AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Cette MAJ est optimisée pour Mozilla et Safari
nous faisons notre possible pour l'optimiser pour Google Chrome

Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

Partagez|
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Invité

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit Sam 21 Mar - 0:33
Je n’étais pas une noble comme les autres et je ne voulais pas l’être. Les nobles étaient hautains, ne souhaitaient que s’enrichir et être bien vu. En un claquement de doigt, ma réputation avait été mise à mal – moi qui avait peur vis-à-vis de ma mère en prison, je ne pensais pas que ce serait mon fiancé et notre foi qui nous nuirait… J’avais tout à reconstruire et c’était plutôt mal vu une femme seule et donc indépendante. J’aimais arpenter les rues de Londres avec une robe simple qui montrait que j’avais un rang plus élevé mais qui me permettait aisément de me fondre dans la masse. J’avais vite compris que certains londoniens que l’on pouvait juger de pauvres valaient mieux que certains nobles à la cour. Ce matin-là, j’accompagnais mes servantes au marché. Elles étaient toutes plus âgées que moi et je ne mettais pas encore faite à l’idée que je les « commandais ». La vie était si compliquée, j’avais parfois du mal à me faire à tout ceci. Je marchais le long des étales, à la recherche d’un présent pour Antanasya Cavendish, ma protectrice et amie avisée ou autre objet précieux ou jolie qui pourrait attirer mon regard et mon attention. J’avais pris cette habitude de venir faire le marché, faire quelques emplettes personnellement. Cela me faisait plaisir. Je n’étais pas le genre à prendre de haut les gens du peuple que je croisais, ni mes servantes d’ailleurs. On m’avait déjà reprochée de les considérer comme égales à égales alors que ce n’était pas le cas. Je n’avais jamais compris ce que j’avais de plus qu’elles… A part mon argent ? Elles avaient plus de mérites que moi en tout point, se tuaient à la tâche.

Je m’éloignais de mes servantes, un peu pour aller à mon rythme, à regarder ce que je voulais plus spécifiquement. J’avais décidé de faire moi-même quelques achats. Depuis, l’épisode de la joute où j’avais fais mes premiers pas en tant que résistante protestante, j’avais pris plus d’assurance. Depuis quelques temps, j’avais grandi et muri. C’était ainsi. Lorsque je me regardais dans le miroir, je ne me reconnaissais pas. Où était passé la Rosemary que j’étais autrefois ? La petite fleur à peine éclose qui attendait les beaux-jours pour s’ouvrir… mais, les beaux-jours n’étaient jamais arrivés. Alors, la petite fleur avait fini par se faner. Avant d’arpenter les rues de Londres et de faire le marché, j’étais passée à la librairie pour acheter des livres pour Annabeth, ma sœur qui apprenait à lire. Des cadeaux que je voulais lui offrir par pure gentillesse. Ca me faisait plaisir et j’étais certaine que ces histoires lui plairaient ! Je marchais tranquillement, le sol était encore mouillé des quelques gouttes qui étaient tombées dans la nuit. Une humidité envahissait Londres. Des flaques d’eaux étaient parsemées sur le sol. Une atmosphère lourde malgré les discussions dynamiques du peuple. On savait tous que le courroux de Mary Tudor était au-dessus de nos têtes. Et pourtant, malgré cela j’étais sereine. Je n’avais plus rien à perdre. J’avais sombré dans le désespoir. Un malaise silencieux avec lequel j’avais appris à vivre depuis maintenant quelques mois. Je regardais attentivement les nouveaux produits, des légumes, des fruits que je n’avais encore jamais vu, des merveilles venues du nouveau monde. Un monde dont Luisa m’avait un peu parlée, un monde d’où elle venait, un monde qui me faisait rêver. Comment c’était le nouveau monde ? Etait-ce comme ici ?

Je me retournais assez violemment, sans faire réellement attention à ce que je faisais, je tamponnais une jeune femme et laissais tomber les trois livres que j’avais pris pour ma sœur. Je restais surprise et confuse. Ce choc m’avait un peu bousculée. Je m’attendais à entendre une femme pestait, jurant que je lui avais fais mal ou pire qu’elle était blessée. J’avais baissé la tête pour voir l’un des livres qui était en train de prendre l’eau. Tombé au milieu d’une flaque d’eau, quelle poisse ! Je levais les yeux et je reconnu Constance. Je fus surprise. « Oh Constance mais… que fais-tu ici ? » Je secouais la tête, me rendant compte que ma question était stupide. « Excuses-moi, je ne t’ai fais mal au moins ? Je ne t’avais pas vu… Toutes mes excuses vraiment. » Je regardais Constance, elle était radieuse comme toujours. Les démons ne semblaient pas l’atteindre, tout lui souriait malgré sa condition, j’étais toujours impressionnée à chacune de nos rencontres, presque envieuse de cette vie si différente de la mienne. J’étais contente de la voir, elle était un rayon de soleil dans la brume. Une lueur d’espoir au milieu des nuages. Elle prouvait au monde entier que la bonté était là, dans chacun de nous. Constance faisait ressortir le meilleur en nous, c’était l’être le plus bénéfique que je connaissais. Mon guide. Mon amie. Une étoile dans la nuit.


Dernière édition par Rosemary Blackwood le Ven 17 Avr - 23:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

LA FILLE DU BOURREAU ♌ le petit oiseau des rues.
avatar
♕ Métier : Ancienne serveuse au Flying Dutchman ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Ecstatic Ruby ♕ Mon nombre de messages est : 1579 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 41 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 14/04/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya, Elizabeth, Edward, Annabeth, Jane, Jack, Philippe

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit Lun 6 Avr - 19:06

Une lueur d'espoir dans les nuages



Décembre 1554.
Le marché de Londres.


Il y avait des personnes qui ne se remettaient jamais en cause, d’autres, qui ne cessaient de la faire. Depuis quelques jours, Constance Bennet n’avait qu’une chose en tête, son père, les regrets, qu’elle pouvait ressentir, et cela depuis qu’elle en avait parlé avec Mary-Ann Paton. Elle se demandait si la maquerelle n’avait pas raison et si, après tout ce temps, elle avait besoin de pardonner à son père, pour aller de l’avant avec Arthur. Même si elle avait mis au courant son fiancé à propos de ses mensonges, elle se demandait, si finalement, elle ne devait pas inviter son père à son mariage, pour enfin pouvoir faire la paix. Elle ne l’avait plus revu depuis tant de temps. Elle avait fini par chasser son père de sa vie, si bien qu’elle avait fini par s’habituer à se faire passer pour une orpheline. Avant, elle aurait eu honte de faire ça, elle aimait tellement Hans Bennet, qui avait su la protéger après la mort de sa mère. Avant, elle n’aurait jamais pu jurer sa vie sans lui, mais les mensonges avaient fait qu’elle avait revu ses priorités. Elle était partie, ne pouvant pas assumer le statut d’assassin de son père, alors qu’elle le voyait comme un homme, qui ne pouvait pas faire de mal à une mouche. En un seul instant, il était passé du statut d’homme bon à celui de tueur. Elle était partie et sa vie, elle l’avait faite sans lui. Cependant, alors qu’elle allait se marier, on lui avait fait réaliser, qu’on ne pouvait pas être heureuse dans le futur, si on ne se réconciliait pas avec le passé. Pourtant, pour le moment, la jeune serveuse du Flying Dutchman n’était pas parvenue à franchir le pas, pour elle s’était trop tôt et elle tremblait de peur à l’idée que son père lui refuse le mariage. Si elle le revoyait à nouveau, il pourrait comme n’importe quel père dicter sa vie et pour une jeune femme qui avait passé la majeure partie de sa vie libre, c’était impensable. Constance était courageuse, mais cette chose si banale, elle ne parvenait pas à la réaliser, elle se voyait rechercher son père, connaître son lieu de vie, mais jamais frapper à la porte de sa demeure. Elle avait peur de se réconcilier avec ce passé qui l’avait trop fait souffrir et qui la hanté toujours. Le mariage ne cessait d’approcher et Constance se trouvait toujours dans cette impasse, ne sachant pas par quel bout elle devait prendre son problème.
En plus de cela, la jeune femme avait le sentiment qu’Arthur désirerait, comme tout bon mari que son épouse arrête son travail. Constance ne lui avait pas encore dit, mais pour elle, le Flying Dutchman était comme une seconde maison et elle ne voulait pas y renoncer, même en se mariant. Si elle venait à avoir un enfant, elle arrêterait peut-être, mais la jolie brune avait le sentiment, qu’elle ne se sentirait jamais complète sans ce travail, qui lui avait apporté une toute nouvelle vie.

Comme cela arrivait très souvent, la jeune femme se rendait sur le marché de la ville. Elle aimait beaucoup cet endroit animé, où l’on pouvait rencontrer n’importe qui et converser avec. Son plaisir était de regarder les marchandises, de toucher les objets et les tissus. En ce moment, quand elle s’y rendait, s’était pour faire des achats, soit pour le Flying Dutchman, ou pour son propre mariage. En faisant ressurgir d’anciens talents de couturière, elle comptait bien se faire la plus belle des robes de mariées, pour que son futur mari soit fier d’elle. Elle prenait du tissu, du fil, achetait de nouvelles aiguilles, tout ce dont elle avait besoin, pour ce faire une robe pour elle, mais aussi sa petite Jane-Ann, qui méritait de ressembler à n’importe quelle princesse pour ce jour. Portant son panier, Constance était en quête de quelques mets qui leurs serviront de repas pour quelques jours, à elle et sa petite protégée. Alors que son regard était occupé à regarder une étale de fruit, une personne la heurta, confuses et se pensant responsable, elle se confondait en excuses, tout comme l’autre personne qui était Rosemary.

« Oh Rosemary, je ne pensais pas te voir ici. Je viens à chaque fois pour les repas et aussi mon prochain mariage. Je n’ai rien, tu n’as pas à t’en faire. » Elle s’abaissa pour ramasser le livre qui prenait l’eau. « Ton livre, je suis désolée, tu veux qu’on aille le faire sécher, pour voir si on peut le sauver. » Proposa la jeune femme tout en regardant le malheureux livre.





    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit Sam 18 Avr - 0:21

Constance, le rayon de soleil. Constance, la joie de vivre.

Avec Constance, nous étions un peu pareilles. Une famille dissolue. Elle ne parlait plus à son père. Je n’avais plus le mien. Elle avait un fiancé désormais. Moi aussi d’un certain côté. Je me rendais compte que j’avais loupé de nombreuses choses qui s’étaient déroulées dans la vie de mon amie. Je n’avais pas pris le temps de prendre des nouvelles. Je n’en avais pas eu le temps avec tout ce qu’il s’était passé ces derniers temps. Arthur Paton. Un garde royal qui m’effrayait. Je craignais que cela complique quelque peu ma relation avec Constance, lorsque de Constance Benett elle deviendrait Constance Paton. J’étais comme une hors-la-loi, j’agissais contre les catholiques. « Où vas-tu célébrer ton mariage, Constance ? Je suis si heureuse pour toi. Tous mes vœux de bonheur. Raconte-moi tout. » Je lui pris les mains et je récupérais mon livre. Selon sa réponse, je voulais lui proposer mon jardin. Il n’était pas immense mais, je doutais que Constance veuille une grande cérémonie. Au moins, il était charmant et accueillant. Ca me ferait plaisir. J’étais déjà en train de réfléchir à quel cadeau de mariage, je pourrais lui offrir. « Merci à toi. Je le ferais sécher en rentrant, Annabeth comprendra… Tu ne dois pas être au courant. J’ai retrouvé ma sœur : Annabeth Blackwood. » C’était la journée des bonnes nouvelles visiblement.

Elle était devant un étale de tissu, je compris vite qu’elle était en train d’acheter le nécessaire pour se confectionner la plus belle des robes de mariées. « C’est pour ta future robe ? Tu vas te la faire ? » Je voulais lui demander si elle avait besoin de quelque chose mais, je me retins. Constance était indépendante, cela m’avait étonnée lorsque j’avais appris pour son mariage. Si elle était heureuse autant officialiser, elle avait raison de profiter. Je ne voulais pas la froisser en lui proposant mon aide mais, j’avais très envie de l’aider. D’amie en amie. Comme elle, quand elle m’avait aidée lorsque j’étais perdue. On avait toutes deux grandies sans figure féminine, je savais à quel point cela pouvait être déstabilisant. Au fond d’elle, elle devait ressentir un manque. Moi, je le ressentais j’aurais bien eu besoin des bras réconfortants d’une mère. De ses conseils. C’était pour cela qu’elle avait Jane-Ann pour déverser tout l’amour qu’elle avait. Qu’une mère a envers son enfant. « Comment va Jane-Ann ? Où est-elle ? Je pensais qu’elle serait avec toi. » Je lui souriais. J’aimais beaucoup cette petite moi aussi. Une petite poupée que j’aimais bichonner. J’aimerais avoir une fille comme elle plus tard. Si un plus tard existait pour moi. Je ne me sentais pas prête à avoir des enfants de toute manière et j’imaginais que Constance non plus. Elle était plus proche d’en avoir que moi cela dit. Elle rayonnait. Ca se voyait. Peut-être qu’elle aussi, elle avait trouvé sa voie. Le chemin qu’elle voulait suivre. Sa ligne du destin.

Je m’étais toujours sentie bien avec Constance, j’espérais que rien ne change avec son mariage. Elle était l’une de rares avec qui je pouvais être nature. Elle ne faisait pas partie de la noblesse et par conséquent, je n’avais pas besoin de faire attention à mes manières. Par nature, je respectais le protocole et les règles de la cour. Mais, je pouvais relâcher la pression de la cour. Constance était différente, elle acceptait les personnes comme elles étaient. Elle ne jugeait pas. Je n’avais pas besoin de me poser des questions. Elle était honnête, elle serait la dernière à me poignarder dans le dos. J’étais prête à y mettre ma main à couper. Je regrettais de ne pas pouvoir partager plus avec elle. Elle avait du être pas mal occupée, elle-aussi ces temps-ci avec les préparatifs de son mariage, les détails à régler… J’étais certaine qu’elle préparerait un mariage de qualité. Elle faisait déjà un travail remarquable au Flying Dutchman et j’avais l’impression que tout le monde l’appréciait. Qu’elle n’avait pas d’ennemis. Je ne lui en avais pas encore trouvé. Alors que certains les multipliaient. Je lui tenais toujours les mains, en lui serrant doucement. J’approuvais son mariage, je connaissais mal Arthur Paton mais, elle avait l’air bien avec lui et c’était tout ce qu’il comptait. Qu’elle soit heureuse. Elle le méritait. Elle méritait son bonheur futur. Je plongeais mes prunelles dans les siennes. Je restais figée l’imaginant déjà dans sa robe de mariée. Vivre un jour unique. Son jour. Elle serait une Reine d’un jour. Une Reine unique avec son Roi. La plus mignonne des Reines. Je pensais à Jane-Ann qui serait la plus jolie des petites princesses aussi. J’avais hâte de les voir dans leurs sublimes robes faites avec amour par Constance. Ce seraient les plus belles de la soirée parce que leurs robes allaient être confectionnées avec soin. J’admirais Constance à mettre autant de cœur dans tout ce qu’elle entreprenait.
Revenir en haut Aller en bas

LA FILLE DU BOURREAU ♌ le petit oiseau des rues.
avatar
♕ Métier : Ancienne serveuse au Flying Dutchman ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Ecstatic Ruby ♕ Mon nombre de messages est : 1579 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 41 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 14/04/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya, Elizabeth, Edward, Annabeth, Jane, Jack, Philippe

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit Dim 3 Mai - 21:57

Une lueur d'espoir dans les nuages



Décembre 1554.
Le marché de Londres.


Le bonheur était tellement rare, un jour on possédait tout et le lendemain, on pouvait tout perdre. Constance se rendait compte de sa chance, elle revenait de très loin. Il y avait encore deux ans, elle n’était rien, à part une jeune femme qui fuyait son passé et volait pour pouvoir se nourrir. A cette époque, Constance avait peur de la vie, de la stabilité et pourtant, elle allait bientôt se marier, elle avait une petite fille sous tutelle et elle finirait par avoir sa propre maisonnée, avec Arthur. La jolie petite brune avait appris à affronter sa vie et son passé, même si elle ne parvenait toujours pas à parler à son père, à aller le voir, pour l’inviter à son mariage, les choses allaient en s’améliorant. La jeune femme savait qu’un jour, elle franchirait le pas et ferait enfin la paix avec Hans Bennet. Voir Rosemary en ce jour était un réel bonheur, Constance n’avait pu la voir personnellement pour lui annoncer ses fiançailles et elle se doutait bien que la jeune femme était déjà au courant. D’ailleurs, cela se confirma très vite, puisque aussitôt, Rosemary la félicita pour son prochain mariage et lui demanda, où elle allait le fêter.

« Nous n’avons pas encore décidé avec Arthur, même si le Majestic Rose me plairait beaucoup. J’aimerai un lieu simple et chaleureux, qui nous ressemble. » Souriait la jeune femme sur un ton enjoué. Il était rare pour une femme du peuple, d’avoir une amie noble et pourtant, c’était ce qu’était Rosemary à ses yeux, une amie. Elle la voyait peu, mais les retrouvailles étaient toujours un réel moment de joie. La jolie serveuse du Flying Dutchman admirait la simplicité et la gentillesse de Rosemary, qui était une chose rare, chez les personnes de son rang social. Aux yeux de Constance, il n’y avait pas une personne comme Rosemary.
« Et bien, nous nous sommes vus le jour du mariage de la reine, Arthur était à son poste, mais j’ai pu rester à ses côtés, puis au moment où la reine et le roi sont sortis, il m’a embrassé. En cet instant, j’ai su qu’il était l’homme de ma vie. Après, nous avions dû nous séparer, mais je n’ai pas pu attendre la fin de son service et je l’ai rejoint et c’est à ce moment-là, qu’il me fit sa demande en mariage. Tu ne peux pas savoir à quel point Arthur est l’homme parfait pour moi, bon il se sourit pas toujours, mais c’est un homme d’honneur et je sais qu’il ne me fera jamais de mal. » Elle termina ainsi le récit de son bonheur, que Rosemary lui avait demandé de rapporter. Cependant, ce n’était pas la seule bonne nouvelle du jour, puisque la jolie noble, lui annonça qu’elle avait retrouvé sa sœur, une sœur qui s’appelait Annabeth Blackwood. Ainsi la diseuse de bonne aventure avait eu raison, Rosemary avait bien une sœur.
« Oh mais je suis tellement contente pour toi, tu retrouves ta famille. Racontes moi tout, elle est comment ? » Demanda la jeune femme tout en sautillant de joie, sur place. « Mais, ça me fait penser, la diseuse de bonne aventure avait raison ! » S’exclama assez fortement la joyeuse Constance, qui aimait apprendre que ses amis étaient heureux.

Aujourd’hui, les deux jeunes femmes avaient un objet entre les mains, qui soulignait leur vie future. Rosemary avait avec elle un livre, qui était pour sa sœur, mais malheureusement celui-ci lui avait glissé des mains et était tombé dans l’eau. Constance avait de son côté du ruban pour sa robe de mariée. Deux futurs, bien différents. Pour l’une, le livre promettait des découvertes, et était le symbole de la construction d’un nouveau lien, pour l’autre, c’était un changement de vie, qui serait celui d’une femme mariée et rangée.
« Oui, je fais ma robe moi-même. » Répondit-elle ne montrant les rubans. « Je tiens à ce qu’elle soit parfaite pour le jour du mariage, je dois être trop perfectionniste, puisque je n’arrête pas de venir sur le marché pour acheter du tissu et des rubans. En même temps je fais aussi une petite robe de demoiselle d’honneur pour Jane-Ann. » Elle souriait à nouveau, tout en pensant à la petite robe neuve que sa protégée allait porter, pour ce magnifique jour. En parlant de la petite, Rosemary lui demanda où elle se trouvait. En effet, d’habitude, la serveuse ne sortait jamais sans la pupille, à moins que Louis ne souhaite la garder, mais aujourd’hui, Jane-Ann n’était pas là.
« Je la conduis de temps en temps dans son ancien quartier, pour qu’elle puisse jouer avec l’une de ses anciennes petites voisines. Comme ça, je lui permets de garder ses racines et d’être avec des enfants de son âge, ce n’est malheureusement pas à la taverne, qu’elle peut faire ça. » En effet, le Flying Dutchman était plein de marin, de femmes sans vertus et d’autres personnes pas toujours fréquentables. Même si Jane-Ann adorait cet endroit, Constance préférait lui faire continuer de vivre sa vie d’enfant. Elle ne pourrait jamais remplacer la mère de la petite, mais la serveuse craignait toujours de mal jouer son rôle de tutrice, ou encore de grande sœur.




    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit Jeu 21 Mai - 20:31

Voir Constance heureuse remplissait mon cœur de joie, je lui souhaitais beaucoup de bonheur et j’espérais pour elle qu’il dure plus longtemps que le mien. J’avais entendu dire qu’elle était fiancée à un garde, elle, la petite serveuse du Flying Dutchman qui l’aurait cru ! Elle était preuve que le bonheur existe bel et bien. Tout en l’air respirait la joie et la gaieté. Je n’avais pas réellement confiance en cet Arthur que je n’avais, à priori, jamais croisé mais si Constance était contente à ses côtés, c’était tout ce qui m’importais. « Oh ! Le Majestic Rose, excellent choix. Vous n’en avez pas encore parlé ? » Interrogeais-je, d’un air intéressé. Je n’avais pas pu profiter des joies d’organiser un mariage, de choisir une robe, une bague pour l’occasion, de monter la liste des invités et de préparer le mariage de mes rêves. Je me réjouissais de voir qu’elle réalisait certainement ses rêves d’enfants.

« Annabeth… Si tu la voyais, une vraie poupée avec son teint de porcelaine et ses cheveux un peu ondulés noir de jais. Elle a l’air d’être très gentille, elle est Dame de compagnie auprès de la Comtesse de Lancastre. Elle porte en elle un lourd passé qui l’a fait terriblement souffrir, je pense. J’ai hâte de mieux la connaître. » Je m’arrêtais un instant, me répétant mes mots dans ma tête pour voir si mon résumé était complet. « Oui, la voyante avait raison… Je ne l’aurais jamais pensé…. » J’étais songeuse. Regardant l’état des livres, je pensais à l’avenir. Constance allait se marier, fonder une famille, vivre sa vie de femme car elle allait passer un cap important de sa vie. Mon fiancé s’en était allé, contraint et forcé, j’avais par ailleurs gagné une famille : une sœur, un cousin… Fallait-il perdre pour gagner ? La vie prenait pour mieux donner ? Constance avait perdu son père pour avoir un mari, était-ce comment cela que fonctionnait la vie ? Faire un sacrifice pour mieux avancer. Laisser le passé derrière soit pour pouvoir avancer. « J’ai hâte de voir ce que tu vas nous concocter. Je suis sûre que ce sera la robe dont tu as toujours rêvé ! Tu n’as besoin de rien ? Je peux t’aider, peut-être ? Tu as trouvé tout ce qu’il te fallait ? »

Dans une amitié, j’aimais m’investir pour les gens que j’appréciais. Constance était mon amie, il n’y avait pas une once de méchanceté en elle et je voulais que tout soit parfait : son mariage, sa robe, son mari… Absolument tout. J’étais prête à l’aider si elle le désirait d’amie à amie, de femme à femme. « Excellente initiative, Jane-Ann peut venir chez moi un après-midi si elle le souhaite. Tu lui diras ? On jouera ensemble. Je lui achèterais une jolie poupée. » Je parlais comme si j’avais cinq ans et que j’invitais une amie à venir jouer à la maison, c’était un peu le cas. La présence d’un enfant, nous faisait retomber en enfance. Mes yeux se mirent à briller. Je m’étais éloignée de Jane-Ann, Constance… ma mauvaise humeur, ma tristesse, ma mélancolie étaient contagieuses, je ne voulais pas qu’elle se propage. Là, que j’allais mieux, que j’avais enfermé mes démons dans un placard je pouvais reprendre ma vie. J’étais la marraine de Jane-Ann et j’avais du temps à rattraper avec cette petite princesse. « Si un jour, il y a besoin elle peut venir quelques jours à la maison, Constance tu sais. Si le Flying devient trop invivable. La maison des Hertford, même secondaire, est vastement grande maintenant que je suis seule donc n’hésites pas si un jour, tu as besoin pour Jane-Ann. Même toi, la porte te sera toujours ouverte, ne l’oublie jamais. » Mes paroles étaient sincères, je la regardais d’un air doux et affectueux.
« Où allais-tu ? Veux-tu que je te raccompagne ? » Je l’invitais à faire quelque pas à mes côtés pour qu’on puisse continuer à parler, un peu en chemin…
Revenir en haut Aller en bas

LA FILLE DU BOURREAU ♌ le petit oiseau des rues.
avatar
♕ Métier : Ancienne serveuse au Flying Dutchman ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Ecstatic Ruby ♕ Mon nombre de messages est : 1579 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 41 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 14/04/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya, Elizabeth, Edward, Annabeth, Jane, Jack, Philippe

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit Mer 8 Juil - 20:43

Une lueur d'espoir dans les nuages



Décembre 1554.
Le marché de Londres.


Sa mère Emma Bennet lui avait toujours dit, dans la vie, il y a toujours de l’espoir, même quand la situation apparait comme étant la plus désespérée. Quand elle avait quitté sa famille, Constance avait cru tout perdre, sa vie, son enfance, son père, elle n’avait plus rien, mais grâce à sa force, elle avait tout reconstruit et elle vit le plus beau partout, même dans la pire des situations. Aujourd’hui, elle avait le sentiment d’être la plus heureuse. Alors qu’elle avait toujours rêvé d’avoir une grande famille, elle avait Jane-Ann, sa pupille et maintenant Arthur, avec qui elle allait se marier et former avec lui, leur famille. La jeune serveuse ne pouvait pas se sentir mieux et à tout le monde, elle disait simplement, qu’elle était heureuse. Elle n’était guère descendue de son petit nuage depuis sa demande de fiançailles. Prise dans l’engrenage du bonheur, elle avait transmis ses sourires, sa bonne humeur à tout le monde qui croisait son chemin et rien ne semblait pouvoir arrêter cette vague positive qui la submergeait.
« Arthur est très occupé en ce moment à la cour, avec le roi, les Espagnols qui sont là et les problèmes avec les protestants, on n’a pas le chance de se voir beaucoup. » Expliqua la jeune femme, qui au fond aimerait voir plus souvent son fiancé, mais elle le savait, il était un homme important maintenant et il devait plus se préoccuper de la sécurité de la reine, que de voir sa fiancée.
Constance fut enchantée d’apprendre que Rosemary avait trouvé sa sœur et au vu de sa description, cette Annabeth devait vraiment être exceptionnelle. La jeune serveuse avait hâte de rencontrer cette jeune femme, qui devait sûrement ressembler beaucoup à sa jeune sœur. Elle ne pouvait pas deviner l’histoire de l’ainée des Blackwood, mais avec ce que Rosie lui raconta, elle n’avait pas eu une vie toute rose. Elle était en plus dame de compagnie d’une grande comtesse, elle s’en sortait donc pas si mal que ça.
« Je suis heureuse pour toi Rosemary, j’espère pour toi que vous nouerez une vraie relation ensemble. Tu le mérites et elle aussi. J’aurai aimé aussi apprendre que j’ai une sœur, mais ce n’est pas grave, je ferais ma propre grande famille. » Souriait Constance, toujours enjouée et qui espérait, contrairement à sa mère, pouvoir avoir beaucoup d’enfants.
Sa robe de mariée était son principal souci, comme pour toutes les femmes, elle avait le soucis de bien faire et de paraître belle, pour ce jour qui promettait d’être le plus beau de sa vie. Constance voulait une robe à son image, simple, sans froufrou. Elle était ainsi et la jeune serveuse espérait bien que son idée plairait à Arthur. Elle avait peur de ne pas en faire assez pour lui, surtout maintenant qu’il montait en grade, au sein de la garde royale.
« Je te remercie Rosemary, mais ça ira, je tiens vraiment à la faire moi-même, mais aussi à la faire à mon image. » Expliqua la jeune femme. Le marché était garni de nombreuses merveilles et au fil des semaines et des bateaux qui arrivaient en Angleterre, Constance était certaine de pouvoir se faire la plus merveilleuse des robes.

Même si Rosemary était une personne adorable, la jeune serveuse du Flying Dutchman n’oubliait jamais que son amie venait d’un autre monde. Malgré tout ce qu’elle voulait offrir, jamais elles ne seraient pareilles. Entre la petite baronne et la serveuse, un immense fossé se creusait et même si elles étaient de bonnes amies, un jour, elles pourraient être définitivement séparées par la vie. Rosemary lui proposait un abri pour Jane-Ann, au cas où la fillette ne se sentirait pas bien, mais Constance ne voulait pas montrer à sa petite protégée une vie de luxe, de peur qu’elle ne s’y habitue trop. Jamais les petites gens du peuple ne pourront vivre sous des dorures et des tapisseries, ainsi était fait le monde.
« Je te remercie Rosemary, je n’oublierai jamais ta gentillesse envers Jane-Ann et moi, je crois qu’elle-même ne pourra jamais t’oublier, elle s’est beaucoup attachée, pour elle tu es comme les princesses dans les contes. » Se mit à rire Constance, tout en pensant aux nombreux surnoms qu’utilisaient Jane-Ann pour nommer Rosemary.
« J’allais retourner au Flying Dutchman, mais je ne serais pas contre une balade au bord de la Tamise, nous pourrons ainsi continuer à bavarder ensemble. » Proposa Constance.




    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Invité

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit Jeu 10 Sep - 18:40
Certains partent de rien et gagnent tout. D’autres ont tout et perdent pied peu à peu. Constance avait tout perdu et aujourd’hui, elle avait tout. J’avais toujours tout eu et aujourd’hui, j’avais perdu pied petit à petit. Des branches avaient été là pour que je m’y accroche mais, le feuillage avait entaillé mon visage de marques indélébiles qui ne partiraient plus jamais. Entrée fracassante dans le monde des adultes alors que je n’étais pas préparée à vivre une rébellion, une arrestation, un amour secret et interdit. Mon père en me donnant à Hertford était loin de s’imaginer tout ce qui allait en découdre. Son honneur était sauf mais, c’était sans compter le prix qu’on avait du payer.

J’étais heureuse de voir mon amie si épanouie, de la voir bientôt mariée et peut-être par la suite porter un enfant à elle. Elle avait ce que j’avais toujours voulu avoir, à quoi bon les titres et l’argent ? Si au bout du compte, on ne finit même pas heureux et satisfait de ce que l’on a. « Tu es bien partie pour te la construire, Constance. » Je faisais allusion à Arthur et à la famille qu’ils allaient former tous les deux. « J’ai hâte de voir ce que tu vas confectionner. Je suis persuadée que cela sera la plus jolie robe puisqu’il sera faite avec le cœur, c’est le plus important. » Constance était touchante, déjà avant elle l’était, aujourd’hui encore plus - elle passait un cap important de sa vie. Je serais là pour l’accompagner tout au long de ce passage vers un autre monde. Un monde que j’avais touché du bout des doigts avant l’évaporation totale d’illusion d’amour et de bonheur.

Je préférais la présence de Constance plutôt que celle de certains nobles, nous n’étions pas du même monde mais, au moins je le voyais dans ses yeux sans aller à de grandes confidences, Constance était une personne en qui on pouvait avoir confiance. Et d’un côté, ça me rassurais d’être avec une personne comme elle. Je commençais à marcher sur les bords de la Tamise aux côtés de ma jeune amie. « Arthur se plaît aux côtés de sa Majesté ? Ce n’est pas trop dur de faire partie de la garde royale ? » Ma question était loin d’être anodine. Son futur mari m’effrayait et sa remarque concernant les protestants n’étaient pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Je n’avais pas relevé toutefois, je l’avais très bien entendue.

J’ignorais si j’allais être invitée, je l’espérais même si de nouvelles interrogations allaient se poser : le choix de la robe, de la parure, je voulais me fondre dans la masse. « Qui vas-tu inviter à ton mariage ? » J’esquissais un petit sourire, les mariages surtout celui-là me rendait de bonne humeur, voir Constance aussi rayonnante. Un petit rire m’échappa ‘’comme les princesses dans les contes’’ en apparence peut-être mais, mon prince charmant à moi s’était fait la malle malheureusement car la méchante reine avait gagné... « Un conte très triste alors... Mais, ça me touche qu’elle pense cela, elle est mignonne. Je l’aime beaucoup moi aussi Jane-Ann. »
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Message Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE ♦ écrit
Revenir en haut Aller en bas
Une lueur d'espoir dans les nuages. ☼ CONSTANCE & ROSIE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Michel Martelly: Une lueur d'espoir pour les déclassés
» La tête dans les nuages... {PV Eva-Rose}
» Lueur d'espoir!
» Esterial Falss
» Mes origines ménent à l'amitié ! [PV : Lueur d'Espoir, Patte Noire, Neige des Pics]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Thorn Birds ::  :: Archives de la saison 1 :: ♣ Archive RP-
Sauter vers: