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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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La Sœur bien-aimée du roi
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♕ Métier : Rentière, ex-reine d'Angleterre ♕ Age : 40 ans ♕ Religion : Actuelement Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Marie-Jane ♕ Mon nombre de messages est : 287 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 210 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 19/05/2015 ♕ Mon pseudo web est : Elynore ♕ Mes autres visages : Elena d'Altafuente & Rosalie Woodley

Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Jeu 2 Juil - 23:21


 
Une visite de courtoisie... ou plus


C'était une belle journée qui s'annonçait. Anne de Clèves s'était levée tôt comme souvent, une habitude qu'elle avait prise en quelque jours dès son arrivée en Angleterre il y a de cela maintenant treize ans en 1540. A l'époque elle était une jeune reine, la nouvelle jeune épouse d'Henri VIII d'Angleterre. Mais la vie de château fut de courte durée et l'esprit avisée de l'Allemande n'avait pas cherché à contrarier la décision de son souverain. Choix judicieux, elle garda sa tête sur ses épaules et mieux que cela elle devint une amie proche du monarque. C'est après son divorce qu'elle reçut le domaine de Richmond et le palais qui y était construit. Anne aimait Richmond et elle s'y installa de nouveau de façon plus permanente lorsque l'arrivée dans Londres de Mary sa chère ex belle-fille fut annoncée. Elle l'accueillit avec sa sœur Elizabeth la petite princesse qu'elle aimait tant. Elle la considérait presque comme sa fille, elle qui n'avait jamais eu l'occasion d'avoir des enfants. Pendant ces quelques mois de règnes, Anne s'était faite des connaissances. Elle n'oubliait jamais un visage, ils étaient tous gravés dans sa mémoire. Alors lorsque la Mary devenue reine d'Angleterre après avoir évincé Jane Grey, lui fit part de ses intentions de mettre sous surveillance sa jeune sœur, Anne n'eut qu'à un nom en tête. Oh bien sur Mary ne le présenta pas ainsi, non elle lui dit simplement qu'elle voulait la protéger. Anne avait tout de suite penser à Mark Earnshaw. Ce fils de garde royal, l'ancienne reine consort d'Angleterre l'avait connu à la cour de son défunt ex-époux. Elle l'avait gardé dans un coin de son esprit sachant bien qu'il était un jeune homme prometteur à l'époque. Elle ne s'était pas trompé. Elle avait suivi de loin ses exploits. Alors peu de temps après l'annonce de Mary, elle lui avait envoyé une lettre. Elle l'avait trouvée un peu trop formelle, mais qu'importe l'essentiel était qu'il est accepté de l'avoir.

Elle s'était préparée à le recevoir ce jour-là. Toujours vêtue de façon très élégante, Anne de Clèves inspectait une dernière fois les quelques pièces que traverserait le garde. D'un pas lent, elle parcourut les premières salles du premier étage. Elle passa dans la salle de réception puis descendit au rez-de chaussé. Elle salua quelques gardes postés dans le hall d'entrée et finit par céder à l'appel du jardin. Elle y passa de longues heures avant d'aller déjeuner en compagnie de sa dame de confiance. Le temps s'écoula et elle alla s'installer au clavecin au premier étage. Elle était entrain de jouer lorsqu'un domestique lui apprit qu'un cavalier s'approchait. La dame se leva, alla à la fenêtre et un sourire s'afficha sur ses lèvres. Enfin il était là. D'un geste vif elle frappa dans ses mains et les domestiques s’affairèrent à ranger tout ce qui ne devait pas être vu. Elle quitta la pièce et redescendit dans le grand hall. Là, elle passa les porte menant au domaine et attendit son invité du jour.

« Monsieur Earnshaw ! Bievenue à Richmond ! » fit l'ancienne reine en le voyant arriver à sa hauteur. D'un petit signe de tête, elle invita un palefrenier à prendre soin du cheval. « Avez-vous trouvé le chemin facilement ? » demanda-t-elle soucieuse de s'enquérir du bon déroulement du voyage de son hôte.
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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Dim 5 Juil - 14:44


Richmond.


« ... Annes de Clèves. »
Mark Earnshaw relut la lettre plusieurs fois. Le papier, d'une grande qualité, portait les mots presque incisifs de la dame qui les reliait. Il plia la missive et la rangea dans son coffre en bois. La Dame qui lui envoyait cela n'était autre que l'ancienne Reine d'Angleterre dont le divorce avait été prononcé il y a longtemps. Sa demande était sans appel, elle désirait le rencontrer. Simple soldat, il avait déjà fait de nombreuses prouesses qu'il avait eu l'honneur de voir récompenser par des prix divers. Combat à pied, lutte, joute et course à cheval, Mark s'était toujours montré talentueux. Engagé depuis quelques années, il avait su servir son roi, puis sa Reine depuis peu, avec entrain. Il n'avait donc rien à craindre d'une entrevue avec l'ancienne reine.

Avant de répondre à la requête de la dame, il alla aviser son supérieur de sa demande. Il reçut alors l'autorisation de quitter sa garnison pour la durée de ce voyage et cet entretien et donc la permission de répondre à Lady de Clèves qu'il allait partir sur le champ afin d'arriver au plus tôt auprès d'elle. Il ne la connaissait guère que de nom et n'avait eu l'occasion de la croiser que quelques fois. Il n'avait eu vent d'aucune réputation particulière et il appréciait cela. La discrétion des êtres fréquentant la cour était si rare qu'elle en devenait intrigante lorsqu'elle existait.
Dans l'écurie, Mark choisit une jument pie de pure race anglaise. Il l’apprêtât, prit ses dernières dispositions pour la route et s'en alla en direction du domaine de Richmond dans lequel vivant la rentière.
La route se passa sans encombre. Il ne s'arrêta que deux fois pour le confort du cheval et se restaurer. Il portait une tenue très saillante sombre donc les quelques fils brodés du col d'un bleu éclatant soulignaient son regard limpide. Il n'aimait pas avoir une présentation tapageuse et se refusait encore à la mode de la cour.
En arrivant au domaine, il put apercevoir de loin la maîtresse des lieux. Il fut étonné de voir qu'une femme de son importance attendait au devant d'un homme de son acabit. Était-ce la politesse germanique ? Ou bien l'importance de cet entretien ? Mark ne le sût. Arrivé à sa hauteur, elle le salua avec déférence et commanda un palefrenier. Le soldat sauta de cheval avec l'aisance d'un grand cavalier. Il s'inclina aussitôt et la salua avec le plus grand respect :

« Je vous remercie, Madame, de votre accueil. J'espère ne pas avoir malmené votre confort en vous faisant attendre ainsi à l'entrée de votre demeure. »

Il se redressa et tendit les rênes au palefrenier. Ce dernier s'en empara sans le regarder et amena le beau spécimen dans les écuries.
Mark se retourna vers la dame de céans et écouta ses inquiétudes. Il décocha un sourire honnête et répondit :

« J'avais pris mes précautions avant de prendre la route. J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre. »

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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Mer 8 Juil - 0:11


Une visite de courtoisie... ou plus

L'Anglaise d'adoption sourit au garde. Il avait bien changé depuis la dernière fois qu'elle avait pu l'apercevoir. Malgré tout, deux choses n'avaient pas changé, son élégance et son charme. Mais Anne de Clèves n'était plus à courir après un amour. Une fois, il y a bien longtemps elle avait aimé un homme, un Lorrain. Elle avait été fiancée à lui et puis le temps était passé. François Ier de Lorraine, cet homme avait marqué son cœur. C'était avant qu'elle ne soit choisi pour épouser le roi d'Angleterre Henri VIII. En 1545, lorsqu'elle apprit la mort du Duc de Lorraine, son cœur se serra. Elle était loin, trop loin pour revenir. Un déchirement qu'elle a vécu comme elle a pu. Depuis, son cœur n'a jamais plus battu pour qui que ce soit de cette manière. Bien sûr le roi, elle l'aimait, à sa manière, comme une sœur bien plus que comme une épouse. Sa mort l'attrista et ses le cœur fraternel brisé que ses Dames ramassèrent à la petite cuillère dans le château d'Hever, ancienne demeure d'Anne Boleyn et de sa famille que l'Allemande avait reçu comme tant d'autres domaines après son divorce.

Les yeux clairs de Lady de Clèves se posèrent sur le garde. Ses vêtements étaient sobres et élégants, tout ce qu'elle aimait. Le voir ainsi vêtu la rassurait sur son choix. Oui il serait l'homme parfait pour Elizabeth, elle en était certaine à présent. Il sauta de son cheval avec élégance comme tous bons cavaliers qui se respect. Anne sourit en le voyant s'incliner et la saluer avec autant de respect. Dieu qu'elle en avait perdu l'habitude dans ses domaines. Elle ne venait plus aussi souvent à la Cour qu'avant et elle en aurait presque oublié, ici, qu'elle fut un jour, pendant quelques mois, la première femme d'Angleterre. Il s'enquerra de son confort et l'Allemande ne sut retenir un petit rire. Il était adorable à n'en pas douter. Elle agita sa main devant son visage comme pur chasser une mouche.

« Oh non, non, ne vous en faites pas. J'aime aller au devant des personnes qui en valent la peine. N'est-ce pas plus poli que d'attendre bien confortablement que l'on vienne jusqu'à vous ? » demanda la maîtresse des lieux. Elle essayait de le rassurer et de détourner l'attention. Elle avait certes presque quarante ans, mais elle était encore une femme en pleine jouissance de tous ses moyens, il ne fallait pas croire. L'hiver l'avait un peu affaibli, mais que voulez-vous, Anne sentait bien qu'elle perdait de son éclat avec le temps. Toutes les roses finissaient un jour ou l'autre par faner.

Le soldat, après avoir confié sa magnifique monture au palefrenier qui partit aussitôt, rassura la Duchesse de Clèves son voyage. Elle soupira d'aise en apprenant qu'il avait pris ses précautions. La voilà qui était maintenant entièrement disposée pour discuter avec lui. Mais avant tout elle voulait que la visite soit un bon moment partager. Elle évoquerait donc le cœur du sujet qu'un peu plus tard. Après tout ils avaient le temps, non ? Un court instant, Anne de Clèves tiqua. La faire attendre, elle ? Oh ça non qu'il soit rassuré. Elle le regarda avec un sourire bienveillant.

« Encore une fois soyez certain que vous ne m'avez pas fait attendre, tout comme vous n'avez pas porté atteinte à mon confort personnel. »

Anne s'arrêta et reprit sur un ton beaucoup moins conventionnel.

« Que pensez-vous de visiter un peu les lieux. J'ai rarement des invités ici à Richmond, ces jardins se meurent sans animation. Je les parcours quelque fois avec les Dames qui sont encore attaché à ce qu'on appellerait « ma maison » à la cour. Mais, voyez-vous, un peu de nouveauté ne leur fera pas de mal. De plus, j'ai une serre magnifique, venez. »

Ravie de montrer ses plus belles fleurs, la Duchesse de Clèves aurait presque pu prendre le pauvre garde par la main pour l'entraîner à sa suite. L'ancienne reine consort d'Angleterre était ainsi. Sa joie de vivre était clairement visible. Elle n'était peut-être pas l'une des plus belles d'Angleterre, mais elle avait su compenser par un esprit brillant et une curiosité et une sagesse à toutes épreuves. Elle savait où était sa lace, ce qu'elle pouvait se permettre de faire et ce dont elle devait s'abstenir, du moins en public. Elle poussa la porte grillagée de la serre et y entra. Elle s’empara aussitôt d'un petit éventail qu'elle agita lentement devant son visage et son cou.
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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Mer 15 Juil - 15:46


Richmond.


La dame de céans était d'une grande élégance. Quelque soit son âge, elle avait gardé cette beauté royale que profère un haut rang aux traits d'une femme. Son histoire était connue de tous, les secrets ne se gardent pas à la cour. Encore une femme que le roi Henri VIII avait éconduit, cette fois avec plus de retenue que les autres. Les yeux de Mark fixaient la Dame de Clèves sans ciller, il espérait sincèrement qu'elle avait connu autre chose que sa retraite dans un pays qui abandonnait les reines aussi facilement. Il espérait qu'elle eût un amant pour lui souffler encore sa beauté au visage. N'est-ce pas ce que tout amant de lady doit faire ?
Oh, Mark avait connu le roi ! Il l'avait servit et avait été félicité durant sa fougueuse jeunesse pour ses combats de lutte et ses joutes. Il avait même rencontré une de ses conquêtes, une fort jolie femme, dont il avait refusé les yeux doux par égard pour son souverain. Pauvres femmes... Il fut tiré de ses pensées par le doux compliment de l'ancienne reine. Une personne qui en valait la peine ? Le soldat sourit, charmé. Il laissa même échappé un petit rire qui fut son unique réponse à la politesse de la dame. Il n'était pas convenable qu'un simple soldat use d'orgueil en relevant un simple compliment poli d'une dame de haute naissance.

«  Me voilà rassuré. » répondit-il à la dame après qu'elle eut insisté sur le fait qu'il ne l'avait point dérangé. Il n'eut pas envie de l'ennuyer et s'inclina une fois encore après ses maigres paroles. Que l'étiquette était rude ! On devait jongler avec les mots pour ne pas offenser, ennuyer, insister trop. L'hypocrisie était une arme, la politesse un bouclier. Que n'avait-il pas un peu de sang noble pour éviter toute insolence non désirée ! Pour un simple soldat, l'insolence pouvait être un regard un peu trop appuyé, une phrase un peu trop incisive, une exclamation déplacée. Il avait appris cela à la cour et avait aussi essuyé quelques duels avec brio. Heureusement, se dit-il, sinon je serais défiguré ou pire, un simple fantassin à la solde de la garde. Quelle horreur !
Mais alors qu'il méditait rapidement sur les moyens de s'adresser à autrui dans un monde où tout était codifié, Anne de Clèves s'adressa à lui sur un ton bien loin de certaines conventions imposées. Une invitation ? Mark haussa les sourcils, quelque peu étonné. Il était bien loin d'imaginé qu'une femme de son rang l'avait invité pour se promener. Il croyait s'être déplacé pour une simple affaire dont les tenants et aboutissants lui étaient encore inconnus et dont le contenu lui aurait été dévoilé rapidement. Une expédition courte et incisive. Autant que la missive qu'il avait reçu en somme.

Au lieu de cela, il se voyait invité à faire le tour du propriétaire. Avec une femme dont la beauté n'était pas le premier trait remarquable mais dont le caractère vif et pétillant flattait aussi bien les sens d'un homme. Mark, remit de sa surprise, lui sourit :

« Je serais ravie de visiter votre demeure Madame, d'autant plus si elle vous permet de voir ses lieux un peu animé. »

Il se tut quelques secondes. Des jardins ! Comme un anglais qui se respecte, du moins le pensait-il, Mark adorait les jardins. Il était profondément enthousiaste à l'idée de découvrir celui de la maîtresse des lieux, d'autant plus qu'elle possédait une serre.

« Je dois avouer que je suis un fervent admirateur des diverses variétés de fleurs. »

Il souriait. Mark associait souvent les fleurs aux femmes. Il disait qu'il aimait les regarder, les sentir et les cueillir quand l'occasion était la bonne. Sa théorie s'étendait bien plus, et portait à chaque état d'une femme. Des femmes plutôt, car il ne prêtait point attention aux dires des hommes éconduits qui classaient les femmes dans une simple et seule catégorie. Quelle bêtise ! Les fleurs n'avaient pas besoin du même climat pour s'épanouir, certaines résistaient plus que d'autres, elles n'avaient pas la même sensibilité. Elles pouvaient même préférer être unique. C'était souvent les fleurs les plus ravissantes mais Mark préférait les éviter. Elles n'étaient pas celles qu'on pouvait mettre en bouquet. Et pour l'instant, Mark ne voulait rien d'autre qu'un bouquet.
Il la suivit jusqu'à la serre dont elle ouvrit la porte. Elle tira un éventail pour rafraîchir sa peau apparente. Mark ne put s'empêcher de poser son regard sur son cou. Il n'était pas insensible aux charmes que dégageait les femmes plus mûres, au contraire. Elles avaient ce quelque chose désabusé, cette espèce d'insouciance de leurs effets sur l'autre sexe. Il se ravisa. Ola, Mark. Ne te laisse pas emporter par les attraits d'une femme. Incorrigible que tu es ! Tu es en mission. Il profita de son moment d'égarement pour retirer son manteau et le poser à l'entrée de la serre. Il se détendit et entra véritablement dans la chaleur moite et étouffante du bâtiment.

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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Sam 25 Juil - 21:41


Une visite de courtoisie... ou plus


Anne souriait. Elle faisait quelques pas dans la serre. La Duchesse de Clèves était absolument ravie. Ravie d'avoir un invité, ravie qu'il soit toujours un bel homme, ravie qu'il soit heureux de visiter sa demeure. Elle faisait tout pour entretenir ces lieux, mais le faire alors qu'elle est presque la seule à les voir, elle en soupirait d'avance. Enfin, aujourd'hui il y avait se garde et l'Allemande devait admettre qu'il était encore devenu plus séduisant que la dernière fois qu'elle l'avait vu. Il faut dire qu'à l'époque ce n'était encore qu'un gamin à ses yeux. Et puis elle était reine consort, elle ne pouvait se permettre de le regarder avec insistance en souriant, alors que maintenant... Anne se prit à en rougir. Qu'elle idiote franchement, une femme de son âge. Elle cacha son visage derrière son éventail et regarda ailleurs comme si de rien était. Mais ne pouvait douter d'une chose, Mark devait faire tomber les anglaises comme des mouches et peut-être même bien plus de femmes que cela.

« Je suis heureuse de savoir que vous appréciez les fleurs. Elles sont magnifiques, chacune à leur façon. Mais moi mes préférées ce sont les roses, voyez-vous ? » Commença Anne.

Elle circula dans une allée et se dirigea vers toute une rangée de roses aux différentes teintes. Elle en toucha à une du bout des doigts, la cueillit et la tendit finalement à son invité. « N'est-elle pas ravissante ? » Petit sourire caché et finalement un petit rire plaisant s'échappa de ses lèvres. Anne ne faisait pas cela uniquement pour les fleurs. Elle n'avait pas oublié la véritable raison de sa demande. Oui, elle ne l'avait pas uniquement fait demander pour parler fleurs et roses. Seulement voilà, la Duchesse de Clèves aimait lier l'utile à l'agréable. Alors pourquoi ne pas en plus de la discussion initialement prévue, faire quelques digressions florales. Puis elle ne savait pas comment l'homme allait prendre la nouvelle. Elle n'allait pas simplement lui demander de servir Elizabeth, mais elle le mettrait également devant le fait accomplit qu'elle avait pris la liberté de le demander avant Mary. Anne était prévoyante comme une femme. Elle ne se permettrait pas de déranger un homme pour rien. Mary avait accepté sa proposition. Au départ, elle avait eu quelques réticences, la Duchesse devait le reconnaître. Mais sa force de persuasion avait eu raison de la jeune reine. Et puis Mary faisait confiance à Anne. Après tout Anne les avait toujours considérées comme ses filles, bien que son lien avec la jeune princesse Elizabeth soit plus fort, sans doute parce qu'elle était plus jeune et que l'enfant semblait souffrir bien d'avantage de la perte de Jane Seymour la troisième épouse d'Henri VIII.

S'arrêtant devant une autre rose, Anne la regarda et entreprit de l'arroser. Tout en la gorgeant d'eau Anne se tourna vers son hôte. « Connaissez-vous la signification des couleurs des fleurs et surtout des roses ? » demanda-t-elle avec un petit sourire. Elle l'amenait tout doucement à la conversation prévue depuis le début de leur entrevue. « Que pensez-vous de la comparaison des femmes aux roses ? Personnellement je trouve qu'elle est très juste. Mais ce n'est pas ce que je pense qu'y m'importe, mais ce que vous pensez. »
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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Sam 1 Aoû - 19:25


Richmond.


Dans la serre, de nombreuses fleurs et plantes exotiques exhalaient leurs parfums. Tantôt doux et piquant, suave et capiteux, ils chatouillaient le nez du soldat avec une même intensité. Certaines odeurs lui rappelaient des femmes qu'il avait connu, d'autres, plus rare, étaient une surprise olfactive. La chaleur marié aux milles odeurs lui faisaient presque tourner la tête. Il posa son regard sur la lady qu'il accompagnait et surprit du rose sur ses pommettes dessinées. Mark ne put s'empêcher de penser qu'il avait dû se laisser bercer d'illusion dans cette atmosphère merveilleuse. La couleur devait être rehaussée par la palette des pétales présents dans la serre. Il ne pouvait croire que son charme agisse sur une femme de son rang.
Enfin, soyons honnêtes. Il y croyait. Il ne voulait seulement pas imaginer qu'elle y pense sérieusement. Mark connaissait son potentiel de séduction et savait que bien de femmes appréciaient sa compagnie et son physique très agréable. Il n'eut pas le temps de confirmer sa pensée qu'elle cacha farouchement ses rougeurs derrière un éventail aux dessins floraux. Ses yeux volèrent dans une autre direction de façon à ne plus croiser ceux de Mark qui devenaient un peu plus insistant. Il se rendit compte de cela et fixa son attention sur les pistils d'une fleur qu'il ne connaissait pas.

Allons bon mon cher Mark, tu ne vas pas mettre une dame de sa position mal à l'aise. Reste à ta place et tout ira bien... Pauvre fou !

Anne de Clèves lui parla de roses. Il ne put réprimer son sourire, lui qui comparait les femmes aux fleurs. Elle aimait les roses. Si il n'était pas sûre de la pureté de son rang, il aurait pu croire qu'elle jouait avec lui. Mark se persuada que les reines parlaient de fleurs comme l'on parle de chiffons, c'est une question de politesse certainement. Elle marchait comme une jeune femme dans les allées de roses. Le soldat la suivait en l'écoutant. Son sourire était emprunt d'une franche gaieté. Elle cueillit une rose et se tourna vers lui pour la lui tendre. Il hésita d'abord puis la prit du bout des doigts. Il la porta doucement à son nez et emplit son air de cette douce odeur que porte les roses. En faisant cela, il leva vers elle ses yeux bleus aussi pur que les lacs d'hiver. Un regard pénétrant.

« L'odeur des roses soignent les plaies du cœur parait-il.  »

Il se souvint de la femme qui le lui dit. Elle avait de magnifiques boucles rousses et des yeux de jais. Il l'avait adoré comme on adore quand on est encore un enfant. A l'heure qu'il est, elle devait avoir plusieurs enfants et un mari qui devait se faire un plaisir de lui en faire. Comment s'appelait-elle déjà ?
Anne de Clèves s'arrêta devant un autre bosquet de roses. Elle les arrosa sans regarder son invité et caressait quelques pétales avec une grâce qui aurait fait rougir un enfant. La signification des roses ? Mark ne faisait pas attention à ce genre de choses, il ne connaissait que très peu les fleurs. Pourtant, il n'était pas sot. Il connaissait l'histoire des roses et si ces fleurs se retrouvaient dans les poèmes des galants ce n'était pas pour leur beauté mais bien pour leur image. Il fixait Anne avec douceur. Était-elle en train de jouer avec lui ou de le prendre pour un galant ? Il avait toujours la rose à la main et jouait avec la tige du bout des doigts.

«  Je ne suis pas sans savoir qu'une rose est symbole d'un amour passionné. »

Il ouvrit la bouche pour continuer quand elle lui parla de comparer les femmes aux fleurs. Ha ! Mark se mordit la lèvre. Il ne pouvait lui avouer qu'il le faisait tout le temps. Elle aurait certainement compris qu'il était un bien mauvais garnement. Les coureurs ne sont pas vraiment apprécié par les femmes d'un certain âge rangées comme devait l'être la maîtresse de céans.
«  Cette comparaison est très juste. En bouton elle se garde du regard, en fleur elle se montre et se pâme de bonheur d'être si jolie... A l'aube de sa nuit, elle dégage son plus doux parfum et c'est à ce moment là qu'on craint de ne plus la regarder car dans chacun de ses mouvements elle est la plus belle et la plus gracieuse. »

Une fleur qui se fane et qui perd un à un ses pétales est un spectacle splendide. Mark avait ce qu'il fallait de l'homme poète. Assez de mots et de goût pour séduire les femmes. Il se demandait s'il n'était pas aller trop loin dans sa réponse... Mais l'odeur des fleurs, les couleurs, la si belle femme qui jouait devant lui l'amenait à la complimenter. Un charmeur reste un charmeur. Il oublia un instant qu'il ne devait pas lui faire mauvaise impression...

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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Jeu 20 Aoû - 17:14


Une visite de courtoisie... ou plus

Anne avait à peine finit sa petite remarque sur la symbolique des fleurs qu'elle reprenait déjà le chemin d'une autre allée. Cette fois-ci, elle les emmenaient vers d'autres parfums ceux plus méconnu des région reculé de l'Allemagne. Elle avait acquis cette passion des fleurs par sa mère. Ce fut-elle qui le lui transmit avec douceur et patience, surtout au début. Elle s'égara un instant dans ses souvenirs d'enfance à Clèves. Ah que le temps était vite passé. Son père n'était plus tout comme sa chère Sybille retournés auprès de leur Seigneur. Et sa chère petite sœur qui ne s'était pas mariée. L'odeur des roses soigne les plais du cœur avait-il affirmé plutôt. Un petit rire cristallin s'échappa de sa bouche qu'elle cacha aussitôt derrière son éventail qu'elle agita avec force et majesté.

« Hélas j'ai bien peur de vous contredire très cher. Le doux parfum des roses ne soigne point les plais du cœur. En réalité, il les apaise, tout au plus. Seul le temps est mettre de ces choses là. Il atténue la douleur, mais hélas pour certaines peines, la blessure reste toujours trop vive et un choc peut l'ouvrir à nouveau. Le cœur des hommes est bien peu de chose. »

La maîtresse des lieux soupira. Les souvenirs de ses fiançailles avortées la touchaient encore et encore. Ah François, pourquoi avait-il fallu qu'il meurt si jeune. Le cœur saignant de tristesse elle avait comblé son manque d'affection par une tendresse fraternelle des plus aboutit avec le Lorrain. Après leur parfum, la Dame de Clèves avait amené le sujet sur le signification. Elle était curieuse de connaître la réponse que le soldat allait lui donner. Symbole de passion, c'était vrai, mais en bonne femme du monde sensible à ces choses là, elle entreprit de détailler l'affaire. Ce n'était pas une perte de temps contrairement à ce qu'il pouvait paraître. Sous couvert de cette discussion forte intéressante au demeurant, Anne de Clèves cherchait à savoir si elle avait vu juste sur l'homme. Si elle avait eu raison de le recommander à la reine Mary.

« Ce n'est qu'une de leur nombreuses significations jeune homme. Le rouge est synonyme de passion, le blanc de pureté et d'élégance quant au rose,il exprime la douceur. Alors qu'elle fleur offririez-vous à une dame de haute naissance que vous connaissez sans connaître vraiment ? »

Elle ne l'avait pas dit mais la duchesse de Clèves parlait bien de la jeune princesse Elizabeth. Elle pensait à elle tellement souvent. Elle espérait pouvoir aller voir bientôt, mais elle le savait cela dépendrait de Mary avant tout. Puis le garde approuva sa comparaison des femmes aux fleurs allant même bien au-delà que sa propre question. Anne allait répondre lorsque l'ombre d'Hedwige apparut dans son dos. D'une voix discrète elle s'adressa à la maîtresse des lieux.

« Madame ? »

Anne se retourna et lui adressa un bref « Yes, » au fort accent allemand. La femme n'eut en réalité pas besoins de préciser le motif de sa venue. Déjà Anne reportait son intention sur le garde royal en souriant.

« Si vous voulez bien m'excuser quelques instants. » fit-elle sur un ton amical et doux. Puis elle alla un peu plus loin pour s'entretenir avec sa dame de compagnie. Elles discutèrent un long moment à voix basses. Hedwige tenta de ramener sa maîtresse sur la véritable raison de la venue du garde en vain. Anne rigola et puis mit fin à l'entrevue. « La discussion est close Hedwige, allons il est l'heure. » Elle alla rejoindre son invité et lui sourit comme si la présente interruption n'avait pas eu lieu. Elle lui montra d'un signe de l'éventail la sortie et prit les devant. « Venez très cher. Je n'ai pas que cette serre à vous montrez. Vous me direz des nouvelles de mon petit jardin d'hiver. C'est impressionnant le potentiel qu'à cette charmante demeure. Je comprends aisément pourquoi Sir Boleyn l'avait en sa possession. »

Anne le conduisit jusqu'au jardin d'hiver où une table avait été dressée pour le thé. Là, Hedwige les attendait déjà. Anne prit place et fit signe à son hôte d'en faire de même. Anne grimaça en fixant la table vide. « Un problème, Madame ? » demanda la femme toujours debout auprès de la Duchesse. Cette dernière tourna la tête vers elle. « Le thé Hedwige, le thé. » fit remarquer la maîtresse d'une voix à la fois impérieuse et douce. La dite Hedwige s'en alla en vitesse en lançant un flot d'excuse en allemand.
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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Ven 23 Oct - 9:59


Richmond.


Le soldat retint un froncement de sourcils. Il savait fort bien que le parfum des fleurs ne soignait rien du tout. Si sa fierté pouvait avoir été atteinte par l'épine des mots de la Dame de Clèves, il n'en fut rien. « Le cœur des hommes est bien peu de chose ». Une fois de plus, Mark se retint, mais c'était un sourire. Elle soupira et s'il eut fort envie de relever que cet abattement cachait quelque chose d'incurable il s'abstint de tout commentaire et se mura dans un silence courtois. Elle sembla partir dans des pensées qui n'avaient rien d'agréable. Son œil devint plus flou.
Pourtant, elle n'était point perdue dans les vastes terres des souvenirs. Elle revint à leur conversation précédente.Une femme de haute naissance ? Voilà donc le réel but de cette entrevue. Mark n'était pas un idiot, il commençait à comprendre les tenants et aboutissants de cette histoire. Bien que pendant quelques secondes il eut peur qu'une de ses maîtresses fut découverte, il se ravisa : personne ne faisait venir un homme pour lui parler de fleurs et de ses coucheries. Surtout pas l'ancienne reine d'Angleterre.

Il réfléchit quelques secondes avant de répondre à sa question.

« Je n'offrirai pas de fleurs à une dame de haute naissance. Il n'est pas dans mon devoir de faire cela, je le laisse à la douceur des hommes de sa naissance qui verront en elle l'objet de leur affection. La seule chose que je puis lui offrir est ma protection. »

Suite à ces quelques mots, il s'inclina.
Il vit ensuite l'hôtesse s'écarter avec une femme qui devait être sa suivante. Il n'espéra pas entendre un mot de leur conversation. Quand ce fut fini, Anne revint vers lui et lui sourit. Il répondit à son sourire et la suivit sans piper mot jusqu'à son jardin d'hiver d'une rare beauté. Il s'abstint toutefois de complimenter son entretien, il n'avait plus envie de se perdre dans les méandres d'une conversation qui n'avait de rapport avec le sujet initial que celui que voulait bien y mettre la dame de Clèves. Que son approche fut nébuleuse ne plaisait pas à l'homme direct et honnête que pouvait être Mark. Il fut indulgent et prêta ces façons aux femmes qui devaient s'ennuyer et créer à partir d'une brève rencontre un monde tout à fait fascinant. C'est cela, se disait-il, toute femme a en elle le pouvoir d'écrire un roman.
Il s'installa donc à la table dressée et fixa son hôte en prenant soin de mettre une pointe de chaleur dans son regard. Il avait la nette impression de perdre son temps mais devait prendre son mal en patience.

Hedwige revint avec le thé et les servit. Il prit une gorgée du breuvage brûlant après les politesses obligatoires puis posa la tasse sur sa soucoupe. Il leva enfin les yeux vers Anne et lui demanda :

« Excusez ma démarche cavalière Madame, je suis un simple soldat et suis habitué aux ordres et commandements directs. » Il marqua un silence, presque gêné puis continua. « Pourrais-je connaître le but de ma présence ici ? »

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La Sœur bien-aimée du roi
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Message Visite de courtoisie.. ou plus [PV Mark] ♦ écrit Mer 2 Déc - 0:50


Une visite de courtoisie... ou plus


Anne avait sourit à la réponse du soldat. Offrir sa protection, les paroles de l'homme ne pouvait lui faire plus plaisir. Elle n'avait rien dit à ce moment-là, laissant le suspens faire son œuvre. Mais maintenant il était pour la maîtresse de maison de lever le voile sur cette entrevue. Hedwige revint avec le thé et servit sa maîtresse et son hôte. Anne prit sa tasse et but le thé avec délice. Elle ne quittait pas des yeux le soldat attendant sûrement de voir le moment où ce dernier briserait alors le silence de lui-même. Cela ne tarda pas. Le soldat finit par prendre la parole. Il lui demandait enfin de quel sujet allaient-ils traiter lors de cette visite. Anne sourit. Avait-elle réussi à piquer sa curiosité ou était-ce simplement de l'impatiente de la part de l'homme ? Quoi qu'il en soit réellement, la Duchesse de Clèves se devait de lui répondre à présent.

Anne reprit une gorgée de thé. Puis elle posa à nouveau sa tasse. Elle fixa son hôte et un large sourire s'afficha sur ses lèvres. « Je comprends tout à fait, Monsieur. Mais je voulais d'abord voir ce que vous aviez à prendre de vous. Je vais vous dire pourquoi je vous ai fais venir ici à Richmond Palace. » Anne marqua une pause et reprit sur un ton plus direct. « Vous n'êtes pas sans savoir mon attachement à la couronne je suppose. Il se trouve que vous devez savoir que sa Majesté Mary Tudor a mis à l'écart sa jeune sœur Elizabeth Tudor pour dire cela poliment. Vous avez également dû avoir vent de mon affection pour la princesse et pour sa Majesté. Il se trouve que je les ai vite considérées comme mes filles. Oui, lorsque j'ai épousé feu mon ex mari le roi Henri, Mary avait 24 ans quand à sa jeune demi-sœur, Elizabeth, elle en avait seulement 7. Vous comprendrez sûrement pourquoi j'ai tout de suite considéré la jeune princesse comme ma propre fille. D'autant plus que pendant mes six mois de règne je n'ai pas eu l'occasion de donner un héritier à la couronne d'Angleterre. »

Anne de Clèves s'arrêta là pendant un long moment. Hedwige ramena des petits gâteaux qu'elle déposa sur la table. Anne en saisit un et le mangea du bout des lèvres. Puis la femme reprit son long discours. « Quoi qu'il en soit, si je n'ai pu m'opposer à la décision de sa Majesté la Reine Mary, la relation qui m'unit à elle m'a permise d'obtenir un petit quelque chose. Je suis en charge de trouver l'homme qui la gardera à l’œil. Voyez-vous où je veux en venir à présent ? »

Anne laissa volontairement le reste de sa réflexion en suspend. L'ancienne reine consort ne voulait pas assommer son hôte avec trop d'informations d'un seul coup. Elle préférait le laisser digérer la chose. De plus, s'il était aussi intelligent qu'elle le pensait, il aurait par lui-même compris là où elle venait l'amener. Toute cette mise en scène n'était là que pour vérifier que son choix était bien le bond. Et d'après ce qu'elle avait pu en voir et entendre de sa bouche, elle était plutôt satisfaite d'elle. Anne voulait y croire. Elle voulait croire que sa chère Elizabeth serait entre de bonnes mains auprès de cet homme. Elle était persuadée qu'elle pouvait lui faire confiance pour veiller sur celle considérait depuis longtemps comme sa fille, bien plus que Mary, sa souveraine. Elizabeth avait beau être protestante, Anne n'y pensait pas. Chacune des deux filles d'Henri VIII avaient finalement suivit la confession de leur mère. Si la première avait pris celle de Catherine d'Aragon, première épouse espagnole catholique du roi, la seconde avait gardé la confession protestante d'Anne Boleyn.
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