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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Jeu 1 Jan - 17:18


Comme les rois mages en Galilée.


avec Agnès Livingstone


Octobre 1554.

Il glissa ses mains au-dessus du feu. Octobre annonçait l'hiver rude qui allait sévir une fois de plus sur les vastes terres écossaises. Le froid était une partie intégrante de la culture du nord de ce qui deviendrait des siècles plus tard la Grande-Bretagne. Ce n'était pas innocent finalement si les vikings les avaient envahit années après années durant le Moyen-âge et s'ils avaient même finit par s'y installer parfois. Certains disaient que le roux de leurs tonsures et cheveux venaient de là.

Peut-être que lui-même en avait des ancêtres. Ce serait même plus que probable. Des barbares du Danemark à la noblesse d'Ecosse il n'y avait qu'un pas si facilement franchissables.

L'idée arracha un sourire sur les lèvres fines de James et il ne se retourna pas immédiatement en entendant les pas légers et féminins de sa soeur. Cela faisait déjà deux jours qu'il était en sa compagnie et les choses semblaient civiles.

Il en avait une myriade. De soeurs, de cousines, de femmes autour de lui. Pas étonnant que son père ne le favorise: le vieux roi avait eu une nette tendance à procréer des femmes au final. James veillaient sur elle de manière inégale. Jane avait fatalement sa préférence, les autres? cela dépendait de ce qu'elles pouvaient lui apporter.

Il en allait de même pour sa cousine en l’occurrence.

" Venez vous réchauffer lady Agnès. Il serait stupide de prendre la mort en cet instant." Les mots semblaient sucrés mais il y avait une certaine qualité sémantique qui s'en dégageait.

Cela aurait été définitivement stupide de se laisser mourir maintenant et s'il pardonnait aisément à Jane sa fragilité, il se montrait plus exigeant avec les autres membres de la famille. "Prenez place ma chère cousine." Il lui indiqua amicalement le fauteuil et s'installa sur un meuble similaire juste en face. Les deux étaient tournés vers l'âtre et James eut un soupir de satisfaction en regardant le feu crépiter.

"Bientôt il neigera. N'avez vous besoin de rien? Il serait bon que vous rejoigniez la cour. Quand bien même vous êtes dorénavant une... Livingstone... vous n'en restez pas moins la nièce de notre père bien aimé."

Agnès... si rapidement gagné par la cause catholique et anglaise... Il lui jeta un regard acéré. Il allait falloir la travailler, la ramener du "bon" côté. Le sien évidemment. Son époux qu'elle adorait follement -allez savoir pourquoi franchement- pouvait se montrer plus raisonnable qu'elle bizarrement. Il pensait pouvoir ramener William à bon port.

Le tout était de savoir si Agnès suivrait ou pas.

Ou s'il fallait prétendre au contraire.

" Qu'en pense votre époux?"
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Jeu 1 Jan - 19:48
L'hiver vient, l'hiver sera froid et désagréable. Je n'aime pas spécialement cette saison sauf pour faire des bonhommes de neige comme ceux que je faisais avec Jane, Margaret et James quand nous étions enfants ou avec ma grande fratrie. Mais dans quelques mois, je donnerais naissance à mon second enfant. Une fille ou un garçon ? Peu importe, j'aime déjà cet enfant. Je donnerais tout mon amour. Or, ce radieux événement fait naître en moi, diverses craintes. La peur de perdre mon enfant comme Jane ou mourir en couche. Je suis dans le château où réside la Reine Marie de Guise, il y a mon cousin James. Je me promène dans le palais, vêtue d'une robe fourrée d'hermine. Je croise James dans un espace spacieux. Je lui accorde un sourire. Parfois, je me demande quel serait mon destin si j'avais épousé mon cousin. J'ai eu des sentiments amoureux pour lui quand j'étais qu'une jeune fillette. Je me demande s'il m'avait aimé du même amour qu'un homme et une femme s'aime. Je m'approche de lui. Lui et moi, nous n'avons pas la même religion mais cela ne m'empêche pas de continuer de lui parler. Je ne le mépriserais pas. Il est de mon sang. On ne renie jamais son sang. Pourtant, je pense que James pourrait m'aider dans l'affaire qui me touche. Mon fils. Alexander est retenu en otage auprès de cette femme protestante. James me propose d'aller me réchauffer. Je m'assois en face de lui. Une bataille entre nous aura lieu ? Celui qui cède gagnera ? James, ne n'obligez pas de jouer avec vous. Je ne veux pas vous perdre.

James - Bientôt il neigera. N'avez vous besoin de rien? Il serait bon que vous rejoigniez la cour. Quand bien même vous êtes dorénavant une... Livingstone... vous n'en restez pas moins la nièce de notre père bien aimé.

Agnès – Oui … L'hiver vient. C'est notre saison à nous, cousin, l'hiver. C'est là où les écossais sont les heureux. Ce que j'ai besoin ? Je baisse ma tête, mes mèches tombent sur mes joues. Je dirais revoir mon fils, Alexander. Je ne supportes pas de le voir loin de moi, comme William qui se trouve encore en Angleterre. Et vous, mon cousin ? Qu'avez-vous besoin ? Lui-dis je en plongeant mon regard bleu sur lui. Je voulais le scruter, le découvrir. Je vais de temps à la cour mais il est vrai que je reste souvent dans ma maison près de notre capitale. Je viendrais pour Samain, serez-vous des nôtres James ? J'imagine que je devrais accoucher ici et non sur mes terres. Vous savez très bien que même si je suis une Livingstone ou née Fleming, je resterais une Stuart, je ferais mon possible pour mon sang. Je souris. Je pose ma main sur mon ventre. Je caresse ce dernier, perdue dans mes pensées, tortillant d'une main une mèche de cheveux.

James - Qu'en pense votre époux?

Agnès - Il préfère que je reste ici, en votre compagnie. Il sait que ma famille maternelle me permet de me protéger et de me soulager avant le grand jour. Je souris doucement. Puis, je regarde James dans les yeux. James, je ne veux plus cette bataille entre nous. Je n'aime pas cette discorde entre nous. J'aimerais tant revenir en arrière .. James.

Je me lève et je m'approche de la fenêtre. Je regarde les feuilles voler, les arbres perdent leur feuilles puis de nouvelles apparaissent lors du printemps. Je me tortille les poignets avec nervosité.

Agnès – Je ne veux pas te perdre James. Je ne veux pas perdre Jane … J'ai tellement peur de mourir lors de mon accouchement.
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Ven 2 Jan - 20:41








Il adorait sa cousine. Un peu trop parfois. Des bribes d'une enfance lointaine. Même durant ses jeunes années, James avait été sérieux, mué par l'ambition, résolu dans ses buts et ses aspirations.

Et il en avait tant.

Le regard se perdit quelques secondes sur les mèches blondes. L'une vint caresser le velouté de la joue et il plissa imperceptiblement les yeux, fixant la jeune femme d'un air grave. Dieu merci, les mots qui sortirent des lèvres églantines le ramenèrent brusquement à une réalité bien plus tangible. Alexander. Elle lui avait rapidement donné un fils à son cher et tendre. Un sourire vint étirer ses lèvres à son tour lui donnant cette allure magnétique de ceux qui juge sans le montrer. Elle s'était si vite jeté dans son histoire d'amour la douce Agnès. Si vite éloignée de tout le reste.

Les gens changeaient. C'était parfois inévitable, et tandis qu'elle s'enquerrait avec des accents de sincérité confondants de sa personne, il passa une main dans ses cheveux avant de la reposer sur le manche du fauteuil. Bien sur qu'il la verrait durant les fêtes de Samain. C'était un devoir que de montrer une cour forte et joyeuse après tout et il était heureux de savoir qu'elle y participerait également. Les mots défilaient, simples et austères avant qu'il ne cille pour de bon en la voyant se lever.

Il la savait fragile. L'état où elle se trouvait et l'absence de son précieux William et son fils ainé... certes certes... mais Jane avait déjà prit tout son capital empathie et il se redressa souplement pour la suivre.

" Votre grossesse vous rend lumineuse lady Agnès. Vous avoir sur nos terres d’Écosse est une constante joie. Cessez de vous en faire. Alexander est entre de bonnes mains, mains choisit par votre époux. Et vous avez confiance en ce dernier n'est-ce pas?" La voix avait été plus autoritaire qu'il ne l'avait voulu. Ce 'était pourtant pas si farfelu cette idée. Celle de mourir en couches. Ce n'était pas si rare.

Non.

Le regard émeraude se durcit, James eut un soupir agacé. Prompt à la colère, il se dirigea droit vers les épaules frêles et la silhouette alourdit de sa cousine.

"Agnès, cessez vos sottises immédiatement." Il se plaça à ses côtés tendant les mains en signe d'amitié. " Vous serez forte, et vous parviendrez à surmonter votre peur. Le sang d'Ecosse coule en vous et en votre enfant." Un sourire tendu et il abaissa son regard sur le visage pâle de lady Livingstone. A moitié écossais seulement cet enfant. Elle se tournait beaucoup trop vers les anglais.

La ramener. La ramener vers eux, vers lui.

Il cilla de manière invisible.

" Vous ne pouvez pas mourir, votre cousin vous l'interdit."

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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Dim 4 Jan - 16:59
Je regarde mon cousin. Il a changé, beaucoup. Je me rappelle de notre enfance, je chérie ses moments de tendresses avec lui comme avec mes frères. James a toujours eu une place importante dans mon cœur. Il me demande si j'avais besoin de quelque chose et que je devrais retourner à la cour. Je lui répond par la suite. Ce que j'ai vraiment envie de retrouver, c'est mon fils. Le sang de mon sang, la chaire de ma chaire. Mon premier-né, mon trésor. Je caresse mon ventre, je suis enceinte de mon second enfant. Et, je tortille mes cheveux. J'ai l'air absente. Je continue de lui parler, ce dernier ne parle pas, il reste muré dans sa tour. Impassible et dur, comment puis-je le percer et lui enlever son armure ?

James -  Votre grossesse vous rend lumineuse lady Agnès. Vous avoir sur nos terres d’Écosse est une constante joie. Cessez de vous en faire. Alexander est entre de bonnes mains, mains choisit par votre époux. Et vous avez confiance en ce dernier n'est-ce pas?"

Agnès – Comme pour moi, je me sens bien chez nous, à la maison. Je me tortille les mains. Il n'aurait jamais du choisir cette Lady Stanhope. Cette dernière a eu mon fils car la Reine ne pouvait pas le prendre en charge. Quel scandale ! Je souris tristement . Mon fils doit être élever par des écossais. Les anglais ne connaissent pas notre histoire. Je ne veux pas qu'il soit éduqué à la mode anglaise. Je le fixe du regard. Je suis prisonnière de mon destin. J'aimerais voyager. Marcher … J'ai confiance en William, mais … Mon cœur de mère saigne quand je sais que mon fils est entre les mains de cette femme. Elle pourrait l'influencer ! Elle est protestante comme vous James. J'aurais préféré que ce soit vous, le tuteur. Mais, je crains que vous aurez utilisé mon fils … Pour d'autres raisons.

Puis je me lève après avoir annoncé que je n'aimais pas ce qui se passait entre nous. Quoi donc ? Ce froid qui nous consume. On n'est plus comme avant. Notre relation a été fragilisé. Adieu nos sourires, adieu nos petits vols pour des friandises, adieux nos fous rires au coin du feu avec Jane ! Adieu la joie, adieu la vie. Je regarde la fenêtre, pensive. Ma vie aurait été différente si je n'avais pas épousé William ? Je n'aurais pas rencontré Priam ni Marguerite ni Aliénor.

James - "Agnès, cessez vos sottises immédiatement. Il se place à mes côtés et tends sa main. Je me tourne vers lui et je le regarde. Je lui prend la main. Vous serez forte, et vous parviendrez à surmonter votre peur. Le sang d'Ecosse coule en vous et en votre enfant.

Agnès – Ce ne sont pas des sottises James ! Je plante mon regard devant, je l'ancre, j'enlève ma main par la suite. Je veux que nous redevenons comme avant. Notre relation n'est plus la même depuis que je suis mariée ! Nous sommes plus ces jeunes adolescents prêts à chevaucher dans les landes un soir d'une nuit d'été. Je continue de le regarder. Je surmonterais cette peur, si vous serez présent lors de mon accouchement. J'ai besoin de votre présence James. Elle m'apaise. Je pense à Priam. J'ai besoin que les personnes qui comptent pour moi soit là. Je ne pense pas que ma mère sera là, elle sera sans doute en France ou elle reviendra. James, il doit être occupé, mes sœurs, je ne m'entends pas avec elles. Je retourne regarder la fenêtre. Dans ma propre famille, il y a des faussées. Autrefois avec mes sœurs, on jouait ensemble mais maintenant, on est plus rien. Seulement liée par le sang et la chaire. Vous devez me prendre pour une folle, mais, je pense qu'une famille unie sans secret peut mieux réussir.

James - Vous ne pouvez pas mourir, votre cousin vous l'interdit.

Agnès – Si je dois mourir, je mourrais James … Vous ne pourrais pas me sauver de mon destin … Le destin est bien cruel. Bien cruel dans notre famille. Est-ce qu'on nous a puni ? Je fixe le plafond. J'avais besoin de sortir. Je le regarde avec malice. James, venez, allons dehors. S'il te plaît. Je m'approche de lui. Nous pourrons nous promener à défaut de monter sur les chevaux. Je ris doucement. Je lui prends les mains. Acceptez-vous ma requête mon cher et précieux cousin ? Lui-dis je avec une petite voix. Je l'observe, je plonge mon regard vers lui. Va-t-il accepter ? Je ne pense pas. Il est devenu trop sérieux !
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Dim 4 Jan - 21:27








"J'aurais préféré que ce soit vous, le tuteur. "

Il se frotte l'arête du nez pour ne pas la fusiller du regard. Elle était tellement naïve parfois. Tellement innocente dans ses affections que la foncière envie de la secouer et de la malmener lui tordait les tripes. Lui? le tuteur de son fils bien aimé conçu avec un bonhomme qu'elle adorait? Sérieusement Agnès.

Il restait persuadé que c'était grâce à elle qu'il savait si bien rester stoïque en toute circonstance. L'entrainement avait commencé tôt.

Évidemment qu'ils avaient changé. Tout changeait toujours. Elle s'imaginait sans doute que leurs jeux resteraient les même. Cette charmante conception de la vie.... elle était comme sa soeur Jane en quelque sorte. Crédules et attachées à ce qui n'était plus forcement.

" Ce ne sont pas des sottises James!"


Il eut un sourire qui n'en était pas un et le regard vert se couvrit d'une certaine attente. Voilà ce qu'il voulait! Du répondant. Pas de cette torpeur mélancolique! Il avait horreur de ça. La seule personne qu'il autorisait à ce genre d'épanchements était sa soeur mais elle avait réellement un statut particulier et il ne cachait pas -contrairement aux autres... contrairement à Agnès- qu'il l'adorait.

"Je surmonterais cette peur, si vous serez présent lors de mon accouchement. J'ai besoin de votre présence James."

"Des exigences Agnès. Je ferais ceci si vous faites cela?" James se mordit la lèvre inférieur, plus amusé qu'il ne voulait l'admettre. " Je ne suis pas du tout apaisant. Cessez de mentir." Ce n'était pas dit méchamment mais d'un ton caustique. Les yeux glissèrent sur une mèche blonde qui s'était échappé. Elle était bien plus jolie quand elle s'animait. Sous la colère ou sous les émotions autre que la tristesse. Il avait envie de lui dire que son précieux William lui cédait tout beaucoup trop facilement. Qu'elle était une enfant gâtée voilà tout. "Je veux mon enfant prés de moi, je veux mon époux, je vous veux mon cher et tendre cousin....etcetc"
La colère montait sourde. Elle avait le don de provoquer ça chez lui. Une frustration latente d'autant plus pénible qu'il se devait de garder une certain fair-play quand à toute cette situation.

C'était sacrément ridicule.

"William sera à votre chevet. Vos amies." Il eut presque envie de rajouter Marguerite juste par dédain parce qu'après tout elle était en train de lui demander de venir à la délivrance du fruit de ses amours à elle.

Il ne le fit pas.

Il n'avait pas envie de la voir se décomposer ou quoi que ce soit. Elle semblait affectée par ces histoires de famille mais il ne comprit pas vraiment. Ou peut-être que son point de vue sur le sujet était nécessairement différent. Il était bâtard, sa mère l'avait plus ou moins abandonné, son père changeait de maitresse comme de paires de gants et sa belle-mère le supportait à peine (réciproque comprise) franchement.... il avait du mal à être en empathie sur le sujet familial.

Mais là aussi, il ne fit aucun commentaire. Elle n'avait jamais su n'est-ce pas? qu'il avait, quelques mois, comme le brave idiot qu'il avait pu être, pensé qu'il aurait pu faire d'elle une future reine. C'était injuste de lui en faire sentir le poids maintenant alors qu'elle n'y pouvait rien.

Dieu merci, elle proposa d'elle-même de sortir.

" Acceptez-vous ma requête mon cher et précieux cousin ?"

Il scruta longuement leurs mains tandis que la question résonnait dans leurs chambres. Elle y mettait tant d'enthousiasme. Il se demanda pour la première fois s'il n'aurait pas été plus simple de prendre ce dont il avait eu toujours envie. Ni plus ni moins. Elle pourrait bien ensuite se pelotonner dans les bras de son époux si sage. Sa respiration se retrouva ralentit, les sens subitement en éveil et il leva un regard magnétique sur elle avant de le rabaisser sur leurs mains toujours jointes. Ses pouces se mirent à courir de l’intérieur de ses poignets délicats jusqu'aux paumes.

" Cela vous plairait tant que ça cousine?"

Il referma les doigts dessus avant de l'attirer suavement vers lui.

Ah l'enfant.

Pendant un quart de seconde il avait oublié qu'elle était enceinte quand bien même c'était là le sujet de leur conversation. Cela eut le mérité de le faire rire quelques secondes tandis qu'il enroula le bras d'Agnès autour du sien sans attendre la réponse à sa question.

Dehors, ils seraient mieux. Ici il avait la tentation de lui enlever son joli sourire.

" Avez-vous déjà pensé à des prénoms?" fit-il d'un ton bien plus badin.
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Dim 4 Jan - 22:16
Qu'est-ce que l'amour ? C'est un feu qui nous prend au plus profond de notre être. Il nous enflamme. Il nous brûle tout entier. Parfois, l'amour nous brûle. Il peut nous consumer et on peut mourir à cause de lui. Ce que je ressens pour William transcende mon être tout entier. Je l'aime. Je parle à James de cette femme qui a pris mon fils. Cette odieuse protestante ! Je la hais. J'aurais préféré que ce soit lui qui a mon fils. Mais, il pouvait l'utiliser pour m'avoir dans son clan. Je ne fais pas de remarque sur ce sujet. Mon fils est ma faiblesse. Je regarde James. Il ne me réponds pas. Perdu dans ses pensées ? Je continue de lui parler, puis, je vais près de la fenêtre. Je m'oppose à lui quand il dit que ce sont que des sottises. Je lui demande d'être là à mon accouchement. Je voulais qu'il soit près de moi si jamais, je venais à m'éteindre. Si cette lumière de ma vie

James - Des exigences Agnès. Je ferais ceci si vous faites cela? Je ne suis pas du tout apaisant. Cessez de mentir.
Agnès – Je le fusille du regard. Je m'excuse James. C'est juste que c'est important pour moi que vous soyez là. Je fronce les sourcils. J'ai besoin que ma famille soit là et à ce que je sache, vous faites partie de ma famille. Vous êtes apaisant d'une certaine manière.
James - William sera à votre chevet. Vos amies.
Agnès – Peut-être seront-ils bloqués ? Peut-être qu'une guerre éclatera et les empêchera de venir mais vous, James comme ma famille d’Écosse. Vous serez là. Nous devons rester unis …

Je lui parle par la suite de la famille. Oui, je voulais une famille unit. J'aimerais que tout se passe bien. Je suis usée de ces histoires de famille, de ces déchirures entre les familles, cela me fait de la peine. Ceci me détruit au plus profond de mon âme. Est-ce que mon cher cousin me comprend ? Je le vois dans son regard de ce que je dis pour lui n'est rien. Il ne me comprend pas. Par la suite, je continue de lui parler. Et je lui propose de sortir. Je le regarde avec malice. Je voulais redevenir cette petite fille et lui ce petit garçon. Il regarde nos mains, mon visage est inquiet. Il va me refuser. Il est un des seuls qui me refuse tant de chose. Il lève son visage auréolé de sa chevelure brune. Je continue d'ancrer mon regard vers lui. Je garde mes doigts entrelacées entres les siennes. A cet instant, je me suis demandée si James avait aimé une personne. Et pourquoi il ne trouvait personne pour lui. Peut-être qu'aucune femme écossaise a su capturer l'écrin de cristal ou peut-être que James avait aimé une femme et celle-ci lui a fait souffrir. Ce sont des questions que je n'ai jamais su lui dire, sans doute à cause de l'ire ou sa folie. Je ne voulais pas qu'il soit en colère contre moi. Non. Ses doigts courent sur ma peau laiteuse. Je le regarde interloquée. Qu'est-ce qui se passe ? Que va-t-il faire ?

James - Cela vous plairait tant que ça cousine?
Agnès – Quoi donc James ? Dis-je en continuant de le regarder.

Il m'attira à lui. Je sent son poids contre moi. Il me fait arracher une grimace. J'ai peur pour mon enfant. Je le regarde, j'avais bien envie de lui donner un soufflet pour son comportement. Il rit. Je soupire. Je pense qu'il fallait sortir d'ici. Vraiment. Il enroule son bras près du mien.

James - Avez-vous déjà pensé à des prénoms? Il le dit sur un ton badin, un ton auquel il n'utilisait jamais avec moi.

Agnès - Je le regarde avec un sourire. Oui, je pense qu'il serait comique que vous devinez les prénoms que je pourrais leur donner. Dis-je d'un regard amusé. Si c'est une fille, il s'agira d'un hommage à une de mes cousines. Je le regarde en souriant. Et si c'est un garçon, hum. Je lève la main, je lui touche le nez en souriant, un geste que j’utilisais enfant sur lui. Sans doute un prénom qui est un dérivé du latin Jacomus. Je lui sourit.

Je l'entraîne dehors, le vent souffle sur nous. Je me rappelle que nous avons caché un objet près d'un arbre. Je m'enlève de la poigne de mon cousin et je me tourne vers lui. Je marche en reculant avec un regard de malice. Je ne suis plus cette écossaise mariée. Je suis redevenue cette petite écossaise joueuse et aventurière.

Agnès – Vous rappelez où on a caché notre trésor ? Il était …. Je n'ai pas fini ma phrase car je tombe soudainement sur le sol à cause d'une racine d'arbre. Je peste.
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Lun 5 Jan - 20:48








Un jeu? Voilà de quoi détendre l'atmosphère. Il eut un sourire rare et marcha à allure calme. Il ne s'agissait pas de la brusquer juste prendre l'air. Cela lui ferait après tout le plus grand bien. A lui, à elle.

Un hommage à une de ses cousines? bien. Peut-être une de ses sœurs à lui? à moins qu'elle ne parle d'une autre branche. Il allait essayer Jane mais elle eut ce geste de venir lui appuyer sur le nez. Il était pourtant bien plus grand qu'elle mais elle faisait ça avec grâce et avec cette tendresse dans le regard qui lui rendait impossible toute bouderie.

" Jacomus?Lady Livingstone... vraiment?..." répondit-il en faisant mine de la gronder. Il eut un rire et secoue la tête.

James. Il se demandait parfois s'il ne serait pas plus simple de faire semblant. Encore plus que maintenant. Il était doué à maintenir les apparences après tout.

Il réprima une moue. Il faisait bien trop froid pour elle, le vent des highlands pouvait meurtrir quiconque n'y était pas accoutumé. Elle avait certes grandit ici, sur le sol des clans écossais mais ça ne l'en rendait pas moins fragile. Elle ne pouvait pas rester ainsi en simple robe, aussi chaleureuse qu'elle puisse être. Pas dans sa condition.

Il allait dégrafer son manteau pour le lui passer sur les épaules qu'elle se mit à gambader déjà à parler de trésors et d'autres choses dont il se souvenait en vérité à peine. Un peu. Peut-être. Mais c'est loin. Si loin. Un temps révolu.

"Agnès!"


Une seconde à peine et il fut à ses côtés, l'appuyant sur lui d'autorité et la regardant d'un air sévère où perçait un simili d'inquiétude.

" Vous allez bien?" La voie emprunta un ton froid. Il avait horreur d'avoir peur ou de s'inquiéter et c'était sincèrement la seule façon qu'il avait de dealer avec ce genre d'émotions. "Ne me refaites plus jamais ça. Laissez, je vais vous porter."

Reculant légèrement, il ne lui laissa pas le temps de s'offusquer ou de refuser. Elle était enceinte, elle était fragile. On ne s'amusait pas à courir dans la lande aussi espiègle soit-on. Il avait vu l'état de Jane quand elle avait perdu son enfant et, bien qu'il ne parvienne pas à avoir une empathie totale, il avait la douleur de voir celle qu'il chérissait mélancolique et dénuée d'espoir.

L'absence de sang le réconforta et il lui souffla à l'oreille de s'accrocher à lui tandis qu'il passait un bras sous les genoux et l'autre sur le dos la soulevant dans un grognement discret. Elle n'était pas spécialement lourde mais les tissus des robes et l'enfant faisait que c'était moins aisé.

Il lui avait parlé si froidement qu'il en eu une once de remords en la transportant de nouveau vers le palais, la déposant sur un banc de pierre et hélant un des serviteurs d'apporter de l'eau et du vin.

" Cousine, vous êtes déraisonnable. Le seul trésor dans ce château c'est votre santé." fit-il en passant le manteau sur ses épaules.
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Mar 6 Jan - 2:12
Mon cousin me parle des prénoms pour l'enfant que j'aurais. J'ai quelques idées, Jane pour une fille, James pour un garçon. Je lui propose un jeu, un jeu si simple, si enfantin. Je le regarde réagir à mon toucher enfantin, presque soyeux sur son nez. Il est de marbre. Immobile. Pourquoi une parole ou un geste de tendresse n’apparaît pas chez lui.

James - Jacomus?Lady Livingstone... vraiment? Dit-il en me grondant presque. Je ne lui réponds pas, je ne fais que sourire.

Puis, nous allons dehors malgré sa moue. Nous affrontons le froide, j'aurais du me couvrir plus chaudement mais je ne lui fais pas remarquer que j'ai froid. Je lui parle des trésors qu'on enterrait quand on était petit, l'un d'eux était deux boîtes contentant des lettres qu'on avait écrite. On s'était promis de les enterrer pour cacher nos secrets. Personne ne savait ce que contenait ces lettres, lui ne connaissait pas les miennes et moi, je ne connaissais pas les siennes. Il est sans doute temps de les chercher et de les lire ensemble. Après tout, nous avons grandis. Qui peut avoir peur de lettres secrètes ? Personne. Je me demande s'il a des choses à cacher. Moi ce qu'il ne sait pas, ce que les autres ne seront pas. C'est que je l'ai aimé … Seulement quelques étés avant de rencontrer. Je pense à ce trésor là avant que je tombe à cause d'une racine d'arbre. Je me maudis d'avoir marcher en arrière. Je porte ma main sur mon enfant comme pour le protéger. James arrive près de moi. Je le regarde. Je sens qu'il va me gronder !

James - " Vous allez bien?"  sa voix est froide, je ravale ma salive et je le regarde. "Ne me refaites plus jamais ça. Laissez, je vais vous porter."

Agnès – Hum … Je crois.

Je n'aime pas quand il est froid. Il me porte, je le laisse me porter. En même temps, je sens ses arômes. Il sent bon. Je le regarde avec un petit sourire. Maintenant, il ne voudra pas découvrir ce trésor … Plus jamais. C'est mal de vouloir connaître ce que contient une lettre, c'est un pêché et je m'en excuse. Mais, j'aimerais savoir ces sombres secrets. Les secrets qu'il n'a jamais avoué. Peut-être que si James est comme ça, c'est à cause de ces secrets ! D'ailleurs, depuis quand date ce mystérieux trésor ? Nous l'avons enterré plusieurs jours avant mon mariage avec William. Je me demande si James avait trahi ma confiance et avait lu mes lettres. Mais je ne pense pas qu'il l'aurait fait. Il m'avait promis … Et si on promet, on doit tenir ces promesses . Toujours. Sinon, ce ne sont pas des promesses, mais des mensonges. Il me transporte sans me parler. Je le regarde dans les yeux. Il me pose sur un banc. Je lui sourit. Il fait appeler des serviteurs pour apporter du vin chaud et de l'eau. J'observe James.

James- Cousine, vous êtes déraisonnable. Le seul trésor dans ce château c'est votre santé. Il me passe son manteau sur mes épaules.

Je l'observe avant de lui répondre, je regarde le ciel. Je pense qu'il va falloir qu'on rentre dedans, à moins qu'un autre imprévu arrive. Le serviteur arrive et il me donne la coupe remplie de l'eau. Je la bois d'une traite mais celle qu'il me tend avec du vin me donne la nausée. Je lui répond que le vin pourra requinquer mon cousin. Je souris à mon cousin. Va-t-il accepter ceci ? Je l'observe de nouveau.

Agnès – Ma santé avant tout certes. Comme la vôtre cousin. Mais le trésor que j'ai parlé est nos boîtes que nous avons enfouis autrefois. N'avez-vous pas envie de découvrir ce qu'il a à l'intérieur ? Après tout, nous sommes devenus des adultes responsables. Rien pourra nous perturber si on lit ces lettres, n'est-ce pas ? Je suis têtue. Je lui accorde un long sourire. Sauf si bien sûr vos secrets sont bien sombres pour mes yeux mais je sais que ces secrets sont la clé de votre caractère.

Il fait du vent. Mes cheveux claquent sur ma joue. Je passe une main dans mes cheveux, je le regarde. Va-t-il accepter cette demande ? Il est bien difficile de lui plaire. Très difficile. Je me lève d'un coup sauf que je fronce les sourcils. Je m'assois aussitôt préférant m’asseoir que plutôt me ridiculiser devant James et le serviteur.

Agnès – Je suis désolée James d'avoir changé par amour … Dis-je dans un murmure à peine audible. Je ne voulais pas qu'il l'entende.
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Sam 10 Jan - 19:43









James était de ces hommes qui ne regardent jamais en arrière. Qui ne croit pas forcément dans les coïncidences. Ce sont nos choix qui déterminent notre chemin et elle avait fait le sien en fonçant tête baissé dans un mariage heureux.

Il avait fait le sien longtemps avant en choisissant l’Écosse.

Les secrets enfouis étaient loin, obsolètes et ne méritaient donc plus d'être désencrés. A quoi bon lorsqu'il la savait heureuse? A quoi bon lorsqu'il n'avait strictement rien à lui offrir de censé, mis à part sa volupté et son désir? Le regard émeraude glissa sur le visage ravissant d'Agnès tandis qu'elle buvait son verre de vin coupé d'eau.

Un soupir imperceptible coula.

Il acquiesça pour le verre et y trempa ses lèvres avant de remettre la coupelle au serviteur et de le congédier d'une main sans un regard. Il s'occuperait d'Agnès lui-même maintenant qu'elle avait recouvert du rose aux joues. Il lui laisserait quelques minutes, se relevant pour la protéger du vent de son corps et passant une main sur les cheveux de sa cousine. Les doigts glissèrent sur les mèches blondes framboises, les replaçant courtoisement. Il la scruta un moment. Elle divaguait avec ses histoires de lettres. Comme s'il était homme -même au temps où il était garçon- à laisser des évidences dans la nature.

Bien sur qu'il avait détruit déjà tout ce qui pouvait laisser trace de ce dont il avait rêvé enfant.

Les cheveux voletaient et il n'entendit pas complétement les paroles qu'elle marmonnait. Il fronça les sourcils et sa main glissa sur l'ovale parfait, relevant plus sèchement qu'il n'y paraissait le visage de la jeune femme.

Un battement de cœur plus sourd et les paupières se firent lourdes quelques secondes à peine comme s'il peinait à garder l'esprit clair. James se pencha lentement jusqu'à pouvoir discerner très nettement les tâches effacés de son sur le visage d'Agnès et releva ses lèvres à la dernière seconde pour les imprimer sur son front en un long baiser tendre.

" Ne craignez rien. Cet accouchement ira bien et si vous y tenez tant, je viendrais. Rentrons maintenant, vous êtes épuisés et je ne veux pas faire tarder plus longtemps."

Il recula. Un, deux. Et tendit son bras.

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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Lun 12 Jan - 18:40
La famille est sacrée, elle est comme une perle précieuse. Chaque membre de ma famille, frères, sœurs, parents, cousins, cousines, grands-parents, oncles et tantes sont des perles mais mon fils ainsi que mon autre enfant à naître sont la prunelle de mes yeux. Et mon amour ? Il est mon feu, mon souffle. L'être qui me transforme. Avec James, nous parlons des prénoms de mon second enfant. Mais, il n'a pas trouvé. Où est passé le James curieux, mangeant avec moi des baies ? Il a disparu, il est devenue une ombre. Nous allons dehors, je tombe. Il me ramasse. Il me fait asseoir sur le banc, un serviteur me donne de l'eau tandis que la coupe de vin, je la donne à James. Dans mon état, il serait problématique que je bois du vin. Mon enfant pourrait être malade ! Je lui demande de venir chercher avec moi nos lettres, nos secrets détruits, enfouis dans notre cœur. Il n'est pas bon de tout garder pour soi. Il est agréable de porter des armures, de construire des tours pour que des mauvaises pensées puissent pénétrer dans nos âmes. Mais, certains secrets … Il vaut mieux les avouer, n'est-ce pas? Le vent souffle sur ma chevelure blonde, je passe une main sur mes cheveux. Je ne quitte pas du regard mon cousin. J'aimerais tant qu'il accepte ma noble requête. Pourquoi ne répond-t-il pas ? A-t-il peur ? Le lâche ! Il a peur de me dire ce qu'il sait et qu'il n'ose pas m'avouer ! Ces secrets le détruiront ! Les secrets ne sont jamais doux … Ils peuvent être noirs comme le corbeau. Je murmure une phrase, à peine audible. Je ne voulais pas qu'il l'entende. Sa main relève mon visage. Mon regard bleuté pénètre dans son regard émeraude, si seulement je pouvais parvenir à découvrir ce qu'il pense. Je lui souris. Il embrasse mon front, je le regarde faire. Si je pouvais, je rougirais. Il est rare que James m'embrasse sur le front. Je suis étonnée. Mon visage crème parsemé de tâches de rousseur s'empourpre légèrement par la suite, ma blancheur a retranscrit cette vague émotion de gêne.

James - Ne craignez rien. Cet accouchement ira bien et si vous y tenez tant, je viendrais. Rentrons maintenant, vous êtes épuisés et je ne veux pas faire tarder plus longtemps.

Il recule, il me tend son bras. Je me lève, je le regarde en face. Je n'attrape pas son bras, je me met sur la pointe des pieds, le vent continue de souffler sur nos visages, sur nos chevelures qui se mêlent. Je le regarde sans rien dire puis quelques secondes plus tard, j'embrasse sa joue. Je pointe mon regard vers le sien et j'ai un grand sourire. Puis je redescends et je lui donne mon bras. Je suis de nouveau de bonne humeur, l'orage est passé, l'arc-en-ciel est là.

Agnès – Je suis ravie que vous venez, cela me réchauffe le cœur que vous venez ! Je ne sais pas qui sera là, je pense qu'il aura mon meilleur ami Priam ainsi que Caitlyn et Anne. Les gens de notre famille, la nôtre, je ne sais pas si elle sera là. Mais au moins, vous serez là. Je le regarde avec un petite sourire. Moi ? Fatiguée ? Jamais et puis votre présence me fait du bien.

Nous marchons dans les couloirs, nous traversons la galerie des tableaux. Je vois oncle Jacques V, père de James, Jane, Margaret et Mary. Je souris à James. Nous arrivons près de la salle de musique, je m'arrête.

Agnès – Venez mon cher cousin, nous allons nous détendre un peu en écoutant de la musique ?

Je n'attends pas sa réponse et je lui laisse son bras et je vais dans la salle. Personne. J'entre encore plus dans la salle. J'observe et je vois un luth, un instrument que j'utilise souvent pour jouer quelques notes de musique. Je joue un air connu, un air écossai. Une ballade amoureuse entre deux amants qui ne peuvent pas s'aimer. Je reste quelques minutes là à jouer ma musique, je me tourne et je cherche James. Il doit se cacher, ce félon ! J'entends la reprise de la musique. Où est mon cousin ? A-t-il disparu ? Je pince mes lèvres. Je me demande si mon cousin accepterais que je l'invite à manger … Il faut que je lui propose après que je le retrouve.

Agnès – James … Où êtes-vous ? Ce n'est pas amusant cette plaisanterie !
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Lun 2 Fév - 18:24


Comme les rois mages en Galilée.


avec Agnès Livingstone


Octobre 1554.

Agnès, lorsqu'elle était d'humeur plus joyeuse, parlait beaucoup. Tout du moins plus que James. Ce n'étais pas grandement difficile à faire me diriez-vous et vous auriez sans doute raison. James, pour tout aimable qu'il était, pour tout sociable qu'il pouvait se montrer, n'était pas l'homme le plus bavard qui soit.

Souvent les conversations étaient faite par nécessité. La cour demandait un certain panache, un certain standing. Il fallait avoir l'air d'un prince, à défaut d'en avoir le titre et ce bien que James en avait le sang. Calculateur depuis son tendre âge, l'écossais avait apprit très vite avec qui garder contact, avec qui partir à la chasse, jouer aux cartes, danser au bal, tout ceci afin d'assurer une popularité constante. Être pris au sérieux comme lui prenait cette couronne d’Écosse au sérieux.
Il était hors de question d'être perçu comme un de ses blancs becs de certaines cours qui passaient leurs temps à boire ou à courir la gueuse.

James s'était astreint à une discipline et en 23 ans d'existence, elle ne l'avait jamais quitté.

Pour certains, le bâtard de l'ancien roi était parfois trop rigide. Trop sombre. Après tout à 23 ans, la plupart des jeunes gens rêvaient de gloire, de bataille, de dulcinée que l'on embrasse au coin des couloirs sombres du château.

Certes.

James portait tout cela en lui. Mais il avait un objectif et rien ni personne ne l'en bougerait. Sa soeur Jane pouvait l'en dévier mais tout le reste pouvait valser comme fleur au vent sans qu'il n'y jette même un oeil plus empressé. Un détachement clair et presque maladif qui lui bourdonnait dans les tympans parfois.

Agnès était tout le contraire. Elle vivait ses émotions à fleur de peau, chaque sentiments perlant au coin des yeux, des lèvres, sur les joues. Et c'était exactement ce qu'il se passait là tandis qu'elle paniquait à son absence.

Techniquement parlant, il avait juste désiré dénouer une des lourdes tentures afin de masquer les fenetres et préserver la chaleur dans les larges et humides chambres du chateau Sterling. Il avait congédié l'un des servants en lui indiquant de rapporter plus de buches pour le feu d'ici une heure. D'ici là, il aura lui-même prit congé et c'était une simple précaution visant au bien-être de sa cousine.
James n'avait pas calculé qu'en dénouant la tenture il se retrouverait dans le côté sombre de la pièce, devenant ainsi invisible.

" James … Où êtes-vous ? Ce n'est pas amusant cette plaisanterie ! "

" Je me serais caché sous les rideaux si j'avais voulu faire une plaisanterie, cousine." James d'un pas souple, sa longue silhouette se déployant enfin à la lumière, s'avança dans un sourire en coin vers Agnès. " Vous devriez vous reposer un peu et cessez de vous agiter. Lord Livingstone ne vous dit rien à ce sujet?" James arqua un sourcil en venant pousser une des chaises confortable vers l'âtre et faisant signe à sa cousine pour qu'elle s'y installe. "Voulez-vous votre broderie? Il me semble que vous avez toujours adoré ça. Je crois encore avoir un de vos mouchoirs brodés pour un de mes anniversaires."
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Ven 6 Fév - 23:44
Quand je suis heureuse, je parle beaucoup, ce qui peut agacer certains, comme James. Ce dernier n'a jamais été très bavard. Je regarde mon cousin. Il doit avoir peur de ne pas vouloir déterrer nos trésors d'enfants. Quel peureux ! Je souris, nous rentrons par la suite. Il fait bon de rentrer chez soi, je parle. Toujours, ce qui peut agaçait certains, comme James. Il est difficile de le comprendre. Tellement, il a quelque chose qui l’obsède. Une obsession peut détruire les cœurs les plus purs. James va être détruit par celle-ci ? Je n'espère pas … Il est jeune. Je regarde les portraits de notre famille, de notre glorieuse famille. Puis, je m'arrête un instant. Je vais dans la salle de musique, je joue de la mélodie, joyeuse. Puis, James n'est plus là, je le cherche dans tout les sens. Ce maudit diablotin ! Il n'est pas amusant quand il fait ceci.

James - Je me serais caché sous les rideaux si j'avais voulu faire une plaisanterie, cousine.

Agnès – Il est vrai, James.

Je le regarde dans les yeux, je plonge mes prunelles dans les siens quand il s'avance. Il sourit, mauvais signe n'est-ce pas ? Je ne sais plus comment réagir face à lui, une chose est sûre, je ne pourrais pas lui avouer mes anciens sentiments pour lui, surtout … Que je ne sais pas comment il peut réagir. James est … Quelqu'un de spécial. Il n'est pas comme les autres hommes, il est différent de William. Mon cousin est difficile à percer. Il y a seulement Jane qui arrive à le percer … Ou qu'il ait des tendres sentiments fraternels avec elle. Avec moi, c'est difficile. Il a changé, il a grandit trop vite. Pourquoi est-il ainsi avec moi ? Pourquoi ?

James - Vous devriez vous reposer un peu et cessez de vous agiter. Lord Livingstone ne vous dit rien à ce sujet?"

Il approche une chaise, je m'installe et je le regarde dans les yeux. Pourquoi toujours parler de William ? Pourquoi ? Est-il jaloux ? Les hommes sont si compliqués ! Je regrette le temps de mon enfance … Je soupire. Je ne sais plus quoi penser de lui.

Agnès – C'est charmant que vous prenez soin de moi mon cousin. Il dirait la même chose que vous, mais cessons de parler de William. Parlez moi de votre cœur, cousin. Avez-vous aimé une fois ? Lui dis-je en baissant les yeux sur mes genoux.

James - Voulez-vous votre broderie? Il me semble que vous avez toujours adoré ça. Je crois encore avoir un de vos mouchoirs brodés pour un de mes anniversaires

Agnès – Si vous tenez tant que je brode, je broderais cousin mais j'aimerais qu'on dîne ensemble, après tout, nous pourrons converser , qu'en pensez-vous ? Je le regarde avec un sourire étonnée. Lui, gardé cette chose, cela m'étonne … Ah oui ? Je pensais que vous n'avez rien gardé. Je le regarde avec un sourire complaisant. James .. Je me soucie de vous. Je respire doucement et je pose ma main sur mon ventre, je grimace face à un coup de mon enfant. Cette grossesse est différente de celle d'Alexander. Je me demande si j'aurais une fille. Je soupire. James, pourquoi vous n'avez pas voulu déterrer ce qu'on a enterré ? Vous avez peur de quoi ? Je ne vous trahirais pas. Laissez-moi entendre vos secrets, je serais muette comme une tombe ! Et puis, est-ce que je vous ai trahi, une fois cousin? Dites le moi ! Je veux savoir dis-je en fronçant mes sourcils.

Je le regarde dans les yeux. Je respire doucement. Un valet arrive et il nous regarde. Je lui sourit. Que va-t-il se passer. Il se rapproche de mon cousin, je le regarde faire. Je garde ma main sur mon ventre. Et, j'attends de voir ce que veut se valet.

Valet – My lord, pour ce soir, souhaitez-vous dîné seul ? La cuisinière me demande de vous le demander pour préparer votre repas. Il sourit.

Je regarde James, mon cousin va-t-il accepter que nous dînons ensemble, tête à tête pour une fois ? Ou va-t-il me rejeter comme toujours ? Bonne question !

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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Mer 11 Fév - 15:58
Bien sur qu’il remet sur le couvert son époux, le fortuné Archibald Livingstone. Agnès n’avait pas choisit cet homme mais c’était tout comme. Et James était un homme aux sentiments rudes, à l’inclination rare, à l’égoïsme cristallin. Il l’avait voulu pour lui. Seul. Et elle avait pavané son bonheur au bras d’un autre. Le faisait actuellement sous son nez en étalant le fruit de ses amours, exigeant de son cher cousin un appui et un soutien exemplaire.

Elle croyait vraiment qu’il allait se montrer sucre et miel ? Vraiment ?

A certains –rares- moments, James Stuart se disait que cela avait été une bénédiction. Sa cousine aurait-elle montré un quelconque besoin plus violent envers lui et il aurait perdu sa maitrise. Pire encore, il lui aurait fait perdre la sienne et ses allures de petite poupée de porcelaine.

Glissant une main pleine de défaites inavouées dans ses cheveux aux reflets flamboyants, l’écossais vint se ranger prés d’Agnès.

Un regard sombre.

« Je n’ai peur de rien ni personne Agnès. » Une moue se dessina sur le contour perlé de ses lèvres pleines et il eut un demi-sourire. Elle n’était pas véritablement taillée pour faire peur, sa cousine. Des cheveux d’anges et un teint de lait frais. Non vraiment. « Vous semblez d’humeur nostalgique. »

Agnès avait l’air de vouloir à tout pris parler du passé. Lui ne regardait jamais que devant lui. Le contraste donnait une conversation nerveuse mais agréable. Il se relaxa légèrement. Inutile de lutter. Elle lui ferait les yeux de biche si jamais il refusait et il se montrait déjà bien plus dur avec elle qu’avec la plupart des autres courtisans du château et de la région.

Il eut un soupir inaudible et parfaitement fantomatique. Un de ceux –intérieur- qui annonçait que la bataille allait être longue et rude et il avait horreur qu’on le presse. Il ne répondit pas. Agnès exigeait de lui des choses qu’il n’était pas en mesure de donner. Qu’elle se contente de sa petite vie adorable de mère adorable et d’épouse comblée. Ce serait mieux pour tout le monde.

Ou presque.

« My lord, pour ce soir, souhaitez-vous dîner seul ? La cuisinière me demande de vous le demander pour préparer votre repas. »

« Apportez le repas à la table de Lady Livingstone, je dinerais avec ma cousine ce soir. » fit James en congédiant d’une main leste. Il regarda le profil royal de la jeune femme. La grossesse lui avait donné un éclat particulier bien que ses traits soient alourdis. « Je ne saurais vous déplaire Agnès.» Il eut un sourire plus doux sachant pertinemment qu'il venait de lui concéder quelque chose d'important. A son tour maintenant. «Il n’y a pas de secrets. Il y a des choses lointaines et perdues et il n’y a aucun intérêt à les déterrer. » James lui prit la main habilement, glissant ses doigts le long des siens, jouant une partition inconnue avant d’entrelacer leurs peaux et d’amener la main de sa cousin à ses lèvres pour y déposer un baiser. « Il ne s’agit pas de trahison mais d’enfantillages. Parlons plutôt du bal à venir. Avez-vous déjà pensé à votre tenue ? »

Il relâcha sa main espérant avoir été assez convaincant. Il se montrait si rarement cosy et la touchait avec tant de parcimonie qu’assurément, elle comprendrait qu’il était sérieux ici dans sa requête. Les valets s’acheminaient un peu plus loin dans la pièce, l’odeur des entrées commençant à remplir les couloirs.
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MessageSujet: Re: Comme les rois mages en Galilée (avec Agnès Livingstone)  Mer 11 Fév - 22:41
Il parle de mon époux adoré, pourquoi parler de lui ? Pourquoi se soucier toujours de ce qu'il pensera ? Je change de sujet et tente de comprendre les affres de cœur de mon cousin. Il est vrai qu'à ma connaissance, je ne le connais aucune conquête … Sauf s'il les cache. Son cœur est si dur, comme de la roche, qu'il est difficile de le casser ou de le broyer. J'aimerais tellement que son cœur soit plus doux, plus soyeux. Mais, il est devenu dur. Peut-être à cause d'une relation qui s'est mal fini ? J'aimerais tant être Jane pour qu'il puisse me parler, je sens la jalousie m'envahir mais je ne devrais pas. Jane n'a pas eu un conte de fée, moi, je l'ai. Je me sens peinée pour ma cousine. Elle doit mériter un moment de bonheur mais les fées se sont jouées d'elle, en lui offrant un mari odieux. Pauvre Jane, pauvre cousine. Mon cousin me parle par la suite de la broderie, il se range près de moi après avoir jouer avec sa chevelure de feu.je lui propose qu'on dîne ensemble, ainsi je pourrais converser avec lui. Je lui déclare que je me soucie de lui. Il est vrai, il a tellement changé ! Je lui mande de me déclarer ces sombres secrets … Mais va-t-il accepter ? Un regard sombre. Ce regard disait long sur les pensées de mon cousin.

James – Je n'ai peur de rien ni personne Agnès. Il fait une moue. Je plonge mon regard bleu marine sur lui.Vous semblez d'humeur nostalgique.

Je ne réponds pas, un serviteur lui demande s'il dîne seul ce soir. C'est le moment pour moi de savoir si mon cousin m'accepte. Je le regarde avec intensité, ce jeu allait-il nous détruire ou renforcer notre misérable relation ?

James -   Apportez le repas à la table de Lady Livingstone, je dînerais avec ma cousine ce soir.  Il me regarde, je lui souris avec un sourire triomphant. Je ne saurais vous déplaire Agnès. Il n’y a pas de secrets. Il y a des choses lointaines et perdues et il n’y a aucun intérêt à les déterrer. » Il me prend ma main, il entrelace nos doigts, mon cœur palpite doucement, fiévreux et il couvre ma main d'un baiser. Il ne s’agit pas de trahison mais d’enfantillages. Parlons plutôt du bal à venir. Avez-vous déjà pensé à votre tenue ? Il enlève sa main.

Agnès – Je ne lui réponds pas tout de suite puis je lui dit d'une voix solennelle. Très bien cher cousin, je ne souhaite plus vous importuner sur notre passé. Mais promettez-moi de trouver une personne qui saura vous rendre heureux. Je lui prend sa main et je la presse. Je le caresse tendrement, geste que je donnerais rarement aux autres hommes que mon époux et je lui souris. Je souhaite que vous soyez heureux James, vraiment. Je veux que ma famille soit heureuse, vous méritez le bonheur, comme Jane, comme Margaret. Je ne cite pas les membres de ma fratrie, détestable soit-elle. Je souris. Enfin, n'en parlons plus. Pour vous répondre, pour le bal, je n'ai pas encore décidé, et vous cher cousin ? Avez-vous idées ?

Je sens les odeurs qui arrivent, les aliments sont en train d'être lavé, cuisiné. Je souris mon cousin et je me lève, je me met derrière lui et je dépose mes mains délicates sur ses yeux.


Agnès – Je reviens mon cousin, je vais me changer, il ne serait pas convenable pour moi de manger dans cette tenue devant votre personne dis-je en souriant et enlevant mes mains. J'embrasse sur sa joue, près de ses lèvres, je le regarde et je lui souris.

Et, je me retire avant qu'il ne proteste quoique que ce soit ou qu'il soit énervé. Je pars en marchant d'un pas rapide. Je vais dans mes appartements, je change ma tenue et je m'habille d'une robe couleur bleu clair qui met l'accent sur mes yeux marins. Puis, je laisse mes cheveux en cascade. Je reviens vers mon cousin, la table est mise, un délicieux repas nous attends.

Agnès – Je ne vous ai pas fait attendre trop longtemps James ? Je pense que nous allons nous régaler en voyant les plats qui sont servis.

Mais qu'est-ce qu'on a comme plats ? Il y a sur une autre table napée de blanc, plusieurs assiettes, il y a des tartes aux légumes de saisons, de la volaille, de la biche. Je regarde James avec un sourire. Le valet commence à nous servir l'entrée, composée de tartes et de volaille.

Agnès – Bon appétit mon cher cousin. Dis-je en découpant ma viande et en buvant de l'eau.

Par la suite, le valet fait tomber du vin sur ma robe en voulant servir James, je regarde ma cousin en mettant ma main sur ma tache. Je rougis, honteuse d'être sale devant lui. Je baisse mon regard sur la tache.

Agnès – Je .. Je ….

Les valets nous laissent, nous sommes seuls. Je respire doucement, je suis toujours gênée par cette chose salissante. Le repas est gâché … Ou pas.
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