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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Jeu 2 Avr - 18:12
NOTE : Le rp se situe le 2 décembre 1554, il se situe avant l'événement où on apprend que la reine Mary Tudor enceinte, si vous participez penser à cet événement pour éviter que vous avez quelques problèmes avec les dates et n'oubliez pas que le voyage Ecosse/Angleterre dure plusieurs semaines I love you et sinon les femmes et les hommes ne sont pas mélangés, les femmes sont dans la chambre tandis que les hommes sont dans l'antichambre Smile Agnès réside dans le palais royal depuis septembre Smile

Depuis quelques temps, je suis alitée dans ma chambre, en effet, ma famille avait craint que je perde mon enfant depuis l'attaque de Samain, un horrible événement où j'ai failli mourir, heureusement que mon cousin James m'a sauvé la vie ainsi qu'à des nombreuses personnes mais également cette lady inconnue mais digne d'une amazone. Pendant ces quelques jours, je dois avouer que la présence de mes proches et le retour de mon époux ont égayé mes journées. Aujourd'hui, nous sommes le deux décembre. Je regarde les servantes et je leur demande un fruit, ces dernières vont chercher une pomme à la cuisine. Je meurs de faim, je pose ma main sur mon ventre. William me rejoint, il me caresse les cheveux et me dépose un baiser sur mon front. Il s'assoit près de mon lit, je le regarde. Je lui en veux. En effet, à cause de la décision de mon époux, mon fils Alexander est sous la tutelle d'une femme que je déteste. Je veux réclamer mon fils, je ne veux plus qu'il soit auprès de cette mégère, cette femme qui se prend pour la Reine. Il faut que je tente de parler à ma tante Marie de Guise pour essayer de récupérer mon fils. Mais si elle me demande

Agnès – J'aimerais tellement qu'Alexander soit présent William, j'ai tellement peur de … Mourir en couche. Je ne l'aurais pas revu. Je souhaite qu'on récupère notre fils.

William – Ma chérie, nous parlerons de tout ceci quand vous aurez accouché, vous devez vous reposer. Il entremêle ces doigts aux miens et il plonge son regard vers moi. Vous voulez toujours conservé les noms pour notre nouveau enfant ? Il pose son autre main sur mon ventre.

Agnès -Si vous voulez. Pour une fille, j'aimerais qu'elle se nomme Jane Margaret Aliénor et pour un fils, James William Priam. Vous êtes d'accord mon époux ? Et pour le parrain, vous êtes toujours d'accord pour Damian comme parrain et la marraine, à Anne Somerset, qu'en pensez-vous ?

William – J'aime beaucoup les prénoms pour notre futur enfant. Je suis d'accord pour Lord Damian et Lady Anne.

Soudain, je sens que je perds les eaux, je touche le bras de William, je vais accoucher dans peu de temps. Certains accouchement peuvent durer longtemps, deux heures comme sept heures. Il ne fait pas encore nuit mais plutôt au milieu de journée. William me laisse et il me dit qu'il va chercher les dames, celles qui vont me soutenir mais également les sages-femmes tandis qu'il restera avec les hommes pour discuter. En effet, les hommes ne sont pas présents lors de l'enfantement. Je hurle, les portes s'ouvrent et les dames sont présentes. Je pousse un hurlement, je tiens la main à quelqu'un que je connais. L'heure arrive, certaines sages-femmes ont du linge ou d'autres éléments pour accoucher, je regarde mes proches. J'ai peur. Peur de mourir.


Dernière édition par Agnès Livingstone le Sam 4 Avr - 15:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Sam 4 Avr - 14:13
Un enfant est une lumière dans la pénombre
“There was no moon, and everything beneath lay in misty darkness. Not a light gleamed from any house, far or near - all had been extinguished long ago; and those at Wuthering Heights were never visible- still she asserted she caught their shining.”
Voilà quelques semaines que je résidais chez chez ma sœur aînée. J'avais été ravie de quitter la cour et de rejoindre Agnès et son mari, William. Bien que je ne parlasse guère à ce dernier durant mon séjour, je découvris un visage nouveau concernant ma sœur. La grossesse lui réussissait bien et son temps autrefois blanc, d'un pâle presque maladif arborait à présent des couleurs. Je savais ce qu'elle endurait, du moins je pensais pouvoir ressentir ce qu'elle ressentait. Son premier-né était loin d'elle, dans les bras d'une femme qu'elle n'aimait pas et cela la rendait folle d’inquiétude. Pour ma part, je ne m’inquiétais guère pour Alexander. N'avais-je point laissé mon propre enfant aux mains de mes frères et de ma mère et ne s'en sortait-il pas à merveille ? Un vrai petit garçon dont je ne me sentais pas être la mère. Le trésor qui m'avait été volé et dont je ne connaîtrais jamais le doux plaisir de l'avoir. Mais depuis bientôt six ans, je m'étais habituée à ces sentiments d'indifférence et de culpabilité qui ne cessaient de faire le yo-yo dans mon inconscient. Pour le bien de tous, il valait mieux que je me tienne à l'écart de mon propre enfant. C'est ce que ma mère et mon frère aîné m'avaient répété inlassablement durant neuf mois entiers.
Je lisais en ce jour de décembre dans le grand salon. Un feu de cheminée crépitait dans l'âtre de la cheminée tandis que des invités arrivaient toutes les dix minutes pour assister à la naissance du deuxième enfant de ma sœur. Les nobles discutaient entre eux, impatient de découvrir si le nourrisson à venir était une fille ou un garçon. Pour ma part je pensais à un garçon. Un beau bébé bien potelé dont Agnès serait fière. Un bébé qui deviendrait une sorte de substitue à Alexander pour elle. Même si plusieurs fois, elle m'avait fait part de sa peur de mourir en couches, je ne pouvais que la démentir. N'avais-je moi-même donné naissance à John alors que je venais d'avoir seulement onze ans ? Qui aurait cru que je puisse survivre à ça ? Alors si j'avais résisté à la mort, Agnès en ferait autant.
J'en étais là de mes pensées lorsque William Livingstone ouvrit la porte avec hâte. Ses cheveux étaient ébouriffés d'avoir couru de la chambre de sa femme jusqu'ici. Son regard passe sur chacun des invités avant d'annoncer la nouvelle que tout le monde attendait.

« Ma femme est en couches ! »

Ni une, ni deux, je me levais avec calme de ma chaise alors que les conversations allaient bon train. Je posais mon ouvrage sur le coin d'une table avant de me diriger à pas rapide vers la chambre d'Agnès. Ayant vécu quelque temps au château, je sus sans problème où aller pour ne pas me faire écraser par la foule de femmes qui dévalait l'escalier afin de rejoindre leur hôte. Tous entendirent le hurlement de souffrance de ma sœur tandis que j'ouvrais les portes, suivit des invitées féminines. Les hommes quant à eux demeurèrent dans l'antichambre. J'agrippais alors la main fébrile de ma sœur. Je ne souriais pas, mais d'une voix posée je lui chuchotais des mots réconfortants au creux de son oreille.

« Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. Je suis là pour vous aider, les sages-femmes également. »
crackle bones


Dernière édition par Margaret Fleming le Ven 5 Juin - 18:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Dim 5 Avr - 14:23
Cela ne me rajeunissait pas tout ça. Après Jane, c’était au tour d’Agnès d’accoucher. Mes filles étaient bien grandes à présent, si Jane avait été refusée dans le clan des mères – Pauvre enfant. J’espérais qu’Agnès ai plus de chance de son côté. Je me souvenais de mes prières grossesses, cela faisait tellement longtemps… Je ne comptais plus le poids des années. Place aux jeunes. Dans cette Ecosse bien vieillotte, je faisais partie des murs désormais. La relève était assurée, je craignais le jour où je deviendrais « grand-mère » lorsque l’on m’annoncerait que ma fille attend l’héritier de la France et de l’Ecosse. Des rides étaient apparues sur mon visage et je craignais de vieillir. Je tournais en rond devant la porte des appartements d’Agnès. Je faisais les cent pas. En plein dans les préparatifs de la grande fête que j’organisais en l’honneur de Marie Stuart pour ses treize ans, cette journée du 2 décembre 1554 était dédiée et entièrement consacrée à Agnès qui m’avait priée d’être là à ses côtés. Comme une mère l’aurait fait pour son enfant. Cette petite comptait beaucoup sur moi. Une servante vint me trouver m’annonçant qu’elle avait perdu les eaux – le travail avait commencé. Le plus dur restait à venir. Juste après c’était William qui sortait à son regard inquiet, les dires de la servante étaient justifiés. Je le vis partir vers l’un des salons, cherchait les personnes qu’Agnès avait demandé à ses côtés. J’entrais la première, j’avais donné des directives pour que je sois la première informée. Agnès commençait déjà à hurler, elle était dans un état second déjà obligée de pousser lorsqu’elle ressentait une douleur saisissante dans le ventre. Je ne comptais plus le nombre de mères qui étaient séparées de leurs enfants. Je ne comptais plus les cris d’Agnès qui poussait du mieux qu’elle le pouvait pour ressentir cet instant de libération, où elle verrait son deuxième né, où William aurait un héritier mâle, où ce moment de souffrance serait enfin terminé.

Face à moi, de l’autre côté du lit : Margaret Fleming. Veuve deux fois, un enfant qu’elle avait abandonné au bon vouloir de sa famille, a à peine dix-huit ans, ses traits faisaient penser à une petite fille et pourtant sa vie était déjà tragiquement bien remplie. Je regardais ce « spectacle », nous étions impuissantes pour soulager Agnès dans ce combat pour donner la vie. Pâle, affaiblie mais, la grossesse d’Agnès s’était plutôt bien déroulée. Je connaissais les craintes de la jeune femme à l’idée de mourir. Qui ne les connaissaient pas ? Durant neuf mois, j’avais eu l’impression qu’elle n’avait que ces mots-là à la bouche. Cela n’était pas étonnant mais, j’avais bon espoir. J’étais persuadée qu’Agnès allait vivre, elle était forte et si elle était comme Margaret tout irait bien pour elle. Elle ressortirait fatiguer, il lui faudrait plusieurs jours de repos mais, elle survivrait. Cette épreuve était éprouvante mais, si le travail ne durait pas trop longtemps cela irait pour Agnès. L’accouchement épuisait les jeunes femmes, si elles perdaient beaucoup de sang leur vie était en danger. Les femmes s’affolaient autour du lit. « Un peu de calme, Mesdames je vous prie ! » Tout le monde était impatient de connaître le sexe de l’enfant, Margaret était auprès d’Agnès la rassurant à sa manière. J’étais tout prêt si Agnès ressentait le besoin de ma présence, je veillais à ce que tout se passe bien dans la chambre. Margaret jouait son rôle de sœur à la perfection. Elle serait bientôt à nouveau tante et moi grande tante. Un nouveau cri de la part d’Agnès retentit dans la pièce, la douleur pouvait se lire sur son visage. Je n’avais qu’une seule hâte que tout ceci se termine autant pour elle, que pour son enfant. Un dur moment à passer mais, la joie ensuite de tenir dans ses bras son enfant. La chair de sa chair. Le sang de son sang. Voir son sourire. Ses rires. Ressentir la joie d’être mère à nouveau.
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Dim 5 Avr - 21:19
Un enfant est une lumière dans la pénombre
Rosemay



Le travail commençait, en ce jour de repos, Rosemay s'était mise à courir dans les dédales des couloirs du palais afin d'assister à la naissance de l'enfant. Sa tendre amie enfance la voulait avec elle pour cet grand événement. Elle priait Dieu pour que cette journée remplie de joie ne tourne pas à une tragédie. Sa longue robe bleuté se froissait sous ses mouvements précipités et ses longs cheveux brun aux reflets roux se décoiffaient dans une longue cascade chocolatée. Elle était en retard. Avec précipitation, tout en adressant un signe de tête au père, elle rentra dans la salle où des cris fusaient, signe que le travail avait commencé et qu'elle était en retard. Son coeur battait à la chamade, elle était impatiente et en même temps apeurée. Apeurée que tout cela tourne mal et qu'elle devait annoncer la mauvaise nouvelle et en même temps impatiente, de connaître cet enfant. Elle vit avec étonnement Marie de Guise, dans tout ce fouillis, les femmes bougeaient, cela lui donnait le vertige. Elle s'avançait timidement vers le milieu de la pièce quand elle entendit un cri de sa tendre amie d'enfance. La peur la tétanisait ainsi que cette foule, cela la rendait malade. De sa main tremblante, elle adressait une petite révérence à sa reine bien aimée avant d'aller vers son amie qui souffrait le martyr.

Tout cela la terrifiait si elle faisait quelque chose et qu'à cause d'elle, une de ses meilleures amies la quittaient pour rejoindre le seigneur, Rosemay ne se le pardonnerait pas. Dans son avancement, elle se mit à reculer pour laisser les personnes faire leur travail afin que sa tendre amie et son bébé s'en sortent. Elle ne voulait blesser personne, elle voulait juste que tout le monde soit heureux. Le beau visage d'Agnès déformé par la douleur lui donnait la nausée, elle n'aimait pas voir les autres souffrir, et encore moins quand elle tient à quelqu'un, son coeur se serra. Elle aimerait pouvoir soutenir son amie mais elle avait peur de faire une bêtise, alors elle préférait se contenter de la soutenir mais de loin, c'était mieux de qu'elle puisse faire. Un autre cri lui tira une grimace, elle avait peur mais elle était impatiente, elle ne savait pas quoi faire. Et dire que peut-être c'était son tour , une prochaine fois. Ses mains se trituraient dans un signe nerveux. Elle était perdue, priant Dieu intérieurement que tout cela se passe bien, que les deux s'en sortent et qu'elle ne tombe pas dans les pommes avant la fin. Sa tête tournait , et elle décidait de s'asseoir, pour ne pas perdre équilibre. Dieu que tout cela se passe bien !

© Grey WIND.


Dernière édition par Rosemay De Roy le Mer 29 Avr - 20:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Mer 8 Avr - 14:35
Un enfant est une lumière dans la pénombre
Damian & d'autres

J'étais arrivé en Écosse il y a déjà quelques semaines de cela avec mon cher ami William, lui pour rejoindre sa douce épouse Agnès et moi-même pour rejoindre mon aimée Rosemay. Alors que je m'apprêter à aller rejoindre l'amour de ma vie, Will s'approcha de moi l'air anxieux et excité à la fois. Il me fixe un long moment sans rien dire puis finalement les mots fusent à une vitesse fulgurante.
-Le travail a commencé ! Je serais bientôt enfin père.
Je lui souris en le prenant amicalement par les épaules. Je suis si heureux pour mon ami et son épouse. Quand pourrais-je moi aussi annoncé cela ? Avoir un enfant comblerait ma vie de joie.
-Félicitation ! Je ne pouvais être plus comblé aujourd'hui. Allons vite aux nouvelles mon ami.

Alors que l'agitation règne près des quartiers des Livingstone, William, Priam et moi-même attendons patiemment le dénouement heureux de l'accouchement dans une des pièces voisine à la chambre ou accouche Agnès. Des cris de douleur raisonnent dans la pièce d'accoter. Will semble des plus inquiet, je le vois passer du rouge au blanc caillé en l'espace de quelques secondes à peine. Je décide qu'il est temps pour nous tous de boire un verre pour nous détendre et surtout pour détendre le futur papa qui semble au bord de la syncope ! Je me lève et je prends trois verres que je remplis d'une liqueur fruitée à l'odeur agréable que je tends ensuite à mes amis.
-Buvons et attendons. Je suis sûr que tout va bien se passer. Après tout les femmes mettent des enfants au monde depuis la nuit des temps. Nous n'avons pas d'inquiétudes à avoir, Agnès et forte et bonne santé ! Je suis sûr qu'elle mettra très vite au monde votre enfant et qu'il sera en très bonne santé.
C'est du moins ce que j'espère. Les accouchements sont si imprévisibles. Parfois, on pense que tout vas bien, puis la seconde d'après, c'est le drame ! Prions le ciel que tout ce passe bien. Un peu de bonheur ne sera pas trop en ces temps troublés. Je n'ai qu'une hâte à présent, tenir mon ou ma petite filleule dans mes bras et revoir mon amie Agnès en bonne santé et comblé de bonheur.



Emi Burton


Dernière édition par Damian L. Blackwood le Dim 12 Avr - 20:02, édité 2 fois
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La Famille Royale
♕ Métier : Lady Katherine Grey, potentielle héritière de la couronne d'Angleterre ♕ Age : 17 années ♕ Religion : Protestante ♕ L'avatar a été fait par : zuz, tumblr & .TITANIUMWAY ♕ Mon nombre de messages est : 545 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 05/10/2013 ♕ Mon pseudo web est : Eris

MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Sam 11 Avr - 21:04
UN ENFANT EST UNE LUMIÈRE DANS LA PÉNOMBRE.
LES INVITES ET ANNE

And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
Anne avait été grandement soulagée de rejoindre enfin l’Écosse après de longues semaines de voyage. Elle ne s'était guère arrêtée depuis qu'elle avait quitté le château des Percy si ce n'est dans des tavernes tout à fait respectables. Elle ne voulait guère repenser à ce qui s'était passé entre elle et le chef de cette famille. Les émotions qu'elle avait ressenties, le plaisir qui l'avait traversé alors que les lèvres de Thomas Percy se posaient sur les siennes … Non, elle ne pouvait, elle ne devait plus penser à cela. Elle se l'interdisait et c'est à peine si elle avait cessé de prier pendant son long voyage jusque chez Agnès Livingstone. Cette dernière devait sûrement être au courant de toute cette histoire et Anne rougissait déjà à l'idée de se retrouver devant son ami. Son chapelet à la main, elle l'avait serrée du Devonshire à Édimbourg où résidait la Lady écossaise. Elle avait prié le Seigneur de chasser ces pensées impures de son esprit et avait réfléchi à comment serait Agnès. En effet, Anne ne l'avait jamais vu enceinte, avec ce ventre arrondi propre des futures mères. Certes, elle n'avait déjà vu Jane portant dans ses entrailles le futur enfant qui finalement n'avait pas survécu, mais jamais Agnès. D'ailleurs la Lady se sentait coupable de n'avoir pas pu être là pour Jane durant ce dur moment. Peut-être la reverrait-elle à Édimbourg ? Elle l'espérait sincèrement.
Anne était ensuite arrivée dans la demeure royale à la mi-novembre et était restée jusqu'à ce jour. Elle était sortie un peu plus tôt dans la matinée et ne revenait que maintenant, espérant qu'Agnès n'avait pas encore accouché.
Un sourire soulagé s'affichait sur son visage pâle. Sa chevelure blonde se soulevait sous le vent glacial qui occupait l’Écosse en ce mois de décembre. Il faisait froid et même si les températures en Angleterre n'étaient pas clémentes, elles l'étaient encore moins dans ce pays voisin. Anne fut donc soulagée de sentir la douce chaleur des feux de cheminée envahir les murs de pierre. Une servante guida la jeune demoiselle jusqu'à un salon où plusieurs personnes, sûrement d'autres invités, attendaient le moment où leur hôte commencerait le travail. Anne reconnue plusieurs personnes qu'elle connaissait, notamment Damian Blackwood. Il lui avait souvent raconté ses voyages et Anne l'admirait pour cela d'une certaine façon. Priam était également présent. Anglais, Écossais et Français se mêlaient dans le salon, discutant entre eux. Anne allait rejoindre les deux hommes lorsque le mari de son amie ouvrit les portes pour annoncer qu'elle avait commencé le travail.
La demoiselle et les autres personnes présentes commencèrent alors à se diriger tel un troupeau vers la chambre de la future maman. Anne avait hâte de la voir. Un cri traversa alors les murs et quelque chose se tordit dans le ventre de la Somerset. Elle avait mal pour Agnès. Elle avait vu assez d'accouchements dans sa courte vie pour savoir que cela n'avait rien de facile et que la vie de la mère ou de l'enfant tenait alors à un fil.
Une fois auprès de son amie, Anne laissa la régente Marie de Guise et une demoiselle avec les cheveux aussi noirs que la nuit s'occupait d'Agnès et préféra rejoindre la femme de Lord Blackwood, Rosemary. Anne ne l'avait vu qu'une fois et de loin, mais elle savait que cette jeune femme était unie à Damian. Elle se retira donc au fond de la chambre auprès d'elle.

« Les accouchements sont toujours quelque chose d'assez difficile à supporter pour nous qui ne sommes pas habituées n'est-ce pas ? Anne Somerset, la future marraine de l'enfant. Mais dites-moi, vous ne semblez pas très bien … voulez-vous que je demande qu'on aille vous chercher un verre d'eau ? »

✻✻✻
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Ven 17 Avr - 16:57
Priam d'Anjou ♦ un enfant est une lumière dans la pénombre.


L'Écosse, un très beau pays que j'appréciais tout particulièrement. Mais il était vrai que je ne trouvais pas assez le temps de voyager jusqu'à Édimbourg. Ce jour-là je m'y rendais pour une raison toute particulière et qui me tenait vraiment à coeur. Cependant, il faisait assez froid à ce moment-là. L'hiver était bien là, et à vrai dire je ne m'étais pas tellement bien habitué à ce genre de climat. Plus tôt, je me trouvais à Londres, prêt à partir pour l'Écosse pour un évènement assez spécial que je ne pouvais manquer. J'emmenais Aliénor avec moi et nous étions alors partis pour plusieurs jours de voyage qui s'annonçait être très long. À ce moment-là je discutais avec Aliénor de notre pays natale et lui confiais que ça me manquait malgré tout. Seulement je ne savais pas du tout quand est-ce que j'allais avoir l'occasion d'y retourner malheureusement, non pas que je n'appréciais pas la compagnie des anglais, mais il était toujours bon de se sentir bien chez soi. Mais ma peine s'estompait dès lors que j'avais donc reçu beaucoup plus tôt la lettre d'Agnès, m'invitant chez elle en Écosse pour l'arrivée de son nouveau-né ! Je sautais presque de joie, et partait vite l'annoncer à ma soeur Aliénor qui était toute aussi ravie.

Je m'étais endormi en chemin lorsqu'Aliénor me tapotait l'épaule parce qu'elle avait aperçu un grand château. Nous étions alors enfin arrivé. Les paysages écossais me manquaient, ainsi que leur habitants et la Cour. J'étais donc impatient de les revoirs. Nous avions prévu de rester plusieurs jours en Écosse dans un premier temps pour l'accouchement de ma grande amie Agnès, puis ensuite de l'heureux évènement prévu pour fêter l'anniversaire de la Reine d'Écosse Mary Stuart qui se trouvait en France. Nous descendions enfin de la voiture et je sentais mes jambes s'engourdir. Nous étions très bien accueillis, comme d'habitude. Arrivé au moment crucial, on nous annonçait l'arrivée bien tôt du bébé d'Agnès. C'est William, son mari qui frappa à notre porte. Aliénor et moi courrions alors en vitesse. Bien entendu je ne pouvais pas entrer dans la pièce, je restais alors avec son mari devant la porte, à discuter avec lui. Entre temps nous entendions des cris de femmes, je les voyais passer chacune leur tour. J'étais quand même bien entouré, entre William et Damian, de chers amis. Nous attendions avec impatience, et de mon côté je priais pour qu'elle soit saine et sauve après son accouchement. Je ne pourrais pas supporter de la perdre. "Je suis bien d'accord avec vous mon cher ami ! Je ne cessais de lui dire ces mots-là depuis plusieurs semaines. Elle se traccassait tant ! Mais le bon Dieu saura la protéger, j'en suis certain" disais-je en me tournant vers Damian.


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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Dim 19 Avr - 15:07

Agnès

ft. tout le monde
Chapitre deux

Le grand jour est arrivé, je ne pensais pas accoucher aujourd'hui mais plus tard. Mais mon bébé a décidé de naître plutôt. Je reste couchée sur le lit, des femmes viennent me voir, il y a ma sœur Margaret qui lance le bal, ma tante, Rosemay, Anne et Aliénor mais également les sages-femmes. Ma sœur chérie se rapproche de moi, je tiens la main de ma sœur. J'ai besoin d'elle. Elle est mon sang et ma chaire. Mon unique rattachement à notre père. Je pleure, je hurle.

Margaret -Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. Je suis là pour vous aider, les sages-femmes également.

Je voulais lui répondre mais je suis prise par une nouvelle contraction. Accoucher est douloureux. Je continue de serrer la main de ma sœur. J'avais besoin d'elle. Je continue de hurler, j'ai peur. Toujours peur. Cette peur ne pourra jamais partir. Je regarde ma tante, Marie de Guise. Elle est pour moi, une autre mère. Les sages-femmes me demandent de respirer, je respire doucement. Une femme m'éponge le visage, ce dernier est perlé par la sueur. Je n'arrive pas à voir les autres femmes mais je me concentre sur ma sœur.

Agnès - mo blàth beag (ma petite fleur), promettez moi que vous prendrez soin de vous et de votre fils. Je vous aime ma sœur. Je souris à ma sœur, je continue de lui tenir la main. Je souhaite que vous soyez heureuse. Vous êtes la seule personne que j'apprécie de notre famille avec notre petite Mary dis-je comme si je faisais une confession. Je pousse un hurlement. Je serre la main de ma sœur presque à lui faire mal. Je vous aime ma sœur.

Les sages-femmes continuent de me demander de pousser, l'une d'elle me dit qu'elle voit la tête. Je regarde ma tante Marie de Guise et je pense à Jane. Et si je perdais mon enfant comme ma cousine ? Et si je mourrais ? Les fées seront-elles clémentes en ce jour ? Ou elles joueront les tours ? Il est dit que les fées peuvent échanger nos bébés avec les leurs. Je continue de pousser en continuant de pleurer. Pourquoi mon bébé ne vient pas ? Que fait mon époux ?

Puis, quelques temps plus tard, je donne naissance à mon enfant. Une sage-femme déclare que c'est une fille. Une personne conviée à mon accouchement part. Où va-t-elle ? Je regarde ma sœur et ma tante puis mon enfant. Une fille. Une magnifique princesse . La principale sage-femme demande à quelqu'un de me couper le cordon. Je regarde ma sœur. Pendant qu'on coupe le cordon, une sage-femme éponge mon visage.

Agnès – Elle se nommera Jane Margaret Aliénor. Dis-je d'une voix émue.

J'attends de la porter dans mes bras et que mon époux me rejoigne. Je souris à ma sœur et à ma tante. Je regarde ma sœur avec un sourire heureux.

Agnès – J'ai réussis mo blàth beag.


2 décembre 1554un enfant est une lumière dans la pénombre
(c) ystananas


HJ : et voilà le second tour, vous pouvez faire William les garçons. Sinon pour la personne qui coupe le cordon ça peut être n'importe qui et celle qui part rejoindre les hommes qui vous voulez sauf Maggy et Marie de Guise, voilà I love you
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Ven 24 Avr - 12:03
Un enfant est une lumière dans la pénombre
“There was no moon, and everything beneath lay in misty darkness. Not a light gleamed from any house, far or near - all had been extinguished long ago; and those at Wuthering Heights were never visible- still she asserted she caught their shining.”
Je la voyais crier, pleurer, suer, et tant d'autres choses que provoque la douleur d'un accouchement. Les joues de ma sœur, pourtant d'une blancheur immaculée seulement parsemée de quelques taches de rousseur, étaient rougies par l'effort. Ses cheveux blonds tombaient lamentablement sur ses épaules et collaient à sa peau humide. Elle était bien loin de la Agnès que tout le monde connaissait. Bien loin de la belle blonde talentueuse que tout le monde aimait. J'avais mal pour elle, parce que je connaissais le mal que pouvait procurer de donner à la vie. Pour ma part, ça n'était qu'un mauvais souvenir que j'avais tenté d'oublier en délaissant mon seul et unique enfant. Un garçon de surcroît ! J'aurais dû être heureuse, sur un petit nuage, et pourtant la seule présence de John me donnait envie de mourir. Il n'était pas le fruit d'un amour passionnel, mais juste d'une entente entre un homme et une fillette. Étrangement, je ne ressentais aucune culpabilité, mais au fond de moi je savais que j'étais une bien mauvaise mère. Ma cousine Jane avait perdu son premier enfant et la chance d'en avoir un deuxième, elle qui ne vivait que pour ça. Et moi je me plaignais d'avoir une descendance. La vie était bien étrange quelquefois.
Je fixais ma sœur, serrant sa main de toutes mes forces. Je jetais de temps en temps des coups d’œils aux alentours. Tous fixaient Agnès comme une bête de foire et je les maudissais de la regarder souffrir. Seule la présence de Marie de Guise m'apportait un peu de réconfort et de sérénité au milieu de tous ces étrangers. Mais je parvins à peine à lui sourire, tant mon cœur se serrait à l'idée de perdre ma sœur. Cette pensée m’obnubilait, même si je ne cessais de répéter le contraire à Agnès afin de la tranquilliser. Elle était mon seul soutien en ce monde et la perdre me briserait le cœur. Entre deux hurlements, elle tenta de me parler. Je dus me concentrer mon entendre ses paroles qui relevaient plus du chuchotement, tant elle était essoufflée. Un bourdonnement sourd résonnait au creux de mes oreilles tandis qu'elle me faisait sa confession. Je lui offris un sourire, mais au fond de moi, j'avais envie de pleurer.

« Moi aussi je vous aime Agnès, mais ne parlez pas, cela ne fera que vous fatiguer davantage. Concentrez-vous sur votre travail. Vous et votre enfant, vous serez en parfaite santé après ce dur moment et vous pourrez ainsi me confesser vos pensées, mais pas avant. »

Le simple fait qu'elle évoque John, le garçon à qui j'avais donné la vie et son bien-être me serra le cœur. Je préférais ne plus entendre ces mots, car ils me blessaient. Je serrais fort la main de ma sœur, attendant avec anxiété le dénouement de son accouchement. Des mèches folles s'échappaient de mon chignon encore plus que d'habitude. Marie de Guise tentait de calmer les dames présentes. Je l'en remerciais. Les sages-femmes de leur côté s’affairaient autour du lit, tentant de faire sortit le bébé de la meilleure façon possible. J'espérais que les fées ne viendraient pas piquer cet enfant à sa mère. Aujourd'hui n'était pas le bon jour pour leurs farces.
Puis quelques heures plus tard, le moment fatidique arriva. Agnès donna naissance à son deuxième enfant une fille. Je ne doutais pas un instant que cela puisse faire plaisir à William, lui qui avait déjà un hérité. Elle avait les yeux bleus de sa mère et des cheveux châtains très clairs. Le parfait mélange du couple Livingstone. Je souris à ma sœur et à ma tante. Tout c'est bien finalement bien passé. William et les hommes nous rejoignent après qu'une personne ait coupé le cordon.

« C'est un bien joli prénom que vous avez choisi là. »

J'embrassais alors ma sœur sur le front. Une larme coula sur ma joue. Je n'étais pas très démonstrative d'habitude, mais un accouchement était toujours quelque chose d'émouvant.
crackle bones
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Mer 29 Avr - 20:18
Un enfant est une lumière dans la pénombre
Damian & d'autres

Je l'avoue, c'est pour moi la première fois que j'assiste à un accouchement, mais celui-ci semble pour moi durer des heures ! Et pas seulement pour moi. À mes côtés, mon ami William semble lui aussi très tendu. Le pauvre, je l'envie et en même temps, je ne souhaite pas être à sa place. C'est un sentiment bizarre qui coule en moi à cette heure. Priam quand lui semble apprécier les attentions que j'ai envers tous en nous servant un verre et il acquiesce même à mes dires sur l'enfantement, ce qui a le don immédiat de rassurer se pauvre William.

Nous voici à présent tous assis. Dans la chambre, cette pauvre Agnès semble souffrir terriblement. Mon cœur bat si vite, je suis très inquiet. Je ne serais heureux et soulagé que lorsque enfin ce petit être sera dans les bras bienveillants de ses parents. Puis enfin après un dernier hurlement de mon amie, un pleur d'enfant se fait entendre. Une des dames sort pour nous annoncer qu'il s'agit d'une petite fille ! Mon cœur semble s'apaiser, toute la peur qui l'habitait, c'est évanoui dés l'entente de cette douce nouvelle.

Voilà mon ami Will qui se lève à présent. Je le félicite, il semble un peu perdu alors je lui dis un grand sourire aux lèvres :
-Et bien mon ami, il est temps pour vous de rejoindre votre épouse et de prendre votre fille dans vos bras.

Je reste là, regardant avec le sourire mon ami filer vers son épouse. Oui je l'envie ! Cet instant de bonheur sera bientôt pour moi je le sais et peut être plus vite que je ne le pense...

******

Chambre d'Agnès :[William]

Je marche sans presque respirer. Je n'ai jamais était de toute ma vie aussi peu sur de moi et inquiet ! Puis enfin, nous atteignions ma chambre ou mon épouse encore allongée et transpirante m'attend allongée tel une déesse scintillante d'étoile de rosée. Je m'approche alors d'elle tandis que ma belle-sœur, ma tante et les dernières sages-femmes s'écartent un peu pour nous laisser à tout deux de l'espace.
Je prends la main de ma merveilleuse épouse que je baise tendrement.
-Vous nous avez offert le plus merveilleux des présents mon amour. Je baise son front, puis je me retourne vers les sages-femmes :
-Puis-je prendre ma petite fille dans mes bras ?
On me tend à présent ce doux petit être. Les larmes me montent aux yeux, mais je les retiens, ne voulant pour rien au monde me montrer faible face aux dames encore présente dans la pièce. Je suis le plus heureux et comblé des hommes.



Emi Burton



HJ :
 
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Mer 29 Avr - 20:35
Un enfant est une lumière dans la pénombre
Rosemay




Rosemay commençait à se sentir mal à l'aise dans les cris et la panique, les bousculades dans la chambre. Sa tête qui tournait, cela lui semblait irréel. Etait-ce qu'elle allait vivre bientôt si un jour, elle aurait un enfant ? Mourra-t-elle en couche ? La jeune fille secoua la tête pour éloigner cette pensée de son esprit. Non, elle devait être une bonne chrétienne, prier dieu chaque jour pour sa pitié et sa miséricorde envers les pauvres pécheurs et pécheresses qu'ils sont ! Rosemay ne se sentait pas à l'aise et était fière de compter parmi les amis de Agnès, pour voir cela. Voir son ami souffrir , lui était insupportable. Mais c'était un mal pour un bien. Un enfant va naître et ceci est la plus belle chose que les femmes peuvent faire et ce que les hommes ne peuvent pas. Donner la vie. Donner la vie à une créature pure et innocente, une rédemption, une clarté dans la vie d'une femme. Un enfant saura te donner tout l'amour que tu mériterais. Une pensée positive et une prière à Dieu lui étaient adressées. Agnès était une amie de son enfance, la seule noble qui la traitait comme son égale face à ce qu'elle avait fait, et ce que son père lui avait réservé comme châtiment à ses pensées trop « féministes » à son goût. Soit Agnès ne savait pas sur sa déchéance, soit elle s'en moquait. Elles se souvenaient de leurs jeux dans les parcs verdoyants et entretenus. Quand elles étaient que des petites filles s'amusant avec des jeux inventés qui n'avaient pas vraiment de règles écrites. Cette nostalgie du moment lui rappela que le temps avait fait son œuvre, Agnès allait devenir mère et était mariée tandis qu'elle était une dame d'honneur de la régente, attendant que l'homme qu'elle aime revient la faire danser et la faire rêver dans des magnifiques récits poétiques. Peut-être même, qu'il la demandera en mariage, cela sera son rêve le plus cher et elle sera la jeune femme la plus heureuse de l'Ecosse. Au moins, elle ne mourra pas vieille fille pour ses arguments, elle prouvera le contraire à son père. Le temps était la seule chose que les Hommes ne pouvaient racheter, qu'elle aurait aimé revenir en arrière et réparer certaines choses, qu'elle aurait aimer être la place de sa chère amie. Mais Rosemay ne devait pas s'arrêter de croire à ce qu'elle savait, elle devait se battre et prouver à son père, que malgré sa déchéance, elle fut, non pas une dame illustre et célèbre mais une femme heureuse et comblée en amour, en poésie. C'était une bonne foi et si Dieu le permettait, elle vivra longtemps avec son époux. Une pensée positive en entraînait plusieurs et elle soutenait de tout cœur que sa chère amie sera heureuse avec son enfant en bonne santé. C'était tout ce qu'elle souhaitait pour elle. Agnès méritait une belle vie, comme sa régente, comme tout le monde.

Une femme vint la voir, elle l'avait rarement vu mais elle savait qui elle était. La marraine de l'enfant tout comme Damian était le parrain. Un sourire doux vint éclairer son magnifique visage juvénile, ses yeux bleus brillaient, elle se sentait rassurée et Damian lui avait quelque peu parlé d'Anne Somerset, beaucoup en bien. Elle fit une petite révérence envers celle-ci avant de se redresser, se sentant un peu mieux que quelque minutes auparavant.

-Je vois ça, sourit-elle malgré elle, mal à l'aise. Je prie Dieu pour que tout aille bien pour Agnès et son enfant, il le faut en ces temps incertains, un peu de bonheur et de joie ne nous feraient pas de mal, Ajouta Rosemay en soupirant et souriant avec sincérité, et sagesse.

Elle s'éventaillait avec la main pour faire partir cette chaleur étouffante mais elle préférait mourir plutôt que de laisser Agnès seule même si elle semblait bien occupée en ce moment. Un sourire doux étirait ses lèvres.

-Je suis enchantée de vous connaître. Mon tendre Damian m'a beaucoup parlé de vous, avec beaucoup de bien surtout, déclara Rosemay avec sincérité. Je me nomme Rosemay de Roy, dame d'honneur de Marie de Guise et une amie d'enfance de Agnès. Félicitation pour vous, je vous souhaite plein de joie et de bonheur, ajouta-t-elle en la regardant avec sincérité.

Rosemay te regardait, un peu mal à l'aise face à cela, des pleurs de nourrisson lui fit tourner la tête vers Agnès, il était là et en bonne forme, une petite fille. Un sourire apparut sur ses lèvres, une fille. Agnès semblait être comblée et elle regardait Anne.

-Non, plus vraiment, ça va mieux, beaucoup mieux, s'enquit-elle avec un petit rire.

La jeune fille la regardait avec un sourire soulagé, sa tête s'était arrêtée de tourner.





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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Sam 16 Mai - 10:41
UN ENFANT EST UNE LUMIÈRE DANS LA PÉNOMBRE.
LES INVITES ET ANNE

And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
J'aimais par-dessus tout les enfants. Ils étaient la preuve vivante que l'innocence existait sur Terre et à mes yeux, ils demeuraient la plus belle création de notre Seigneur, car en vieillissant, les horribles tentations de ce monde venaient nous corrompre l'âme. Pour ma part j'essayais tant bien que mal de m'expier de mes péchés par des prières régulières. Toujours un chapelet à la main, je priais également en ce jour pour qu'Agnès s'en sorte indemne de son accouchement. Certes, j'en avais souvent vu dans ma vie. Mes aînés en avaient déjà plusieurs et que ce soit mes sœurs ou mes belles-sœurs, je les avais toujours soutenues. Ce n'était pas une épreuve facile que nous donnait le Seigneur à traverser, à nous les femmes. Mon cœur s'était endurcie au fil des accouchements et la vue des larmes, du sang et les cris qui traversaient les gorges des femmes meurtries. Agnès souffrait, cela se voyait à ses joues rosies par l'effort et aux gouttes de sueur qui parsemaient son front tacheté de taches de rousseur. Tandis que la régente Marie de Guise et la jeune femme qui apparaissait comme la sœur de Lady Livingstone, la soutenaient, je m'étais mise un peu à l'écart.
Je me dirigeais alors vers la femme de Lord Blackwood. Je ne l'avais jamais croisé, ou du moins seulement de loin. Damian m'en avait parlé et l'amour qu'il lui vouait me rendait rêveuse. Elle avait eu de la chance, comme Agnès, comme d'autres femmes de tomber sur un homme qui allait les aimer. J'espérais vraiment avoir le même sort que ces dernières, mais lorsque je voyais l'union ma pauvre Jane avec cet affreux Archibald, je ne pouvais qu’attendre de voir ce que me réservait le destin. Je priais seulement pour ne pas tomber sur un fanatique, comme il plairait tant à mon frère William.
Rosemary était une jolie jeune femme aux cheveux bruns aux reflets roux et au teint pâle. L’inquiétude accentuait la blancheur de sa peau et la faisait devenir presque livide. Malgré tout, elle se leva et me salua d'une gracieuse révérence. Je fis de même et j'engageais la conversation. Elle avait l'air mal à l'aise. Elle se servait de sa jolie main blanche pour s'éventer.

« Oui, il serait bien malheureux que notre chère Agnès ait quelques complications pendant cet accouchement. » Je me signais d'un geste de croix. « Je suis également enchantée de vous connaître ou du moins de vous rencontrer enfin ! » Je lui offris un joli sourire. « Merci beaucoup, qu'Agnès fasse de moi la marraine de ce bébé à venir me touche vraiment. »

Puis soudain, des cris se firent entendre et la chambre se remplit de murmures. Je tournais la tête en même temps que Rosemary et vis le beau chérubin que tenait Agnès entre ses bras. C'était une fille et cela semblait combler de bonheur la magnifique maman. Rosemary refusa poliment le verre d'eau que je lui proposais. Je ochais ma tête d'un mouvement d'approbation, mon cœur battant la chamade d'enfin voir ma filleule. Cependant, avant d'aller à la rencontre d'Agnès et de son bébé, je me dirigeais à l'extérieur, dans l'antichambre plus exactement, où les hommes attendaient. Je leur annonçais la nouvelle, ma voix tremblant sous l'émotion. William, le père, semblait au bord des larmes et je le comprenais. Je rejoignis ensuite le petit groupe qui s'était formé autour du lit.

« Félicitations Agnès, c'est une bien belle petite fille que vous avez là. »

Je pressais sa main tendrement entre mes doigts. J'allais être la marraine de cette petite fille aux joues roses et je me promis intérieurement de tout faire pour qu'elle soit heureuse.

✻✻✻
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Dernière édition par Anne Somerset le Mar 16 Juin - 16:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Lun 18 Mai - 22:50
Priam d'Anjou ♦ un enfant est une lumière dans la pénombre.


Cela faisait un petit moment seulement que je me trouvais en Écosse, un si beau pays que j'appréciais temps. En effet, les écossais avec une place spéciale dans mon coeur, et j'étais ravi que leur Reine allait bien tôt épouser notre dauphin. La Reine douairière accueillait tellement agréablement que je me sentais comme chez moi en France. Alors que je me trouvais à Londres, je décidais de me déplacer jusqu'à Édimbourg pour un évènement très spécial. Agnès, une amie proche qui compte beaucoup pour moi comme une seconde petite soeur, allait très bientôt accoucher, et pour rien au monde je ne raterais ça. Je voulais la soutenir, sachant qu'elle s'inquiétais énormément. Le jour arriva rapidement, je fus assez surpris quand on annonça qu'Agnès commençait à avoir mal. Je me précipitais alors avec Aliénor près de la chambre où se trouvait Agnès. Bien entendu je ne pouvais pas rentrer, alors je restais devant avec des amis. Je devais attendre, et je sentais le temps passer vraiment lentement. Je priais intensément pour qu'elle sorte saine et sauve, ainsi que son bébé. Agnès était une amie proche, qui comptait beaucoup pour moi. J'ai toujours l'impression qu'elle est encore jeune, elle qui est si innocente et douce. J'étais content qu'elle soit heureuse avec son mari, et étais plus que ravi d'apprendre sa deuxième grossesse.

Je voyais le temps passer, et j'entendais de plus en plus des cris. Je commençais à m'inquiéter. J'espérais que tout allait bien se passer. Il n'y avait pas de quoi dire le contraire, les sages-femmes étaient présentes. Je me trouvais en compagnie de Damian et William notamment. Ce dernier était tendu en effet, mais je tentais de le rassurer. On était bien évidemment tous contents et impatient de découvrir le nouveau né. D'un coup, on entendit un bébé crier. Enfin ! Je m'impatientais de voir la mère et l'enfant. On appris juste ensuite que c'était une petite fille, et qu'Agnès était en bonne santé. Dieu merci, quel joie ! Je ne pouvais m'empêcher de sourire. Je félicitais de même William, à nouveau père. "Quel joie !" lançais-je à Damian. On étaient heureux de cette nouvelles tous les deux. Je laissais alors William rejoindre sa tendre épouse et découvrir sa fille. Je ne pouvais alors contenir mon excitation que je me permettais de rejoindre la chambre où se trouvait Agnès. Un petit groupe se formait autour du lit, et je vis pour la première fois le nouveau-né. "Elle est tellement jolie. Félicitation ma très chère Agnès, et je suis tellement heureux de te voir en bonne santé ! J'avais tellement prié pour toi." lui dis-je alors en m'approchant un peu, me plaçant tout près de William.


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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Jeu 21 Mai - 19:54

Agnès

ft. tout le monde
Chapitre trois

Quand un enfant vient au monde, on souffre de douleur mais c'est quand on reçoit notre enfant dans les bras que l'amour devient plus fort avec l'enfant qu'on a porté pendant neufs mois. En ce jour bénit, je vais donner le jour à mon enfant. Plusieurs personnes sont avec moi dont ma sœur, ma tante, Aliénor, Anne et Rosemay.
Je parle avec ma sœur cadette, je lui dit que je l'aime et je la regarde. J'ai tellement peur de la perdre, ma pauvre petite sœur. On dit qu'elle est le vilain canard de la famille car elle brune contrairement au reste de la famille qui possède les cheveux blonds. Ce n'est pas vrai, ma sœur est ma sœur. Fille de mon père et ma mère.

Margaret - Moi aussi je vous aime Agnès, mais ne parlez pas, cela ne fera que vous fatiguer davantage. Concentrez-vous sur votre travail. Vous et votre enfant, vous serez en parfaite santé après ce dur moment et vous pourrez ainsi me confesser vos pensées, mais pas avant. 

Je ne lui réponds pas, je la regarde avec un dernier sourire, je me concentre sur mon travail. Après, je donne enfin naissance à une petite fille. Quelqu'un coupe le cordon, je suis fatiguée après l'effort. Je souris à ma sœur et je la regarde avec joie. J'ai réussi. William me rejoint avec les autres hommes, je regarde que mon époux qui se rapproche.

Margaret - C'est un bien joli prénom que vous avez choisi là. 

J'offre un sourire à ma sœur, mon époux est maintenant près de moi. Je le regarde avec amour et tendresse. Je l'aime d'un amour vrai et tendre. Personne ne pourra remplacer dans mon cœur l'amour que j'éprouve pour William. Je n'aimerais que William. Seulement lui.

William - -Vous nous avez offert le plus merveilleux des présents mon amour. Il embrassa mon front. Je souris, je suis tellement fatiguée. Puis-je prendre ma petite fille dans mes bras ? Dit-il par la suite, je continue de le regarder. On lui donne notre fille.

Agnès – Elle est si belle … Si douce.

Par la suite, Anne me presse la main, je lui souris avec gentillesse. Elle est la marraine de ma fille, de ma petite princesse. Je souris au parrain et à la marraine. Cette dernière me félicite ainsi que mon cher Priam. Je leur souris. Je suis fatiguée, tellement fatiguée pour leur répondre mais je suis heureuse, libérée, délivrée. Je pense par la suite à Alexander et je me suis promise d'aller le chercher à Londres, je ferais tout pour que mon époux accepte de le ramener. Je souris, les sages-femmes continuaient de nettoyer la chambre.

Sage-femme – Vous avez fourni un beau travail, Lady Livingstone. Félicitation, voulez-vous quelque chose Lady ?

Agnès – De l'eau s'il vous plaît. Dis-je un murmure. Je regarde ma fille. Ma petite princesse.

La sage-femme disparaît à la recherche de l'eau, je reste avec mes proches. Je leur souris. La petite Jane pleure de nouveau. Elle doit avoir faim. Je cherche du regard où se trouve la nourrice pour quelle allaite le nouveau-né sinon je lui donnerais moi-même. Peut-être que ma fille souhaite simplement que je la prote. Je regarde mon époux pour qu'il me tende la princesse.



2 décembre 1554un enfant est une lumière dans la pénombre
(c) ystananas


HJ : et voilà le troisième tour avant le dernier Smile filleule, tu peux continuer à faire Wilou, tu le fais à merveilles p
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Mar 26 Mai - 20:13
« Chut Agnès. Ce n’est pas le moment. Ne parlez pas. » Cette petite s’égarait surement pour penser à autre chose mais dans quelques heures Margaret Fleming serait encore là qu’Agnès peut-être pas. J’étais à ses côtés, je regardais attentivement la scène si une sage-femme fait le moindre faux-pas je le verrais mais tout semblait bien se dérouler. Elle avait eu peur pour rien, une peur justifiée toutefois. L’enfant, la petite Jane semblait en bonne santé et la mère bien que fatiguait, allait pouvoir se remettre tranquillement de ses émotions. Je vis Anne Somerset sortir de la pièce pour aller prévenir le père de la grande nouvelle.

Je caressais le front mouillé d’Agnès en la félicitant d’avoir donné naissance à une très jolie petite fille. Je sentis mon cœur se desserrait, ma tension retombait. Je ne pouvais pas le nier qu’un accouchement c’était toujours beaucoup d’émotions et de peurs même si j’avais essayé de rester sereine et de ne pas tomber dans une panique entraînant les autres avec moi. Après ce qu’il s’était passé pour Jane, j’avais peur qu’il arrive la même chose à Agnès. De grâce, il n’en fut rien. J’espérais que Jane se réjouisse du bonheur d’Agnès, au lieu de la maudire d’avoir donné la vie. Le bonheur des uns faisait le malheur des autres.... « Souhaitez-vous que je prévienne Jane et Margaret pour vous de cette heureuse naissance ? » murmurais-je à Agnès. « Félicitation William pour cette enfant ! » déclarais-je au mari de ma filleule.

Je m’approchais de Priam pour partager avec lui toute la joie qu’il pouvait ressentir. « Cette enfant est si jolie, comme sa mère vous ne trouvez pas ? » avais-je lancé en l’air à qui vous devrez bien me répondre. Il fallait réconforter tout ce beau monde. Je n’appréciais pas de voir les hommes ici, ils ne pouvaient pas comprendre ce qu’Agnès venait de traverser. On dirait tous des enfants devant un nouveau jouet, émerveillée par une nouvelle petite bouille. Le plus dur reste encore à venir, l’enfant doit survivre, vaincre les années et la maladie. L’arrivée de cette petite fille devrait remonter le moral d’Agnès et lui réchauffer le coeur. Elle, qui n’avait plus son fils au moins elle avait sa fille. Qu’elle s’estime heureuse. Je m’approchais d’Anne Somerset : « Vous pouvez être fière d’être la marraine d’une si jolie petite fille, Lady Somerset. »

J’essayais d’être amicale, c’était un jour heureux pour l’Ecosse et pour ma grande famille qui s’agrandissait encore, toujours un peu plus. Je souhaitais, telle une marraine la bonne fée, que cette enfant est la grâce, la beauté et l’intelligence. « Vous avez surement besoin de vous reposer, Agnès - nous allons vous laissez. » Je regardais que tout le monde ai bien félicité la jeune mère et le père. Il fallait qu’elle prenne soin d’elle, il y avait tellement de monde dans cette chambre on n’arrivait même plus à penser. Je m'apprêtais à tirer ma révérence, fière de voir ce qu'avait accompli en ce jour Agnès.
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Ven 5 Juin - 18:53
Un enfant est une lumière dans la pénombre
“There was no moon, and everything beneath lay in misty darkness. Not a light gleamed from any house, far or near - all had been extinguished long ago; and those at Wuthering Heights were never visible- still she asserted she caught their shining.”
Pendant un cours instant, Agnès et moi fument dans une bulle que personne n'eut pu briser. Nous étions sœur et un lien invisible nous liait pour la vie, même si parfois je ne parvenais pas à supporter les sacrifices qu'il m'imposait. Puis bientôt, tous les invités arrivèrent et je dus m'écarter afin de les laisser voir le nouveau membre des familles Fleming et Livingstone. Cette attention que tout le monde lui portait me serrait quelque peu le cœur. Contrairement à moi, elle était appréciée de tout le monde. Personne ne l'avait forcé à rester aliter durant des mois puis à donner naissance à un bébé qui ne serait jamais sien dans une chambre humide et sombre, digne d'une prison. Agnès avait accouché d'une fille, un petit nourrisson à la peau rose et fripée. Je ne doutais pas que cet être minuscule aille s'embellir avec les années, mais à première vue, elle me semblait bien laide. Dans un certain sens, elle me rappelait John, mon fils, cet enfant qui au final n'avait jamais été mien et qui pourtant m'appartenait de pleins droits. Ce souvenir me dérangeait, or étrangement, il ne déclenchait rien en moi qui me rappelle quelle perte il a été. Je repensais à ma cousine Jane et à sa nouvelle stérilité. Décidément, la vie était parfois bien étrange !
Un homme de haute taille, à la mâchoire carrée et aux boucles brunes s'avança avec William vers la nouvelle mère. Priam d'Anjou les suivit de peu, accompagné d'une jeune fille à peine plus jeune que moi, à la chevelure blonde et à l'air strict. Ma tante échangea une parole de sympathie avec tout le monde, comme à son habitude, tandis que je continuais de serrer la main d’Agnès, un peu en retrait. Je n'avais jamais aimé être entourée de monde et ce malaise tenace qui me prenait en présence d'autres personnes s'avérait toujours présent. J'avais la terrible impression d'étouffer. Je me penchais alors vers mon aînée et lui chuchotais quelques mots à l'oreille en gaélique.
Sans un sourire, je sortis de cette chambre bien trop chargée à mon goût. Une fois que j'eus traversé la porte pour atteindre le couloir, je sentis un poids s'envoler de mes épaules. Décidée, je me dirigeais vers les jardins, car depuis toujours, ma seule véritable amie avait été Dame Nature.

***

William ne parvenait pas à se convaincre que cet être fragile qu'il gardait entre ses bras était sa fille. Sa seule et unique princesse, son petit bijou qu'il protégerait envers et contre tout. La petite avait toujours les yeux fermés, mais William sentait qu'une lueur d'intelligence allait y pointer très rapidement. Et, ce sentiment typiquement parental qui voulait que les enfants soient vifs et intelligents se rendait que plus fière le lord qui soit persuadé du grand avenir qu'allait avoir sa fille. Il passa un doigt délicat sur la joue du nourrisson et déposa un doux baiser sur son front. Il avait peur de lui faire mal et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de lui faire mille et une caresses.
Les invités commencèrent à s’agglutiner autour du lit, le félicitant avec chaleur. Même Marie de Guise lui adressa quelques mots. Il en fut assez honoré, mais après tout, sa femme descendait bien d'une lignée royale et cela n'était pas pour lui déplaire. Certes, il aimait Agnès d'un amour sincère que peu de femmes avaient la chance de recevoir, mais cela ne l'empêchait pas d'apprécier les nombreux avantages que lui avait apportés cette union.
Puis, il releva son regard vers sa femme, ce jeune bouton de fleur et lui lança un sourire. Un sourire franc et heureux qui montrait à quel point le jeune lord était comblé à l'idée d'avoir une fille. Après tout, il avait déjà un garçon pour assurer sa lignée, bien qu'en y repensant bien, un deuxième aurait permis de ne point se faire de soucis face à sa descendance. Or, il était persuadé que sa femme lui donnerait de nombreux autres enfants.
Quelques secondes plus tard, la petite Jane se mit à pleurer de nouveau et William, un peu perdu, redonna l'enfant à son épouse.

« Ah Agnès, vous avez fait de moi le plus heureux des hommes ! Mais je vous prie de ne pas trop vous fatiguer et de laisser aux nourrices la tache de nourrir notre petite Jane. »

Enfin, Marie de Guise pria les quelques personnes présentes de sortir. William les salua un à un en les remerciant du soutien qu'ils avaient eu pour Agnès dans ce moment délicat. Puis, il alla se lover contre le corps de sa femme, au bord du lit et passa un bras autour de ses épaules. Il l'embrassa délicatement sur les lèvres puis déposa encore une fois un baiser sur le front de Jane.
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Mar 16 Juin - 16:59
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LES INVITES ET ANNE

And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
Tandis qu'Agnès venait de mettre au monde une magnifique petite fille, je m'approchais de la nouvelle mère, entourée par son époux et les personnes présentes qui la félicitaient. J'étais sincèrement heureuse pour cette amie qui avait à présent deux enfants pour la chérir et un époux bienveillant. Certes, longues avait été sa délivrance, mais le résultat de son dur labeur n'en était que plus merveilleux. Je regardais avec une sincère affection la petite Jane dont les yeux n'étaient même pas encore ouverts. Elle avait la chevelure blonde de sa mère et le nez de son père. À n'en pas douter, elle deviendrait une magnifique jeune fille, puis une femme et une épouse accomplie. Après tout, Agnès n'était-elle pas le modèle de la parfaite lady ? Douce, talentueuse, elle faisait le bonheur de Lord Livingstone et de ses parents. Je levais quelques secondes mon regard vers sa sœur, et me disais qu'elles ne se ressemblaient pas du tout. L’Écossaise à la chevelure brune semblait beaucoup plus renfermée que son aînée et ce fut avec une certaine surprise que je la vis sortir de la chambre. Une bien drôle personne en vérité.
Je reportais de nouveau mon attention sur ma filleule et, sans le vouloir, une pointe de jalousie de traversa la poitrine. Malgré moi, j'enviais la vie paisible d'Agnès. Elle avait vingt ans, était mariée à un homme qui l'aimait et avait deux enfants, dont un héritier mâle pour faire perdurer la lignée des Livingstone. Que pouvait-on rêver de mieux ? Mon existence à côté n'avait rien d'un conte de fées. J'avais dix-sept ans, j'étais toujours à la recherche d'un époux et j'étais loin de posséder toutes les qualités requises pour prétendre au titre de la parfaite demoiselle à marier. Mais j'étais un bon parti et demeurer célibataire malgré la dot que promettait mon frère me contrariait. Néanmoins, je préférais grandement rester seule que de devenir l'épouse d'un hérétique. Plutôt mourir !
Marie de Guise ne tarda pas à nous rejoindre. Elle félicita William, discuta avec Priam et ce fut ensuite mon tour. Je lui offris un sourire. Être une reine aussi détestée dans son pays d’accueil devait être bien difficile et je ne pouvais que ressentir une certaine compassion à son égard. J'aurais de loin préféré que Mary Tudor contracte une union avec un Écossais qu'avec ce fichu espagnol.

« En effet, je le suis ! Mais après tout, qui ne serait pas fier d'être le parrain ou la marraine de ce petit ange ?»

Oui, j'étais fière d'avoir été choisie pour être la marraine de cette petite Jane. Je félicitais une dernière fois les parents et serrais entre mes doigts, la main frêle et pâle d'Agnès. Sans plus attendre, je suivis ensuite Marie de Guise hors des appartements, avec une révérence pour la forme néanmoins.


✻✻✻
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Mer 1 Juil - 18:29

Agnès

ft. tout le monde
Chapitre quatre
Donner la vie est la plus belle chose qui soit, on souffre lors de la délivrance mais on est heureux quand on a notre enfant dans notre bras. Malgré les douleurs de mon accouchement, je suis heureuse d'avoir donné naissance à un enfant. Une fille, ma petite princesse. Je jure que personne ne la touchera, qu'elle n'ira pas en Angleterre pour être élevée. Non, personne ne touchera ma fille. Je suis heureuse d'avoir donné la vie, mais, tellement fatiguée. Ma sœur me félicite, ma tante également, elle dépose sur mon front, un baisé. Je lui souris, ma tante est plus qu'une tante pour moi, elle est une seconde mère. Ma tante me demande si on pouvait prévenir mes cousines, je lui souris avec joie et j'acquisse la tête.

Mon époux me félicite également, il me fait des compliments sur notre princesse. Tout le monde me félicite, je ne leur répond pas car je suis fatiguée. Une sage-femme me demande par la suite si j'avais besoin de quelque chose, je lui répond que je voulais que de l'eau. Cette dernière disparu, la petite pleura car elle avait faim. Je cherche de l’œil pour nourrir mon enfant. Mais également, je veux la serrer dans mes bras. Je le veux car je ne veux pas qu'on m'enlève cet ange. Ma fille est mon trésor, ma bataille. Je ferais tout pour que William n'accepte pas de l'envoyer ailleurs. Non, ma fille sera élevée par les femmes de la famille. Je souhaite que ma fille soit comme Jane pour sa douceur, comme ma cousine Margaret pour sa détermination, comme ma sœur, Margaret pour son courage et Aliénor pour sa bonté. Je souhaite le meilleur pour le fruit de mes entrailles.


William - Ah Agnès, vous avez fait de moi le plus heureux des hommes ! Mais je vous prie de ne pas trop vous fatiguer et de laisser aux nourrices la tache de nourrir notre petite Jane.


Je ne lui répond pas, je suis tellement fatiguée pour lui répondre. Je souris, il embrasse mes lèvres d'un baiser ainsi que le front de notre princesse, celle-ci comme par magie s'arrête de pleurer, je souris. Ma tante par la suite demande aux gens de me laisser me reposer, je regarde ma sœur, mon sang et ma chaire. Nous gardons nos doigts entremêlées liées par notre sang. Nous sommes différents par notre physique mais personne pourra nous enlever notre colère face à notre Mère. Jamais, nous pourrions pardonner à notre Mère cet enfant illégitime. Jamais. Ma sœur me chuchote quelques mots de gaélique puis elle disparu. Je n'ai pas eu le temps de lui dire quoique ce soit. Je voulais lui dire je t'aime ma sœur, je t'aimerais toujours ma sœur. La sage-femme me donne un verre d'eau, je bois ce dernier. La sage-femme est accompagnée par une nourrice, celle-ci prend Jane et la nourrit. Après cette vision, je ferme les paupières et je commence à m'endormir comme une princesse après une lutte acharnée. En effet, un accouchement est toujours une lutte entre la vie et la mort.


AgnèsUn enfant est une lumière dans la pénombre
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HJ : et voilà le dernier tour, vous pouvez conclure vos réponses maintenant Smile
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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  Mer 15 Juil - 17:34
Priam d'Anjou ♦ un enfant est une lumière dans la pénombre.


Le miracle de la vie, une chose bien mystérieuse mais en même temps tellement magique. Cependant je n'étais pas vraiment habitué à ce genre de spectacle, mais mes yeux s'émerveillaient à cet instant là. Ma très chère amie Agnès venait d'accoucher, alors que nous attendions dehors, j'avais l'impression que les cris n'allaient pas s'arrêter. Je ne cachais pas ma grande inquiétude à ce sujet là, de peur que soit le bébé ou même Agnès ne survivent pas. Ce fut ma plus grande peur en réalité. Je fus même témoin des confidences d'Agnès concernant cet important évènement. Je savais que c'était une très bonne mère, et je lui répétais sans cesse qu'elle n'avait pas à s'en préoccuper et que tout ira pour le mieux. Ceci dit n'étant pas expert dans le domaine, c'est tout ce que j'espérais. Je m'étais aussi demandé si j'allais avoir la chance disons de pouvoir vivre cette expérience aussi. Sur le plan sentimental c'était assez compliqué, surtout qu'à ce moment j'aurais pu être déjà père si mes fiançailles ne furent pas rompues quand j'étais jeune. Je souriais tout de même à la vie, et était content de voir mon entourage excités à l'idée de voir le nouveau-né. Pour ma part je restais plus calme, c'était dans ma nature. Je me faisais plus discret, mais Agnès savait que j'étais ravi de ce second avènement qui me réjouissait beaucoup.

Je me trouvais à Édimbourg même pour plusieurs jours, une ville que j'appréciais tout particulièrement et où j'aimais m'y trouver. J'aimais beaucoup séjourner en Écosse, qui à mon goût était plus paisible que Londres. Nos amis les plus proches étaient présents eux aussi, et ce fut un plaisir de les revoir autour de la jeune Agnès. La Reine douairière d'Écosse, une amie, était aussi présente pour l'occasion. Je me sentais à l'aise et avait hâte de découvrir le nouveau né. Une question me trottait dans la tête depuis que le dur labeur avait commencé. Une fille ou un garçon ? Le suspens était à son comble quand tout à coup une femme qui aidait à accouchait était venue nous prévenir que tout était fini. Je m'empressais d'entrer dans la fameuse chambre pour être rassuré de l'état de santé de la jeune mère. À sa vue je fus enjoué de la voir saine et sauve et la lui faisait savoir. William qui se trouvait juste à côté restait sans mot, tellement heureux d'être à nouveau père. "Je suis bien d'accord Majesté, c'est merveilleux ! Elle ressemble tellement à sa mère" lançais-je. "Mon cher William, félicitation !" repris-je en m'adressant ensuite au père. Je regardais Agnès avec un doux sourire. "Maintenant il faut que tu te reposes ma chère amie !" lui disais-je tout en suivant sa Majesté Marie de Guise hors des appartements d'Agnès quand nous apercevions qu'elle s'endormait, tout en entraînant William avec moi. Ce fut une longue mais bonne journée. Je voyais Agnès épuisée, ce qui était fort normal, et félicitait ensuite lady Somerset, la nouvellement marraine de la fille d'Agnès. Je savais que cette dernière allait grandir dans le bonheur, bien entourée, tout autant que sa mère. C'est ce qui comptait pour moi, et j'étais prêt à tout pour qu'on n'enlève pas le bonheur à cette famille que je portais dans mon coeur.


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MessageSujet: Re: Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)  
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Un enfant est une lumière dans la pénombre (les prévenus)
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