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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 10 Mai - 20:10


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


4 février 1555 « L’hérésie sera condamnée par le feu. Que la mort puisse purger vos péchés. » Ils n’avaient maintenant plus le choix, ils n’avaient plus qu’à attendre le jour de leur condamnation, le jour où les flammes les tueraient.

Pour la reine, les exactions des protestants n’avaient que trop durées. Elle voulait frapper et sous les conseils de ses proches, elle devait condamner des hommes forts, de cette fois trop dérangeante à ses yeux. Son père avait embrasé le pays, pour l’hérésie, elle, elle serait connue pour avoir rétabli l’ordre en Angleterre. De sa funeste plume, elle signa donc quatre condamnations à mort.

Quelques jours plus tard, un matin, des hommes commencent à dresser un buché, la petite estrade de planche est installée, avec son échelle qui conduira au poteau le condamné. Les fagots qui alimenteront le buché sont disposés. Il était onze heures quand le buché fut prêt. Peu de temps après, les premiers spectateurs arrivèrent, prenant place aux premières loges, pour assister à cet évènement. Certains visages étaient fermés, d’autres réjouies, ou encore curieux. Une chose est certaine, après ce moment, la face de l’Angleterre ne sera plus jamais la même.

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son premier martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce premier tour, vous arrivez sur la place et vous rencontrez les personnes autour de vous. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce premier tour durera jusqu'au 24 mai.
Ce groupe sera composé de : Antanasya Cavendish, Henriette Cavendish, Rosemary Blackwood, Morgan Flint, Priam d’Anjou, Lyra Vaughn, Richard Ballantrae, Thomas Howard.




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Lun 11 Mai - 20:16
Quand l'Angleterre s'embrase
Event 13

M
e plaindre, je ne cessait de me plaindre à Roxelane depuis les attentats au palais comme quoi je m'ennuyais, comme quoi mon emploi au service de la reine était inintéressant et d'un ennui mortel. Cela cessa cependant, lorsque j'appris que la Reine avait pris la décision de faire rôtir un activiste protestant. Notre bonne reine semblait enfin se rendre compte que si elle n'agissait pas contre ceux qui veulent sa peau elle se fera détruire. Je tiens à précisé néanmoins que je n'ai absolument pas de camps religieux puisque je ne crois en rien. La seule chose qui m'importe c'est l'argent. La personne la plus fortunée, ou en passe de l'être aura mon allégeance. Actuellement, la reine Mary est cette personne, mais dans mon fort intérieur, je doute qu'elle le reste bien longtemps. je n'ai jamais connu un souverain victime d'autant de tentative d'assassinat. Cette femme n'ai pas aimée par une bonne partie de son peuple comment peut-elle espérer avoir un règne long et prospère dans ses conditions. Il est impossible d'éradiqué tous les protestants d'Angleterre, enfin même si c'est plus ou moins ce qu'elle souhaite faire et plus elle en tuera, plus les autres seront en colère et voudrons se venger. Donc pour moi ce n'ai pas la meilleure façon d0apaiser les tensions actuelles qui service dans notre beau Royaume. Mais tout le monde le sait, je ne suis pas payer pour penser mais pour dégainer. Donc j'obéis aux ordres de ma "très chère souveraine" lorsque celle-ci m'ordonna de faire respecter l'ordre lors de la première execution de l'année 1555 qui allait avoir lieu d'ici quelques jour, le quatre février très exactement. je suppose qu'elle a apprécié ce que j'ai fait pour sauver les membre de sa cour lors des festivités en décembre passé.

En cette journée du quatre février 1555, le ciel était nuageux et gris, mais cela ne changeait pas vraiment de la normal saisonnière, il faisait extrêmement froid ce qui rendait ma chère épouse totalement hystérique, et comme chaque jour je lui disais sur un ton excédé que si la condition que je lui avais offerte ne lui convenait pas elle avais qu'a retrouver en Libye, sur ce elle me servait mon petit déjeuner sans rien ajouter. C'était un petit peur notre rituel matinal. Après avoir englouti mon premier repas de la journée, je pris ma ceinture ou était accroché ma lame courbe, appelée sabre et mis ma cape d'hiver par-dessus mon pourpoint de laine.

« L'execution aura lieu à midi il me semble si tu veux venir tu peux »

Lançais à mon épouse en passant la porte de notre maison. Une fois dans al rue, j'enfilai mes gens. Il faisait, il est vrai un froid de canard, j'avais beau avoir du sang anglais, cela faisait fort longtemps que je n'avais pas été exposé à tes temperature aussi glaciale. Je comptait fortement sur le bûcher pour me réchauffer quelque peu. Cela promettait d'être réjouissant. Je le reconnais, j'aime voir les gens souffrir, je préfère bien entendu lorsqu'ils souffrent de ma main mais on ne peut pas tout avoir. Mais comme j'était aux ordre de la reine c'était aussi un peu à cause de moi... Enfin peut importe tant que je pourrais me réchauffer.

A mon arrivée sur la place, l'échafaud était presque terminé, les paysans se passaient encore quelques bottes de paille qu'ils posait contre le pilier ou allait être attaché le pauvre diable. Je marchais d'un pas assuré à travers la place, après tout j'étais un garde royal et je ne me privais pas de le montrer. Cependant une belle chevelure blonde attira mon attention. N'était-ce point la jeune Henriette Cavendish, fille du duc de Devonshire ? Mais si, c'était bien elle accompagnée je suppose pas sa mère. J'avais déjà vu cette jeune femme au bras du duc une ou deux fois lors de leur parution à la cour. Mais cela ne ne se faisait gère d'accoster des dames de si haute naissance sans un motif valable. Si Henriette avait été seule, peut être aurais-je osé de par le fait que nous nous connaissions d'une certaine manière, mais la jeune fille accompagnée de sa mère me rendait un petit peut moins entreprenant je dois bien le reconnaitre. Il y avais aussi Ballantrae, lui je n'aurais aucun mal à l'accosté mais comment dire, nos relatons sont un peu tendue, puisque nous n'arrivons pas à nous partager la ville. Nous travaillons tout deux dans l'ombre et nous avons du mal à nous entendre sur certains point... "Qui doit tuer qui ? Où ? Comment ? Cette famille est à moi, pas à toi..." bref c'est compliqué... Cependant, quelqu'un attira davantage mon regard, quelqu'un qui portait les même couleurs que moi, il s'agissait de Vaughn, je n'ai pas énormément de contacte avec lui, je sis un solitaire après tout mais c'est un garde royal tout comme moi. Du coup je décide de m'approcher de lui.

« Deux garde pour une seule execution ? Notre Reine craint-elle quelques émeutes ? »

Demandais-je au garde Lawrence Vaughn qui venait de s'apercevoir de ma présence.
electric bird.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Lun 11 Mai - 22:13
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
Les rires s'élevaient dans la demeure des Cavendish, Henriette courait après sa petite soeur Georgie. Les deux jeunes filles jouaient au loup et pendant un petit temps, Henriette retrouvait sa jeunesse. La jeune fille avait entendu dire qu'un homme s'intéressé à elle, elle avait pu le rencontrer pendant une soirée dans le domaine et n'avait guère apprécié le jeune homme. C'était le genre d'homme trop sur de lui qui pensait rapidement qu'une femme pouvait tomber sous son charme, avec une simple courbette. L'aînée des Cavendish attrapa sa petite soeur et dans un rire, elle l'a souleva avant de se laisser tombé sur le grand divan de la pièce.

La joie et la bonne humeur était au rendez-vous et tout ceci faisait du bien à Henriette, surtout après l'épreuve qu'elle avait connu lors des célébrations dans le jardin du palais de la reine. Mais tout ceci fût de courte durée, une gouvernante entra dans la pièce et récupéra la petite Georgina avant qu'une servant entre à son tour.

"Mademoiselle Cavendish, votre mère souhaitent que vous soyez présente avec elle sur la place de la ville. Elle vous attend en bas."

La servante s'inclina et quitta la pièce aussi vite qu'elle était arrivé. Henriette regarda un moment la pièce se demandant bien ce qu'on pouvait lui vouloir et pourquoi sur la place de la ville ? Henriette récupéra une cape dans sa chambre et descendit rapidement rejoindre Anya, sa belle mère avait le visage fermé et semblait bouleversé. Silencieusement la jeune fille prit place à côté de Anya et fixa le paysage qui défilé sous ses yeux. Aucun mots ne fût prononcer pendant le trajet et Henriette était dans l'incompréhension, le cheval s'arrêta alors et la petite Cavendish suivi sa belle mère.

Un bûcher avait été monter et la population c'était rassemblé en nombre, qu'est ce qui pouvait être aussi important pour qu'autant de monde soit sur la place ? Henriette chercha du regard une réponse de Anya, mais sa mère semblait inquiète. C'est alors que la jeune Cavendish, prit une conversation en cour de route, il était question de brûler des protestants sur ordre de la reine. Henriette sentit alors son coeur s'arrêté, elle avait la nausée et sa tête commençait à tourner. La jeune fille attrapa la main de sa mère et la serra rapidement.

Henriette avait vécu pendant un petit moment dans la religion protestante et même ci son père lui avait ordonné de changer pour le Catholicisme, la jeune fille n'avait jamais vraiment laisser sa foi. Elle regarda les alentours, les gens semblaient heureux de cette situation. Comment pouvaient ils aimé ça ? Elle posa alors son regard sur un garde qu'elle avait rencontré lors des célébrations de la reine. Henriette lui lança un rapide sourire et leva rapidement la main pour le saluer, il était avec un autre garde et la jeune femme ne voulait pas le déranger. Henriette continua de marcher au côté de Anya toujours en lui tenant la main, elle murmura: "Pourquoi diable la reine a ordonné cela ?"
FICHE PAR DITA | EPICODE
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Sam 16 Mai - 18:54
Priam d'Anjou ⚜ Quand l'Angleterre s'embrase.


1555, une année de plus ici à Londres, ne sachant quoi faire. Il faisait un froid glacial dans les parages, je me demandais quel temps il faisait en France. Il fallait que je m'habituais vite à ce climat, l'hiver était très rude. J'étais revenu d'Écosse, où le climat semblait être le même. Je n'étais toujours pas remis de ce qu'il s'était passé, il y aurait pu y avoir de blessés graves parmi nous. Au fond de moi j'étais quasiment persuadé que les attaques étaient l'oeuvre de ces maudits protestants. Oui, à ce moment-là j'étais assez en colère, car je ne voulais perdre aucun de mes amis. Suite à ce terrible évènement, je ne tardais pas à envoyer un message d'urgence à mon lointain cousin le Roi Henri II pour le prévenir des divers évènements. Il se pourrait bien en effet que les protestants aient commencé à agir. Donc peu de temps après, je m'apprêtais donc à rentrer à Londres dans mes appartements à la Cour anglaise. Cependant, tandis que la Reine attendais un héritier, je remarquais que ni la situation ni l'ambiance ne changea. Je me demandais bien ce qui allait se passer. Les habitudes reprirent petit à petit, mais les tensions pesaient toujours sur l'atmosphère qui régnait autour de nous. Tout le monde se questionnait, mais au fond de moi je pensais aux protestants, à coup sûr c'était eux qui tentaient de nous attaquer. Je commençais à avoir peur, mais il ne fallait pas. C'était surtout pour Aliénor ma petite soeur, à qui j'ai dit de retourner en France, pour ne pas qu'elle craigne de voir sa vie s'éteindre, non je ne pouvais pas me le permettre. Je voulais à tout prix la garder en sécurité. À ce moment-là je me trouvais donc dans mes appartement, finissant de lire une lettre, puis terminait ensuite de me préparer. On avait justement annoncé qu'il y aurait 4 condamnations à mort pour débuter les festivités. Le sang allait couler, la Reine en décida ainsi, mais c'était pour le bien de l'Angleterre. Il ne fallait pas que le pays tombe sous le pouvoir des protestants, en aucun cas il fallait leur laisser ce plaisir là, eux qui ont dévié de la vrai religion.

Au petit matin plusieurs jours plus tard, je sortais dans les rues de Londres, me dirigeant vers la grande place de la ville. Un bucher était déjà installé, et je remarquais le monde qui se préparait à venir admirer le spectacle. La Reine avait décidé de sévir, elle avait bien raison à vrai dire. En France je ne participais pas tellement à ce genre d'exécution, même quasiment jamais. J'allais donc découvrir un peu comment les Anglais brûlaient des protestants. Je regardais les alentours très rapidement, et me dirigeais donc vers les places où s'asseyaient les nobles. Pour l'instant, aucun visage de connu ne vint à ma rencontre, j'attendis alors patiemment, sans trop me préoccuper de ce qu'il y a autour.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Sam 16 Mai - 23:24

Quand l'Angleterre s'embrase.




Les places de la ville.
4 février 1555.


Le cœur serré, elle avançait dans les rues de Londres, à ses côtés, sa fille Henriette. Antanasya ne savait pas ce qu’elle faisait ici, probablement voulait-elle voir les conséquences de ses actes. Peut-être voulait-elle voir jusqu’où l’horreur de la reine pouvait aller. Les choses ne pouvaient pas être pires pour les protestants. En un laps de temps de quelques jours, quatre personnes seraient condamnés à mort, par le buché, quatre vénérables personnes, qui ne juraient que par leur foi et dans le courant de ces condamnations, ils allaient en payer le prix.
Elle dormait mal depuis qu’elle avait appris la sentence qui condamnait les quatre personnalités de la religion protestante. La duchesse de Devonshire savait qu’elle n’était pas la principale cause, ces hommes le savaient, ce combat était le leur aussi. Cependant, ils ne s’étaient sûrement pas attendus à mourir de façon aussi douloureuse et funeste. En ce mois de février, Anya allait encore perdre des proches et au vu des informations qu’elle avait récolté, il se pourrait que d’autres suivent ce chemin. Ces morts étaient une raison suffisante pour elle de continuer son combat. La reine Mary et le roi Philippe continueraient à être sans pitié, comme deux souverains fermés derrière un obscurantisme, qui allait se transformer en fléau pour tous. A partir d’aujourd’hui, les protestants n’étaient plus jamais en sécurité et la discrétion devait être de mise. La jeune femme ne voulait pas reproduire les erreurs de Thomas Wyatt, qui avaient coûté sa vie. Elle avait appris des erreurs de l’homme et Anya espérait pouvoir protéger un grand nombre de ses proches.

Ce fut avec un visage las et fatigué, que la jeune femme se prépara au matin, en compagnie de l’une de ses servantes Lisbeth Andrews. Pendant qu’elle se faisait coiffer, elle utilisait quelques artifices, avec du maquillage pour masquer la pâleur de son visage. Un peu de rose aux joues et aux lèvres, elle paraissait bien plus réveillée qu’une heure plus tôt. La duchesse de Devonshire portait une robe grise souris, ni trop sombre pour marquer le deuil, ni trop clair pour ne pas montrer que la situation était joyeuse pour elle. Autour de son cou, elle portait un collier de perle, marquant son rang, mais aussi sa sobriété. La jeune femme n’irait pas seule à cette évènement, elle y serait avec sa fille, Henriette Cavendish. Bien qu’elle soit encore jeune, la petite blonde était en âge de comprendre les choses et les enjeux de ce monde. Anya voulait lui montrer, pour qu’elle comprenne que la reine Mary et le roi Philippe étaient des êtres malfaisants. Elle voulait que sa fille, bien qu’elle soit convertie au catholicisme, n’oublie pas sa vraie foi. Même si elle ne lui en avait pas parlé, elle souhaitait qu’Henriette comprenne qui était sa mère et quel combat elle menait contre le pouvoir royal. La petite pourrait comprendre, elle était déjà si grande et presque en âge de se marier. Les années passées et elles ne rajeunissaient pas les parents.
Alors qu’Anya donnait ses instructions aux précepteurs pour les heures d’études de ses trois autres enfants, elle fit appeler Henriette. Ce fut prête qu’elle arriva à elle et toutes les deux partirent à cheval, en compagnie de deux serviteurs, jusqu’au lieu de l’exécution. Le trajet fut silencieux, Anya n’avait pas le cœur à parler, même à sa fille ainée. La mère et la fille finirent pas arriver jusqu’au lieu et elles laissèrent les serviteurs, à l’écart avec les chevaux. Elle leur donna quelques pièces, pour qu’ils puissent se restaurer et faire boire les animaux, en attendant leurs maîtresses. Une fois seules, la duchesse prit la main de sa fille et elles marchèrent toutes les deux, jusqu’à l’endroit où se tenait le buché. De là où elles se tenaient on voyait la poutre et quand elles furent à une dizaine de mètre, Anya aperçut que tout était déjà prêt. Bien que l’exécution ne commence pas tout de suite, il y avait déjà du monde et les questions ne tardèrent pas à sortir de la bouche curieuse de la petite Henriette, qui se demandait pourquoi la reine avait ordonné cette exécution.

« La reine a peur des réformés et elle devait se sentir menacée, avec les récents évènements, au point de faire exécuter des personnes importantes qui portaient cette religion. » Expliqua la mère de famille à voix basse, pour se faire seulement entendre de sa fille.




    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Sam 23 Mai - 14:41
Quand l'Angleterre s'embrase



Le feu … Lyra était tout à la fois terrorisée et fascinée par cet élément destructeur. Le grave traumatisme qu’elle avait jadis vécu l’avait métamorphosée en pyromane, ne l'oublions pas ! Ainsi donc seule une curiosité néfaste due à son attirance malade pour le feu ainsi que son devoir de garde royal l'avaient conduite sur cette place. Rien d'autre ! Intolérante Lyra ? Pas le moins du monde, car même si les protestants étaient les ennemis mortels de la reine, une reine qu'elle idolâtrait, même si elle ne renierait jamais sa propre foi catholique, leur croyance ne l’offusquait en rien. Surveiller ces fagots de bois empilés qui allaient bientôt s'embraser pour une si triste fin ne lui plaisait pas et s'il n'y avait pas eu les commandements de son capitaine, elle aurait sans hésiter fui cette journée justement pour ne pas être tentée d'approcher des flammes ! Tandis qu'aujourd'hui … devoir assister à ce spectacle si glauque, Dieu seul savait quelles conséquences cela aurait encore plus sur son esprit quelque peu perturbé !

Et Geoffroy qui comme toujours ne sera pas là pour me soutenir, qu'est ce que je vais bien pouvoir faire si j'ai à nouveau un coup de folie, pensa la jeune femme tout en soupirant à fendre l'âme.

Le dernier coup de folie en date qu'elle avait eu avait touché Richard Ballantrae. N'avait-elle pas incendié sa maison ? Le malheureux … Elle s'en sentait terriblement coupable et le fait de l'apercevoir à cet évènement ne fit qu'exacerber ce sentiment de honte. Elle en frissonna même de peur, une réaction qui heureusement pouvait se justifier par le terrible froid qui s'abattait sur Londres ce jour là. Il fallait simplement qu'elle ne le regarde pas … qu'elle ne lui donne pas une raison d'avoir des doutes à son sujet. Tâche difficile car le fin limier parvenait presque toujours à mettre la main sur ses proies, où qu'elles se cachent. Pourquoi passerait-elle entre les mailles du filet dans ce cas ? Tôt ou tard, il découvrirait la vérité sans doute mais un instinct de survie bien légitime faisait que Lyra ne voulait pas que ce soit aujourd'hui. Aussi, lance au poing, épée au côté, elle décida de faire le tour du bûcher comme pour vérifier si tout se passait au mieux parmi la foule, et ce afin de ne pas le croiser.

De ce côté-ci de l'assistance se trouvaient des nobles dames qu'elle ne pouvait qu'avoir vu de nombreuses fois : la duchesse de Devonshire et sa belle fille Henriette. Lyra eut alors un sourire bien amer, pauvre petite … elle devait être si pure, si innocente et pourtant elle allait assister à une exécution des plus affreuses. Son regard s'attarda enfin sur Thomas Howard et Rosemary Blackwood avant de se poser sur Morgan Flint qui s'approchait d'elle. Ce dernier appartenait au corps d'élite de la reine au même titre qu'elle ! Le gaillard était solitaire, comme elle le comprenait, ne l'était-elle pas également au vu de son grand secret, pourtant son envie d'échanger quelques mots était légitime. Elle-même en avait besoin !

« Deux garde pour une seule exécution ? Notre Reine craint-elle quelques émeutes ? »
- Je pense qu'en effet c'est l'une de ses préoccupations. Enfin … Même si ces gens se mettent tout à coup à brailler et à vouloir s'interposer nous connaissons notre devoir, déclara t-elle tout en désignant son épée.

Bien entendu, elle espérait qu'aucune révolte n'aurait lieu contre la décision de la reine. La violence très peu pour elle !

- Entre nous, tout ça ne m'enchante pas, je préférerai assister à des festivités bien différentes, oui oui des festivités c'est comme ça que certains badauds parlent de ce que nous allons voir, mais un serment est un serment. J'ai déjà été blessée au service de la reine alors je n'hésiterai pas à me battre de nouveau.

Son camarade serait sans doute lui aussi très zélé, elle n'en doutait pas !

Mais l'heure n'était plus aux spéculations, puisque celle de l'exécution approchait à grands pas. On saurait par conséquent bien vite à quoi s'en tenir !

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 24 Mai - 13:06

Quand l'Angleterre s'embrase.


L'aube trouva Thomas allongé sur son lit les yeux grand ouverts, fixant le dais au dessus de sa tête. Le jeune Howard n'avait pas beaucoup dormi cette nuit-là, si bien que lorsque les premières lueurs du jour s'engouffrèrent par les minces interstices laissé entre les rideaux de sa chambre et le mur, il s'était déjà tourné et retourné une bonne dizaine de fois dans ses couvertures, et avait plusieurs fois parcouru la pièce de long en large d'un pas nerveux avant de venir à nouveau se recoucher. Des hommes s'apprêtaient à mourir en ce jour. Des hommes allaient périr pour leur foi sur un bûcher. John Rogers. Lawrence Saunders. John Hooper. Rowland Taylor. Des hommes comme son précepteur John Foxe. Des hommes qui gênaient le pouvoir actuel et que l'on voulait voir disparaître. Un peu comme Henry Howard autrefois. Cette pensée, Thomas l'avait ressassée encore et encore depuis qu'il avait appris la nouvelle de cette quadruple exécution. Cette dernière lui était d'ailleurs parvenue d'une manière fort désagréable sous la plume de Stephen Gardiner en personne. Le Lord Protector actuel avait en effet invité son ancien page—ou plutôt requis sa présence—lors de cet évènement, arguant d'un ton mielleux mais qui ne souffrirait néanmoins d'aucun refus, qu'en tant que Duc de Norfolk et représentant du clan Howard, Thomas avait le devoir d'assister à cette exécution. Triste spectacle en vérité que celui d'une mise à mort. Même si nombre de londoniens goûtaient fort ce genre de divertissement, le jeune Howard avait du mal à partager leur excitation. Comme tout le monde, il avait déjà assisté aux habituelles pendaisons de quelques voleurs du bas peuple et même observé quelques cas où la nuque du condamné ne se brisait pas lors de la chute, prolongeant la souffrance de ce dernier qui s'agitait alors en tous sens comme un beau diable jusqu'à ce que de bonnes âmes viennent peser sur ses jambes afin de couper court à son agonie. Mais à chaque fois, il ne pouvait s'empêcher de sentir son estomac se nouer. Chose curieuse que ce mal étrange qui le prenait ainsi depuis qu'il avait aperçu sa première exécution, d'autant qu'il se moquait éperdument du sort des miséreux qui grouillaient dans les petites rues malfamées de la capitale. Il n'avait que faire des voleurs, faussaires, pamphlétaires, tant que ceux-ci ne ternissaient pas le nom de Howard !

Alors pourquoi faisait-il tant de difficultés pour s'extirper de son lit en cette matinée de janvier ? Pourquoi cette soudaine insomnie et cette envie de se faire porter pâle pour éviter d'assister à l'exécution de quatre protestants ? S'il avait été élevé selon la Réforme, le jeune Howard avait à présent renoué avec la foi Catholique en se convertissant—une conversion qui d'ailleurs, avait été conformée par un séjour chez Gardiner—et ne risquait rien. En théorie du moins. En pratique, Thomas ne savait guère où porter ses prières et vers quelle autorité religieuse se tourner. Les paroles de John Foxe résonnaient encore avec force dans ses souvenirs et il n'était pas rare qu'il commette des impairs lors de discussions théologiques.

Stephen Gardiner avait-il remarqué ce manque d'assiduité ou de discernement chez son jeune converti ? L'avait-il convié au 'spectacle' pour lui faire comprendre qu'il pourrait connaître la même fin s'il s'avisait à retomber dans ses anciennes croyances ? Thomas n'en était pas certain, mais il se doutait bien qu'il y avait là un but autre que celui du simple divertissement pour Catholiques trop zélés.

Lorsqu'il parvint finalement à l'endroit où devait se tenir le bûcher, Thomas se mit à scruter les visages parmi la foule qui s'attroupait. Enroulé dans une longue cape sombre, il prétexta frissonner sous le coup du froid de ce mois de janvier 1555 plutôt que par la crainte et le dégoût qu'il éprouvait en cet instant. C'était idiot bien sûr, puisque tout le monde savait que les Ducs de Norfolk étaient taillés pour résister aux froides températures de leur duché, mais il se rassurait comme il le pouvait. Il était seul en ce jour pour assister à la mise à mort de quatre condamnés, unique représentant Howard en charge d'afficher aux yeux du monde la conversion de sa famille et la faveur qu'ils avaient retrouvée à l'avènement de Mary Tudor. Serrant les dents, Thomas pria intérieurement pour que le supplice ne dure pas trop longtemps, et que la mort vienne envelopper rapidement de ses bras ces quatre hommes qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam mais pour qui il éprouvait une singulière compassion.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 24 Mai - 13:57
Mettre la main sur ces quatre bonhommes condamnés au bûcher n'avait pas été un travail trop compliqué. Je m'étais d'ailleurs bien demandé pourquoi la Garde avait eu besoin de moi. Au cas où ils essayaient de s'enfuir, peut-être ? Quoi qu'il en soit, lorsque je longeais la rue, tôt ce matin-là, Londres était presque autant en émoi que le jour des épousailles de Sa Majesté avec le Habsbourg ridicule. Malgré l'heure, l'agitation était à son comble. Et moi, que faisais-je là ? Venais-je pour admirer le résultat de mon travail ? Je n'en savais rien, en réalité. Sans doute ne venais-je que parce-que je n'avais rien d'autre à faire. Les exécutions prévues pour ces prochains jours maintenaient même les quartiers les plus miséreux, où le taux de criminalité frôlait des sommets, dans un étrange status quo. Comme si tous les pourris de ce bas-monde retenaient leur souffle. Tous sauf moi, il faut croire.

Mon travail devenait plus étrange à mesure que filaient les mois du règne de Mary Tudor. Certes, je menais presque autant de personnes à la mort qu'avant, mais avant, je pouvais les regarder dans les yeux et me dire que si je n'avais pas eu ce coup de chance, mettre la main sur un homme recherché par la Garde, j'aurais probablement été à leur place. Entre moi et les assassins, les voleurs, les pirates ou les miséreux prêts à vendre leurs mères pour avoir de quoi manger, il n'y avait pas grande différence, sinon celle de l'employeur. Il m'avait fallu attendre 1553 pour commencer à récupérer tel ou tel homme jugé trop réformateur par les gens de la Reine. Ou par la Reine elle-même. Au fond, je continuais à y faire mon affaire, tant que l'argent me tombait dans les poches, je me fichais bien que le condamné soit protestant, catholique ou autre. La paye, de toute façon, était la seule chose à relever d'un minimum d'importance. Les prières n'avaient pas sauvé ma famille, là-bas, au Pays de Galles, elles n'avaient sauvé aucun des enfants que ma mère avait enterrés. L'argent que je continuais à leur envoyer, par contre, oui. Aux dernières nouvelles, qui remontaient loin, c'est vrai, ma soeur et mes parents vivaient encore. C'était tout ce que j'avais besoin de savoir : ils ne me manquaient pas. Ma vie était ici, désormais. Et je n'étais pas certain qu'eux soient enchantés de me revoir aussi, ils n'étaient pas dupes et devaient bien se douter de la façon dont je gagnais cet argent.

Le froid, en ce mois d'hiver, était glacial. Bien pire qu'au Pays de Galles, assez étrangement, à croire que les litres de pluie qui se déversaient presque continuellement sur nos terres apaisaient les températures. Mon manteau noir était abattu sur mes épaules, la capuche masquant une partie de mon visage, que je me décidais à découvrir une fois sur la place. J'adressais un salut de tête à Lawrence Vaughn et, quelques secondes après, à Morgan Flint. Du deuxième surtout, je me méfiais comme de la peste. Vaughn était un soldat comme il y en avait tant, plutôt sympathique d'ailleurs, et loin d'être aussi insupportable que Wayne. Flint, en revanche, valait autant que moi, c'est à dire pas grand-chose. Garde royal certes, mais aussi chasseur comme je l'étais. La présence d'un autre "nettoyeur des rues" me déplaisait fortement : même si il nous avait fallu travailler ensemble à quelques reprises, je considérais Londres comme mon terrain, pas le sien. Ils n'étaient pas seuls, évidemment, et en laissant mon regard errer sur quelques visages, j'en reconnus la plupart. La duchesse de Devonshire et sa fille aux cheveux blonds, un ambassadeur français qui devait apprécier le mariage de Mary Ière autant que moi, une brune aux yeux sombres que j'identifiais comme la baronne Sheffield, Rosemary Blackwood et, non loin, le duc de Norfolk, Thomas Howard. Sur lui, je m'attardais un peu plus, mes yeux allant de son visage au bûcher et vice-versa. Je me souvenais toujours de cet homme, ce John Foxe réclamé à corps et à cris par les hommes de Mary Ière, qui s'était enfui, quittant Londres en partie à l'initiative du jeune Howard. La somme d'argent versée pour mon silence avait été trop belle pour que je la refuse, mais je ne comptais pas que lui oublie que quelque part dans Londres, un homme connaissait son compromettant secret. Un contact avec le duc ne serait pourrait s'avérer utile, j'en étais certain. Sans doute était-il là pour prouver son allégeance au catholicisme. Songeait-il que John Foxe aurait pu être aujourd'hui sur le banc des condamnés ? Sans doute.

Alors que les passants affluaient à grand bruit vers la place, les derniers préparatifs s'achevaient. L'exécution n'allait pas tarder. Me frayant un chemin entre les uns et les autres, je parvins à franchir les quelques mètres me séparant de Thomas Howard, jusqu'à me trouver juste derrière lui. Émettant un raclement de gorge pour signaler ma présence, j'affichais un demi-sourire. "Mes hommages, monsieur le duc. Etrange événement que celui-ci, n'est ce pas ? " Du menton, je désignais l'estrade et le bûcher. "Enfin, il était temps que la Reine agisse avant que les hérétiques n'aient le temps de s'enfuir..." Pas très fin, comme allusion, n'est ce pas ? Tact et raffinement n'avaient jamais été mes seconds prénoms, à ma connaissance...
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 26 Mai - 14:11
L'âme en berne, le cœur brisé.
La reine avait encore frappé.

Quatre exécutions, quatre personnes allaient perdre la vie.

Rosemary avait une boule au ventre ce matin-là, comment pouvait-il en être autrement...

Si cela avait dépendu uniquement d'elle, Rosemary serait restée cloîtrer chez elle, enfermée pour ne pas voir cela, pour ne pas voir les regards fiers des catholiques, pour ne pas voir ses frères brûlés sur le bucher.

Cela aurait pu être elle...

Antanasya l'avait priée de venir. Il fallait affronter tout cela, se montrer fortes une nouvelle fois. Triste jour. Funeste jour. Alors Rosemary se préparait, le cœur gros, les larmes au coin des yeux. Quelle sale journée qui débutait. Les exécutions n'avaient pas encore commencé que Rosemary était déjà dans tous ses états. Tant qu'il n'y avait pas d'exécution, elle vivait dans la crainte mais moi, puisqu'elle n'était pas là au pas de sa porte. Aujourd'hui, c'était différent. La douleur de la perte de Thomas était ravivé. La boule au ventre était revenue. La peur de mourir, d'être brûlée vive sur le buché. Prête, elle sortit. Regardant sa maison comme si c'était la dernière fois qu'elle la voyait... Ce n'était pas elle qui se faisait tuer mais c'était tout comme. Arrivée sur la place du supplice, Rosie rejoignit Antanasya et Henriette Cavendish. Elle embrassa la petite fille sur la joue et salua son amie. Le coeur serré, cela ne serait pas une bonne journée. Peu de mots sortirent de la bouche de Rosie. Oui, elle s'était engagée. Non, elle ne regrettait rien mais elle déplorait les choix de la reine. Aucun plan était prévu, juste voir les désastres causés. Rosemary ne comprenait pas d'où pouvait provenir tant de haine. Ne savait pas ce que les catholiques avaient dans leur tête. Le protestantisme et le catholicisme étaient certes deux religions différentes mais pas tant que ça alors pourquoi en arrivait à de tels actes ? à de tels sacrifices ? Les protestants n'étaient pas tout blanc mais la Reine était la première meurtrière dans l'histoire.

Rosemary prit la main de la petite Henriette, elle était trop jeune à son goût pour être ici ou était-ce elle qui avait vécu dans un cocon protégé. Probablement. Elle soufflait d'angoisse. « Que faisons-nous ici...? » Rosemary regrettait déjà de s’être levée ce matin. Tout le monde semblait être des étrangers, des gens inconnus, des personnes qui jubilaient face à ces protestants qui allaient mourir. C’était la conséquence de nos actes, l’aboutissement de la fureur de la Reine. Cette même Reine qui n’avait pas compris ce que les protestants demandés, une chose était certaine c’était tout sauf des exécutions en public. « Ces pauvres gens vont mourir et nous sommes totalement impuissants face à cela... » murmurait-elle, impuissante et indignée par ce qu’il allait se passer. Tellement de sang, de morts, de flammes... était-ce par la guerre que l’Angleterre allait retrouver la paix ? L’Angleterre s’embrasait et on était là...
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 26 Mai - 18:03


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


4 février 1555 ♣ Petit à petit, la place commença à se remplir, de visages de tout type. Nobles, simples membres du peuple, étrangers, ils étaient de nombreux curieux à vouloir assister à cette exécution, cette mise à mort violente, qui était la conclusion des actes commis par les protestants. Les gardes de la reine étaient présents pour prévenir tout mouvement de population lors de l’exécution. Lawrence Vaughn et Morgan Flint allaient donc guetter le moindre signe, qui pourrait venir de la foule. Les protestants étaient représentés par Antanasya Cavendish, qui se trouvait en compagnie de sa fille ainée Henriette, à qui elle voulait montrer la réalité des choses. Les deux protestantes furent rejointes par Rosemary Blackwood. Ensemble, elles se donneront du courage, quant à la suite des évènements. La noblesse était aussi représentée par Thomas Howard, qui fut rejoint par le mercenaire Richard Ballantrae, voilà un drôle de duo. Priam d’Anjou représentait de son côté la France, savait-il que la femme qu’il aimait été aussi présente, mais déguisée en homme ?

Il était 11h45, quand la charrette avec le prisonnier arriva, devancée par un évêque, les bourreaux et de hauts dignitaires de la cour, dont les représentants des souverains catholiques du pays. On entendit les premières huées à la vue de l’hérétique et certains membres du peuple se prêtèrent même au jeu du lancer de légume, contre la cage. L’homme qui allait périr aujourd’hui était John Rogers, prêcheur, traducteur biblique, lecteur à la cathédrale Saint-Paul de Londres, connu par de nombreux protestants. La charrette s’arrêta au pied de l’estrade et on descendit l’homme enchaîné pour lui faire gravir les marches. Les pieds nus, il était vêtu d’une longue chemise blanche, sale, faite dans un tissu grossier. L’homme paya le principal bourreau, le pardonnant pour son pêché et il se laissa attacher au poteau, où on le laissa seul. L’évêque s’avança à son tour et fit face à l’homme :

« John Rogers, il est grand temps d’absoudre vos pêchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? »

Tous attendirent la réponse, de l’homme, qui pour le moment se taisait.

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son premier martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce deuxième tour, vous continuez à faire des rencontres et vous assistez à l'arrivée du condamné. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce deuxième tour durera jusqu'au 8 juin.
Ce groupe sera composé de : Antanasya Cavendish, Henriette Cavendish, Rosemary Blackwood, Morgan Flint, Priam d’Anjou, Lyra Vaughn, Richard Ballantrae, Thomas Howard.




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 27 Mai - 13:52
Priam d'Anjou ⚜ Quand l'Angleterre s'embrase.


Ce jour-là allait être assez spécial. Je ne savais pas ce qui m'attendais vraiment. J'allais surement le découvrir bien tôt. Je fus, non pas surpris, mais assez content lorsqu'on nous avait annoncé qu'il y aurait quatre maudits protestants exécutés en ce début d'année. Je me trouvais alors assis à la place où se trouvaient les nobles anglais. Depuis le mariage de la Reine avec un espagnol, je n'étais pas totalement le seul étranger à la Cour. Je voyais de plus en plus d'Espagnols dans les alentours. Ma famille me manquait à vrai dire, mais je savais qu'ils étaient bien plus en sécurité à la Cour française qu'ici à Londres. En effet, je sentais des nuages gris, comme si l'on prévoyait d'autres malheurs. Après tout ce qu'il se passait ces derniers temps, les attaques des protestants envers nous les catholiques, je commençais à avoir peur que le pays plonge dans l'hérésie. Je regardais autour de moi, et voyait plus de l'inquiétude que de la joie. Je me demandais ce qu'il se passait. Je restais silencieux pour l'instant. Pour ma part je restais serein. Ce n'était pas la première fois que j'assistais à une exécution, et ceux-ci m'arrangeaient bien puisque les protestants allaient payer de leurs terribles actes. Les nobles anglais parlaient entre eux, mais je ne me préoccupais pas tellement de ça. Je ne reconnaissais pas grand monde, sauf un certain Thomas Howard que j'avais aperçu rapidement à la Cour de Mary Ière. Il y avait de même un autre homme dont je ne reconnu pas le visage. Surement un homme du peuple vu la façon dont il était habillé. Je m'approchais donc des deux hommes et les saluais. "Belle journée n'est-ce pas ?" leur lançais-je. "Je suis Priam d'Anjou, comte du Maine et ambassadeur français." repris-je en me présentant. Il n'avait pas du me reconnaitre dans un premier temps. Je fus assez impatient voyant le bucher déjà prêt et sentant le bourreau arriver dans un instant. Je ne connaissais pas du tout les exécutés du jour, et n'en apportait guère de l'importance. Il ne fallait en aucun cas montrer de la compassion. Et ce n'était pas le cas.

Un petit moment plus tard, j'apercevais une charrette avec un prisonnier. Je regardais avec attention. Les gens du peuple commençaient à huer à son arrivée. Je me contentais d'un sourire au coin. Tout était en place, et l'exécution n'allait pas tarder. Je restais alors silencieux, me gardant de tout commentaire. L'homme de l'Église parlait, j'appris alors que l'hérétique s'appelais John Rogers. Je me demandais bien ce qu'il allait répondre. Mais je devinais qu'il tenait trop à son honneur pour renoncer à sa religion. "Cet homme va périr" commentais-je à haute voix. Je fixais le bûcher. Mais ne m'attendais pas à ce que j'allais voir un peu plus tard.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Ven 29 Mai - 10:52
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
Henriette marchait au bras de sa mère qui avait le visage fermé, la jeune Cavendish comprit alors rapidement que l'heure était grave. Heureusement que William Cavendish, avait décidé pour elle d'abandonner le protestantisme car, à l'heure d'aujourd'hui ça aurait pu être elle sur le bûcher. Anya expliqua rapidement pourquoi la reine avait prit une telle décision, Henriette avait du mal à comprendre. Pourquoi les gens n'étaient pas libre de vivre comme il le voulait ? Et en quoi être protestant ou catholique changeait la foi qu'on pouvait avoir ? La jeune fille trouvait alors que la vie était moche et que la reine était injuste mais, Henriette se garder bien de le dire à voix haute.

Elle aurait voulu partir loin, retourner dans le domaine de Devonshire et oublier tout ceci, vivre dans sa bulle était la meilleure des choses. Mais, Henriette pouvait comprendre que Anya et William voulait la sortir et la confronter au monde réelle. Une jeune femme arriva alors vers le petit groupe mère/fille, il s'agissait de Rosemary Blackwood, une amie de Anya. Henriette lui lança un petit sourire même-ci le regard de Rose était fermé. Elle aussi trouvé la journée dure et difficile, alors lorsqu'elle embrassa rapidement Henriette, la jeune fille lui prit la main et la serra rapidement "Soyez forte Rosemary" Henriette relâcha la main de Rosemary et la laissa parler avec Anya.

C'est alors que Henriette fût surprise de sentir une nouvelle fois la main de Rosemary dans la sienne. La jeune Cavendish resserra ses doigts et marcha au côté de sa mère et de son amie. Henriette entendit alors mademoiselle Blackwood murmurer, elle aussi se demandait pourquoi elle était ici. Henriette se permit alors de prendre la parole même-ci elle était loin de savoir dans quoi Anya trempé: "Faites donc comme moi Rosemary, voyait votre présence comme un dernier honneur pour les gens qui seront brûler. Adresser leur une dernière prière, ainsi les portes du paradis sera ouverte pour eux." Henriette était une jeune fille bien trop innocente et elle ne savait pas tellement réagir face à tout cela. C'est alors qu'un premier prisonnier arriva et les huées se firent entendre, certaines personne lancer même des légumes sur la cage de la charrette. Henriette plissa les yeux et aperçu alors un homme qu'elle avait déjà eu l'occasion de rencontre: "Mère ne s'agit il pas de Monsieur Rogers ? Pourquoi est il ici ?" Henriette fût choqué de voir cet homme ici.
FICHE PAR DITA | EPICODE
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 3 Juin - 12:03

Quand l'Angleterre s'embrase.


S'il n'avait pas reçu cette lettre de Gardiner, Thomas ne serait jamais venu assister à cette exécution. Sans doute serait-il resté au palais, dans les appartements du roi, à tenter de faire la conversation à ce souverain qui ne parlait pas un mot d'Anglais, ou à mourir d'ennui lors de l'une de ces trop nombreuses messes que le Habsbourg chérissait tant et auxquelles le Duc de Norfolk se voyait à chaque fois forcé de prendre part. Si l'exercice lui pesait d'ordinaire, lui qui ne goûtait guère à toutes les extravagances catholiques que son précepteur lui avait autrefois appris à abhorrer, il aurait cependant été ravi de s'y voir contraint en ce jour. Même les tâches réservées aux serviteurs comme ranger des pourpoints, plier des chemises ou défroisser des fraises, lui auraient paru mille fois plus agréables. Mais non, Thomas était Duc de Norfolk et il avait été invité à ce divertissement des plus sanglants par Stephen Gardiner en personne. Tiens Gardiner, où était-il celui-là ? Thomas fronça les sourcils et balaya de nouveau la foule du regard, à la recherche du Lord Protector. Il aurait pu continuer ainsi pendant un moment s'il n'avait été interrompu par un raclement de gorge, émis par quelqu'un qui voulait visiblement attirer son attention. Il se retourna, agacé par ce qu'il commençait déjà à considérer comme un manque de politesse évident—ignorant que la conversation qui allait s'ensuivre serait quant à elle dénuée de toute courtoisie—et fit face à l'opportun. Il s'attendait à tomber sur un petit courtisan de bas-étage, l'un de ceux dont le nom n'ouvre aucune porte et dont l'avancement seul dépend des grands seigneurs auxquels il espère s'attacher. Depuis qu'il était devenu duc, Thomas était régulièrement harcelé par ce genre d'énergumène et il s'apprêtait à se débarrasser de ce nouveau venu de la même manière dont il avait disposé des précédents. Il ignorait encore que l'homme qu'il avait en face de lui était d'une autre trempe.

"Mes hommages, monsieur le duc. Etrange événement que celui-ci, n'est ce pas ?" prononça l'inconnu en guise d'introduction. D'un geste, il désigna le bûcher sur lequel on brûlerait très bientôt le condamné. Thomas jeta un bref regard dans cette direction, mais reporta très rapidement son attention sur l'homme. Impossible de mettre un nom sur ce visage, et pourtant ce dernier lui disait vaguement quelque chose. "Enfin, il était temps que la Reine agisse avant que les hérétiques n'aient le temps de s'enfuir..." Une illumination, enfin ! Ce faciès aux traits marqués par la dure vie des bas-fonds de Londres, ce regard froid en dépit de ce sourire—ironique, en n'en pas douter—cette insolence... Tout lui revenait à présent, et si Thomas n'était toujours pas en mesure de nommer son interlocuteur, il se souvint de leur première rencontre. Comment avait-il pu ne pas immédiatement reconnaître ce chasseur, ce traqueur de protestants qu'on avait mis sur la piste de John Foxe, avec pour ordre de le ramener à la Tour, lui et sa femme pourtant enceinte ? Thomas pouvait encore s'entendre marchander avec ce diable, échangeant la vie des Foxe contre une bourse pleine de pièces d'or. Quelle guigne de tomber à nouveau sur cette figure si abhorrée !

"A voir votre satisfaction, j'en déduis que ce 'divertissement' nous est octroyé grâce à vos œuvres ?" répondit-il sur un ton froid. Il s'efforça d'afficher son déplaisir de croiser à nouveau celui qui avait bien failli faire condamner son ancien précepteur, et de dissimuler la crainte qui grandissait peu à peu en lui à mesure qu'il réalisait l'avantage que son interlocuteur possédait. Il connaissait son nom. Ce vaurien l'avait appelé 'monsieur le duc'. "Ne devriez-vous pas être en train de boire le salaire que vous avez touché pour cette prise, comme toute canaille qui se respecte ?" L'ironie, toujours l'ironie. Associée à son caractère hautain, elle lui permettrait peut-être de détourner l'attention de ce gredin et de s'en débarrasser. Ce fut à ce moment précis que Thomas fut interpellé à nouveau : "Belle journée n'est-ce pas ? Je suis Priam d'Anjou, comte du Maine et ambassadeur français." Cette fois-ci, il s'inclina respectueusement et répondit au nouveau venu avec une courtoisie qui tranchait singulièrement avec le ton qu'il avait employé quelques secondes plus tôt face au chasseur de primes. "Thomas Howard, Duc de Norfolk. Je suis heureux de faire votre connaissance monsieur l'ambassadeur. Jusqu'ici je ne connaissais que votre nom, je peux à présent y associer un visage..." Il ne prit pas la peine d'introduire l'énergumène qu'il se coltinait. "Est-ce là votre première exécution dans notre beau pays ? Ou votre premier bûcher du moins, car il n'y en a jamais eu de tel en..." Il s'interrompit brutalement devant l'arrivée du condamné. Son cœur se serra lorsqu'il reconnut John Rogers. Lui qui fut autrefois un théologien respecté à Saint Paul's, il était à présent la cible des injures de la foule, misérable pantin en chemise, trimballé dans une charrette qui ne le protégeait pas des jets de légumes pourris. Il était difficile de garder les yeux rivés sur Rogers, tant les humiliations qu'il subissait attristaient Thomas. Ce dernier lutta pour garder une mine impassible et ne pas se trahir face à l'ambassadeur—forcément catholique—et ce chasseur de prime sans foi ni loi, mais avec un tel appétit pour l'argent qu'il ne rechignerait sans doute pas à le dénoncer, fut-il Duc de Norfolk et cousin de la Princesse Elizabeth Tudor. Lorsque l'évêque demanda au pauvre John Rogers s'il comptait se repentir avant de mourir, Thomas retint son souffle, à peine conscient des mots que venait de prononcer Priam d'Anjou.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Dim 7 Juin - 10:01
Quand l'Angleterre s'embrase
Event 13

L
a Reine craignait donc des émeutes... J'en étais presque à espérer qu'il y en ait afin de sortir de cette triste routine de garde. Jamais je n'aurais cru qu'être un garde royal pouvait s'avérer aussi... ennuyeux, car mes journées, je les passais à marche fièrement en arborant les couleurs de la Reine. Faire des rondes, voilà quelle était l'activité principale qu'un garde et cela est d'un ennui mortel. Sauf lorsqu'on se retrouve à deux ou trois le temps passe plus vite, mais alors quand on est seul, comme quand la Reine décide de m'envoyer à Fleet Prison pour m'assurer de la "sécurité du royaume", je crains toujours de mourir tout bonnement d'ennui. Cela dit, une exécution est loin d'être ennuyeuse. Je n'aime pas particulièrement l'idée qu'un homme se fasse brûler vif, j'ai toujours eu une préférence pour les mises à mort à la hache mais c'est toujours très apprécié malgré tout et moi qui ai toujours froid je sens que bientôt ce ne sera plus le cas. Je souris légèrement lorsque Vaughn me répondis

« Cela mettra un peu d'animation avant ce final flamboyant »

Lançais-je sur le ton de la plaisanterie, caressant la garde de mon sabre. L'envie de le dégainer me dérangeait furieusement. J'aimais me battre, j'aimais tuer. Cela me confère un sentiment de puissance que je ne retrouve nulle part ailleurs. J'écoutais les mots de mon coéquipier. Il est certain qu'assister à cela n'est pas des plus plaisants, mais cela ne m'empêchera tout de même pas de bien dormir cette nuit.

« Il est vrai qu'il y a plus plaisant comme tâche à exécuter au service de sa Majesté. Personnellement je trouve que périr par le feu est bien le pire châtiment qui puisse exister »

Ajoutais-je en haussant les épaules. C'est certain, je ne voudrais pas être à la place du pauvre bougre pour qui cet échafaud était construit. Je pense que je préférerais subir mille tortures que de sentir les flammes me consumer, lentement, très lentement. J'avais vu la jeune Cavendish accompagnée de sa belle-mère. Je ne pus m'empêcher de penser que la demoiselle était vraiment très jeune pour assister à un spectacle pareil. Mais après tout, je suis certain que la duchesse sait parfaitement ce qu'elle fait. Les deux femmes furent rejointes par une autre jeune femme, ravissante que je n'avais jamais vu. Mon instinct de séducteur pris alors le dessus et je me tournais vers Lawrence.

« Savez-vous qui est le jeune femme qui vient de rejoindre la Duchesse de Devonshire et sa fille ? »



Lui demandais-je discrètement. Je n'avais pas l'intention d'aller la saluer, pas durant un tel événement, cela ne se fait certainement pas mais j'aime poser un nom sur un visage, surtout aussi angélique que celui de la demoiselle. Cela dit, la réponse allait sans doute devoir attendre, malheureusement pour moi, car le prisonnier arrivait, devancé par les hauts dignitaires catholique de la cour, les évêques et les bourreaux. Des gens du peuple lançaient leurs vieux légumes sur la cage du dénommer John Roger. Cela ne me fit rien. Je restais de marbre face à ce spectacle, même si au fond de moi je n'étais pas forcément d'accord. Il gravit les marches qui le séparaient de la mort et paya le bourreau avant de se laisser attacher au bûcher. D'instinct, je serrais la garde de mon arme, prêt à la dégainer, juste au cas où. Je sentais qu'il risquait de se passer quelque chose d'avais un mauvais pressentiment tout à coup. Mes yeux clairs balayaient la place d'un ai suspicieux.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 9 Juin - 14:48
Quand l'Angleterre s'embrase



« Il est vrai qu'il y a plus plaisant comme tâche à exécuter au service de sa Majesté. Personnellement je trouve que périr par le feu est bien le pire châtiment qui puisse exister »

Aussitôt, Lyra frissonna d'horreur aux seuls souvenirs qui lui montaient en tête. Elle se remémorait l'odeur asphyxiante dégageant des rideaux embrasés de la scène de théâtre, cette même odeur qui s'était engouffrée dans sa gorge, dans ses poumons et avait brisé sa voix. Sa mémoire avait également gravé dans son esprit, l'énergie de son désespoir lorsqu'elle avait tenté d'ouvrir différentes portes bloquées par les poutres chutant une à une, à la force de ses ongles arrachés un à un elle avait tout tenté. Morgan avait raison … Etre en proie aux flammes était sans doute la pire mort que l'on puisse souhaiter à quelqu'un, même à son pire ennemi. Par conséquent, elle ne le souhaitait nullement à ces condamnés, à ces inconnus au fond malgré leur différence de foi. Il aurait fallu être inhumain pour y prendre du plaisir …

A cette pensée, un léger vent de révolte souffla en Lyra ! La reine éprouvait-elle un contentement sadique à cette condamnation ? Sans aucun doute malheureusement ! La jeune soldat en baissa la tête tant elle rougissait de honte de servir une telle personne ! Ce sentiment ne dura néanmoins que peu de temps … Qui était-elle pour juger des décisions de sa souveraine ? Savait-elle seulement ce qu'était la raison d'Etat ou de gouverner un pays ? C'était justement aujourd'hui, qu'elle devait mettre sa loyauté à l'épreuve en ne faillant pas. Il n'est certes pas toujours aisé de suivre les plus grands de ce monde, de cautionner leurs actes même les plus réprimandables mais retourner sa veste, planter un poignard dans le dos de celle que l'on a toujours admiré, quel déshonneur ! Lyra malgré ses folles idées de ne plus valoir grand-chose depuis son accident, se savait tout au moins incapable d'être indigne de la confiance de Sa Majesté ! Un serment est un serment, comme elle l'avait dit quelques instants plus tôt !

« Savez-vous qui est le jeune femme qui vient de rejoindre la Duchesse de Devonshire et sa fille ? »

Assez estomaquée que son camarade d'armes lui demande cela, comme si l'atmosphère avait été propice à une rencontre galante, la belle brune préféra cependant en sourire. Il n'était pas plus différent que ses autres collègues après tout.

- Alors vous ! Vous ne perdez jamais une occasion de vouloir butiner une lady ! Pourtant le printemps n'est pas encore là ! lui lança t-elle tout aussi discrètement et ce avec taquinerie. Il s'agit de …

Ses yeux se posèrent alors sur une toute autre personne que la jeune fille ! Un homme plus précisément. Et quel homme ! Priam ! Il était donc ici ! Lui avait-on fait parvenir une invitation pour ce spectacle macabre en tant qu'ambassadeur de France ? C'était fort à parier, malgré leur retrouvailles récentes, son grand " ami " ne savait pas tout, comme par exemple qu'elle était un soldat ! Pour ne pas être vue et surtout reconnue, elle positionna autrement son casque et prit sur elle de faire de nouveau le tour de l'estrade. Qu'importe si elle croisait le regard de Ballantrae ! Entre deux maux, il faut bien choisir le moindre !

- Venez Flint, faisons encore une dernière inspection et je vous le dirai en chemin. Il ne faudrait pas que l'on s'imagine que nous papotons et rien d'autre.

Chose dite, chose faite, tous deux main sur la garde de leur épée commencèrent à marcher.

- Il me semble que la dame s'appelle Rosemary Blackwood mais je n'en sais pas plus sur elle. Ça sera à vous de jouer, même si j'attendrai plusieurs jours si j'étais vous, elle me parait assez mal ! Pas sûr qu'elle accepte vos mots doux.

Le roulement d'une charrette sur le sol les alerta alors que le condamné arrivait sur les lieux de son supplice. Le malheureux était lapidé de légumes par le peuple. Tandis que son collègue scrutait de son œil de lynx toute la place, Lyra fit son devoir. Il fallait protéger cet homme de la foule, alors elle se dirigea vers cette carriole et aida le futur supplicié à en descendre, tout en prenant une précaution infinie de ne pas se faire reconnaître par Priam. Cet homme presque décharné et à la peau écorchée sous les tortures subies la toucha en plein cœur.

- Appuyez vous sur moi, sir. Mon épaule est solide.
- Merci, je n'aurai de votre aide que pour l'aller, c'est promis.

Cette réplique cynique et macabre fit pâlir la jeune femme. Elle abandonna le condamné aux marches de l'estrade et suivit avec un nœud dans l'estomac, le rituel du paiement.

« John Rogers, il est grand temps d’absoudre vos pêchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? »
- Flint, j'espère franchement qu'il va le faire, murmura t-elle à l'oreille de son coéquipier. S'il l'abjure publiquement, normalement l'Eglise devrait lui laisser la vie sauve en le plaçant dans une abbaye. Ça serait un moindre mal pour lui comparé à la mort, non ?


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 10 Juin - 21:24

Quand l'Angleterre s'embrase.




Les places de la ville.
4 février 1555.


Des flammes qui dansent sur le bois et vous lèche la peau. Des hurlements, la peur d’une mort lente. Antanasya ne voyait pas encore la mort, mais elle l’imaginait très bien, elle avait déjà vu bon nombre de ses amis, qu’on avait dit hérétiques, être condamnés, alors qu’ils n’avaient fait qu’assumer leur foi. Le cœur serrait, elle attendait, entourée de sa fille Henriette et de Rosemary qui finit par les rejoindre. Anya ne savait pas que son amie serait là, elle avait douté, pensant que le spectacle serait trop insoutenable, mais à nouveau, Rosemary avait prouvé son courage et surtout qu’elle était digne de faire partie de leur groupe de protestant. La jeune femme était brillante, plus tard, quand le pays sera plus clément avec les réformés, elle ferait des merveilles. La duchesse de Devonshire voyait le visage inquiet de son amie, elle le savait, elle verrait l’horreur d’ici quelques instants. N’importe qui pouvait défaillir face à une telle mort, même Anya avait le cœur au bout des lèvres, en imaginant que l’un de ses amis allait à nouveau périr. Malgré l’insoutenable, les protestants avaient besoin de voir cela, pour ne pas oublier, pour se dire que du jour au lendemain, tout pouvait arriver. La duchesse regarda sa fille, elle était jeune, innocente, mais elle avait besoin de savoir, d’apprendre, elle pouvait comprendre à son âge et surtout voir les sacrifices de sa mère.

« Nous leurs rendons hommage. » Disait la duchesse tout en répondant à la question de Rosemary. « Nous sommes là pour eux, à les soutenir et à leurs montrer que leur combat ne sera pas vain. » Continua la brune, tout en regardant la jeune femme, droit dans les yeux.
Elles étaient trois protestantes, une duchesse, une jeune baronne et une petite lady en plein apprentissage. Trois femmes impuissantes, trois femmes vulnérables, qui comme le condamné, pouvaient perdre tout, à n’importe quel moment. Henriette parla avec beaucoup de sagesse et montra à ses deux compagnes, qu’elle pouvait aussi être courageuse. La duchesse lui caressa chaleureusement la main.
Bien trop vite, en entendit les cris de la foule, les mots « hérétiques » et « à mort » surgissaient de partout, brisant le cœur d’Antanasya qui finit par voir le malheureux condamné, humilié dans une charrette, qui le conduisait à la mort. Quand Henriette reconnut l’homme, la duchesse ne put s’empêcher de demander si elle avait bien fait de conduire sa fille, jusqu’ici. Ce moment changerait à jamais Henriette et la mère de famille ne savait pas comment sa fille prendrait une telle barbarie.
« Oui Henriette, c’est lui. La reine l’a fait condamner, il y a quelques jours pour hérésie. » Elle s’approcha de sa fille et de Rosemary pour se faire entendre que par elles. « Cet homme va mourir parce qu’il pratique la vraie foi. Notre reine est aveugle, elle ne se rend pas compte du chaos, qu’elle va apporter à ce pays. » Se désola la duchesse de Devonshire.
Faiblement, l’homme se hissa jusqu’à l’estrade, où il fut mis en place par le bourreau. L’évêque qui avait assisté à l’arrivée du condamné, attendit et prononça ses funestes paroles, tenta de faire abjurer le condamné à la toute dernière minute. Un silence pesant s’installa et la jeune femme remarqua que l’un des gardes ne cessait de regarder dans leur direction.
« Rosemary très chère, connaissait vous ce garde ? Il n’arrête pas de vous dévisager. » Demanda la duchesse avec beaucoup de curiosité dans son ton.




    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 16 Juin - 20:33
Henriette avait des paroles sages pour son jeune âge, elle avait raison - un dernier hommage, un dernier honneur à ces protestants dévoués corps et âme à leur foi. Rosemary se demandait quand même ce qu’elle faisait là, elle se sentait tellement coupable. Chaque personne qui la regardait inconsciemment pour la plupart, Rosemary avait l’impression que ça se lisait sur son visage « je suis une protestante résistante, je devrais être à leur place sur le bûché ». C’était compliqué de garder un tel secret, et encore au vue de sa situation elle était facilité. En cet instant, elle avait peur. C’était osé de la part des protestants de ce montrer à un tel événement. Apparemment, c’était la marche à suivre pour prouver à tous notre allégeance à la Reine. Rosemary voyait plutôt ça comme un repérage des futurs coupables. Elle finirait brûler vivre sur cette grande place pour avoir dit les mots qu’elle avait prononcé à Antanasya Cavendish.

Elle regardait Henriette, elle était tellement innocente. D’un côté, Rosemary souhaitait qu’elle soutienne leur cause à leur côté. Et de l’autre... elle ne voulait pas qu’Henriette ai a subir une telle pression, un tel poids sur ses épaules. Rosie n’était pas persuadée par les paroles de son amie, elle fit la mou mais ne répondit rien. Elle était au bord des larmes, elle savait ce qui se préparait et elle n’était pas encore prête à voir pareil spectacle. Etait-elle la seule inquiète de leur sort, à tous ? Elle devait avoir une mine affreuse, un air blafard - elle justifierait son comportement par ce spectacle qu’une âme sensible comme celle de Rosemary ne pouvait supporter. Elle n’avait plus la conscience tranquille, quand elle voyait un garde elle sursautait de peur. Ses yeux étaient rivés sur John Rogers, elle était comme pétrifiée. Choquée par ce qu’il se déroulait devant elle.

Rosemary hocha la tête « Co...comment ? ». Instinctivement, elle tourna la tête pour constater par elle-même les faits. « Il ne me semble pas... ». En cet instant, Rosemary cherchait au plus profond d’elle-même pour se rappeler si elle avait eu à faire de prés ou de loin à ce garde mais rien ne lui venait. Ses pensées étaient tourmentées par les protestants sur le buché, elle avait du mal à penser à autre chose qu’aux actes affreux qu’avaient orchestré la Reine. Sa main commençait à trembler. Elle n’était pas rassurée à l’idée d’être là, pas rassurée à l’idée qu’un garde les regarde ainsi. Elle qui n’attirait jamais l’attention. « Nous n’avons rien à craindre n’est-ce pas ? » Cette interrogation pouvait être prise de bien des manières différentes, Rosemary songeait à un peu tout en prononçant ses mots : leurs activités, leur foi surtout. Rosemary craignait le jour où la Reine s’en prendrait à tous les protestants même ceux qui lui ont juré allégeance comme simple prétexte qu’ils ont embrassé un jour, la foi protestante. Une solution bien radicale mais, la Reine Sanglante était née et la jeune comtesse avait peur, plus que jamais, qu’une telle chose arrive...
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 16 Juin - 21:41


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


4 février 1555 ♣ Dans cette pièce de théâtre, ils étaient tous les acteurs, la victime qui finira indéniable sur le buché, le bourreau qui de son côté allait faire tomber la flamme sur les fagots de bois. L’évêque qui prononçait les dernières paroles et les spectateurs, qui assistaient tous à ce tragique évènement. Ils étaient tous des pantins du destin, jouant avec les fils, les manipulant comme ils le voulaient.
Beaucoup étaient horrifiés par cette situation, comme Henriette Cavendish qui était une toute jeune fille et qui reconnue le prisonnier. Son sentiment, elle le partagea avec sa mère Antanasya Cavendish et une amie de celle-ci Rosemary Blackwood. Toutes les trois protestantes, elles pourraient être un jour à la place du prisonnier. Les deux gardes Morgan Flint et Lawrence Vaughn étaient toujours en place, scrutant la foule, tout en conversant. De son côté, le Français Priam d’Anjou se présentait à l’Anglais Thomas Howard, dont on ne percevait à peine les sentiments, à propos de la scène qui se jouait, surtout que son orgueil venait d’être frappé par Richard Ballantrae.
Toutes ces personnes étaient suspendues aux lèvres du condamné. Allait-il abjurer sa foi avant de mourir ? Comme beaucoup s’y attendait, les lèvres de l’homme restèrent closes, il fixait l’évêque, puis, il se mit à prier, à voix haute.

« Ainsi, vous mourrez dans votre hérésie. » L’évêque, sur ces dernières paroles quitta l’estrade, signifiant au bourreau de mettre feu au buché. Celui-ci, une torche à la main alluma en plusieurs endroits le buché et à son tour, il descendit l’estrade, laissant l’homme aux prises avec la fumée, qui commençait à l’envahir.
Quand les flammes vinrent lécher les pieds de l’homme, les premiers hurlements se firent entendre, puis la suite devint insoutenable. Un effroyable spectacle qui réjouissait les détracteurs du la réforme, mais qui devait en apeurer plus d’un.

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son premier martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce troisième tour, le condamné est en train de subir son terrible châtiment. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce troisième tour durera jusqu'au 30 juin.
Ce groupe sera composé de : Antanasya Cavendish, Henriette Cavendish, Rosemary Blackwood, Morgan Flint, Priam d’Anjou, Lyra Vaughn, Richard Ballantrae, Thomas Howard.




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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Lun 22 Juin - 21:06
Priam d'Anjou ⚜ Quand l'Angleterre s'embrase.


C'était un jour comme les autres, où l'on tentais de vivre malgré les révoltes. Enfin, ce jour-là précisément à Londres, l'engouement était bien présent. On attendais avec impatience l'exécution d'un hérétique qui méritait de brûler pour ces actes contre l'Église catholique. J'y étais présent bien entendu, soutenant la politique de la Reine Mary. L'Angleterre, un pays assez différent de la France. Je me sentais certes bien mieux quand je me trouvais sur ma terre natale, mais ces derniers temps j'appris les coutumes anglais, et rencontrais ses habitants. En ce beau matin, je regardais avec attention autour de moi. J'observais les différentes réactions des anglais quant à cet évènement. Une exécution de protestants, ceux qui ont en réalité choisis de prendre le mauvais chemin, ceux qui pratiquent l'hérésie, et qui à mon sens étaient littéralement nocifs pour le pays. Il est vrai que j'avais eu une éducation moins militaire, et j'étais plus tourné vers la théologie.

Le condamné était arrivé, je le regardais avec une grande méfiance et l'air méprisant. Il ne valait rien à mes yeux. Je commençais à discuter. "Enchanté monsieur le Duc. Le plaisir est partagé. Ravi de l'entendre" lui répondis-je avec amabilité. Je ne connaissais pas tout le monde à la Cour, mais il me semblait l'avoir vu de loin, sans plus. Je n'étais donc pas méfiant à son égard, croyant qu'il devait avoir les mêmes opinions que moi. Il commençais à converser avec moi, mais ne finis pas sa phrase, ayant l'air très surpris de voir l'hérétique anglais. Je restais silencieux pendant une minute et finis par me lancer. "Eh bien, oui à vrai dire, c'est la première fois que je vois une exécution dans votre pays, mais en France nous n'avons pas vraiment ces mêmes habitudes.. ce qui est fort dommage." lui parlais-je dans un bon anglais, malgré mon fort accent qui persistait. Les anglais aimaient le spectacle remarquais-je. "Nous n'avons pas besoin de telles manoeuvres, la France est un pays catholique et le restera, personne ne doit contester" lui racontais-je ne faisant pas attention à ce qu'il pouvait penser. Je savais que l'homme était condamné à mourir. Nous restions silencieux un moment, écoutant les bonnes paroles de l'évêque. Mais alors que mon regard se détournait, je cru voir Lyra avec un garde, enfin précisément habillée en garde. Cela ne peut être possible pensais-je. Non, ma vue me joue des tours. Je n'eu pas le temps de bien regarder que la personne s'en alla, à en point de ne plus être dans mon champ de vision. Je pensais trop à elle, j'avais dû me tromper. Le bûcher qui s'était tout à coup déclenché me fit reprendre mes esprits. Je fis comme si rien ne s'était passé et admirais le spectacle. Il le méritait. Je souriais. "Cet hérétique n'a même pas voulu de notre bonté. Il préférait mourir.. que son voeux soit exaucé" lançais-je tout en fixant le bûcher. Je l'entendais hurler. C'était insupportable non pas par compassion, mais presque par dégoût en quelques sortes. C'était long, et ça commençait à être ennuyant. Une mort lente. Les Anglais n'avaient peur de rien pour sévir comme il faut. C'était la pire des tortures. Je restais impressionné et attendais la suite des évènements. Je me demandais quand même où se trouvait Lyra à ce moment-là.



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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Ven 26 Juin - 20:23

Quand l'Angleterre s'embrase
Dès qu'on est né, on est assez vieux pour mourir. ••• J'eus une infime sourire lorsque Vaughn me dis que j'était incorrigible, oui je le reconnais, dans n'importe quelle situation, même des plus tragique je sais voir le beauté c'est plus fort que moi. J'aimais courtiser les dames inaccessible en théorie. Parfois elles le deviennent, parfois pas mais dans tout les cas être galant et flatté une dame n'a jamais tué personne.

« Vous devriez essayez Vaughn cela vous ferait du bien »

Lançais-je pour tout réponse. Lawrance était un homme très secret et n'était pas comme nous autre à l'affut des belles demoiselles, ou s'il était il restait des plus discrets sur ses intentions. Très sincèrement, il faisait ce qu'il voulait ce ne sont pas mes affaire, tant qu'il ne m'empêche point de m'occuper des miennes. Cependant, je le trouve d'un coup très agité ce qui me fait lâché la jeune inconnue des yeux. Faire un tour ? Encore alors que l'execution allait commencé d'une seconde à l'autre ? Si cela peu le rassurer pourquoi pas et puis j'ai tout intérêt à le suivre puisqu'il va sous peu me donner le nom de la dame. Aujourd'hui, je n'ai besoin que d'un nom, je peux être patient, très patient. La jeune femme semblait boulversée il est évident que je ne vais point l'importuner. Surtout que, Lady Cavendish que je ne connaissais pas personnellement m'avait regardé et avait immédiatement glissé quelques mot à la jeune inconnu qui se retourna aussitôt, finalement ce n'ai pas plus mal de faire une ronde maintenant, même si je dois me retrouver face à Richard Ballentrae que je n'apprécie vraiment pas. Je préfère cela au fait que la jeune lady Blackwood, Rosemary de son prénom, soit effrayée par un regard trop insistant de ma part. Rosemary Blackwood, voilà le nom que me donna Vaughn alors que nous marchions, le regard à l'affut de toutes choses sortant de l'ordinaire.

« Me prenez-vous pour un imbécile ? Je ne vais même pas l'aborder aujourd'hui c'est une Lady et comme vous le dites elle semble très ébranlée. Je prendrais simplement de ses nouvelles d'ici quelques jours voyons ! »

Répondis-je en scrutant le peuple, impatient de voir le condamné arrivé, ce qui ne tarda pas. Personnellement, je restai à ma place mais mon compagnon se précipita pour aider le pauvre bougre lapidé de vieux légume à descendre de la charrette qui l'emmenais vers la mort. Vaughn à du coeur, peut être trop pour son propre bien. Mais être en sa compagnie me rappelle que parfois il faut faire preuve d'un peu de compassion. Si bien que lorsqu'il revint et qu'il me murmura qu'il espérait vraiment que Monsieur Rogers abjure, je me sentis étrangement mal, je crois qu'au fond, je le souhaitais aussi, se réjouir de la souffrance d'un homme était pour le moins malsain il faut le reconnaitre. Décidément quand je suis avec lui, je deviens tendre c'est assez incroyable.

« Je dois bien reconnaitre que cela simplifierait les choses »

Avouais-je en continuant de fixer le bûcher. Non, non il n'abjurait rien, quel imbécile, quel fou, il avait l'occasion de vivre mais non, il préfère mourir dans d'atroces souffrances. Une garde royal ne devais pas sourciller, pas dans un moment pareil ! Quand le bourreau alluma le bûcher, je parvenait aisément à garder la tête haute. Cependant, lorsque les cris de détresse de l'homme commencèrent à se faire entendre, et qu'un odeur de chair brûlée se rependait je devais me battre coûte que coûte pour ne pas fermer les yeux. Le spectacle était d'une atrocité sans nom. Dire que la petite Henriette assistait à cela...

« Pour vu que cela finisse vite »

Dis-je à Vaughn, la mâchoir extrêmement serrée. C'est à peine si je clignais des yeux. Je devais être fort, j'étais un garde de la Reine. Le peuple peut se cacher, nous, les soldats de la Reine, nous n'en avons pas la possibilité ni le droit.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Lun 29 Juin - 13:38
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
Henriette resta silencieuse, écoutant le discours de sa mère et de Rosemary. La jeune Cavendish n'avait pas fait attention que Morgan Flint avait un regard insistant sur Rosemary. Non, Henriette avait posé son regard sur l'homme qui était lié au bûché. Elle aurait voulu prier pour lui mais, Henriette n'était pas sur que se soit réellement le moment et surtout l'endroit pour le faire. Beaucoup de gens prendrait son acte pour une trahison envers la reine et la jeune Cavendish ne devait surtout pas attiré l'attention sur elle ou sur sa mère. Henriette n'avait jamais vraiment compris pourquoi on lui avait ordonné de changer de religion mais, maintenant qu'elle était face à tout ça, elle comprenait que c'était pour lui sauver la vie.

Le bourreau approcha alors la torche enflammé du bûcher, Henriette resserra ses sur celle de Anya et Rosemary qui était à ses côtés pour cette tragique épreuve. La jeune fille fixa les flammes dévoraient le bois jusqu'à atteindre les pieds de l'homme qui commençait à hurler. Henriette soutenait ce spectacle les larmes aux yeux, elle ne devait pas détourner le regard. Faire face était une façon de montrer qu'elle était prête pour être une dame. Cependant, si la vie était ainsi faite et que la futur vie de Henriette ressemblait à ça, la jeune fille n'était pas sur de vouloir devenir une dame. Les flammes rongeaient la peau de l'homme qui hurlait de plus en plus fort, ce spectacle devenait insupportable pour Henriette qui commençait à sentir la nausée arrivé. Sa tête tourné et les larmes qu'elle avait tenté de retenir coulaient le long de ses joues.

La jeune Cavendish baissa les yeux, elle lâcha rapidement la main de sa mère et de Rosemary et plongea son visage dedans. "Je veux rentrer s'il vous plaît !" lança t'elle à l'attention de Anya. Henriette fini par trouver le mur d'une maison et se laissa glisser le long jusqu'au sol avant de se prostré, elle rapprocha ses genoux contre sa poitrine, enfuit son visage entre ses bras et posa ses mains sur ses oreilles pour ne plus entendre cet homme souffrir. La jeune fille explosa et laissa sa tristesse prendre le dessus, ses larmes mouillèrent sa longue robe mais, Henriette n'en avait rien à faire. Elle voulait être ailleurs, elle ne voulait plus voir d'exécution, elle voulait rester dans son monde et ne jamais connaître la mort. Henriette avait l'impression d'avoir échoué et elle espérait ne pas se donner en spectacle, son père ne le supporterait surement pas.[/color][/i]
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mar 30 Juin - 18:08

Quand l'Angleterre s'embrase.


Si Thomas avait été d'humeur cynique en cet instant—et Dieu savait qu'il pouvait l'être à bien des égards—il se serait sans nul doute risqué à parier avec Priam d'Anjou sur la réponse que donnerait John Rogers. Ce dernier allait-il renoncer à sa foi ? Irait-il jusqu'à supplier son bourreau de l'épargner ? Se traînerait-il sur l'estrade, en chemise, sous les cris et les quolibets d'une foule bien trop catholique pour être honnête ? Non, bien sûr. Rogers était un protestant pur et dur, l'un de ces fiers partisans de la Réforme considérant leur corps comme une simple enveloppe charnelle recouvrant leur âme pieuse. Bien peu de chose en vérité que ce corps, fait de chair et d'os, en comparaison de leur foi. Si Thomas avait parié sa fortune et toutes les propriétés qu'il possédait désormais que Rogers refuserait d'abjurer, il n'aurait rien perdu. Et si dans l'attente de la réponse du condamné il retint son souffle, prêt à entendre le murmure d'assentiment de cet homme brisé, il savait bien au fond de lui que Rogers ne se plierait pas au Catholicisme. Son ancien précepteur, John Foxe, ne l'aurait pas fait non plus. Fort heureusement pour lui, Foxe se trouvait en Europe, bien loin des turpitudes de cette Inquisition Espagnole nouvellement implantée en terre d'Albion. Voilà au moins une chose pour laquelle Thomas pouvait se réjouir alors qu'il assistait impuissant à l'allumage du bûcher, tentant de faire la conversation comme il le pouvait avec l'ambassadeur français qui, contrairement à lui, semblait se réjouir de cette mise à mort.

"Eh bien, oui à vrai dire, c'est la première fois que je vois une exécution dans votre pays, mais en France nous n'avons pas vraiment ces mêmes habitudes... ce qui est fort dommage."

"Il me semblait pourtant que les bûchers étaient une tradition Espagnole, et non Anglaise," répondit le Duc de Norfolk sur un ton qui s'apparentait vaguement à celui du badinage de cour, comme si son interlocuteur et lui discutaient des derniers atours à la mode et non de la torture d'un homme. Thomas avait beau savoir se tenir et contenir toute forme d'émotion, son regard ne pouvait se détacher du bûcher, où déjà le feu commençait à prendre. "Nous n'avons pas besoin de telles manœuvres," poursuivit le Comte du Maine, "la France est un pays catholique et le restera, personne ne doit contester." Devant pareille sentence, le jeune Howard ne trouva rien à répliquer, et se contenta d'acquiescer en silence, ou plutôt de faire mine d'être d'accord avec l'ambassadeur. Fronçant les sourcils dans une attitude qui—il l'espérait—le vieillissait un tantinet, Thomas fixa le bûcher comme si lui aussi savourait cet instant, la mort d'un hérétique qui refusait de se repentir ; un hérétique qui avait pourtant été respecté du temps où le Protestantisme était religion d'Etat, un hérétique dont le jeune Howard avait partagé la foi, il n'y avait encore pas si longtemps. Déjà, des volutes de fumée s'élevaient du bûcher, et les flammes, gagnant du terrain, s'étaient mises à lécher les pieds du pauvre Rogers. Les prières du condamné furent très vite remplacées par des cris, des hurlements, prémices d'une agonie lente et douloureuse. Incapable de supporter cette vision plus longtemps, Thomas détourna le regard. Il voulut poursuivre la conversation qu'il avait commencée avec Priam d'Anjou, mais aucun mot ne lui parvint. Au reste, comment se montrer jovial lors d'une telle occasion ? La chose lui sembla impossible, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que son interlocuteur souriait face au spectacle. "Cet hérétique n'a même pas voulu de notre bonté. Il préférait mourir... que son vœu soit exaucé." Il fallut plusieurs secondes à Thomas pour digérer ce qu'il venait d'entendre, plusieurs secondes au cours desquelles ne cessaient de lui parvenir les râles de John Rogers. "Que Dieu fasse de sa mort une affaire rapide," parvint-il finalement à articuler. Il se sentit pâlir lorsque l'odeur de la chair brûlée atteignit ses narines. "Je crois que je ne goûte guère ce genre de spectacle monsieur," ajouta-t-il comme pour se justifier et faire taire les éventuels soupçons que Priam d'Anjou pourrait nourrir à son encontre et à celle de sa foi. "Je préfère les pendaisons. Pas de cris, pas d'agonie, juste des hommes qui se balancent au bout d'une corde après avoir eu la nuque brisée..." Et surtout des criminels exécutés pour des crimes n'ayant rien à voir avec la religion. Pour un homme tel que Thomas Howard, un puissant pour qui le vol ne serait jamais un moyen de subsistance, ce détail avait de l'importance. Assurément, il ne finirait jamais pendu pour ce genre de délit, mais en ce qui concernait la religion, rien n'était plus incertain.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Jeu 2 Juil - 22:35

Quand l'Angleterre s'embrase.




Les places de la ville.
4 février 1555.


La réalité se jouait sous leurs yeux. Elle voyait la conclusion, le point final de la vie. John Rodgers n’avait voulu qu’une chose, vivre sa foi, la faire comprendre, tout comme elle, tout comme Rosemary. Cette histoire pouvait aussi être la leur, elle pouvait aussi être la fin d’un livre, un point final écrit avec des flammes. Antanasya Cavendish, duchesse de Devonshire venait assister à ce spectacle macabre, pour soutenir et rendre hommage à un ami qui avait compté dans sa vie. L’épreuve allait être difficile, elle se sentait déjà défaillir en voyant l’homme, attaché ainsi sur un poteau. Elle avait du mal à y croire et pourtant, c’était la triste réalité. Mary Ière d’Angleterre venait de franchir une étape et bientôt, elle ne pourrait plus faire marche arrière. La reine était décidée à éliminer les protestants et rien ne pourrait à l’encontre de son opinion. La religion réformée était jeune, ils n’étaient qu’une poignée à vouloir la protéger et Anya savait qu’elle allait perdre beaucoup de soutien après cette journée. Les protestants allaient prendre peur, certains quitteront le pays, d’autres se cacheront et ne vivront plus de leur religion. Le protestantisme allait devenir clandestin et si cette reine restait sur le trône, il disparaitrait, comme l’Inquisition avait pu le faire en Espagne.
Cette scène en terrifia plus d’un, dont sa fille Henriette et Rosemay, qui se demandait si elles ne courraient aucun danger. La duchesse de Devonshire, en femme protectrice se voulait rassurante, même si elle savait que personne ne pouvait être à l’abri d’une dénonciation, elle ne voulait pas intensifier la crainte de la jeune lady.

« Tant que nous resterons unis, rien ne peut nous arriver, n’oubliez pas ça Rosemary. Ne l’oubliez jamais. » Disait-elle sur un ton maternel, qu’elle utilisait avec n’importe lequel de ses enfants.
Comme Antanasya se doutait, John Rogers ne dit rien et son silence pesant fut un aveu pour l’évêque, qui ordonna la mise à feu du buché. En divers endroit, le bourreau allumé les fagots de bois, qui dégagèrent une épaisse fumée. Ses yeux étaient comme hypnotisés par la scène, un jour, elle pourrait être à la place de cet homme. Un jour, elle pouvait se retrouver emprisonner et quelque temps plus tard, elle pourrait se retrouver à la place de Rogers. Condamnée pour hérésie, alors qu’elle ne faisait que protéger sa foi. Petit à petit, les flammes commencèrent à lécher les pieds de l’homme, qui commença à hurler de douleur. En dehors de la torture, le buché était la pire des morts, lente, douloureuse, mieux valait aux hommes de mourir par la fumée, plutôt que par les flammes.
Henriette finit par craquer, c’était inévitable, elle était jeune et la duchesse de Devonshire pensait qu’elle avait été bien sotte d’amener sa fille à un tel évènement. En la voyant fondre en larme et cacher son visage, la mère de famille attira son enfant contre elle et par de douces paroles, elle essayait de rassurer sa fille.

« Tout sera vite finie ma chérie ne vous inquiétez pas. Pensez à autre chose, aux plages du Devonshire à vos jeux avec vos frères et sœurs. » Disait-elle tout en lui caressant les cheveux. Elle regarda Rosemary, avec ce regard de mère protectrice qui lui était propre. La scène était insoutenable, mais Antanasya ne devait pas craquer. Pour toujours, elle devait être la force, celle qui devait affronter les épreuves sans sourciller, celle qui pouvait regarder la mort, sans en être terrifiée. Si elle ne possédait pas cette force, jamais elle ne pourrait combattre la reine. Jamais elle ne pourrait défendre ses plus proches amis.




    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Lun 6 Juil - 14:30
Apparemment, ma petite intervention avait eu l'effet escompté : celui que j'avais fini par identifier comme Thomas Howard, comte de Surrey puis duc de Norfolk, m'avait reconnu. Sans doute derrière son expression à mi-chemin entre hauteur et mépris cachait-il qu'il me maudissait dans toutes les langues qu'il connaissait. Peu m'importait : l'essentiel était que le jeune homme se souvienne de qui j'étais, de ce que j'avais bien failli faire et que par son intervention je n'avais pas fait - mettre la main sur John Foxe et le livrer aux autorités - et surtout de ce que je savais à son propos. Maintenant, l'arrogant savait que non seulement j'étais toujours de ce monde, mais qu'en plus je connaissais son identité et son rôle dans l'évasion des Foxe. Je ne pus retenir un sourire glacé aux mots de Thomas Howard sur le "divertissement" qui se déroulerait incessamment sous peu devant nous. "En effet," répondis-je, "j'espère que vous apprécierez, même si je dois vous avouer que mettre la main sur celui-ci n'a pas été des plus compliqués. Il est d'une indiscrétion pitoyable." Mon sourire s'élargit : "ou était. De toute façon, il n'a pas eu la chance d'avoir un riche et zélé protecteur." Encore une remarque aussi fine que du gros sel, dédiée uniquement à remettre une couche sur la fuite des Foxe. Lorsque le jeune duc ironisa sur ma paye, je ne pus répondre que par un grand rire : "oh, mais rassurez-vous, je compte bien aller dépenser sans compter d'ici quelques minutes, mais pourquoi ne pas profiter du spectacle avant ? Ce genre d'événement n'arrive pas tous les jours." Cela ne serait plus tout à fait vrai d'ici les prochains jours sans doute : un seul de ces hommes était condamné au bûcher ce matin, combien d'autres ensuite ? Quatre noms m'avaient été donnés, Dieu seul connaissait la longueur de la liste qui ne manquerait pas de suivre. Liste à laquelle je n'avais aucune intention de déroger, sauf peut-être si le nom des Barrow y figurait. Imaginer Joane périr comme ce Rogers me fit serrer les dents. Si une telle chose devait arriver, si elle figurait parmi les condamnés, je trouverais un moyen de la faire sortir du pays. Elle, son fils, l'enfant qu'elle portait. Et je serais dans la même situation que Thomas Howard protégeant les Foxe, ironique, n'est-ce pas ?

Alors que l'ambassadeur français entamait la discussion avec Thomas Howard, sans doute trop heureux d'avoir là un prétexte pour me plus m'entendre, j'adressais un signe de tête discret à l'angevin et reculais dans l'ombre. J'étais sorti de chez moi ce matin sans trop savoir ce que j'allais faire en attendant l'exécution, maintenant je savais ma tâche accomplie. Le duc de Norfolk ne m'oublierait pas de sitôt, ce qui était tant mieux : cette vie que je menais était dangereuse, mais tant que j'étais seul à en faire les frais, je ne voyais pas pourquoi j'aurais eu besoin de faire appel à la protection des puissants. Maintenant, les visages de Luisa ou Joane interrompaient trop souvent mes prosaïques pensées. Si le vent devait tourner pour moi ou l'une d'elles, il me faudrait trouver le moyen de les mettre à l'abri. Avoir un duc dans ses contacts était tout sauf négligeable, même si le duc en question avait été obligé de me payer pour faire évader son ancien précepteur avec toute sa famille. Ironique, c'est le mot. Pour moi qui escomptais ne jamais avoir besoin de quiconque pour parvenir à mes fins, savoir que la survie des rares personnes que j'aimais dépendrait peut-être d'un tiers était détestable. Mais nécessaire. Un jour, peut-être que je n'aurais pas d'autre choix.

Sur la place, le condamné refusa de se soumettre et entama sa prière. En anglais, évidemment, un dernier affront au catholicisme et à la reine qui prônaient l'usage du latin. Lorsque les flammes s'élevèrent et les premiers hurlements retentirent, l'essentiel de la foule eut le souffle coupé. A plusieurs pas de moi, une fillette blonde - celle de la duchesse de Devonshire - se recouvrit le visage avec les mains. Devant, alors que l'ambassadeur français pérorait sur la bonté catholique refusée par Rogers, Howard se contenta d'espérer que la mort de ce dernier soit rapide. Le pauvre risquait d'en être pour ses frais. Alors que le supplicié s’époumonait et que de sombres volutes de fumée s'élevaient dans le ciel gris, j'eus un mouvement d'humeur en songeant que finalement, tout ceci était très espagnol. Dans les faits, je me fichais bien du condamné : s'il se satisfaisait de mourir pour sa foi, grand bien lui fasse. La reine aurait pu tout aussi bien le faire pendre ou décapiter, le spectacle n'aurait guère été différent. Là, elle reprenait la vieille habitude de sa grand-mère Isabelle la Catholique, également arrière-grand-mère de ce crétin de Philippe II, l'espagnol inutile qui lui servait de mari. Encore une façon de montrer que désormais l'Angleterre se rangeait aux côtés des espagnols. Il me sembla d'ailleurs en apercevoir quelques uns, reconnaissables à leurs habits noirs et aux grandes croix qui paradaient fièrement sur leurs poitrines. Détestable. Et dire que d'ici peu, l'héritier du trône serait un Habsbourg ! Plût à Dieu que notre imbécile de roi consort tombe dans les escaliers et se brise la nuque, et que son rejeton tout aussi inutile passe l'arme à gauche aussi - si possible avant de naître, qu'on en soit vite débarrassés !

Toujours sans mot dire, j'observais la fumée du bûcher se répandre dans le ciel au-dessus de nos têtes. L'odeur se rependait de concert, détestable. Mais je ne laissais rien paraître de mon dégoût, me contentant finalement d'espérer pour Rogers que sa fin arrive plus vite que prévu. Quitte à mourir, autant que ça aille le plus vite possible : le résultat était le même et on s'épargnait la puanteur et les cris.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.  Mer 8 Juil - 22:58


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


4 février 1555 ♣ Les cendres tombaient, la fumée étouffée, les flammes consumaient les derniers morceaux de chair. Les cris avaient laissé place au silence, puis aux bruits de la foule. Le protestant n’était plus et de nombreux catholiques se réjouissaient déjà d’un nouveau buché. On hurlait qu’il fallait purger l’Angleterre de l’hérésie, que celle-ci devait être éteinte. On se moquait du protestant et des autres qui allaient suivre encore, comme ce Cranmer que beaucoup disait être à l’origine de la grande folie d’Henry VIII, de rompre avec Rome. On se voyait déjà comme des héros partant en croisade. On se disait être des pacificateurs de la foi catholique et pendant ce temps-là, les protestants se taisaient, regardaient ou encore s’amusaient à copier les catholiques pour ne pas finir comme le condamné. Il ne restait guère de choix, se convertir ou mourir.

Pendant ce temps-là, la terrible scène semblait en choquer plus d’un, comme la pauvre Henriette Cavendish, qui ne voulait qu’une chose, partir le plus loin d’ici. Protégée par sa sœur, la duchesse de Devonshire, la jeune fille ne se remettrait sûrement jamais de ce spectacle. En plus de s’occuper de sa fille, Antanasya Cavendish tentait de rassurer Rosemary Blackwood, qui craignait de finir comme le condamné. Au contraire, le spectacle semblait réjouir le Français Priam d’Anjou, qui était toujours en compagnie de Thomas Howard, dont le visage devenait de plus en plus pâle. Morgan Flint, le garde, ne semblait pas non plus goûter à ce charmant évènement, tout comme Richard Ballantrae, qui se trouvait non loin du duc anglais et du français.
Ils sont tous des acteurs de cette histoire et eux que vont-ils choisir, défendre la religion catholique ou se taire, se convertir ou mourir ?

Information sur le jeu : En ce 4 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son premier martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce dernier tour, il est temps de conclure vos réponses.
Ce groupe sera composé de : Antanasya Cavendish, Henriette Cavendish, Rosemary Blackwood, Morgan Flint, Priam d’Anjou, Lyra Vaughn, Richard Ballantrae, Thomas Howard.




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❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase.
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