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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Admin ❧ « Duchesse de vos coeurs. »
♕ Métier : Duchesse ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestante ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 2567 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 06/10/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Elizabeth - Constance - Edward

MessageSujet: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Lun 6 Avr - 20:13

Les femmes de l'ombre


La naissance prochaine du bébé royal, du futur héritier catholique de la couronne anglaise avait battu à nouveau les cartes, changeant la donne pour tout le monde. Cet enfant était un bonheur pour les catholiques, mais un grand malheur pour tout protestant, qui espérait revoir un jour la Réforme dans son pays. Même si les signes étaient de mauvais augures pour ce bébé, selon les astrologues, tous savaient qu’il pouvait à tout moment devenir une grave menace. Il ne fallait rien mettre de côté et c’était cela qui animait l’esprit d’Antanasya Cavendish, duchesse de Devonshire.
Aujourd’hui était un jour particulier, bien que banal pour n’importe quel noble, en effet, la duchesse allait recevoir ses bonnes amies, pour boire le thé et manger des petits gâteaux et des fruits, tout en bavardant des cancans de la cour. Les mondanités étaient le propre de ces dames et personne, à moins d’avoir une bonne raison, pouvait rater de tels moments. Les mondanités étaient importantes pour les nobles dames, surtout si elles voulaient paraître aux sommets de la cour. Cependant, les participantes de ce thé savaient très bien que le but de cette après-midi était une réunion très spéciale, entre femmes protestantes, qui agissaient pour le bien de leur foi. Anya était quelque peu angoissée par cette réunion, elle avait déjà rencontré toutes ces femmes, à part, mais jamais elle ne les avait confronté. C’était ce qu’elle craignait, parce qu’elle savait que quand le groupe devenait officiel, il était plus facilement, la cible des traitres. C’était, ce qui était arrivé à Wyatt, ses hommes étaient nombreux, mais la rumeur comme quoi il formait une rébellion était venue trop rapidement, aux oreilles de la couronne. Dénoncé, ses hommes avaient fini par se dissoudre et sa puissante armée de rebelles était devenue qu’une petite colonie, qui avait fait face à Londres. Antanasya ne voulait pas de cela, elle souhaitait que les protestants résistent, envers et contre tous, à coup de pamphlet, de réunion secrète. La duchesse voulait réunir le plus de partisans possible, pour qu’une fois unis, ils destituent Mary et le roi Philippe, pour mettre sur le trône, une prétendante digne de ce nom, en l’occurrence Elizabeth Tudor, ou si elle refusait, la jeune Katherine Grey, qui était la suivante sur le trône. Elle avait de grandes ambitions, mais la duchesse de Devonshire savait que ce n’était pas en faisant dans la dentelle, que les protestants pourraient s’en sortir. Mary Tudor ne le faisait pas non plus et bon nombre des Réformés se trouvaient encore dans la Tour, dans l’attente de nouvelles. La duchesse craignait beaucoup pour la vie de ces hommes, pour la plupart des hommes, qui selon la rumeur pourrait finir dans les flammes catholiques.

Depuis son réveil, Antanasya donnait ses directives aux cuisinières et servantes, pour que cette après-midi passe pour une simple réunion entre femmes. Elle avait été cherchée avec ses filles des roses des neiges pour décorer le salon de la duchesse et elle avait gouté aux mets, pour que ceux-ci soient les plus exquis possible. La brune n’avait jamais fait les choses à moitié et pour rendre son après-midi la plus anodine possible, elle jouerait la carte de la perfection. Durant ses allers et venus dans le château, elle voyait les regards de son mari, qui la suivait. Elle savait que William avait compris l’intérêt de cette réunion, surtout quand il avait vu que la liste des dames comprenaient que des protestantes confirmaient. Mary Sidney qui venait de mettre au monde un fils, dont le parrain était le roi Philippe était depuis toujours protestante, même sous le couvert d’un masque catholique. Rosemary Blackwood était une jeune femme qui fréquentait les milieux protestants depuis sa naissance, tout comme Frances Radclyffe qui était dame d’honneur de la reine. La mystérieuse Sybille Parker était une femme discrète, mais aux convictions affirmés, depuis de nombreuses années. Marguerite de Bourbon était peut-être française, mais elle avait cette fougue des rebelles, qui faisait d’elle un excellent atout. Puis, il y avait Helen Bird, dont la famille était depuis toujours protestante et qu’Anya avait pour projet de lui présenter son frère, pour que celui-ci, veuf, l’épouse. C’était du beau monde, mais la duchesse savait que son mari n’était pas dupe, même s’il serait absent pour l’après-midi, il savait ce que sa femme allait faire, surtout qu’elle lui avait confirmé, qu’elle était à la tête de la résistance. Même si elle se mettait en danger, rien ne pourrait arrêter la duchesse de Devonshire, pas même un conflit conjugal.
Malgré le froid et la neige de fin décembre, le soleil était à son zénith, quand tout fut prêt, correctement disposé sur la grande table, que la duchesse avait prévu pour cette occasion, dans son salon. Le décor de la pièce était des plus mondains, avec de magnifique fauteuil, une cheminée de marbre, où un feu consumait des bûches. Antanasya n’avait pas lésiné sur les moyens, surtout qu’elle recevait de très bonnes amies. A deux heures, elle finit par entendre les premiers chevaux. Elle quitta le salon pour rejoindre le grand hall du château et accueillir ses fidèles complices.




    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Mer 15 Avr - 17:49
Les femmes de l'ombre



Antanasya Cavendish ! Une femme au regard déterminé et au cœur réformé, voilà qui ne pouvait que plaire à la jeune Parker ! Avait-elle besoin d'en savoir davantage ? Non pas vraiment. Elle ne l'avait vu que lors de réunions secrètes et cette première impression lui avait suffi. Elle appréciait ces personnes qui ne courbaient pas l'échine tout comme elle, ou du moins si elles se soumettaient ce n'était que pour mieux frapper par la suite … Telle l'image du roseau que l'on croit brisé alors qu'il ne se plie que pour se redresser ! D'ailleurs, si elle avait pu modifier les armoiries de sa famille, elle aurait sans hésiter opté pour cette plante !

Il n'était donc pas étonnant que dès qu'elle avait reçu l'invitation de la duchesse, officiellement pour participer à quelques mondanités, officieusement elle l'avait bien compris pour comploter, Sybille ait pris ses dispositions pour se rendre dans le Devonshire. En toute discrétion bien évidemment, les soupçons ne devaient pas être éveillés ! Or, avoir un de ses frères malade avait été un bon motif pour s'éloigner de la Cour, elle lui rendrait simplement visite dans quelques jours voilà tout … Les fatigues de deux voyages ne l'effrayaient guère.

Au contraire, durant ce premier périple, son esprit en avait profité pour réfléchir aux récents évènements. Ceux là même qui devaient aussi grandement inquiéter son hôte ! L'enfant que cette sangsue de reine portait en elle représentait un danger. A peine aurait-il poussé son premier cri, qu'il serait bercé non pas par des ritournelles mais par des Paster Noster, des Ave Maria ! Baignant dans toute cette idéologie catholique, l'espoir protestant serait anéanti avant même qu'il ne ceigne la couronne. Cela écorchait la gorge de la belle brune de devoir le dire, mais il ne fallait pas un quelconque obstacle entre Marie Tudor et sa sœur Elizabeth ! Une fois cette dernière propulsée sur le trône, il serait bien temps d'aider voire même de pousser en avant si elle le devait ,celle qu'elle pensait bien plus légitime : Katherine Grey. N'avait-elle pas depuis toujours soutenu les Grey, au risque de sa vie d'ailleurs ?

Néanmoins que pouvait-on faire si ce n'est prier que le bambin ne soit pas viable à la naissance ou que la reine ne fasse une fausse couche ? Devrait-on arriver à des extrémités comme celle de tuer un bébé ? Sybille déglutit à cette seule idée. Il lui était arrivé d'ôter la vie à certains de ses ennemis, mais à l'innocence incarnée dans un nouveau né, non ! Elle avait tout de même certains scrupules et la mort de l'enfant royal était une éventualité qui pouvait être évoquée au cours de cette réunion, après tout … D'autres grands quel que soit le royaume au cours des siècles derniers n'avaient pas hésité à en arriver là ! ... Ou bien devrait-on l'enlever et le garder dans un endroit sûr où jamais il ne serait retrouvé ?

Bien des solutions s'offraient aux protestants, mais laquelle serait choisie ?

Elle se posait cette question, lorsqu'elle arriva devant l'imposant domaine d'Antanasya. Son équipage passa les grilles d'honneur puis s'arrêta dans la cour. Apparemment, elle était la première des convives à arriver.
La dame se tenait dans le hall où Sybille se rendit donc immédiatement après avoir monté quelques escaliers. Une odeur des plus alléchantes arrivait des cuisines. La duchesse semblait avoir mis les petits plats dans les grands !

- Bonjour lady Cavendish ! Merci infiniment pour votre invitation. Je suis ravie d'être des vôtres aujourd'hui. A la cour, on voit souvent des personnes de haut rang mais hélas plus rarement des personnes de qualité comme vous.

Sur ces mots, le froid mordant leur chair, toutes deux rejoignirent le salon en conversant sur des banalités, Antanasya scrutant sa cour en bonne hôte qu'elle était.

On ne rentrerait dans le vif du sujet que bien plus tard, lorsque tous les autres convives seraient arrivées.


© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Mer 15 Avr - 22:09


les femmes de l'ombre
Depuis son arrivée en Angleterre, je n'avais de cesse de combattre la menace catholique et la vieille folle qui se trouvait à sa tête. Certes cette femme ne m'avait pas posé plus amples questions sur mon arrivée quelque peu subite dans son royaume et je lui en étais reconnaissante, mais ma sympathie envers cette sangsue démoniaque s'arrêtait là. Son comportement envers les Protestants me révoltait et je m'étais mis en tête depuis un an maintenant de tout faire pour mettre sa jeune sœur Elizabeth sur le trône. Cependant, cette dernière semblait vouloir demeurer fidèle à son aînée et depuis je m'étais penchée sur le cas de Katherine Grey. Cette demoiselle était un joli bouton de fleur qui ne demandait qu'à être cueilli et je comptais bien en faire mon affaire. En réalité que m'importait celui ou celle qui se trouvait sur le trône de la perfide Albion si elle savait se montrer clémente et ouverte d'esprit. Certes en France, les Protestants ne devaient pas dévoiler leur culte au grand jour et cela n'était pas forcément bien vu, mais Henri III ne les pourchassait pas pour en faire le festin d'un sanglant bûcher !
Or, je ne pouvais me voiler la face. Je m'étais plongée dans ce projet corps et âme car je désirais penser le moins possible à la possible venue de mon ignoble époux sur le sol d'Angleterre. Lui seul savait ce qu'il comptait me faire et je me doutais que cela ne serait pas très charitable. Après tout, comment lui en vouloir ? J'avais moi-même tentée de mettre fin à ses jours presque deux années auparavant. C'était ce qu'on pouvait qualifier de « bonne guerre ». Et plus les années passées, plus je prenais cette revanche en dérision. Je me riais de ce qu'il rêvait de faire de ma personne. J'espérais en un sens échapper au jugement qu'il me réservait, même si je me fourvoyais. Mon destin était scellé, mais je préférais l'ignorer et me complaire dans ma petite vie de débauche et de plaisirs indignes de la religion que je servais.
Ce fut donc avec un certain plaisir que je reçu l'invitation de la duchesse du Devonshire, Antanasya Cavendish. Je l'avais de nombreuses fois croisée à Whitehall, son mari occupait une place importante me semble-t-il, et je n'avais guère tardé pour lui faire comprendre mes plans futurs. Elle s'était montré assez réticente au départ, sûrement car côtoyer des femmes exilées pour d'obscures raisons et ayant pour seul objectif de virer la reine actuelle pour sa sœur cadette, n'était pas dans ses plans. Mais le fait qu'elle m'invitait chez elle pour une soi-disant réunion amicale me donnait l'espoir de rejoindre ses troupes. Si je n'étais pas une rebelle dans l'âme, j'avais l'envie et la fougue nécessaire pour un devenir une et pas des moindres. Or, le seul problème qui se posait à moi pour me rendre dans le Devonshire était la garde permanente que m'avait apostrophé Bloody Mary. En réalité, elle pensait que je n'en savais rien, mais les hommes qui me tournaient autour sans pour autant chercher à s'attirer mes bonnes grâces avaient attirés mon attention et voilà ce que j'en avais conclu. La reine d'Angleterre me gardait sous surveillance au cas où. Car, même si je me montrais discrète face à mes convictions religieuses, mon exubérance l'intriguait. Tant pis, il pouvait toujours essayer de me suivre, j'arriverais toujours à les semer. Et c'est grâce à une ruse simple et efficace que je parvins à partir de Whitehall pour rejoindre le Devonshire.
Le voyage fut long et lorsque nous arrivâmes à la demeure des Cavendish Betrix et moi-même nous étions éreintées. Ma chevelure dorée était ébouriffée et le tissu de ma robe froissé. Je décidais de m'arranger quelque peu avant de monter les marches du superbe château. La neige les recouvrait et plusieurs traces de pas s'étaient inscrites dans son doux manteau. La porte s'ouvrit et à peine eus-je posé le pied à l'intérieur du hall qu'une nuée de serviteurs fit son apparition. Un homme me demanda ma cape et sans tarder je la lui donnais en plus de mes gants. Apparemment, je n'étais pas la première invitée à être arrivée, mais pas la dernière. La maîtresse de maison m’accueillit avec un sourire avenant et en même temps que nous nous dirigions vers le salon, je la remerciais comme il se devait.

« Lady Cavendish, je dois vous avouer que j'ai été agréablement surprise de recevoir votre invitation, quoique légèrement surprise. Il me tarde que nous soyons toutes ensemble pour commencer cette réunion plus que prometteuse. Quant à votre demeure, je dois avouer que vous avez réussi à la décorer avec goût ! »

Je lui offris un sourire. Le salon dans lequel nous arrivions était en effet de très bon goût et cela ne m'étonna guère. Assise sur un sofa, une femme à peine plus âgée que moi attendait l'arrivée des autres invitées. Je m’avançais vers elle et d'un signe de tête me présentais.

« Marguerite de Bourbon, baronne de Pierrebuffière, enchantée de vous rencontrer milady. Nous nous sommes sûrement croisées à la cour, mais je n'ai pas souvenance de vous avoir jamais vu. »

© charney



Dernière édition par Marguerite de Bourbon le Dim 31 Mai - 13:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Ven 17 Avr - 23:34
Rejoindre la Cour des Grands. Cette réunion était un peu comme faire ses premiers pas à la Cour. Je me sentais importante cela ne m’empêchait pas d’être anxieuse. Un soupire m’échappa alors que j’étais devant mon miroir en train de me préparer à ce grand jour. Digne d’un mariage. Le grand saute dans la cause protestante, je l’avais déjà fais. Montrant ma valeur, mon courage à la Joute. Une réunion secrète était-ce l’étape deux de mon initiation ? Il fallait former nos rangs et nous entretenir. Les risques étaient immenses, cela montrait la détermination d’Antanasya. D’un côté, j’étais partagée par la peur et de l’autre j’étais toute excitée. Mes paroles baladeuses étaient arrivées jusqu’aux oreilles de Katherine Grey à qui j’avais promis de tout lui raconter dans le moindre détail. J’avais confiance en elle, elle était fidèle à la cause protestante et comme moi avait toutes les raisons nécessaires pour détester la reine catholique. Grâce à cette réunion, je pourrais revoir ma très chère Frances, on ne s’était plus parlées depuis déjà bien trop longtemps à mon goût. Notre stratagème marchait à merveilles. Nous avions fais une croix sur notre amitié pour ne pas éveiller le moindre soupçon.

Peut-être que cela allait être notre première et notre dernière réunion ? J’imaginais qu’Antanasya avait confiance dans toutes les personnes qu’elle avait invitées. Soigneusement préparée, je montais dans mon carrosse. Pour moi, c’était facile. Le domaine des Cavendish était comme une seconde maison. Mon histoire faisait déjà partie du passé. Personne ne se douterait de rien, dés que j’avais un moment j’étais fourrée chez les Cavendish. J’aurais presque pu dire à mon cochet « Comme d’habitude… » Il aurait su où aller. Le voyage me paraissait de plus en plus court, je connaissais le chemin à force. Comme une enfant, je regardais par la fenêtre du carrosse. Le froid claquait mon visage et je souriais. Plus les jours passés et plus mon cœur cicatrisé. Les protestants – j’avais, enfin, le sentiment d’avoir trouvé ma voie. D’avoir trouvé un sens à ma vie. J’avais une tresse et les cheveux lâchés, j’avais mis des bijoux en or et en émeraude que Thomas m’avait offerts et une robe noire qui n’était pas de saison mais, pour accompagner le tout j’avais une veste en fourrure pour que je ne souffre pas trop du froid.

Mon carrosse me laissa devant la grande demeure, j’entendais des voix dans le salon, j’avançais doucement remettant mes cheveux en place au passage. « Antanasya. » disais-je d’un air enjoué. Je tendis les bras et l’enlaça tendrement. « Mesdames. Quel plaisir d'être en votre compagnie aujourd'hui. » Je saluais Marguerite et Sybille. Je n’avais pas le plaisir de connaître Sybille Parker. Mais si elle était là, c’était pour une raison qui nous unissait. Je leur fis un sourire. J’étais contente d’être ici et j’avais hâte d’entendre ce qu’Antanasya avait à nous dire. Des plans ? Une stratégie ? Une nouvelle mission ? J’ignorais qui j’avais en face de moi, je savais que Marguerite ne faisait pas « officiellement » partie de la cause protestante, elle devait être là pour ça d’ailleurs. Une sorte de test. Sybille, j’ignorais qui elle était. J’ignorais ce qu’elle avait dans le ventre. Je ne savais pas si elle était une partie à part entière des protestants ou si elle était dans le cas de Marguerite. J’avais hâte que les autres arrivent pour que nous puissions commencer. Cette réunion avait une importance capitale, la première à laquelle j’assistais – elle serait décisive pour la suite.
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Mary Sidney
La Noblesse Anglaise
♕ Métier : Dame de la Cour, Mécène et Comploteuse. ♕ Age : 27 ans. ♕ Religion : Protestante. ♕ L'avatar a été fait par : Maquizz ♕ Mon nombre de messages est : 289 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 17/03/2013 ♕ Mon pseudo web est : Menthe. ♕ Mes autres visages : Thomas Howard

MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Sam 18 Avr - 13:53

Les femmes de l'ombre

Lady Sidney reposa sa plume et poussa un énième soupir en contemplant le sonnet qu'elle s'appliquait à écrire. Ce n'était pas tant la présence de quelques ratures apparaissant ça et là sur la feuille qui dérangeait la poétesse—après tout, elles n'étaient que les impératifs de toute création littéraire—mais bel et bien les multiples taches d'encres parsemant le papier ainsi que les courbes et les piques extravagantes que prenait son écriture. Mary s'était toujours enorgueillie de savoir rédiger poèmes et pamphlets avec autant d'esprit et de force que ses contemporains masculins. Si la flatterie ne la touchait guère aujourd'hui, si habituée qu'elle fut autrefois à entendre les éloges dithyrambiques de quelque courtisan obséquieux désireux de se faire bien voir auprès de l'ancien Duc de Northumberland, elle n'en avait pas moins apprécié la remarque que lui avait adressé son frère Ambrose. Ce dernier avait en effet trouvé que l'écriture de sa sœur imitait à la perfection celle d'un homme, une constatation que Mary avait décidé de prendre comme un compliment et qui l'avait d'autant plus motivée à continuer d'écrire, usant de cette écriture masculine droite, et non en italiques, comme il était coutume pour les femmes de le faire. Mais alors que le carrosse dans lequel elle voyageait depuis plusieurs jours parcourait le dernier kilomètre la séparant du domaine des Cavendish, il n'était plus question de style ou d'élégance en matière d'écriture. Le malheureux petit écritoire que Lady Sidney tenait sur ses genoux ne cessait de tressauter à chaque ornière et envoyait la plume de la poétesse tracer des courbes indistinctes aux quatre coins de la feuille. Décidément, ce ne serait pas aujourd'hui que Mary achèverait l'anthologie de poésie qu'elle comptait dédier à son frère John, décédé en octobre. D'un geste sec, elle rangea plume et papier dans l'écritoire, s'essuya les mains, tachées d'encre elles aussi, et se pencha à la fenêtre, scrutant l'horizon à la recherche de la demeure du Duc et de la Duchesse de Devonshire. L'invitation d'Antanasya Cavendish avait amenée Mary à délaisser son époux, ses frères, mais surtout son fils, Philip, qui n'avait pas encore un mois d'existence, mais qu'elle s'était mise à chérir de tout son cœur dès ses premiers pleurs. Il avait fallu traverser quatre comtés, affronter le froid hivernal, les ornières, quelques auberges au confort sommaire et aux draps de couleur douteuse, ainsi que la fatigue et l'angoisse pour Mary d'être séparée si tôt de son nouveau né. Si la nourrice de Philip ne lui avait pas promis de veiller sur l'enfant comme s'il eut été le sien, et si Ambrose ne lui avait pas juré qu'il garderait un œil sur son neveu avec autant de zèle que s'il s'agissait d'un petit prince, Lady Sidney n'aurait sans doute jamais quitté le Kent, en dépit de toute l'importance que revêtait la réunion organisée par la Duchesse de Devonshire.

Mary fut tirée de ses pensées vagabondes—des souvenirs de son fils et de ses premiers sourires—lorsque son carrosse parvint finalement à destination. Elle fut prompte à se lever et à épousseter sa robe avant de sortir, trop heureuse de pouvoir à nouveau se dégourdir les jambes, mais retrouva bien vite sa posture et sa tenue de femme de cour. Le dos droit, la tête haute, elle fut introduite dans le hall par un domestique qui aurait eu fort à faire pour deviner à quel point Lady Sidney avait souffert de sa traversée. Des petits pas accompagnés de rires d'enfants attirèrent un instant l'attention de Mary alors qu'elle abandonnait sa cape à un valet et laissait apparaître une robe aux teintes orangées—un choix visant à lui donner bonne mine et faire oublier qu'elle avait donné la vie à peine un mois plus tôt. Elle tourna la tête dans leur direction, mais le ballet des serviteurs s'affairant ça et là l'empêcha d'en découvrir plus. D'un pas lent, elle pénétra dans le salon où se trouvait Antanasya Cavendish, en compagnie de trois de ses invitées.

'Duchesse,' prononça-elle en s'inclinant respectueusement face à la maîtresse de maison. 'Je vous remercie pour cette invitation. Quitter mon fils fut bien difficile, mais je suis heureuse de pouvoir être des vôtres en ce jour...' Mary jeta un coup d'œil discret au reste de la pièce, légèrement inquiète quant à l'idée de croiser William Cavendish. Le comportement que ce dernier adoptait en sa présence à la cour la déconcertait au plus haut point. Il avait ouvertement refusé de soutenir les Dudley et semblait s'être converti au Catholicisme. Néanmoins, il lui arrivait de défendre Lady Sidney face à quelques mauvaises langues pernicieuses, et cela, en dépit des plaintes qu'elle lui avait un jour adressées face à ce qu'elle considérait comme une trahison. Mary fut presque soulagée de découvrir qu'Antanasya était la seule Cavendish présente dans le salon, et perdit un peu de sa raideur. 'Le ravissement que provoque la vue de votre demeure vaut bien la traversée depuis le Kent,' poursuivit-elle avant de se tourner vers les autres invitées. Elle reconnut sans peine Rosemary Blackwood, l'infortunée fiancée de l'exilé Thomas Hertford, ainsi que Sybille Parker, qu'elle avait dû croiser à la cour, mais ne parvint malheureusement pas à associer un nom au charmant visage de la troisième jeune femme. Cela dit, il devait s'agir d'une fidèle protestante. Connaissant la Duchesse de Devonshire, Lady Sidney savait très bien qu'elle ne prendrait pas le risque d'amener ici une paire d'oreilles indiscrètes. Les paroles que l'on échangerait ici n'auraient rien à voir avec les banals cancans de la cour et pourraient bien valoir un aller simple pour la Tour de Londres à ce petit groupe de résistantes. Le danger était présent, certes, mais la situation actuelle et les rumeurs à présent confirmées de la grossesse royale l'exigeaient.

'Ladies,' poursuivit Mary en s'inclinant à nouveau face aux trois invitées. 'Lady Parker. Lady Blackwood... Je crois que nous n'avons jamais eu le plaisir d'être présentée,' acheva-t-elle en se tournant vers Marguerite. 'Je suis Mary Sidney, épouse de Sir Henry Sidney et fille du Duc de Northumberland.' Elle ne pouvait brandir une meilleure carte pour justifier de son Protestantisme et de sa volonté de voir Mary Tudor chassée de son trône.



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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Mar 28 Avr - 18:43
femme de l'ombre



Je gardais les paysages défilés. Quelques jours hors de la cour me feraient le plus grand bien. Autant à moi qu’à mon époux. Même si nos ententes n’étaient que cordial, cela nous ferait du bien pour souffler. Aujourd’hui je me rendais chez la duchesse du Devonshire suite à une invitation Antanasya. Je m’étais empressée d’accepter pour m’échapper à la solitude du manoir du Sussex. Je devais bien avoué que malgré le côté reposant, je n’avais pas l’habitude de me retrouver dans un tel calme. Cela était assez ennuyant, je passais mon temps à lire, à m’instruire sur divers sujet. Ce point agaçait prodigieusement Thomas car n’ayant pas ma langue forcément dans ma poche quand nous étions tous les deux, je le corrigeais sur certains points. Mais c’était bien un homme, avec sa misogynie. Cependant je ne baissais pas les bras de le faire changer d’avis un jour. Seuls les idiots ne changeaient pas d’avis et j’étais persuadée que Lord Radclyffe n’était pas idiot. Certes il était borné mais le faire changer d’avis sur ce point n’était pas impossible.

Je m’étais habillée chaudement avec la neige de décembre et le froid de l’hiver. Mais le froid ne me posait pas trop de soucis, je pensais à l’invitation la duchesse du Devonshire. Je n’étais surement pas la seule à avoir été invité, j’espérais revoir Rosemary et Mary. Ma belle-sœur avait récemment eu un fils et je n’avais pas eu l’occasion de la féliciter de vive voix. J’avais envoyé de nombreuses lettres mais des mots écrits sur un papier ne valent pas la chaleur d’une voix. La lignée des Sidney étaient assurés et c’était une excellente nouvelle car je n’étais pas en bonne voie pour donner un enfant à mon époux. Pourquoi ? je n’en savais rien mais je ne voulais pas faire appel à un médecin pour savoir ce qui n’allait pas. J’avais bien d’autres préoccupations comme les catholiques qui continuaient à persécuter les protestants.

J’arrivais enfin chez Antanasya. Je vis d’autres femmes qui étaient arrivés. Je reconnaissais Sybille Parker, Mary, Rosemary. Il y avait aussi une jeune femme blonde dont j’ignorais l’identité. « Mesdames ». J’entrais en les saluant. D’un sourire sincère : « Je vous remercie pour l’invitation lady Cavendish. » Je me tournai vers ma belle-sœur : « Permettez-moi d’encore vous félicitez pour le petit Phillip Mary. J’espère pouvoir vous rendre visite très bientôt. » Puis je me retournais vers Rosemary. "Je suis ravie de pouvoir vous voir sans barrière et sans faux semblant."



lawina
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Ven 1 Mai - 19:15
-Et je vous en conjure ma fille ! Prenez garde à vous sur la route ! N'hésitez donc point à vous arrêter chez le duc et la duchesse du Devonshire, Lady Antanasya m'a certifié dans sa dernière lettre la grande joie qu'elle aurait à vous héberger pour une nuit avant votre retour sur Londres.

Voilà trois jours que mon père m'avait dit ces mots quand nous nous sommes quittés pour retourner à notre quotidien, lui à sa retraite paisible, moi à ma vie de Londres. Ces quelques jours passés en sa compagnie m'ont semblé, comme à chaque fois, bien trop court. Néanmoins, ceux-ci ont su apporté un soutien plus qu'appréciable en ces temps sombres. Comme moi, Père a été profondément affecté par la naissance à venir de l'héritier de la Reine, sachant tout comme moi comment la Compagnie allait davantage en pâtir. Si la position de la Reine Mary en sort renforcer de cette grossesse, je risque chaque jour davantage pour ma tête. Je reconnais sans honte que j'ai profité de ce voyage pour éparpiller certains papiers de la Compagnie. Je sais que mon père prendra soin de les cacher car il connaît le risque pour moi de conserver autant d'archives de l'entreprise à Londres. Mais que ce filou de Mortimer ne croit pas que je vais me faire avoir à la prochaine négociation : j'ai pris garde à ne me séparer que des vieux livrets de compte usité du temps de mon père. Les plus récents restent à mes côtés à Londres et je suis la seule à savoir où ils sont cachés, pas même Père ne le sait. Malgré ses insistances, je suis restée muette. Cela vaut mieux pour notre sécurité.

Je reconnais à l'origine n'avoir guère voulu abusé de l'hospitalité des Cavendish. Par fierté, il est vrai mais aussi parce que je ne souhaite guère me retrouver en face du duc avec sa femme dans les parages et me retrouver en fâcheuse posture si on venait à rappeler notre dernière rencontre entre le duc et moi. Toutefois, je ne vois guère le moyen de faire autrement : mon carrosse, de ce que j'ai compris des paroles de John, a une roue qui menace de céder et il est plus que dangereux de poursuivre notre route vers Londres. C'est donc avec une certaine fatalité que j'ai ordonné à mon serviteur de prendre la route de Devonshire's House.

A mon arrivée à la demeure, je n'ai pas pu m'empêcher d'être surprise. L'hospitalité m'a été offerte de manière si rapide que cela en est surprenante. Pourquoi ai-je la désagréable sensation que la roue endommagé ne l'ait pas par inadvertance ? Surtout que mon père n'ait eu de cesse de me répéter que je pouvais compter en tout occasion sur la duchesse en ne cessant d'insister sur les nombreuses qualités de celle-ci...

-Lady Cavendish, c'est une joie pour moi de pouvoir vous rencontrer enfin. Mon père, le comte de Carlisle, ne cesse de vanter vos qualités et je tenais à vous remercier chaleureusement pour votre hospitalité. Veuillez pardonner mon audace mais... Accepteriez-vous de m'indiquer une chambre dans laquelle je pourrais changer de vêtements ? Ma robe de voyage est humide à cause de la neige tombée et cela m'est désagréable.

Compatissante à la vue de ma robe rouge, la duchesse ordonne à des servantes de m'indiquer le chemin et de m'aider dans ma tâche. Je ne prends guère le temps de m'attarder dans la contemplation de la pièce pour vêtir une robe jaune et me recoiffer le plus promptement possible pour ne faire guère attendre mon hôtesse.

Après avoir retraversé les couloirs en sens inverse, je ne manque pas d'écarquiller les yeux de surprise en voyant l'assemblée autour de la duchesse du Devonshire, me confirmant par la même occasion que ma roue de carrosse n'était pas endommagé par hasard. Je ne connais guère intimement toutes les femmes présentes dans la pièce mais au vu des nombreuses insinuations que mon père m'a fait durant mon séjour, elles devaient toutes être de la même confession que moi et le secret devait être de mise pour qu'une telle assemblée se réunisse. Néanmoins, ce n'était pas pour autant que j'allais subitement m'écrier mes liens plus que serrés avec la Compagnie Shield.

-Mesdames, veuillez pardonner mon retard, déclare-je en pliant légèrement le buste, j'ai rencontré certains soucis avec mon carrosse en arrivant en cette demeure.

Ce ne sont que quelques paroles de courtoisie mais je ne voyais guère quoi ajouter d'autres. Je ne préfère pas prendre la parole la première par crainte que ce soit préjudiciable pour moi ou pour la Compagnie tant que je ne serais pas certaine de la confiance que je peux porter à celles-ci.
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Sam 9 Mai - 13:16

Les femmes de l'ombre



Antanasya Cavendish, duchesse de Devonshire avait hâte de recevoir ses convives et de pouvoir converser avec elles à propos de leur but commun, s’associer et soutenir la rébellion protestante et cela, avec divers moyens. Elle était très active dans cette association, mais elle ne comptait pas mettre ces femmes en danger, ces personnes qu’elle considérait comme des amis. Son choix était le sien et elle ne souhaitait pas impliquer plus que de raison, des femmes qui avaient besoin de rester en vie, pour protéger leurs proches. Les protestants étaient déjà actifs, ils avaient montré qu’ils étaient toujours là, lors du tournoi de la reine, durant une chasse… Ils étaient là et il était temps que la reine compte avec eux et tolère enfin leur religion, à défaut de lui faire quitter le trône. Cependant, Anya doutait de la tolérance de la reine, surtout depuis que Philippe de Habsbourg était en Angleterre et qu’il conseillait son épouse, si à l’écoute de son mari. Cette situation était inquiétante et certains esprits n’avaient qu’une hâte, s’en prendre à la royauté, à n’importe quel prix.
Dans le hall, la duchesse, maîtresse des lieux, attendait ses invitées, qui ne tardèrent pas à arriver. La première à se présenter à Devonshire’s House était Sybille Parker, une jeune femme mystérieuse, mais qui inspirait beaucoup de confiance à la duchesse. Sa célèbre tante avait été décapitée, alors que son esprit l’avait abandonné, par Henry VIII. La lady sortit de son carrosse et sous les courbettes des serviteurs, elle entra dans le hall, rejoignant la maîtresse des lieux et la saluant.

« Lady Parker, c’est une joie de vous accueillir dans ma demeure, j’espère que le voyage vous a été agréable ? » Souriait la duchesse, tout en saluant la nouvelle venue. « Je vais vous conduire dans le salon, vous aurez de quoi vous restaurer et vous réchauffer. » Elle s’avança dans le couloir et la conduisit jusqu’au salon où se trouvait d’autres serviteurs, prêt à proposer de quoi restaurer la lady. On annonça alors que la seconde invité était arrivée et Antansya laissa quelques instants, lady Parker, tout en s’excusant et elle retrouvant Marguerite de Bourbon, une jeune française protestante, dont les serviteurs avaient déjà ôté de sa cape. La jeune femme lui avoua sa surprise, quant à cette invitation, mais une demi-surprise. Elle avait hâte de pouvoir débuter cet entretien.
« Lady Bourbon, je suis ravie de vous voir parmi nous. J’ai beaucoup entendu parler de vous et de vos convictions en France, pour moi, il était normal de vous compter parmi les nôtres. J’espère que vous vous êtes remise de notre dernière rencontre, lors de ce malheureux tournoi ? » Comme pour Sybille, elle la conduisit jusqu’au salon, où on lui proposa aussi de quoi se restaurer. Marguerite s’avança vers lady Parker, pour se présenter. Antanasya n’eut pas le temps de rejoindre le hall, qu’une jeune personne s’était engouffrée dans le salon. Elle découvrit le visage tendre de Rosemary Blackwood, sa douce complice et une jeune amie, dont elle ne pourrait se passer. Les deux jeunes femmes s’enlacèrent et Anya présenta la jeune Rosemary à lady Sybille.
« Rosemary, quelle joie de pouvoir vous retrouver ici. Vous connaissez déjà lady Marguerite, mais laissez-moi vous présenter lady Sybille Parker, il me semble, que vous ne vous connaissez pas encore. Lady Parker, je vous présente, lady Rosemary Blackwood, une jeune personne dévouée à notre cause. » Antanasya souriait, heureuse de ces débuts et elle accueillit lady Mary Sidney, qui venait d’être introduite par un serviteur. La duchesse de Devonshire ne savait pas si lady Sidney pourrait être parmi des leurs, en raison de son récent accouchement, elle était donc heureuse d’avoir cette femme aussi talentueuse, parmi elles.
« Lady Sidney ! Je suis si heureuse de vous avoir parmi nous. J’espère que vous vous portez bien, ainsi que le petit Philip ? » Demanda la duchesse qui savait à quel point les enfants pouvaient être fragile à cet âge. En la voyant regarder les personnes présentes dans la pièce, elle lui murmura à l’oreille. « Je vous rassure, William se trouve actuellement à Londres, il n’y a que les enfants qui jouent dans les étages. » Elle lui prit le bras et la conduisit vers les autres invitées, tout en la remerciant pour les compliments qu’elle fit à propos de la demeure Cavendish. Après l’avoir conduite auprès des autres jeunes femmes, elle la laissa se présenter elle-même et les abandonna pour accueillir la nouvelle venue.
Frances Radclyffe était la nouvelle venue. Dame d’honneur de la reine, Antanasya avait déjà eu l’occasion de converser avec elle à propos de leur combat. Frances était son infiltrée à la cour, elle était la personne qui lui rapportée les faits et gestes de la reine.
« Bienvenue à Devonshire’s House lady Frances, il me semble que vous connaissez déjà la plupart de mes invités. » Elle lui indiqua le groupe de jeune femme et la laissa féliciter sa belle-sœur pour ses couches, ainsi que saluer les autres personnes présentes. La dernière invité n’était pas des moindres, puisque Antanasya espérait bien que lady Helen Bird devienne un jour sa belle-sœur, en épousant son frère Edward. La duchesse fut presque horrifiée de voir l’état de la jeune femme qui semblait avoir eu de nombreuses mésaventures.
« Lady Bird, j’espère qu’il ne vous ait point arrivé malheur sur le chemin ? » Disait-elle tout en lui prenant le bras. Une servante accourut pour retirer la cape de la jeune lady, qui à son tour demanda si elle pouvait profiter d’une chambre, pour pouvoir se changer. « Bien sûr ! Lisbeth conduisez lady Bird dans la chambre verte et faites venir ses affaires pour qu’elle puisse se changer. » Antanasya attendit que les deux femmes aient quitté les escaliers. La duchesse rejoignit ses invités, qui étaient toutes en train de faire connaissance et leurs indiqua que la dernière invitée était en train de se changer, en raison d’une mésaventure, sur le chemin de Devonshire’s House. Quand Helen fit son entrée dans le salon et salua les femmes présentes, Anya lui prit le bras et lui présenta tout le monde.
« Lady Helen Bird mes amies, je ne sais si vous connaissez mes invités lady Helen, mais je vous présente, lady Sybille Parker, lady Marguerite de Bourbon, lady Rosemary Blackwood, lady Mary Sidney et lady Frances Radcliffe. Restaurez-vous quelques instants, nous commencerons juste après. » Souriait-elle, tout en indiquant à ses invités de prendre place dans les fauteuils et autour des tables pleines de petits gâteaux. D’une main de maître, la duchesse de Devonshire dirigea ses serviteurs, pour que toutes ces dames aient de quoi manger et boire, puis une fois cela fait, elle demanda à tout le monde de quitter la pièce. Elle servirait elle-même ses convives.

« Mes ladies, sachez que je suis heureuse d’avoir pu vous réunir, pour que nous puissions toutes parler ensemble. Certaines personnes ont déjà pu me rencontrer personnellement et comme vous avez pu le voir lors du tournoi, nous avons agis. Désormais, la reine sait que notre foi n’est pas éteinte, nous sommes seulement en sommeil. Malheureusement, avec le roi espagnol présent dans notre pays, nous avons les pieds et les poings liés pour agir directement. Nous devons agir dans l’ombre. Sachez, que vous êtes les seules à connaître mon identité, pour le reste de nos partisans, avec qui j’échange de nombreuses lettres, je suis un homme, j’aimerai que ce secret reste dans notre cercle. » Elle marqua une pause, jaugeant les regards de toutes, puis elle continua. « Si nous sommes réunies aujourd’hui, c’est pour savoir ce que nous pouvons faire, savoir à quel point vous voulez vous impliquer, mais aussi, pour nous soutenir, puisque nous sommes malheureusement seule, face à la couronne. Maintenant, je vous laisse la parole. » Elle s’installa dans un fauteuil et se servie une tasse de thé, tout en attendant que l’une des invités prennent la parole.




    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Jeu 21 Mai - 15:38
Décidément, je comprenais mieux pourquoi mon père ne cesse de faire l'éloge de Lady Cavendish en ma présence. Cette noble dame est réellement pleine de sollicitude face à ma tenue salie par les évènements.

-N'ayez crainte, ma Lady, je ne suis guère blessée, contrairement à ce que pourrait laisser présager ma robe. Une roue de mon carrosse menace de céder et il a fallu que je sorte de celui-ci pendant un petit moment pour des réparations sommaires, le temps que nous puissions atteindre Devonshire's house. Néanmoins, mon cocher m'a assuré que cet imprévu ne durerait guère longtemps.

Mon explication se veut concise pour rassurer au plus vite la duchesse. Après tout, ce n'est guère la première fois que mes vêtements sont tâchés par la boue. Néanmoins, n'étant pas en compagnie par exemple de Jack Mortimer, je ne peux guère me permettre de faire comme si cela ne m'atteignait pas. Avec son autorisation, je suis une servante du nom de Lisbeth pour vêtir une robe jaune confortable, même si ouvragée dans ces détails.

De toutes évidences, j'ai choisi judicieusement au vu des noms que prend soin d'égrainer la duchesse du Devonshire pour faire les présentations. Certains de ces noms sont issus des plus illustres familles d'Angleterre, apparaître couverte de boue n'aurait été guère bien venue. Toutefois, je n'aurais guère imaginer voir Lady Radclyffe dans cette assemblée, après tout, n'est-elle pas une des proches parmi les plus proches de la Reine Mary ?

Ayant pris part dans l'un des fauteuils, je tiens une tasse de thé dans mes mains tandis que la duchesse exprime ses motivations pour nous avoir réuni. Je me doutais légèrement que c'était la cause protestante dont il allait être question en voyant les invités. Toutefois, je n'aurais jamais pensé que son implication aurait été si grande dans les derniers évènements.

Sirotant ma boisson pour ne pas être contrainte à répondre, j'analyse les différentes possibilités qui s'offre à moi. De toutes évidences, je dois être ici pour ma fortune pour un éventuel futur financement. Je ne vais surement pas y accéder, manquerait plus que j'ai la folie de faire une telle chose alors que la Compagnie a des finances loin d'être excellente. Mais cela, ils n'ont pas besoin de le savoir, je ne suis pas censée avoir une fortune colossale à ma disposition. Autant qu'elle soit disponible pour des investissements surs et non pas aussi hasardeux que le souhaite Lady Cavendish.

-Vous avez le don d'énoncer les évidences Lady Cavendish, finis-je par dire légèrement railleuse en brisant le silence. Ce n'est guère une nouveauté que peu de monde, pour des raisons aussi diverses que variées, n'apprécient la présence des espagnols dans notre pays. A croire qu'il n'y a que Sa Majesté à ne pas s'en rendre compte !

Je me retiens difficilement d'ajouter qu'on doit surement encourager dans son entourage à ne pas voir une telle chose. Cela aurait surement vexée notre hôte et Lady Radclyffe et n'aurait guère arrangée notre réunion. Certaines personnes avec qui j'ai le don de marchander ont vraiment une mauvaise influence sur mon comportement. Si mon père entendrait de telles pensées, il aurait bien honte de moi !

-Me concernant, je n'ai aucun intérêt à participer d'une quelconque manière à de nouveaux évènements contre le Roi d'Espagne et ses larbins qu'ils ne cessent de prendre place auprès de lui. Déclare-je après avoir poser ma tasse vide sur le meuble pour m'enfoncer dans mon fauteuil.

Je peux quasiment sentir les soupirs de surprise face à ma déclaration. Je n'ai dit que pure vérité : pour moi, rien ne compte plus que la Compagnie et des attaques n'arrangerait guère les choses pour moi.

-Réfléchissez un instant, mesdames, avant de protester ! Ajoute-je rapidement en levant la main pour couper court à toutes protestations. Avec la grossesse de la Reine, qui sait ce que ce cher Espagnol pourrait souffler à l'oreille de la Reine si nous venions à nous manifester davantage ostensiblement. Les représailles dont nous parlons ne sont guère des terres, des titres ou des biens confisqués dont nous parlons mais de nos vies et me concernant, je ne veux guère finir étêtée à cause d'une imprudence de la sorte. Non, si des actions doivent être menés, ce n'est surement pas sur l'entourage espagnol de la Reine.

Je fais une petite pause avant de continuer.

-Toutefois, m'impliquer davantage dans ces projets pourraient être désastreux pour moi, finis-je par dire de manière sybillique même si je pense clairement à la Compagnie avec ces mots. Si je puis vous garantir la discrétion concernant votre identité, mes dames, je ne peux que vous garantir d'une éventuelle aide si... une envie de visiter l'Europe venait à se faire ressentir par votre part.

Difficile de ne pas comprendre à quoi ma dernière phrase fait référence. Certains départs peuvent être intéressant à entreprendre quand la situation est trop risquée dans notre lieu d'habitation. Une fois encore, je ne m'étends pas sur ma manière d'opérer pour réaliser une telle chose. Moins elles en sachent, mieux je m'en porterais assurément !
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Mar 26 Mai - 16:34
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Quelle agréable surprise d'être accueillie par un sourire franc et confiant ! La duchesse de Devonshire avait bien raison de lui accorder son estime, si bien peu de personnes se fiait à elle à cause du mystère presque effrayant qui l'entourait, jamais elle n'aurait trahi la cause ! C'était là son honneur ! Elle avait déjà subi l'humidité de la Tour, avait senti ses entrailles se nouer à l'idée même de la mort et se remémorait fort bien les coups qu'on lui avait infligé pour qu'elle parle ! Ainsi, si au cours de ces jours difficiles, la jeune Parker n'avait rien dit au sujet de son implication dans l'affaire Jane Grey, son hôte pouvait parier cher sur son silence !

« Lady Parker, c’est une joie de vous accueillir dans ma demeure, j’espère que le voyage vous a été agréable ? Je vais vous conduire dans le salon, vous aurez de quoi vous restaurer et vous réchauffer. »
- Vos terres sont magnifiques lady Cavendish, aussi je n'ai guère eu le temps de m'ennuyer pendant ce périple, lui répondit-elle sur le même ton aimable, merci beaucoup pour ces attentions, cet hiver étant très rude je serai en effet ravie d'être près du feu.

Les deux dames entrèrent donc dans le salon, échangèrent encore quelques mots avant l'arrivée de la seconde invitée, blonde comme les blés. Une fois escortée elle-même jusqu'à la grande pièce, cette dernière se présenta.

« Marguerite de Bourbon, baronne de Pierrebuffière, enchantée de vous rencontrer milady. Nous nous sommes sûrement croisées à la cour, mais je n'ai pas souvenance de vous avoir jamais vu. »
- L'honneur est pour moi madame, la salua t-elle dans un français impeccable, je suis Sybille Parker, baronne Morley. Je crains également que nous n'ayons pas eu la joie de nous connaître autrement que de visu. Cette réunion et j'en suis ravie, devrait y remédier.

Quelle belle paire d'empoisonneuses ces deux là faisaient, sans le savoir aucunement ! Le destin est parfois bien facétieux ! Avait-il quelques projets pour les deux femmes ? Peut-être apporterait-il une réponse bientôt mais pour l'instant, l'heure était à l'arrivée d'autres invitées. Une jeune fille brune venait tout juste de se joindre à leur comité de dames de l'ombre.

« Rosemary, quelle joie de pouvoir vous retrouver ici. Vous connaissez déjà lady Marguerite, mais laissez-moi vous présenter lady Sybille Parker, il me semble, que vous ne vous connaissez pas encore. Lady Parker, je vous présente, lady Rosemary Blackwood, une jeune personne dévouée à notre cause. »

Sybille exécuta un rapide salut de tête et exhiba son plus beau sourire.

- C'est un plaisir milady. Devouée ? Nous devrions alors fort bien nous entendre puisque nous partageons cette qualité, assura t-elle avec toute la conviction d'une protestante engagée.

Le ballet des hôtes continua encore par l'arrivée de lady Radcliffe et de lady Sidney qui se relevait de ses couches. Qui ne la connaissait pas ? Son nom était en lui-même un étendard !

- C'est un réel privilège, lui déclara t-elle presque émue.

On but, on échangea quelques politesses encore en attendant la dernière venue, une certaine Helen Bird. La dame était en retard mais avait une bonne excuse puisque son carosse avait fait les frais du mauvais temps. Elle s'excusa et toutes prirent un siège ainsi qu'une tasse de thé. Antanasya s'adressa alors à elles pour leur faire part de la situation tendue et leur demander quelles étaient leur intentions. Helen Bird fut la première à répondre.

-Me concernant, je n'ai aucun intérêt à participer d'une quelconque manière à de nouveaux évènements contre le Roi d'Espagne et ses larbins qu'ils ne cessent de prendre place auprès de lui.

L'intéressée eut bien raison d'argumenter ses propos, car en effet Sybille sourcils froncés n'aimait pas vraiment ce discours là … Elle aurait voulu protester dès cette phrase mais par courtoisie la laissa terminer. Ses préoccupations étaient légitimes et son offre bien généreuse cependant la jeune Parker n'était pas d'accord.

- Le mariage de la reine avec l'Espagnol était chose connue et ce bien avant d'être célébré. La situation n'a donc guère véritablement changé même si l'union s'est concrétisée et qu'à présent le roi peut glisser d'autres folies à l'oreille de sa femme. L'entourage espagnol ne rendra pas la reine plus fanatique puisqu'elle a atteint un point de non retour, il y a bien des années. Les répressions ont toujours été terribles ! Ainsi lorsque vous vous êtes engagée pour être des nôtres, vous saviez à quoi vous en tenir ! Nous jouions déjà avec nos têtes, nos terres et nos titres, s'exclama t-elle assez irritée. Certes, vous avez le droit légitime de reculer, mais peut-être aurait-il fallu ne pas avancer si vous avez si peur de chuter ?

Bien que fort chaude, Sybille but sa boisson d'un trait et ce geste eut le don de calmer ses nerfs. La cause était trop importante pour qu'il y ait des luttes au sein même de leur groupe. Elles devaient rester soudées.

- Pardonnez-moi, je me suis laissée emporter, je ne voulais pas vous manquer de respect. Votre sincérité vous honore et on ne peut pas vous blâmer pour ça, déclara t-elle avant de se lever pour faire face à toutes les hôtes. En ce qui me concerne ladies, sachez qu'ayant pesé bien des fois tous les risques de nos actions souterraines, je suis plus que jamais décidée à servir notre foi jusqu'au bout ! Non pour la gloire de devenir une martyre mais pour un avenir meilleur ! Nous ne pouvons pas ne rien faire, cela serait baisser nos culottes devant l'espagnol et céder à la terreur ! Je n'ai que peu de fortune et que mon intelligence à vous apporter, mais tous deux seront au service de notre juste combat !

Voulant laisser peser ses mots enflammés, Sybille resta encore quelques instants debout avant de se rasseoir sur son fauteuil.

- Quant à ce que l'on pourrait mettre en oeuvre, j'ai bien quelques idées, mais je vous laisse d'abord la paroles ladies.

Elle ignorait ce que les autres femmes présentes avaient dans le ventre, mais elle allait le savoir rapidement !

© Grey WIND.
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Dim 31 Mai - 13:54


les femmes de l'ombre
J'admirais avec une certaine attention la maison de la duchesse. Dans un sens cette demeure lui ressemblait. Elle était imposante, chaleureuse et devait cacher de nombreux secrets qu'il aurait été malvenue de découvrir. Savoir que cette femme pouvait posséder des secrets aussi lourds que les miens me soulageait le cœur et libérait mes épaules d'un poids. Nous étions ainsi sur un même pied d'égalité et cette distance qui nous avait séparées au départ avait disparu. Je me sentais plus légère et avançais d'un pas tranquille dans les couloirs qui me menaient dans le salon où auraient lieu ces retrouvailles entre Protestantes. Plus les années passaient, plus je me sentais proche de ces femmes et sentais que j'avais ma place en Angleterre. En France, le massacre des Protestants n'avait pas encore commencé, mais les tentions s'accumulaient et de violents conflits n'allaient pas tarder à éclater. Finalement, je me considérais comme chanceuse à résider à la cour de Londres. Certes la reine Mary Tudor savait que j'étais réformée, mais elle ne pouvait rien contre moi. En effet, ma famille était l'une des plus puissantes de France et quiconque portait le nom des Bourbons était intouchable.

« Je vous remercie donc d'avoir pensé à moi pour cette réunion, duchesse. Oui, je me remets peu à peu de ce fâcheux événement, mais je dois avouer que j'en ai considérablement souffert.»


L'évocation du tournoi et de ce qui s'y était passé me mit la puce à l'oreille. Jusqu'à maintenant je n'avais guère osé penser que ce fut les Protestants qui avaient machiné cet attentat, mais avec l’inquiétude de la duchesse à mon égard suite à cet événement, je me permis d'y réfléchir. Je lui offris un sourire, avant de pénétrer dans le salon. Une jeune femme à la chevelure d'un joli brun attendait que le reste des invitées arrivent. Je me présentais, heureuse de rencontrer une nouvelle alliée. Le fait qu'elle me réponde en français me conforta dans l'idée que nous nous entendrions bien. Je pris ensuite place sur un fauteuil, et une tasse de thé à la main, me présentais aux femmes que je n'avais pas eu l'honneur de rencontrer. J'avais déjà eu le plaisir de croiser la jeune Rosemary Blackwood, mais point Lady Sidney et Lady Radcliffe. La première était une sorte de légende et ce fut quelque peu émerveillée que je lui révélais mon identité. Il en fut de même avec la seconde. Enfin, une jeune femme aussi blonde que moi pénétra dans le salon avec un peu de retard. Elle prétexta un problème de carrosse et se joignit à nous avec une certaine assurance qui me plut autant qu'elle m'irrita.
Lady Cavendish entama ensuite l'ébauche d'un discours. Mes doutes à propos du tournoi furent confirmés et bien que j'admirais le courage de cette action, je lui en voulais en peu d'avoir risqué nos vies. Mais, j'oubliais bien vite ce ressentiment quand elle nous avoua être un homme pour les autres partisans qui adhéraient à notre cause. Décidément, cette femme avait du culot et je l'appréciais de plus en plus. Un sentiment de fierté s'empara de moi tandis que Antanasya reprenait place sur son fauteuil. Assise, je bus une gorgée de la boisson chaude qui réchauffait mes mains tandis que sans attendre, Lady Bird prit la parole. À un moment, je crus bien m’étouffer tant ses paroles m'apparaissaient incompréhensible. Si elle ne voulait pas se mouiller, alors pourquoi était-elle venue à ce rendez-vous ?
Une fois qu'elle eut fini, ce fut Sibylle Parker qui prit la parole avec une certaine passion. Elle la contredit au départ, puis revint sur ses mots avec douceur. J’étais totalement d'accord elle et après une grande respiration, je me levais à mon tour. Je posais la tasse sur la table et passais mes mains sur les pans de ma robe pour me donner un peu de contenance.

« Ladies, malgré ce que vous pouvez penser, mon statut de dame française ne réduit pas moins l'affection que je porte à l'Angleterre, ma terre d'exil. Les persécutions des catholiques sur les Protestants n'ont pas encore débutées en France, mais cela ne saurait tarder. Néanmoins, le comportement peu humain de votre souveraine m'a grandement choqué et je ne puis qu'adhérer à votre cause qui détient une certaine noblesse à mes yeux. » J'attendis quelques secondes avant de reprendre la parole. « Je vous demanderai de ne pas me poser de questions quant à ma venue à Londres. Sachez également que j'ai de puissants alliés à la cour de France. À présent, je dois vous dire, lady Bird, que votre choix de rester à l'extérieur de ce combat me dérange un peu. Ainsi, si vous craignez des represailles, pourquoi être venue ? Mais après tout, vous menez votre vie comme vous l'entendez. » Je lui offris un sourire hypocrite avant de me tourner vers le reste de l'assistance. « Je suis prête à beaucoup de sacrifices pour que l'Angleterre soit enfin libérée du joug de cette sanglante reine, excepté celui de la mort. Je tiens trop à ma vie pour la perdre sur une terre qui n'est pas celle de ma naissance. » Je me rassis avec dignité. Je repris la tasse encore chaud entre mes mains. « Encore deux petites choses… Ma dame de compagnie est espagnole et bien qu'elle soit restée catholique, cela ne l'empêchera pas de servir notre cause. De plus, je ne crains point d'user du poison si cela est nécessaire. Je sais que cela répugne certaines dames de peur de salir leur âme, mais la mienne est déjà tâchée, alors un peu plus ou un peu moins, ça ne changera pas grand-chose. »

Je repensais alors à mon frère, mon mari et le désordre que j'avais causé. Certes je ne voulais pas mourir en Angleterre et sans avoir revu les gens à qui je tenais. À présent, libre à ces femmes de penser ce qu'elles voulaient de moi.

© charney



Dernière édition par Marguerite de Bourbon le Mer 2 Sep - 17:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Dim 31 Mai - 18:17

LES FEMMES DE L'OMBRE


Sans grande surprise ma remarque attire les indignations. Avec une grande théâtralité qui aurait surement fait pâmé de jalousé les grands tragédiens antiques, Lady Parker puis Madame de Bourbon se mette à critiquer ma position. Quelles douces insouciantes qu'elles font ! On voit bien par leurs paroles qu'elles ne vivent guère comme elles le disent avec l'appréhension de se voir arrêter pour un héritage chéri qu'on cherche à protéger.

Un ricanement est difficilement retenu de ma part lorsque je reçois un sourire faux de la française. Croit-elle vraiment m'impressionner avec cela ? Si c'est le cas elle se trompe fort ! Cela fait bien longtemps que je suis insensible aux sourires de ce genre, sinon, la Compagnie aurait coulé depuis bien longtemps s'il en était ainsi.

Toutefois, je ne leur ferais surement pas le plaisir de me mettre à crier d'indignation face à leurs propos ou à me lever pour montrer que je suis éprise de cette cause pour le moins suicidaire. Non, à la place, le masque que j'ai l'habitude de porter pour jouer la jeune et jolie comtesse veuve courtisée pour ses titres s'efface. Mon regard se fait glacial et mon expression polie se change en un visage que je sais carnassier. Me redressant dans mon siège, les interlocuteurs avisés et au courant du secret de la famille Bird reconnaîtraient sans l'ombre d'un doute que ces quelques secondes ont vu disparaître la comtesse d'Abermale au profit de l’impitoyable dirigeante de la Compagnie marchande Shields, fleuron du commerce maritime anglais.

-Ne pensez pas my ladies que vous savez tout sur mes activités. Cingle-je sèchement d’un ton glacial.

Lorsque je prononce ces mots, il est inutile d'expliquer que je ne suis surement pas que la gentille comtesse dont les titres font rêver que les personnes aux nez crochues.

-Votre ton passionné vous honore Lady Parker, dis-je d'un ton qui se veut diplomatique malgré les relents froids de ma voix, La passion peut obscurcir le jugement en voulant hâtée les décisions, sachez-le ! Si vous ne parvenez pas à vous contrôler, je ne peux que conseiller Lady Cavendish de ne pas ébruiter trop de secrets d’une grande valeur en présence de Lady Parker. Cette dernière pourrait malheureusement trahir par inadvertance, quand bien même elle vous fidèle à votre cause ou à vos buts.

Mes dernières phrases dites d’un ton moqueur reflètent entièrement ma pensée. Agir sous le coup de la passion n'est que le meilleur moyen de perdre sa tête si les choses tournaient mal. Mes mots ont également pour but de jauger la réaction de la duchesse pour voir ce que mon père lui a dit sur notre famille et la Compagnie. Avait-il été très bavard ou non ? S’il l’a été, ce ne serait qu’une preuve supplémentaire que la duchesse du Devonshire est une personne digne de confiance.

-Et puis, j’ose espérer, duchesse, que vous possédez des informateurs bien plus efficaces que les propos rapportés par ces deux dames qui ne se complaisent que dans les ors de l’entourage de la Reine. Ajoute-je d’un ton compréhensif à l’intention de Lady Cavendish. Nous savons, vous comme moi je pense -si tant est que mon père ne m'ait guère menti à votre propos- que le peuple a ressenti de manière différente que nous, nobles dames, les mois précédents et suivants la noce. Avant le mois de juillet, toutes personnes ayant de bons hommes de confiance savent qu’un honnête homme anglais pouvait toujours frapper un vil espagnol sans que son acte soit considérer comme passible de plusieurs jours de galères ou protester auprès de cette reine clémente envers ceux qui ont tenté de lui prendre qui revenait légitiment de droit à cause des privilèges accordés à ces espagnols…

Mes mots sont prononcés de la même manière que si j’étais en train de parler à un enfant se trompant dans ses exercices de lectures. Je reconnais aussi qu’il est fourbe de ma part de rappeler les malheurs de Lady Radclyffe et Lady Sidney qu’ont eu à vivre à l’avènement de la Reine Mary. Mais je ne ressens aucun remords à y faire allusion, ces deux femmes parlent sans savoir, quelqu’un se doit de les remettre en place et je le fais avec une délectation sans commune mesure.

-Ah et Madame de Bourbon, vous dites avoir de puissants soutiens en France. Qu'est-ce que vos soutiens auraient-ils à gagner à vous aider ? Il me semblait pourtant que l'Angleterre est bien le dernier des soucis du Royaume de France avec cette guerre faisant rage. Êtes-vous donc réellement aussi confiante que vous le dites dans le fait qu’une de vos demandes d’aide sera réellement entendue ? Avez-vous également pris en compte le risque que vos lettres puissent être intercepté d'une quelconque manière pour être lu et recacheté pour parfaire la supercherie ? Ce n'est pas comme si c'était une correspondance avec je ne sais quel homme anglais. Et puis, avec le Habsbourg aux côtés de la Reine, nous pouvons craindre aussi une intervention anglaise aux côtés de sa Majesté Impériale contre la France. Que ferez-vous à ce moment-là, Madame de Bourbon ? Continuerez-vous à soutenir ce groupe et trahirez ainsi votre souverain au risque de lourds préjudices la paix revenue ou trahirez-vous ce groupe et soutiendrez votre roi au risque de perdre l'amitié anglaise qui vous a été précieuse depuis votre arrivée ?

A mon sens, je demeure dans les règles de la bienséance lors de cette intervention. Après tout, comme elle l’a demandé, je n’ai nullement posé de questions concernant sa présence à Londres. Mais je ne pouvais pas faire autrement que de formuler à voix haute les questions qui me taraudent l'esprit depuis que je sais la présence de cette française ici. Déjà que je risque ma tête en Angleterre, j'aimerai peu devoir fuir au nouveau monde pour sauver ma tête !

-Quant à mes raisons de ne pas attaquer directement la Reine, le Habsbourg et leur entourage, repris-je en m’éloignant sensiblement du sujet de mes derniers mots, elles ne regardent que moi et les personnes qui doivent savoir. Je ne peux que vous conseiller de ne point vous montrer trop curieuses sur mes activités my ladies.

Ma dernière phrase glaciale est une menace que je ne prends pas la peine de cacher. Je connais bien assez de mercenaires qui ne sont guère regardant sur la tête demandée si la bourse est assez remplie. Et je n’aurais aucun remord à faire utiliser des armes létales bien plus salissantes que du poison.

Le coude sur l’accoudoir de mon siège mais la main en l’air dans un signe de dédain, mon attitude doit plus que surement ressembler à l’une de ses caricatures de truands traînant dans les tavernes malfamés de Londres. Cela est tout à fait voulu même si je suis plus qu’heureuse de ne pas avoir leurs odeurs ! Au moins, si elles ont un peu de jugeote, elles comprendront que je suis plus dangereuses que mon lignage et mes titres pourraient le laisser paraître.

-Cela dit, je me ferais une joie de vous applaudir à tout rompre si vous parvenez à ne pas vous faire prendre si vous attaquez ces espagnols sans importance qui se déversent un peu plus sur les quais de Londres. Déclare-je sur un ton un peu enjoué bien que toujours froid.

Je ne relève pas la remarque sur la dame de compagnie espagnole de la française. Si elle est aussi fiable qu’elle le dit, j’espère que Madame de Bourbon aura l’intelligence de ne pas la sacrifier inutilement. Les gens loyaux en toutes circonstances sont rares et trop précieux pour être sacrifiés bêtement.

Je jette rapidement un regard en direction de la duchesse pour voir comment elle réagit face à mes propos. Si ma suggestion d’attaquer les navires espagnols entrant dans Londres lui plaît, j’aurais surement à gagner quelques jours de répit pour mes affaires.

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Mary Sidney
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Ven 5 Juin - 19:52

Les femmes de l'ombre

Rassurée d'apprendre de la bouche de Lady Cavendish en personne que son époux s'était absenté, Mary se détendit peu à peu, si tant est qu'il fut possible de rester sereine quand on savait ce qui allait bientôt se jouer en ce lieu. Un sourire vint néanmoins éclairer ses traits, jusque-là plutôt tendus, tandis que Lady Radclyffe, sa belle-sœur préférée, lui adressait ses compliments pour la naissance de son fils. "Je vous remercie Frances. Sachez que les portes de Penshurst Place vous seront toujours ouvertes si vous désirez nous rendre visite. Henry en sera ravi également." Elle laissa un petit temps de silence avant d'ajouter d'un ton réconfortant : "N'ayez crainte, je suis certaine qu'un jour Philip aura un petit cousin ou une petite cousine Radclyffe avec qui il partagera ses jeux..." Il n'y avait nul besoin d'être particulièrement intelligent pour deviner que la naissance du petit Philip Sidney avait dû rappeler à Frances l'absence d'héritier Radclyffe, un héritier que tous attendaient d'elle visiblement. Mary avait connu cette situation dès sa première année de mariage, et elle espérait sincèrement que Frances n'ait pas à subir la même chose pour les années à venir. Ce soir-là, elle inclurait sa belle-sœur dans ses prières, et le Comte de Sussex lui-même, s'il le fallait !

Le petit groupe finit par prendre place dans les fauteuils du salon et Lady Sidney observa tour à tour les visages de ces femmes ayant accepté l'invitation de la Duchesse de Devonshire. Pour un peu, on aurait pu croire à une assemblée de parlementaire, ou mieux encore, à une séance du Privy Council, Antanasya Cavendish remplissant ici l'office du monarque réunissant ses plus proches conseillers. Mary se prit à rêver quelques secondes que tout ceci exista véritablement, que des femmes puissent occuper des fonctions politiques et exprimer leurs opinions, mais fut bien vite ramenée à la réalité par le début de la conversation, ou plutôt des hostilités. Elle demeura silencieuse, écoutant les arguments des unes et des autres, relevant parfois quelques sarcasmes, cachant peut-être de vielles rancunes. Les paroles de Lady Bird firent monter la colère en elle, et surtout l'incompréhension, elle qui était certaine de rencontrer chez Lady Cavendish d'autres ferventes protestantes prêtes à tout pour sauver l'Angleterre d'un Catholicisme des plus répressifs. Puis la surprise face à cette étrange entrée en matière se dissipa, et Mary, oreilles grandes ouvertes, continua d'écouter ce qui se disait, réprimant parfois quelques commentaires—un tantinet trop spontanés et fort peu constructifs. Elle aurait été curieuse d'en savoir plus quant aux idées que Lady Parker avait en tête pour mettre fin à la domination Espagnole, d'autant que la jeune femme était la nièce de cette fourbe de Vicomtesse Rochford et devait sans nul doute posséder le même esprit retord. Malheureusement pour elle, Lady Parker resta muette sur le sujet et ce fut au tour de Marguerite de Bourbon de prendre la parole. Mary observa longuement la jeune française dont elle connaissait à présent l'identité, et se prit d'envie de lui demander si elle ne comptait pas par hasard un certain Henry Dudley parmi ses "puissants alliés à la cour de France". Certes, ce Dudley-ci n'avait rien d'un puissant—il n'était après tout qu'un cousin éloigné de feu le Duc de Northumberland—mais il était, selon ce qu'en disait autrefois John Dudley, aussi rusé qu'un renard et encore plus débrouillard qu'un espion de la couronne. De plus, il était déjà allé en France pour traiter avec le roi en personne, et tout portait à croire qu'il puisse s'y trouver en cet instant. Avec un peu de chance...

Le débat s'envenima soudainement et Mary, qui jusque-là était parvenue à garder la tête froide, sentit les battements de son cœur s'accélérer sous le coup des dernières paroles de Lady Bird. Il y avait chez cette femme quelque chose qui déplaisait sincèrement à Lady Sidney, et si cette dernière ne savait pas encore quoi exactement, il y avait néanmoins fort à parier que ce quelque chose résidât dans son attitude. Serrant les poings sous la table, Mary parvint à maîtriser sa colère. Elle savait que les insultes ne feraient pas avancer le débat, son père le lui avait souvent répété. Se redressant, elle prit finalement la parole d'un ton qui se voulait conciliant et dénué de tout reproche. Mille pensées assaillaient son esprit, mais elle demeura calme et posée.

"Mesdames, s'il vous plaît ! N'insultons pas l'hospitalité de Lady Cavendish en nous querellant. Nous avons toutes pris des risques pour nous réunir ici, comme nous en prenons à chaque fois que nous pratiquons notre religion, alors tentons de trouver un terrain d'entente pour agir à notre mesure." Mary laissa un petit temps de silence. Elle balaya l'assemblée de regard, pour indiquer qu'elle s'adressait à toutes les femmes de ce petit comité. "Le mariage de la reine a été célébrée, il est malheureusement impossible de revenir là-dessus. Un conflit ouvert avec l'autorité royale nous apporterait pour l'instant plus de pertes que de victoires, puisqu'il nous faudrait affronter l'armée de Philippe de Habsbourg. Et comme l'a souligné Lady Bird—elle jeta un coup d'œil vers l'intéressée tout en s'efforçant de dissimuler son agacement face à son attitude des plus insolentes— le peuple serait le premier à souffrir. Non, il faut agir par la ruse, et créer une dissidence au sein même du pouvoir. Les Espagnols s'adaptent mal à notre pays. Le roi lui-même a du mal à parler notre langue et l'on dit qu'il ne goûte pas autant les joies du mariage que son épouse. Nombre de ses courtisans ne rêvent que de rentrer chez eux. Que diriez-vous si on... les pressait de prendre à nouveau le bateau ? J'entends par-là qu'il faudrait créer, mettre en œuvre un situation qui pousserait le Habsbourg à délaisser sa reine et à rentrer en Espagne avec sa suite pour régler des affaires importantes comme... un conflit naissant avec la France peut-être ?" Elle se tourna vers Marguerite de Bourbon, puis interrogea du regard le reste de l'assemblée.

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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Jeu 23 Juil - 18:21

Les femmes de l'ombre



Les présentations étaient faites entre toutes ces dames, bien différentes les unes des autres, mais Antanasya Cavendish, duchesse de Devonshire, qui était l’instigatrice de ce nouveau était bien heureuse de voir que tout se passait bien pour le moment. Avant la réunion, elle avait eu quelques craintes, par rapports aux différents que certaines ladies auraient pu avoir, mais en fait non. Sereine, elle avait pu débuter un bref discours de présentation. Antanasya savait ce qu’elle voulait, agir, sans pour autant mettre à mal ses proches collaboratrices, notamment Rosemary qui était très impliquée dans toute cette affaire. D’ailleurs, elle avoua à toutes ces dames, qu’elles étaient les seules à connaître la vraie identité du leader de la rébellion protestante. La duchesse avait toujours fait en sorte de mieux cacher son secret, en se faisant passer pour un homme auprès de la plupart de ses collaborateurs et elle tenait à ce que ce secret reste, pour mieux protéger sa famille et ses proches.
La flamboyante Helen Bird fut la première à prendre la parole, pour énoncer le fait que les paroles de la duchesse étaient évidentes et que pour beaucoup la présence espagnole n’était pas appréciée. Cependant, la jeune femme avait raison, si d’autres actions venaient à se profiler, cela pourrait rendre la reine plus encline à écouter son mari, surtout si la vie des Espagnols venait à être menacée. Tout le monde savait que Mary d’Angleterre aimait ses origines étrangères, bien plus encore que son pays et Helen Bird n’avait pas tort, attaquer d’autres Espagnols finiraient par rendre la situation bien plus dangereuse pour les protestants. De plus, la jeune femme ajouta que même si elle ne voulait guère s’impliquer dans ces affaires, elle était prête à offrir son aide, pour contribuer à la fuite de certaines personnes en danger. Beaucoup d’entre eux étaient déjà partis, d’autres finiront pas suivre, surtout si la reine se décidait à condamner des protestants à mort. Antanasya n’eut pas le temps de répondre, que Sybille Parker prit la parole, mettant en garde Helen Bird en lui disant qu’elle était déjà impliquée dans toute cette affaire et qu’elle était déjà sur un point de non-retour. En ce qui concernait la suite, la duchesse de Devonshire était ravie d’apprendre que lady Sybille était prête à se donner corps et âme dans cette quête pour un avenir meilleur. Un sourire ravi apparut sur les lèvres de la jeune femme, qui était enchantée d’avoir une nouvelle partenaire. D’ailleurs, lady Parker semblait avoir de nombreuses idées, qu’Anya serait ravie d’entendre par la suite.
Ce fut au tour de Marguerite de Bourbon, belle française, à prendre la parole. Elle n’était peut-être pas Anglaise, mais dans son pays, les protestants connaissaient aussi de nombreux problèmes d’acceptation, ce qui la rendait plus que jamais impliquée dans cette affaire. Le reste de ses paroles intrigua la duchesse, Marguerite était prête à servir leur cause, mais pas à perdre la vie, ce qui devait être le cas de beaucoup de monde dans cette pièce, sauf peut-être Antanasya, qui était prête à sacrifier sa vie pour cette noble cause. Elle avait tout de même gagné une alliée, même si une nouvelle fois, les griffes de la belle française venait encore de frapper, en s’étonnant de la présence de lady Bird, qui n’était pas prête à se sacrifier.

Antanasya ne s’attendait pas vraiment à ce que la conversation dérape à ce point. Helen avait fini par répondre aux pics de ces dames, se défendant du mieux qu’elle pouvait, mais tout ceci n’allait pas aider les affaires de la duchesse de Devonshire qui avait rassemblé ces dames pour trouver des idées et un nouveau souffle à son action. Elle laissa Helen Bird parler et écouta ensuite les sages paroles de Mary Sidney. Cette femme brillante avait toujours les bons mots et son esprit regorgeait de bonnes idées, quant à la suite de leur œuvre. Anya était ravie de l’avoir à ses côtés, surtout que la lady aurait très bien pu rester chez elle, pour s’occuper de son jeune enfant.
« Merci pour vos sages paroles lady Sidney. En effet, nous ne sommes point là pour nous diviser, mais pour être unie, face à nos ennemis qui sont nombreux. Nous avons la chance de partager les mêmes convictions et c’est cela qui nous rendra plus forte. Maintenant, vous avez toutes soulevés des points intéressants. En touchant trop les Espagnols nous risquons d’attiser un peu plus la colère de la reine, mais en ne faisant rien, c’est notre foi qui est menacée. Lady Sidney a évoqué une chose intéressant, le roi a beaucoup de mal à s’acclimater à notre pays, de même qu’il ne semble guère aimer la reine. Il finira par repartir, surtout que la santé de Charles Quint semble être de plus en plus mauvaise. Je pense que oui, nous devons diviser nos ennemis, attiser la haine entre eux et aussi pousser le peuple à détester cette omniprésence de l’Espagnol. N’oublions pas, celui qui tient le peuple possède le pouvoir. » Sur ces mots, elle se tue et regarda ses amies, attendant que l’une d’entre elle prenne la parole.



    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Sam 15 Aoû - 17:35

LES FEMMES DE L'OMBRE


Quelle jolie assemblée nous faisons ! Aucun point pourrait nous rapprocher en apparence mais voilà que, sous l'impulsion de la duchesse du Devonshire, nous sommes toutes présentes en train de prendre le thé et à discuter de l'avenir du pays. Des langues avec beaucoup moins de scrupules parleraient de complots envers sa Majesté, toutefois, pour le moment, je pense que la teneur de notre conversation ne nous permette guère d'employer un tel terme. Après tout, on peut chercher à défendre une foi sans renverser un souverain. Je joue surement sur les mots pour me donner bonne conscience. Il est vrai que, suivant l'exemple de mon père, le comte de Carlisle, je me suis tenue à l'écart des soubresauts politiques de la mort de feu Edward VI. Ce genre d'entreprise est donc la première que j'entreprends, les actions pour la Compagnie ne comptant pas, il n'est donc pas surprenant que je cherche la moindre faille avant de m'engager. La Compagnie est pour moi la seule chose pour laquelle il vaut de se battre et pour lequel j'apporterai mon appui.

Ainsi, quand Lady Sidney parle de terrains d'entente, je ne peux m'empêcher d'être perplexe face à la possibilité d'une telle réussite. Nous sommes toutes de conditions et d'origine si diverse, comment pourrions-nous parvenir à un tel compromis ? L'un ou l'autre des partis risquent de s'en trouver désavantager. A moi donc de jouer pour que je ne sois pas celle qui doit le plus céder d'avantages, la Compagnie risquerait d'en sérieusement en pâtir si c'est le cas.

Tandis que la fille du feu duc de Northumberland continue d'exposer son point de vue, ma main vient soutenir légèrement ma tête dans un signe de réflexion et d'attention de ma part. Faire repartir les espagnols des terres anglaises seraient un doux songe plein de quiétude et résoudrait une partie des soucis, il est vrai. Toutefois, peut-être que cela n'arrangera pas mes affaires car plus d'espagnols sur le sol anglais voudrait dire qu'ils sont à nouveau sur les mers en direction du Nouveau Monde. A voir, donc.

Quand les mots de la duchesse parvienne à mon oreille, je ne sais que penser sur la possibilité qu'elle soit au courant pour la Compagnie. Il est possible qu'elle soit au courant mais veuille se concentrer sur la situation du pays comme il est possible qu'elle suive cette ligne de conduite tout en ne sachant rien sur moi. Mon coeur ne sait que choisir entre ses deux choix. Dans le doute, je vais agir comme si Lady Cavendish ne sait rien.

-Pour que sa chère Majesté espagnol ait envie de repartir, commence-je doucement en réfléchissant, il faut effectivement se montrer discret dans le pays. Après tout, s'il y a des troubles en ma demeure, je n'aurais guère le temps de me rendre au chevet de mon père.

Je me tais quelques secondes avant d'ajouter :

-Peut-être devrions-nous renseigner ? Toute personne a des péchés ou des secrets à confesser. Si nous parvenions à les détenir, nous pourrions être hors de soupçons le moment venu ?

Cette hypothèse que je formule ne me satisfait pas personnellement. Elle me semble beaucoup trop facile à contrer si les éléments venaient à s'accumuler. Toutefois, cela est la seule chose que je puisse dire sans me compromettre pour la compagnie. Il y aurait en effet surement d'autres moyens à mettre en place que je pourrais faire...

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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Mer 2 Sep - 18:05


les femmes de l'ombre
Je n'aimais guère être contredite et la réticence de Lady Bird face aux propos de la baronne de Morley ainsi qu'aux miens commençait à m'agacer. Je n'étais pas d'une grande patience et je ne me serais sûrement pas comportée avec autant de retenue si je n'avais été en présence de la duchesse, qui me faisait l'honneur de m'avoir conviée, et des autres femmes protestantes influentes dans le pays. Je me répétais silencieusement que mon appartenance à ce groupe ne tenait qu'à un fil et qu'il était de mon devoir de faire de mon mieux pour montrer à mes nouvelles alliées que ma réputation sulfureuse -et en grande partie vrai- ne signifiait pas que j'étais un être sans morale et qu'on ne pouvait compter sur moi. Je gardais donc un certain calme face à la mine passionnément haineuse et au ton cinglant de la comtesse d'Albermale. Les lèvres serrées, leurs coins légèrement relevés, je pestais intérieurement contre cette jeune femme à peine plus âgée que moi tout en souriant. La tête légèrement penchée sur le côté, je l'écoutais comme on écoute une enfant trop gâtée qui fait un caprice. Car c'est ce qu'elle était à mes yeux : une enfant capricieuse qui par la grâce de son père n'a jamais eu à traverser de dures épreuves, peut-être à l’exception du mariage. Or, cette étape importante dans la vie d'une femme était devenue bien trop commune pour qu'on y prêtre la moindre attention.
Une fois qu'elle eut fini avec Lady Parker et la duchesse, Lady Bird se tourna vers moi, un air satisfait sur son joli minois. Me mordant l'intérieur de la lèvre, je repensais à Claude suite aux questions de la comtesse et un doute s’immisça en moi. Je n'avais pas revu mon frère depuis la nuit où nous avions tous deux tenté de mettre fin aux jours de mon époux. Deux ans déjà que je vivais sans avoir des nouvelles de lui, car comme l'avait si gentiment fait remarquer Helen Bird, il était trop risqué pour moi de correspondre avec qui que ce soit hors d'Angleterre. Un sacrifice que j'avais été contrainte d'accepter et que j'avais tenu. Néanmoins, je savais que si je devais demander une faveur à mon frère, celui-ci ferait de son mieux pour la réaliser. La nostalgie s'était emparée de moi tandis que je repensais aux jours heureux que j'avais passés en auvergne alors que je n'étais qu'une enfant, puis, retournant à la réunion, je ne laissais rien paraître de ce pénible sentiment qui avait assailli mon cœur.

« Croyez-moi, les soutiens que j'ai en France sont bien plus proches de moi que vous ne pourrez jamais l’imaginer et je suis donc sûre que mes demandes seront entendues par les bonnes personnes. Certes madame, croyez que je suis bien au fait des problèmes épistolaires qui se posent à nous, j'en ai souffert durant deux années durant. Mais vous qui êtes si maligne, vous ne devriez pas avoir de soucis à trouver une solution infaillible ! »Mon regard se glaça instantanément lorsqu'elle évoqua le choix incontestable que j'aurais à faire un jour ou l'autre, mais je ne tardais guère à lui répondre d'une manière tout aussi glaciale qu'elle l'avait faite avec moi. « Comme je l'ai déjà dit, voyez vous ne nous écoutez même pas, l'Angleterre est ma terre d’exil. De ce fait tant que je vivrais dans ce pays, je ferais ce que je juge bon de faire. »

Je terminais sur cette phrase, le regard planté dans celui de mon interlocutrice. Helen Bird pouvait faire preuve d'autant de provocation qu'elle le souhaitât, elle ne m'aurait certainement pas à ce petit jeu. Je me riais intérieurement de ses menaces à peine voilées qui n'étaient que du vent à mes yeux.
La voix de la sagesse vint ensuite calmer le jeu et Lady Sidney exposa à son tour sa vision sur l'affaire. Je ne connaissais cette jeune femme que de réputation, mais je ne pouvais m'empêcher de l'admirer. Tout ce qu'elle avait traversé et tout ce qu'elle continuait d'endurer forçait le respect et le mien lui était entièrement sien. Lorsqu'elle posa son regard sûr moi, je hochais simplement la tête en guise d'approbation. Il n'y avait rien de plus simple pour une femme que de déclencher une guerre. Encore fallait-il que cela soit dans le bon pays.
La paix de nouveau instaurée entre nous, nous recommençâmes à penser aux moyens de faire disparaître Philippe d'Espagne du royaume. Je pouffais de rire tandis que la duchesse du Devonshire évoquait la distance peu matrimoniale présente entre les deux époux.

« En même temps, il doit être bien compliqué d'être attiré par une femme telle que Mary Tudor ! »


Frigide, cruelle et bigote, voilà comment je percevais la reine d'Angleterre. Aucun homme ne voudrait assurément d'elle si ce n'est pour le pouvoir et il devait en effet être bien dur pour l'Espagnol de pénétrer dans la couche de son épouse sans avoir un frisson d'effroi. Et maintenant, tout le monde affirmait qu'elle était enceinte . Cela me paraissait peu probable ou bien nous avions là affaire à un miracle.
Me tournant vers Lady Bird qui avait troqué son air féroce contre un air pensif, j'écoutais ses propositions.

« Oui, mais quels affreux secrets pourraient cacher un souverain aussi catholique ? Je ne veux pas dire par là qu'il a tout d'un saint, mais si Philippe d'Espagne a bien quelque chose à se faire reprocher, il a sûrement fait taire le détenteur de l'information depuis longtemps. »

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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  Mer 4 Nov - 17:39

Je savais qui était Lady Sydney, Thomas l’avait vaguement évoquée - sa vie était remplit de femmes autre que moi si bien que parfois, je me demandais s’il n’avait pas fui avec une autre que moi. « Mes hommages Lady Sydney. » J’étais bien. A ma place. Là où je devais être entourée par des femmes protestantes, si Antanasya les avait invité - je pouvais avoir confiance et je me sentais en sécurité. Je saluais à mon tour toutes les Ladies présentes avec des beaux sourires. « Je l’espère Lady Parker, je l’espère. »

Lady Bird arriva un peu plus tard, elle avait eu des problèmes en chemin. J’écoutais silencieuse les commérages de mes « futures amies », ça me désolait personnellement de voir en naître une certaine hostilité envers nos amis Espagnols. Lady Bird avait apparemment les idées bien arrêtées, à première vue c’était avec elle que j’avais le moins d’affinité. De plus, elle refusa de nous venir en aide, ce que d’un côté je comprenais de l’autre pas vraiment... Elle avait sa compagnie à perdre, c’était normal qu’elle soit réticente à se mettre en danger. La Dame Française ne comprenait pas non plus la réponse hâtive de Lady Bird. Lady Parker me plaisait, elle avait quelque chose d’inquiétant en elle et ses paroles étaient exactes, je partageais ses idées et non des moindres. La plus sage parmi toutes était Lady Sydney, elle voyait grand mais, ses pensées étaient posées.

Je rompais mon silence, ayant écoutée attentivement les dires de mes compagnes. « J’admire votre loyauté envers notre beau pays Baronne de Pierrebuffière. C’est admirable. Sachez que j’ai moi-même une amie Espagnole et que je ne partage pas votre hostilité envers nos invités, Ladies. Toutefois, je suis prête à tout pour notre cause et pour sauver notre beau pays. Lady Bird, je comprends que vos actes puissent être limités, disons que vous nous avez toutes surprises, en acceptant l’invitation de la Duchesse c’était une sorte d’engagement à rendre grâce à notre cause, vous nous aiderez comme vous le pourrez, votre soutien nous est déjà très précieux sachez-le. » Je pensais à Luisa en parlant d’une amie Espagnole, je n’étais pas l’ennemie des Espagnoles, j’étais l’ennemie de toute l’Angleterre Catholique et contre toutes personnes essayant de nuire à ma religion. J’essayais d’apaiser ces femmes de l’ombre.

« Tout roi a ses secrets, Baronne. Comme le suggère Lady Bird, il faut se renseigner, chercher et creuser pour découvrir ce que nous pourrions exploiter à notre avantage. » Nous avions déjà agit une fois, il fallait recommencer mais comment ? Nous ne connaissions pas le futur et tuer le couple royale même si l’idée m’avait traversée l’esprit était complètement inconcevable. Ce serait un attentat, un acte de folie. « Une rumeur pourrait mettre à mal toute la famille royale si elle est bien menée. Réfléchissez Ladies, comme à juste titre vous l’avez fais remarquer quant à l’attirance du roi au sujet de la Reine Mary Tudor. Que ferait-il face à un peuple hostile à sa personne et à son pays si Mary Tudor gardait son ventre infertile ? Ou même si elle venait à mourir en couche si jamais son ventre venait à être fécondé ? »

Je misais tout sur Elizabeth Tudor, elle était celle qui sauverait l’Angleterre. Elle était notre unique espoir. J’étais intimement persuadée qu’il fallait toucher le Roi comme mes consœurs ici présentes. La Reine était un excellent moyen, on la disait affaiblit par ce désir d’enfant, elle n’avait pas mit longtemps à se marier avec Philippe de Habsbourg et pour cause son trône était menacé et encore plus avec les rébellions protestantes. Il fallait frapper de l’intérieur, bien et fort maintenant que nous avions revendiqué par plusieurs moyens le fait que les protestants étaient contres ce régime tyrannique d’un catholicisme pur.
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MessageSujet: Re: LES FEMMES DE L'OMBRE ► avec les protestantes  
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