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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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♕ Mon nombre de messages est : 901 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 1383 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 28/02/2012

Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Dim 10 Mai - 20:12


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


8 février 1555 « L’hérésie sera condamnée par le feu. Que la mort puisse purger vos péchés. » Ils n’avaient maintenant plus le choix, ils n’avaient plus qu’à attendre le jour de leur condamnation, le jour où les flammes les tueraient.

Pour la reine, les exactions des protestants n’avaient que trop durées. Elle voulait frapper et sous les conseils de ses proches, elle devait condamner des hommes forts, de cette fois trop dérangeante à ses yeux. Son père avait embrasé le pays, pour l’hérésie, elle, elle serait connue pour avoir rétabli l’ordre en Angleterre. De sa funeste plume, elle signa donc quatre condamnations à mort.

Quelques jours plus tard, un matin, des hommes commencent à dresser un buché, la petite estrade de planche est installée, avec son échelle qui conduira au poteau le condamné. Les fagots qui alimenteront le buché sont disposés. Il était onze heures quand le buché fut prêt. Peu de temps après, les premiers spectateurs arrivèrent, prenant place aux premières loges, pour assister à cet évènement. Certains visages étaient fermés, d’autres réjouies, ou encore curieux. Une chose est certaine, après ce moment, la face de l’Angleterre ne sera plus jamais la même.

Information sur le jeu : En ce 8 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son deuxième martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce premier tour, vous arrivez sur la place et vous rencontrez les personnes autour de vous. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce premier tour durera jusqu'au 24 mai.
Ce groupe sera composé de : Catherine Holmes, Helen Bird, Joane Barrow, Arthur Paton, Jack Mortimer, Anne Somerset, Henri Morangier.




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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Lun 11 Mai - 19:30
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
U
n jour funeste pour notre foi s'était encore lever. Plus le temps passe plus je crains pour ma vie, surtout depuis les attentats dont mon époux s'accuse fièrement en décembre passé. Jusqu'à présent, j'avais refusé de me rendre au execution de nos confrère protestant. Il y avait plusieurs raison à cela, la première étant que j'avais peur pour mon enfant à naitre. Je suis certes une femme forte mais je n'ai jamais vu un être brûlé vif, encore moins quelqu'un que je pourrais considérer comme un père spirituel qui partageait mes croyance. Ensuite, bien entendu j'avais peur que la garde royale m'arrête, en théorie personne n'est censé savoir que Jaime est à l'origine des derniers attentats mais bon nombre de gens connaissent ses croyance et savent que je suis son épouse, donc évidement, cela ne m'encourage vraiment pas à me rendre dans un endroit remplis de catholique hystériques célébrant la mort d'un de nos frères.

En ce jours du 8 février cependant, et ce malgré le froid mordant, je confiais la boutique à ma douce Maggie, enfilai ma cape que je m'étais moi-même confectionnée avec des tissu que lord Stuart m'avait fait parvenir et décidai de em rendre sur la place, ou allait avoir lieu cette infamie. Plus je m'approchait de ce lieu plus je me sentais mal, mes jambe étaient étrangement lourde et mon enfant ne tenait plus en place et s'agitait plus que de coutume. C'était un jour gris, comme la grande majorité des jours en hiver, ici, à Londres. Les nuages étaient épais et le vent sifflait à travers les ruelle de Londres sans un hurlement sinistre. Plus je m'approchais, plus je sentais la mort, la souffrance. Il m'était de plus en plus difficile de masqué la peur au fond de mes yeux.

A mon arrivée sur la grande place, je fus choquée par tout l'agitation et le manque de respect autour du buché installé en son centre. Je n'avais jamais vu d'execution, j'ignorai donc totalement à quoi cela pouvais bien ressembler. Un homme allait mourir d'ici peu dans d'atroce souffrance, et pourtant des gens riaient à gorges déployées des enfants criaient, couraient et jouaient. Comment pouvait-on n'avoir aucune peine pour l'homme qui devait sans doute mourir de peur dans un cachot de la tour de Londres. Catholique ou protestant quelle importance au finale face à la souffrance qu'il allait endurer ?! Le bûcher est, je trouve la forme la plus cruelle d'execution. Je me demande de quoi le condamné décède par ailleurs, de souffrance ou d'asphyxie ?

Après mûre réflection je crois que c'était une assez mauvaise idée que je me rende ici. Je n'arrivais pas à cautionné un telle niveau de barbarie, cependant, je ne pouvais plus vraiment faire marche arrière, j'étais entourée de catholiques fou de joie, si je quittait les lieus cela pourrait être mal perçu, surtout que je viens de remarqué le garde royal Arthur Paton. Je crois que je n'ai jamais rencontré un homme plus catholique que lui et il sait qui je suis, je n'ai donc aucun intérêt à attiré son attention. Je décidai donc je me fondre dans la petite foule déjà amassée devant l'estrade de bois. Je fixant, par ailleurs, cette estrade je ne peux m'empêcher d'imaginer qu'un jour, il y a de grande chance que ce soit mon époux qu'on attachera au bûché. A cette pensée mon coeur s'emballe. L'idée qu'un jour je sois ici à attendre de voir mon époux mourir dans d'atroce souffrance me faisait totalement paniquer. Mais malgré cette horde d'ennemis qui m'entourais, je crus reconnaitre une visage familier dans la foule. N'était-ce point Henri que je n'avais plus vu depuis plusieurs mois ?

« Henri ! » L'appelais-je en essayant de em frayer un passage auprès du jeune Henri Morangier. Il restait encore plus merveilleux que dans mes souvenirs, il m'avais manqué et je regrette amèrement tout ce que je lui ai fait cela n'a jamais été dirigé contre lui. Il faut que je le lui dise. Mais si je lui avoue toute la vérité sera-t-il encore à même de m'aimer... j'en doute... « Que fais-tu ici ? »

Mais question était légitime, il m'avait semblé qu'Henri n'avait cure de religion. Aimait-il voir des executions ? Je ne pense pas non plus, enfin qui prendrait plaisir à voir quelqu'un mourir brûler vif ?

electric bird.
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Jeu 14 Mai - 15:52

Quand l’Angleterre s’embrase



Le temps était frais, froid même, mais sec. Le temps idéal pour un bûcher, me surpris-je à penser cyniquement.

En réalité, je n’aimais pas ça. Oh non, je n’aimais pas ça du tout. Je comprenais bien les raisons de ma présence ici, que je n’étais pas en mesure de négocier ; mais ce n’était pas pour autant que j’approuvais le spectacle auquel j’allais assister. Funeste tragédie, qui impliquait non seulement les victimes de la folie sanguinaire de notre reine mais aussi les spectateurs que nous étions. Peut-être un jour les spectateurs seraient-ils eux aussi des victimes, mais ce n’étais pas vraiment le moment idéal pour y penser.

J’en avais d’abord voulu à ma protectrice de m’avoir envoyée ici. Lady Stanhope était censée être une amie de ma mère, pourquoi donc me forçait-elle à subir ceci ? Lorsqu’elle m’avait expliqué ce qu’elle attendait de moi, cependant, j’avais compris qu’au fond, elle cherchait à me protéger. Me montrer aux exécutions publiques était un moyen de me placer hors d’atteinte des possibles critiques futures et donc de me préserver.
Et, double avantage, je pourrais également rapporter à ma tutrice les noms et les réactions des personnages présents.

J’avais bien conscience du fait que Lady Stanhope se servait de moi (je n'étais pas stupide à ce point), mais pour l’instant du moins, cela ne me dérangeait pas puisque cela servait mes intérêts. De toute façon, le retour en arrière n’était plus envisageable maintenant. Trop de gens m'avaient vue.

Pour le moment, je ne reconnaissais encore aucun visage familier, mais sans doute allaient-ils arriver : la plupart des nobles personnages assistaient aux exécutions publiques pour bien se faire voir à la Cour - ou pour se protéger, comme moi.
En attendant cela, je me perdis dans mes pensées, tâchant de ne pas exprimer la moindre émotion. Ce bûcher me terrifiait, tous ces gens regroupés autour dans l’attente de l’exécution me donnaient la nausée, et ma simple présence ici me révoltait… Mais montrer cela n’était pas dans mon avantage.

Je tâchai de détourner mes pensées, de les envoyer se balader loin, très loin. Mais même penser à Nottingham, où j'avais laissé ma famille, me ramenait à ce lieu. Après tout, en assistant à cette immolation, n'étais-je pas en train de trahir les convictions pour lesquelles je m'étais si âprement disputée avec mon père ? Non, tentai-je de me raisonner. Tes actions ne trahissent pas tes pensées. Tu agis pour te protéger, pour protéger ta famille, pour protéger le domaine,...
Peine perdue. Un goût métallique en bouche, je tournai mon regard vers la foule environnante. Pourvu que quelque chose se produise, sinon j'allais vomir...





© Truth.


Dernière édition par Catherine Holmes le Lun 1 Juin - 20:38, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Jeu 14 Mai - 18:55

Ca va cramer !



8 février 1555.
Les places de la ville.


L’hiver s’était installé, froid, mordant, il empêchait le capitaine Jack Mortimer de quitter le port, pour prendre le large, vers des contrées plus douce. Son navire était glacial et l’homme ne voulait pas prendre le risque de perdre quelques hommes, en raison de mauvaises maladies. L’hiver n’était pas des plus gaie en Angleterre, Jack avait passé les fêtes dans les tavernes et en compagnie de Mary-Ann, quand il était d’humeur et il s’était même permis de lui offrir une bague surmontée d’un rubis, qu’il avait volé à un navire espagnol. Mary-Ann ne savait pas la provenance et elle n’avait eu guère besoin de le savoir, quand le capitaine ajouta que le bijou était fait pour elle. L’homme s’était ennuyé durant tout le mois de janvier, Londres était devenue monacale avec le froid, mais aussi avec ses souverains qui ne pensaient qu’à leur futur rejeton. Arf, quelle poisse que la vieille peau soit tombée enceinte ! Il y avait une chance sur il ne savait pas combien, pour que cela lui arrive et maintenant leur pire cauchemar à tous allait arriver. Le pire pour Jack, c’était qu’il devait faire chaque jour attention à sa peau, à cause de ces foutus espagnols, qui étaient partout. Janvier était mort, laissant place au mois de février, qui promettait d’être un mois plus que brûlant. Comme tout le monde, Jack avait entendu parler des évènements qui s’étaient produits à la cour et contre les souverains, il avait même espéré que la reine soit morte, mais cela n’arriva jamais. Les souverains n’avaient eu donc qu’une envie se venger de ces attaques et c’est contre les protestants que leur colère fut rejetée. Jack était bien heureux de ne croire en rien, à part son navire, mais il avait bien quelques compagnons protestants, qu’il ne voulait pas voir mourir. Cela serait trop injuste à ses yeux. Par chance, pour le moment, la souveraine n’était intéressée que pas quelques prêcheurs, qui n’avaient aucune importance pour le capitaine Mortimer.
En ce 8 février 1555, Jack se levait assez tard dans la matinée, la tête lourde en raison de l’alcool qu’il avait bu la veille. En se réveillant, il se demandait comment il avait pu se rendre jusqu’à son navire, sans mourir d’un mauvais accident. Par caprice, il réclama qu’on remplisse d’eau chaude un baquet, il voulait prendre un bain. Jack s’ennuyait et il détestait cela. Son ennui le transformait en un homme comme tout le monde, qui se levait, bougeait en ville, buvait et allait se recoucher. Il était en manque de son océan, en manque de sa barre et il attendait qu’une chose partir pour de bon en mer, pour une semaine, un mois ou un an, il s’en fichait. Il voulait naviguer ! Une fois propre, il enfila des vêtements normaux, un pantalon noir dans le même style que ceux des paysans, mais en tissus chaud, une chemise blanche, un veston, et son chapeau qu’il ne quittait jamais. Après avoir sobrement déjeuné, il enfila une fourrure, digne de n’importe quel noble, là aussi, il l’avait volé, et il quitta le navire, pour faire le tour du port. Les conversations allaient bon train, il paraitrait, qu’après avoir brûlé une autre personne plus tôt dans le mois, la reine prévoyait de faire une autre victime. Jack se laissa indiquer le chemin et se rendit jusqu’à la fameuse place, ou un buché était déjà dressé et des personnes déjà présentes pour assister à ce funeste spectacle. La mort la plus horrible pour un marin était bien le feu. La noyade il s’en moquait, être pourfendue par une épée, il s’en moquait, mais le feu, il en frissonnait rien que d’y penser.
L’homme avait froid, il se rendit jusqu’à une taverne pour commander un verre de whisky et après l’avoir bu tranquillement, tout en conversant avec quelques gens, il acheta la bouteille et ressortie dehors, là où la foule était plus dense. Etrangement, le capitaine Mortimer était assez calme, le regard fixé sur le buché, il se disait que personne ne méritait une telle mort, à part ses ennemis. Il ne se mit pas aux premières loges, il s’en moquait bien, de là où il était, il ressentirait aussi la chaleur du brasier et l’odeur de chair en train de cuire. L’homme renifla bruyamment et il vit une jeune femme seule (Catherine Holmes) et il s’en approcha. Au moins, il aurait une distraction, le temps que le bonhomme ait fini de griller.

« Ce n’est guère un endroit pour une jeune personne de votre rang. » Il renifla bruyamment, regardant la jeune femme de ses petits yeux sombres.


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 ㄨ    the sword in the darkness
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♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 24 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 928 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 273 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Ven 15 Mai - 13:52
LET THE FLAMES PURIFY


Voilà un an qu’il était à Londres. Il était arrivé sans rien. Et aujourd’hui il figurait parmi les meilleurs gardes de Whitehall. Cependant, aujourd’hui, il aurait préféré ne pas porter l’uniforme qui caractérisait sa profession et être ailleurs.

Il n’aimait pas les exécutions. Il avait apprécié celle de Thomas Wyatt, car cet homme méritait amplement la mort. Mais de manière générale, il détestait les exécutions. Son frère était mort comme cela, exécuté sur une place publique, entouré de gardes et de gens du peuple, en bas de l’estrade, venu le regarder mourir. Il détestait le regard satisfait de ce Lord lorsqu’il avait estimé que justice avait été rendue à son fils. Il détestait cet horrible souvenir qui le hantait. Oh, il devait bien avouer, il n’en avait vu que quelques secondes. A l’époque, il avait préféré détourner le regard. Il avait seize ans, il avait perdu son père, son frère, et il n’avait aucune envie de regarder son autre frère mourir. Il n’avait vu Charles lutter contre l’emprise de la corde que durant une fraction de seconde. Cependant, ce souvenir lui revenait comme étrangement long. Son cerveau devait en avoir imaginé la suite, dans ces plus horribles cauchemars.

Malheureusement, c’était ainsi. L’hérésie devait cesser de se propager. Il le comprenait bien. Il était dommage de devoir utiliser de telles manières. Mais évidemment, on ne pouvait continuer à laisser Londres en danger constant par des personnes qui ne rêvaient que d’une chose ; trancher la gorge de la reine Mary et répandre l’hérésie du haut du trône d’Angleterre avec la sorcière rousse dans le rôle de souveraine.

Arthur avait beau se répéter cela, il avait cependant très mal dormi en vue de la journée qui se préparait. Il n’avait encore jamais vu quelqu’un mourir brûlé. Et à vrai dire, il n’avait aucune envie d’assister à un tel spectacle. Il ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la pitié, dans des moments de faiblesse, pour les gens qu’on allait exécuter. Qui étaient-ils ? Avaient-ils une famille qui, comme lui, sa mère et son frère Ed autrefois, viendrait les regarder mourir et en ferait des cauchemars jusqu’à la fin de leur vie ?

C’était terrible. Ce qui arrivait à l’Angleterre était terrible. Pourquoi ces gens refusaient ils de retrouver le droit chemin ? Pourquoi son beau pays se retrouvait la proie d’un tel fléau qui contaminait de plus en plus de gens, devenant de plus en plus menaçant chaque jour ?...
Arthur avait été obligé de venir. Il n’avait pas demandé à être là. Il y avait eu une réunion, durant lesquelles on avait cité les noms des gardes que la reine avait choisi pour orchestré l’événement.

« Wayne, Arthur. », avait été cité en dernier. Foutu ordre alphabétique. Le soldat avait cru être tiré d’affaire jusqu’à la dernière seconde. Mais non, il serait présent. Devant l’estrade. Au première loge pour sentir l’odeur désagréable d’un homme qui brûle.

Le fait était qu’Arthur n’éprouvait plus la même passion qu’autrefois. Il voulait toujours que son pays soit sauvé de l’hérésie. Il savait que la reine Mary n’avait d’autre choix et qu’il fallait que ces exécutions aient lieu. Mais il commençait à douter de sa position. Gardiner qui avait comploté avec Stanhope. Stanhope qui lui avait forcé la main pour une mission terrible. Son uniforme qui devenait parfois symbole d’insécurité. Certains de ceux qui soutenaient la reine étaient tout aussi pourri que les hérétiques. Il visait Stanhope en disant ça. Quant à Gardiner…Disons qu’il lui arrivait de douter de lui et de se demander s’il n’aurait pas mieux valu qu’il s’engage à faire son devoir autant que les autres, et non davantage. Si Gardiner lui demandait de se débarrasser d’un ennemi hérétique de la reine, un jour, le ferait il ?

Arthur arriva devant l’estrade où le bucher avait été dressé en même temps que le prêtre. Tout comme l’un de ses collègues, arrivé au même moment, mais placé plus à droite, il avait choisi le poste le moins importante de l’événement. Il n’était là qu’au cas où quelqu’un tenterait de s’interposer, où cas ou quelqu’un tenterait de monter sur l’estrade, au cas où une émeute se déclenchait, au cas où le nom de la reine était bafoué et qu’il fallait dégager la place de l’un ou l’autre faiseur de troubles. Ce n’était pas lui qui amènerait les condamnés, ni déclarerait les sentences. Pour cette fois du moins, il préférait être simple spectateur. Au fond, il ne faisait que son travail et son devoir, c'est vrai, et il n'y avait rien de mal à çela. Mais contrairement aux autres gardes qui avait été choisi, il avait perdu un frère exécuté sur une place publique, pendu...Et ce souvenir le hantait encore.


Arthur Wayne ✖ the sword in the darkness.
« Iron » I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate.

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La Famille Royale
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♕ Métier : Lady Katherine Grey ♕ Age : 16 années ♕ Religion : Protestants ♕ L'avatar a été fait par : zuz, tumblr & .TITANIUMWAY ♕ Mon nombre de messages est : 531 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 32 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 05/10/2013 ♕ Mon pseudo web est : Eris

Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Ven 15 Mai - 17:32
QUAND L'ANGLETERRE S'EMBRASE
THE COURT AND ANNE

And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
Ce fut le courant d'air froid qui se glissait par le pas de ma porte qui me réveilla en cette journée nuageuse du huit février 1555. Je grelottais sous les couettes que les servantes du château avaient gentiment ramenées à ma demande. Les chambres des nobles n'avaient rien de confortables, et j'osais à peine imaginer celles des domestiques. Ce fut dans le noir complet que je cherchais de quoi allumer la bougie qui se tenait droite comme un i sur ma table de chevet. Je résidais continuellement au château, la demeure familiale des Somerset étant devenue bien trop étroite à mon goût. La présence de mon frère me répugnait et plus je me trouvais loin de lui, mieux je me portais. Mon nouveau statut de dame de compagnie auprès de Margaret Stanley m'emplissait d'une joie certaine et détournait mes pensées de mon traître d'aîné. Une fois la bougie allumée, je m'étais préparée en vitesse, enfilant une toilette de couleur cuivre pour l'occasion. Une servante était là pour m'aider. J'avais beau être seulement une lady, mon ascendance était prestigieuse et je ne pouvais décemment pas m'habiller seule, comme une malpropre. Mon frère avait le souci de la famille et ne m'avait pas coupé les vivres pour l'instant.
Je m'étais ensuite dirigée vers les appartements beaucoup plus luxueux de Lady Stanley. Dans les couloirs du château, les nobles se bousculaient et les domestiques jouaient des coudes pour passer. Je dus me coller aux murs de pierre pour ne par mourir écrasée par les pas impétueux des comtes, ducs et autres lords. Je savais que quelque chose se préparait en ce jour, mais j'avais sottement oublié quoi. Cela m'étonna quelque peu, et cet oubli me resta à l'esprit tout le long du chemin qui me mena aux appartements de ma nouvelle maîtresse. Je détestais lorsque des événements importants me sortaient de la tête. Je mordillais ma lèvre et triturais un bout de ma manche, tachant vainement de me souvenir de cette nouvelle que j'avais oubliée. Ce fut seulement alors que je pénétrais dans le grand salon où Lady Stanley me fit la remarque.

« Lady Somerset ! N'avez-vous point votre cape ? Allons, nous sortons voir la mise à mort des condamnés. La reine m'a mandée et il est évident que vous m'accompagnez. »

Quelle idiote j'avais été d'oublier cela ! Moi qui n'attendais que cela depuis que Mary Tudor avait signé les condamnations à mort de quatre hérétiques. Une boule se forma soudain au creux de mon ventre et après une courte révérence, je me dépêchais d'aller quérir ma cape fourrée de fourrure d'écureuil. Le temps n'était guère clément en hiver à Londres et à peine fus-je sortir dans la cour que de la fumée s’échappa de ma bouche. J'étais à la fois impatiente et anxieuse de voir pour la première fois des hommes brûlés. Je me répétais que cela ne devait pas être si terrible et je m’efforçais de me persuader que si la reine avait pris cette décision, ça ne pouvait être que la bonne. Après tout, il fallait expier les péchés par le feu et ces condamnés allaient faire une confession sans retour possible.
Je me frottais les mains, histoire de me réchauffer, suivant la petite troupe qui accompagnait Lady Stanley, princesse du sang. Nous traversâmes Londres avant d'atteindre une grande place où tout était déjà prêt pour la mise à mort. Je fus, pendant un court instant, hypnotisée par l'énorme tas de bois qui allait dans quelques heures un tas de cendres, autant végétales qu'animales. Or, à peine eus-je posé mon regard sur le bûcher où Lady Margaret Stanley et les autres demoiselles de compagnie avaient disparues de mon champ de vision. La foule grossissait à vue d'oeil et je ne pensais guère pouvoir les retrouver au milieu de cette cohue. La plupart des personnes qui m'entouraient se trouvaient être des gens du bas peuple ou du moins aucun n'était de noble naissance. Je serrais mes bras autour de moi, cherchant en vain, une figure connue.

Une pensée me vînt ensuite. Voilà longtemps que je n'avais pas vu Arthur Wayne, mon ami le plus proche sans aucun doute, et il m'apparaissait évident qu'il assista à cet événement. Premièrement car il était un garde royal et deuxièmement, car tout véritable catholique se devait d'assister à la mise à mort. Je me mis alors sur la pointe des pieds. Je n'étais pas très grande et ce fut assez difficile de le voir, mais grâce à son uniforme, je pus le reconnaître. Je jouais des coudes et m’avançais vers lui. Les badauds étaient tellement serrés que je crus bien ne jamais pouvoir passer. À quelques mètres de lui, je levais la main et le hélais.

« Arthur ! Arthur ! Je suis là. »


Dans un soupir, j'arrivais enfin à sa hauteur. Je lui offris un sourire. J'étais bien consciente que je ne pouvais décemment pas le déranger pendant qu'il travaillait, mais rester toute seule ne me plaisait guère plus.

« Désolée de vous déranger en pleine garde. C'est que j'ai perdu Lady Stanley dans cette foule et j'ai bien peur de ne pouvoir la retrouver avant la fin de l’événement. De plus demeurer seule au milieu de ces gens de basse extraction ne me tentait guère. Ne le prenez pas pour vous, mais comme vous devez le savoir une dame de noble naissance n'est jamais en sécurité au milieu d'hommes démunis. En tout cas, je suis bien heureuse de vous revoir, mon ami, cela fait bien longtemps ! »

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.


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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Ven 15 Mai - 20:16

Quand l’Angleterre s’embrase



J’avais l’impression qu’il faisait de plus en plus froid. Je frissonnais dans mes habits pourtant plus que chauds, et je sentis soudain une sueur froide recouvrir mon front. Prenant un air dégagé, je passai ma main gantée sur le haut de mon visage, réalisant que j’étais brûlante. Et encore, ce n’est rien comparé à ce que ces pauvres gens vont endurer… songeai-je en pensant aux victimes de la Reine Sanglante.

Voir un homme brûler vif, qui pouvait aimer cela ? Qui pouvait être assez cruel, assez inhumain pour souhaiter cela ? Je ne pouvais pas croire que ces immolations publiques relevaient de la volonté divine. Quoi qu’en dise Sa Majesté, Il ne pouvait pas vouloir cela ! Ne pas penser à cela, pas ici, pas maintenant. Il fallait que je trouve quelque chose à faire, avant de me trahir. Et vite.
Au moment précis où je pensai apercevoir un visage familier dans la foule, une voix rauque se fit entendre à côté de moi.

Ce n’est guère un endroit pour une jeune personne de votre rang.

Le tout accompagné d’une forte odeur d’alcool, et d’un reniflement aussi sonore que celui d’un porc suffit en quelques fractions de seconde à me renseigner sur l’identité du personnage auquel j’avais affaire. Me tournant vers l’importun (mais pas tant que ça… Peut-être était-il la distraction tant attendue ?), mes yeux confirmèrent ce que mon nez subodorait déjà. J’avais affaire à l’un de ces désagréables forbans auquel notre souveraine laissait la vie pour peu qu’ils la servissent. Une preuve de plus, s’il en fallait une, que le royaume périclitait entre les mains de cette fanatique. Et cet hurluberlu avait beau se vêtir comme un lord, ses manières détrompaient vite un observateur aguerri (ce que l’on devenait après un mois à la Cour, si l’on n’était pas trop stupide).

Détrompez-vous, dis-je, faisant contre mauvaise fortune bon cœur et décidant de poursuivre cette conversation : Lorsque Sa Majesté organise une exécution publique, les membres de la Cour y assistent aussi bien que les gens du peuple…

D’ordinaire, je détestais que l’on me dise ce que je devais faire. Cependant, cette fois, je constatai que j’étais bel et bien en tort… Peu attentive au monde extérieur et perdue comme je l’étais dans mes sombres pensées, je m’étais écartée du petit attroupement de nobles qui s’était formé à l’écart de la populace. Je tournai les talons, mine de rien, et invitant d’un geste mon interlocuteur, je poursuivis :

Quant à vous, quelle est donc la raison de votre présence ici ? Un homme… un homme comme vous devrait être en mer, pas face aux flammes, si je ne m’abuse ?

J'avais hésité. Après tout, il se pouvait que je me trompe... Mais non, c'était impossible. L'homme qui me faisait face n'était pas un bourgeois enrichi, ni un noble quelque peu grossier. Et ce ne pouvait être un ordinaire paysan, cela ne se pouvait.

Nous arrivions en périphérie du peuple, et étrangement, plus je m’approchais du cercle restreint de la noblesse, plus j’appréhendais de quitter mon compagnon d’infortune (c’était bien ainsi que les marins se nommaient entre eux, non ?). Pour une fois, la présence d’un parfait inconnu, auquel je ne pouvais très certainement pas me fier, me rassérénait presque, moi, l’éternelle anxieuse. Je ne cherchais pas à le connaître plus avant, pas pour l'instant. Mais s'il restait à mes côtés, il faudrait bien que je lui demande qui il était, que je connaisse au moins son nom... Ne fût-ce que pour le répéter à Lady Stanhope.





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Dernière édition par Catherine Holmes le Lun 1 Juin - 20:42, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Sam 16 Mai - 13:19
Triste jour pour l'Angleterre. Je n'aimerais pas me retrouver à la place de ces pauvres gens qui vont se faire brûler, pour de si futiles raisons. Je pensais que notre reine était plus clémente que cela. Je vois que les choses ne vont pas ici qu'en France. Je me garde bien de ne dire à personne que je ne crois en aucun Dieu. Je finirais comme eux sinon. Si je suis là c'est surtout pour soutenir ces personne, pas pour regarder le spectacle qui me dégouttera sûrement. J'erre sur la place, cherchant ou poser mon regard. Je ne comprend pas ce que les gens aiment en venant ici. Les flammes qui finiront sur les condamnés ne devraient plaire à personne.

Il y a beaucoup de monde ici. J'aperçois le fiancé de Constance et me dit qu'il a bien de la chance de l'avoir pour épouse. Je ne suis pas à plaindre, même si j'avoue que je l'envie parce que je ne pourrait jamais épouser la femme que j'aime étant donné qu'elle est déjà mariée. Je ne connais pas tellement de monde en fin de compte. Je suis là depuis quatre ans et la plupart des gens ignorent sans doute qui je suis. Ce n'est pas comme-si j'allais vers eux non plus, je ne suis pas toujours ouvert. J'essaie de rester discret, pour qu'on m'oublie un peu. Ne pas avoir d'ennuis est un de mes but, étrangement ce sont eux qui viennent à moi, comme quand je me suis fait arrêté par la garde alors que j'étais là au mauvais endroit au mauvais moment, ce fut tout une histoire avant qu'ils finissent par me relâché que Sir Lawrence me relâche et j'ai appris bien des choses ce jour-là. Les secrets sont partout.

J'entends mon prénom quelque part et je reconnais cette voix qui m'est si familière. Il y a longtemps que je n'avais pas revu Joane après notre dernière rencontre et mon aveux. Elle connaît elle aussi mon secret. Elle se rapprocha de moi et me demande ce que je faisais ici.

« Je suppose que je fais comme tout le monde. Je suis venu voir ce qui se passait. Cela ne me réjouis guère à vrai dire.»

Tout ça pour si peut de choses c'est bien à cause de ces dieux que cela arrive. Un ou plusieurs? Comment savoir s'ils existent? Comment savoir si tout cela est vrai? On nous dit tellement de mensonges que même ça cela pourrait être faux.

« Vous êtes seule, c'est étonnant, ou est donc votre époux?»

Je me moque bien qu'il ne soit pas là, cela m’arrange à vrai dire. Nous sommes bien trop exposé pour montrer notre affections, je ne supporte pas la présence de son mari qu'il ne soit pas là est plutôt une bonne chose finalement. Je suis certain qu'il n'hésiterait pas à me couper la tête pour aimer sa jolie femme. Le monde est parfois vraiment injuste.
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Ven 22 Mai - 10:45
Triste jour pour l'Angleterre ! C'est ce que je me serais exclamée si je n'aurais pas risqué la tête en prononçant ces quelques mots. Néanmoins, je les pense profondément. Ce sont de grands penseurs et sous prétexte que cela ne plaît guère à sa chère Majesté espagnole que de les voir sur notre sol, sa chère épouse s'empresse de les juger ? C'est profondément révoltant, d'autant plus si c'est ce foutu Habsbourg qui lui a soufflé l'idée.

Décidément, ce mariage et cette future naissance sont bien les annonces de temps de malheur pour notre beau pays ?
Après ces hommes illustres, qui va peut-être perdre sa tête ou brûlé pour avoir contrarier les principes de ces foutus espagnols ? Même le commun ne peut être à l'abri de ce genre de chose.

Une des raisons qui me pousse à hair davantage ces espagnols est qu'à cause d'eux, mon remariage s'en voit précipité. Je suis jeune et sans enfant au contraire de Lady Stanhope, je n'ai que fait durer mon veuvage pour certains. Peut-être est-il temps que je commence à accepter la proposition de Lady Cavendish concernant une rencontre avec son frère ? Cela me rebute au plus haut point que de me mettre fin à ma douce liberté. Cependant, n'est-il pas plus sage en ces temps troublés que de faire une telle chose si c'est pour garantir notre vie ? Cette question voit de nombreux intérêts à y être méditer, d'autant que cela permettrait de ne pas avoir à faire un mariage espagnol qui me contraindrait à partir vers ce maudit royaume de l'Inquisition. Peut-être devrais me feindre d'une lettre à la duchesse du Devonshire ?

Pour l'heure, mes soucis maritales me semblent si futiles au vu des évènements tragiques qui vont se dérouler dans peu de temps ! Vêtue comme un homme à cause des affaires que je me dois de mener dans l'après-midi, je me tiens sur cette place où le bûcher a été dressé. Je ne devrais être guère là à cause de tous ces catholiques venus assistés au triomphe de l'Habsbourg qui pourraient me reconnaître mais je me devais d'être là pour soutenir cette personne dans ses dernières instants pour l'accompagner de mes prières silencieuses pour son salut. Toutefois, l'éventualité que l'on me reconnaisse est nulle : qui se douterait que le jeune adolescent aux vêtements trop grands soit en réalité la comtesse d'Abermale ? Personne, ce n'est pas digne d'une lady que de se vêtir ainsi. Il n'y a guère que le capitaine Mortimer ou Mr Ballantrae qui pourrait me démasquer mais aucun ne le ferait sans risquer de perdre de juteux avantages financiers.

En parlant de ce brave capitaine, il me semble l'apercevoir en charmante compagnie. Je ne la connais guère mais ce n'est surement pas une des catins de ces bordels qu'il a l'habitude de fréquenter au vu des vêtements. Même si je sais la relative fiabilité de l'homme, je n'irais surement pas le saluer tant que la demoiselle se trouve à ces côtés, c'est beaucoup trop risqué. Même si cela n'est guère plaisant, je ne pense pas me joindre à une de mes connaissances à moins d'y être contrainte !

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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Dim 24 Mai - 22:17


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


8 février 1555 ♣ Petit à petit, la place commença à se remplir, de visages de tout type. Nobles, simples membres du peuple, étrangers, ils étaient de nombreux curieux à vouloir assister à cette exécution, cette mise à mort violente, qui était la conclusion des actes commis par les protestants. Joane Barrow, épouse enceinte de protestant retrouvait Henri Morangier, un homme dont elle connaissait de nombreux secrets. Jack Mortimer le pirate était venu pour passer le temps et il alla à la rencontre d’une jeune noble, Catherine Holmes, qui était sous la protection de lady Seymour. Arthur Paton, le garde supervisait l’installation, il était là pour garder la foule et maîtriser les mouvements en cas d’agitation. Le jeune homme fut rapidement rejoint par la charmante Anne Somerset, qui en tant que fervente catholique avait hâte de voir un hérétique périr dans les flammes de l’Enfer. Helen Bird de son côté était venue, vêtu comme un homme, il se pourrait que son chemin croise bien vite celui d’une autre personne.

Il était 11h45, quand la charrette avec le prisonnier arriva, devancée par un évêque, les bourreaux et de hauts dignitaires de la cour, dont les représentants des souverains catholiques du pays. On entendit les premières huées à la vue de l’hérétique et certains membres du peuple se prêtèrent même au jeu du lancer de légume, contre la cage. L’homme qui allait périr aujourd’hui était Lawrence Saunders, prédicateur, recteur de l'église londonienne de All Hallows, connu par de nombreux protestants. La charrette s’arrêta au pied de l’estrade et on descendit l’homme enchaîné pour lui faire gravir les marches. Les pieds nus, il était vêtu d’une longue chemise blanche, sale, faite dans un tissu grossier. L’homme paya le principal bourreau, le pardonnant pour son pêché et il se laissa attacher au poteau, où on le laissa seul. L’évêque s’avança à son tour et fit face à l’homme :

« Lawrence Saunders, il est grand temps d’absoudre vos pêchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? »

Tous attendirent la réponse, de l’homme, qui pour le moment se taisait.

Information sur le jeu : En ce 8 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son deuxième martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce deuxième tour, vous retrouvez des personnes que vous connaissez ou non et vous assistez à l'arrivée du condamné. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce deuxième tour durera jusqu'au 7 juin.
Ce groupe sera composé de : Catherine Holmes, Helen Bird, Joane Barrow, Arthur Paton, Jack Mortimer, Anne Somerset, Henri Morangier.




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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Lun 25 Mai - 10:07
Quand l'Angleterre s'embrase
Event n°13
S
eigneur, heureusement que mon époux n'était pas ici. J'avais usé des charmes qu'il me reste pour le convaincre de ne pas quitté la maison. Tout ne lui disant qu'il ne servirait certainement pas notre cause s'il se faisait arrêté, car se présenter à un execution public aux yeux des garde royal c'était pour moi comme hurler "ARRÊTEZ-MOI" Surtout que, connaissant Jaime, il serait incapable de se tenir tranquille et risquerais fort de nous mettre tout deux en danger. Etrangement, mon époux à suivis mon conseil et avais donc décidé de prié pour Lawrance depuis la maison.

En arrivant sur la place de fête, envoyant ce bûcher immense et tout ses gens ravis de voir un homme brûler vif, je me dis que j'aurais peut être dus rester à la maison également. Au delà du fait qu'il est protestant, comment peut-on se réjouir de voir un homme brûler vif dans d'atroce souffrances. Au final, ce sont les gens heureux de voir cela qui sont des monstres. En arrivant sur la place je remarquais qu'il y avait très peut de monde que je connaissais. En fait il n'y avait que le garde royal Wayne qui avait un jour voulu arrêté Oliver pour des propos quelques peut hérétiques selon lui. Heureusement que Richard était arrivé pour m'aider à convaincre le garde de ne rien faire. Depuis, je sais qu'il garde une oeil sur ma famille ce qui est, je le reconnais très agaçant. Il fut rejoint par une femme, une noble dame d'après sa tenue et qui semblait plus que ravie d'assister à se massacre. C'est ce qui vas se passer non ? Un massacre de protestants. Tout cela parce qu'il refusent d'abandonner la fois du père de la Reine c'est tout simplement immonde et répugnant. Mais remercions pour cela l'époux de la Reine. Je pense que s'il y a plus catholique de Mary Tudor, c'est bien Philippe de Habsbourg.

Heureusement pour moi, je retrouvai une tête connue, celle Henri, mon bien aimé. Je lui fis un sourire qui malgré moi était triste aux vues des circonstances. Mais cela me rassurais de la savoir près de moi.

« Ma fois, non, je suis parvenue à le convaincre de ne point venir, s'il venait je pense que le garde Wayne se ferait une joie de l'arrêter et de l'emmener de ce pas rejoindre notre frère. »

Je désigne le bûcher tristement puis baissai la tête silencieusement. Mon coeur battait rapidement et je ne savais pas si je serais capable de regarder ce qui était sur le point de se produire.

Toute la populace tourna la tête alors que le cortège du condamné arrivait. Il y avait les représentants catholiques du Royaume, l'évêque bien entendu, les bourreaux, puis, sur une charrette, une cage rouillée ou se trouvait Lawrance Saunders. Des huées se firent entendre des légumes furent lancés. Et moi ce que je désirais le plus c'était balancé des vieilles tomates sur tous ses hauts dignitaire de l'églises qui se croyaient mieux que nous avec leurs saints et leur messes ! Je sentais la colère monté en moi alors que notre pauvre frère était emmené et attaché solidement sur le bûcher. Je pris alors la main d'Henri en la serrant, cela m'empêchera de faire quelque chose de stupide.

« C'est tout bonnement un acte barbare et inhumain que de brûler vif un homme qui décide d'assumer ses croyances ! »

Dis-je faiblement sans cesser de fixer le bûcher. Le bourreau avait été payé er l'évêque se mis face à Saunders et sur une ton solennel lui demanda d'absoudre ses pêchés ! De tout façon il allait mourir il fallait qu'il meurt la tête haute en protestant, comme il a toujours vécu. Un jour, je le sais, les catholique se feront persécuter. Peut être pas demain ni même dans cent ans mais un jour tous ses massacre seront venger, car dieu ne pourrait laisser de telles chose de produire sans punition. Je serre légèrement la main d'Henri, se suspense était difficilement supportable.
electric bird.
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Jeu 28 Mai - 19:53
J'en oublie parfois que Joane est Protestante, c'est sa remarque qui me l'a rappelé. Je me moque bien de sa religion, elle aurait pu tout aussi bien être catholique, pour moi ça ne fait aucune différence et il vaut mieux que je taise mes pensées à cet instant précis ou je risque moi aussi de me retrouver sur le bûcher. Je ne sais pas ce que ces pauvres gens ont réellement fait pour mérité ça, dire que c'est à cause de leur religion est à mon sens une simple excuse. La reine ne m'inspire plus autant confiance à présent. J'ai le sentiment que les choses qu'elle fait ne sont pas toujours très juste et qu'elle a besoin de ce genre de spectacle pour entrer dans le coeur de certaines personnes. Des personnes qui sont sans doute ici pour assister à leur festivités. Je regarde autour de moi et m'aperçois que nous sommes nombreux et tous différents. Je ne connais pas grand monde ici, seulement quelques personnes de réputation. J'aurais aimé être comme Wayne, un soldat enfin aujourd'hui il ne doit pas spécialement aimer sa mission.

" C'est une bonne chose qu'il ne soit pas là, j'aurais eu du mal à supporter sa présence. Comme je vous l'ai dit il ne m'inspire pas du tout confiance, d'autre plus que vous êtes des leurs, je ne lui pardonnerais pas s'il vous mettait en danger. Je sais que je ne dois surtout pas agir pour préserver notre secret mais si ça ne tenait qu'à moi je serais déjà aller lui parler. Vous savez mes parents partagent la même religion que vous et ils seraient désemparés aujourd'hui en voyant ça, je comprend votre peine sachez-le."

On ne devrait jamais arrêté quelqu'un pour hérésie, qu'est-ce que l’hérésie après tout? Elle prend un sens différent à chaque nouveau règne au fond nous sommes tous les hérétiques de quelqu'un. Mes yeux se posent sur la charrette dans lequel le prisonnier se trouve et je ressens une immense peine pour lui. J'aimerais tant qu'il en soit autrement, qu'on n'assiste pas à cela, mais nous n'allons pas y échapper.

" Je suis d'accord avec vous ma chère, personne ne devrait mourir, pas pour une religion."

J'ai murmuré ces derniers mots à l'oreille de ma tendre aimée, je ne peux pas dire ouvertement et tout haut ce que je pense, mais je lui fais confiance et je sais qu'elle ne me trahira pas.
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Dim 31 Mai - 13:40
LET THE FLAMES PURIFY


Arthur était perdu dans ses terribles souvenirs, ceux de l’exécution de son frère ainé, qui l’avait marqué à jamais, quand il entendit son nom. Il dut balayer la foule du regard pendant plusieurs secondes afin de s’assurer que cet appel lui était adressé, car après tout, il n’était pas le seul homme à porter le nom d’Arthur à Londres. Finalement, il la vit. Anne Somerset se trouvait à quelques mètres de lui.

Anne. Evidemment, elle n’aurait pas raté ça. Elle avait l’air heureuse d’être présente. Arthur se dit qu’il devait en être de même pour lui et qu’il ne devait plus éprouver de pitié pour les hérétiques. Tant d’événements lui avaient prouvés qu’il n’avait pas à le faire dont, dernièrement, l’attentat de la joute qui avait couté la vie à une jeune femme catholique. Et d’ailleurs, quant à son frère, n’était pas sous le règne du roi Edward, un roi trop jeune et qui visiblement, semblait parfois trop tolérant à l’égard du protestantisme, qu’il fut exécuté ?

Le garde sourit en voyant lady Somerset se diriger vers lui. Il avait beaucoup d’affection pour Anne. Lorsqu’il était entré dans la garde royale, il avait même pensé, au début, être amoureux d’elle. L’avait il été ? Ou n’était ce qu’une très profonde affection ? En tout cas, il s’était interdit de rêver de cela en sachant qu’une histoire d’amour avec une noble comme lady Somerset n’était guère possible. Aujourd’hui, il avait Constance dans sa vie et il l’aimait. Mais Anne restait une très chère amie. Il la considérait un peu comme une petite sœur, il voulait la protéger d’un mauvais mariage et d’autres malheurs qui s’abattaient souvent sur les femmes de la noblesse.

« Désolée de vous déranger en pleine garde. C'est que j'ai perdu Lady Stanley dans cette foule et j'ai bien peur de ne pouvoir la retrouver avant la fin de l’événement. De plus demeurer seule au milieu de ces gens de basse extraction ne me tentait guère. Ne le prenez pas pour vous, mais comme vous devez le savoir une dame de noble naissance n'est jamais en sécurité au milieu d'hommes démunis. En tout cas, je suis bien heureuse de vous revoir, mon ami, cela fait bien longtemps ! », dit-elle.

« Et moi donc ! Combien de temps s’est écoulé depuis la dernière fois où nous nous sommes parlé ? », dit Arthur, souriant. « Ne vous inquiétez pas, vous ne me dérangez pas du tout. C’est un véritable plaisir de vous revoir enfin. Comment vous portez vous ? Et qu’avez-vous à raconter depuis la dernière fois ? », demanda-t-il.

Il n’avait pas encore eu l’occasion d’annoncer à Anne son mariage avec Constance et ignorait si elle l’avait appris de la bouche de quelqu’un d’autres. Il se demandait si elle serait heureuse d’y être invitée ou si au contraire elle ne préférerait pas y assister. Il se demandait aussi si les nobles se rendaient parfois aux mariages des gens du peuple…Ce n’était pas du tout le même style de cérémonie. Mais au moins, les gens du peuple pouvaient choisir ceux qu’ils désiraient épouser. Du moins, plus souvent que les nobles.

Vint ensuite le prisonnier. Arthur le regarda arriver dans cette longue chemise plutôt grise que blanche, tant elle était sale. La réaction de la foule fut immédiate, mais rien d’alarmant pour Arthur. On hua le protestant et certains lui lancèrent même des légumes. Il ne recevait pour le moment aucun soutien. Mary Tudor avait encore ses admirateurs parmi le peuple. L’Angleterre demeurait majoritairement catholique. Dieu en soit remercié.

« Lawrence Saunders, il est grand temps d’absoudre vos pêchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? », demanda l’évêque à l’hérétique.

Arthur observa la scène, Anne Somerset à ses côtés, se demandant si l’hérétique allait se repentir avant de mourir, ou s’il était définitivement perdu. Que Dieu ait pitié de son âme... S'il le mérite.
*

PS : J'ai écris ceci très vite et je n'ai pas eu le temps de relire. Je suis en pleine étude intensives car je commence les examens finaux pour avoir mon diplome. Je n'ai répondu ici que pour ne bloquer personne, mais je répondrais aux rps privés quand j'aurais le temps uniquement. J'éspère que vous comprenez <3


Arthur Wayne ✖ the sword in the darkness.
« Iron » I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate.

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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Jeu 4 Juin - 21:10

Ca va cramer !



8 février 1555.
Les places de la ville.


Si Mary-Ann le voyait en ce moment, Jack Mortimer était certain que la belle maquerelle lui ferait passer un sale quart d’heure. Cependant, le pirate ne pouvait s’en empêcher, parler à une ravissante jeune femme était son point faible. Il n’était pas un beau parleur, il ne faisait jamais de promesses et il ne revenait jamais, sauf pour Mary-Ann. Les femmes n’avaient guère d’importance pour lui, si ce n’était, passer un bon moment et occuper un moment de sa journée. En l’occurrence, cette exécution qui allait être des plus ennuyeuses, se devait de se passer en compagnie d’une ravissante créature, avec un peu de chance, elle aurait tellement peur, que le pirate allait devoir prêter son épaule consolatrice. Il ne connaissait nullement cette noble qu’il avait abordé et il s’en fichait un peu, elle était rousse, à son goût, s’était tout ce qui importait au pirate. D’ailleurs, la dame avait du répondant et elle n’avait même pas pris peur en voyant sa personne, ce qui n’était pas plus mal, Jack allait pouvoir parler plus crûment, sans offenser les chastes oreilles d’une jeune fille de bonne famille. La fille lui avoua que pour les gens de la noblesse, assister aux exécutions publiques, ordonnées par la reine, était plus qu’habituel. Puis elle lui retourna la question, pour lui demander ce qu’un homme de la mer pouvait bien pouvoir faire ici, à contempler l’épreuve des flammes.

« Je n’ai pas eu mon spectacle de rue du jour, j’ai donc décidé de venir ici, pour découvrir un tout nouveau genre de spectacle. » Souriait l’homme fier de sa réplique et espérant choquer la jeune lady. Jack faisait face à une noble et la jeune femme ne devait vraiment pas savoir à qui elle avait affaire, sinon, elle aurait fuis bien loin.
Le monde commençait à les entourer et Jack vit même non loin de l’estrade, le rejeton de Mary-Ann. Lui savait qui était le jeune homme, il avait fini par le rechercher, pour savoir à quel danger il aurait affaire, mais le jeune homme savait-il qui était l’amant de sa mère ? Jack savait qu’Arthur et Mary-Ann avait une relation difficile et le môme était plus du genre très catholique, à respecter toutes les règles de bienséances, ce qui n’était pas le cas du pirate. Pour le moment, l’homme ne se préoccupant pas du fils de la maquerelle du Red Lantern et se concentra sur les autres personnes. En fixant la foule, le pirate aperçut une silhouette qui lui était familière et un sourire goguenard apparut sur ses lèvres.

« Je vous abandonne quelques instants, je viens de voir un ami, que j’aimerai beaucoup vous présenter, un nobliau, tout comme vous ma lady. » Il fit une courte révérence à la jeune femme, avec beaucoup de galanterie et il se dirigea vers Helen Bird, qui pour cette occasion portait ses vêtements d’hommes. Jack se planta devant elle, un grand sourire jusqu’aux bouts des lèvres.
« Lord Smith, mais quel plaisir de vous trouver ici. Venez, j’ai une charmante personne à vous présenter, je suis certain que vous vous entendrez bien et plus on est de fous, plus on rit, même pour les exécutions. » Il prit le bras de la jeune femme, le serrant assez fortement, pour l’inciter à le suivre. Le capitaine, desserra sa prise une fois qu’il fut revenu auprès de Catherine Holmes, la jeune noble.
« Ma lady, laissez-moi vous présenter lord Smith, un charmant noble, bien dans sa peau et qui plus est possède une compagnie maritime. » Il frappa dans le dos d’Helen, tout en ricanant, fier de sa plaisanterie envers celle avec qui il commerçait.
Alors que les deux nobles faisaient connaissances, le prisonnier fut amené en place publique à bord d’une charrette. Jack pensa tout de suite qu’il n’avait pas la carrure d’un prisonnier, ni de quelqu’un qui pourrait être exécuté, mais bon, ce que dame la reine voulait, Dieu le voulait.
« Eh bien, il semblerait que le spectacle va commencer. Eh eh ! » Ricanait l’homme, avant de se tourner, vers les deux femmes.


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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Ven 5 Juin - 10:20

QUAND L'ANGLETERRE S'EMBRASE

Comme le reste de la foule amassée sur la place, j'attends avec une impatience morbide l'arrivée du malheureux condamné. Bien qu'impassible en apparence, je m'abîme dans mes pensées pour faire apparaître des jours meilleurs pour la Compagnie et moi-même. Seulement, cela me semble bien difficile d'y arriver tant les espagnols me semblent prendre davantage chaque jour plus d'importance en Angleterre et rien de ce qui pourra être fait de ma part changera ce fait. De plus, je risque de perdre ma tête si je ne redouble pas davantage de précautions. Ce n'est guère une nouveauté mais chaque jour qui passe renforce davantage ma haine des espagnols. Eux qui cherchent à monopoliser les richesses du nouveau monde, ils mettent maintenant à mal notre beau pays. Abject est un bien maigre adjectif pour qualifier mon ressenti face à leur attitude.

Seulement, tout à mes pensées, je n'ai pas vu le mouvement du Capitaine Mortimer dans ma direction. Ce n'est que lorsque les mots sortent de la bouche du pirate que je m'aperçois de notre proximité. Si je lui suis reconnaissante d'avoir utiliser un de mes noms d'emprunt pour m'interpeller, mon sang se glace d'effroi en comprenant son désir de s'entourer de deux femmes pour assister à ce funeste spectacle. Au vu de son entrain et de la force exercée sur mon bras, je ne peux me dérober à cette lubie.

-Je vais vous tuer Mortimer ! Siffle-je à son oreille de manière à ce qu'il soit le seul à m'entendre. Je ne sais pas comment mais vous allez le regretter !

Alors qu'on se rapproche un peu plus de la personne qu'il a accosté auparavant, ma colère atteint un niveau supérieur en reconnaissant son interlocutrice. Et moi qui pensait que je ne la connaissais pas, je me trompais fort ! Il s'agit de Catherine Holmes, une jeune femme très idéaliste concernant le mariage.

Je vais faire tuer Mortimer dans d'atroces souffrances.

Des idées de tortures plus machiavéliques les unes que les autres me traversent l'esprit alors que le pirate fait les présentations. Bon Dieu ! Il a la langue trop pendue ! Ne pouvait-il pas SIMPLEMENT dire mon pseudonyme ? Non, bien sûr, ça en est jamais assez pour Mortimer ! Il fallait aussi qu'il précise que je tiens une compagnie maritime ! Je. Vais. Le. Faire. Tuer.

Tentant de garder un calme apparent, je ne peux m'empêcher d'adresser le regard le plus assassin au pirate. Il va pouvoir rêver une éventuelle prime à la prochaine livraison qu'il me fera ! Mon regard noir à l'attention du pirate devient glacial au point de geler l'enfer (si tant est que celui-ci existe) lorsqu'il me frappe de manière joueuse dans le dos. Et en plus mon embarras doit l'amuser, le sale... ARG ! Je me le promets, la vengeance va être terrible !

Reportant mon attention sur Catherine Holmes, je lui adresse un hochement de tête poli pour la saluer. N'en déplaise au capitaine, je ne vais surement pas courtiser Lady Holmes pour qu'il puisse continuer à rire à son aise !

-Lady Holmes, j'espère que le capitaine ne vous importune point trop et ne croyez guère tout les paroles qu'il tient. Les modestes actions que je détiens dans la compagnie évoquée par Monsieur Mortimer n'égaleront jamais celles détenues par les sujets de sa Majesté Catholique.

Mes paroles teintées d'une demi-vérité sont prononcés avec une voix un peu plus grave qu'à mon habitude. Il ne faudrait que ma voix puisse être reconnue ou paraisse suspect à mon interlocutrice. Discrètement mais avec force, j'écrase le pied de Mortimer avec ma botte comme avertissement. Un avertissement qu'il comprendra, j'espère afin qu'il ne me contredise pas dans mes paroles.

Sur ces faits, le condamné arrive sous bonne escorte. La réaction de la foule me semble mitigée. Il y a les plus fervents catholiques qui se font une joie d'humilier l'homme d'un côté. De l'autre, il y a des personnes bien plus discrètes comme moi qui se contente de regarder la victime. La sentence ne fait donc pas unanimité parmi les londoniens de toutes évidences.

La phrase prononcée par Mortimer à l'arrivée du condamné me semble enjoué, comme s'il appréciait véritablement le spectacle face à lui. J'essaye de ne pas m'en formaliser même si c'est difficile. Toutefois, cette joie soit due à l'alcool m'aide un peu à le faire.

-Et n'oubliez pas de remercier sa Majesté la Reine et son royal époux, c'est grâce à eux que celui-ci peut avoir lieu ! Souffle-je de manière moqueuse de manière à être entendu que par le pirate et peut-être par Catherine Holmes si je ne suis pas assez discrète.

Je me demande comment le pirate va réagir à ma remarque. Après tout, ce n'est pas un secret pour moi que le pirate a en horreur la Reine et son espagnol de mari. Avec un certain amusement, j'espère qu'il sera vexé par mon idée. Ce serait qu'une petite vengeance de ma part mais celle-ci sera tout de même agréable à savourer en attendant le reste !

crackle bones
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Ven 5 Juin - 21:29

Quand l’Angleterre s’embrase



La réponse du pirate –car j’étais maintenant persuadée qu’il en était un- me révulsa, même si j’espérais n’en avoir rien montré. Comment pouvait-on appeler cette exécution abjecte un « spectacle » ? C’était horrible, c’était injuste et ne témoignait de rien sinon de la faiblesse de la Reine, qui devenait de plus en plus fanatique chaque jour pour plaire à son nouveau mari Espagnol ! Mais malheureusement, il semblait que les malheurs protestants ne fassent que commencer. Je remerciais chaque soir dans mes prières la duchesse Stanhope, qui m’avait prévenue de tout danger : Arabella, ma mère, remontait chaque jour d’exécution un peu plus dans mon estime, car c’était elle qui m’avait dirigée vers mon employeuse et protectrice. Moi qui n’avais jamais été proche de ma mère, j’aurais maintenant voulu la serrer dans mes bras, certaines fois… Même si je ne l’aurais jamais avoué à haute voix.
Je ne repris pas la conversation, ne souhaitant pas faiblir au milieu d’une phrase et me trahir. De toute façon, le pirate ne m’aurait pas écoutée, trop occupé qu’il était à scruter la foule. Il sembla y croiser soudain un visage connu, car il prit un air intéressé et content de lui, avant de me quitter sur une courbette pour aller retrouver sa connaissance. Je me contentai pendant ce temps de scruter la foule, espérant y trouver de quoi satisfaire Lady Anne. Il me sembla reconnaître près du bûcher une dame de la Cour, fervente catholique. Sa présence près du lieu d’où s’élèveraient bientôt les flammes n’était pas vraiment pour m’étonner, mais l’absence à ses côtés d’un lord quelconque m’intriguait. Je n’eus cependant pas le temps d’y réfléchir plus avant, car déjà le pirate revenait, accompagné d’un homme de bien plus noble allure.

Cet homme, m’apprit le corsaire, se nommait Smith. Propriétaire d’une compagnie maritime, voilà qui était rare. Mais le commerçant resta modeste, et me livra même une information au sujet du pirate : celui-ci était capitaine. Certes, cela ne me faisait pas beaucoup d’effet, car il restait avant tout un homme de la mer… Mais cela avançait au moins mes recherches : si Londres fourmillait de marins en tout genre, il n’y avait que peu de capitaines dans notre belle capitale... Mais le nom du capitaine n’était pas ma seule interrogation : le visage de Mr Smith me rappelait quelqu’un, je n’aurais su dire qui.

Le capitaine ne m’importune en aucune façon, Mr Smith, ne vous faites point de souci pour cela. Je dois avouer que l’économie maritime n’est pas ma tasse de thé, mais je veux bien volontiers croire que votre compagnie a beaucoup d’avenir, répondis-je par pure politesse, tout en songeant qu’en cet instant précis, j’aurais aimé être sur un bateau, voguant vers le Nouveau Monde, libre de foi et de cœur.

C’était définitivement peine perdue, mes questions ne trouveraient pas réponse aujourd’hui. J’étais bien trop occupée à masquer mon dégoût et ma peur pour réfléchir plus avant. Et les huées qui retentirent soudain ne m’aidaient guère. Le condamné arrivait. Ma première pensée fut que c’était un homme digne, mais les lancers d’immondices tachèrent bien vite sa chemise blanche et firent ployer son cou. J’étais honteuse que mon propre peuple participât ainsi au supplice d’un homme qui avait voué sa vie à le sauver du péché, honteuse de ne pas oser lui tendre une main amicale ou au moins de le regarder droit dans les yeux une dernière fois, qu’il sente qu’au moins une personne ici le regretterait.

Ma honte ne fit que croître lorsque l’homme d’Église qui tenta de le confesser prononça son nom. Lawrence Saunders. Je manquai de peu, de très peu, m’écrier « Non ! ». En lieu et place, je transformai mon cri manqué en une violente quinte de toux, essuyant rapidement une larme très malvenue avant que quiconque ne pût la voir. Cet homme, mon père m’en avait tellement parlé ! Il était recteur de l’église de All Hallows, c’était un pasteur intelligent et d’après les souvenirs paternels très pacifique. Il ne méritait pas de mourir, pas ainsi…

Dans ma hâte de dissimuler ma folle impulsion, j’avais visiblement manqué un bon mot du capitaine. Peu importait, désormais. Il me dégoûtait, à prendre tant de plaisir à cette immolation en règle, je ne voulais plus l’entendre ! Je perçus néanmoins distinctement les paroles du marchand Smith, qui souhaitait remercier les Espagnols pour ce triste évènement. J’espérai en mon for intérieur que c’était de l’ironie et surenchéris en glissant un cynique

Que serions-nous sans nos bons et magnanimes souverains ?

Je me contentai ensuite de fixer le futur bûcher, espérant dérisoirement attirer le regard du prêcheur martyr de sa cause. Je devais cela à Saunders, en mémoire de mon père, même s’il ne me voyait pas, même s’il allait maintenant mourir. Je me devais de le regarder mourir, pour que jamais ma foi ne flanche. Si un jour je devais monter sur un bûcher moi aussi, me demandai-je en tremblant de froid sous mon épaisse pelisse, saurais-je me montrer aussi digne qu’il l’était maintenant ?





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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Lun 15 Juin - 8:11
QUAND L'ANGLETERRE S'EMBRASE
THE COURT AND ANNE

And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
Il n'était jamais très bon de sortir en plein hiver à Londres. Un rhume, une toux où tout autre virus pouvaient bien vite vous prendre et, à moins d'être de nature robuste ou d'avoir un très bon médecin, il ne vous restait plus longtemps à vivre. Je craignais fortement d'attraper froid et la cape que j'avais attachée autour de mon cou quelques heures auparavant ne me tenait pas aussi chaud que je l'aurais espéré. Certes, de la fourrure était cousu à divers endroits sur ma robe et mes gants gardaient mes doigts de l'air glacial, mais mon visage était rougi par le froid et je ne donnais pas cher de ma peau. Ainsi, en même temps que je me rapprochais d'Arthur Wayne, je me rapprochais du futur bûcher et inconsciemment, je me dis qu'il y ferait plus chaud. Revoir cet ami qui m'avait rendu bien des services et épargné bien des soucis avec de nombreux lords un peu trop collants me soulagea. Je lui offris un sourire, heureuse de pouvoir le serrer dans mes bras. Cela faisait bien depuis le couronnement de la reine, donc depuis le mois d’août, que je ne l'avais pas revu. Je m'en voulais un peu de ne pas avoir cherché à le revoir, mais on ne changeait pas le passé.

« Je crois que nous ne nous sommes pas parlé depuis le mariage de la reine avec Philippe d'Espagne. » répondis-je à sa première question. Je comptais en même temps sur mes doigts pour connaître le nombre de mois qui nous séparait de notre dernière rencontre. « Six mois que nous nous sommes vus ! Je dois avouer que le temps passe vite. »

Avant de lui répondre, je réfléchis quelques instants, tentant de me remémorer ce qui s'était déroulé dans ma vie qui vaille la peine d'être cité.

« Je suis rentrée au service de Lady Margaret Stanley. Une ancienne Protestante, mais je me suis engagée auprès de notre souveraine à la surveiller pour qu'elle ne retombe pas dans l'hérésie protestante. Mon frère m'a forcé à m'arrêter chez Lord Percy lorsque je me suis rendue en Écosse – vous savez comme j’exècre cet homme – pour être présente à l'accouchement de Lady Livingstone, cousine de Mary Stuart. Je suis d'ailleurs la marraine de sa fille Jane. »

J'étais tout de même assez fière qu'Agnès ait pensé à moi pour un rôle aussi important auprès d'un enfant. Après tout, j'allais être comme une deuxième mère pour cette créature que Dieu avait créée. Elle était si belle que j'étais émerveillée seulement en repensant à son image.
Reportant mon attention sur Arthur, je sentis qu'il voulait m'annoncer quelque chose d'important. Or, la seconde d'hésitation qui l'empêcha de parler permit à la cage où se tenait le prisonnier, amaigrie et torturé. Tout entière au spectacle qui s'offrait à moi, je ne fis guère plus attention à Arthur. Le peuple commença à se déchaîner sur cet homme qui n'en était plus un. Des légumes commencèrent à voler autour de moi pour atteindre l'hérétique, en plus des huées qui se rependaient dans la foule. Pour ma part, je ne m''abaissais point à de telles pratiques et la vue de cet infidèle dans le pire état me procurait une suffisante satisfaction.
Le prisonnier fut ensuite sortie de sa prison ambulante et les bourreaux l'aidèrent à gravir les marches jusqu'au bûcher. Il fut ensuite attaché au poteau et attendit patiemment son sort. Bien que la purification d'un hérétique me comblât d'un plaisir peu chrétien, je ne pouvais qu'admirer la dignité dont faisait preuve l'ancien prédicateur.
L'archevêque s’avança enfin prêt de l'homme et un silence presque religieux se fit parmi la cohue.

« Lawrence Saunders, il est grand temps d’absoudre vos péchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? »

Je restais accrochée aux lèvres de Saunders. Allait-il finalement avouer sa faute et se repentir de ses péchés ? Après tout, prêcher la parole du Diable n'avait rien de très glorieux et mort en pensant qu'il avait accompli une bonne action en se convertissant au protestantisme, ne le précipiterait que plus rapidement dans les flammes de l'enfer.
D'un geste distrait, je tirais sur la manche d'Arthur et ne tournait la tête qu'après quelques secondes.

« Pensez-vous qu'il se repentisse ? »

✻✻✻
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Dernière édition par Anne Somerset le Mar 30 Juin - 8:22, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Mar 16 Juin - 21:25


Quand l'Angleterre s'embrase.



" Que leurs âmes soient transportées dans les flammes de l'Enfer. "


8 février 1555 ♣ Dans cette pièce de théâtre, ils étaient tous les acteurs, la victime qui finira indéniable sur le buché, le bourreau qui de son côté allait faire tomber la flamme sur les fagots de bois. L’évêque qui prononçait les dernières paroles et les spectateurs, qui assistaient tous à ce tragique évènement. Ils étaient tous des pantins du destin, jouant avec les fils, les manipulant comme ils le voulaient.
Beaucoup étaient horrifiés par cette situation, comme Joane Barrow dont le mari était aussi protestant. La tisserande faisait part de ses inquiétudes a son amant Henri Morangier qui partageait son sentiment à propos de l’exécution. Arthur Wayne qui surveillait le bon déroulement de la scène, se trouvait toujours avec Anne Somerset qu’il n’avait pas vu depuis fort longtemps. Non loin de là, un trio jouait une mascarade, avec un Jack Mortimer qui venait de piéger Helen Bird, travestie en homme, pour la présenter à la jolie noble Catherine Holmes. Le pirate avait sûrement beaucoup de soucis à se faire à propos de son avenir.
Toutes ces personnes étaient suspendues aux lèvres du condamné. Allait-il abjurer sa foi avant de mourir ? Comme beaucoup s’y attendait, les lèvres de l’homme restèrent closes, il fixait l’évêque, puis, il se mit à prier, à voix haute.

« Ainsi, vous mourrez dans votre hérésie. » L’évêque, sur ces dernières paroles quitta l’estrade, signifiant au bourreau de mettre feu au buché. Celui-ci, une torche à la main alluma en plusieurs endroits le buché et à son tour, il descendit l’estrade, laissant l’homme aux prises avec la fumée, qui commençait à l’envahir.
Quand les flammes vinrent lécher les pieds de l’homme, les premiers hurlements se firent entendre, puis la suite devint insoutenable. Un effroyable spectacle qui réjouissait les détracteurs du la réforme, mais qui devait en apeurer plus d’un.

Information sur le jeu : En ce 8 février, Mary d'Angleterre s'apprête à condamner son deuxième martyr, débutant la phase sanglante de son règne. Pour ce troisième tour, le condamné est exécuté. Veillez à ce que personne ne soit mise de côté. Ce troisième tour durera jusqu'au 30 juin.
Ce groupe sera composé de : Catherine Holmes, Helen Bird, Joane Barrow, Arthur Paton, Jack Mortimer, Anne Somerset, Henri Morangier.



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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Sam 20 Juin - 14:41

QUAND L'ANGLETERRE S'EMBRASE

Cette journée restera graver à jamais dans ma mémoire comme le jour où le Capitaine Mortimer manque de peu de se faire écorcher vif par mes soins. Qu'il pense à remercier ce en quoi il croit pour avoir autant de monde autour de nous pour pas mettre à exécution mon envie des plus urgentes ! Quoique, si l'occasion m'était donnée, je ne le tuerai pas tout de suite car je veux savoir ce qui est passé par la tête de ce brigand pour agir ainsi. Mais veuille-je vraiment le savoir ? Fouiner dans la tête de Mortimer risque de m'apporter plus la migraine qu'autre chose. A la réflexion, une torture serait le bon moyen pour me venger de sa dernière lubie tout en continuant d'avoir un approvisionnement en matière première de qualité pour la Compagnie !

Bien que je sois prise par mes idées de vengeance à l'égard du capitaine, je n'en demeure pas moins attentive aux paroles prononcées par Lady Holmes à mon attention. Je me retiens difficilement d'arquer un sourcil sous la surprise d'entendre la Lady dire ne point être importunée par le pirate. Mortimer ? Ne jamais faire ça alors que c'est à mes yeux l'archétype de personnes à importuner les gens au moment le plus inopportun ? La belle plaisanterie ! Le pirate a toujours une idée derrière la tête. Pour prendre un exemple très récemment : s'il m'a mené à ses côtés, c'est qu'il puisse jouir à son aise de mon embarras face à ma connaissance.

-Madame, finis-je par dire en m'inclinant légèrement, ce que vous dites m'enchante au plus haut point que de savoir Mr Mortimer capable de galanterie. J'avais fini par penser que tout trace de sa nature de gentleman avait fini par sombrer au fond des océans ! Dites-moi, capitaine, la compagnie de votre jeune amie aurait le don d'adoucir votre coeur ? Madame, je ne peux que vous conseiller de fuir avant que les ardeurs du capitaine Mortimer s'embrase et viennent conter fleurette sous votre fenêtre la nuit venue ! Des femmes de bonnes moeurs m'ont rapportés que ce brave capitaine n'a point hésité l'ombre d'un instant avant de chevaucher vers l'Ecosse, un luth dans le dos, pour tenter d'apaiser le coeur d'une noble dame, des années plus tôt.

Cette remarque est dans mon esprit le début de ma vengeance contre le capitaine en le ridiculisant également. Mortimer, conter fleurette sous une fenêtre ? Grand Dieu ! Je donnerais tout l'or du monde pour voir un tel spectacle n'impliquant des chansons de beuveries ou vulgaires ! Cela doit être un spectacle des plus amusants ! De plus, ces mots me permettent de ne pas avoir à répondre de l'état de la Compagnie. Même si je crois Lady Holmes quand elle déclare ne rien savoir au commerce, dévoiler trop de détails pourraient me compromettre à cause d'une indiscrétion. Et puis, essayer d'imaginer le pirate en train de déclamer une ode d'amour à une jeune dame a quelque chose de drôle tellement cela en est incongru !

Puis les huées s'empressent d'accueillir le malheureux condamné. Et dire que tous ces gens il y a quelques mois encore se déclaraient prêt à tout pour défendre les mesures prises en son temps par le feu roi Henri ! L'hypocrisie est décidément la seule chose qui anime de manière durable les hommes. Par chance, je dirais, j'ai l'impression d'avoir réussi à m'entourer d'hommes fiables pour gérer la compagnie. De toutes manières, je n'ai guère le choix si je ne veux pas perdre la tête.

Malgré la gravité de la situation, Mortimer parvient à la tourner en dérision. Enfin, c'est que je me plais à penser : je ne tiens guère à savoir le vrai du faux dans ces paroles en ces instants. Aussi, je me contente de lui dire de penser à remercier les souverains espagnols, chose qu'il ne fera, bien entendu, jamais. Seulement je n'ai pas du être aussi discrète que je le pensais puisque Lady Holmes me fait réfléchir à ce que nous devons à ces espagnols de malheur.

-Ah madame ! Dis-je sur le ton de la confidence pour que mes paroles restent uniquement dans les oreilles du pirate et de la Lady, là est toute la question ! Rome dirait des propos bien différents des deux feu rois bienveillants de notre souveraine actuelle. Enfin, peut-être que Dieu entendra nos prières pour un avenir prospère ?

Rien que l'emploi du terme de bienveillant à l'égard de ces anciens rois ayant sorti l'Angleterre de la tutelle papale ne peuvent guère laisser le doute à un esprit averti ou au courant de mes convictions ce que je pense réellement. A nouveau un déguisement mais celui-ci est nécessaire en cet instant pour ne pas perdre la vie.

Quant les hurlements commencent à s'élever, mon estomac manque de régurgiter ce que j'ai avalé quelques heures plus tôt tellement ils sont insoutenables. Ils ont néanmoins réussi leur but de faire éclater la vérité à un grand nombre, je l'espère : le mariage de la Reine avec l'espagnol est la pire chose qui pouvait arriver. Cet homme qui brûle vif pourrait être n'importe lequel d'entre nous à cause de la volonté de l'Habsbourg.

-Mortimer, si nous venions à être dans une mauvaise passe, tâcher de me tuer de manière rapide, voulez-vous ?

Bien que ma voix reste calme, je suis au bord de l'évanouissement alors que les cris continuent. Je ne tiens qu'à cause de la présence de la foule qui mettrait à mal mon déguisement si je venais à perdre conscience. Pourvu que cela se finisse bientôt, je risque de ne pas tenir longtemps !

crackle bones
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Ven 26 Juin - 11:29
LET THE FLAMES PURIFY


« Je suis rentrée au service de Lady Margaret Stanley. Une ancienne Protestante, mais je me suis engagée auprès de notre souveraine à la surveiller pour qu'elle ne retombe pas dans l'hérésie protestante. Mon frère m'a forcé à m'arrêter chez Lord Percy lorsque je me suis rendue en Écosse – vous savez comme j’exècre cet homme – pour être présente à l'accouchement de Lady Livingstone, cousine de Mary Stuart. Je suis d'ailleurs la marraine de sa fille Jane. » , annonça Anne lorsqu’elle résuma les dernières actualités des mois qui avaient passés sans qu’Arthur et elle ne se voient.

« Livingstone ? Je connais une Livingstone, Agnès Livingstone. Voilà une bonne nouvelle, en tout cas. », dit il en souriant. Il se méfiait d’Agnès Livingstone depuis qu’il avait compris qu’elle lui avait menti concernant la véritable raison de la garde de ses enfants confiée à Anne Stanhope. Il était par conséquent passé pour un idiot, lors de l’entretien qu’il avait eu avec l’épouse Seymour lorsqu’il avait tenté de défendre Agnès.
Arthur hésita à annoncer la nouvelle de son mariage, car c’était là le principal événement de ces derniers mois, mais entre les cris haineux de cette foule, et les légumes qui commençaient à voler pour s’écraser sur sur la tête du condamné, ce n’était pas vraiment le moment idéal.

« J’ai pour ma part dû travailler à la Tour de Londres un moment, c’est pourquoi nous ne nous sommes plus souvent croisé. J’avais obtenu une promotion, je devais surveiller la princesse Elizabeth. Toute à fait entre nous, il faut se méfier de cette femme. Si un jour elle monte sur le trône d’Angleterre, l’hérésie se propagera à la vitesse de l’éclair. Que Dieu protège notre reine. », dit Arthur. Il soupira puis ajouta « Après cela, je suis revenu travailler à la cour. J’étais présent et de garde lors des noces de la reine. Et lors des derniers tragiques événements de la joute. Encore un attentat commis par des hérétiques. J’étais l’un des seuls gardes sur place au moment des faits, je suis donc sur l’enquête. Si vous avez une idée des auteurs de ce crime, n’hésitez pas à me la faire parvenir. Les menaces envers la reine se font de plus en plus sérieuses, on dirait. », dit-il. Et le prince idiot qu’elle avait épousé en était une également, pensa-t-il en secret. Arthur n’aimait plus beaucoup Philipe depuis que celui-ci l’avait presque envoyé à la mort en lui ordonnant d’affronter William Cavendish à la joute.

« Lawrence Saunders, il est grand temps d’absoudre vos péchés. Allez-vous le faire avant de finir dans les flammes de l’Enfer ? »

La question posée au prisonnier fit place à un silence. Tous se demandaient ce qu’il allait choisir.
« Pensez-vous qu'il se repentisse ? »

Arthur regardait le condamné. Ses yeux parlaient pour lui.

« Non. », répondit il à Anne. « Pourquoi le ferait-il ? Il n’a plus rien à perdre. Les hérétiques condamnés voudront mourir en héros, défendant leur foi jusqu’au bout pour faire passer encore mieux l’idée qu’elle est juste. Quand ils n’ont plus rien à perdre, la seule chose qu’ils ont à gagner et de devenir des martyrs. Ils n’ont que faire d’absoudre leurs pêchés. Ils n’ont que faire d’obtenir le pardon de Dieu. », déclara Arthur.
Arthur avait vu juste. L’hérétique se mit à prier, ignorant la question de l’êveque.

« Ainsi, vous mourrez dans votre hérésie. » , déclara celui-ci.

Des cris retentirent parmi la foule, réclamant sa mort, réclamant le spectacle. Arthur balaya la foule du regard, vérifiant si rien ne se préparait contre la décision de la reine. Il n’y avait en tout cas rien de suspect à déclarer.

« Ne poussez pas ! » ordonna t-il à la foule qui s’agitait quelque peu, plutôt de manière préventive que répressive car rien n’était encore très grave, protégeant tout de même Anne, tendant le bras devant elle pour faire barrière entre elle et le peuple.

L’évêque quitta l’estrade, signifiant au bourreau de mettre feu au buché, ce que le bourreau fit, avant de descendre à son tour, laissant le condamné en proie aux flammes. Arthur tourna la tête vers l’estrade même si c’était vers la foule qu’il était placé, devoir oblige.

Les premiers hurlements se firent entendre. Des hurlements comme jamais il n’en avait entendu. Insoutenables, tout simplement insoutenables. La foule devint moins agitée. Tous regardaient. Pire que la pendaison, pire que la décapitation. Le bûcher semblait être la pire sorte d’exécution possible.


Arthur Wayne ✖ the sword in the darkness.
« Iron » I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate.

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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Dim 28 Juin - 21:27

Quand l’Angleterre s’embrase



Mon regard toujours fixé sur le tas de bois qui allait servir d'instrument de torture, je me forçai à réprimer une fois de plus mes envies de fuite, d'évanouissement ou de vomissements. Pas ici, pas maintenant. Non seulement je devais à ce protestant qui allait mourir sous mes yeux de la dignité, mais je devais également éviter à tout prix de compromettre mon image. Je pensais à mes sœurs, à ma mère, à mon père malade qui avait un temps voulu abjurer la foi protestante. N'aurions-nous pas dû accepter ? Arabella en avait décidé autrement, elle avait tenu tête à mon père comme elle l'avait toujours fait, imposant à notre famille ses choix et ses directives. Je lui en voulais pour cela, certes... Mais je la respectais aussi. Elle avait décidé de m'envoyer à la Cour, elle avait empêché mon père de renoncer à la foi qui était celle des Holmes depuis deux générations, elle prenait à cœur les intérêts d'une famille qui n'était pas tout à fait la sienne et me paraissait parfois plus accrochée à nos principes que mon paternel lui-même. Serait-ce en définitive d'elle, de cette femme que je me refusais à appeler "Mère", que je tenais mon idéalisme forcené ?

Je ne parvenais pas à l'admettre, cela détruisait tout ce que je m'étais toujours raconté sur mon enfance. Pour échapper à la conclusion inévitable, j'utilisai un argument de poids : Arabella m'avait renvoyée à Londres, me forçant ainsi à assister au massacre d'hommes de notre foi, foi que nous avions conservée sur son ordre ! Ce n'était qu'une pirouette syllogistique, un effort que je faisais pour me dissimuler à moi-même des pensées que je ne pouvais accepter.

Toutefois le funeste spectacle continuait, hors de mes pensées. Et se jouait aussi bien sur l'estrade que parmi la foule assemblée pour assister au meurtre d'un homme. Le commerçant, Mr Smith, continuait à m'entretenir de nos souverains, mais je ne comprenais goutte à ce qu'il racontait. Il parlait de Rome, et moi je ne voyais que la magnificence de la ville antique, dont mon père m'avait mille fois raconté l'apogée et la décadence ; il parlait de Dieu, et je ne pouvais imaginer qu'une quelconque déité laisse ainsi mourir des personnes qui croyaient si sincèrement en Lui.
Un mot me tira soudain de ma léthargie quasi-maladive. Le marchand avait employé le terme de "bienveillant" à l'égard de nos anciens souverains. Peu de personnes aujourd'hui s'y seraient risquées : les morts ont droit au respect, mais pas les hérétiques, et encore moins ceux qui en ont entraîné d'autres dans l'hérésie...

J'aurais voulu répondre, manifester moi aussi mes sentiments religieux de façon discrète, mais voilà que le feu était mis au bûcher. Très vite, l'homme digne que Nicholas Holmes m'avait tant de fois dépeint ne fut plus visible, entouré comme il l'était de fumée et de flammes. Ces mêmes flammes lui arrachaient des cris si déchirants qu'ils en perdaient toute humanité.
Le spectacle poursuit donc sa sinistre logique, aussi bien sur scène que dans le public. Les visages se tordent, de dégoût le plus souvent. Les plus jeunes enfouissent la tête dans les jupes de leur mère, les femmes s'agrippent à leurs maris, et les jeunes filles solitaires comme moi n'ont que leurs mains pour se voiler les yeux. Mais je ne peux me permettre ce luxe même. Je dois regarder, j'y suis condamnée de par mon rang et la société qui m'entoure. En parlant d'entourage, le teint du commerçant Smith me paraît tout à coup bien gris. Faisant mine de me sentir plus mal que je ne le suis déjà, je me rapproche de l'homme et tente de lui envoyer un regard compatissant. Le pirate, lui a dû en voir bien d'autres, peu m'importe.

Au moment où les cris du prêcheur atteignent un paroxysme de douleur, je m'accroche comme dans un spasme au bras de l'homme qui vient de m'être présenté. C'est sans aucun doute inconvenant, mais je n'ai le choix qu'entre le bras de l'inconnu ou la chute. N'ayant aucune envie de rejoindre le sol brutalement, je choisis la solution indolore.

Je m'efforce petit à petit de desserrer mon étreinte angoissée, malgré les cris qui ne cessent pas tout de suite, et je m'excuse à mi-voix :

Veuillez me pardonnez, Monsieur. Je... Je me suis sentie mal, soudain.

Je fais appel silencieusement aux romans de chevalerie, espérant une réaction pour le moins galante de mon sauveur temporaire.





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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Mar 30 Juin - 8:30
QUAND L'ANGLETERRE S'EMBRASE
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And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
Après avoir énoncé les quelques événements de ma vie depuis quelques mois déjà, j'écoutais à mon tour Arthur me conter ce qui s'était déroulé d'important dans son quotidien de garde royal. Je m'étonnais que la reine ne lui ait pas déjà donné une promotion. Après tout, n'était-il pas le plus fervent et le plus fidèle serviteur qu'elle ait pu rêver ? Décidément, je ne comprenais que peu la reine dans les choix qu'elle faisait lorsqu'il s'agissait de s'entourer des bonnes personnes. Après avoir libéré sa jeune sœur hérétique de la Tour, la voilà qui reniait une possible alliance avec l’Écosse et épousait un espagnol ! En effet, je n'appréciais guère la présence de ces étrangers à la cour d'Angleterre et leur compagnie m'était dure à supporter. J’exécrais Philippe d'Espagne autant que les hérétiques, même si bien entendu il demeurait catholique. Ainsi, ma loyauté et mon admiration pour Mary Tudor ne s'étaient pas ternies, mais ses choix striaient mon cœur d'incertitude pour l'avenir du royaume.
Lorsque Arthur évoqua une hypothétique montée au pouvoir de la bâtarde Elizabeth, je me signais d'un geste vif et rapide. Je préférais mourir que de voir Elizabeth Reine d'Angleterre et le pays tout entier sous la domination protestante. Moi vivante, cela n'arriverait jamais. Puis, suite à mon signe de croix, je répétais en chuchotant les derniers mots de mon ami : « Dieu protège la reine. » Il n'était guère temps qu'un malheur arrive alors que notre souveraine attendait un héritier pour le trône d'Angleterre. Ce futur nourrisson était synonyme de paix et de prospérité pour le royaume et j'attendais avec impatience la délivrance de la reine pour connaître enfin le sort que Dieu nous réservait.

« Décidément, je ne comprends pas pourquoi ces hérétiques ne sont toujours pas arrêtés et brûlés en place publique. La reine devrait raffermir ses positions et sa foi en montrant l'exemple. Croyez- moi, si beaucoup se disent protestants, peu parviendront à taire des noms lorsqu'ils passeront sous la Question. Or, comme vous pouvez aisément le deviner, je ne sais guère qui peuvent être ces malades. Néanmoins je tacherais de trouver des réponses auprès de mon frère qui semble plus proche des réformés que de sa propre famille. »

Mon ton était froid, sans appel. Mon frère était inexorablement lié à la cause protestante et je haïssais cela. Comment avait-il pu trahir sa famille et la foi que nous avait enseignée notre père ? Les raisons qu'il employait pour se justifier me semblaient toutes aussi futiles les unes que les autres. Alors, dans ces moments de rage folle contre mon aîné, je souhaitais le voir brûler comme tous ces autres hérétiques sur le bûcher. Et, ce fut donc avec une certaine impatience que j'attendis que l'évêque allume le feu pour purifier cette âme corrompue par le diable lui-même.
Cependant, dans le moment d'attente qui suivit la question de l'homme d'Église, je demandais à Arthur s'il pensait que l'homme allait se repentir. Il me répondit sans attendre que non et je me reprochais silencieusement d'avoir posé une question aussi bête. Or, mon attention ne tarda pas à être captée par l'agitation de la foule qui demandait du spectacle. Arthur me protégea d'une possible bousculade en me plaçant derrière lui. Mais bientôt mes yeux ne virent plus que les flammes embrassant le bûcher et grignotant ce corps d'homme faible et mortel au fur et à mesure que le vent gonflait les flammes.
Je n'avais jusque-là assisté qu'à une seule exécution, qui avait été celle de Jane Grey. Une décapitation nette et rapide qui n'avait laissé que de la « reine des neuf jours » du sang séché sur le parterre de la place. Mais à présent que le supplice avait commencé, on entendait les cris de l'homme à plusieurs mètres à la ronde et l'odeur de chair brûlée pénétrait dans mes narines. Je n'étais guère habituée de ces choses-là et quelques minutes plus tard, je sentis mon cœur se soulevait et sans attendre je m'éloignais dans un endroit un peu moins bondé pour régurgiter ce que j'avais mangé le matin même. Je n'avais ni pitié de l'hérétique qui redevenait cendres, ni choquée par le spectacle qui s'offrait à moi. En réalité, seul mon odorat n'avait pas supporté un tel spectacle. Quant à ma raison, elle en restait inchangée.
Je m'essuyais la bouche d'un revers de la main, le goût acide de la bile encore sur ma langue.
✻✻✻
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Dernière édition par Anne Somerset le Mar 7 Juil - 12:40, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Mar 30 Juin - 10:24

Ca va cramer !



8 février 1555.
Les places de la ville.


Mortimer était fier, tel un enfant du mauvais tour qu’il venait de jouer à Helen Bird, en la présentant en mâle, à la jeune lady qu’il venait de rencontrer. L’homme savait que la couverture d’homme de lady Bird lui était très importante, mais vu comment elle l’avait traité, durant leur dernière rencontre, il ne s’était pas gêné à lui offrir son propre spectacle. Il la voyait ruminer intérieurement contre lui, mais Jack s’en moquait bien, il n’avait qu’une hâte, voir comment la jeune lady allait s’en sortir, à cause de son mauvais tour. Il souriait, tandis qu’il présentait les deux jeunes femmes l’une à l’autre et son sourire ne faisait que s’intensifier, quand il voyait les regards noirs d’Helen Bird, à son encontre. Pour se venger, la lady ne put s’empêcher d’envoyer un pic à son encontre, mais Catherine Holmes le défendit, en avouant que l’homme ne lui avait rien fait.
« Voyez-vous Smith, je suis un homme beaucoup plus sortable que vous vous amusez à le penser. Ahh ce Smith, il est tellement timide qu’il ne peut comprendre un charisme comme le mien. N’est-ce pas mon petit Smith. » Disait l’homme tout en ricanant et en frappant fortement dans le dos d’Helen Bird, qui allait sûrement perdre son souffle à force, qu’il réitérait ce geste. Il fallait dire que le capitaine Mortimer s’amusait comme un petit fou au dépend de tout le monde, si bien qu’il en avait presque oublié la scène qui allait se dérouler sous ses yeux, c’est-à-dire la mise à mort d’un homme par le feu.
La réalité finit tout de même par le rattraper, quand on attacha le soit disant hérétique au poteau et qu’on lui demanda il voulait abjurer ses pêchés. Comme Mortimer s’en doutait, l’homme ne dit rien et le bourreau mit le feu aux fagots de bois. Un marin tel que le capitaine n’aimait pas cet élément, seulement pour se chauffer. Alors qu’il voyait de loin, le feu lécher les pieds du condamné et celui-ci se mettre à hurler, il grimaça, comme si on venait de lui planter une aiguille dans le doigt.

« Je ne suis pas bon archer, Mr Smith, mais je trouverais un moyen. » Répondit l’homme à la suite d’Helen Bird qui venait de lui demander de l’achever si elle se trouvait dans une telle situation.

Un homme, avec une bouteille passa devant son nez et Mortimer lui arracha des mains, tout en lui faisant son regard menaçant, pour l’empêcher de se plaindre. Un coup de pied aux fesses fit partir encore plus vite, celui qu’il venait de voler. Le capitaine but à longues gorgées l’alcool et s’inclina devant lady Holmes et Helen Bird.

« Ma lady, au plaisir de revoir votre beauté un de ces jours. Smith. » Puis Mortimer s’avança dans la foule, droit vers l’endroit où l’homme était en train de brûler. Sur son passage, il bouscula de nombreuses personnes, tout en terminant d’une traite sa bouteille. Il arriva au bout et tout en faisant tomber par terre Anne Somerset, qui était au plus mal et il se planta devant le jeune garde, qu’il ne connaissait pas encore, mais qui était le fils de sa maîtresse. Mortimer jeta sa bouteille aux pieds du jeune homme, et se brisa.
« N’avez-vous pas honte de regarder un pauvre diable se faire brûler comme ça ? J’aimerai bien vous y voir dans ces flammes. Vous feriez sûrement moins le mignon ! » Ses vociférations auraient pu tomber sur n’importe quel garde, mais c’était sur ce jeune homme que Mortimer avait envie de passer ses nerfs. Il n’aimait pas le feu, il détestait cette odeur de chair cuite et heureusement, l’homme avait fini par mourir sur son buché, sinon il aurait fini par jeter le gamin dedans. L’alcool lui montant à la tête, il attrapa le col du jeune garde et planta son regard dans le sien. Puis il se tourna vers la foule.
« Ce sont de faux prétextes, la religion, pouah ça ne sert à rien, ils vont tous nous tuer c’est tout. » Il ne lâchait pas le col du jeune garde et au fur et à mesure que celui-ci se débattait, il chancelait. « Bande de fou, vous êtes tous des fous. » Il lâcha le garde avec dégoût et ses yeux se posèrent sur le corps brûlé de l’homme. Il finirait tous par mourir.


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♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 24 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 928 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 273 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Jeu 2 Juil - 12:39
LET THE FLAMES PURIFY


Arthur ne remarqua pas tout de suite qu’Anne s’était éloignée. Son regard avait été capté par la scène qui se déroulait derrière lui. Il n’avait même pas eu besoin de voir l’expression de ceux qui se trouvaient face à lui, dans la foule. Les cris suffisaient. Jamais il n’avait vu pareil spectacle. L’odeur de chair brulée commençait à se répandre aux alentours alors que l’hérétique se tortillait de douleur. Le feu purifie, dit-on. Il n’empêche que ce n’était pas un beau spectacle. Arthur se retourna et constata alors l’absence d’Anne pour finalement la remarquer plus loin. Elle semblait avoir vomi. Il est vrai que l’odeur n’était guère des plus agréables…

« Anne ! », appela Arthur. Alors qu’il se dirigeait vers elle dans le but de lui demander si elle allait bien, un homme la bouscula et elle tomba sur le sol. L’homme avait tout l’air d’un voleur, mais plus encore, d’un homme saoul. Il se posta juste devant le garde, l’empêchant d’aller aider la noble demoiselle et lança sa bouteille d’alcool, désormais vide, sur le sol. Elle se brisa juste devant les pieds du soldat, en parfait manque de respect.

Arthur n’eut le temps que de planter son regard dans celui de l’étranger avant que celui-ci prenne la parole, lui criant dessus.
« N’avez-vous pas honte de regarder un pauvre diable se faire brûler comme ça ? J’aimerai bien vous y voir dans ces flammes. Vous feriez sûrement moins le mignon ! »

Arthur ne sut quoi répondre. Il n’avait rien vu venir et ne s’était pas attendu à cela. L’homme ne criait plus, sur le bûcher. Il était mort. Mais ses cris résonnaient encore dans toute les têtes.

« Cet homme a été reconnu coupable d’hérésie par le palais et a choisi sa condamnation en refusant de… », commençait à argumenter Arthur, répétant les phrases qu’il avait pour ordre de répéter quand l’inconnu l’attrapa par le col de son uniforme et se tourna vers la foule. Cet homme allait payer cette humiliation.

« Ce sont de faux prétextes, la religion, pouah ça ne sert à rien, ils vont tous nous tuer c’est tout. »
Arthur commençait sérieusement à se demander s’il était maudit. A chaque fois qu’il se trouvait de service à un endroit important, il fallait que les choses tournent mal en sa faveur et que les regards soient tournés vers lui, lui qui pourtant désirait rester dans la discrétion. Ca avait été le cas avec la joute, et maintenant c’était le cas en pleine exécution. Etonnamment, la foule semblait écouter cet homme sortit de nulle part. Arthur ne pouvait pas laisser passer cela. Cet homme avait bousculé une femme noble, manquer de respect à un homme de la garde, agresser même un homme de la garde, et contestait les ordres de la couronne. En plus, il faisait passer la garde pour des incapables. Pas pour longtemps.

Réflexe tout avait naturel, Arthur avait d’abord tenté de se débattre, faisant chanceler l’homme sous l’emprise de l’alcool. Mais cela ne ferait que renforcer le ridicule de la situation. Finalement, le soldat dégaina l’épée, au moment même où l’inconnu s’était décidé à le lâcher et la lui plaça sous le menton.

« Un pas de plus et je vous tranche la gorge. », dit-il. De simples menaces, certes, ayant juste pour but de convaincre l’homme de ne pas se débattre, car Arthur n’était pas un homme cruel. « Vous venez de contester les décisions de notre reine, monsieur, d’agresser un homme de la garde royale et de renverser une jeune femme de la noblesse, le savez-vous ? Vous allez devoir me suivre à la tour. Ne rendez pas les choses difficiles, vous aggraveriez votre cas. »

« Arthur ! », appela le collègue du soldat, qui s’était frayé un chemin jusqu’à lui. « Tout va bien ? »
Arthur l’ignorait, mais l’homme qui venait de l’agresser se trouvait être l’amant de sa mère. Celui là même qui avait promis de le protéger. Chose qu’il ignorait d’autant plus.

« Oui, ca va. Je le conduis à la Tour. Tu as une corde ? Attache le moi. », dit il à son collègue. Il attendit que celui-ci aie saisit les mains du faiseur de trouble pour ranger son épée dans son fourreau avant de s’approcher alors de Lady Somerset. Des gens avaient du déjà l’aider à se relever, alors que l’inconnu tenait son discours.

« Lady Anne, je suis désolé de ce qui vient de se passer. Je n’ai pas vu cet homme arriver à temps, j’espère que vous ne m’en voulez pas. Il passera sa nuit en prison, je peux vous l’assurer. Vous n’êtes pas blessée ? » , s'enquiert Arthur.


Arthur Wayne ✖ the sword in the darkness.
« Iron » I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate.

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Message ❧ EVENT n°13 ♣ Quand l'Angleterre s'embrase. ♦ écrit Mar 7 Juil - 12:43
QUAND L'ANGLETERRE S'EMBRASE
THE COURT AND ANNE

And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
Mon estomac était complètement retourné et un lancement désagréable prenait place dans mon crâne. Le sang me battait aux tempes et ma vision se fit un moment flou. Essoufflée après avoir recraché tout mon repas, je pris appuie sur le mur avec ma main droite et tentais de reprendre mon souffle. Ma gorge me brûlait et avaler ma salive me faisait froncer mes sourcils. Un sentiment de contrariété s'installait à l’intérieur de moi tandis que l'odeur de chair calcinée continuait à flotter jusqu'à mes narines. J'avais presque été heureuse de voir ce traître, cet infidèle mourir consumé par les flammes purificatrices qui ne seraient bientôt plus que celle de l'enfer. Et pourtant, me voici courbée face à mon propre vomi, écœurée par cette souffrance. Non, ce n'était pas tant la souffrance de cet homme, mais l'odeur qui s'en dégagée qui m'avait donné la nausée. Au moins, la décapitation de Jane Grey n'avait guère rependu un relent nauséabond dans la Tour de Londres, si ce n'est un peu de sang au pied de l'estrade où le bourreau avait si aisément séparé la tête de cette jeune reine de son corps. Décidément, je n'assisterais plus jamais à un bûcher, quand bien même ce fut une arme efficace pour nous débarrasser de la menace protestante.
Je passais le revers de ma main sur ma bouche, essuyant au passage un fin filet de bave. Je relevais le buste, petit à petit, espérant en vain que mon mal au cœur ne tarderait pas à disparaître. Or, à peine eus-je posé un regard aux alentours pour retrouver Arthur dans cette foule conséquente, qu'un homme de la cinquantaine et sentant fortement l’alcool me bouscula avec rudesse. Mes jambes étaient encore molles et ce fut sans peine que je tombais au sol. La boue macula mes vêtements et mes mains. Mes cheveux furent couverts de poussière et je pestais contre cet inconnu ivre. Ce jour-là n'était définitivement pas mon jour, quoi que je fasse. Un léger sourire apparut sur mes lèvres lorsque je vis Arthur s'occuper de ce mécréant. Bien fait pour lui ! N'a-t-on jamais vu homme plus mal élevé que celui-ci tout imbibé de rhum ? Je remerciais ensuite l'homme qui m'avait aidé à me relever d'un signe de tête. Aider la veuve et l'orphelin, voilà ce qu'était le catholicisme et tout bon chrétien se devait de le faire. Ainsi, il n'était guère compliqué de comprendre que l'homme au rhum ne suivait aucun précepte religieux, autant hérétiques que véritables.
De nouveau debout, je tapotais ma robe pour en enlever la poussière, quoique ce geste se montrât totalement inutile au vu de l'état de ma toilette. J'essuyais alors mes mains terreuses dessus tandis qu'Arthur se rapprochait de moi.

« Ne vous excusez surtout pas Arthur ! Ce n'est pas à vous que j'en veux, mais à cet ivrogne ! » soufflais-je avec énervement. Je tentais alors de me calmer. « Oui, ça va je n'ai rien. Quant à ma robe, je crois bien qu'elle est bonne à jeter. Et vous Arthur, vous n'avez rien . J'ai vu qu'il a essayé de vous chercher querelle, je ne puis le croire. Ce n'est pas la nuit qu'il devrait passer en prison, mais la fin de ses jours ! Qui sait, avec tout l’alcool qu'il a dans le sang, il serait capable de commettre un meurtre sans s'en rendre compte ! »

Je me signais d'un signe de croix. On n'invoquait pas la mort, quand bien même était-elle présente à chaque coin de rue. Et cet homme dans son inconscience risquait de la faire arriver plus vite que prévu.
✻✻✻
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