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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Mer 31 Déc - 18:07


Une joute sous tension.





Les lances s’entrechoquent, les hommes en armures tombent ou restent droit sur leurs chevaux. Les combats se font à l’épée, le sang coule. En l’honneur de son royal époux, le roi Philippe, la reine avait organisé en ce jour du 14 septembre, une joute, dans laquelle, hommes anglais et espagnols peuvent montrer leurs prouesses. La reine est absente, certains la disent fort malade, mais selon certaines rumeurs, il se pourrait qu’elle attende un heureux évènement. La cour était en pleine spéculation, mais cela ne l’empêchait d’applaudir à chaque éclat du nouveau roi, qui ne cessait de détrousser ses adversaires. L’Espagne brillait en ce jour et après plusieurs heures de cet incessant ballet, le roi retourna sur son estrade, jugeant qu’il avait assez jouté pour la journée. Aussitôt, un valet se rendit vers le palais, pour annoncer, qu’aucunes blessures n’avaient été infligées à son époux.
D’autres hommes entrèrent dans la danse, comme le duc de Devonshire et son beau-frère le comte de Derbyshire. Leurs épouses, ainsi que les autres dames de la cour applaudissaient ces hommes qui ne cessaient de risquer leurs vies.
Malheureusement pour tous ces protagonistes, la joie serait de courte durée, puisque bientôt, un évènement allait secouer toute leur existence.

Information sur le jeu : Les participants de ce topic sont les écossais, ainsi, vous rencontrerez Arthur Paton, Antanasya L. Cavendish, William Cavendish, Caitlyn Shelley, Marguerite de Bourbon, Richard Ballantrae. Si d'autres personnes veulent s'inscrire, vous pouvez toujours le faire (ICI). En ce qui concerne nos participants, pour ce premier tour, vous pouvez autant de réponses que vous le souhaitez, mettez en place votre personnage pour ce jeu, allez à la rencontre des autres. Pour y répondre vous avez jusqu'au 14 janvier. Si vous avez une impossibilité, contactez un membre du staff.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Ven 2 Jan - 16:13





Joute sous tension
la cour & Marguerite

Le temps était au beau en ce jour de septembre où se mêlaient excitation et peur. En effet, Sa Majesté, avait décidée d'organiser une joute en l'honneur de son nouvel époux, ce qui n'était sûrement pas pour me déplaire. Pour une fois qu'elle ne faisait pas quelque chose qui me rappelait combien je la haïssais ! En France, on la surnommait Mary la sanglante et ça n'avait rien d’exagéré. Une vraie meurtrière aux airs royaux mais à la pensée bien sombre. Or, son mariage avec l'espagnol la comblait de joie et rien d'autre ne la préoccupait que sa prétendue grossesse, ce qui permettait aux Protestants de se reposer un peu avant de devoir rependre la bataille. Car, après ce cours répit, ils n'allaient pas devoir se battre contre un mais deux souverains catholiques ! Décidément, je ne comprenais guère pourquoi la princesse Elizabeth refusait de prendre la place de sa sœur et de voir tant de gens mourir pour une simple question de religion. Mais, revenant bien vite à la question de la grossesse de la reine, je me demandais bien comment avait-elle pu tomber enceinte au vu de son âge et de son frigide époux. En tout cas, si j'avais été un homme, pour rien au monde je ne serais rentré dans la couche de cette femme-là. Quoique si l'on réfléchissait bien, être le maître du monde seulement en épousant une vieille harpie desséchée, ce n'était pas cher payé. J'étais d'ailleurs persuadée que le roi Philippe ne l'aimait pas et qu'il était allé la voir seulement pour la nuit de noce. Mary n'avait été que chanceuse de tomber enceinte. Pourvu que son âge avancé lui fasse perdre cet enfant pour qu'elle comprenne enfin que Dieu n'était pas de son côté.

J'étais là, assise au premier rang, à assister à toutes les victoires du nouveau roi. Gagnait-il vraiment ou bien était-ce une simple convenance de la part des nobles anglais, je ne saurais le dire, mais je trouvais les Anglais bien idiots de se rabaisser de la sorte. À chaque homme vaincu, la cour applaudissait, un grand sourire sur les lèvres. Pour ma part, je me contentais de taper mollement dans mes mains, attendant si impatiemment un revirement de situation inattendu. Malheureusement cela ne vint pas. Le roi cessa de jouter et alla se placer sur la plus haute estrade, à côté du trône de sa femme qui était vide. Je le fixais quelques instants, les yeux plissés à cause du soleil et de la poussière. Puis, mon attention se dirigea vers les nouveaux participants. C'était au tour du duc de Devonshire et de son beau-frère d'entrer dans la danse. D'un hochement de tête, je saluais la duchesse et sa belle-sœur. Les Cavendish étaient protestants, mais cachaient bien leur jeu pour ne pas perdre leur tête. Le combat se déroula de la même manière, ils se rentrèrent dedans sans pour autant se causer quelques dégâts mutuels. Pourquoi fallait-il que cela soit aussi ennuyant ? Je cherchais alors un passe-temps du regard, un beau jeune homme sur qui jeter mon dévolu. Mais j'eus mieux que ça ! Me levant avec la grâce que seuls les Bourbon possédaient, je me dirigeais vers un garde qui ne m'était pas inconnu. Un sourire ironique aux lèvres, je saluais ce fanatique d'un air affable.

« Monsieur Wayne, quel plaisir de vous voir ! Alors, dites-moi-vous ne joutez pas aujourd'hui ? Cela me surprend, moi qui pensais avec Dieu à vos côtés vous iriez et feriez n'importe quoi. Et puis je suis certaine qu'avec vos connaissances approfondies en matière d'équitation vous feriez un adversaire digne du pire cavalier.»

Qu'il était drôle de taquiner ce soldat aux allures si sérieuses ! Puis soudain un fracas retentit dans la carrière et le comte tomba de sa monture, inconscient. Une rumeur inquiète parcourra l'assemblée tandis qu'on amenait le blessé sous une tente. Et voilà, j'allais enfin pouvoir m'amuser. D'un geste vif j'attrapais le bras d'Arthur et le levais fièrement.

« Wayne, c'est votre jour de chance. », lui murmurais-je à l'oreil avant d'ajouter plus fort : « Mes dames et mes sieurs, nous avons notre nouveau jouteur prêt à affronter le duc ! »


© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart




Dernière édition par Marguerite de Bourbon le Lun 2 Fév - 19:17, édité 1 fois
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Arthur Wayne
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Ven 2 Jan - 22:52
JOUTE SOUS TENSION.



Septembre 1554.
C’était une belle journée ensoleillée. Un heureux hasard puisqu’aujourd’hui était le jour que la reine avait choisi pour organiser une joute en l’honneur de son époux, Phillippe de Hasbourg.

Arthur regardait les performances du nouveau roi d’Angleterre sans grande passion. Il n’éprouvait guère d’intérêt pour les joutes, et cela ne le faisait pas rêver comme ça faisait rêver certains autres soldats. C’était une compétition pour la gloire et les honneurs du public…Rt Arthur n'aimait pas se donner en spectacle. Il était un homme discret et réservé, ce genre d'honneur l’importait peu. Il préférait de loin exceller dans les duels lors des entraînements avec ses collègues, qui n’était applaudit par personne. Car cela avait un but, celui de s’améliorer dans son métier, d’être un meilleur soldat. Et puis, de toute évidence, Arthur ne considérait pas qu’il avait les qualités nécessaires pour être un jouteur vainqueur. Il n’était pas né noble. L’équitation était pour lui quelque chose de très neuf. Il n’était monté sur un cheval que quelques fois depuis qu’il était soldat, son supérieur l’ayant davantage entrainé dans les combats à l’épée et sur la terre ferme et non sur le dos d’un animal.
C’était sans doute pourquoi rares étaient les membres de la garde à s’inscrire en tant que jouteurs. Sauf ceux qui étaient d’ancêtre noble, les autres n’avaient en général pas été mis sur le dos d’un cheval depuis leur enfance, et étaient donc défavorisés.

En tout cas, si Arthur était présent aujourd’hui, ce n’était que par curiosité. Bien sûr, il était là en sa qualité de garde, mais il aurait très bien choisir de resté affecté à un poste plus habituel. Seulement, il n’avait jamais assisté à une joute et était curieux de suivre la compétition et de voir qui l’emporterait. Le roi avait confirmé qu’il était un très bon jouteur, mais après plusieurs victoires successives, il remonta sur l’estrade et déclara qu’il avait fini de jouter pour la journée. Alors que les prochains participants se préparaient, le garde royal demeurant dans un coin du terrain, près à agir en cas de problèmes, entendit les pas d’une spectatrice se rapprocher pour finalement arriver juste derrière lui, au premier rang des places assises, alors qu’il se tenait debout devant le terrain de spectacle.

La belle et gracieuse Marguerite de Bourbon s’approchait peut-être d’Arthur avec un grand sourire, il ne fallait pas s’y tromper, Arthur ne l’appréciait nullement. Et elle non plus, à vrai dire. Cette femme, il l’avait vue nombreuses fois rendre visite à la princesse Elizabeth du temps où il la surveillait à la Tour. De nombreux élements lui avaient bien fait penser qu'elle soutenait la soeur de leur reine, et non leur reine elle même. Mais cette présumée hérétique venant d'une famille trop influente, Gardiner était impuissant devant l'ombre de sa menace, malgré ce qu’Arthur lui avait rapporté à son sujet…

Après avoir découvert l’identité de la spectatrice qui s’approchait de lui, Arthur avait de nouveau retourner la tête vers le terrain. Il n’avait nulle envie de lui parler, mais évidemment ne pourrait y échapper. La noble demoiselle venait pour l’embêter, cela se lisait bien dans son sourire.

« Monsieur Wayne, quel plaisir de vous voir ! Alors, dites-moi-vous ne joutez pas aujourd'hui ? Cela me surprend, moi qui pensais avec Dieu à vos côtés vous iriez et feriez n'importe quoi. Et puis je suis certaine qu'avec vos connaissances approfondies en matière d'équitation vous feriez un adversaire digne du pire cavalier.»

« Lady Marguerite… », se força à dire Arthur, tournant alors avec regret la tête vers son interlocutrice pour lui offrir une inclinaison de la tête s’apparentant à un salut poli, de sorte à respecter les convenances que son statut de garde lui imposait. « Non, je ne joutes pas. Je suis là en tant que garde. Dieu est avec moi aux combats. Les joutes sont de l’ordre du spectacle. », répondit Arthur, resté très sérieux alors qu’il regardait droit devant lui. Il espérait que Marguerite s’en irait vite et choisit donc de ne répondre à la moquerie faite par la demoiselle concernant l’équitation. Moins il parlait, moins elle s’amuserait de la situation et plus vite elle le laisserait en paix.

Soudain, le jeune comte qui devait affronter le duc de Devonshire tomba de son cheval, alors qu’il venait de s’y installer. Arthur n’en était pas étonné, le jeune homme avait paru peu en forme durant durant toute la matinée, car par instant, le soldat l’avait observé. Était il saoul ? C’était fort probable. En tout cas, il était dans l’incapacité de jouter.

Les gardes les plus proches s’étaient précipités à son secours, mais Arthur et ses collègues qui se trouvait à l’autre bout du terrain, était resté à leur place. Il fallait toujours que quelques gardes restent attentifs et prêt à dégainer en cas d’atteinte à la personne du roi ou de la reine, ou même d’un membre de la cour.

Assez vite, le comte fut emmené et l’on annonça qu’il lui fallait un remplaçant pour affronter le duc de Devonshire. Le héraut demanda plusieurs fois qu’un candidat se manifeste. Mais tout les hommes souhaitant jouter étaient déjà en lice. A ce moment là, Arthur n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait ; Marguerite de Bourbon, dont il avait oublié la présence alors que la scène de la chute du comte avait captivé son attention, avait saisi son bras pour le lever. Il avait été si surpris qu’il avait failli dégainer son épée, et agir ainsi à l’encontre d’une noble lui aurait couté cher, alors il était bien heureux d’avoir entendu sa voix à temps pour se souvenir de sa présence. Même si sur le coup, tout s’étant passé très vite, il n’avait pas saisi ce que signifiaient les mots qu’elle lui avait murmuré.

« Wayne, c'est votre jour de chance. », avait-elle dit.

Il comprit cependant assez vite, et voulut retirer son bras, mais elle avait déjà commencé à s’exprimer à l’encontre de toute l’assistance et annonçait :

« Mes dames et mes sieurs, nous avons notre nouveau jouteur prêt à affronter le duc ! »

A ces mots, toute la cour s’était tournée vers lui. Arthur, qui avait baissé le bras, avait envie de dire que non, ce n’était pas vrai, mais de nombreuses personnes l’avaient déjà remarqué le bras levé. Et il cernait bien Marguerite. Elle ferait passer cela pour un acte de lâcheté et dirait à tous qu’il s’était défilé alors qu’il lui avait assuré plus tôt vouloir concourir. Qu’était la parole d’un garde devant celle d’une femme noble ? Et puis, maintenant tout le monde le regardait. Le roi y compris. Il semblait demander à une personne proche de lui de qui s’agissait-il. Puis, il hocha la tête en direction d’Arthur, comme pour lui signaler qu’il l’autorisait à jouter.

« Bien ! Armez le en conséquence et apportez lui un cheval. », dit il.

Arthur ne pouvait plus rien faire maintenant, si ce n’est que de se lancer dans une compétition qui n’était pas faite pour lui. Il inclina donc la tête en retour à l’encontre du roi, comme pour le remercier. La cour s’était mise à applaudir, certains spectateurs s’étaient levé pour saluer cette inscription inattendue et courageuse. Un homme du peuple qui affrontait un duc, ça passionnait toujours les gens. Sauf qu’Arthur n’avait jamais voulu cela et qu’il allait sans doute perdre très vite. Ses collègues le regardaient d’ailleurs d’un air surpris. Dans un duel à l’épée, Arthur avait toutes ses chances contre n’importe quel duc. Mais sur le dos d’un cheval… Et puis, cela ne ressemblait pas à Arthur de s’inscrire sur un coup de tête à une joute.

Le roi demanda alors aux jouteurs qui devait passer après William de s’intercaler avant lui, histoire de permettre au soldat qui s’était proposé de trouver un bon cheval et de se préparer.

« Soyez maudite. », murmura Arthur à Marguerite, haineux, avant que des écuyers ne vinrent à sa rencontre sans doute pour lui indiquer le chemin vers sa monture. Alors qu’il les suivait, Arthur croisa le regard du duc de Devonshire, son adversaire donc… Cet homme paraissait sur de lui. Il faut dire qu’il était né une cuillère en argent dans la bouche. Il avait du apprendre l’équitation dès l’âge de six ans, si pas plutôt. Le soldat allait être humilié devant la cour et le roi, tout ça à cause de cette garce de Marguerite de Bourbon. Que ne fut-il pas roi, pour la faire enfermer à la Tour ?...




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Sam 3 Jan - 15:02
William Cavendish ❥ une joute sous tension.



Le mariage de la reine Mary s'était correctement passé, malgré la petite altercation entre un Anglais et un Espagnol vers la fin. Je pensais bien que cela était inévitable, on ne pouvait pas enterrer l'âge de guerre rien qu'avec un mariage. En parlant de ça, pour moi il allait nous apporter malheur, on n'avait pas besoin d'espagnols ici en Angleterre. Puis je ne pus m'empêcher de penser à l'éventuel héritier. Avec Antanasya, ma femme, on avait très peur que la politique de la reine se perpétue par son héritier. Fort heureusement elle n'en avait pas encore, mais qui saivait ce qui pouvait se passer désormais, maintenant qu'elle est mariée. Cela n'en finira jamais, pensais-je en soupirant. Je ne savais pas comment Antanasya faisait par ses temps, elle qui était tellement attachée aux valeurs protestantes. Je restais d'autant plus serein qu'elle à vrai dire. Mais cela ne voulait pas dire que j'avais très peur pour mes enfants. Je faisais tout cela pour eux, pour qu'ils puissent vivre tranquillement. Leur éducation était des plus importantes et ils étaient ma priorité. Mon père m'avait à l'époque appris comment un duc du Devonshire devait se comporter, comment il devait agir à la Cour. Grâce à lui, je pouvais sauver la tête de ma famille. Je regrettais le temps du feu Roi Henry VIII, père de la reine actuelle. Je ne comprenais pourtant pas pourquoi elle ne poursuit pas sa politique.

J'arrêtais de penser à tout cela. Actuellement à Londres avec ma femme Antanasya, nous devions nous rendre au palais de Whitehall. À l'extérieur était organisé une grande joute en l'honneur de la Reine et désormais Roi d'Angleterre. Le soleil était au rendez-vous, en tout cas nous l'avions espéré. Les autres journées étaient assez pluvieuses en vérité, l'été était déjà reparti. Ce jour-là nous étions donc chanceux, et on allait éviter de jouter sous la pluie, ce que je déteste le plus. Alors sur place, je remarqué une absence flagrante. J'appris que la reine était restée au palais. Tout le monde racontais qu'elle attendais un héritier, ou je ne sais quoi d'autres ragots. Je redoutais ce moment-là, et je priais pour que les ragots furent erronés. "Antanasya, as-tu remarqué toi aussi l'absence de la reine ? J'espère que ce n'est pas ce que l'on pense" parlais-je à ma femme en chuchotant pour que personne n'entende. Je ne voulais pas imaginer ce que le futur allait nous réserver si elle portait véritablement un enfant. Anya par contre avait tout organisé, mais je me refusais de l'écouter.

La joute allait commencer quand nous apercevions le nouvel époux de la Reine. Il allait débuter les festivités, j'étais accompagné de ma femme Antanasya, de ma soeur Caitlyn et de son mari. Nous devions être présents puisque notre famille est si importante, mais aussi nous devions montrer que nous sommes fidèles à Sa Majesté, sinon notre réputation allait prendre un coup. J'allais enfin voir ce que valait notre nouveau Roi en matière de joute. En toute modestie, je me considérais comme assez performant. J'aimais ce genre de tournoi qui me divertissait la plupart du temps. Cependant, je voyais bien le regard inquiet d'Antanasya lorsqu'elle sut que j'allais jouter de même. Je lui rappelais de ne pas s'inquiéter, comme à mon habitude. Je pouvais voir la garde royale mais aussi Sa Majesté le Roi Philippe être applaudis par sa performance qui à mon opinion était plaisante. Je n'allais pas sous-estimer cet espagnol, au contraire. Il était donc à mon tour de jouter, je déposais alors un rapide baiser sur les lèvres d'Antanasya. Alors sur place, je montais à cheval. Étant correctement installé, me tourna vers le Roi pour le saluer, puis je me mis en face à mon adversaire qu'était un comte que je connaissais bien puisqu'il s'agissait de mon beau-frère. "Prépares-toi à perdre mon cher beau-frère" lui lancais-je en toute confiance. En peu de temps, il tomba à terre. Je riais, et attendais avec impatience mon nouvel adversaire. Un certain Arthur s'y présenta, j'appris rapidement qu'il était un garde. Était-ce une plaisanterie ? Je pensais bien qu'il n'avait aucune chance contre moi.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Lun 5 Jan - 22:40
Une joute sous tension
La foule acclamait ses héros … Le soleil brillait dans le ciel … pourtant mon cœur était aussi froid que l’hiver. Je ressentais une main glaciale l’enserrait dans ses longs doigts griffus. Mon expression était dure, voir préoccupée. Je ne pouvais pas mettre des mots sur mon angoisse. Était-ce dû au mariage de la reine ? A la présence de ma belle-sœur ? A celle de mon frère avec qui je n’avais plus vraiment de conversation ? A celle d’avoir laissé ma chère Juliet chez nous ? Je sentais les larmes perlées au coin de mes yeux. Je n’eus pas le temps d’esquisser un geste pour les chasser que mon cher époux se mettait à genoux devant moi et les essuyait. Comme d’habitude, Theon ne me demanda pas les raisons de ces larmes. Il resta silencieux mais son regard exprimait toute son angoisse et son amour. Comment un homme comme lui pouvait être épris d’une femme aussi froide que moi ? Il aurait mérité une femme plus aimante … en même temps, je ne pouvais pas ignorer les sentiments que Theon m’inspirait. Esquissant un sourire pour le rassurer, je me levai pour me préparer. Nous allions être en retard si je ne me décidai pas à m’habiller…

Au dehors, le soleil nous aveuglait. Je marchais aux côtés de Theon en désespérant de l’absence de notre fille. Mon mari ne cessait de me parler sauf que je n’arrivais pas à l’écouter. Mon esprit était trop accaparé par la joute à laquelle nous allions assister. Theon se vantait de sa force mais je sourirais et me mordais l’intérieur de la joue pour éviter de lui rappeler qu’il n’était guère à l’aise sur un cheval. Mon époux était une force de la nature mais il tenait plus du guerrier écossais qui fonçait dans le tas et décimait les ennemis sur son passage que du beau chevalier élégant anglais. Nous venions de retrouver William et son épouse au moment où Theon exprimait par de grands gestes comment il allait mettre au sol son beau-frère. Je haussai un sourcil et lançais un regard à mon frère. William se ferait un plaisir de le corriger mais je savais très bien qu’au combat à terre, il éprouverait de sérieuses difficultés face à Theon. Pendant que nous marchions, je saluai de la tête ou d’un sourire les personnes que nous rencontrions. Nous faisions partie d’une importante famille … mais il fallait aussi sauver les apparences.

« Alors William, tu es prêt à mordre la poussière ? » Theon était toujours de bonne humeur et riait tout en allant se préparer à sa confrontation avec son beau-frère. Je ne pus retenir un geste envers lui. Je lui attrapai le bras et déposais un baiser sur sa joue. Son sourire se fit plus grand puis partit se placer mais avant il en profita pour donner une énorme claque dans le dos de William. Restée seule avec Anya, je ne pus retenir ma langue. Je me plaçais à sa hauteur et lui dit : « Pensez-vous que notre reine soit souffrante ? » Je regardai ma belle-sœur pour pouvoir examiner son expression quand elle me répondrait. J’espérais aussi qu’elle comprenne que je ne parlais pas d’une maladie quelconque mais bel et bien d’un héritier. Si notre reine se retrouvait enceinte, nous serions encore plus en danger. J’avais beau joué à la parfaite catholique, je n’adhérais pas du tout à leurs dogmes. J’étais moins libre qu’Anya puisque mon mari était catholique depuis sa naissance, je n’étais pas certaine qu’il accepterait que sa femme soit protestante.

« Ne serait-ce pas une bonne nouvelle ? » Comme je détestais devoir parler de cette façon alors que mes pensées étaient tout le contraire de mes paroles. J’avais besoin que ma chère belle-sœur me rassure car même si nous n’étions pas de grandes amies, elle n’en restait pas moins un membre de ma famille … puis Anya était tout ce que j’aurais souhaité aimer être ! En attendant sa réponse, mes yeux observaient les différentes confrontations. Mon époux s’était fait ridiculiser par son beau-frère mais il était mort de rire parmi ses amis. Qu’est-ce qui pouvait rendre mon mari triste ? Moi … évidemment !


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Arthur Wayne
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Jeu 8 Jan - 19:42
- CAN A MAN BE BRAVE WHEN HE'S AFRAID ?
- THAT IS THE ONLY TIME A MAN CAN BE BRAVE



Arthur s’était laissé conduire par les deux écuyers jusqu’à une petite tente dressé à l’effet de la joute. Et alors que les secondes passaient, une fois loin de la foule, du roi et de cette idiote de Marguerite de Bourbon, Arthur commençait à réaliser qu’il aurait peut-être du exprimer son refus de jouter au roi malgré que celui-ci lui est donné sa permission, et lui expliquait que sa candidature était un malentendu. Il n’aimait pas se donner en spectacle, et il allait sans doute perdre de manière ridicule et salir l’image de la garde royale anglaise…Il ne voulait pas de ça. John serait sans doute très déçu, et Gardiner aussi.

« Excusez moi sir mais, qui êtes vous ?», demanda l’un des écuyers qui l’armait. « Avez vous déjà jouté ? »

« Je n’ai jamais jouté », répondit Arthur.

« Vous voulez dire, en public ? Ou vraiment jamais ? », renchérit l’autre.

« Jamais… », confirma Arthur, prenant davantage conscience petit à petit du danger et del’absurde de la situation.

Les deux hommes se lancèrent un regard grave. L’un d’eux reposa son attention sur le soldat.
« Vous risquez de...de mourir. Vous le savez ? »
« Vous devez être fou pour vous être proposé contre William Cavendish… », ajouta l’autre.

Marguerite de Bourbon aurait très bien pu désirer l’envoyer à la mort. Peut-être qu’elle avait pensé au danger que représentait la joute avant de penser au ridicule. Cette plaisanterie était peut-être à ses yeux bien plus que cela… Et Arthur se trouvait piégé. Il éprouva soudain un sentiment tout à fait humain et qu’il n’avait pourtant plus éprouvé depuis longtemps ; la peur.

« Je ne me suis pas présenté, c’est une femme qui m’a proposé comme candidat… », expliqua t il , soudain plus nerveux, ses paroles sortant plus rapidement de sa bouche qu’à son habitude. Il ne pouvait accuser Marguerite de Bourbon d’avoir menti et de l’avoir inscrit sans son consentement. Cette femme était trop bien entourée. Il ne pouvait que prétendre qu’il s’agit d’un malentendu. Il réprima donc sa haine et son envie de calomnier la française. « Comment dois-je tenir mon arme ? », demanda-t-il aux écuyers, intérieurement très effrayé par la perspective de se battre.

Cette question lui avait échappée sans qu’il n’ait le temps de réfléchir à son absurdité.
« Enfin monsieur…Je suis écuyer, pas jouteur. », répondit l’un des deux, le regardant d’un air très supris. Leurs expressions du visage étaient celle de deux hommes qui semblaient s’adresser à un futur défunt. Il risquait de mourir. Ou d’être blessé très gravement et de ne plus pouvoir exercer son métier et son devoir.

« Je suis sincèrement désolé, mais nous ne pouvons vous aider…Je vais chercher le cheval. Venez voir s’il vous convient car il va falloir y aller… », dit celui qui venait de parler.
Alors qu’il sortait de la tente, allant vers la monture, l’autre écuyer, qui avait peut-être seize ans tout au plus, rattrapa Arthur par le bras.

« Désirez-vous prendre le risque de ne plus savoir marcher ou même de perdre la vie aujourd’hui ? Vous faites ce que vous désirez, mais j’ai déjà vu un homme être blessé très gravement lors d’une joute en Espagne. C’était un homme entrainé. Vous ne l’êtes pas…Vous pouvez toujours renoncer… », lui conseilla-t-il. Ainsi il était espagnol, d’où son accent.

Arthur regarda le garçon qui, plus jeune que lui, semblait pourtant en mesure de lui prodiguer de bons conseils.
« Le roi acceptera ? »

« Je ne sais pas, cela n’arrive pas souvent que quelqu’un se retire tout juste après s’être inscrit…Mais, peut-être cela vaut il le coup d’essayer… »

Arthur avait besoin de réfléchir. Et pourtant, il n’en avait pas le temps. Il devait décider maintenant. Monter sur le cheval et aller saluer le roi ou arriver en vaincu et ployer le genou en demandant la permission de se retirer ?
Il ne gagnerait pas. Même avec toute l’aide de Dieu, il ne savait même pas quelle était la technique pour gagner une joute, il ne montait à cheval que depuis très peu de temps et en plus, le cheval qu’on lui proposait lui était inconnu et serait peut-être réticent à le porter sur son dos…

S’il joutait, il allait se ridiculiser. Les gens se souviendraient de lui comme d’Arthur Wayne, un idiot arrogant qui en voulant la gloire s’était donné en spectacle de manière ridicule. Tout ce qu’il n’était pas. Il ne cherchait pas la gloire, et il était un homme modeste. Il préférait être oublié qu’être remémoré de la sorte.
Et puis, ce n’était pas tout. Il risquait de mettre un terme à sa carrière en se blessant. De décevoir ses supérieurs. Ou pire, de laisser sa fiancée seule sur cette terre.

Il fit alors son choix. Oui, peut-être cela ferait rire un peu les gens sur le moment, lorsqu’il ploierait le genoux. Mais ce serait oublié au bout de quelques jours, et il redeviendrait un soldat comme les autres, discret et utile à la tâche. Il n’aurait pas de séquelles et il n’aurait déçu personne car il expliquerait à Gardiner ce qui s’était passé, ainsi qu’à John…Quant à Constance, elle lui en voudrait terriblement si justement, il prenait le risque de mourir ainsi.

Et le plus important, c’était que lui-même ne le voulait pas. Il ne voulait pas mourir pour du spectacle. Il était prêt à donner sa vie pour la défense de l’Angleterre, la reine et la religion. Des valeurs qu’il l’importait. Mais pas pour du spectacle. Il n’allait pas contenter Marguerite de Bourbon. Il ne serait pas à terre aujourd’hui.

« Merci. », dit Arthur au jeune écuyer.

Il sortit alors de la tente et refusa le cheval que l’on amenait à lui.

« J'y vais à pied. », dit il.

Il retourna donc sur le terrain en marchant, et non à cheval, à la surprise générale. Il tâcha de ne pas penser au regard qui peser sur lui. Il n’aimait pas être le centre d’attention. Il ne marcha pas pour autant le regard baissé. Il devait garder la tête haute, malgré l’envie de ne plus voir la foule. Ni le roi devant qui il devrait bientôt parler. Maudite Marguerite de Bourbon. Il aurait aimé avoir quelque chose d’autre à dire la première fois qu’il parlerait au roi.

Une fois devant l’estrade royale, Arthur, qui avait également retenu l’attention du roi en arrivant sans cheval, posa le genoux à terre.

« Votre Majesté. », commença-t-il, inclinant la tête par la même occasion. Il attendit que Philippe fit d’un geste taire les bavardages de la cour pour poursuivre quand un silence se fut installé et que tous soient en mesure de l’entendre.

« J’ai conscience que la situation peut paraître tout à fait absurde, car vous venez de me donner la permission de jouter,…mais je souhaite demander la permission d’abandonner. »

Des exclamations se firent entendre parmi les gens de la cour.

« Je vous prie de me croire quand je vous dis qu’il ne s’agit en aucun cas d’un manque de respect, mais uniquement d’un malentendu. Je parlais à Lady Marguerite de Bourbon, lui disant que je me demandais ce que cela faisait de jouter. Je crains qu’elle ne se soit méprise sur ce que je pensais en disant cela. Je ne doute pas que Lady Marguerite aie cru bien faire en proposant ma candidature, mais le fait est que ce n’était nullement mon désir. J’ai bien conscience… » Il fit une courte pause, cherchant ses mots « J’ai bien conscience de n’avoir aucunement les connaissances et l’entrainement nécessaire en matière de joute pour pouvoir participer à ce tournoi. », avoua-t-il. « Et je ne souhaite pas être blessé et dans l’incapacité de défendre votre personne, celle de la reine, d’une personne de la cour ou encore de protéger l’Angleterre et la vraie religion pour une simple effronterie. Je ne suis pas un jouteur, mais un soldat de la garde royale, et je n’ai de plus grand désir que de faire mon devoir. Je vous remercie néanmoins de m’avoir accordé cette occasion de jouter…mais tout ceci est un malentendu, et il s’agit d’un honneur que je ne suis pas digne de recevoir. Je regrette de ne pas vous avoir dit ces mots plutôt et vous avoir fait perdre votre temps, ainsi qu’à la cour et aux écuyers. J'en n'en avais pas trouvé le courage...Encore une fois, je vous prie d’accepter mes excuses… »

Arthur était resté à genoux tout le long de son discours. Ses paroles étaient sincères, personne n’aurait pu en douter. Resté à savoir, maintenant, ce que Phillipe de Hasbourg déciderait. Pouvait-il refuser à un garde si loyal et honnête, la permission de se retirer, déclarant ainsi William Cavendish vainqueur et en lice pour le prochain tour ? Et la cour, qu'en penserait elle ?
Au moins, s'il devait malgré tout jouter et que cela se terminait mal, tout le monde aurait entendu ce qu'il avait à dire et on ne le prendrait pas pour un personnage qu'il n'est pas...

*

Et oui ! Arthur reste fidèle à lui même, que pensiez vous ? :p
Libre à vous de le traiter de lâche ou de l'admirer pour sa sincérité




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Sam 10 Jan - 19:45
Ça manquait cruellement de bière.

Telle fut ma pensée lorsque, assis au milieu de courtisans britanniques, je vis Philippe de Habsbourg défaire une nouvelle fois son adversaire anglais, et être chaleureusement applaudi par l'ensemble de la Cour. Alors que le prince des Asturies et roi d'Angleterre se plaçait une nouvelle fois en lice, prêt à en découdre avec qui oserait lui faire face, une personne manquait à l'appel. Mary Tudor, reine d'Angleterre et d'Irlande, dont le siège demeurait inlassablement vide. Le tout-Londres chuchotait à ce sujet : la reine avait gardé ses appartements depuis plusieurs jours. Était-elle souffrante ? Certains parlaient même de grossesse. J'eus un grognement bien malgré moi, étouffé par le bruit. Un héritier espagnol. Ce serait à mon sens la pire calamité qui pouvait s'abattre sur l'île, bien que je n'aie rien contre les espagnols à proprement parler. J'avais quelque chose contre ceux qui prétendaient accéder au trône sans porter le nom des Tudor. Une nouvelle fois, notre nouveau souverain consort remporta la lutte, récompensé par une ovation du public. Je me contentai d’applaudir, m'efforçant de ne pas me faire remarquer. Force était de reconnaître que le comportement des courtisans m'agaçait. A croire que déjà, ils avaient accepté qu'un espagnol nous dicte sa loi ! Allaient-ils également accepter son héritier, si héritier il y avait ? Visiblement las de ses succès, Philippe s'en retourna vers l'estrade et s'installa, à côté du siège vacant de la reine Mary. Alors que plusieurs nobles affluèrent pour prendre part à la joute, j'appuyais mon dos contre le dossier de bois de mon siège dans un nouveau grognement. Je m'ennuyais à périr. Aucune joute ne remplacerait une bonne pinte de bière et une vraie bataille de taverne. Si cela devenait un sport de Cour, j'aurais été champion du monde. Je n'étais cependant pas là pour me distraire, au reste : en ce quatorzième jour du mois de septembre, j'avais fort à faire, grâce à la garde royale qui semblait toujours plus incapable d’attraper les ennemis publics. Où les protestants trop zélés, comme s'était le cas aujourd'hui. J'étais chargé non pas d'abattre qui que ce soit - pour une fois - mais bel et bien de repérer qui se distinguait par son manque de convictions à l'égard du catholicisme, de la reine ou du roi Habsbourg. Dieu merci, la princesse Jeanne était absente : je n'avais aucune envie de tomber sur cette gamine aujourd'hui, ses caprices attendraient une autre fois. Pas de trace de Luisa non plus, ce qui ne me posait aucun problème. Même si nous nous étions rendus ensemble au mariage de la Reine, je ne tenais pas à ce que l'on nous voit trop souvent réunis. Trop dangereux, surtout lorsque je sortais pour affaires, comme c'était le cas aujourd'hui. Qui pouvait savoir comment cette journée finirait-elle ?

J'espérais surtout qu'elle finisse, en réalité. Il ne se passait strictement rien qui eut pu m'intéresser, même pour des raisons professionnelles. Le duc de Devonshire, car c'était lui qui était entré en jeu après le roi Habsbourg, mettre son beau frère, le comte du Derbyshire, à terre. Visiblement peu rancunier, ce dernier riait aux éclats parmi ses amis. Ç’aurait pu rester d'un ennui mortel si la dame de Bourbon n'était intervenue pour annoncer qu'Arthur Wayne, de la garde royale, était volontaire pour jouer les adversaires de Cavendish. Dans un sursaut d'intérêt, je me redressai. Je n'aimais pas Wayne, son sérieux, le mépris qu'il pouvait avoir envers moi et ma condition de presque hors la loi (devais-je lui rappeler que c'était la garde qui faisait appel à moi, et non l'inverse ?), et plus encore, son mariage prochain avec Constance. Mais là, il dépassait l'entendement. Qu'espérait-il gagner face à Cavendish, sinon un aller simple pour le cimetière ? Ce type était tombé sur la tête ! "Wayne, nom d'un chien, décline ça tout de suite, tu vas perdre," grommelais-je dans ma barbe naissante. "Je te préviens, si tu joues au malin et que Constance se retrouve toute seule, tu vas m'entendre... Quoique non, tu seras six pieds sous terre. Mais celle-là, tu ne l'emporteras pas au Paradis, crois-moi." Avec bien plus d'attention et de concentration que je n'en avais eu depuis le début de la joute, je vis Wayne s'entretenir avec les écuyers alors que, de l'autre côté du terrain, le duc de Devonshire se positionnait, prêt à reprendre la lutte. Quand le garde refit son apparition devant l'estrade, certain s'exclamèrent : à pied, et non à cheval ! J'eus un début de soulagement, qui s'intensifia dès les premières paroles qu'il prononça : "je souhaite demander la permission d'abandonner."

Le reste fut suivi d'une tirade fort bien pensée sur l'honneur du garde royale, la protection de l'Angleterre, de la Reine, de la vraie religion, le flot de fadaises qu'on entendait systématiquement, et que Wayne était particulièrement enclin à débiter. Je n'écoutai qu'à demi, trop content de savoir qu'il ne jouterai finalement pas. Allons, c'est qu'il a un cerveau, finalement ! Constance n'aura pas trop fait une mauvaise affaire ! Satisfait, je repris ma position de courtisan blasé et légèrement ennuyé, la colonne vertébrale contre le dossier du siège. J'ignorais évidemment si Sa Majesté Philippe allait consentir ou non à la demande de Wayne, mais au moins ce dernier ne passerait pas pour un crétin fini aux yeux du tout Londres. Non que sa réputation me pose un problème, je m'en fichais comme de l'an mil, mais pour rien au monde que ne voulais que Constance soit exposée aux regards et aux ragots. Il priverait Cavendish d'une victoire sans doute facile en acceptant, mais au moins Wayne s'était montré sincère. Moi qui devais traquer le manque de zèle catholique aujourd'hui, je savais où il était inutile de me diriger. En revanche, c'était la réaction du duc de Devonshire qui m'intéressait : n'étaient-ils pas connus, lui et son épouse, pour avoir été des protestants des plus notoires ? Restait à voir ce que le reste de l'après-midi nous réservait...
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Mar 13 Jan - 0:04

Une joute sous tension.



14 septembre 1554.
Carrière de Whitehall.


La duchesse de Devonshire était dans toute sa splendeur pour assister à l’une des nombreuses joutes de la cour. Vêtue de pourpre, elle portait ses plus beaux rubis, pour acclamer son mari. Elle détestait voir William jouter, mais la jeune femme avait toujours une ardente excitation en elle, quand elle le voyait gagner et mettre à mal de nombreux nobles. Joyeuse, elle applaudissait sans vergogne ses exploits, portant les couleurs des Cavendish, elle nouait à chaque fois son ruban, autour de la lance de son mari, pour lui porter chance. Dans son armure, William était un fier combattant et en rien, Antanasya regrettait d’être son épouse. Pour ce jour, la duchesse n’était pas seule, puisqu’elle était assise aux côtés de sa belle-sœur Caitlyn, cela ne l’enchantait guère, mais depuis de nombreuses années, elle avait l’habitude de supporter ses quolibets. Ils faisaient même parti de son quotidien, quand elle se trouvait dans les parages.
La joute était splendide, mais Anya ne pouvait s’empêcher de comparer avec le temps où le roi Henry VIII faisait de tels évènements. On voyait déjà la différence avec le règne de sa fille, dont le règne était beaucoup plus pieu et stricte. Avec le temps, la cour deviendrait un lieu sordide, où il ne ferait plus bon vivre. Là, seule la présence du roi Philippe permettait l’animation.
Entre deux joutes, William revint vers son épouse, lui demandant si elle pensait la même chose que lui, à propos de l’absence de la reine. En effet, cette dernière brillait par sa non présence, alimentant ainsi toutes les rumeurs.

« Je crains que cela soit ça. Si elle parvient à terme et que l’enfant est vivant, nous sommes tous perdus. » Affirma-t-elle à son mari.

En effet, si la reine parvenait à mettre au monde un héritier, et que celui-ci vivait jusqu’à l’âge adulte, les protestants n’auraient plus qu’à quitter l’Angleterre, pour se rendre en exil ailleurs. Cette idée torturait l’esprit de la jeune femme qui, maintenant qu’elle était très impliquée, pour sa cause, allait devoir tout abandonner. Non, tout cela était impossible, la reine ne pouvait pas mettre au monde un enfant, ce n’était pas le destin de l’Angleterre de vivre sous le joug catholique. William repartie sur le terrain, attendant son prochain adversaire.
Anya resta seule avec sa belle-sœur, qui se plaça à sa hauteur, pour lui demander son avis sur l’état de la reine. Le frère et la sœur semblaient visiblement très connectés et cela amusa intérieurement la duchesse.

« Je pense, qu’elle doit avoir une bonne surprise pour notre roi, celui-ci à l’air visiblement très content. Regardez. » Disait-elle tout en désignant le roi, qui sur son estrade, entouré de sa famille, semblait s’amuser et apprécier le spectacle. « Vous pensez réellement que je me réjouirai de la souffrance de la reine ? Je suis fidèle à la couronne et envers mon pays, pour rien au monde, je ne souhaiterai son malheur. » Elle n’eut pas le temps de rajouter autre chose, qu’elle se leva pour applaudir son mari, qui venait de démettre le mari de Caitlyn. Anya le salua et le suivit du regard, quand il retourna au bout de la lice. Une jeune femme française, que la protestante connaissait, désigna un homme de la garde pour se présenter face à son mari. L’humiliation du plus jeune était certaine, William était bien plus doué. Marguerite de Bourbon se trouvant non loin de là, elle se pencha vers elle.
« Je me demande, ce que ce jeune homme a bien pu vous faire pour mériter une telle humiliation. » Se mit à rire la duchesse. En même temps, elle se retourna et accorda à sourire à l’une de ses connaissances. Durant cet évènement, elle savait à quoi s’attendre.



    une guerrière portant des jupons
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 18 Jan - 1:29
William Cavendish ❥ une joute sous tension.



Il faisait beau, il y avait du monde, et surtout pas n'importe qui. Notre Roi, nouveau mari de notre Reine était bien là, à cette joute qui allait vraiment être intéressante. Cependant, une absence pas des moindres ce fit remarquée. La Reine n'était pas au rendez-vous. Les ragots commencèrent alors à circuler de bouches en bouches. On se demandait tous ce qui lui arrivait pour ne par être à un tel évènement. Seulement, je redoutais le pire, c'est à dire l'annonce d'une maternité. C'était le pire des scénarios que je pouvais imaginer. La première joute était splendide et je pouvais alors voir les fameuses compétences du Roi espagnol. La joute était quand même en son honneur, mais je ne pouvais pas arrêter de penser à l'absence de la Reine. Que faisait-elle ? Était-elle vraiment malade ? Ou dans le pire des cas pour nous, portait-elle un enfant ? Je n'en savais rien, et j'avais tendance à m'inquiéter. Cependant je gardais mon calme et n'y pensais plus, jusqu'à preuve des faits.

Après la prestation du Roi, j'applaudissais, comme tout le monde présent, sachant que mon tour arrivait bientôt. J'étais de même bien entouré d'une partie de ma famille. J'étais assez content de la présence de ma soeur et de son mari. Je vis bien l'air inquiet d'Antanasya quand je me levais pour me préparer à jouter contre mon beau-frère, mais je la réconfortais. Elle resta donc seule avec ma soeur Caitlyn, même si ces deux là ne s'apprécient guère, je savais qu'elles mettraient leur ressentiment pour l'une et l'autre de côté en ce jour. Theon, le mari de ma soeur, était toujours d'humeur joviale et pensait vraiment me battre, ce qui ne fut pas le cas bien entendu. Il n'a pas pu tenir assis sur son cheval alors je ne pus m'empêcher de rire. À ce moment-là je tournais le regard vers Antanasya, la voyant applaudir. Je lui souriais alors et la saluais en retour, avec tout l'amour que j'éprouvais pour elle. En tant que duc de Devonshire, il m'était indispensable de savoir monter à cheval et surtout jouter, cela faisait partie de mon éducation, ce qui ne fut pas le cas de tout le monde à Londres. C'est ce que je remarquais plus tard.

Étant prêt, portant mon armure à nouveau pour me confronter au remplaçant, je remarquais avec surprise qu'il s'agissait d'un simple garde. Je me demandais alors ce qu'il avait en tête pour se battre contre un duc comme moi. Il doit être fou et je pensais qu'il n'avait aucune chance, cela était clair. Je restais ébahit, était-ce une plaisanterie ? Je pensais aussi au fait que j'allais me ridiculiser en me présentant des hommes qui n'étaient pas à la hauteur. Je voulais un vrai adversaire, un où je n'avais pas toutes mes chances de gagner, sinon je ne voyais pas l'intérêt de jouter. J'attendis longuement mon prochain adversaire, qui à ma grande stupeur n'était pas sur son cheval. Je me demandais ce qu'il essayait de faire. C'est à ce moment-là où il commença un discours, que j'écoutais attentivement. "Pardon ?" dis-je en même temps que l'exclamation générale. Abandonner ? Décidément ce ne fut pas mon quart-d'heure de gloire ce jour-là. N'allais-je jamais jouter ? pensais-je alors. Mais ensuite je pensais que ce garde avait bien du courage à s'exprimer ainsi devant le Roi et toute la cour spectatrice de l'évènement. Il ne restait donc la réponse du Roi, allait-il accepter que ce garde se retire, me déclarant vainqueur pour ce tour ? Seulement cela ne fut pas honorant pour moi. Je démarrais mal cette joute, et j'avais une hâte de montrer mes talents à la Cour et à Sa Majesté.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 18 Jan - 16:57


Une joute sous tension.





Les tournois de joutes pouvaient parfois devenir les lieux des intrigues les plus intéressantes. Les participants en étaient les acteurs, mais aussi les instruments du destin, qui pouvait parfois se montrer très implacable. Dès le début, Marguerite de Bourbon intrigua contre Arthur Wayne, garde royal de la reine, pour le défier de jouter contre le duc de Devonshire, William Cavendish. Le jeune homme, sage, refusa le défi, discourant face au roi Philippe, qui était maintenant le seul maître, du destin, de son garde.
Dans un autre coin de la scène, la duchesse Antanasya Cavendish, sa belle-sœur Caitlyn Shelley, Marguerite de Bourbon et Richard Ballantrae regardent tous la scène, attendant le verdict du roi et discutant à propos de l’absence de la reine.
Il y eut quelques minutes d’un long silence après le discours du jeune Wayne, puis le roi se mit à rire et se leva.

« C’est tout à votre honneur Mr Wayne, mais n’êtes-vous point un membre de la garde de me chère épouse ? Montrez-nous ce que vous valez et quant à vous lord Cavendish, évitez de trop le blesser. En lice messieurs ! » Le roi retourna sur son trône, sous les applaudissements de la foule. Ce fut à ce moment-là, que contre toute attente, la reine monta les marches de l’estrade et vous les viva de la foule, s’installa, tout en saluant son peuple. Amoureuse comme au premier jour, elle avait entendu les paroles de son mari et laissa Arthur Wayne et William Cavendish se faire face. Arthur ne devait pas rester seul et Richard Ballantrae le rejoignit, pour faire office d’écuyer et surtout pour soutenir le jeune homme, qui n’avait pas du tout les aptitudes du noble. Que la joute commence.

Information sur le jeu : Les participants de ce topic sont les écossais, ainsi, vous rencontrerez Arthur Paton, Antanasya L. Cavendish, William Cavendish, Caitlyn Shelley, Marguerite de Bourbon, Richard Ballantrae, Jane Seymour, Walter Manners. Si d'autres personnes veulent s'inscrire, vous pouvez toujours le faire, même après ce tour, (ICI). En ce qui concerne nos participants, pour ce deuxième tour, vous pouvez autant de réponses que vous le souhaitez, continuez vos activités, la grande mascarade n'a pas encore commencé. Pour y répondre vous avez jusqu'au 1er février. Si vous avez une impossibilité, contactez un membre du staff.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Mer 21 Jan - 19:07
Je pensais sincèrement qu'après le petit discours de Wayne, cet incident serait clos. Non seulement le garde avait été sincère, mais en plus il avait été éloquent, et - je devais le reconnaître - courageux de s'être ainsi ouvertement adressé à Philippe de Habsbourg devant toute la Cour. Tant pis pour Cavendish, il remporterait la prochaine joute, de toute façon le combat n'aurait pas été des plus égaux. Et si la survie de Wayne m'indifférait complètement, celle de Constance me préoccupait bien davantage. Voir ma meilleure amie, ma seule amie devrais-je dire, malheureuse était bien une chose que je ne saurais tolérer.

C'est pourquoi je n'étais pas inquiet le moins du monde lorsque notre espagnol de souverain se leva de son siège en riant, brisant ainsi le silence qu'avaient provoqué les paroles de Wayne. Qu'est-ce que Philippe pouvait bien déclarer, sinon le garde sauf et Cavendish vainqueur ? Sans doute aurais-je du revoir mes certitudes à la baisse... "C’est tout à votre honneur Mr Wayne, mais n’êtes-vous point un membre de la garde de me chère épouse ? Montrez-nous ce que vous valez et quant à vous lord Cavendish, évitez de trop le blesser. En lice messieurs !" Je manquais de m'étrangler et, le visage à demi dans l'ombre, fusillai le souverain du regard. Crétin d'espagnol ! Sa venue en elle-même était déjà un problème - Luisa comprise, même si je l'appréciais chaque jour davantage -, sa soeur était un problème, son mariage était un problème, le potentiel enfant à naître était un problème. Ce type avait-il l'intention d'être un problème sur tous les fronts ? Apparemment oui, parce-que non seulement ses paroles avaient été sans appel, mais en plus, voilà que notre reine fit son apparition, sous les applaudissements de l'ensemble des courtisans, moi compris. Enfin, la vraie souveraine ! Qu'elle prenne sa place aux côtés de son époux m'arracha un demi-sourire, qui disparut vite : Philippe semblait avoir oublié qu'il n'était que roi consort, et que la couronne anglaise ceignait le front d'une Tudor, pas d'un Habsbourg. Pas encore, du moins.

Comme la reine laissait les jouteurs face à face, je reportai mon attention sur Wayne. Il était entouré de bon nombre d’écuyers qui faisaient de grands gestes, comme pour lui expliquer les us et coutumes de la joute. La soudaine venue de la reine et le duel à venir alimentaient des bavardages de part et d'autre de l'assemblée, et aux côtés du nouveau jouteur - ou futur cadavre, c'était au choix - la panique semblait être au rendez-vous. Je me renfrognai, et le plus discrètement du monde, me levai de mon siège. Sciemment, j'avais choisi la bonne place : tout au bord du banc, et juste à côté de l'escalier. Trois pas et j'eus quitté cette bruyante compagnie. Je contournais les gradins et me mêlai aux écuyers qui s'agitaient en tous sens autour de Wayne. Évitant les uns et bousculant les autres, qui étouffèrent quelques jurons en espagnol, auxquels je répliquai par le même regard noir que j'avais plus tôt expédié à leur roi, et qui eut le mérite de les faire taire, je me frayais un chemin jusqu'au garde royal. Il était indéniable que je ne le portais pas dans mon coeur, il le savait (certes, je le lui avais bien fait comprendre) et ne m'appréciait sans doute pas davantage ; mais je devais bien ça à Constance, non ? J'approchai.

"- Gardez le dos droit et tenez fermement la lance," lui fis-je en guise de salutations. "Je n'ai jamais jouté, mais j'ai vu faire une paire de fois." Et j'étais observateur, Wayne le savait, lui qui avait connaissance de ma profession. Serais-je monté aussi haut dans la hiérarchie du "crime légal" si j'avais eu un mauvais sens de l'observation ? "Je vous souhaiterais bien bonne chance, mais c'est inutile, ça n'intervient pas là-dedans.
- Excusez-moi, señor," m'interrompit un des espagnols, "vous êtes écuyer aussi ?
- Évidemment, que ferais-je là, sinon ?
- Et qui vous envoie ?"


Il commençait vraiment à m'énerver, ce fichu espagnol.

"- La garde royale anglaise," crachais-je en insistant bien sur le dernier mot. "Maintenant, passez moi le casque, et vite. Vous ne voudriez pas faire attendre le couple royal, si ?"

Il s'exécuta, et je me tournai vers Wayne, qui enfila le casque prévu à cet effet. Je m'efforçais de penser à toutes les joutes auxquelles j'avais pu assister, et qui ne m'avaient jamais intéresser, sinon pour remplir un contrat en particulier. Peut-être me souviendrais-je du détail miraculeux qui pourrait éventuellement tirer Wayne de cette situation ?

"Protégez votre cou, votre estomac, vos yeux, et..." Je haussais les épaules. "Priez. Je ne garantis pas que cela fonctionne, mais on ne sait jamais, le Saint Esprit interviendra peut-être pour briser la lance de Cavendish avant qu'elle ne vous coupe en deux." Sans doute le très pieux garde royal n'allait pas apprécier, mais qu'importe. Profitant que les espagnols soient occupés à autre chose, je plantais mes yeux sombres dans ceux, plus clairs, du garde. Le visage de Constance ne cessait de revenir à mes pensées. "Elle sera au courant, pour ce qui s'est passé, et pour ce que vous avez dit. Si vous avez un message, ou quoi que ce soit, à faire passer, c'est le moment."

Il ne me faisait pas confiance, et la réciproque étaient vraie, mais pour Constance, nous devrions bien arriver à trouver un semblant d'entente, non ?


Dernière édition par Richard Ballantrae le Dim 25 Jan - 12:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 25 Jan - 0:37
William Cavendish ❥ une joute sous tension.



Pour une fois il faisait beau, et la journée s'annonçait être bonne. Seulement comme on le savait très bien, la vie n'est pas rose, et je savais que quelque chose allait se passer avant la nuit, comme à chaque fois. Enfin, ce n'était que mon opinion, mais connaissant la Cour, je pensais simplement que ce bonheur n'allait pas durer. Je n'allais tout de même pas gâcher ce petit moment de bonheur avec ma famille, alors j'en profitai tant que je le pouvais. À vrai dire je ne fus pas surpris de l'invitation royale, quand elle était arrivée au château. J'étais même assez rassuré d'une part, pensant qu'aucun doute sur nous n'était émit sur notre véritable religion pour le moment. J'avais de toutes les façons tout fait pour que ce ne ait été pas le cas, et que nous ayons été hors de danger. J'en faisais ma priorité, mon objectif premier que je faisais passé avant toutes choses, car sans ma famille, ma vie n'aurait pas été la peine d'être vécue. Nous nous trouvâmes alors sur place, parmi beaucoup de nobles. Cependant, nous avions tous bien remarqué l'absence de la Reine, qui faisait toujours autant parler d'elle. À ce moment-là, mon inquiétude grandissait, de plus en plus. La rumeur disait qu'elle ne se sentait pas bien, et il faut être un idiot pour ne pas croire à ce qu'on croyait, surtout après un mariage. Qu'allait-il devenir de nous, de notre famille ? Je n'en savais rien pour le moment.

La joute avait commencée, puis ce fut à mon tour de jouter, et mon adversaire fut mon beau-frère Theon. Mais je ne pouvais pas le considérer comme un adversaire, au moment où il est tombé du cheval avant même que l'on ait commencé. Je ris pendant un moment, ça faisait du bien, et cela faisait bien longtemps. Un garde fut désigné pour être mon prochain adversaire, mais les connaissant bien grâce à John, je savais qu'il n'était pas de taille, et même pire, que c'était du suicide. J'ai été entraîné à monter sur un cheval pendant toute mon enfance, ce qui n'est pas forcément le cas d'un simple garde. Je me demandais ce que cette mascarade signifiait, surtout que ce fameux garde fit un grand discours devant le Roi pour au final renoncer à la joute. Mais à quoi jouait-il ? Je me demandais alors ce que le Roi allait répondre, ce qu'il valait en tant que Roi et comment il prend ses décisions. Cela me permettait de le cerner assez. "Je ferais de mon mieux Votre Majesté" lui répondis-je alors qu'il me demanda de ne pas trop amocher le garde. C'était ridicule, ce n'était pas une joute pour enfant. Je n'avais vraiment pas de chance ce jour-là, et personne ne pouvait m'envoyer un vrai jouteur en face de moi. Soudain, alors que mon regard se posa une dernière fois vers le Roi, je vis clairement la Reine Mary s'approcher à ses côtés. Je fis mine de ne pas la voir, mais me demandais vivement si elle avait ce fameux ventre rond. Il était donc temps que je me mette à cheval, ce que je fis et en peu de temps j'étais fin prêt pour affronter mon nouvel adversaire qui lui aussi semblait prêt. J'adressais une rapide prière, un regard amoureux à ma femme, un autre affectueux à ma soeur et son mari, puis regardais droit devant moi.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 1 Fév - 0:40

Une joute sous tension.



14 septembre 1554.
Carrière de Whitehall.

La plus grande crainte de la duchesse de Devonshire, quand elle assistait à un tournoi de joute était de voir son époux ou l’un de ses proches mourir tragiquement. Les morts étaient nombreux lors de ce jeu, adoré de tous les nobles. La jeune femme se souvenait encore de la première fois où elle s’y était rendue, peu de temps après son mariage, l’un des nobles en jeu fit une chute très grave et l’un des éclats de la lance entra dans la visière de son casque. L’homme était mort sur le coup, laissant au public, une vision cauchemardesque. Elle n’avait que quinze ans à cette époque et c’était la première fois qu’elle assistait à une mort aussi violente. Depuis, elle avait l’habitude de voir les hommes chuter, mais elle détestait voir son mari en mauvaise posture, parfois, elle aimerait ne pas le voir jouter. Pourtant, elle n’avait pas le choix, tous les nobles devaient prouver leur courage grâce à ce sport, ou sinon à la guerre et elle n’avait rien à dire, la seule chose qu’elle pouvait faire, c’était encourager son époux.
Durant toutes ces années, Anya avait pu observer tous les coups bas, les tricheries et les complots au sein de la lice et ce fut pour ainsi dire la première fois qu’elle put observer une telle plaisanterie. Au début, elle ne pensait qu’à une simple plaisanterie de la part de Marguerite de Bourbon, qui présenta un jeune garde pour défier William, mais finalement, après un discours héroïque, le roi lui demanda de défier le duc. La duchesse ne doutait nullement des capacités de son mari et elle craignait qu’il ne blesse, sans le vouloir, ce pauvre jeune homme, qui n’avait sûrement jamais jouté. Il devait être très fort pour ce qui était des combats, mais pour la joute tous les hommes de la noblesse la pratiquaient dès leur plus jeune âge. C’était de la folie.

« Pourvu que votre frère ne lui fasse pas trop de mal, ce jeune homme est vraiment inexpérimenté. Regardez comment il tient sa lance. » Fit-elle remarquer, tout en se tournant vers Caitlyn. Anya n’avait aucune crainte pour son mari, il était bien trop doué pour se faire avoir par un débutant, mais en ce qui concernait ce garde, il allait sûrement passer sa plus mauvaise journée.
La jeune femme tourna son regard et vit un homme non loin de là, qui la regardait avec insistance, elle fit un simple signe de tête, puis il s’éloigna discrètement, sans avoir été vu par personne. Elle, de son côté ne fit rien transparaître, elle avait totalement confiance en elle-même et ce qui allait arriver. La duchesse regarda son mari, qui lui accorda un petit signe de tête, il n’allait pas tarder à s’élancer, elle croisa ses mains, pour faire une petite prière et lui prodigua tout son amour pour lui, en un seul regard. Son ruban était accroché autour de la lance de son époux, signe de son amour, mais aussi du fait que son mari était l’unique homme qui occupait son cœur. Cette coutume était leur rituel depuis le début de leur union, mais aussi le rituel de tous les amants.



    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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Arthur Wayne
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♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 26 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 982 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 88 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 1 Fév - 11:37
JOUTE SOUS TENSION.





Pour être honnête, Arthur ne s’était pas attendu à cela. Il avait pensé qu’après avoir eu le courage de prononcer un tel discours, il n’aurait plus à jouter. Et pourtant. Le roi d’Espagne ne lui fit pas de cadeaux. Il devait sans doute penser qu’un garde royal en plus ou en moins, cela ne faisait pas grande différence…Sauf qu’un garde royal comme Arthur, il n’y en avait pas deux.

"C’est tout à votre honneur Mr Wayne, mais n’êtes-vous point un membre de la garde de me chère épouse ? Montrez-nous ce que vous valez et quant à vous lord Cavendish, évitez de trop le blesser. En lice messieurs !", avait il Philipe de Habsbourg.

L’humiliation était terrible. Arthur était complètement déboussolé. Il n’avait aucune chance. Ce crétin d’espagnol était peut-être en train de l’envoyer à la mort pour un divertissement pour lequel il n’avait jamais été entrainé. S’il avait pensé que l’arrivée de la reine y changerait quelque chose, et bien, il s’était trompé. Celle-ci ne dit mot, comme si c’était Philipe qui gouvernait et non elle. Le jeune soldat commençait à mieux comprendre les réticences de certains anglais à ce mariage. Foutu espagnol.

Arthur mit plusieurs secondes à reprendre ses esprits, ne s’étant vraiment pas préparé à entendre cette réponse là. Quand il se leva, car il était toujours à genoux, il fut très vite entouré d’une vague d’écuyers qui lui ramenait le matériel nécessaires à la joute et qui tentait de lui expliquer comment s’y prendre au mieux qu’il le pouvait.
Arthur avait peur. Il entendait ce que les autres lui disaient, il prit l’arme comme on lui dit de le faire, - du moins il essaya -, mais il ne parvenait pas à écouter, à être véritablement concentré. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Il réfléchissait à une issue mais il n’y en avait aucune. Il réfléchissait à sa vie. S’il mourrait aujourd’hui, il n’avait rien accompli. Il n’avait même pas eu le temps de se marier.

Arthur semblait en fait être activé sur un mode automatique, allant affronter son destin sans d’autres choix. Il ne réagit d’ailleurs même pas en voyant se diriger vers lui Richard Ballantrae, cet homme qu’il détestait car il le considérait comme un misérable personnage, rival qui plus est puisqu’il avait autrefois été très proche de Constance.

Richard lui prodigua des conseils. La situation devrait être très grave pour en arriver à oublier l’animosité qui les liait. Mais bien sûr, Arthur n’avait nul besoin des conseils de Richard pour se rendre compte de la situation. Les nobles dans les tribunes le regardaient tous exactement comme on regarde un condamné. Avec de la pitié.
Marguerite de Bourbon ne le regardait surement pas ainsi, mais il ne pensa même pas à la chercher du regard, elle qui l’avait mis dans cette terrible position.

Arthur entendit les conversations des écuyers, la conversation de Richard avec l’un de ceux-ci, mais il ne dit rien. Il ne parlait pas. Il ne montrait pas non plus sa peur, car son regard sérieux et concentré était habituel. Il se contentait d’écouter, en l’attente de son sort, trop préoccupé pour dire quoi que ce soit.

"Protégez votre cou, votre estomac, vos yeux, et…Priez. Je ne garantis pas que cela fonctionne, mais on ne sait jamais, le Saint Esprit interviendra peut-être pour briser la lance de Cavendish avant qu'elle ne vous coupe en deux." , entendit-il de la part de Richard, après que celui-ci lui aie tendit le casque qu’il venait d’enfiler.

Il ne répondit toujours rien, se contentant d’hocher la tête. Il n’avait rien à dire. Il n’avait jamais pensé se trouver dans une telle situation de sa vie. Et même s’il ne le montrait pas, car l’humiliation était déjà bien trop grande, c’était la première fois qu’il avait peur, depuis bien longtemps. Même à la bataille de Thomas Wyatt, il n’avait pas eu si peur. Pourtant le danger de mort était partout. Mais il serait mort en soldat digne de ce nom. Ici, s’il mourrait, il mourrait en bête de foire divertissante. Grâce à Marguerite de Bourbon et à Philippe de Hasbourg. Et puis, depuis la bataille de Wyatt quelque chose avait changé. Il y avait Constance. Mourir avant de n’avoir pu l’épouser serait un bien piètre destin.

Richard Ballantrae prit de nouveau la parole, mais cette fois ci, il regarda Arthur droit dans les yeux et le jeune soldat réalisa alors seulement que c’était son ennemi qui lui parlait. Mais plus rien ne pouvait l’étonner aujourd’hui. Il ne s’en formalisa pas. Il n’avait pas le temps pour la haine. Il reviendrait peut-être paralysé à vie de cette expérience.

"Elle sera au courant, pour ce qui s'est passé, et pour ce que vous avez dit. Si vous avez un message, ou quoi que ce soit, à faire passer, c'est le moment."

Arthur réfléchit un instant, son regard ancré dans celui de Richard qui semblait étonnamment sincère. Cela ne le rassurait pas du tout. Si Richard venait lui donner des conseils, c’était parce que, comme tout le monde ici, il avait le sentiment de parler à un éventuel condamné. Les gens sont toujours plus gentils avec les condamnés à mort. D’ailleurs ce que celui-ci lui demandait, c’était de lui confier ses éventuelles dernières paroles pour sa fiancée. En d’autres circonstances, jamais il n’aurait confié un tel message à cet homme, persuadé qu’il ne les transmettrait pas. Il était un rival. Une fois qu’Arthur serait mort, il se remettrait à tenter de séduire Constance, sans aucun doute. Mais il n’avait pas d’autres possibilités. L’heure était trop grave.

« Dites lui que si je ne reviens vivant, mon plus grand regret sera de ne pas avoir vécu assez longtemps pour l’épouser. Dites lui que je suis désolé de la laisser seule. Dites lui que j’aimerais qu’elle ne m’oublie pas…Et qu’elle prie pour moi. Dites lui que je l’aime comme je n’ai jamais aimé.»

Après avoir dit cela, Arthur se dirigea vers le cheval qui l’attendait. Il ignorait où il trouvait la force d’avancer, car chaque pas qu’il faisait le rapprochait peut-être un peu plus d’un destin tragique, et il était intérieurement mort de peur. En fait, il le faisait tel un automate, parce qu’il n’avait pas d’autres choix ; le roi avait parlé, son destin était scellé, il adviendrait ce qu’il pourrait.

Le jeune soldat ne savait même pas s’il tenait sa lance correctement. Sans doute pas. Et s’il la tenait mal, tout le monde le remarquerait. Il sentait bien que tout les regards pesaient sur lui et non sur Cavendish. Il était évident que le duc l’emportait. Il n’y avait aucun suspense à ce sujet. Le suspense le concernait lui, et uniquement lui. S’en sortirait il vivant, blessé ou mort ? Voilà ce que les gens se demandaient. Son sort était leur divertissement.
Une fois assis sur sa monture, Arthur regarda son adversaire, qui avait l’air d’être prêt. Il réalisa alors qu’il n’avait pas pensé à laisser un mot pour sa mère par l’intermédiaire de Richard. Il aurait voulu lui demander d’être forte et lui dire qu’il était désolé de l’avoir laissé seule pendant six ans, qu’il regrettait. Elle serait effondrée, surtout en apprenant qu’il avait laissé un mot à Constance et non à elle. Mais il était trop tard… Il n’avait qu’à essayer de ne pas mourir, ainsi la chose serait reglée.

« Our Father, who art in heaven, hallowed by thy name, thy kingdom come, thy will be done, on earth as it is heaven… »

Arthur priait silencieusement la première prière qu’il lui était venue, la plus connue, aussi. Il aurait pu en trouver une autre, mais il ne parvenait pas à réfléchir. Il ne voulait pas mourir aujourd’hui. Que Dieu le sauve, et il ne le servirait que mieux encore. Faites que je m’en sorte, pensait-il, faites que je m’en sorte,…






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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Lun 2 Fév - 19:29





Joute sous tension
la cour & Marguerite

Je n'y croyais pas. Je ne croyais pas à son petit jeu de petit chrétien docile. Il pouvait se comporter avec son piteux honneur de garde royal comme un défenseur de la foi, en mon for intérieur, je sentais que ce n'était qu'un mensonge. Certes il jouait bien la comédie de l'homme sérieux et fidèle à sa fanatique de Reine, mais au fond, il massacrait des gens et devait sûrement apprécier ce sentiment de toute-puissance lorsqu'il exécutait de pauvres personnes. Oui, peut-être que ces personnes ne possédaient pas la même foi que lui, mais était-ce une raison ? Massacrer des innocents, que les catholiques nommaient injustement hérétiques, n'avait rien de glorieux et les personnes qui se disaient tant proche de Dieu ne comprenaient pas le réel sens du livre saint. La Bible ne leur disait pas de tuer les autres comme elle ne disait pas aux prêtres de s'enrichir sur le dos des paysans incultes. Oui, je voyais dans le regard de ce Wayne qu'il n'était pas le saint homme qu'il aimait faire croire. Et c'est donc avec un malin plaisir, une joie toute particulière, que je le voyais s'éloigner dans une tente afin qu'il se prépare pour le combat qu'il allait menait – et perdre, je l'espérais – grâce à mon intervention. Il murmura un « soyez maudite. » d'une telle vigueur qu'il réussit à m'arracher un haussement de sourcils.

« Oh, mais croyez-moi, je le suis déjà. »


Mon ton était dur. En effet, par mon ascendance si prestigieuse, par mes actions guère honnêtes Dieu avait fait de moi une partisane de Lucifer. Je ne croyais plus en rien si ce n'est en moi-même et là encore ma détermination péchait. Alors savoir que je le menais tout droit à l'abattoir ne me faisait ni chaud ni froid. Et puis après tout, s'Il avait décidé que Wayne ne devait pas mourir en ce jour, il ferait en sorte que cela ne se réalise pas, n'est-ce pas . Alors, si ce soldat, ce … ce.... garde avait tellement foi en son noble Seigneur, il n'avait rien à craindre. Un sourire satisfait aux lèvres, je me contentais de cette dernière pensée pour justifier mon geste que quelqu'un pourrait qualifier de cruel. Or, ce n'était pas moi qui l'étais, ni même mon acte, mais bel et bien la vie. Soudain un souffle régulier effleura mon oreille. Je me retournais donc et aperçut le visage gracile de la duchesse du Devonshire. Une jeune femme à peine plus âgée que moi, mais ayant déjà une ribambelle d'enfants et une vie de couple apparemment heureuse. Je l'enviais pour cette vie simple. Que n'aurais-je donné pour que Jean ne soit pas aussi dérangé ! Mais, le destin était le destin et je devais l'accepter.

« Le simple fait qu'il porte de tels vêtements avec si peu de goût me le rend exécrable » répondis-je en chuchotant sous l'air de la confidence à la duchesse. Mon rire se joignit au sien pendant quelques secondes, mais le retour de Wayne me fit cesser. Il paraissait si sur de lui ! Un bruit, semblable à un cri de rage s'échappa discrètement de ma bouche. Mon si beau visage se déforma sous l'effet de la contrariété et le discours que prononça ensuite ce gueux me laissa pantoise. Était-il sérieux ? Pensait-il réellement qu'il allait s'en tirer comme ça . En faisant preuve d'un pseudo courage que les nobles aux alentours semblaient apprécier . Non, non et non, je ne le laisserai pas gâcher mon plaisir de la sorte.
Or, le roi semblait du même avis que moi. Mon cœur palpita de joie à l'idée de voir ce fou se faire ridiculiser. Son orgueil allait redescendre à sa place naturelle. Je souris avec ironie à la vue du visage effrayé et décomposé de celui qui n'avait peur de rien car le Seigneur était à ses côtés. Quelle bonne blague oui ! Pendant quelques minutes il s'échappa suivi d'un homme du peuple et revint paré et prêt à défier cet adversaire qui allait le battre. Puis la reine fit son entrée, la cour applaudit avec servitude et je me tournais vers la duchesse qui semblait inquiète pour ce soldat si prompt à anéantir ceux de la religion protestante.

« Très chère, n'ayez crainte ! Ce jeune homme répète sans cesse que Dieu est à ses côtés. Si cela est vrai, il ne devrait rien avoir à craindre n'est-ce pas . »


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Mer 4 Fév - 22:22

Mon cœur battait la chamade. La nuit avait été très courte pour ne pas dire blanche… Ca me tracassait. Elle m’avait tout expliquée dans les moindres détails, chacun de mes gestes était minutieusement réfléchis. Je savais exactement ce que je devais faire au moment où je devais le faire. Je regardais une peinture de Thomas tout en m’habillant de couleurs sombres. Je soufflais pour me calmer, pour calmer mon cœur, comme si je voulais l’empêcher de battre. Aujourd’hui, j’allais faire un grand pas. Un pas vers l’avenir. Un pas pour lui. Je sentais mes mains tremblaient rien que d’y penser. Je m’étais engagée, elle comptait sur moi. Une seule cause : les Protestants. Une lutte pour la liberté. Des morts, il y en aurait obligatoirement. Cette nuit, j’avais pleuré pour eux. Des larmes avaient coulé pour le sang versé. La Reine avait le droit d’enlever des vies, de détruire des familles… rien qu’à cette pensée, j’étais écœurée alors si c’était ça qu’être Reine, défendre sa foi finalement qu’importe le prix. Aujourd’hui, je serais Reine. Les catholiques n’avaient pas gagné, la bataille ne faisait que commencer. Une longue et douloureuse bataille. Pour une vie protestante, j’en prendrais deux dans le camp catholique…Ce serait ainsi. Ils paieront pour les agissements de la Reine. Je mettrais une bougie pour eux. Il était temps que les choses changent. Je nouais mes cheveux dans mon dos pour ne pas qu’ils me gênent. Je n’avais pas le droit à l’erreur. J’étais le déclenchement, la première étape, le premier pas.

Arrivée au Palais, je faisais comme si de rien n’était. J’allais à la Joute, parmi la foule je passais inaperçu. Je me faisais toute petite pour que personne ne me remarque. J’avais évité les visages connus, une vraie mission de petite souris qui se faufile à travers les petits trous pour manger son fromage et échapper au chat. C’était exactement ça. Le monde était le chat et moi j’étais la souris. J’étais perturbée parce que j’allais faire, tourmenter, je n’en dormirais pas de la nuit probablement. Cela devait se traduire sur mon visage mais, j’avais tellement une sale tête ces derniers temps que c’était devenu une habitude malgré moi. Cela ne choquerait personne. Je n’avais pas oublié de prendre la poudre que j’avais soigneusement caché, je n’avais pas posé de questions sur la provenance de cette dernière moins j’en saurais, mieux ça valait. J’en savais déjà trop…J’étais restée un moment immobile, cachée à observer le mouvement des tentes. Pour moi. Pour elle. Pour lui. Pour eux. Pour nous.

D’un air naturel, à petit pas je me dirigeais vers une tente. Plus de doute désormais je ne pouvais plus reculer. Je me remémorais mes paroles que je lui avais prononcées quelques semaines auparavant. Je déposais la poudre dans la tente sans avoir réellement conscience de ce que j’étais en train de faire. Je sortais aussi vite que j’étais entrée. Tout était en place, une tâche simple mais, délicate à la fois, ne pas se faire voir, ne pas se faire attraper en possession de poudre ou que sais-je encore. Un acte désespéré pour le venger. Un acte de bravoure pour montrer que nous sommes là. Parmi la foule. Au détour d’un chemin. Derrière eux. Derrière vous. Que nous sommes dangereux et que nous ne comptions pas en rester là. Pétrifiée les bras croisés. Nous avions l’audace d’agir. La diversion était mise en place. Je fermais les yeux pour quitter ce monde juste un instant, une fraction de seconde. Et un bruit sourd se fit entendre, la tente d’un des jouteurs venait de prendre feu. Une tente vide. Tout était prêt pour la suite. J’avais lancé les hostilités. Et moi, j’étais déjà loin. Loin des explosions. Loin du bruit. Loin de la foule. Loin de la joute. Loin de tout. Surtout… loin de lui.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Mer 4 Fév - 22:26


Une joute sous tension.





La souveraine anglaise était désormais aux côtés de son époux, joyeuse et amoureuse, elle venait assister à la joute équestre, qui avait eu lieu. Quelle stupeur n’eut-elle pas quand elle découvrit l’un de ses gardes au duc de Devonshire, le roi la rassura et enjouée, la reine se mit à suivre la suite des évènements.
Les visières baissaient, les deux hommes élancèrent leurs chevaux, brandissant leurs lances. Le premier choc montra sûrement à Arthur que Dieu était à ses côtés, puisque les lances se brisèrent contre les boucliers, sans qu’aucun des deux hommes ne tombent au sol. Les applaudissements retentirent dans les gradins, la reine envoya un regard amusé vers son roi, contente de voir que son garde parvenait à relever le défi qu’on lui a donné.
Le deuxième acte, les lances furent changées et à nouveau les deux hommes firent face. Au signal, ils s’élancèrent à nouveau, mais le cheval du duc de Devonshire augmenta en vitesse. Ce dernier brandit sa lance, qui toucha l’épaule du jeune Arthur Wayne, qui tomba au sol. Les écrits de quelques dames se firent entendre, puis il y eut une explosion. De la fumée s’échappa plus loin, d’une tente en feu. Sans que personne ne l’ait vu, la protestante Rosemary Blackwood venait de poser de la poudre, ce qui déclencha brusquement l’explosion.
La diversion était enclenchée et les gardes de la reine se rendirent tous sur le lieu de l’accident, puis la souveraine et le roi furent aussitôt emmenaient au palais. Rosemary n’était plus là, personne ne l’avait vu. Alors que personne ne s’y attendait, une seconde explosion eut lieu dans les gradins et déclencha à mouvement de panique. Personne n’avait rien vu, les coupables avaient fuis et pendant ce temps là, les victimes tentaient de se secourir. Tous avaient peur et si une nouvelle explosion avait lieu.

Information sur le jeu : Les participants de ce topic sont les anglais, ainsi, vous rencontrerez Arthur Paton, Antanasya L. Cavendish, William Cavendish, Caitlyn Shelley, Marguerite de Bourbon, Richard Ballantrae, Jane Seymour, Walter Manners. Si d'autres personnes veulent s'inscrire, vous pouvez toujours le faire, même après ce tour, (ICI). En ce qui concerne nos participants, pour ce troisième tour, vous pouvez autant de réponses que vous le souhaitez, continuez vos activités, jusqu'à ce que les explosions aient lieu. Pour y répondre vous avez jusqu'au 18 février. Si vous avez une impossibilité, contactez un membre du staff.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 8 Fév - 19:30
William Cavendish ❥ une joute sous tension.



Pour une couronne, qu'on n'aura pas. Un jour meilleur qui ne vient pas. C'est contre ceux d'en haut à mains nues s'il le faut, qu'on gagnera notre place. La situation semblait se compliquer, de jour en jour. Maintenant que la Reine fut mariée, il n'y avait plus rien à faire que l'on puisse arrêter. Je pensais alors attendre, attendre jusqu'au jour de sa mort. Non, il ne fallait pas en rester là, ni se laisser faire. Je ne savais plus quoi penser. On devait agir, mais le risque était trop grand. Je ne voulais en aucun cas mettre ma famille en danger, je ne le supporterais pas. Plutôt mourir que de les voir accusés. Malgré tout, je m'inquiétais surtout pour Antanasya, elle qui ne voulait qu'une chose : voir Mary Tudor mourir. Je savais qu'elle ferait tout pour cela, mais j'avais bien peur que cela nous mène à la mort sans passer par la case Tour de Londres. Je faisais tout en mon pouvoir pour que la Reine n'ait aucun doute sur notre famille pour qu'elle ne la détruise pas. Ce n'était pas même une option pour moi. Je faisais alors tout mon possible pour éviter cela. Antanasya savait qu'elle pouvait me faire confiance et que je ne laisserais personne faire croire que nous sommes en réalité dans le camp opposé à la couronne.

Ce jour-là, le couple royal avait organisé une belle joute, digne de ce nom. Enfin c'est ce que j'espérais. J'avais pu assister aux prouesses de notre nouveau Roi consort. Je l'applaudissais, tout comme le reste de l'audience. Je me trouvais aux côtés de ma femme, ma soeur et de son mari, quand on annonça les prochains jouteurs dont je faisais parti. Après coup, un garde royal se présenta contre moi, et contre son gré. Le Roi l'avait donc défier de me battre, ce qui n'était pas une mince à faire et surtout impossible puisqu'il n'avait jamais été entraîné pour ce genre d'activité. Je ne pouvais donc pas prouver mes réelles capacités à jouter devant le Roi, surement une prochaine fois, si l'occasion s'y présente. Je regardais le petit ruban, accroché près de moi par Antanasya, et qui me porta chance à chaque fois. Je regardais le ciel, et commença à m'élancer. Je pouvais lire la peur sur le visage de ce garde. Il fallait de même que je contrôle ma force face à lui. Mais ce ne serait pas une joute digne de ce nom s'il n'y avait pas de blessés. Quand nos lances se rencontrèrent, aucun de nous deux ne tomba. Je fus quelques peu déçu, il devrait déjà être à terre. Alors je décidais de frapper encore plus fort, puisque cela n'avait pas été suffisant au premier tour. Un signal déclencha le début du second tour alors je m'élançais à nouveau. En un rien de temps, mon adversaire se trouva à terre. Une victoire de plus ! Je souriais et fut bien content, mais cela fut de très courte durée lorsque j'entendis des cris de femmes dans les gradins puis ensuite une explosion. Mon cheval prit peur et se braqua. Je tentais de le contrôler et appelait un homme pour s'en occuper. "Que ce passe-t-il ?" dis-je avec inquiétude. J'enlevais ma visière et descendis tout de suite de mon cheval. "Prenez ça" dis-je à l'homme en lui donnant mon armure et ses accessoires. Il fallait faire le plus rapidement possible. Mes pensées étaient tournées vers Antanasya et Caitlyn, je ne les voyais plus avec tout ce monde qui paniquait.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 8 Fév - 22:03

❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.
Pseudo & Pseudo
La foule avait toujours été une source d’angoisse pour la Comtesse de Derbyshire. Quand elle était enfant, la petite Caitlyn se cachait dans les jupons de sa chère maman afin de ne pas se retrouver au milieu de toutes ces dames qui piaffaient et l’étouffaient avec leurs robes. Souvent elle finissait par partir en courant ou se faisait disputer par sa mère car elle ne se tenait pas correctement. Sa gouvernante l’emmenait alors dans la pièce qu’elle préférait le plus : la salle d’étude. On y trouvait de grandes bibliothèques avec des rayonnages remplis de livres qui sentaient bon le temps et le cuir. Il y avait aussi des pupitres sur lesquels ils apprenaient à écrire durement. Pour Caitlyn, ils représentaient plus des tables sur lesquelles elle pouvait dessiner les petites plantes qu’elle arrachait lors de ces balades dans le jardin. Cet amas de chevaliers, de dames de la cour, d’écuyers la rendait nerveuse. La jeune femme avait la sensation qu’une main glacée et griffue rampait en elle en direction de son cœur pour le broyer entre ses doigts. Cette angoisse n’était pas nouvelle mais elle la laissait toujours paralysée. Ses yeux se mirent à fouiller la foule à la recherche de son mari. Theon connaissait bien les peurs de sa femme et faisait toujours en sorte d’être à ses côtés pour la rassurer. Malheureusement, il participait à la joute et avait dû la laisser. Il devait être probablement avec ses amis. Caitlyn avait l’impression d’éprouver des difficultés pour respirer mais la jeune femme se voyait mal se confesser à sa belle-sœur. Anya aurait probablement fait quelque chose pour la rassurer … sauf que les deux jeunes femmes n’entretenaient pas une relation fraternelle au grand dam de William. Il était difficile pour Caitlyn d’accepter que son cher grand frère ait épousé une petite arriviste … mais surtout qu’il ne s’occupe plus d’elle. Elle savait que sa réaction était puérile … c’était ainsi ! Caitlyn ne détestait pas Anya uniquement pour cette raison. Anya était belle, intelligente, courageuse. Sa belle-sœur n’hésitait pas à exprimer ses pensées. Son mariage était heureux… Anya représentait tout ce que Caitlyn aurait aimé avoir et être.

Fouillant la foule, une nouvelle fois de façon désespérée, avant de se rendre dans les gradins. La jeune comtesse s’installa auprès de sa belle sœur et d’une amie. Suivant les différents affrontements, elle se demanda si cela allait durer longtemps parce qu’elle souhaitait retourner dans ses appartements au château. Son époux avait été défait par son beau frère mais comme toujours Theon gardait sa bonne humeur. Il quitta le champ pour aller avec ses compagnons s’amuser … en laissant sa femme dans une angoisse sans pareille. Caitlyn ne cessait de regarder autour d’elle en espérant pouvoir s’échapper. Evidemment, son absence serait mal perçue par la Reine et son époux. La comtesse du Derbyshire ne pouvait pas se permettre de se faire remarquer et d’attirer l’attention sur sa famille. A la cour, on la disait pieuse et bonne épouse … mais Caitlyn était loin de cette image. Peu de personne la connaissait suffisamment pour le savoir. Restant assise en affichant une expression ennuyée, Caitlyn observa la scène qui se déroulait actuellement. Un garde royal affrontait son frère, William Cavendish. Leur combat tourna en faveur de William … il ne pouvait pas en être autrement ! Heureuse que son grand frère ait botté les fesses de ce garde, Caitlyn ne remarqua pas immédiatement la fumée qui s’échappait un peu plus loin. Une vive agitation attira néanmoins son attention. Son cœur se mit à battre beaucoup plus rapidement. Qu’est-ce qui se passait ?

Se levant pour mieux voir ce qui se passait vers les tentes dressées, Caitlyn ne pensait pas une seule seconde que tout allait basculer. Le sol se mit à trembler sous ses pieds. Un bruit infernal retentit puis se fut le trou noir … En ouvrant les yeux, Caitlyn fut aveuglée par la luminosité. Une douleur vive lui déchirait tout le flanc droit quand elle tenta de bouger. Ses oreilles bourdonnaient. Sa bouche était pleine de terre ou de quelque chose qui avait mauvais goût. Ses cheveux étaient collés à son front et semblaient poisseux. La jeune femme comprit qu’elle devait saigner mais ce qui l’inquiétait dans l’immédiat c’était qu’elle ne sentait plus ses jambes. S’appuyant sur les coudes, elle réussit à relever le buste non sans esquisser une grimace de douleur. Son regard tomba immédiatement sur la planche qui était fichée dans sa jambe droite. La blessure ne semblait pas trop grave mais elle l’empêchait de se relever. Caitlyn regarda autour d’elle à la recherche de sa belle-sœur. Anya était probablement blessée. L’angoisse et l’inquiétude commençaient à la gagner. Oh mon dieu ! Où était Anya ??? Son cœur battait à la chamade. Theon et William étaient-ils en sécurité ? Oh non ! Elle ne devait pas commencer à paniquer sinon elle ne pourrait pas agir … en même temps avec ce morceau de bois planté dans sa jambe, elle ne risquait pas d’aller très loin. « Antanasya ? » Au pourvu que sa belle-sœur n’ait rien ! « Theon ! » Son cœur battait si vite que ses oreilles bourdonnaient. Sa tête lui tournait… elle perdit connaissance…


Emi Burton


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Arthur Wayne
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Mar 10 Fév - 21:40
Visière baissée, c’est le regard tourné vers Dieu qu’Arthur s’élança sur son cheval, tentant de maintenir de son mieux sa lance pointée vers son adversaire. Le regard des spectateurs, des écuyers et même de son rival Richard Bellantrae ne l’avait guère rassuré concernant son sort. Il craignait de risquer sa vie, mais n’en avait pas le choix. Sa peur devait demeurer secrète. Il s’était déjà agenouillé en vain devant le roi, il devait maintenant garder la tête haute et affronter son destin comme le soldat de la garde exemplaire qu’il était. Comme un homme.

Le jeune homme continuait à réciter mentalement ses prières alors qu’il ne pouvait compter que sur Dieu pour lui donner une chance de ne pas finir très gravement blessé ou même mort dans ce spectacle qu’il n’avait jamais souhaité.

Par chance, au premier choc, les lances des deux hommes se brisèrent contre leurs boucliers respectifs, les épargnant de toutes blessures. Ne pas tomber dès la première rencontre, contrairement à ce à quoi s’attendait sans doute la quasi-totalité des personnes les regardant jouter, était déjà une véritable victoire en soi. Malgré la force que William Cavendish avait mise dans son coup, Arthur était resté debout sur son cheval. Il n’avait plus maintenant qu’à tâcher de ne pas mourir au second choc.

Un signal déclencha le second tour et Arthur s’élança à nouveau, ajustant la position de sa lance pour espérer toucher William Cavendish avant que celui-ci n’y parvienne. Malheureusement, cette fois, la lance de William Cavendish alla frapper Arthur de plein fouet au niveau de l’épaule gauche. Le choc projeta le brave soldat au sol, tandis que le cheval continuait seul sa course jusqu’à l’extrémité du terrain pour finalement s’arrêter.
Une chance qu’Arthur ait bénéficié d’une armure digne de ce nom pour affronter le duc, car son épaulière avait ralenti le choc et lui avait sans doute évité de voir la lance s’enfoncer dans sa chair à plusieurs centimètre de profondeur. L’extrémité de la lance, après avoir rencontré violemment son épaulière, avait glissé contre le métal pour finalement se frayer un chemin sous cette partie de l’armure protégeant les épaules. Mais cela s’était passé très vite, et Arthur était immédiatement tombé ensuite, ce qui était une bonne chose finalement, puisqu’il avait ainsi empêché la lance d’avoir le loisir de s’enfoncer plus profondément dans sa chair. Le jeune homme ne s’en tirerait au final qu’avec une entaille de quelques centimètres au niveau de l’épaule, ce qui ne l’empêcherait pas de continuer sa carrière de soldat sans être défavorisé. C’était à des lieues de ce qu’il s’était imaginé, craignant même de mourir. Cette blessure guérirait vite, et il était bien assez satisfait de ne pas être mort pour s’en soucier, malgré la douleur ajoutée à celle liée au fait d’être tombé de son cheval, ce qui était à prévoir, Arthur n’ayant pas été habitué à monter à cheval dès son plus jeune âge.

Les applaudissements des spectateurs furent de courtes durées. Alors que le soldat de la garde, au sol, tentait de se relever, se maintenant l’épaule de sa main droite, une explosion se fit entendre, et de la fumée s’échappa d’une tente. Les écuyers qui se dirigeaient alors vers lui restèrent instant immobile et aux aguets, comme tout le monde sur les lieux, qui se demandaient alors ce qui venait de se passer. Arthur vit ses collègues se précipiter vers le lieu de l’explosion, alors que le roi et la reine était emmené vers le palais… Les deux écuyers vinrent malgré tout à sa rencontre, étant censé l’amener à l’infirmerie où il serait soigné. Cependant, le jeune homme, fidèle à son devoir, souhaitait évidemment faire de même que ses collègues et se rendre utile, malgré la blessure.

« Contentez vous de me retirez cette épaulière et de me donner une épée, je suis en service, que s’est il passé là bas ? », demanda-t-il. Les deux écuyers n’en savaient évidemment pas plus que lui, d’ailleurs la question n’avait pas lieu d’être, tout s’étant passé si vite.
Ralenti par sa blessure et par les écuyers, Arthur était encore sur le terrain de joute lorsque la seconde explosion eut lieu. Il était le seul garde à demeurer sur le terrain alors que tous, la diversion ayant parfaitement fonctionné, étant parti vers les tentes ou pour un nombre restreint d’entre eux, vers le roi et la reine afin de les reconduire en sécurité. Cette fois, l’explosion était plus proche. Le bruit assourdissant précéda un effondrement dans les gradins, accompagné par de violents cris de peur et de surprise.

Le jeune homme n’hésita pas. Il n’avait pas le temps d’hésiter. Il était garde royal, il devait également protéger la cour de sa reine. Cette même cour qui, quelques minutes plus tôt, avait regardé attentivement le spectacle de ce qu’ils croyaient être la mort ou la fin de la carrière d’un garde royal.

L’écuyer qui avait été lui quérir une épée avant la seconde explosion s’était arrêté net devant le spectacle d’une partie des gradins effondré. L’autre demeurait prêt de lui, tout aussi abasourdi.

« Des gens sont blessés, il faut les aider ! », réagit rapidement Arthur, ayant réalisé qu’il était le seul garde restant. Le jeune homme ignorait tout des causes de cet attentat même s’il se doutait qu’il s’agissait encore de l’œuvre des hérétiques qui en voulaient à la reine Mary, car de qui d’autres pouvaient ils s’agir ?

Arthur n’attendit pas de voir si les écuyers le suivaient. Il s’élança vers les gradins, d’où il avait perçu des cris avec l’intention de retirer des décombres le plus de personnes possibles. Malgré la douleur de sa blessure et du choc de sa chute, qui le ralentissait, il trouva la force de ramener sur le terrain de joute une jeune femme brune inconsciente, ayant un morceau de bois enfoncé dans la jambe. Cette femme, il l’ignorait, était la sœur de l’homme qui venait de le blesser durant la joute…La sœur d’un protestant…

« Des bandages, allez me chercher des bandages ! », ordonna Arthur à un écuyer. Il en avait bien besoin lui aussi, vu le sang qui s'échappait de son épaule...

Il fallait mieux retirer le bois de sa jambe tout de suite, pour éviter une infection, pensa Arthur. Il maintint donc la jambe de la victime, avant de tirer le bois d’un coup sec, pour ne pas faire trainer les choses. Si cela ne réveillait pas la jeune femme, elle avait véritablement sombré dans une sérieuse inconscience…Si cela la réveillait, elle découvrirait qu’elle venait d’être sauvée par le garde royal dont la défaite la réjouissait quelques minutes auparavant.


( PS : Caitlyn Shelley, j'ignore encore comment ton personnage va réagir à l'aide que lui a apporté Arthur mais dans tout les cas, j'viendrais bien te voir après pour un lien en rapport avec l'évenement. Pareil pour Antanasya et William, il nous faudrait un lien après ça , vous en dites quoi ? ^^ )





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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Jeu 12 Fév - 22:09

Une joute sous tension.



14 septembre 1554.
Carrière de Whitehall.


« Que Dieu soit avec lui alors, mon cher mari déteste perdre, en ce qui concerne les duels. » Se mit la jeune femme à sourire, auprès de Marguerite de Bourbon, après qu’elle lui ait révélé de façon imagée que cet homme, cet Arthur Wayne était un catholique, très aimant de sa religion. Si William pouvait le blesse un petit peu plus, elle ne disait pas non.
Antanasya se méfiait de tous les fanatiques qui entouraient la reine. On disait à la cour que Reginald Pole n’allait pas tardé à revenir, pour le meilleur et surtout pour le pire, mais le pire de tout était cet inquisiteur espagnol, venu avec le roi, qui était selon elle, la pire des menaces. Elle le savait, ce n’était qu’une question de temps avant que la reine ne fasse de nouveaux martyrs, cependant, en attendant, la rebelle était prête à attaquer. Elle dirigeait la rébellion, restant une ombre parmi les ombres, se glissant dans les méandres de la guerre, pour mieux en ressortir. On ne savait pas qui elle était, en dehors de quelques personnes. Pour tous les rebelles de second rang, elle était un homme qui signait les messages et donnait des missions pour sauver des réformés en danger, ou encore s’en prendre à quelques bastions catholiques. Ils n’étaient qu’une poignée à connaître son identité, si bien qu’elle se savait en sécurité.

Le second tour de la joute était lancé. Antanasya retint son souffle, puis regarda son mari s’élancer et mettre à terre le jeune garde. A nouveau son mari avait vaincu et la jeune femme ne put s’empêcher de se lever pour l’applaudir. Elle aimait William et chacune de ses victoires étaient les siennes. Puis, il y eut une première explosion. La jolie brune se retourna pour regarder dans la direction de la fumée. Tel qu’elle l’avait prévu, Rosemary Blackwood, sa petite protégée, venait de mettre de la poudre dans une tente. Elle afficha une mine grave et étonnée, pour ne rien montrer de son implication dans tout cela, ensuite son regard coula jusqu’à la tribune où la reine et le roi étaient évacués. Elle s’en doutait, ils ne seraient pas là. Du sang de noble allait couler, mais pas celui des souverains.
Il y eut une autre explosion. Plus forte, presque sous leur pied et la terre trembla. Les gradins s’effondrèrent, avec la noblesse dessus. Antanasya sentit son corps s’effondrer avec les gravats de bois et de toiles, comme les autres. La dernière chose qu’elle vit avant de toucher violemment le sol, fut son mari et son visage emplit de peur.

Elle chuta, ses membres cognèrent contre le bois, les corps, elle ne saurait le dire. Elle savait qu’elle serait la victime de cet incident, elle avait tout préparé et le remord ne faisait pas parti de son caractère. Pour elle, l’explosion était trop minime pour faire un nombre considérable de victimes. Il y en aurait sûrement, comme dans n’importe quel attentat. Elle s’y attendait, mais elle ne s’en était pas inquiétée, chaque guerre avait son lot de victime. Les catholiques tuaient des protestants. Les protestants tuaient des catholiques.
Victime de l’attentat, personne ne devinerait qu’elle avait commis une telle folie, au péril de sa propre vie, elle serait en sécurité maintenant. Elle, et tous ses proches.
Ses membres étaient endoloris, elle avait mal et elle sentait un corps contre le sien. Son bras la faisait souffrir, elle osa à peine ouvrir les yeux et quand elle le fit, elle vit le sang. Du sang qui n’était pas que le sien. Des cheveux roux, devant elle. Le visage de Lucrèce Peterson, l’une de ses ennemies, morte. Elle en fut désolée pour elle, même si elle était une garce, elle ne méritait pas de mourir et pourtant, elle fut une victime collatérale de cette guerre. Manquant de force, elle entendit Caitlyn appeler son nom, puis sa voix s’éteindre. Elle ne parvenait pas à bouger, ses membres étaient trop lourds. Les première larmes sortirent, et si elle avait provoquait la mort de la sœur de son mari ? Non, c’était impossible, jamais elle ne se le pardonnerait. Elle essaya de se redresser, la douleur lui poignarda tous les membres, puis elle retomba. Elle avait du mal à analyser la situation, elle était sous une masse de bois, dans une sorte de trou, ce qui lui avait permis de survivre. Réfléchir, elle avait de plus en plus de mal à le faire, en raison des nombreux cris et de sa propre douleur. Il y avait du mouvement, on allait sûrement les sortir de là.



    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 15 Fév - 11:33

❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.
Pseudo & Pseudo
Les battements de son cœur devaient si assourdissants qu’ils lui donnaient l’impression d’être coupée du monde … que personne ne l’entendrait … allait-elle finir sa vie ici ? Ainsi ? La panique commença son long chemin dans son esprit. Qui viendrait à son secours ? A qui pourrait-elle manquer ? Qui était-elle après tout ? Caitlyn était en état de choc mais quand on se retrouve avec un morceau de bois dans la jambe, que la douleur est si vive qu’elle vous aveugle, il est difficile de rester calme. Dans d’autres circonstances, la jeune femme aurait montré tout son sang froid même si elle aurait paniqué intérieurement … sauf que la personne blessée c’était elle … Les larmes se mirent à couler sur ses joues. Elle allait mourir pendant une joute ? Caitlyn qui espérait finir sa vie dans sa demeure du Derbyshire entourée de son époux et de leurs enfants. Jamais elle n’avait imaginé qu’elle pourrait s’éteindre loin de chez elle.
Appelant son époux, elle espérait de tout son cœur qu’il viendrait la délivrer de cette douleur insoutenable. Juste voir son visage lui réchaufferait le cœur… Les jeunes époux avaient encore quelques difficultés pour s’habituer l’un à l’autre … Certes Theon n’avait jamais caché le faites que Caitlyn lui plaisait … mais sa femme n’était pas ainsi. La jeune femme n’arrivait pas à exprimer ses sentiments pour Theon car toutes les personnes auxquelles elle s’était attachée avaient fini par l’abandonner ou mourir … Pensant sincèrement que Dieu voulait qu’elle souffre, Caitlyn s’efforçait d’étouffer les sentiments que lui inspiraient son tendre mari. Pourtant, elle désirait le voir en cet instant ! Il était le seul qui pouvait la consoler même sans lui parler … Ne le voyant pas arrivé, la comtesse ressentit le besoin de pleurer encore mais ses forces l’abandonnaient. Elle avait trop longtemps lutté contre l’inconscience qui l’appelait au fond d’elle. Victime d’une grande faiblesse, elle sombra dans les ténèbres …

Il y avait beaucoup de mouvement autour d’elle mais Caitlyn ne pouvait pas s’en rendre compte. Les gens hurlaient, appelaient à l’aide, pleuraient… On assistait à un spectacle macabre. Cette journée serait marquée par le sang et la mort. Combien de personnes ont perdu la vie dans cet acte barbare ? Qu’est-ce qui s’était réellement passé ? Captivée par le spectacle, personne n’avait remarqué ni compris ce qui s’était passé. Est-ce que cela aurait changé quelque chose de toute façon ? Probablement pas … Un peu plus loin, la duchesse du Devonshire était coincée sous un amas de bois. Où était Marguerite ? Un jeune homme se dirigea vers Caitlyn pour lui porter secours.

Une douleur sans nom s’empara de tout son être … Caitlyn ne pouvait pas rester encore inconsciente. Ouvrant brusquement les yeux, elle poussa un hurlement à glacer d’effroi son sauveur. La douleur mêlée à la surprise lui donna la force de chercher à atteindre la personne qui lui faisait mal. Des points noirs virevoltaient devant ses yeux. Quand la douleur finit par se retirer tout doucement … enfin quand elle fut plus supportable, la jeune femme se tourna vers son sauveur. Elle esquissa un sourire … Ses doigts s’étaient refermés sur l’un de ces bras. Tenant fermement le tissu comme si elle avait peur qu’il l’abandonne alors qu’elle souffrait. Son esprit était englué dans une substance étrange qui ne lui permettait pas de réfléchir. Se souvenant de sa belle-sœur, Caitlyn voulut dire à son sauveur de partir à sa recherche mais égoïstement elle souhaitait qu’il reste là … William ne tarderait pas à porter secours à son épouse … Anya était plus importante à ses yeux que sa sœur. Cette amertume rendit le regard de Caitlyn triste …

« Merci… » soufflant ce simple mot, elle se maudit car ses prochaines paroles allaient lui coûter beaucoup. « Je vais bien grâce à vous. Voulez-vous bien aller voir si vous trouvez ma belle-sœur s’il vous plait ? Mon esprit ne sera pas tranquille tant que je la saurai là-bas ? » Non mais elle était complètement dingue ?!!! Sa jambe saignait abondamment … Elle luttait à nouveau contre l’évanouissement … mais non Madame demandait que l’on porte secours à sa belle-sœur. La bonté de Caitlyn risquait fortement de la perdre. Desserrant son emprise sur la manche, elle donna un petit coup sur le bras de son sauveur pour qu’il puisse s’éloigner et partir à la recherche d’Anya. Tournant le visage de l’autre côté, Caitlyn se mit à pleurer ne souhaitant pas voir le départ de la seule personne qui lui avait porté secours … Mourir aurai peut-être été mieux …


Emi Burton


(HJ: oh ouuuuuuuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiiiiii ! il nous faut vraiment un lien après Arthur :-) )
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 15 Fév - 16:23
Wayne avait l'air tellement sonné que j'eus une brusque envie de lui flanquer un coup de tête, juste pour voir s'il était réveillé. Si il devait flancher, ce n'était absolument pas le moment ! Quoique, qu'il en profite un minimum, puisqu'il serait probablement mort avant la fin de la journée. Et dire que je devrais annoncer ça à Constance... Le garde sembla réagir lorsque j'évoquais directement, mais sans la mentionner, la jeune femme. Sa fiancée, et l'une des seules amies que j'aie jamais eu. Une personne généreuse qui méritait tout le bonheur possible, et qui allait se retrouver veuve avant même d'avoir été mariée, et ce par la faute de ce crétin d'espagnol aux faux airs de souverain, qui se comportait comme si il escomptait mettre à genoux l'Angleterre à l'image des terres du Nouveau Monde. Par Jack Mortimer, je savais comment les choses s'étaient passées, par-delà les océans. Que Philippe n'espère pas soumettre le peuple anglais comme il avait soumis celui des aborigènes ! Même mon absence totale d'intérêts pour la politique avait des limites.

" - Dites lui que si je ne reviens vivant, mon plus grand regret sera de ne pas avoir vécu assez longtemps pour l’épouser. Dites lui que je suis désolé de la laisser seule. Dites lui que j’aimerais qu’elle ne m’oublie pas…Et qu’elle prie pour moi. Dites lui que je l’aime comme je n’ai jamais aimé.
- Ce sera fait,"
fis-je avec un signe de tête entendu.

Ainsi, il l'aimait vraiment. Je n'aurais peut-être pas dû me montrer si détestable avec lui, en fin de compte... Sa déclaration me laissa interdit quelques secondes : si je m'étais retrouvé, par un mauvais coup du sort, à la place de Wayne, quels auraient été mes derniers mots à Luisa ? Aurais-je dit que je l'aimais, alors que je la connaissais à peine ? En fait, sans doute n'aurais-je rien dit du tout. Par sécurité ou par oubli, je serais parti comme une ombre, j'aurais glissé au loin comme l'eau de pluie sur les vitres, sans un mot pour quiconque. Cela me ressemblait davantage. Les grands discours étaient bons pour les hommes d'honneur de l'acabit de Wayne, pas pour les forbans comme moi. Au mieux aurais-je dit à Jack de boire à ma santé et de trancher la tête de deux ou trois espagnols en mon nom, c'était toujours plus amusant. Je ne pris pas la peine de regagner ma place sur les gradins, et rapidement, mon attention se reporta sur la joute. Premier tour, boucliers brisés : Wayne et Cavendish étaient bien vivants, sans une égratignure. Bel exploit ! Une perspective inattendue se dessina : celle que Wayne survivre à cette joute et qu'il casse les pieds du monde entier en arguant que Dieu l'avait protégé. C'était à prévoir, mais mieux valait compter sur Constance pour lui remettre les pieds sur terre... Si je m'en chargeais, ça ferait beaucoup plus mal. Casse-pieds ou pas, j'espérais malgré out qu'il s'en sorte avec le moins de dommages possibles, n'ayant aucune envie d'annoncer à la serveuse que son fiancé était mort à vingt-trois ans, en essayant de jouer les David face à Goliath, et en ayant perdu. Mais la chance du pseudo-David fut de courte durée : au second tour, la lance de Cavendish percuta son épaule, et c'est sans cavalier que le cheval finit sa course. Et merde... Mais en brave soldat, il se releva, tout l'un bloc. Blessé à l'épaule sûrement, mais les choses auraient pu être bien pire. Alors que des salves d'applaudissements retentirent de part et d'autre des gradins, j'eus un signe d'approbation. Dieu ou pas, le garçon était chanceux. Et alors que Wayne était tout à son incroyable victoire, une détonation retentit, comme un coup de canon.

Evidemment, je rivais mon regard vers la tente en proie aux flammes. Des cris se firent entendre, et tout resta en suspens quelques instants, jusqu'à la seconde explosion, juste sous les gradins. Cette fois, le choc fut bien plus conséquent, ou tout au moins est-ce ainsi que je le perçus, sans doute parce-que j'étais plus près. Le roi et la reine furent immédiatement ramenés sous bonne escorte vers l'intérieur du palais, alors qu'une bonne partie des gradins s'écroulaient. D'un geste, je dégainai le poignard à ma ceinture, et m'approchai des lieux, plissant les yeux pour tenter de distinguer quelque chose dans toute cette fumée. Une odeur de poudres, de brûlé et de cendres avait englouti l'espace, de concert avec la fumée, et les seuls sons vaguement humains qui me parvenaient étaient des pleurs, des plaintes et des gémissements, ainsi que quelques appels à l'aide. Je ne répondis à aucun d'eux, davantage à la recherche d'un coupable que d'une victime. Et alors que Wayne était complètement sorti de mes préoccupations, il se rappela bien vite à ma mémoire : "des gens sont blessés, il faut les aider !" J'eus une moue agacée. Ce type pensait-il vraiment que c'était le moment de jouer les bons samaritains ? Non d'un chien, qu'il pense plutôt à soigner son épaule et à revenir en vie auprès de Constance ! Mon envie de le planter à une rôtissoire fut très élevée, mais je parvins à me calmer. Pour l'instant, impossible d'identifier un quelconque suspect... Mon pyromane avait-il encore frappé ? J'espérais que ce soit lui, j'avais à présent une raison officielle de voir son misérable corps pendre au bout d'une corde. Wayne demanda à des écuyers de lui ramener des bandages, alors que j’aperçus, au milieu de ce Capharnaüm, quelques silhouettes familières. La soeur de Cavendish, comtesse de Dieu savait quoi, était en bien mauvaise posture, alors que Wayne tentait de dégager quelqu'un d'autre de sous les décombres. Sa jambe saignait abondamment.

Alors que Wayne, Cavendish et d'autres s'activaient autour des blessés, des accidentés et des morts - à quoi bon s'attarder auprès de ces derniers, non mais je vous jure ! - je fouillais aussi dans les décombres, non pas pour aider quiconque, mais pour trouver ce qui avait mis le feu aux poudres... Littéralement. Réflexion faite, il y avait peu de chances pour que ce soit mon pyromane, à moins qu'il n'ait changé sa méthode d'action. Celui qui avait mis le feu à ma maison n'avait été armé que d'une torche, pas de poudre. Ici, l'acte était clairement politique : le commanditaire avait eu assez d'argent pour payer des poudres, voire des sous-fifres pour faire le sale boulot pour lui. Deux explosions dans un même périmètre, je voyais difficilement la coïncidence dans tout cela. Quelqu'un en avait après la reine, ou avec l'autre crétin d'espagnol, et sur ce dernier point, je ne pouvais lui en vouloir. Cavendish tentait de tirer quelqu'un, sa femme sans doute, de sous les décombres. Avisant un groupe d'espagnols qui se contentaient se regarder le spectacle en parlant leur détestable langue, je m'adressai directement à eux : "hé, les espagnols ! On dit que vous êtes forts pour coloniser, vous ne pourriez pas plutôt aider à décoloniser la place de tout ce fatras ? Une fois n'est pas coutume, vous servirez à quelque chose." Bon... Si quelqu'un avait des doutes quant à mon antipathie pour les représentants du prince Philippe - exception faite de Luisa, elle avait le mérite d'être moins stupide que ses confrères - le doute n'était désormais plus de mise. Alors que les blessés, les morts, les accidentés s'accumulaient et sortaient progressivement de leur étouffante prison de débris, j'eus un soupir. Ce n'était qu'une question d'heures avant que la Garde ne me mette sur l'affaire, je le savais.


Dernière édition par Richard Ballantrae le Lun 16 Fév - 18:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Dim 15 Fév - 18:59
William Cavendish ❥ une joute sous tension.



Il y avait certains matins, où je me demandais si j'allais rentrer au domaine voir mes enfants, et si nous allions rester sains et saufs encore longtemps. Cette peur commençait à me ronger sérieusement. J'étais surtout inquiet vis à vis d'Antanasya. Je commençais à fatiguer de jouer à ce jeu-là, celui du parfait catholique. Enfin, tout ce qui m'importait c'était que ma famille soit en vie, que je le sois aussi ou non. J'étais vraiment prêt à tout. Je savais qu'Antanasya n'était pas d'accord avec moi sur ce point, je la connaissais trop bien. Seulement, au fond je savais de même que la Reine allait rester encore un bon moment sur le trône, et pourtant c'était la dernière chose que j'espérais. L'attente devenait trop longue, je ne savais plus quoi faire, même si personne ne nous suspectait de quoique ce soit pour l'instant. C'était l'essentiel et je pouvais au moins dormir sur mes deux oreilles grâce à cela. J'essayais de soutenir Antanasya qui ne pouvait supporter un jour de plus avec la Reine Mary sur le trône. L'attente devenait insupportable, je l'avouais. Tout du moins heureusement que les enfants gardent une certaine insouciance. Ce qui m'importait le plus, était qu'ils soient heureux.

La journée avait bien commencé. Je pensais alors vivre une journée comme les autres. Enfin, c'est ce que je croyais. Tout ne s'est pas passé exactement comme on l'avait prévu. En même temps, ça pouvait se prévoir. Il se passe toujours quelque chose en présence de la Reine. D'ailleurs je l'apercevais au loin, toujours l'air hautaine. Apparemment elle était arrivée il y a un bon moment, désormais aux côtés de son mari. La présence du couple royal ne changeait pas mon attitude lors du tour de la joute. Je donnais le meilleur de moi même, mais ce coup-ci, ce tour était assez spécial. Je me trouvais face à un simple garde de la reine. Il n'était pas du tout entraîné, cela était sûr. Je ne pouvais pas montrer ma vraie force devant le public, et du couple royal. La joute commença, et à ma grande surprise ce fut une égalité au premier tour. Le second tour se déroulait à merveille puisque je le mettais à terre en un rien de temps. Mais ma victoire passait à la trappe dès lors que l'on entendait des cris. Je tournais aussitôt la tête, cela venait des tribunes. Mes yeux restaient écarquillés. Je me demandais ce qu'il se passait, si Antanasya et Caitlyn étaient dans les parages et si elles étaient blessées. Beaucoup de questions se posaient dans ma tête, je n'arrivais pas à y voir clair. Je me précipitais vers le lieu de l'incident. Il y avait énormément de fumée, mais il était hors de question que j'attende au dehors sans rien faire. Je ne les trouvais pas pendant un instant. Je regardais partout et pour une fois, la panique me monta à l'esprit. "Antanasya ! Caitlyn ! Theon !" criais-je du mieux que je peux en courant à droite et à gauche. À ce moment là je ne m'étais préoccupé de personne d'autres. Il fallait que je trouve ma soeur et ma femme en priorité. Quoique, par chance la Reine pouvait être blessée.. c'est ce qu'on allait bientôt découvrir. Enfin je tombais sur Caitlyn, accompagnée du fameux garde qui était mon adversaire plus tôt. "Non non, Caitlyn ! Tu n'es pas trop blessée ? Tu vas bien ? Ne t'inquiètes pas tu vas t'en sortir" lui dis-je rapidement alors que je m'étais agenouillé près d'elle. Après une petite hésitation, je me tournais vers le garde de la Reine. "Merci d'être auprès d'elle" lui lançais-je. "Non, restez ici s'il vous plaît. Il faut que j'aille trouver ma femme ! Je vais la chercher" continuais-je ensuite. J'adressais un sourire à Caitlyn en lui tenant la main, juste avant de la lâcher, puis partis en courant. "Antanasya !" criais-je encore une fois. Puis soudainement j'aperçu un bout de robe que je reconnaissais bien. La jeune femme se trouvait sous du bois. Je tentais le tout pour le tout et soulever avec force la masse. "Anya ! Je t'ai enfin trouvée ! Je suis là, je suis là" lui dis-je en souriant, rassuré de la voir en vie. "Je vais te sortir de là !" lui dis-je en la soulevant.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°11 ♣ Une joute sous tension.  Mer 18 Fév - 11:50


Une joute sous tension.
Les deux participants allaient s'élancer, ils étaient prêts à combattre pour l'honneur et pour le plaisir de la foule. Je souris à la remarque de la duchesse. Si son époux n'aimait pas perdre, alors il valait mieux pour lui qu'il mette à terre ce pathétique soldat dès le premier tour. Après tout, si jamais Wayne gagnait, qu'allait-il advenir de moi ? Antanasya m'en voudrait sans aucun doute d'avoir proposé un vulgaire homme du peuple pour défaire son époux, si talentueux pourtant et je n'en paierais pas cher de ma peau. Je regardais donc sans cligner une seule fois des paupières le duel, priant silencieusement pour qu'Arthur tomba. Il devait tomber, cela aurait été de mauvais goût qu'il gagna. Certes la reine aurait certainement été heureuse, mais moi, je ne l'aurais pas supporté. Les poings serrés, je fixais les lances, prête à me lever pour applaudir un coup de force venant de William Cavendish. Or, il n'en fut rien. Bouche ouverte, je n'y croyais pas. Cet incapable, ce fanatique était sain et sauf, sans une égratignure. Non, c'était sûrement l'action de Dame Fortune et non de son Dieu qu'il aimait tant. Cependant le duc était également sorti indemne, ce qui prouvait que rien n'était encore joué.
Les souverains annoncèrent le deuxième tour et les deux hommes se préparèrent à recommencer. Leurs écuyers tapèrent sur le flanc de leurs montures et celles-ci s’élancèrent au galop. Et sans plus tarder je vis Arthur tomber de son cheval. Je me levais d'un coup, tout sourire, applaudissant à l'adresse du duc qui m'avait en quelque sorte sauvé des griffes de sa tendre épouse. Le soldat avait été touché à l'épaule. Heureusement pour lui, sa blessure ne sembla pas bien grave, car dès qu'eut retenti la première explosion, il se leva pour aller aider les probables blessés. Pour ma part, je ne comprenais guère ce qui se passait. Je regardais autour de moi, apercevant la mine grave de la duchesse et l'air inquiet de sa belle-sœur. Mon cœur battait la chamade. Était-ce un attentat ? Si oui, de qui pouvait-il bien venir ? Des Protestants étaient dans les gradins, et il aurait été impossible que leurs semblables aient manigancé un tel événement, sinon, ils ne valaient guère mieux que la reine elle-même. Or, si c'était bien ce qui s'était passé, je comprenais leur choix. Il fallait éviter les soupçons. Cependant je n'eus pas l'occasion de réfléchir davantage à la question qu'une seconde explosion résonnait dans les gradins. Les bancs de bois se mirent à trembler, et avant même d'avoir compris ce qui se passait, je tombais au sol. Ma vue devint trouble et ma tête me faisait horriblement souffrir. Je discernais des ombres remuer autour de moi, des pleurs, des cris. Ma gorge sèche m'empêchait d'avaler ma salive et de crier à mon tour. Je portais faiblement une main au niveau de mon sourcil et sentis une plaie béante. Du sang coulait, chaud et douceâtre le long de mon visage. Mon épaule me faisait également souffrir et chaque geste que j’exécutais me devenait insupportable. Mon corps endolori ne répondait plus et je sombrais peu à peu dans un autre monde. Tout se dit noir autour de moi et dans un dernier soupir, je posais ma tête au sol.
Je me réveillais quelque temps plus tard, je n'aurais su dire si c'était des secondes ou des minutes, mais cela me parut un moment assez court étant donné que l'agitation était toujours aussi présente. Je tentais de me relever, mais cela me fut impossible. J'avais trop mal pour tenir correctement sur mes avant-bras puis sur mes jambes. Je toussais sous l'influence de la poussière. Puis, je vis un homme passer à côté de moi et rassemblant mes forces je lui soufflais un « S'il vous plaît » en agrippant sa jambe dès mes doigts fins et noircis par la boue. Je me réveillais quelque temps plus tard, je n'aurais su dire si c'était des secondes ou des minutes, mais cela me parut un moment assez court étant donné que l'agitation était toujours aussi présente. Je tentais de me relever, mais cela me fut impossible. J'avais trop mal pour tenir correctement sur mes avant-bras puis sur mes jambes. Je toussais sous l'influence de la poussière. Puis, je vis un homme passer à côté de moi et rassemblant mes forces je lui soufflais un « S'il vous plaît » en agrippant sa jambe de mes doigts fins et noircis par la boue.

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