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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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♕ Mon nombre de messages est : 956 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 1393 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 28/02/2012

MessageSujet: [MISSION] Katherine Grey & Thomas Percy ♣ " Un petit tour en compagnie des lions. "  Dim 15 Fév - 22:16
Votre mission si vous l'acceptez...



Katherine Grey & Thomas Percy
La ménagerie de la Tour.
29 octobre 1554

Il y avait un endroit peu connu des Anglais, qui se cachait dans le mythique lieu de la Tour de Londres. Là, loin de prisonnier et des exécutions se trouve la ménagerie royale, dans un endroit paisible où l’on peut contempler la collection d’animaux exotiques des rois et des reines, de ce pays. Cadeaux de souverains étrangers ou simples prises, ils sont tous des joyaux, tel le majestueux lion, symbole de l’Angleterre.
Ce n’était pas de gaieté de cœur que la douce Katherine Grey venait à la ménagerie, mais par méchanceté sûrement, on l’avait mise au défi de broder un sujet original, pour une tapisserie de la reine. La jeune femme, qui n’avait eu de cesse de venir en ce lieu durant son enfance, pensait pouvoir trouver son sujet, parmi les nombreux animaux exotiques. Du papier et un fusain entre les mains, elle voulait prendre les détails de l’un des animaux, pour pouvoir plus tard le représenter sur l’une des tapisseries de la souveraine. Elle était un peu effrayée par ces nombreux animaux, mais son courage lui permis tout de même de s’atteler à sa noble mission.
Alors qu’elle était en train de dessiner, Thomas Percy passait par là, pour découvrir, comme n’importe quel noble la ménagerie royale, en compagnie de d'autres jeunes hommes. L'un d'eux voit la jeune Grey, fille d'un hérétique, il s'approche d'elle et comme n'importe quel plaisantin, lui ôte des mains ses croquis. Katherine sera-t-elle seule contre tous.

Option 1 pour Katherine ♣ Tu ne fais rien, tu sais que tu ne peux pas faire le poids face à ces jeunes hommes.
Option 2 pour Katherine ♣ Tu tentes tout pour récupérer tes croquis.
Option 3 pour Thomas ♣ Comme ton compagnon, tu te joues de la jeune femme.
Option 4 pour Thomas ♣ Tu raisonnes ton compagnon et tu fais tout pour aider Katherine.

♦ Déroulement de la mission : Voilà votre mission, la mise en situation a été dite et vous avez maintenant plusieurs options qui s'offrent à vous. Attention, vous pouvez en prendre une seule chacun, vous pouvez donc choisir ensemble, ou bien tout seul et laisser la surprise à votre compagnon de RP.
Pour le moment vous êtes libre, mais un PNJ pourra venir à tout moment perturber votre jeu. Attention, votre mission commence dès maintenant !


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MessageSujet: Re: [MISSION] Katherine Grey & Thomas Percy ♣ " Un petit tour en compagnie des lions. "  Lun 16 Fév - 12:03
Je sens mon coeur se serrer alors que se referment les portes de la Tour derrière moi. Le mot 'haine' est encore insuffisant pour décrire ce que m'inspire cet endroit maudit. Maudit, oui, c'est bien le mot : combien de fantômes hantent déjà ces pierres, et combien d'autres à venir ? Cette damnée pelouse, je la vois du quoi de l'oeil, j'aimerais ne pas la voir du tout, mais je ne puis m'en empêcher. Tout semble si paisible... Comme si les horreur du mois de février dernier n'avaient jamais eu lieu, le vert émeraude de l'herbe semble presque provoquant. Je donnerais cher pour mettre le feu à cet endroit, le voir réduit en cendres. Cela ne me rendra ni mon père, ni ma soeur, mais c'est viscéral.

"Tout va bien, Lady Katherine ?"

Un bref sourire, un signe de tête affirmatif. Trois dames de compagnie et un garde sont avec moi, mandés par la reine. Sont-ils là pour me surveiller, ou pour me protéger ? Les deux, sans doute. Pour la énième fois depuis que j'ai quitté Whitehall voilà une petite heure, je déplore l'absence de Michèle. L'une des dames tient des papiers entre ses bras, une autre des fusains. Moi seule ait les mains libres. Détournant mes yeux de la pelouse des exécutions, je me signe brièvement et contemple l'autre aile de la Tour, celle que je suis venue voir. La ménagerie royale. Pour rien au monde, je n'aurais voulu revenir en ces lieux, mais les circonstances ne m'en laissent pas le choix : je dois broder un sujet original pour une des tapisseries de la reine. Broder n'est pas un problème en soi, c'est le sujet en question qui l'est. Les animaux exotiques arriveront peut-être à combler mon imaginaire ? Je me souviens de ces lieux, que j'avais visités en compagnie de mon père et de mes soeurs, dans le bref laps de temps où Jane avait été reine d'Angleterre. Les bêtes sauvages en cage m'avaient toujours effrayée. Les dames qui m'entouraient ne cessaient parler à tord et à travers, et je sentais pointer le mal de crâne, tant leur bavardage était assourdissant. J'étais faite pour le silence de la campagne, pas pour le bruit citadin. D'autres promeneurs allaient et venaient, je ne leur prêtai guère d'importance. Seule comptaient mon désir de solitude et ma crainte de me retrouver seule face aux lions... Mais le premier l'emporta sur le second. Une fois face à la porte de la ménagerie, je me tournais vers mes accompagnateurs et, récupérant feuilles et fusains, leur dit :

"Restez ici, je vous prie." Voyant leur hésitation, j'ajoutais avec un sourire contrit : "il n'y a pas d'autre sortie que celle-là, du moins je n'en connais pas d'autres. Soyez sans crainte, je ne fuirais pas. J'ai juste besoin d'être seule et concentrée pour dessiner. Ce serait bête de gâcher cette tapisserie si attendue par la reine, n'est-ce pas ?"

Mon dernier argument dut faire mouche, car on me laissa aller sans ambages. Je n'avais pas menti : j'avais besoin d'être seule pour dessiner. C'avait toujours été une de mes activités favorites, après l'équitation. Au moins le dessin n'exigeaient pas que je lise ou j'écrive, deux arts qui, hélas, ne seraient sans doute jamais à ma portée. Je laissais les portes de la ménagerie se clore derrière moi et retirai mon manteau bleu sombre, avant de monter les escaliers. Une fois face aux cages, j'eus un mouvement de recul, puis pris place à pas lents face au cages. J'inspirais profondément, papier et fusain en main. Mes doigts tremblaient légèrement. Courage, Katty.... Courage... Le lion me fixait, et je soutins un instant son regard, avant de détourner les prunelles. Le dessin était plus important. Un lion, était-ce suffisamment original ? Je jetai un regard aux autres animaux ici présents, et je m'attardais sur les oiseaux lorsque naquit l'idée miraculeuse : un griffon. L'animal mythologique présent dans ces légendes médiévales que Mary me lisait, assez noble pour plaire à la reine, assez méconnu pour être original. Je n'avais qu'à m'inspirer des animaux ici présents pour créer le mien. Forte de mon projet, ma peur s'envola progressivement, à mesure que les coups de fusains apparaissaient sur le papier vierge. Totalement absorbée dans ma tâche, je ne vis pas passer le temps, ni entrer ces gens. J'étais toute à mon dessin, soucieuse de plaire à la reine, d'acheter ma paix pour quelques mois supplémentaires... Aussi ne pus-je retenir un cri de surprise lorsqu'on retira de mes mains affairées le précieux papier.

Plusieurs jeunes hommes étaient face à moi, riant aux éclats de l'expression de mon visage sans doute. Je les connaissais de vues : des jeunes catholiques dotés des faveurs du gouvernement et de la sympathie de la reine. Ma première envie fut de partir en courant et de me réfugier en pleurs dans les bras de Michèle. Je sentais déjà les larmes me monter aux yeux, mais parvins à les retenir de déferler sur mes joues. Première victoire. Mon émotivité me perdrait. Tenter de récupérer mon bien était peine perdue, je n'en serais que plus humiliée. Comment aurait réagi Elizabeth à ma place ? Prenant une grande inspiration, je me redressai. Les rires ne s'étaient pas taris. "Félicitations, messieurs," fis-je d'un ton froid dont j'aurais été incapable quelques mois plus tôt. "Plusieurs hommes contre une jeune fille. Votre courage vous perdra." Peut-être n'aurais-je pas dû parler ainsi... Aurais-je des ennuis ? Au moins, j'étais restée maîtresse de moi...
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MessageSujet: Re: [MISSION] Katherine Grey & Thomas Percy ♣ " Un petit tour en compagnie des lions. "  Lun 2 Mar - 23:04




Thomas & Katherine.
She was just a sad girl umong lions.

Aujourd’hui, le soleil n’est guère au rendez-vous. Le ciel est recouvert de son manteau gris et de minces filets lumineux se glissent entre les nuages, éclairant la ville dans une légère clarté. De bonne humeur, c’est avec plaisir que Lord plaisir s’était délaissé de ses obligations parlementaires pour se rendre à la ménagerie avec plusieurs de ses paires. Ils avaient, d’un commun accord, décidés de s’y rendre, afin d’admirer les animaux royaux que le pays avaient accueillis. Il avait toujours entendu parler de ces lieux, dans le haut de la tour de la cour, mais ne s’y était guère encore rendu. Le temps et l’envie lui avait manqué, sans doute. Il n’était pas un grand amateur des affaires royales, mais s’il avait décidé d’écouter l’avis de ses congénères, ce n’était que pour échapper à sa tâche quotidienne qu’était la politique. Alors le voilà qui gravissait les marches en compagnie de ces derniers, restant silencieux. Pourquoi parlerait-il ? Il n’était pas ami avec ces hommes et son esprit était bien occupé à admirer le paysage qui se dessinait à travers les fenêtres de la tour. L’herbe était verte et toute fraîche, cela donnait réellement une vue à couper le souffle. Même si des événements cruels avaient eu lieu ici, il s’en fichait pas mal. Tant qu’il n’avait pas assisté à la mort d’une personne à qui il tenait, le reste n’était pas important. Lui, il n’en n’avait que faire, de toutes ces pacotilles. Il ne s’intéressait qu’à ses propres problèmes et à ceux des personnes chères à son cœur. Il était calme, certes, mais qu’on ne vienne guère perturber la tranquillité des êtres aimés : il en deviendrait vil et cruel. On le connaissait comme un séducteur invétéré et infidèle, mais la partie sombre de son âme n’avait pas encore été connue de tous. Il esquissa un bref sourire en coin quand cette pensée traversa son esprit et il se dirigea vers une grande porte en bois de chêne, ou un garde et trois dames de compagnie. Haussant un de ses sourcils, il se demanda un instant qui ils pouvaient bien accompagner. Il ne le su que lorsqu’il fit irruption dans la pièce emplie de tous ces animaux exotiques. Dans le fond de la salle, une blonde était assise, papier et fusain entre les doigts. Elle semblait dessiner une sorte de créature croisée entre un lion et un oiseau. Sa contemplation ne dura guère ; l’un de ses paires attrapa le bout de papier et ils commencèrent tous à se moquer de la réaction de la jeune adolescente. Thomas esquissa un sourire hypocrite ; il ne trouvait pas forcément la situation drôle.

Devant lui, il reconnu la demoiselle. C’était une fille d’hérétique. Elle devait sans doute être elle-même protestante, vu l’éducation qu’elle devait avoir eu. Il ne savait point s’il devait la prendre en pitié pour ses pertes récentes, ou se moquer d’elle parce qu’elle était hérétique. Le choix des hommes qui l’accompagnaient devait être déjà fait, parce qu’ils commencèrent à se moquer d’elle et riaient bruyamment de manière cruelle. S’il y avait bien une chose dont Thomas était sûr, c’était que perdre un membre de sa famille n’était pas affaire aisée. Son père aussi avait été exécuté, quand il avait pris part au pèlerinage de grâce. Cette étape l’avait renforcé ; peut-être cela avait-il eu le même effet sur la jeune blonde. Sans doute, vu la manière dont elle répondit avec tant de froideur. Il fronça les sourcils, incertain de la suite des événements. Que devait-il faire ? Il était en proie au doute le plus atroce. Ce n’était qu’une jeune femme, encore. Ça aurait pu être sa sœur. Elle avait déjà perdu tout ce qui importait pour elle, comment pourrait-il se montrer encore plus vil ? S’il y avait bien pire châtiments pour un hérétique, c’était bien d’être hanté par les souvenirs blessant et les regrets les plus profonds et destructeurs. Mais il ne pouvait guère rester immobile ; on le soupçonnerait d’être attendri par une hérétique et on questionnerait sans aucun doute ses intentions. Alors, il fit un pas vers l’avant et pris l’attitude la plus sérieuse qu’il eu trouvé et arracha le papier des mains de l’homme, tandis qu’il agrippa le bras de la blonde, l’attirant près de lui.

- Comment osez-vous vous adresser de la sorte face à nous ? dit-il d’une voix sourde.

Les apparences étaient sauvées. Ils semblèrent satisfaits de ce comportement puéril et semblaient attendre plus. Mais il n’allait guère en montrer davantage. Il baissa le regard vers les yeux de la jeune hérétique, puis glissa ses yeux vers le dessin qu’il avait entre les mains. Tenant toujours son bras de son autre main, il lui demanda alors.

- Qu’est-ce dont cela ? Que faites-vous en ces lieux ?

Il tentait de lui trouver un échappatoire quelconque. Terroriser une jeune femme n’était pas dans ses projets, aujourd’hui. Il avait simplement eu envie de se changer les idées. Mais malheureusement, les événements ne vont pas toujours dans le sens dont on aimerait qu’ils aillent. Il avait désiré éviter la politique et voilà que cette dernière venait le narguer en lui rappelant qu’il avait du travail à faire et qu’il était un catholique. Certes, mais ne pouvait-il être lassé de tout ceci, rien qu’une journée dans le cours de sa vie ? Parfois, il était fatigué de toujours sauver les apparences. On devait avoir les yeux dans tous les recoins du pays et les oreilles pendantes, histoire de distinguer les malfrats et les punir. Mais méritait-elle d’être punie à son tour ? Elle n’avait guère choisie sa fratrie, peut-être n’était-elle pas la digne fille de ses parents, après tout. Dans chacun se cache une histoire et l’Homme est doté de sa propre conscience. Alors, en attente d’en savoir plus, il se contenterait de lui accorder le bénéfice du doute. Par contre, si elle comptait comploter en secret contre la couronne, eh bien il craint de ne pas être d’une très grande aide face à son destin en ces lieux.
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MessageSujet: Re: [MISSION] Katherine Grey & Thomas Percy ♣ " Un petit tour en compagnie des lions. "  Sam 14 Mar - 12:05
Je n'avais rien d'une dame de Cour, et encore moins d'une combattante. Ma soeur Jane avait sa place à Londres, elle qui circulait si bien dans cet univers. Ma cadette Mary détestait la ville autant que moi, mais au delà de son apparence frêle de fillette de neuf ans, le coeur qui battait dans sa poitrine était celui d'un lion. Entre elles deux, j'étais l'oisillon prisonnier de la fosse aux vipères, qui malgré ses efforts, ne parvenait pas à prendre son envol. Ma respiration se fit sifflante, comme toujours lorsque je devais faire face à l'hostilité tangible. Seule face à ses hommes, je ne faisais pas le poids, ils étaient plus nombreux, plus forts, et sûrement dans les petits papiers de la Reine. Si mon père avait été de ce monde, jamais ils ne se seraient permis de m'adresser ainsi la parole... Mais mon père n'était plus. Et je ne pouvais compter sur ma mère. Actuellement, mon seul espoir résidait en ce petit groupe d'accompagnateurs, soldats et dames d'atour, qui m'attendaient en bas. Sans doute n'aurais-je jamais dû me séparer d'eux, mais en mon for intérieur, je priais pour qu'ils montent à ma recherche. Immanquablement, c'est ce qui se passerait si j'étais trop longue à redescendre. J'inspirais profondément, m'exhortant au calme, répliquant avec froideur en dépit des sanglots que je sentais brûler ma gorge. Ne serais-je donc jamais apte à garder le contrôle de mes émotions ? Pourquoi fallait-il que je sois si émotive, si sensible ? Mary s'énervait à une vitesse folle, moi je n'étais guère plus longue à me mettre à pleurer. Mais il ne fallait pas que je pleure, pas maintenant. N'étais-je pas ici dans mon bon droit ? Lentement, derrière mon masque paisible, le calme reprit ses droits... Jusqu'à ce que l'un des hommes n'attrape mes papiers d'une main, mon bras de l'autre, et m'attire brutalement vers lui. Je sentis mes yeux s'écarquiller, mon coeur battre plus vite et plus fort. Non, non, non... J'ignorais le nom de l'homme en question, mais je l'avais déjà vu à la Cour : grand, jeune, brun, et des yeux à peine plus foncés que ls miens. Comme ses camarades, sa haine était presque palpable. Mais je ne devais pas flancher, surtout pas. Nom de Dieu, Katty, sois digne de ton père, tiens bon. Tu es au dessus de tout ça. Sa question ne me surprit guère, mais eut le don de teinter ma peur d'une colère sourde. Oubliais-t-il qu'avant d'être fille de traître, j'étais de sang royal ?

"Et vous, My Lord," répliquais-je sur un ton que j'avais volontairement rendu doux et froid, sans la moindre once de cette amertume qui envahissait mon coeur, "est-ce une façon de s'adresser à la cousine germaine et pupille de notre Reine Mary ?" D'autant que si j'étais ici, c'était justement pour la Reine. Sans cette histoire de tapisserie, je ne me serais jamais risquée à arpenter seule la ménagerie de la Tour de Londres, et serais restée auprès de ma soeur et ma gouvernante à Whitehall, sans nos appartements. Ou avec Lady Radclyffe. Mais en aucun cas ici. Pitié, que les gardes montent vite, je ne tiendrais pas longtemps... Je ne fis aucun mouvement pour me débattre, ne tentais pas de me dégager de son emprise. Si je m'agitais, il resserrerait sans doute sa prise, comme tout chasseur. Restait à la proie, c'est à dire moi, de feinter pour lui échapper. Je n'avais jamais su ni mentir, ni tricher, mais ici je n'en aurais pas vraiment besoin, j'étais ici pour la Reine. Le problème venait de ma totale incapacité à maîtriser le flot de mes émotions. En l’occurrence, peur, colère, peine. L'homme jeta un regard à mes dessins, puis se concentra à nouveau sur moi. Sans doute aurais-je prêté attention aux autres hommes si je n'étais pas obnubilée par deux choses : garder mon calme et répondre à celui qui me serrait toujours le bras. "De simples dessins, My Lord," répondis-je. "Je suis ici à la demande de la Reine, qui souhaite me voir broder un sujet original pour une tapisserie. Des gardes royaux et plusieurs dames de compagnie m'attendent en bas, peut-être les auriez-vous croisés en montant ? Si vous doutez de mes propos, vous pourrez toujours vous en référer à eux." La vérité était dite. J'étais ici en toute innocence, et sans la moindre intention de nuire à la souveraine. Mais j'avais pris la peine de répondre, sachant pertinemment qu'en pareille situation, ma soeur Mary lui aurait craché au visage. Nul ne pourrait m'accuser d'inconduite, ou avancer la moindre preuve d'une volonté de complots. Officiellement, j'étais catholique. Je suivais Mary Tudor à chacune des messes organisées au palais, plus nombreuses depuis que les Espagnols avaient leurs entrées en Angleterre. Je veillais à ce que nul ne puisse prouver que mon coeur était protestant. Les doutes subsistaient sans doute, après tout, mon père était connu pour son intransigeance envers la Papauté et l'Eglise catholique. Mais seul Dieu lisait dans les âmes, et cet homme face à moi ignorait de quel côté penchait la balance de ma foi. Résolue à gagner du temps jusqu'à ce que mes accompagnateurs se mettent à ma recherche, je veillais à garder une respiration calme, et repris la parole.

"Vous semblez me connaître, My Lord, pour m'avoir abordée de la sorte. Hélas, la réciproque n'est pas vraie. Puis-je savoir à qui j'ai affaire ?" Un proche de la Reine sans doute, un homme qui ne me voulait aucun bien, comme la majorité des proches de Mary Tudor. Mais que l'actuelle Reine le veuille ou non, que mon interlocuteur le veuille ou non, j'étais Tudor par ma mère, Woodville par mon père. J'étais de sang royal. Je me devais d'en être digne.

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MessageSujet: Re: [MISSION] Katherine Grey & Thomas Percy ♣ " Un petit tour en compagnie des lions. "  
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[MISSION] Katherine Grey & Thomas Percy ♣ " Un petit tour en compagnie des lions. "
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