je ne suis pas vexé loin de là. Après tout, elle ne me connait pas. Peut être ai je une seconde vie lorsque je n'exerce pas mes fonctions de commandant?

    « En effet, j'envisagerais cette possibilité pour ma retraite. »

Je l'invite ensuite à entrer, elle le fit sans broncher. Je vais donc allumer le feu et chercher quelque chose a boire dans la buanderie. Il ne reste que du jus de raisin. Mes hommes avaient dû faire une petite fiesta en mon absence. Il faut que je fasse une demande pour que l'on nous remplisse à nouveau notre garde manger. Je m'occuperais de ça plus tard dans la journée.
Je propose alors du jus de raisin à la jeune femme qui, ravie, accepte. J'attrape deux verres et la rejoins à table. Elle fait une remarque qui me laisse perplexe, surpris. A nouveau, je laisse échapper un rire, très amusé.

    « Qu'est ce que vous imaginiez? » Demandais je, très curieux. « Une caverne sombre infestée de rat? Des hommes sans éducation et recouvert de poile? ... Désolé de vous décevoir lady! »

Je secoue doucement la tête de gauche à droite en voyant les images de ma description dans ma tête, sourire aux lèvres. *Fort heureusement nous ne sommes pas comme ça!*
Je pose les verres sur la table en bois, prêt d'elle, débouchonne la bouteille puis les remplis.

    « Si le cœur vous en dit, j'ai aussi du pain et de la confiture. » Dis je avant d'ajouter malicieusement. « En revanche je m'excuse, je n'ai plus de carcasse d'animaux putrides. Mes hommes et moi avons tout engloutit hier soir! »

Oh non je ne me moque pas d'elle... ou peut être que si, un peu. Je l'observe discrètement en posant la bouteille, attendant sagement une réplique piquante pour répondre à la mienne.
J'apprécie la compagnie de cette jeune femme. Elle est naturelle et ne manque pas d'audace, contrairement aux femmes artificielles de la cour.


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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Jeu 1 Jan - 22:24

Une danse vagabonde avec mes lames.


Annabeth Blackwood décida tout au long de l’entretien qu’elle aurait avec l’homme, d’user du ton de la plaisanterie, quitte à toucher l’égo de cet homme, qui était l’archétype de l’homme fort et brusque. Pourtant, malgré ce physique Mr Herbert était une personne aimable, avec des valeurs et un certain charme. S’il ne portait pas l’emblème des Tudor sur son uniforme, la rose blanche et rouge, synonyme de paix, il passerait très bien pour un mercenaire, ou un bourreau, surtout avec une hache à la main. Pour se moquer de ses prouesses, avec cette arme, elle lui fit remarquer qu’il pourrait un jour faire ce métier. L’homme prit aussi cela sur le ton de l’humour, il semblait avoir compris comment elle fonctionnait et il lui fit remarquer, qu’il pourrait exercer ce métier, une fois à la retraite.

« Si vous êtes encore capable de tenir une hache à la main. » Ajouta-t-elle un sourire malicieux sur les lèvres.
Elle le suivit, sans avoir réellement confiance jusqu’à l’intérieur du bâtiment, ne sachant pas ce qui allait l’attendre. Par bonheur, la pièce était vide et avait une certaine chaleur. Cela ne devait pas être trop compliqué de travailler dans de telles conditions. La reine, au moins, prenait soin de ses soldats et savait les remercier des services qu’ils lui rendaient.
Tandis que l’homme lui servait un simple verre de jus de raisin, elle contempla la pièce, pour regarder en détail le confort qu’on pouvait y trouver. Avec amusement, elle fit remarquer à l’homme qu’elle était étonnée devoir un tel endroit, alors qu’elle s’attendait à découvrir tout autre chose. John se mit à rire face à sa remarque et il lui demanda si elle s’attendait à voir des rats et autres joyeusetés typique des tavernes et des bordels.
« Oui, même, si je m’attends toujours à voir sortir un rat d’un recoin, ou un homme couvert de poil, comme vous le dites. » Se mit-elle à rire, tout en redressant le visage, pour regarder un coin sombre de la pièce, pour dire qu’elle cherchait un rat.

La conversation continua joyeusement entre les deux protagonistes, autour de ce fameux jus, qui se trouvait être délicieux. Au moins, avec cela, les gardes n’avaient pas besoin de se rendre ivre, pour se désaltérer. John Herbert lui proposa alors de la nourriture, du pain et de la confiture, avant d’ajouter avec amusement, qu’il n’avait plus de carcasses d’animaux putrides à lui proposer, puis qu’ils avaient tout mangé avec ses hommes. Annabeth se mit à rire et renchérit :

« Non merci, je n’ai pas faim. Par contre vous savez, je suis une fille de la campagne, je sais comment on égorge un porc, ne pensez donc pas me dégouter avec cela. » Riait-elle. Elle but une gorgée et reprit : « Dites-moi, je me pose la question, comment devient-on soldat de la garde ? »


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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Sam 17 Jan - 7:52



Une danse vagabonde avec mes lames
Annabeth et John
A sa remarque, je fais les gros yeux. Moi. Incapable de tenir une arme. Du jamais vu. Cela sonnerait ma fin sans aucun doute. Qu'elle soit engendré par la fébrilité de la vieillesse ou la douceur d'un combat. Ma retraite, peut être ne la prendrais je jamais vivant. J'espère cependant avoir assez de temps pour profiter de ma courte vie. L'ai je vraiment fait depuis toutes ces années d'ailleurs?

Annabeth a beaucoup d'humour et s'est fort appréciable ces temps ci. Le futur mariage de la reine laisse une trainé de poudre en Angleterre. Certain éteigne leur torche, d'autre s'en empare pour allumer un brasier. Tension naissante en son sein et au sein de la cour royale. Dangereuse liaison que Mary a choisit là. Mon esprit était ailleurs depuis mon retour. Dans mes songes et mes angoisses. Ca fait du bien de se libérer, de se détendre, de penser à autres chose qu'à cette crainte de rébellion.
Je suis surpris quand elle m'avoue être une fille de la campagne. Cela est rare dans les parages. Les grandes dames aiment être entouré de servante d'une lignée distinguée. Helena est différente, peut être. Je rie doucement. Il est difficile de l'imaginer égorger un porc. Elle, semblant être si douce. Comme quoi, l'apparence est une image puérile sans intérêt.

Tandis que je contourne la table pour allez m'asseoir juste en face d'elle, elle me pose une question. Je la regarde malicieusement, sourire en coin.

    « Avez vous quelconque intérêt à intégrer la garde lady Annabeth? » Dis je pour continuer aussitôt. Plus sérieusement. « Il y a un certains nombres d'épreuves à passer. Elles sont basé sur des principes. La stratégie, l'agilité et le combat. Lors de ma monté en grade, j'ai choisit d'intégrer un quatrième principes, l'ambition. Sans ambition, il y a pas de courage. Et sans courage, il n'y a rien... » Expliquais avant de boire une gorgée. « La décision finale me reviens ensuite, quand sa majesté n'intervient pas. »

Je pose alors mes yeux sur elle.
Je me souviens avoir passé toutes ces étapes sans trop de difficulté. Ma gradation fut plus compliqué en revanche. Les épreuves que j'ai passé en ci peu de temps n'ont étaient que souffrance. Secret brutalement révélé. C'est à genoux, au pied de la mort, que Mary m'a sauvé la vie. Je ne regrette cependant rien de tout ça. Ca en valait la peine.

Les aboiement craintifs de Jack, me sortent soudainement des mes songes. Des voix retentissent alors au delà de la porte, dans la cour de la caserne. Cependant, elles semblent brutales, quelques peu abimés. Des hommes soul au sein de la cour? Je fronce les sourcils. J'espère qu'il ne s'agit pas de mes hommes car sinon ça va barder. Je me lève alors.

    « Restez là... » Ordonnais je.

Il n'est en effet pas sur pour elle de sortir. Je ne sais pas qui ils sont, combien ils sont et quelles sont leurs intentions. Je me dirige vers la porte avant de disparaitre derrière celle ci, en prenant soin de la fermer cette fois ci.

Il y a peu de temps écoulé jusqu'à que la poignet de la porte se mette à nouveau à bouger. Quelqu'un veut entrer.



HRP:
 
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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Lun 26 Jan - 13:18

Une danse vagabonde avec mes lames.



La jeune femme n’aurait jamais pensé qu’en rencontrant le chef de la garde, elle passerait un moment aussi amusant. Etant une personne qui n’avait plus confiance, en les hommes, elle avait rapidement émit un doute sur son honnêteté, mais rapidement, elle les avait balayé. Comme Héléna le lui avait dit, John Herbert était un homme d’honneur et cela en tout point. Elle se sentait en sécurité et pouvait parler franchement, comme à son habitude, avec un certain humour, qui pouvait en étonner plus d’un. Annabeth était ainsi, une femme libre, à la réputation entachée par sa propre mère, qui l’avait prostitué aux plus offrants. La jolie brune le savait, elle n’avait plus rien à perdre, elle pouvait donc se comporter comme elle le faisait, loin de Londres, dans sa petite campagne, là où elle était la plus heureuse. John Herbert aurait pu être scandalisé par son comportement, mais il semblait bien plus amusé, ce qui mettait en confiance. Ils parlaient librement et Annabeth se moquait même de lui et de ses muscles, ce qui ne semblait pas l’offusquer. Elle souriait et riait, comme quand elle se trouvait avec Hélèna. Toujours curieuse et avide d’apprendre, ce qu’elle ne sait pas, elle demanda à l’homme comment on entrait dans la garde de la reine. Le capitaine de la garde, lui répondit sincèrement, lui parlant des épreuves, de la motivation et surtout de l’ambition. En effet, pour être de la garde, il fallait être particulièrement fort et John Herbert en faisait un chef de taille.

« Et bien, je pensais pouvoir y entrer, je trouve que l’armure m’irait très bien, vous en pensez quoi ? » Souriait la jeune femme tout en montrant sa taille très fine. « Ensuite, je pense que je suis une très bonne stratège, je sais être agile pour attraper des objets en haut d’une étagère et je suis très bonne pour me battre, face à une personne, qui convoite, ce dont j’ai besoin sur le marché. Pour finir, je suis ambitieuse, mais pas trop. Alors Mr Herbert, je pourrais être une bonne candidate. » Riait-elle tout en énumérant ses nombreuses qualités, pour être une bonne garde de la garde royale.

Les deux jeunes gens, en pleine conversation furent dérangés, par les aboiements du chien, qui semblait avoir était déranger. Quelques secondes plus tard, elle entendit des rires et des paroles d’hommes, certainement ivre. La jeune femme coula un regard vers le chef de la garde.
« Je pensais qu’on ne buvait pas dans la garde. » Répliqua la jeune femme sur un ton amusé. Annabeth voulait se montrer rassurée, mais au fond, elle voulait fuir et aller très loin. Elle regardait s’il y avait une autre porte, mais en dehors du garde-manger, il n’y avait rien pouvant lui apporter une sortie en sécurité. John Herbert se leva et quitta la pièce, pour rejoindre les hommes, lui demandant de rester là. La brune lui fit un simple hochement de tête pour lui répondre et quand il quitta la pièce, pour rejoindre le tumulte, elle se cacha dans un coin sombre, voulant éviter à tout prix, de se montrer aux hommes ivres. Quand elle entendit la porte s’ouvrir, elle retint son souffle, attendant de savoir si le chef était parvenu à calmer les esprits échauffés.


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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Jeu 5 Mar - 16:12



Une danse vagabonde avec mes lames
Annabeth et John
Je n'aurais jamais imaginé, en me réveillant ce matin, passer un début de journée comme celui ci. S'est agréable de rencontrer des personnes avec qui être soit même, avec qui plaisanter sans craindre de représailles. Et qui plus est, avec une femme telle qu'Annabeth. Elle se montre là, droite et élégante devant moi en me demandant si l'armure lui irait bien. Je l'observe, admiratif devant le spectacle qu'elle m'offre. J'avoue que ça ne me déplait pas. Sa taille fine, ses formes élancés. Je reste cependant en retrait car loin de moi l'idée d'avoir un regard irrespectueux envers elle. Je baisse d'ailleurs les yeux en souriant, presque intimidé. Elle est certes très attirante mais je ne suis pas un coureur de jupon... pas aujourd'hui en tout cas.
Je ris doucement avant de lancer.

    « Vu vos capacités, mademoiselle, j'envisage même de faire de vous mon bras droit! »

Nous sommes subitement dérangé. Je sort alors de la salle commune. Mon regard traverse tant bien que mal l'ombre pour observer les alentours. Je ne vois personne mais j'entend cependant des hommes discuter sans discrétion. Le vieux Jack abois brutalement avec l'intention d'effrayer ses visiteurs indésirables. Il me vient alors l'idée de suivre son regard et, enfin, je tombe sur les deux hommes, ivres. Je m'avance vers eux avant de leur demander ce qu'ils font la. Ils regardent brièvement l'endroit en me demandant en retour ou ils se trouvent, semblant en effet l'ignorer. Je leur répond d'une façon moqueuse en voyant bien qu'ils sont totalement perdus. Ils sont surpris, gênés, et se mettent a rire. Je leur propose de les raccompagner afin qu'ils ne finissent pas malencontreusement à la tour, ce qu'ils acceptent immédiatement. Je les emmène vers la salle commune de la caserne et leur demande d'attendre sagement dehors.

J'entre alors et laisse entrouverte la porte afin de garder un œil sur les deux clowns. Mon regard sceptique se pose sur la chaise ou était la demoiselle. Personne... J'observe la salle, intrigué par le fait qu'elle ai fuit durant mon absence.

    « Anna? » Appelais je doucement avant de la trouver.

Elle est là, effrayée, cachée dans l'ombre d'un recoins de la pièce telle une enfant ayant fait un cauchemar. J'ai envie de sourire mais m'abstiens en la voyant ainsi, inquiet et respectueux. Quelque chose cloche chez elle. Je veux dire... Elle est parfois étrange et semble cacher quelque chose derrière sa formidable bonne humeur.

    « N'ayez crainte, ce n'est que moi... » Dis je, me voulant rassurant. « Deux courtisans ivres se sont égarés et je vais les raccompagner jusqu'à leur appartement. Voulez vous nous suivres? » Demandais je, un léger sourire sur les lèvres.




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MessageSujet: Re: Une danse vagabonde avec mes lames. Osera tu nous rejoindre ? ☼ RESERVER  Dim 15 Mar - 11:55

Une danse vagabonde avec mes lames.


Il ne fallait pas le croire, même si Annabeth Blackwood voulait se montrer comme une femme audacieuse, elle était très timide et craignait beaucoup le comportement de son prochain. Cela faisait un moment qu’elle ne croyait plus en l’Homme et ses mensonges, elle avait trop souffert et depuis elle ne donnait que très rarement sa confiance. Sa mère, ses anciens clients étaient les principales raisons de son avis tranché et depuis, elle préférait garder ses distances, analyser et voir si la personne pouvait être digne de confiance. En ce qui concernait ce John Herbert, capitaine de la garde, la belle courtisane l’avait longuement observé, elle s’était moquée de lui, pour mieux voir ses réactions, puis elle avait jugé que cet homme de la reine était un homme d’honneur, à côté de qui elle pouvait se sentir en sécurité. Comme à chaque fois qu’elle se sentait gênée, Annabeth avait adopté le ton de l’humour, pour mieux converser avec lui, c’était là son point fort, au moins en l’utilisant, elle se sentait en confiance.

« Vous devriez m’engager, vous verrez je serai bien meilleur bras droit que n’importe quel homme. En plus je sais très bien manier la poêle pour me défendre. » Elle sourit, sachant très bien qu’une simple poêle ne pourrait rien faire face à un homme armé d’une épée.
Les deux protagonistes furent dérangés, elle entendit des rires gras et le capitaine de la garde sortie. Annabeth ne savait pas vraiment ce qu’il se passait, elle se cacha dans un coin, espérant que si des inconnus entraient dans la pièce, elle aurait au moins une chance de s’enfuir, derrière eux et de les surprendre. Elle n’avait rien à faire ici dans ce lieu d’hommes et cela pouvait vite la mettre en danger. Elle entendit alors le verrou et se fit toute petite dans son coin et un homme entra, mais ce fut seulement John Herbert qui l’appelait, pour savoir où elle se trouvait. Annabeth sortit de son trou de souris pour se montrer.
« Excusez-moi, je me méfie beaucoup des hommes ivres. » Expliqua la brune, avant de regarder par-dessus l’épaule du capitaine de la garde, qui lui expliquait en même temps que ces hommes étaient de simples courtisans qui s’étaient perdus et qu’ils comptaient les reconduire. Le capitaine lui proposa alors si elle voulait les accompagner.
« Etes-vous certains qu’ils parviendront à tenir debout ? Parce qu’ils ont l’air d’avoir bu plus qu’un litre de vin. » Elle ricana et sortit de la pièce, en compagnie de John Herbert, sous les rires gras des courtisans, qui l’appelèrent poupée. Annabeth fit semble de ne pas les entendre et resta aux côtés du capitaine.
« Je ne savais pas qu’être chef de la garde impliquait aussi ce genre de mission. Vous devez vraiment vous ennuyer pour devoir reconduire des courtisans ivres dans leur lit. » Se moqua-t-elle à voix basse, tout en désignant les deux hommes qui titubaient le long du chemin.

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