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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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♕ Métier : Comtesse douairière de Westmorland ♕ Age : 22 ans. ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Elynore ♕ Mon nombre de messages est : 709 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 130 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 15/06/2014 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Théodore Wolmar

MessageSujet: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Mar 30 Juin - 14:20
IS BEAUTY A BLEESING OR A CURSE ?

MARS 1555.

Lavinia était dans ses appartements assise sur le bord du lit au côté de son fils. Le temps avait passé à une allure incroyable...Nicholas avait déjà neuf mois et était toujours en parfaite santé, malgré l'hiver difficile que l'Angleterre avait connu. Le petit était d'assez bonne humeur en ce jour de mars. Le beau temps, pourtant rare dans ce pays, y était peut-être pour quelque chose. Lavinia l'était moins, alors qu'elle écoutait sa servante et amie, Rosalie, lui parler...

"Je l'ai vu en compagnie de lady Jane Dormer, dans les jardins.", expliquait-elle.

" Avaient-ils l'air proche ?"

" Assez bien, je le crains my lady."

Lavinia soupira. Cette petite noble anglaise était venue contrecarrer tout ses plans en attirant à son tour le regard de Gomez de Figueroa, le comte de Feria. Il semblait maintenant impossible de récupérer son attention. Elle s'y était attendue cependant. Lors des festivités sur le lac gelé, il y avait trois mois de cela, Gomez avait semblé lui accorder moins d'attention, préférant ne pas se retrouver seul en sa présence.
"[color=#999933Il s'est épris d'elle, c'est maintenant certain.[/color]", répondit Lavinia.

Cela ne lui plaisait pas. Se rapprocher des espagnols, jouer ce rôle d'admiratrice des cultures étrangères, cela lui avait apporté plus d'ennemis qu'elle ne l'aurait pensé. Elle qui voulait pourtant s'en faire le moins possible, et qui pour cela, éviter les débats politiques et religieux, ne prenant parti pour personne et restant discrète, avait cependant réalisé que dans le contexte actuelle, devenir l'amie de certains sans même les soutenir politiquement, revenait par extension à devenir l'ennemie de leur ennemis.

Elle avait bien failli perdre l'amitié de Thomas Howard, en premier lieu, et semblait s'attirer les soupçons de Lord Percy. Sans compter Richard Ballantrae, sur qui elle avait ésperer pouvoir compter pour faire taire Diane ou tout autre personne découvrant son secret si un jour elles décidaient de parler, qui n'aimait pas les espagnols, bien qu'il en aie épousé une, ce qui était assez paradoxal, et qui serait sans doute assez contre ses nouvelles fréquentations. Elle n'avait tout de même pas pris autant de risques pour rien et se détourner des espagnols était maintenant trop tard. Cela paraitrait louche.

Cependant, rien n'était perdu. Il n'y avait pas que l'attention de Gomez qu'elle avait retenue. D'autres espagnols l'appréciaient. La plupart d'entre eux, en fait. Cependant, bons nombres d'entre eux étaient mariés, et d'autres n'avaient pas assez d'influences, ce qui ne lui convenaient pas. Cela dit, sa réputation chez les étrangers avaient grandi et elle s'était plusieurs fois retrouvé en présence du roi Phillipe, grâce aux nouvelles relations qu'elles s'étaient faites qui la décrivaient comme un charme qui brillerait de plus belle en Espagne. Le roi d'ailleurs, semblait beaucoup l'apprécier. Lavinia se comportait de manière irréprochable en sa présence, évidemment, tout en restant discrète, cela dit. Car elle ne cherchait guère à rendre Phillipe épris d'elle. Si le roi l'appréciait, cela pourrait lui permettre de se trouver un bon parti. Mais il fallait garder à tout prix une distance avec lui. Rien n'était plus dangereux que de trop plaire à un roi marié à une reine jalouse.

On frappa à la porte. Lavinia jeta un regard du coté de Rosalie, l'air de lui demander qui cela pouvait bien être. Mais la jeune servante ne semblait pas avoir d'idée là dessus. Lavinia lui fit cependant signe d'aller ouvrir, prenant la peine de se redresser quelque peu avant de prendre son fils sur ses genoux, histoire de ne pas le laisser vagabonder sans surveillance sur le lit.

" Bonjour mademoiselle. Je viens de la part du roi. Lady Lavinia Tyburn est-elle ici ? Le roi souhaiterait la voir." dit le garde qui avait frappé.
Rosalie lança un regard vers Lavinia, qui semblait tout aussi surprise qu'elle.

" Oui " répondit-elle. " My lady...", dit-elle, en regardant de nouveau vers Lavinia.

La comtesse de Westmorland sentit alors une crainte l'envahir. Pourquoi Philippe voulait elle la voir ? Elle avait toujours tâché d'être aimable, mais très discrète en sa présence. Si le roi s'intéressait à elle, la reine risquerait d'être jalouse. Et là, elle pourrait tout perdre.
Se serait elle brûlée à son propre jeu ?

La comtesse se leva cependant et se dirigea vers la porte. Elle donna son fils à Rosalie alors qu'elle répondait au garde.

" C'est moi. Je suis Lady Lavinia Tyburn. Le roi vous a-t-il précisé la raison de cette invitation ?", demanda-t-elle.

" Non, ma lady. Il m'a simplement demandé de vous inviter à me suivre pour vous amener jusqu'à lui.", répondit le garde.

"Bien.", répondit Lavinia, cachant une certaine appréhension. "Dans ce cas, je vous suis.", dit-elle, sachant que les ordres d'un roi ne pouvait être ignoré.

Elle suivit le garde en silence à travers les couloirs, sachant qu'il n'avait de réponses à aucune des questions qu'elle se posait. Ils arrivèrent finalement devant une porte, à laquelle le garde frappa trois coups. La porte n'était pas cela de la salle du trône. Ce n'était donc pas une audience officielle qui l'attendait. Elle ne savait pas si cela devait la rassurer ou non...


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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Mar 14 Juil - 17:49
Lavinia ∞ Philippe

Depuis qu’il avait posé le pied en Angleterre en juillet 1554, le prince et roi consort Philippe de Habsbourg détestait cette nation. Le temps lui était désagréable, les mœurs anglaises le dégoutaient chaque jour un peu plus. L’homme avait le sentiment d’être aux antipodes de sa cour espagnole, stricte, mais raffinée. En foulant le sol anglais, Philippe, fils héritier du grand empereur Charles Quint, avait épousé une nation à travers son épouse Mary Tudor. On ne lui avait jamais vanté la beauté de sa femme, la reine de ce pays et par chance, sinon il aurait très certainement condamné à mort, la personne qui avait osé le faire. A son arrivée, la reine Mary était une femme de trente-huit ans, vieillie par le malheur, vieille fille, qui ne provoquait chez lui aucune attirance. Il n’avait de cesse de comparer cette seconde épouse à la première, tant sa laideur pouvait parfois lui être insoutenable. Philippe avait beaucoup de mal à croire que cette femme avait pu être charmante durant sa jeunesse, tellement ses traits étaient marqués. Cependant, malgré ses réticences, il avait fait son devoir et aujourd’hui, son épouse était enceinte. Philippe avait déjà un fils, un garçon de dix ans qui s’appelait Charles, en l’honneur de son père. Ce fils, Philippe ne parvenait pas à l’aimer, il était trop étrange, trop violent, trop fou, comme le furent de nombreux membres de sa famille. Loin il se trouvait de ce petit garçon, mieux il était et actuellement, la distance entre lui et son fils, restait en Espagne lui convenait. Maintenant que sa reine était enceinte, Philippe remettait tous ces espoirs sur ce ventre qui ne cessait de se déformer, pour réunir deux couronnes, celle de l’Angleterre, mais aussi de l’Espagne, à travers cet enfant. Mary lui avait promis que l’enfant serait un fils et depuis il nourrissait une grande ambition pour cet enfant, qui serait, de toute évidence bien plus intelligent que son premier né Charles.
L’Angleterre, une épouse repoussante, Philippe ne nourrissait que le besoin, celui de repartir pour sa chère Espagne. Cependant, il devait attendre la fin des couches de sa reine, ce qui devrait le faire rester jusqu’à l’été. Ensuite, il pourrait repartir, avec sa sœur et les autres membres de sa famille. L’Espagne était bien gouvernée, Philippe remettait toute sa confiance en ses bons amis et les membres de sa famille, qui assuraient la régence durant son absence.
Pour ce qui était du gouvernement de l’Angleterre, c’était différent. Philippe avait le sentiment de n’avoir qu’un simple rôle de figurant, même si son épouse l’écoutait beaucoup, il devait faire face à certains de ses conseillers, qui affichaient ouvertement leur désapprobation quant à sa présence dans le pays. L’Espagnol se savait en position de force, mais tout paraissait trop compliqué dans ce pays, dont le roi Henry VIII avait engrangé les problèmes, depuis qu’il s’était retiré de l’autorité de Rome. Heureusement, Mary était plus sage que son père, mais son peuple, insoumis ne ferait que lui causer des problèmes. Il y avait eu cette attaque durant le tournoi en son honneur, une autre durant une partie de chasse, puis lors de l’annonce de la grossesse de la reine. L’Angleterre n’était pas un pays tranquille et c’était pour cela, que le roi Philippe avait besoin de nombreuses distraction et de s’entourer de membres de sa propre cour d’Espagne.

Il avait repéré cette magnifique chevelure blonde, semblable à celle de sa mère, la magnifique et défunte Isabelle du Portugal. Il avait cru à un fantôme, mais la beauté de la femme anglaise était réelle. Elle était l’opposée de sa propre épouse, aussi belle qu’une Vierge, dont les Habsbourg possédaient de nombreux portraits. Il l’avait regardé de loin, questionné ses proches, comme son fidèle Gomez Suarez et il en avait appris un peu plus sur elle. La madone blonde se nommait Lavinia Tyburn, veuve d’un lord, mère d’un jeune enfant. Quand il apprit cela, Philippe fut pris d’un étonnement, pour lui, cette femme ne pouvait guère être seule, un homme devait bien la courtiser et en effet, nombreux étaient les regards qui convergeaient chez la jeune femme. Il avait passé ainsi plusieurs semaines à l’observer d’un œil discret, tout en couvrant sa propre épouse d’attention. Si seulement Mary Tudor possédait cette beauté, il aurait été sûrement l’époux le plus attentif au monde, comme son père avait pu l’être avec Isabelle du Portugal, malgré ses nombreux déplacements. Malheureusement pour lui, sa reine faisait bien pâle figure, face à Lavinia Tyburn et le visage de cette jeune femme, dont il connaissait tellement peu de chose, ne cessait de lui revenir en pensée, quand il regardait le visage et l’apparence boursoufflée par la grossesse, de sa propre épouse.
Il avait attendu, jusqu’à ce jour où il convia la jeune femme pour une audience privé, dans une antichambre de ses appartements de roi. Personne n’était au courant, et le roi avait trouvé un prétexte, pour justifier son invitation auprès de ses serviteurs. Philippe de Habsbourg avait une idée bien précise et quand il vit le doux visage de Lavinia Tyburn franchir les portes, il était certain que son excuse était tout à fait réalisable.

« Lady Tyburn. » Disait l’homme, un peu gêné, tout en s’inclinant devant la jeune lady. « Prenez place. » Il montra un fauteuil, qui était dans la pièce, alors que lui préféra rester debout, non loin de la cheminée. Philippe avait dit ces quelques mots dans un anglais à fort accent espagnol. Comme tout ici dans ce pays, il avait du mal à se faire à la langue. « Pardonnez mon anglais, votre langue m’est assez compliqué. » Son ton était assez confus, le roi se sentait troublé par ce visage, qui semblait être un mirage tout droit venu de son passé.
« Vous désirez quelque chose ? » Demanda-t-il tout en éludant ce pourquoi il avait fait venir la jeune femme. Maintenant qu’elle était face à lui, il se détestait à le penser, mais il perdait ses moyens. Philippe n’était pas un grand amateur de femme comme l’était son père, il était pieux et il s’en voulait déjà d’avoir des pensées envers cette jeune personne qui n’était point son épouse.
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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Ven 17 Juil - 10:32
IS BEAUTY A BLEESING OR A CURSE ?

Quand la porte s'ouvrit, Lavinia se trouva face au roi. Elle s'était déjà retrouvée en sa présence, mais jamais seule avec lui. Cela était assez impressionnant. Il était tout de même le roi, l'homme le plus puissant d'Angleterre.

« Votre Majesté », dit l'écossaise, inclinant respectueusement la tête.

« Lady Tyburn » dit le roi, s'inclinant devant elle. Lavinia en fut gênée. Elle n'avait pas toujours vécu parmi les nobles et ne connaissait pas encore tout les usages. Elle s'était imaginée que le roi, lui, ne s'inclinait devant personne. Si cela l'étonnait, cette marque de respect la toucha aussi. Et l'effraya, d'une certaine manière...Pourquoi Philippe l'avait-il demandée ? S'il s'était mis à la désirer, elle risquait gros, très gros...

« Prenez place. » , lui demanda le roi, lui indiquant un fauteuil.

« Merci, Votre Majesté », répondit Lavinia, en faisant comme le roi, qui lui resta debout, avait dit.

La comtesse de Westmorland s'étonnait de voir le roi paraître si gêné, voir nerveux. Elle ne l'avait jamais vu dégager ce genre d'impression. Cela ne pouvait que l'inquiéter davantage sur la raison de cette invitation. Il fallait être aveugle pour ne pas remarquer que, contrairement à sa femme, Philippe n'était guère heureux dans son mariage. Mary Tudor n'était ni belle, ni séduisante, ni jeune. Philippe, lui, avait un indéniable charme. Ce n'était pas non plus le plus beau des hommes mais chez la gent masculine, le charme compte davantage que la beauté pure et simple. Il avait également l'air d'être un homme bon et Lavinia était certaine qu'avec une épouse plus belle et plus jeune, il aurait été un époux plus aimant et plus présent. En résumé, Philippe était un homme plaisant aux yeux de Lavinia. Et le pouvoir qu'il possédait jouait également sur son charme.

Lavinia se souvenait du mariage de la reine. Lorsqu'elle avait vu Philippe, elle s'était perdue dans des rêveries. Elle s'était imaginée quel beau couple ils auraient pu former tout les deux. Elle s'était imaginée le bonheur d'être reine. Ce pouvoir. Cette influence. Cette richesse. Cette sécurité.


« Pardonnez mon anglais, votre langue m’est assez compliqué. »  , s'excusa le roi.

Lavinia avait évidemment remarqué son fort accent espagnol. Elle sourit aimablement de sorte à le mettre plus à l'aise car il semblait visiblement troublé.

« Entiendo, no preocupes*.», répondit Lavinia dans un espagnol des plus basiques, souriante. Il manquait d'ailleurs un mot à sa seconde phrase, mais on pouvait la comprendre. Une façon de montrer au roi qu'elle était dans la même situation et qu'il n'y avait pas en être gêné. Utiliser la langue espagnol, elle le savait, plairait au roi. L’impressionnerait même peut-être. C'est pourquoi juste après l'avoir utilisée, elle se demandait quelle réflexe l'avait poussée à le faire. Philippe avait l'air si troublé qu'elle avait inconsciemment cherché à le mettre à l'aise, et elle avait tant l'habitude de tâcher de plaire aux espagnols qu'elle avait un instant perdu de vue qu'employer cette langue n'était sûrement pas la chose à faire en cet instant, alors qu'elle craignait que Philippe aie des vues sur elle.

« Vous désirez quelque chose ? », lui demanda le roi.

L'écossaise réfléchit sur ce qu'il convenait de répondre. Elle préféra refuser, par pure politesse afin de ne pas déranger l'héritier du trône d'Espagne, espérant que cela ne le vexerait pas et qu'il ne le prendrait pas comme une marque de distance et de méfiance.

« Non ça ira, mais merci de demander. », dit-elle gentiment.

Elle leva les yeux vers le roi qui lui même la regardait. Mal à l'aise à l'idée de croiser son regard trop longtemps, elle fit mine d'observer un peu la pièce et sa décoration. Le silence commençait à se faire alors que l'écossaise se sentait observée par le roi. Une question lui brûlait les lèvres, évidemment, elle voulait savoir pourquoi elle était ici. Mais la poser n'aurait pas été correct.

« C'est très beau ici. Je ne m'attendais pas à pouvoir admirer un jour le raffinement de cette pièce du palais. », déclara-t-elle.

Une façon de briser le silence et d'obtenir des réponses. La comtesse espérait en effet qu'une fois la conversation lancée, Philippe la rassurerait sur la raison de sa venue.

Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Sam 8 Aoû - 19:31
Lavinia ∞ Philippe

Philippe de Habsbourg n’était pas un roi qui montrait ses sentiments. Il ne l’avait que très rarement fait. La première fois, ce fut lors de la mort de sa mère, il était présent durant son dernier souffle, il avait pris délicatement sa main pour la serrer dans la sienne et il avait versé quelques rares larmes. Isabelle du Portugal avait été la femme la plus admirable à ses yeux, belle, généreuse et pieuse à toute épreuve, ses longs cheveux blonds la faisaient passer pour un ange. La voir partir avait été un moment douloureux pour lui, qui marqua à jamais son esprit. Ce fut la première fois que Philippe montra des émotions, durant les moments funèbres, il resta de marbre, comme le parfait prince qu’il devait être. La seconde fois qu’il montra ses émotions en public, ce fut lors de ses noces avec Marie-Manuelle du Portugal, une charmante jeune femme qui lui rappelait beaucoup sa défunte mère. Elle était blonde comme elle et même si elle ne partageait pas sa beauté, Philippe était heureux avec cette femme et le jour de ses noces, il se prit à rire et s’amusa. La perte de Marie-Manuelle fut moins douloureuse que celle de sa mère, il était peiné par la mort de sa jeune épouse, mais après avoir vu la mort une première fois, il avait fini par s’y habituer.
En voyant la belle Lavinia Tyburn entrer dans la pièce, l’homme tenta tant bien que mal de contenir ses émotions. La jeune femme était comme un mirage, une brise, un souffle, pour lui elle ne pouvait pas exister et pourtant, depuis le temps qu’il la regardait, elle était bien là. La même chevelure blonde que sa mère, le même regard profond, pour lui contenir ses émotions face à un tel ange était plus que difficile. Il afficha bien entendu son masque de froideur, ne voulant pas paraître ridicule devant la jeune femme et il la reçut, tandis qu’elle s’inclinait respectueusement devant lui. Il avait beaucoup de mal à ne pas poser son regard sur ce visage de porcelaine et préféra donc se détourner d’elle. Il fut surpris d’entendre sortir de sa bouche quelques mots maladroits d’Espagnol, mais flatté. Ainsi, la jeune femme avait pris la peine d’apprendre sa langue. Il se tourna, la regardant à nouveau de ses sombres yeux, qui lui venaient de Charles Quint, le grand empereur.

« Votre Espagnol est presque parfait. » Il s’exprima en Espagnol, dans des mots simples pour que la jolie blonde puisse le comprendre. C’était un compliment venant de sa part. Un compliment simple qui cherchait à masquer la surprise qu’il avait eu en l’entendant parler sa langue.
Il était gêné, ne savait pas vraiment quoi lui dire, ainsi, tout simplement, il lui demanda si elle avait besoin de quelque chose. La jeune femme répondit par la négative. Un silence s’installa tandis qu’il l’observait regarder cette pièce où ils se trouvaient tous les deux. Lavinia coupa le blanc qui venait de s’installer, en complimentant le raffinement de la pièce.
« Je vous remercie, je le dois à ma sœur Jeanne, elle a de très bons goûts. » Expliqua l’homme sur un ton neutre, tout en regardant une peinture représentant son père. Mary, son épouse, adorait pouvoir contempler les peintures espagnoles, qui lui rappelaient ses origines. Quant à lui, s’il les avait en Angleterre, c’était pour ne pas trop souffrir du mal du pays.
« Lady Tyburn, on m’a longuement parlé de vous. » Commença l’homme dans un anglais approximatif, assez brouillon et dont l’accent aidait mal à la compréhension. Il détestait cet anglais, il avait le sentiment de ne pas paraître noble. « J’aime l’art et j’ai trouvé que vous feriez un bon modèle pour un tableau que j’aimerai faire réaliser. » Son prétexte pour passer du temps et contempler plus longuement la jeune femme était lancée. Il ne savait pas encore quel tableau il pourrait lui faire prendre modèle, une Vierge, non trop saint au vu de ses pensées, sûrement une héroïne mythologique, dont tout le monde était friand, il la voyait bien en Diane, ou encore en Hyphigénie, une héroïne tragique, elle avait les traits parfaits pour cela. « Bien sûr, vous n’êtes pas obligé d’accepter, même si mon artiste personnel, qui a pu vous voir approuve mon choix. » Il s’embrouillait à nouveau dans son anglais, décidément, la beauté de cette femme avait tendance à ne pas l’aider.
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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Mer 30 Sep - 11:11
IS BEAUTY A BLEESING OR A CURSE ?

Philippe posa son regard sur une peinture représentant son illustre père alors qu’il répondait à Lavinia, qui l’avait complimenté sur la beauté des lieux.

« Je vous remercie, je le dois à ma sœur Jeanne, elle a de très bons goûts. » , dit-il.

Lavinia n’avait pas encore eu l’occasion de rencontrer la sœur du roi. Elle n’était que la comtesse de Westmorland de par son alliance avec son défunt époux et de par sa maternité, faisant d’elle la responsable du comté tant que son fils n’atteignait pas la majorité. C’était beaucoup et ce n’était rien à la fois. Les plus grands de ce monde, tel que le fils de Charles Quint, la reine d’Angleterre et leur noble famille ne s’intéressait logiquement pas à une personne qui comme elle, avait si peu d’importance au sein de la cour. Or, Philippe, lui, semblait la trouver très intéressante, puisqu’elle était là.

« C’est indéniable. », répondit Lavinia avec un léger sourire. Elle ne savait pas quoi ajouter d’autres. Il lui était venu à l’idée de dire qu’elle n’avait jamais eu l’honneur de rencontrer Jeanne, mais qu’elle s’en ferait un plaisir. Or, elle ne savait déjà pas ce que l’espagnol désirait d’elle, il était donc préférable que pour le moment, elle ne demande pas, même par politesse, à rencontrer d’autres Habsbourg.

« Lady Tyburn, on m’a longuement parlé de vous.»

Le roi entrait enfin dans le vif du sujet, de cet accent si particulier. Dire que Philippe était doué en anglais aurait été un mensonge. Tout dans sa manière de le parler, rappelait son espagnol natal. Elle se demandait qui avait bien pu lui parler d’elle…Gomez, peut etre ? Mais on n’interrompait pas un roi. Et puis, peut-être que personne ne lui avait parlé d’elle et que cela était uniquement un prétexte. Lavinia le regardait, non sans éprouver elle aussi, une once d’attirance pour l’homme qui se trouvait face à elle. Le pouvoir avait toujours attiré la belle blonde et Philippe incarnait le pouvoir. Cela dit, elle n’en montrait rien, demeurant toujours la parfaite comédienne qu’elle était.Elle n’était pas non plus idiote, du moins pas encore. Etre la maitresse d’un roi était le pire des dangers. Et elle avait un fils à protéger. Rien ne comptait plus que cela.

« J’aime l’art et j’ai trouvé que vous feriez un bon modèle pour un tableau que j’aimerai faire réaliser. »

Lavinia avait appris à masquer ses émotions pour paraitre toujours aussi inaccessible ment attirante qu’elle l’était. Et heureusement. Car quand le roi lui demandait de servir de modèle pour un tableau qu’il souhaitait s’offrir, elle aurait très bien pu laisser s’échapper un cri de surprise. Le roi lui offrait une occasion d’immortaliser à jamais sa beauté, de devenir peut-être l’un des visages féminins les plus connus de son époque…Evidemment, la proposition la flattait. En cet instant même, Lavinia se sentait très agréablement…puissante. Qu’il était agréable d’exercer une emprise sur un homme aussi important qu’un roi, sans n’avoir à rien faire…

« Bien sûr, vous n’êtes pas obligé d’accepter, même si mon artiste personnel, qui a pu vous voir approuve mon choix. », ajouta Philippe qui la regardait et qui paraissait quelque peu…chamboulé.
Lavinia dissimula son sourire flatté en mettant délicatement sa main devant sa bouche, sous l’effet de la surprise qu’avait provoquée la proposition de Philippe.

« Votre Majesté,…Je ne sais quoi dire… Ce serait un honneur pour moi, évidemment. », répondit-elle au roi, avant d’incliner légèrement la tête en signe de respect et de politesse face à l’honneur qu’il lui faisait, et surtout qu’il faisait à sa beauté.

Lavinia ne savait pas ce qu’elle pouvait ajouter d’autres. Elle ne devait pas non plus se montrer trop enthousiaste, elle devait rester digne, tel une lady, et donc devait contenir son sentiment de puissance et de bien-être soudain face à cette perspective. En cet instant, ces craintes concernant le fait que si Philippe de Habsbourg se mettait à la fréquenter de trop près, elle risquerait gros exposée à la jalousie de Mary Tudor, sa reine. Pourtant qu’y avait il de pire, pour ne pas susciter cette jalousie, que de se faire peindre des heures durant devant le roi et pour le roi, en discutant seule à seule ( si ce n’est en la compagnie du peintre ), avec lui, et même parfois dans sa langue natale ? Cela dit, être peinte par un artiste aussi brillant que devait être celui engagé par Philippe, qui rendrait sa beauté? sa plus belle arme, immortelle, et dont l’œuvre finirait sans doute trônant un jour à la cour d’Espagne…C’était si délicieux pour Lavinia, qu’elle ne pensait plus au reste. Et ce qui était tout aussi délicieux, c'était de se savoir admirée par le roi lui même. Par un homme aussi puissant. Elle avait hâte de commencer, au fond…Et si cela ne tenait qu’à elle, elle trouvait Philippe charmant et passer du temps avec lui ne la déranger nullement…


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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Mer 2 Déc - 16:43
Lavinia ∞ Philippe

La beauté était une chose rare que l’on croisait peu de fois au cours de sa vie. Philippe de Habsbourg n’avait guère eu le loisir de rencontrer cette beauté. Sa mère était toujours à ses yeux la plus belle femme qu’il ait pu rencontrer, mais depuis sa mort, il n’avait pu que la contempler à travers ses tableaux.
Quand il était venu en Angleterre, jamais l’héritier au trône d’Espagne n’aurait imaginé rencontrer une femme qui ressemblait autant à sa mère, la magnifique Isabelle du Portugal. Et pourtant, c’était arrivé, il avait contemplé cette jeune femme longuement avant de la faire venir dans ses propres appartements, pour engager une conversation avec elle. Elle l’avait intrigué et lui-même se demandait s’il n’était pas fou de la faire venir jusqu’à lui, sachant qu’il ne pourrait rien espérer d’elle, pour ne pas imprégner son âme de pêchés. La regarder avait fini par devenir son plaisir inavouable. En la regardant, il ne trompait pas Mary, sauf en pensés, mais cela elle lui pardonnerait, puisqu’il lui resterait fidèle, jusqu’à ce que la mort prenne l’un d’eux. Philippe n’était pas comme les autres princes, même s’il ressentait une attirance pour une femme, même s’il n’aimait pas sa propre épouse, il ne prendrait jamais de maîtresses, pour ne pas s’attirer les foudres du Seigneur.

En faisant venir la magnifique Lavinia Tyburn à lui, Philippe avait le sentiment de franchir une limite. Néanmoins, il n’était pas parvenu à repousser son envie dévorante de la voir et d’entendre le son de sa voix, s’adressant à lui. Lavinia était gracieuse, belle avec des cheveux blonds comme les blés. Elle possédait de beaux yeux sombres, qui lui rappelaient tant les belles espagnoles. Cette jeune lady était un mystère pour lui et il ne désirait qu’une chose, pouvoir le résoudre, même si pour cela, il devait trahir Mary en pensées.

La beauté des femmes pouvait chambouler un homme et même en écoutant la jeune femme complimenter ses appartements, Philippe ne se sentait plus roi à ses côtés et il devenait un simple mortel. Bien sûr, en sa qualité de prince, il ne montrait rien, pas une émotion, à moins que son regard ne le trahisse. Les yeux étaient les seuls attributs de l’humain à ne pouvoir mentir à autrui.
Le roi fut étonné de voir que la terrible tentatrice ne trahissait rien, elle aurait pu être surprise par sa demande de faire un tableau de sa personne, mais non, elle ne montra rien, à part peut-être un soupçon de flatterie, qui était propre à toute femme dont la beauté avait été complimentée.

« Vous pouvez dire oui. » Répondit-il à la place de la jeune femme qui lui avoua ne pas savoir quoi à répondre à sa proposition. Philippe ne souhaitait pas être insistant avec elle, mais il tenait beaucoup à cette peinture, qu’il emporterait en Espagne, quand il prendrait le chemin du retour. Avoir un tel tableau, le contenterait de cette relation qui ne serait rien de plus qu’un échange de parole et peut être même de lettres, s’il pouvait la convaincre plus tard de correspondre avec lui. « Rien ne touchera à votre honneur, ça je peux vous le promettre lady Tyburn. Sur cette commande, vous prendrez les traits de la Vénus Céleste, une divinité pure. » Disait-il sur un ton assez solennel.
L’héritier du royaume d’Espagne fit quelques pas de se rapprocha de la jeune femme. Tout en gardant le silence, il détailla les traits gracieux de son visage. Lavinia Tyburn possédait une beauté presque envoutante, si bien qu’elle pourrait faire plier bons nombreuses d’hommes, au moindre battement de cil.
« Acceptez Lavinia. » Disait-il en Espagnol, il était certain que la jeune femme avait compris et il n’attendait qu’une chose, une réponse positive de sa part.
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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Ven 4 Déc - 23:05
IS BEAUTY A BLEESING OR A CURSE ?

« Vous pouvez dire oui. » 

Lavinia ne put s'empêcher de sourire à Philippe lorsqu'il lui dit cela. Évidemment oui, elle pouvait dire oui. Elle en avait envie d'ailleurs et elle allait sans aucun doute le faire. Qui, de toute évidence, refuserait quoi que ce soit à un roi ? Pas elle.

« Rien ne touchera à votre honneur, ça je peux vous le promettre lady Tyburn. Sur cette commande, vous prendrez les traits de la Vénus Céleste, une divinité pure. »

La Vénus Céleste...Philippe lui offrait la possibilité de donner ces traits à la représentation d'une déesse...De devenir une divinité aux yeux du monde entier...Comment ne pas être sous le charme d'un homme qui lui proposait une telle chose ? Le fait qu'il ajouta que son honneur resterait intact était tout aussi adorable. Même si, en vérité, Lavinia n'éprouvait pas grande gêne face à la nudité. Elle respectait toute les convenances de son époque et ne s'habillait jamais de manière provocante ( de toute façon, elle n'avait guère besoin de se dénuder pour attirer les regards ) , mais elle n'aurait pas, dans une autre vie, refuser d'être peinte dans le plus simple appareil. La jeunesse n'était pas éternelle. Peindre son apparence entière l'aurait rendue entièrement immortelle.

A ce moment précis, Lavinia oublia tout. Son secret terrible qu'elle devait protéger, le fait que le roi était un homme marié, qu'elle risquait de rendre jalouse la reine, qu'elle ne se ferait que d'autant plus d'ennemis...Lavinia se laissait très difficilement séduire. Jamais un homme n'avait pu la flatter de la sorte en la complimentant sur sa beauté. Mais là, il s'agissait du pouvoir incarné. Le pouvoir lui même admirait sa propre beauté. En ce moment, Lavinia était charmée. Comment aurait il pu en être autrement ? Philippe, qui malgré l'imposant menton hérité de son père, était bel homme, avait des manières tout à fait charmante, sans compter qu'il l'intriguait par tout le mystère qu'il représentait et qu'elle était tout à fait flattée d'être admirée de lui... Impossible dès lors d'empêcher son idiote vision d'elle reine dans un palais espagnol de revenir à l'attaque. Quelle reine magnifique elle ferait...Elle était née pour le pouvoir. Son visage aurait dû être celui d'une reine...

« Acceptez Lavinia. » , l'incita-t-il en espagnol. Même si à l'origine, Lavinia n'avait appris la langue que pour se faire des alliés, elle ne pouvait nier une grande beauté dans ces paroles mélodieuse. D'autant plus quand c'était un vrai espagnol qui la parlait.

Lavinia s'était peut-être toujours comporté avec la plus grande des maturité, mais elle n'avait que dix huit ans, et restait une femme peu avertie, en vérité des dangers de la cour. Elle les supposait et s'en protégeait, mais ne les connaissait pas.
C'est donc l'enthousiasme qui avait pris le dessus en cet instant. Plus tard, elle penserait au danger et elle s'en mordrait sans doute les doigts. Mais en ce moment, elle n'y pensait pas. De toute façon, elle n'aurait rien pu faire d'autres. On ne pouvait rien refuser à un roi. Et au fond, ce n'était pas du tout en cet instant même qu'elle faisait le mauvais choix. Elle l'avait fait il y a plusieurs mois déjà en misant sur les espagnols. Elle s'était embarquée dans le mauvais cercle d'amis, et maintenant que pratiquement tout les espagnols influents la connaissaient, elle ne pouvait plus reculer, il était trop tard. Philippe était d'ailleurs dès lors, le seul moyen de protection qu'elle pouvait encore espérer.

Lavinia osa regarder le roi consort dans les yeux alors qu'il insistait pour qu'elle accepte. Cela se voyait qu'il désirait vraiment que ce soit elle qui figure sur ce tableau et pas une autre. D'ailleurs cette histoire de tableau semblait même être un moyen pour qu'il puisse s'entretenir avec elle plutôt qu'un véritable dessein. Quel pouvoir de séduction avait-elle... Ah, le pouvoir. Elle s'en protégeait car à cause de son secret, elle ne pouvait trop s'en approcher...Mais qu'est ce qu'elle aimait le pouvoir, et qu'est ce qu'il lui faisait envie...

La belle blonde sourit au roi et se leva lentement de son fauteuil, pour lui faire face.

« Peut-être pourrions nous finalement partager un verre...En l'honneur de la création future de ce tableau.», répondit la comtesse. « J'accepte... », dit elle pour clarifier sa réponse. « ...Con gran placer, su majestad.* », ajouta-t-elle de son plus bel accent du sud, regardant le roi en lui souriant.


*Avec grand plaisir, votre majesté.


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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Mer 30 Déc - 21:53
Lavinia ∞ Philippe

Son sourire était éclatant, magnifique et Philippe s’en voulait presque de penser cela. Cependant, comment ne pas aimer un si beau sourire, qui transpirait la joie et le bonheur. Tantôt elle lui paraissait fougueuse, tantôt timide. Philippe admirait cette femme, bien plus que la sienne. Ses yeux étaient d’un bleu profond et si on lui avait donné une telle épouse, jamais il n’envisagerait de la quitter. Parce que oui, Mary Tudor était laide et Philippe comptait bien quitter la cour dès qu’elle aurait mis son enfant au monde. Si son épouse lui avait plu, il serait resté. En fait, quand il partirait, il penserait bien plus au doux regard de Lavinia Tyburn, qu’à sa femme. C’était un pêché, presque un adultère de penser cela, mais Philippe irait se confesser le lendemain et on lui pardonnerait.
Avoir un portrait de Lavinia lui permettrait de mieux vivre loin de sa présence, parce que oui, Philippe avait fini par prendre plaisir à voir son visage à la cour. Sa beauté si ténébreuse, si perturbante, le roi aurait du mal à s’en passer et pourtant, il allait le devoir. La production du tableau venait de ça, mais cela, Philippe ne l’avouerait jamais. Pour tous, ce tableau serait un simple caprice d’un amateur d’art, qui souhaitait l’excellence pour ses œuvres. Lavinia serait parfaite en Vénus Céleste. Sa beauté pure serait mise en valeur dans l’incarnation de cette déesse de l’amour pure et sacré.
Philippe n’attendait qu’une chose, c’était que Lavinia accepte sa proposition. Il pouvait comprendre ses nombreuses réticences, elle devait craindre la reine. Mary serait sûrement mise au courant par un espion, un serviteur qui irait lui murmurer à l’oreille que le roi faisait faire un tableau d’une jeune femme de la cour. Néanmoins, Philippe ferait en sorte de la protéger du courroux de son épouse, même quand il serait absent. Plusieurs Espagnols resteraient au service de Mary. Philippe comptera alors sur leur discrétion pour prendre soin de la jeune femme en son absence et le prévenir si la reine faisait des siennes.

Les yeux bleus de la jeune femme se posèrent alors sur les siens. La jeune femme était audacieuse et cela plaisait au roi. Puis un sourire lumineux apparut sur ses lèvres. Philippe comprit alors que Lavinia acceptait sa demande et elle le confirma tout de suite. Elle proposa de boire alors un verre de vin pour fêter leur collaboration et elle ajouta en Espagnol que cela serait un grand plaisir pour elle. Philippe se mit alors à sourire, ce qui était rare chez lui et il alla lui-même servir deux coupes de vin et il en tendit une à Lavinia.

« Pour vous ma lady et à votre beauté qui enchantera toute l’Espagne, grâce à ce portrait. » Il leva sa coupe tout en prononçant ces paroles en anglais. Il était ravi de voir que la jeune femme faisait l’effort de parler Espagnol, mais lui-même voulait en échange lui parler dans sa langue, même si contrairement à elle, il était beaucoup moins habile.
« J’ai entendu dire que vous aviez un fils. Parlez-moi un peu de lui. » C’était une chose étonnante, mais maintenant qu’il avait la jeune femme à ses côtés, il voulait tout savoir d’elle. Il avait entendu dire qu’elle était veuve, que son enfant était né posthume, et cette situation l’intriguait. Peut-être avait-elle besoin de lui pour sauvegarder l’héritage de son enfant. Il n’était pas aisé pour une femme et donc la mère d’un enfant si jeune de subvenir à ses besoins et de s’imposer face aux hommes.
« J’ai moi-même un fils. Carlos, il a dix ans, mais malheureusement il souffre d’un mal incurable. » Ajouta l’homme qui parlait très peu de son seul et unique héritier. Il adorait ses enfants, mais celui-là, il ne parvenait pas à l’aimer. Carlos était un enfant malformé, chétif et instable. Tout ce qu’un roi ne désirait pas pour son héritier et pourtant cet enfant était là et Philippe préférait le cacher aux yeux de tous, plutôt que de montrer les tares que les Habsbourg pouvaient concevoir.
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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Mar 12 Jan - 16:01
IS BEAUTY A BLEESING OR A CURSE ?

Lavinia connaissait le danger et pourtant n'avait guère envie d'y penser en ce moment. L'homme qui lui répondait en anglais quand elle lui parlait en espagnol, l'homme qui tachait de lui plaire,l'homme qui levait son verre à la gloire de sa beauté...Cet homme était le fils de l'Empereur. A la mort de son père, il serait roi d'Aragon et de Castille, roi de tout un tas de territoire du si riche nouveau monde, roi de Malte, de Sicile, de Baléares, roi de Naples et duc de Milan et il était également roi consort d'Angleterre. Cet homme, qui pourtant n'était pas un amateur de guerre, était sans doute l'homme le plus riche de demain et le plus puissant. Et cet homme admirait sa beauté à elle. Elle, Lavinia Garland, fille désargentée d'Ecosse. Elle qui s'était demandé un jour à quoi ressemblerait la vie de château.

C'était ridicule et naif mais Lavinia ne pouvait pas s'empêcher de savourer cette victoire personnelle en sachant que son père n'avait à l'époque fait que se plaindre d'avoir une fille, une fille inutile qui lui couterait sans doute une dot bien trop chère. Lavinia avait réussi à plaire à un comte anglais, maintenant elle plaisait au roi d'Espagne. Quel dommage qu'elle ne pourrait s'en vanter. La jeune femme qui n'avait pas eu le temps de connaître les rêveries des autres adolescentes ne pouvait s'en empêcher à l'instant, imaginant la possibilité de voyager entre Naples et Madrid, entre Palerme et Londres, découvrant le monde devant tout un peuple qui admirerait sa beauté tout autant que Philippe. Quelle magnifique reine ferait elle pour l'Espagne. C'était impossible mais elle ne pouvait s'empêcher d'y penser en secret à l'instant. Lavinia de Habsbourg, reine d'Espagne, de Naples, de Sicile, des Baléares et de Malte et duchesse de Milan. Née avec un titre plus important, née avec plus d'argent et moins de secrets, Lavinia aurait eu de très bonne chances de devenir reine d'Espagne, cela se lisait dans le regard de Philippe. Quel surnom aurait elle reçu du peuple ? La Vénus d'Espagne, ou quelque chose comme ça, pensa t-elle.

« J’ai entendu dire que vous aviez un fils. Parlez-moi un peu de lui. », demanda Philippe. Voilà qui lui posait des questions, s'intéressant à sa vie. C'était flatteur, tout en espérant qu'elle ne l'intrigue pas trop non plus.

« Oui, en effet. », répondit elle. « Il s'appelle Nicholas, c'est l'héritier du comté de Westmorland. Il est encore très jeune, il va seulement avoir un an mais il se porte bien. », répondit elle.

« J’ai moi-même un fils. Carlos, il a dix ans, mais malheureusement il souffre d’un mal incurable. », répondit le futur roi d'Espagne. Lavinia ne s'attendait pas à ce que le roi se confie ainsi à elle. Elle savait qu'il avait un fils, elle en avait entendu parler et pour avoir un jour osé demander à un espagnol pourquoi le jeune prince n'avait pas accompagné son père en Angleterre, elle savait qu'il n'était pas tout à fait sain d'esprit. Cela dit, que le roi lui même lui en parle, c'était étonnant. Il avait très visiblement besoin de parler à quelqu'un, et sa femme ne devait pas être la personne qu'il recherchait pour ce rôle. Lavinia n'était pas idiote, elle comprenait bien pourquoi. Ce qu'elle n'avait pas, Mary l'avait. Elle avait le titre. Ce qu'elle avait, Mary en était dépourvue. Mary n'était pas une belle femme, c'était évident. Mary n'avait pas la beauté pour que Philippe l'aime et Lavinia n'avait pas les titres pour l'y autoriser. C'était triste pour la reine... Mary semblait sincèrement éprise de Philippe. Lui, pas du tout. Lavinia pouvait remercier Dieu de lui avoir donné ses traits là. Sans quoi, elle n'aurait jamais connu la vie de château...

« Vous m'en voyez désolée. », répondit la comtesse avec une expression sincère de compassion. Lorsqu'elle était enceinte, la hantise de la comtesse avait été que son enfant soit en mauvaise santé ( ou soit une fille ). Elle comprenait la douleur de Philippe mais se posait de nombreuses questions également, qu'il serait sans doute inconvenant de poser. Le fils de Philippe allait-il devenir roi malgré tout, vu son statut d'aîné ? « Je conçois à quel point cela doit être difficile pour vous, surtout au vu des responsabilités qui pèsent sur votre famille... Votre fils sera t-il en mesure de vous succéder un jour malgré tout ? Ou est ce qu'au vu de son état de santé, il devra céder ses prétentions aux enfants que vous aurez de la reine Mary ? », demanda tout de même Lavinia, après un silence respectueux, craignant de laisser ce silence s'installer trop longtemps et tachant de bien formuler sa question pour ne guère heurter le roi. En espérant que l'enfant que Philippe aurait avec Mary serait e bonne santé. Car Mary était la cousine du fils de Charles Quint, et n'était guére dans la fleur de l'âge...


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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Jeu 18 Fév - 18:08
Lavinia ∞ Philippe

Elle n’était pas une femme comme les autres, elle était belle, joyeuse, mystérieuse et surtout elle n’était pas Espagnole et ni Mary son épouse. Lavinia Tyburn avait quelque chose en plus par rapport à toutes les femmes qu’il avait pu connaître. Son charme était sans égal et il lui rappelait sa très chère mère dont le souvenir était toujours douloureux pour le prince espagnol. Il y avait des femmes qui pouvaient marquer un homme tout au long de sa vie. Isabelle du Portugal avait marqué Charles Quint. Lavinia Tyburn marquera très certainement Philippe de Habsbourg.
Il y avait un sujet sur lequel le roi voulait questionner la jeune comtesse, c’était sur son enfant. Il avait su qu’elle avait perdu son mari au moment de sa grossesse. Une mort tragique, dont on ne connaissait pas les circonstances, mais cela n’intéressait guère Philippe. Le mari était mort, Lavinia était seule avec un nourrisson à charge. Tout naturellement, le roi consort d’Angleterre posa des questions à la jeune femme à propos de son enfant. Cet enfant était l’unique héritier de son père et il s’appelait Nicholas. Il était encore un tout jeune enfant de seulement un an. Trop jeune et rien ne pouvait prédire que le comté de Westmorland se retrouva un jour sans héritier. L’avenir était trop incertain pour les nourrissons et leur perte pouvait être parfois très douloureuse.

« Que le Seigneur le protège et soit bienveillant pour votre enfant. » Il n’était pas un homme qui comprenait vraiment les femmes. Pour lui, elles étaient pleines de complications, néanmoins, Philippe savait que la perte de son enfant pourrait faire beaucoup souffrir la jolie blonde. Souhaiter en tant que prince héritier la protection d’un enfant était presque une bénédiction. Cependant, ce grand croyant savait que les paroles du Seigneurs étaient impénétrables, sinon pourquoi lui aurait-il donné un fils diminué ?
Evoquer Carlos faisait beaucoup de bien à Philippe. Il parlait guère de cet enfant et avait depuis bien longtemps abandonné l’idée de l’éduquer. Carlos était confié depuis la mort de sa mère à des nourrices et des gouvernantes qui avaient pour charge de soigner le jeune enfant, mais, même avec tous ces soins, Philippe n’espérait plus la guérison de son fils. A moins d’un miracle, son état s’aggraverait au fil des années, comme le lui avait déclaré les médecins royaux.

« Au vu de son état, je doute que mon fils puisse être roi un jour. Cela me désole, mais Carlos n’a pas la fibre d’un roi, il… » Le roi cherchait ses mots espérant ne pas offenser le Seigneur en parlant ainsi de son unique héritier. « Il ne comprend pas les choses vite, si je peux dire. » Il cherchait ses mots en anglais et en entendant Lavinia évoquer les enfants qu’il pourrait avoir Mary, il changea rapidement de langue pour s’exprimer en Espagnol, le plus simplement possible, pour que la jeune femme puisse le comprendre. « Je ne veux pas offenser mon épouse, mais je ne pense pas qu’elle puisse me donner le moindre héritier. Elle n’est plus jeune et cette grossesse n’est pas normale. » L’homme détourna le visage, même s’il était un homme marié, il n’aimait vraiment pas parler de ces affaires féminines. « Je suis sans doute condamnée à ne point avoir d’enfants sains. » Ajouta le roi consort sur un ton désolé. S’il restait marié à Mary et qu’elle vivait encore de nombreuses années, il pouvait dire adieu à ses projets d’héritiers viables pour l’Espagne. Ce mariage, il l’avait accepté pour asseoir les ambitions de Charles Quint sur l’Angleterre, mais pour lui, être l’époux de Mary, fille d’Henry VIII était un gouffre. Le roi aurait préféré épouser la princesse Elizabeth, qui même si tout le monde disait qu’elle était protestante, était jeune et sûrement bien plus féconde que sa sœur.
« Pardonnez-moi, je ne devrais point vous déranger avec tous ces soucis royaux. » Continua l’homme, tout en admirant le visage de la jolie blonde. Si seulement elle était reine, il aurait certainement divorcé pour l’épouser elle. Lavinia lui aurait sûrement donné de nombreux fils.
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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Mar 15 Mar - 14:16
IS BEAUTY A BLEESING OR A CURSE ?

« Que le Seigneur le protège et soit bienveillant pour votre enfant. », avait répondu le futur roi d'Aragon et de Castille.

Lavinia avait toujours tenté d'avoir confiance, depuis le début de sa grossesse, en la force de son enfant. Elle avait été terrifiée à l'idée que son enfant soit une fille, mais Dieu avait été bon, si on pouvait dire ainsi, même si l’écossaise pour qui l'héritier de Habsbourg avait tant d'affection, était, à son contraire, très peu croyante. Nicholas n'avait qu'un an et pouvait mourir à tout moment, mais la comtesse tâchait d'avoir confiance. Elle imaginait déjà Nicholas grand et fort, appelé comte et héritant du sourire de son père. Elle ne laisserait personne faire du mal à son fils. Pas même le destin. Lavinia était telle une lionne protectrice envers son petit, à l'image de l'emblème de sa famille d'origine. Mais maintenant que le roi d'Espagne lui même invoquait le Seigneur pour protéger le jeune garçon, Lavinia ne pourrait qu'être encore plus sûr que son fils grandirait.

Quand Lavinia posa la question de la capacité ou non de Carlos à régner, Philippe lui expliqua qu'il en doutait. Son fils, et on voyait qu'il avait dû mal à le dire, « ne comprenait pas les choses vite ». Lavinia savait très bien ce que cela voulait dire, et cela expliquait évidemment pourquoi le futur roi n'avait pas invité son enfant en Angleterre. Il avait sans doute honte, et c'était bien triste...Mais elle pouvait comprendre que pour un roi, avoir un fils anormal devait être encore plus difficile que pour le commun des mortels. La comtesse ne répondit rien, et cela devait être pris comme un silence respectueux. Elle affichait une expression de compassion et de compréhension.

« Je ne veux pas offenser mon épouse, mais je ne pense pas qu’elle puisse me donner le moindre héritier. Elle n’est plus jeune et cette grossesse n’est pas normale. » , déclara Philippe. La comtesse de Westmorland était étonnée de constatée que Philippe avait conscience de ce que tous pensaient en secret. « Je suis sans doute condamnée à ne point avoir d’enfants sains. », ajouta-t-il.

« Nul ne sait prédire de quoi l'avenir sera fait, votre majesté.», dit Lavinia, tentant de le rassurer. « Je prierais pour que Dieu vous accorde les enfants que vous désirez », ajouta la comtesse. Elle avait l'impression que plus le temps s'écoulait alors qu'ils discutaient, plus le roi l'appréciait.

« Pardonnez-moi, je ne devrais point vous déranger avec tous ces soucis royaux. » 

Voilà que le roi s'excusait auprès d'elle. Même si ce n'était sans doute que pour la forme, Lavinia ne se trompait sans doute pas en y voyant un signe évident de son affection.

« Oh non, vous ne me dérangez nullement. », répondit elle. « J'imagine qu'un homme de votre importance doit souvent se sentir incompris, avec tout les soucis qu'il a à gérer. Je crois que le monde a tendance à oublier que les rois sont aussi hommes et que discuter et se confier peut leur faire le plus grand bien. » Lavinia sourit tendrement au roi consort et ajouta « Mais vous pouvez parler librement avec moi, vous pouvez me faire confiance. », dit-elle.

Une sorte de familiarité semblait s'installer entre le roi et la comtesse de Westmorland. En fait, Lavinia ne réfléchissait plus vraiment à ce qu'elle disait, trop flattée par le fait que le roi se confie à elle. Elle parlait simplement avec sincérité. Eprouvait-elle vraiment une sorte d'affection pour le roi, ou était ce pour ce qu'il représentait ? En tout cas, ce qu'elle faisait n'était pas la chose à faire. En disant à Philippe exactement le genre de choses qu'il avait besoin d'entendre, lui qui se sentait si incompris et seul à la cour de son épouse, il était évident qu'il aurait envie de la voir davantage, et les rumeurs risquaient de ne pas tarder à faire leur apparition.




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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Ven 22 Avr - 16:02
Lavinia ∞ Philippe

Elle avait le regard doux et envoutant, un regard dans lequel tout homme aimerait se plonger. Lavinia Tyburn était la déesse de la pureté pour le prince Philippe de Habsbourg et s’il n’était point marié à la reine d’Angleterre, s’il n’était pas prince et si son destin n’était pas celui de devenir roi, il aurait pris cette femme pour épouse. Malheureusement, il était prince, il deviendrait plus tard roi et toutes ses responsabilités le conduirait toujours à épouser une princesse royale, qu’elle soit anglaise, portugaise, française ou encore autrichienne. Lavinia n’était pas une princesse, même si elle en avait la beauté et la prestance, son sang n’était pas royal et d’après les rumeurs il ne serait pas noble. Philippe se moquait bien du sang de la jeune femme, elle lui plaisait, mais son honneur le poussait à la respecter et à garder pour lui-même son obsession. Philippe avait donc décidé d’en faire sa bonne amie, de faire réaliser un tableau d’elle pour seulement l’admirer et jamais il ne bafouerait l’honneur de la jeune femme. Une amie pouvait d’ailleurs se montrer bien plus précieuse qu’une épouse et dans le cas de Lavinia, Philippe pourrait tout lui donner et il ferait en sorte qu’elle ne connaisse jamais le malheur.

« Je vous remercie pour votre sollicitude lady Tyburn. » Répondit le roi consort en entendant que la jeune femme prierait pour qu’il puisse un jour avoir un fils en bonne santé. « Dans mes prières je solliciterai la Vierge pour apporter protection à votre fils et également votre bien être. » Il marqua une pause avant de poser une question sur des rumeurs qu’il avait pu entendre à propos de la jeune femme. Bien qu’il ne prête jamais attention aux boniments, Philippe avait toujours laissé glisser une oreille quand il entendait parler de la mystérieuse blonde. « J’ai entendu dire que votre situation n’est guère aisée, que vous et votre belle-mère, lady Diane Tyburn n’êtes pas en bons termes, est-ce vrai ? » Il ne connaissait pas la situation, le comte était mort, la mère avait beaucoup de pouvoir et Lavinia ne semblait guère être heureuse quand sa belle-mère était dans les parages. Philippe voulait tout savoir, pour pouvoir agir et apporter sa protection à la jeune femme. Bien sûr, il ne pouvait pas montrer son dévouement à la reine, celle-ci voudrait probablement se débarrasser de Lavinia, Philippe agirait donc avec l’aide d’intermédiaires.

« Vos paroles sont douces et chantent telle une chanson à mon oreille. » L’homme sourit, ravi d’entendre les paroles de la jolie blonde, qui lui avouait qu’il pouvait avoir confiance en elle. Bien sûr, on ne pouvait pas faire confiance aux femmes, mais celle-ci était différente et Philippe voulait bien lui accorder cette confiance. « Souhaitez-vous devenir ma bonne amie ? Je ne suis pas un homme facile, je n’ai pas vraiment de conversation, je dois l’avouer, mais j’ai plaisir à être en votre compagnie. Pour vous rassurer la reine ne sera pas au courant et si elle vient à apprendre vos venus dans mes appartements, je lui dirais que vous venez visiter l’un de mes hommes qui vous courtise, ainsi, vous ne seriez point ennuyé. » Il souriait, espérant à nouveau que la jeune femme accepterait sa proposition.
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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Lun 25 Avr - 10:39
IS BEAUTY A BLEESING OR A CURSE ?


« J’ai entendu dire que votre situation n’est guère aisée, que vous et votre belle-mère, lady Diane Tyburn n’êtes pas en bons termes, est-ce vrai ? » , lui avait demandé le roi.

Philippe de Habsbourg semblait s'être intéressé à elle de très près. Mais cette question était une question délicate. Face à un homme aussi catholique que le roi consort, Lavinia devait elle se montrer honnête et mentionner le suicide de son mari, ou taire ce détail ? Le problème était que si le roi s'intéressait ainsi à elle, et qu'il apprenait cet événement de la part de quelqu'un d'autre, il serait sans doute déçu que Lavinia elle même ne lui ai pas parlé des circonstances de la mort de son époux.

« En effet...Ma belle-mère désapprouvait totalement mon union avec son fils car mon titre de noblesse n'était rien comparé au sien. Mon mariage avec Nicholas Tyburn était un mariage d'amour, et non un mariage arrangé. Mais je n'étais que fille de lord quand il était fils de comte. Diane a tout fait pour nous séparer, lançant des rumeurs sur mon dos, me faisant passer pour une femme aux moeurs légères qui ne l'avait épousé que pour profiter de sa fortune. Il a finit par douter de ma bonne foi, je le crains, et de l'amour sincère que je lui portais... »

Lavinia hésita à poursuivre. D'une part, elle désirait en parler à Philippe, malgré tout ce qui se disait sur lui. Elle éprouvait une sorte de confiance envers le roi consort, confiance que sans nul doute,Nicholas aurait désapprouvé. Elle était si seule, et Philippe semblait l'être tout comme elle. Alors qu'elle aurait pu rester obscure sur les raisons de la mort de son mari, elle poursuivit donc avec cette version connue de tous à la cour.

« Nicholas était très amoureux de moi. Et les rumeurs que sa mère avait lancées sur moi lui ont été fatales. Il a douté de ma sincérité, comme je vous le disais...Il a cru que je l'avais épousé pour l'argent, que je ne l'aimais guère,voire que je lui étais infidèle...Dans un coup de folie dû au chagrin, il a commit l'impensable. Il s'est empoisonné...Et je suis arrivée trop tard. Il est mort dans mes bras. »

Lavinia fit une pause, car l'histoire était pénible à raconter. « J'étais enceinte de trois mois. Diane a eut ce qu'elle voulait, Nicholas et moi avons été séparé. J'imagine que vous comprenez pourquoi je ne l'apprécie guère... », termina-t-elle, se demandant qu'elle serait la réaction de Philippe face à cette histoire.


« Vos paroles sont douces et chantent telle une chanson à mon oreille. », répondit le roi quand Lavinia lui assura qu'il pouvait lui faire confiance. « Souhaitez-vous devenir ma bonne amie ? Je ne suis pas un homme facile, je n’ai pas vraiment de conversation, je dois l’avouer, mais j’ai plaisir à être en votre compagnie. Pour vous rassurer la reine ne sera pas au courant et si elle vient à apprendre vos venus dans mes appartements, je lui dirais que vous venez visiter l’un de mes hommes qui vous courtise, ainsi, vous ne seriez point ennuyé. », lui proposa Philippe.

La comtesse sourit avec sincérité. A défaut de pouvoir devenir reine, elle pouvait devenir l'amie, la confidente d'un roi, ce qui n'était pas si mal. Et comme Philippe semblait avoir tout prévu pour n pas qu'elle n'aie d'ennui, elle pouvait se permettre d'accepter. Son plan tenait en effet la route, étant donné que l'un de ses hommes, un dénommé Alvaro, que Philippe semblait d'ailleurs avoir écarté ( et Lavinia comprenait aujourd'hui pourquoi ), avait l'air de beaucoup l'apprécier. La reine Mary pourrait donc bien penser que c'était Alvaro qui courtisait Lavinia, ce qui n'était pas tout à fait faux.
«  J'apprécie moi-même votre compagnie, votre majesté. Ce serait un honneur pour moi, et un grand plaisir, d'être votre bonne amie. », répondit Lavinia. C'était la vérité, elle appréciait la compagnie du roi alors qu'ayant été l'épouse d'un protestant, la logique aurait voulu qu'elle ne le supporte pas. Avec elle, cela dit, Philippe était bien plus que ce roi très catholique que tous décrivait. Elle voyait l'homme en lui, pas le roi.


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« THE KING'S QUEEN »

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MessageSujet: Re: Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.  Ven 3 Juin - 13:56
Lavinia ∞ Philippe

Elle avait le cœur d’une lionne dans le corps d’une faible femme. Philippe voyait tout ceci en Lavinia, il voyait qu’elle était forte et que malgré son apparence fragile, elle était capable de tout affronter. Son regard montrait cette force et Philippe se demandait bien ce que ces beaux yeux avaient pu affronter pour avoir une telle intensité. Lui était un prince, un héritier, un futur roi, il avait toujours été protégé par sa famille, sa mère, son père, ses tantes, on avait toujours été à son chevet lorsqu’il était malade et depuis sa naissance il jouissait d’une vie tranquille en Espagne. Les seules tragédies qu’il avait pu connaître c’était la mort de femmes qu’il avait pu aimer. Lavinia avait les siennes, bien plus terribles et Philippe n’allait pas tarder à le découvrir. Elle avait été aimé par un homme au titre plus élevé que le sien, qui pouvait dénigrer ce Nicholas Tyburn qui avait dû découvrir la beauté de cette femme et l’avait désiré au moins de vouloir l’épouser. Comme il s’y attendait, la belle-mère n’avait pas apprécié ce mariage et depuis elle faisait voir la vie dure à la belle Lavinia.

« Cette femme me parait bien orgueilleuse et excusez-moi pour mes paroles ma lady, mais votre défunt époux était un idiot de remettre votre honnêteté en cause. » Le prince parla sur un ton humble, ne voulant nullement offenser la jeune femme à propos des paroles qu’ils venaient de dire sur Nicholas Tyburn.

La suite n’était guère glorieuse. Face aux paroles de sa mère, l’époux avait fini par douter de plus en plus de son épouse et n’osant supporter cela, il avait fini par s’empoisonner. Le prince s’en voulait d’avoir fait revenir de tels souvenirs, mais il détestait tout autant cette femme qui avait tant fait souffrir la belle Lavinia. Diane Tyburn devait être assez punie de voir son fils mourir, mais Philippe savait que ce n’était sûrement pas assez, elle pouvait très bien retirer le fils de la belle blonde pour pouvoir conserver la régence du comté.

« Ma lady, si je peux faire quoique ce soit pour améliorer votre situation, vous n’avez qu’à demander, même loin de ce pays, je serai là pour vous et mes hommes appliqueront ma loi et mes décisions. » L’homme avait pour habitude de protéger les personnes qu’il appréciait. Il était le fils de Charles Quint, un homme qui un jour posséderait tout et qui serait le plus grand souverain d’Europe. Philippe pourrait alors être un conquérant comme son père ou sinon protéger ses terres, mais également protéger ses positions et les membres de sa famille. Lavinia n’était peut-être pas une Habsbourg, mais Philippe l’appréciait assez pour vouloir la protéger et lui offrir tout ce qu’il y avait de mieux au monde. « J’ai pour habitude de protéger les personnes que j’apprécie, vous en faites partis Lavinia. Je suis un prince espagnol, le futur roi d’Espagne, le roi consort d’Angleterre, je pense être l’homme le plus puissant de ce royaume, je peux vous protéger, vous et votre fils. » Philippe parlait sur un ton sérieux, donnant à cette relation un tournant plus pieux et qui serait bien plus à l’image des vœux de notre Seigneur.

On frappa à la porte, il demanda à la personne d’entrer, à voix haute et en Espagnol. Le chambellan s’approcha du souverain consort et lui murmura à l’oreille quelque chose que Lavinia ne pourrait entendre, en Espagnol. Philippe acquiesça et se leva en même temps que le chambellan quittait la pièce.
« Ma lady, je me dois malheureusement de vous quitter, votre compagnie a été un réel plaisir et j’espère pouvoir continuer ce genre d’entretien avec vous. » Il s’inclina devant la jeune femme et lui prit la main et y déposa un baiser. Philippe savait qu’il ne pourrait jamais rien demander de plus à la belle blonde, il ne pouvait pas, le Seigneur ne permettait pas d’infidélité au sein d’un couple. « N’oubliez pas, vous pouvez me demander n’importe quoi. » Sur ces derniers mots, il quitta la pièce et laissa la jeune femme seule.
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Is beauty a bleesing or a curse ? ♠ ft. Philippe de Habsbourg.
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