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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Interrogatoire musclé| Henri & Lyra  Mar 31 Mar - 15:43
Interrogatoire musclé



- Lawrence, qu'est ce que tu fais encore dans la salle d'armes, tu oublies la patrouille de ce soir ? On doit y aller !

Ce qu'elle faisait ? Mais elle tentait de passer cette satanée cote de mailles bien sûr ! Un vrai supplice de mettre tout cet accoutrement, bien que sa poitrine ait été bandée et écrasée comme à l'accoutumée, pour faire mine d'être bel et bien un homme.

- J'arrive ! Inutile de s'énerver ! répondit-elle à son camarade qui hurlait derrière la porte, une porte qu'il aurait pu fracasser tant il venait d'y taper dessus.

Elle n'avait plus le temps, alors elle se tortilla comme un poisson à l'hameçon pour passer cette chemise de fer et qu'importait si le sens était bon ou non. Enfin tout en courant vers la sortie, elle attrapa son épée au vol. Les autres gardes l'accueillirent avec des ricanements et une bonne tape sur l'épaule.

- Alors tu voulais te faire beau pour plaire à ces dames ? Navré de te le dire Lawrence, mais avec ce brouillard elles ne te verront même pas à un mètre !
- Et en plus généralement, elles n 'aiment pas les gringalets !
- Oh, laissez le tranquille et en route, nous n'avons pas que ça à faire !
- C'est vrai, mais je ne comprends pas pourquoi on doit faire la basse besogne des gardes de la ville. Notre place est au palais !
- Parce que des vols ont été commis chez de grands aristocrates que la Reine apprécie énormément, voilà pourquoi, rétorqua Jasper Riddle, vous devriez prendre ça comme un honneur, ça veut dire que Sa Majesté nous pensent bien plus compétents qu'eux ! Et d'ailleurs, depuis quand discutez-vous un ordre messieurs ?

Pendant tout cet échange, la jeune femme avait gardé le silence. Elle avait appris en côtoyant ses camarades presque tous les jours, qu'il ne fallait jamais répondre à leurs boutades, ça ne faisait qu'envenimer une situation déjà délicate. Généralement, ils passaient vite à autre chose dès que le devoir les appelaient. Comme ce soir là. A la réplique de leur chef à tous, on s'aligna deux par deux et le petit groupe de dix sortit de la garnison royale. L'épée au côté, sa lance à la main, Lyra comme les autres commença donc à arpenter les rues de Londres.

On n'y voyait goutte c'était bien vrai, la brume était épaisse. Ainsi, les yeux des dix hommes enfin des neuf hommes et de Lyra étaient extrêmement plissés. Seule la pleine lune parvenait à les éclairer un minimum, enfin quand elle ne jouait pas à saute-mouton avec les nuages, et leur donnait l'illusion de ne pas être au coeur d'une ville morte. Tout était fermé à cette heure, même les auberges, quant aux londoniens, ils devaient tous être emmitouflés dans leurs couvertures. N'étions nous pas fin novembre ?

- Quand je pense que nous pourrions être devant un bon feu de cheminée, se plaignit un des patrouilleurs à cause du froid qui mordait ses chairs et lui rougissait le nez.

Lyra acquiesça d'un mouvement de tête.

- Silence ! ordonna Jasper Riddle toujours aussi sévère. Ecoutez donc plutôt.

Tous sans exception dressèrent alors l'oreille. Un bruit suspect et régulier se faisait non loin de là, comme si on sciait quelque chose. Le chef en un seul signe commanda de ne pas bouger d'un cil, lui seul s'avança et passa seulement sa tête au coin de la rue avant de revenir.

- Pas de doute ce sont bien des voleurs de bas étage, je crois qu'ils veulent rentrer chez Lady Pole, le fille de l'ancienne gouvernante de Sa Majesté. On va les arrêter, cinq hommes pour faire le tour et les prendre à revers, le reste avec moi mais prenez garde! A cette distance, je n'ai pas vu combien ils étaient exactement.

Les mains moites d'appréhension, Lyra aurait tout donné pour déserter à cette seconde ! Elle avait été blessée lors du sacre de la reine, ce qui voulait dire qu'elle ne reculait pas devant le danger, mais elle n'avait pas l'habitude des arrestations. Elle savait se battre mais ces gens-là n'avaient pas d'honneur et étaient au contraire experts dans les coups bas, saurait-elle les voir venir ?

Presque ventre à terre, l'épée déjà à la main, le groupe dans lequel la belle brune avait été placée s'approcha de la magnifique demeure des Pole. Dans cette rue, se trouvaient également plusieurs commerces luxueux mais qui à cette heure avancée, devaient être fermés comme les autres.

Les secondes passaient et c'est à pas de loup qu'on avançait, les cliquetis se faisant de plus en plus proche.

- On y est presque, mais c'est incroyable, jamais ces nobles ne se réveillent, dit en ricanant l'un des bandits.
- Bah tu comprends danser aux bals, ça te tuerait un boeuf, se moqua son complice.
- En tout cas, il y en a une qui va pas être contente à son réveil quand elle verra que tous ses bijoux se sont envolés !

C'est à ce moment précis, voulant profiter de la pleine lune que plus aucun nuage ne masquait, que le commandant donna le signal de l'attaque. Lyra s'élança aussitôt et se mit à courir derrière un des individus qui tentait de fuir.

- Arrête ! TU ES FAIT COMME UN RAT ! lui cria t-elle.

Les camarades postés au bout de la rue se plantaient déjà entre la seule issue et lui. Celui-ci en les voyant dut hésiter car il marqua une pause. Une pause qui lui fut fatale, puisque lui mettant par derrière son épée sur le cou, elle le tint dès cet instant à sa merci.

- Avance ! lui dit-elle, tout en revenant sur ses pas assistant ainsi à la fin de la bagarre de ses collègues avec les deux autres bandits.
- Alors vous n'avez rien à nous dire, qui a monté le coup ? lança le chef à leur encontre.

Les deux voleurs pas du tout rassurés, livides comme jamais, se regardèrent un moment et pointèrent du doigt l'inconnu que Lyra menaçait.

- C'est lui !
- Bien tu vas avoir des choses à nous dire toi, amenez moi cette racaille et rentrons à la caserne ! Belle prise Lawrence !

Souriante au compliment, Lyra ne se doutait absolument pas que le pauvre diable qu'elle poussait ainsi, sa lame sur sa gorge était tout ce qu'il y a de plus innocent, ni que si les voleurs l'avaient accusé, c'était très certainement pour se dédouaner un maximum.

© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire musclé| Henri & Lyra  Mer 8 Avr - 11:41
Je me suis toujours demandé comment je faisais pour m'attirer les ennuis, c'est sûrement eux qui viennent à moi, je ne vois pas d'autres solutions. Ce matin est une preuve de plus. Je marchais dans une ruelle de Londres, il fallait que je vérifie les marchandises qui allaient être stockées dans notre grange, celle qu'Helen Birds me demandait de garder en lieu sûr. Je ne l'ai jamais vu plus d'une heure cette Helen et généralement j'ai à faire à quelqu'un d'autres et pour cette fois tout était correct, il n'y avait pas eu de soucis pour le transfert. Je devais à présent retourner à la ferme afin que ma famille ne se doute de rien. L'aube était à peine là et il faisait encore frais. Soudain j'entendis des pas et comme un bruit sourd de quelque chose que l'on traîne sur le sol. Je me suis caché comme j'ai pu e les voleur s ne me voient pas. Quand j'ai entendu la garde j'ai tenté de m'échapper et suis tombé sur les voleurs m'accusant d'être un des leurs. J'ai ouvert la bouche pour protester alors qu'ils s'enfuyaient, je m'étais arrêté alors que j'aurais du courir. Une épée m'a arrêté dans mon geste, j'ai soupiré et me suis tourné vers mon assaillant. La lame sous ma gorge me dissuadait de leur faire faut bond. Me voilà dans de beaux draps. J'ai tenté tout de même de leur faire comprendre que je n'avais rien à voir avec ces voleurs.

« Vous faites erreur messieurs, je ne suis pas un voleur.»

C'est ce que tous disent. Il faudra que je trouve quelque chose. Je ne peux pas trahir Helen, je vais devoir improviser et faire en sorte que tout ça ne me porte pas trop préjudice. Je ne sais pas encore comment je vais m'en sortir. Il va falloir que je fasse preuve de génie, hors ce n'est pas ce qui me caractérise le plus. Ils m’emmènent dans un endroit que je ne pensais jamais connaître. J'espère seulement que ce n'est pas le dernier endroit ou j'irais.

« Laissez-moi vous expliquer, vous faite une grossière erreur. »

J'essaie d'avoir l'air assuré, mais je n'ai aucune idée de ce qu'ils vont me faire. C'est assez impressionnant de se faire emmené de si bon matin.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire musclé| Henri & Lyra  Sam 18 Avr - 14:00
Interrogatoire musclé



C'est la tête haute et un sourire de vainqueur aux lèvres que Lyra alias Lawrence passa les arches en pierre de Whitehall. Qu'importait si ses mains tremblaient à cause du froid, elle avait maintenu durant tout le trajet son épée sous la gorge de l'un des voleurs. Elle ne l'aurait relâché pour rien au monde ! Et c'est ainsi que ses camarades qui gardaient le palais l'avaient regardaient ébahis, la mâchoire presque décrochée. On savait qu'elle était courageuse dans la garnison, mais c'était la première fois que celui qu'on appelait plus que le "gringalet" mettait aux fers quelqu'un ! Elle devrait gagner en popularité à présent et peut-être lui épargnerait-on désormais certaines moqueries ou des coups bas typiquement masculins, qu'elle supportait de moins en moins !

Quoique cela n'était pas gagné, puisque lorsque l'on pénétra dans la salle des gardes, des soldats rirent à son passage en lançant des piques à son prisonnier.

- Te faire avoir par Lawrence, tu avais bu l'ami ou quoi ?
- Ou alors tu es un cul de jatte qui s'ignore, non parce qu'il n'arriverait même pas à courser une fourmi ! rétorqua un deuxième au ton gras et imbécile.
- Assez vous autres, les interrompit fermement Jasper Riddle qui voulait que la discipline règne parmi ses hommes, vous devriez plutôt féliciter votre camarade qui vient d'arrêter le chef des cambrioleurs !
« Laissez-moi vous expliquer, vous faite une grossière erreur. » s'exclama alors le bandit.
- C'est ça tu vas nous expliquer oui, assieds toi pour commencer !

L'attrapant par le col de sa chemise, on l'installa sans ménagement sur un banc de bois.

Quelques uns de ses compagnons faisaient déjà craquer leurs doigts. Allait-on passer ce bougre à tabac ? Lyra déglutit, le spectacle n'allait sans doute pas lui plaire, alors discrètement elle prit la décision de quitter les lieux, mais ...

- Restez ici Lawrence, c'est vous qui allez poser les questions puisque c'est votre prisonnier ! On vous laisse ce privilège, lui commanda son supérieur.

S'approchant de l'inconnu, la belle brune tentait de paraître ferme et sévère. Dieu que c'était difficile, mais elle ne devait pas faillir, pas sous les yeux de son commandant !

Elle se râcla donc la gorge et commença l'interrogatoire.

- Tu dis que tu es innocent alors qu'on t'a pris la main dans le sac ! Tu nous prends pour des imbéciles ?

Elle frappa du poing sur le banc et se fit extrêmement mal mais c'était pour la bonne cause, elle espérait en l'effrayant tirer toutes les informations nécessaires sans lui faire le moindre mal.

- Quel est ton nom ? D'où viens tu ? Pour quel malheureux naïf que tu as trompé sur ta vraie nature, travaillais tu ? PARLE !!!! On peut couper la main des voleurs mais on t'a pas encore coupé la langue, que je sache ! Et n'essaie pas de nous entourlouper !

Un instant, Lyra leva les yeux au ciel ! Dans son for intérieur, elle priait qu'il passe aux aveux et vite ! Plus vite, elle serait sortie de ce rôle de butor, plus vite, elle se sentirait mieux !
© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: Interrogatoire musclé| Henri & Lyra  Dim 19 Avr - 20:11
On m'emmena dans ce qui semblait être une salle de garde. L'endroit n'était pas très accueillant, sombre et j'aurais aimé ne pas être ici, ne pas avoir été pris pour ce que je n'étais pas. Je me sens pris au piège alors que je n'ai rien fait. J'ai surtout peur qu'ils finissent par découvrir mon subterfuge, peur de devoir leur avouer qui je suis. Je n'ai pas envie qu'on me renvoie en France, qu'on me force encore à me marier. Je suis chez moi ici à présent. J'ai une vie tranquille, plus ou moins, je tiens à tout ça. J'aurais pu me défendre et les empêcher de m’emmener, fuir, mais ça aurait été encore plus suspect. Je suis donc forcé de m’asseoir face à des gardes très remontés qui n'ont pas l'air de se rendre compte que la violence ne résoudra rien. Je ne parlerais pas parce que je n'ai rien à dire. Ils ne rigolaient pas quand il s'agissait d'ordre je le comprenais bien. Je soupirais lorsque ce Lawrence commença à me questionner. Il faut toujours que je tombe dans ce genre d'ennuis. Je le regarde dans les yeux et lui réponds fermement espérant qu'il me croira :

« Je n'ai rien volé ! Je ne connais pas ces hommes, j'étais au mauvais endroit au mauvais moment. Je suis innocent!»

Je suis agacé par la tournure que cet interrogateur prend. Pourquoi ont ils toujours besoin de savoir nos noms ? Je me pince la lèvre, si jamais ils découvrent que je ne suis pas celui que je prétends, ils ne comprendront pas, certes ils m'accorderont plus de respect, puisque les nobles ont sans doute plus de mérite à leur yeux qu'un paysan et cela à le don de m' écœurer. Je n'ai pas envie d'être un privilégié, cette vie me va très bien et même mieux que lorsque j'étais un peu plus riche. Je soupire et répond d'un ton décidé :

« Henri Morangier. J'habite chez les Miller. Je ne suis pas un voleur je vous le répète. Je ne peux vous donner de nom, je n'en connais pas. Si je voulais vous entourlouper, j'aurais déjà tenté quelque chose.»

Ma famille d'adoption n'est pas très connue par ici, ils vivent un peu à l'écart du centre de Londres, ce qui m'arrange énormément d'ailleurs. Plus je me fais discret mieux s'est. J'ai eu de la chance l'autre chose que mon oncle m'ait cru quand je lui ai dis que je n'étais pas James. Qu'il devait se tromper. J'espère qu'il a réellement abandonné l'idée que j'ai pu survivre à la tempête du navire qui m’emmenait en Angleterre. J'ai fais croire à ma mort à mes proches pour être libre et voilà qu'aujourd'hui je me retrouve presque prisonnier, qu'elle ironie. Je tente de convaincre encore ce jeune homme de mon innocence, mais je crois que c'est hélas peine perdue :

« Croyez moi monseigneur, je n'ai rien à voir dans tout ça. Je voudrais retourner chez moi, j'ai du travail figurez-vous. On a besoin de moi ailleurs, s'il vous plaît.»

Ce n'est pas mon genre de suppliez, je joue juste un jeu et essaie de m'en sortir comme je peux, en jouant le rôle d'un jeune homme que je ne suis pas, je n'aurais jamais supplié si cette histoire ne risquait pas de me mettre en danger, mais là je ne peux pas faire autrement. Peut-être qu'il tombera dans le panneau, mais j'ai l'impression que lui aussi joue un rôle. Il n'a pas l'air très à l'aise avec cet interrogatoire. Je suis terriblement angoissé et commence à avoir chaud. Je n'aime pas du tout cette situation.
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