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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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LA FILLE DU BOURREAUle petit oiseau des rues.
♕ Métier : Ancienne serveuse au Flying Dutchman ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Ecstatic Ruby ♕ Mon nombre de messages est : 1579 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 41 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 14/04/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya, Elizabeth, Edward, Annabeth, Jane, Jack, Philippe

MessageSujet: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Mar 7 Juil - 20:56
Arthur ∞ Constance

Voilà des jours qu’elle tournait comme une lionne en cage et qu’elle pestait à tout va contre tout le monde. Ce n’était guère dans les habitudes de Constance Bennet d’être odieuse et de mauvaise humeur, mais là, quelque chose la tracassait et elle sentait que tout son être allait exploser, si elle ne recevait pas une quelconque explication. Il y avait eu des évènements terribles à la cour, une explosion lors d’un tournoi donné en l’honneur du roi et depuis, elle n’avait plus de nouvelles de son fiancé, Arthur Wayne, qui était garde au palais de Whitehall. Elle s’y était bien rendue, pour savoir le pourquoi du comment, on lui avait dit qu’Arthur était absent, enfin ça c’était la première fois. La seconde, un autre garde, lui avait répondu qu’il était occupé. Constance avait pesté et elle avait laissé au garde un message bien salé : « Dites à mon fiancé qu’il daigne me donner des nouvelles, sinon il devra se trouver une autre fiancée. » Les mots avaient dépassé sa pensée, mais l’inquiétude était plus forte que tout et il était venu à l’esprit de la jeune serveuse, qu’on lui cachait la mort de son fiancé. La nuit dernière, elle avait pleuré toutes les larmes de son corps, avec le réconfort de la petite Jane-Ann qui faisait tout pour la rassurer. Constance était perdue, elle se sentait abandonnée et rien ne semblait pouvoir calmer son inquiétude, si ce n’était le travail. Ces derniers jours, elle avait mis toute son énergie à la tâche. Elle faisait toutes les courses, tous les services, elle nettoyait, servait et ne faisait que ça, pour ne pas penser à Arthur et son manque d’information. Une fois en dehors du travail, Constance repensait et là c’était fini, elle pleurait à nouveau. La jeune femme n’avait jamais eu de chances ces dernières années, elle craignait donc que son fiancé ne lui soit retiré ou qu’il ne l’abandonne pour une jolie dame de la bourgeoisie ou la noblesse, qui serait bien mieux qu’elle et surtout plus intelligente. Depuis le début de leur relation, Constance Bennet se sentait indigne d’Arthur Wayne. Elle était la petite serveuse dans une taverne proche du port de Londres, elle n’était pas intelligente, ne savait ni lire, ni écrire, elle se sentait donc indigne, alors que son fiancé, lui, ne cessait de monter en grade et d’être au plus proche de la cour.
En se réveillant au matin, Constance avait toujours cette boule d’angoisse qui ne cessait de la quitter depuis qu’elle avait appris l’attaque au palais royal. Angoissée, elle s’habilla et s’occupa de la petite Jane-Ann, qu’elle conduisit juste après un petit déjeuner, dans son ancien quartier, pour qu’elle aille jouer avec ses anciennes amies. A son retour, la jeune femme s’attaqua à nettoyer les nombreux verres encore sales de la veille. Elle astiqua la salle de fond en comble et de mémoire d’homme, jamais le Flying Dutchman ne fut aussi propre qu’en ce jour. Louis serait sûrement étonné en voyant tout cela, mais il avait pris l’habitude de ne jamais poser de questions sur les états d’âme de ses employés, notamment quand ils faisaient aussi bien le travail.
Après une heure de ce rythme, Constance était épuisée, complètement vidée et d’un coup, elle se mit à éclater en sanglot, tout en pensant à Arthur, qu’elle imaginait ne plus jamais revoir. Ce fut alors, qu’elle entendit la porte de la taverne s’ouvrir et à sa grande stupéfaction, Arthur en franchit le pas. Aussitôt, le cœur battant, elle courut vers le jeune homme et lui sauta au cou, heureuse de le voir bel et bien vivant, mais au vu du bandage qu’il portait, il était blessé. Durant une longue minute, elle se laissa submerger par sa joie, puis, sans prévenir, elle repoussa Arthur et se mit à s’énerver.

« J’étais morte d’inquiétude durant toutes ces longues journées, personne ne voulait rien me dire et tu reviens là, comme ça ! » Disait-elle sur un ton furieux. « Tu vas devoir vite t’expliquer Arthur Wayne ! » Son ton était enflammé et c’était probablement la première fois qu’Arthur voyait sa fiancée aussi furieuse.
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    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
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Dernière édition par Constance J. Bennet le Sam 2 Juil - 18:10, édité 1 fois
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Arthur Paton
the sword in the darkness
♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 24 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 928 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 273 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Mer 15 Juil - 21:03
Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites...


Septembre 1554.

Si Arthur n'avait pas encore pu rentrer auprès de sa fiancée, cela n'en retournait pas de sa volonté. Les derniers jours qu'il avait vécu figuraient sans nul doutes parmi les plus pénibles de sa vie.

D'abord, il y avait eu la joute organisée en l'honneur de la reine, que l'on disait enceinte. Arthur y avait été de garde. Cela aurait dû se passer sans encombre, mais les soucis n'avaient pas tardé à faire leur apparition en l'hérétique personne de Marguerite de Bourbon.

La jeune femme, qui ne devait sa peau qu'à l'influence de sa famille, n'avait pas hésité à mettre Arthur dans une position délicate, ou dirons nous même à l'envoyer à une mort possible, en le proposant comme candidat pour la joute pour affronter le duc de Devonshire. N'ayant jamais été entraîné pour ce sport, le soldat n'avait aucune chance de l'emporter mais de nombreuses chances d'être gravement blessé. Il avait donc décidé d'être raisonnable, ne souhaitant pas prendre le risque de mourir pour une cause aussi stupide que du divertissement, et humiliation suprême, lorsqu'il avait demandé au roi à se retirer de la compétition, cet imbécile d'espagnol avait ri et lui avait demandé d'aller jouter quand même.

Après qu'il aie donc été blessé en joute par William Cavendish devant une grande partie de la cour, une explosion avait eu lieu non loin du terrain de joute. Comme il était blessé, ce qui faisait donc de lui le plus lent, il était resté sur place. Or, la première explosion n'était qu'un moyen de détourner l'attention. Évidemment, les hérétiques étaient des âmes perdues, mais pas des imbéciles. Du moins, pas tous. Arthur s'était donc retrouvé seul pour gérer la situation quand plusieurs nobles avaient été blessés dans l'effondrement d'une partie des gradins, dû à une seconde explosion. Il avait d'ailleurs sauvé, ironie de la situation, la soeur de l'homme qui l'avait blessé.

Après la joute et le lendemain de la joute où il avait été soigné et avait travaillé à rapport sur la situation, il y avait eu l'invitation d'Anne Stanhope et son terrible résultat. Arthur gardait d'ailleurs le médaillon sacré qu'elle lui avait offert pour Constance dans sa veste de garde. Cet objet, Anne l'avait dit sacré, et il avait tout l'air de l'être. Or, Arthur ne l'aimait pas. Comme il venait d'Anne Stanhope, il ne pouvait être bienveillant. D'où sa méfiance...

Malgré toutes les choses qui occupaient son esprit, Arthur n'avait pas pour autant cessé de penser à Constance. Le jour de la joute, il s'était dit qu'il irait lui parler immédiatement après son service. Il avait eu une conversation avec sa mère ce jour là, il ignorait d'ailleurs que Constance en avait eu une aussi le même jour, mais plus tard, et s'était interrogée, à l'issue de celle-ci sur sa capacité ou non à l'épouser sans lui révéler que son nom de famille n'était pas Wayne. Mais avec ce qu'Anne Stanhope venait de faire, il comprenait aussi que malheureusement, il ne pourrait vivre avec Constance Bennet en étant parfaitement honnête. Il y aurait toujours des secrets, sans quoi elle le laisserait tomber. John Dudley ferait partie des secrets.

Cependant, l'heure n'était pas à la tristesse et aux regrets anticipés. Pas encore. Arthur avait terriblement envie de serrer sa fiancée dans ses bras. Il savait qu'elle devait être morte d'inquiétude. Il était désolé de ne pas avoir su venir à elle plus tôt et espérait qu'elle ne lui en voudrait pas car aujourd'hui, il avait besoin d'elle. De sa douceur, d'un soutien et d'un réconfort qu'il ne saurait lui demander, timide comme il était, mais qu'il désirait au plus haut point.

Quand il ouvrit la porte de la taverne et que Constance se précipita vers lui, lui sautant au cou, il fut terriblement soulagé. Jamais il n'avait autant apprécié une étreinte de sa fiancée qu'en cet instant même. Il aurait voulu noyer son visage dans le parfum de ses cheveux pendant des heures, sans dire un mot, sans penser à rien si ce n'est à l'instant présent et au bonheur qu'était le fait de l'avoir là, près de lui, dans ses bras. Mais évidemment, c'était trop beau pour être vrai.


« J’étais morte d’inquiétude durant toutes ces longues journées, personne ne voulait rien me dire et tu reviens là, comme ça ! » Disait-elle sur un ton furieux. « Tu vas devoir vite t’expliquer Arthur Wayne ! »

Arthur avait tant aspiré à un peu de tranquillité et de réconfort. Il était fatigué des complications pour cette semaine. Et même pour le mois. Malheureusement pour lui, il semblait les attirer.

« Constance, je suis vraiment désolé... », dit-il en soupirant, déjà las de cette conversation. « Je ne pouvais me douter que les choses tourneraient ainsi...»

Il prit place à une table.

« Assieds toi, je te donnerais toutes les explications que tu désires... Tu mérites d'en obtenir, évidemment. J’espère que tu me crois toujours quand je te dis que ce n'est pas dans mes habitudes. Que je ne suis pas le genre d'homme à m'absenter des jours durant sans laisser de nouvelles...»

Il soupira.

« Tu te souviens de la joute ? Je t'avais dit que j'étais de garde à une joute organisée en l'honneur de la grossesse de la reine. Je devais être rentrée au soir. Seulement les choses ne se sont pas déroulée comme prévus...Richard y était, alors si tu ne me crois pas tu pourras toujours lui demander. », commença-t-il.

« Lors de la joute, le duc de Devonshire devait affronter un homme qui finalement, n'était pas en état. Le roi Philippe a alors demandé un volontaire pour le remplacer. Marguerite de Bourbon m'a proposé. C'est une femme de la cour, qui me déteste parce qu'elle est une partisante cachée de la princesse Elizabeth, qu'elle est une hérétique, et que je le sais. Et elle prend d'autant plus de plaisir à me détester car je ne peux rien contre elle étant donné que sa famille est trop influente pour que la reine ne se permette de la virer de Whitehall. Sans compter que je représente tout ce qu'elle hait. Enfin soit, elle m'a proposé alors que je n'ai aucune compétence en ce sport étant donné qu'il ne s'agit que d'un divertissement et non d'un art de guerre. Seuls les enfants de nobles y sont formés. C'est très dangereux et...C'est comme si elle m'avait envoyé à la mort. J'aurais pu y passer. »

Arthur fit une pause. La première partie de l'histoire de la joute était déjà assez étonnante. Il préférait laisser un petit temps entre ses révélations afin de ne pas assaillir Constance d'une seule traite. De plus, la connaissant elle risquait de s'emporter en le traitant de fou d'y avoir participé. C'est là qu'il pourrait lui dire qu'il avait courageusement plié le genoux pour demander à ne pas y prendre part et elle serait ainsi plus enclin à le soutenir plutôt qu'à lui en vouloir.


Arthur Wayne ✖ the sword in the darkness.
« Iron » I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate.

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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Mer 5 Aoû - 19:03
Arthur ∞ Constance

Constance Bennet ne s’était jamais sentie aussi rassurée que le moment où elle vit son fiancé Arthur Wayne franchir le pas du Flying Dutchman, alors qu’elle n’avait plus eu de ses nouvelles depuis plusieurs jours. Cependant comme n’importe quelle jeune femme amoureuse, Constance s’était jetée dans les bras de son fiancé, heureuse de le revoir, mais bien vite elle lui demanda des explications. Elle qui ne voyait pas de tâche sur le tableau qu’ils étaient en train de construire ensemble, elle se demandait bien pourquoi Arthur ne lui avait donné aucune nouvelles durant plusieurs jours, alors qu’elle avait été mise au courant, qu’à la cour, s’était déroulé un incident. Elle avait été morte de peur quand elle avait su que le tournoi du roi avait subi un accident, aussitôt, la jeune femme avait couru jusqu’au lieu de travail d’Arthur, mais là, à part lui avouer qu’il était toujours en vie, elle n’avait rien appris de plus. L’angoisse, la peur de perdre son fiancé l’avait tourmenté, mais maintenant, toute cette tension partait, mais Constance voulait absolument savoir ce qui avait conduit Arthur aussi loin d’elle.
L’homme s’excusa tout d’abord, sur son visage Constance y trouva de la sincérité, ce qui la rassura et il attisa rapidement sa curiosité en lui avouant que ça ne devait pas se passer comme ça. Ensuite, Arthur prit place à une table non loin de lui et lui demanda de s’installer. Constance tourna les talons et prit place à ses côtés, inquiète d’entendre ce qu’il avait à dire. Et s’il voulait annuler leurs fiançailles ? Non elle ne devait pas paniquer avant, elle devait l’écouter !
Arthur commença son récit, lui expliquant qu’il était de garde le jour de la joute en l’honneur de la grossesse de la reine. Oui elle se souvenait et il devait venir la voir le soir même, ce qui ne s’était jamais produit. Il lui avoua aussi que Richard était présent et que si elle voulait, elle pouvait lui demander plus d’explications. La jeune femme fronça les sourcils. Ainsi donc, ce gredin n’avait même pas pris la peine de venir la voir pour lui dire qu’il avait vu Arthur ! La suite du récit étonna Constance, puisqu’elle apprit que durant cette joute, Arthur avait été désigné par une femme fourbe, pour faire face au duc de Devonshire, un homme qui selon Constance devait être surentraîné depuis son enfance, ce qui n’était pas le cas de son fiancé. La jeune serveuse ne connaissait pas cette femme, mais elle la trouvait détestable de tourmenter ainsi son Arthur. Le proposer pour une joute quelle folie ! Constance était heureuse de voir son fiancé face à elle et non dans une tombe. A cause de cette femme il aurait pu mourir et même, il avait été blessé !
Avec délicatesse elle regarda la blessure qu’elle avait remarquée sur son fiancé. Elle posa ensuite sa main sur celle d’Arthur, comme si elle voulait apaiser une douleur quelconque.

« Quelle femme détestable ! Je suis certaine qu’elle voulait t’envoyer à la mort, c’est elle qui devrait être punie. Je me demande pourquoi les nobles prennent toujours plaisir à tourmenter les plus pauvres, heureusement que mon amie Rosemary est un modèle de vertus et de gentillesse. » Ses yeux se posèrent à nouveau sur la blessure de son fiancé. « Tu as été blessé ? Que s’est-il passé ensuite ? Je me suis rendu à la cour, on m’a dit que tu étais vivant, mais on n’a rien voulu me dire de plus. » Expliqua la jeune femme, qui voulait savoir ce qui était advenu par la suite à Arthur.
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Arthur Paton
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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Dim 20 Sep - 16:35
Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites...


« Il s'agit d'une hérétique, alors au fond, cela n'a rien d'étonnant. J'ai eu la naïveté de croire, comme beaucoup, que ces gens pouvaient être remis sur le droit chemin, qu'ils n'étaient pas si mauvais que cela...Mais plus je suis de garde à Whitehall, plus je constate à quel point la plupart d'entre eux sont véritablement malintentionné. L'hérésie est une véritable épidémie, Constance. Les hérétiques s'en prennent aux catholiques les plus convaincus parce qu'ils nous perçoivent comme une menace pour la propagation de leur mensonge, parce qu'ils savent que nous lutterons et que nous ne nous laisserons pas abuser aussi facilement. Cette femme veut ma mort uniquement car elle connaît mes convictions. Je veux que tu sois prudente avec les gens qui te paraissent avoir des tendances luthérienne, mon amour. Et que Jane-Ann le soit aussi. Ils sont dangereux. », répondit Arthur, arborant un air grave. Il était très sérieux.

« Qui est cette Rosemary ? Une noble ? Je l'aie peut-être déjà aperçue à la cour. Quel est son nom de famille ? », demanda Arthur. Il se souvenait justement d'avoir à interroger une femme de ce nom parmi les quelques personnes qu'on lui avait demandé d'aller voir. L'enquête était déjà en cour, concernant la joute, et les soldats de la garde en qui l'ont avait le plus confiance avaient chacun plusieurs personnes une liste de personne à qui ils devaient poser des questions.

Constance regarda avec délicatesse la blessure qu'elle avait remarquée à l'épaule de son fiancé et lui prit la main, un geste tendre, lui demandant ce qui s'était passé ensuite.

« Après m'être fait humilié royalement par le roi, oui, j'ai été blessé. », répondit Arthur. Dans cette phrase on pouvait clairement entendre la haine nouvelle qu'il ressentait à l'égard du fils de Charles Quint. Il soupira pour se donner du courage avant d'expliquer le tout à sa fiancée. « Après avoir été proposé par cette femme, Marguerite de Bourbon, j'ai été emmené par des écuyers pour être armé pour le combat. Ils m'ont alors expliqué les risques que j'encourais en participant à ce sport sans y avoir été préparé...J'ai alors pensé à toi, à notre futur mariage, à la famille que je désirais former...Et j'ai décidé que je préférais mettre ma fierté de côté plutôt que de prendre le risque de perdre tout cela pour un stupide divertissement. J'ai alors été m'agenouiller devant l'estrade royale, et j'ai demandé au roi de bien vouloir m'accorder le droit de déclarer forfait, car je n'étais nullement préparé pour participer. Et il a refusé, s'amusant de mon sort devant toute la cour. »

Arthur fit une pause, toujours aussi haineux à l'égard de Philippe de Habsbourg.

« J'ai vraiment cru que j'allais y passer et que je ne te reverrais plus. J'ai même confié mes derniers mots à ton égard à cet idiot de Richard qui visiblement, ne t'a même pas informé de ce qui s'était passé...Enfin soit, le duc de Devonshire m'a blessé au second tour, à l'épaule, comme tu le vois. Puis, il y a eu une explosion dans l'une des tentes environnantes. Le couple royal a été évacué et l'ensemble de la garde présente s'y est précipitée, sauf moi, étant blessé, et deux autre gardes, tout récemment admis. C'était en fait un piège. Quelques minutes après, il y a eu une seconde explosion et une des tribunes s'est complètement effondrée devant mes yeux. J'ai bien du prendre la situation en main, donner les ordres, sortir les blessés des décombres, malgré ma blessure...Tu aurais du voir les espagnols...Au lieu de nous aider, ils regardaient bras croisés. Et ces gens se disent catholique ?! Enfin... Il se trouve que j'ai sauvé la soeur du duc qui m'a blessé, son mari m'a exprimé sa reconnaissance le lendemain, et m'a même proposé de dîner avec eux lorsque je ne serais pas en service, dans les prochains jours. Enfin soit, au final, une lady a perdu la vie. Elle était catholique et mère de plusieurs enfants. Je n'ai pas pu te rejoindre ensuite, étant donné que j'étais l'un des seuls témoins de l'affaire...J'ai dû être soigné, interrogé sur ce que j'avais vu, et on m'a confié une partie de l'enquête. La reine a eu écho de mon attitude également. Il est possible que je gagne en grade prochainement, selon John. », dit-il avec un sourire quelque peu fier, tout en restant modeste. « Concernant l'attentat, il est évident que c'est l'oeuvre des hérétiques mais encore faut-il trouver lesquels, tant il y en a...»

Arthur hésita bien sûr à parler à Constance de la terrible mission qu'il avait été confiée par Anne Stanhope et qu'il avait été obligé d'accepter. Cela dit, si tout se passait bien, elle ne le saurait jamais car si Stanhope disait quoi que ce soit, elle se condamnait aussi. Et puis, il ne pouvait lui en parler même s'il avait envie de lui confier la douleur qu'il ressentait face à cet évenement. Elle ne comprendrait jamais qu'il avait accepté pour la protéger car elle se serait faite assassinée s'il avait refusé. Elle ne comprendrait pas qu'il n'aurait pu la protéger, car au fond, le peuple ne pouvait rien contre le pouvoir arbitraires de la noblesse. Elle penserait qu'il y aurait eu d'autres solutions, qu'il aurait pu dénoncé Anne ( comme si son pouvoir et son argent ne l'immunisait pas contre toute condamnation ), qu'ils auraient pu fuir ( alors qu'on les retrouverait n'importe où )... Constance ne connaissait pas la corruption qu'il y avait entre les murs de Whitehall. Arthur aussi avait été ignorant de cela avant de s'engager dans la garde...D'ailleurs, maintenant qu'il avait ouvert les yeux sur la vérité, il réfléchissait sérieusement à l'éventualité d'annoncer à Gardiner qu'il ne participerait plus à des missions secrètes pour éliminer les ennemis de la reine comme il l'avait fait une fois, au tout début de son admission. Il pourrait mettre son abandon sur le dos de sa réputation grandissante...En effet, il ne passait plus inaperçu aujourd'hui. Pas après avoir été remarqué par toute la cour lors de la joute.

Concernant l'argent qu'il gagnerait une fois John Dudley mort et Constance hors de danger, Arthur comptait lui dire qu'il avait trouvé la bourse contenant sous son oreiller dans la chambre qu'il occupait, avec un mot de remerciement anonyme. Ainsi, Constance ne se poserait guère de question. Le donnateur pourrait être n'importe qui. Un Devonshire, ou un autre noble présent à la joute...Et Arthur lui même prétendrait ne pas savoir qui se cachait derrière ce « don ». Avec le temps, peut-être finirait-il par croire à cette version...En attendant, il devrait prier pour que Dieu lui donne la force. Et ensuite, pour que Dieu lui pardonne son crime...

« Voilà, je t'ai tout dit. », conclut Arthur, à contre coeur.


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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Sam 21 Nov - 12:56
Arthur ∞ Constance

Constance écoutait avec attention son fiancé, qui lui parlait de ses aventures lors du tournoi. Il avait failli périr à cause d’une femme noble, qui l’a envoyé sur le terrain et la jeune femme était effrayée à l’idée qu’Arthur pourrait mourir aussi bêtement, à cause de la méchanceté d’une personne. Néanmoins, même si elle avait peur pour l’homme qu’elle aimait, elle avait beaucoup de mal à entendre ses paroles à propos des hérétiques. La jeune femme ne pensait pas que la religion faisait de l’être une mauvaise personne. Si cette femme avait envoyé Arthur à la mort, ce n’était pas à cause de sa religion, mais simplement par méchanceté. Beaucoup de nobles étaient ainsi, imbu de leur personne et heureux de pouvoir affaiblir des personnes plus faibles qu’eux.
« Arthur, tu ne devrais pas parler ainsi, cette femme est une mauvaise personne, mais tous les réformés ne sont pas ainsi. Je ne peux pas croire qu’aimer Dieu puisse rendre quelqu’un de mauvais. » Constance avait toujours l’habitude de voir le bon en chacun et pour elle une religion était là pour aimer et honorer Dieu, tout comme atteindre le Paradis. Sa mère lui avait autrefois appris la religion ainsi et même si Constance n’avait pas été la plus fidèle des catholiques, elle allait à l’église avec Jane-Ann, tous les dimanches, pour se retrouver avec les croyants et passer un moment de paix. « Mais, si tu as peur pour Jane-Ann et moi, je resterai sur mes gardes, je te le promets. » Elle sourit espérant que malgré ses précédentes paroles, ses mots rassurent son fiancé, dont les yeux affichés une grande inquiétude.
D’ailleurs, Arthur semblait vouloir s’intéresser à ses fréquentations, puisque dès qu’elle lui parla de Rosemary, il voulut tout de suite en savoir plus sur elle.
« Rosemary Blackwood, oui elle est noble, mais très gentille, elle s’occupe beaucoup de Jane-Ann, dont l’histoire l’a beaucoup touché. Heureusement qu’elle est là pour nous rappeler que les nobles ne sont pas tous mauvais. Elle a aussi perdu ses parents, je pense que c’est pour ça qu’elle a envie d’apporter à Jane-Ann, un peu d’amitié. » Expliqua la jeune femme, tout en dressant un tableau très élogieux de son amie. « Je pense que tu as déjà pu la voir, elle m’a raconté être souvent à la cour. » Continua Constance, tout en voulant apporter à Arthur un exemple de gentillesse. Ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’Arthur pourrait très rapidement devenir l’ennemi de Rosemary, s’il apprenait qu’elle était protestante.

Lors de sa malheureuse aventure, Arthur avait été blessé, ce qui inquiéta beaucoup Constance qui savait que même une petite coupure pouvait devenir très grave. Par le passé, elle avait déjà vu son père revenir gravement blessé, avec de la fièvre et ne plus pouvoir exercer son métier de forgeron. La jeune femme ne s’y connaissait pas en médecine, mais elle espérait qu’à la garde, on ait bien pris soin de son fiancé.
« Ta blessure est-elle grave ? » Demanda-t-elle sur le ton de l’inquiétude. Arthur lui raconta alors la suite. Elle sourit en entendant les paroles de son fiancé à son attention. Il n’avait pas voulu se battre, pour elle, pour protéger sa vie et construire un avenir avec elle. Il avait imploré le roi, mais celui-ci avait refusé, s’amusant de la situation. En entendant cela et la colère d’Arthur envers le roi Philippe, elle lui caressa avec douceur la main, comme pour l’apaiser. Arthur n’avait pas mérité cela et le roi avait été vraiment injuste de se comporter avec lui de la sorte.
La suite fut terrible, Arthur blessé, des explosions, Constance avait entendu dans les rues de Londres des rumeurs toutes les plus folles les unes que les autres, mais jamais elle n’aurait imaginé que l’on puisse attaquer ainsi la cour royale. Il y avait eu une morte, une mère qui avait de nombreux enfants. C’était triste. Horrible. Comment pouvait-on faire ça, alors que des innocents sont présents ? Arthur avait été héroïque aux yeux de Constance, malgré ses blessures, il avait sauvé la vie d’une femme. Il s’était occupé courageusement de cette situation. En l’entendant parler, elle savait qu’elle ne pouvait pas rêver mieux comme fiancé.
« J’espère que tu auras ton avancement. Tu t’es comporté comme un héros Arthur et je suis fière d’être ta fiancée. » Elle lui déposa un léger baiser sur les lèvres et se leva pour aller chercher deux verres et du vin. « Arthur, tu as failli mourir et moi je ne veux plus qu’on perde de temps, fixons une date pour notre mariage et marions-nous. Je veux pouvoir être à tes côtés quand tu affronteras toutes ces épreuves et je souhaite qu’on construise notre propre famille. » Elle marqua une pause avant de reprendre, sachant qu’elle allait vers un sujet sensible. « Par contre, fais-moi la promesse que tu n’iras plus au-devant du danger avec ces hérétiques, je n’ai pas envie qu’un jour on frappe à ma porte et qu’on m’annonce que mon futur mari est mort en enquêtant sur eux. » Elle trempa ses lèvres dans son verre, attendant la réponse de son fiancé.
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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Sam 28 Nov - 21:41
Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites...


Les paroles de Constance choquèrent Arthur. Les réformés aiment Dieu. Arthur n'avait jamais envisagé une seule seconde que les réformés soient les égaux des catholiques. Les réformés étaient les ennemis de Dieu, c'était ce que tous disaient. C'était ce qu'on lui avait expliqué, ce qu'il avait fait entrer dans la garde. Martin Luther avait été condamné par l'Eglise. Et l’Église, le Pape, c'était bien le représentant de Dieu sur Terre. Alors, les hérétiques allaient contre Dieu. Qu'ils en aient conscience ou non. C'était évident.

Alors qu'il méditait sur cette phrase, il interrogea tout de même Constance sur cette Rosemary. Mais à vrai dire, quand elle lui expliqua de qui il s'agissait, Arthur était trop concentré pour débattre davantage sur cette femme. Cela dit, il était certain que, peut importe ce qu'étaient les réformés ou ce qu'ils n'étaient pas, Arthur ne les voulait pas dans le giron de sa famille. Il faudrait qu'il enquête un peu plus sur cette femme, qu'il sache qui elle était. Il devait protéger sa femme, ses futurs enfants. Il était hors de question que sa famille subisse un jour ou l'autre une influence qui risquerait de les condamner au purgatoire éternel.

« J’espère que tu auras ton avancement. Tu t’es comporté comme un héros Arthur et je suis fière d’être ta fiancée. »


« L'es tu ? Tu ne sais même pas qui tu épouses. Tu n'aimes pas celui que tu épouses vraiment. », pensa Arthur. Il n'en dit rien, évidemment. Colère, tristesse, tout cela se mélangeait en ce moment même. Colère contre l'hérésie, indignation que Constance puisse ne pas comprendre, puisse remettre en question la diabolisation des hérétiques, ces gens qui avaient failli le tuer avec un attentat, et tristesse à l'idée de ne pas épouser une femme qui l'aimait pour ce qu'il était vraiment. C'était là sa plus grande tragédie, au fond. Il était tombé amoureux d'une femme qui ne pouvait le comprendre. Et cela s'avérerait beaucoup plus difficile à vivre que ce qu'il s'était imaginé. Qui pouvait l'aimer pour ce qu'il était ? Personne. Qu'était il ? Rien. Arthur s'était toujours défini par quelqu'un d'autre ou par autre chose que par lui même. Son père, ses frères,...Il était le fils de Charles Paton. Il était le frère de Charles et Edmond. Le frère ainé de Thomas. Sa religion ensuite. Il était l'amant de sa belle soeur, le catholique repenti, l'assistant du prêtre, le soldat catholique. Et maintenant ? Qui était il ? Etait il un soldat, un catholique, ou le fiancé de Constance ? Pouvait on être ces trois choses à la fois ? Tout entrait en contradiction avec tout. Qui était il ? Qui serait il ?
Une voix dans sa tête répondit pour lui. L’assassin de John Dudley.
Il détestait cette réponse. « Non, je n'ai pas le choix, je dois les protéger...C'est un devoir... » pensait il.

« Je ne me suis pas engagé pour être promu. Je le fais par devoir... », répondit Arthur. Et s'il répondait bien à ce que Constance venait de lui dire, il pensait aussi au cas Dudley en disant ses mots. Sa voix était encore plus neutre, plus sérieuse que d'habitude. Et son regard avait quelque chose de...Non, son regard n'avait rien. Son regard était vide, désespéré.

« Arthur, tu as failli mourir et moi je ne veux plus qu’on perde de temps, fixons une date pour notre mariage et marions-nous. Je veux pouvoir être à tes côtés quand tu affronteras toutes ces épreuves et je souhaite qu’on construise notre propre famille. »

C'était la meilleure chose qu'il avait entendue depuis des jours. Arthur leva les yeux vers sa future épouse, qui était revenue avec du vin.

« C'est ce que je souhaite aussi. Plus que tout autre chose...», répondit Arthur , trouvant alors le courage d'esquisser un sourire. Une chance ! Partie chercher le vin, Constance n'avait pas remarqué son désespoir. Tant mieux. Ou dommage. Une part de lui aurait voulu qu'elle le remarque. Il était pénible de devoir cacher ce genre de choses à la femme que l'on aimait. Arthur se leva pour la prendre dans ses bras. Déjà car il en avait besoin. Et ensuite, car il sentait que son sourire allait très vite s'évaporer et qu'il ne fallait pas que Constance le remarque. Il se demandait combien de temps encore, il aurait la possibilité de la serrer dans ses bras ? Combien de temps encore, avant qu'elle ne l'abandonne ?

Il sentit bientôt Constance se dégager de son étreinte, comme si elle souhaitait ajouter quelque chose, mais quelque chose de pénible.

« Par contre, fais-moi la promesse que tu n’iras plus au-devant du danger avec ces hérétiques, je n’ai pas envie qu’un jour on frappe à ma porte et qu’on m’annonce que mon futur mari est mort en enquêtant sur eux. »

Qu'est ce qui était le plus douloureux ? Sa blessure à l'épaule, qui, si elle s'infectait, finirait par le tuer ou ce qu'elle venait de lui demander ?...Oh, c'était une question facile. Quelque chose, une intuition prévenait Arthur qu'il n'allait pas mourir sur le champs de bataille, ou dans son service...Il avait l'impression qu'il connaîtrait malheureusement une mort bien plus tragique que celle de héros pour sa patrie.

Il ne pouvait pas faire cela. Il ne pouvait pas lui promettre ce genre de chose alors qu'il avait pris dans ses mains le poison qu'Anne Stanhope lui avait tendu. Il ne pouvait pas promettre alors que d'ici quelques semaines, il empoissonnerait un homme, prenant ainsi le plus grand des risques de sa vie. Pour la protéger. Elle qui ne comprendrait même pas...

« Constance... », commença Arthur, en soupirant. Elle attendait une réponse et il ne savait pas quoi dire. Il n'allait pas lui promettre ça. Sa parole d'honneur avait une certaine valeur. Il ne voulait pas qu'elle soit réduite à la valeur de celle d'un pirate. Il cherchait simplement autre chose à dire. Une échappatoire. Devait il lui parler du fait que c'était son métier ? Devait il la rassurer en lui disant qu'il ne mourrait pas ainsi, ce qui était sûrement vrai ?

« Je t'aime Constance. Je ne vais pas te laisser tomber. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour rester à tes côtés le plus longtemps possible. »

« Toi, est ce que tu m'aimes ? Ou est ce que tu aimes seulement ...ce que je représente ?»

Arthur reprit place sur la chaise de bois. Sa blessure lui faisait mal. Il ne savait pas quoi dans quoi il s'était engagé. Il aurait été beaucoup plus simple de sourire et de la rassurer. Ces derniers jours avaient été porteurs des événements de trop à encaisser. Il ne pouvait plus tout garder pour lui. C'était trop dur.

Une fois que Constance lui ait répondu, Arthur enchaina.


« Quand j'ai compris que j'allais peut-être mourir, quand le roi m'a rit au nez....Je me suis demandé si tu m'aimais vraiment, moi, ou...Tu vois, je sais ce que les gens pensent de moi. John Herbert, Blanche Dwight, tous...Je ne suis pas cet homme là. J'essaie de l'être, mais ce n'est pas ce que je suis, malheureusement. Tu n'es pas sur le point d'épouser l'homme parfait Constance. Je peux te promettre que je ferais de mon mieux pour être le meilleur mari et le meilleur père qui soit...Mais j'ai fais des erreurs dans ma vie, j'ai des défauts...Et pourtant, j'aimerais quand même être aimé malgré ça.... »

Ca y est. Il s'était engagée puis trop loin dans ses paroles. Il allait être obligé de lui avouer un secret. Il en était plus soulagé qu'effrayé, étonnamment. C'était inévitable.

« Je cherche le bon moment pour te le dire depuis des semaines mais... », il fit une pause, la gorge nouée. Il ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas non plus passer pour un homme faible et pourtant, si cela ne tenait qu'à ses émotions, les larmes lui auraient déjà échappés. Il réussit à s'en retenir, tout de même. Alors, il poursuivit, d'une voix plus sûre. « Je ne veux pas te perdre, Constance. Et je ne sais pas si tu es prête à m'épouser malgré ce que je dois te dire.... »

« Je n'ai jamais voulu te cacher quoi que ce soit...C'est simplement que je n'ai jamais trouvé le courage de prendre le risque de te perdre, et de te le dire... Néanmoins, voilà, je le fais. Je ne veux que tu épouses un mensonge...Je te respecte trop pour cela.J t'aime trop pour cela. », dit il.

Il ne pouvait rester assis là alors qu'il ignorait s'il aurait l'occasion d'être proche d'elle encore une fois. Il savait que Constance détestait les mensonges. Lui pardonnerait elle ? Etant donné qu'elle mentait elle même au sujet de son père, peut être...Pour cela, oui. Mais pas pour le reste. Il ne pouvait pas tout lui dire, de toute évidence. Aussi difficile cela puisse être...C'était pour la protéger...

Arthur se leva à nouveau, passa sa main dans les cheveux de sa fiancée, observant son visage.

« S'il te plait,...Essaie de me comprendre... », lui demanda-t-il. « Tu veux bien, s'il te plait ? », demanda t il la regardant avec sincérité. Une fois cela fait, une fois sa réponse obtenue, il lâcha le morceau.

« Wayne n'est pas mon vrai nom. »


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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Mer 16 Déc - 16:47
Arthur ∞ Constance

Quand elle parla de la réforme, Constance n’avait pas conscience que ses paroles auraient un impact sur Arthur. Bien trop ancré dans ses principes où elle voyait tout le monde comme bon, elle ne pouvait pas imaginer que son fiancé détestait purement et simplement les réformés. Elle aurait pu s’en doutait en écoutant ses mots, mais pour Constance, c’était une simple colère vis-à-vis de ces personnes, qui après tout avaient déclenché une explosion à l’intérieur même du palais de Whitehall. Constance ne savait pas et il était peut-être mieux qu’elle ne sache jamais le fond de la pensée de son futur mari. La jeune femme était préoccupée par certaines choses. Depuis qu’elle avait annoncé à Mary-Ann qu’elle allait épouser Arthur, ses paroles ne cessaient de lui venir à l’esprit. Constance ne pouvait pas passer devant l’autel avec un mensonge sur la conscience, elle devait lui avouer toute la vérité sur son passé et sur son père. Ces révélations lui faisaient peur, elle craignait qu’Arthur ne la quitte et voit en elle la fille d’un homme qui exécute des personnes. Néanmoins, malgré la peur, Constance devait prendre son courage à deux mains et tout avouer à Arthur et elle le ferait aujourd’hui.
En voyant son fiancé blessé, Constance avait compris que durant cette journée où il y avait eu une attaque à la cour d’Angleterre, elle aurait pu le perdre. Cette idée était insoutenable et plus que jamais, Constance voulait planifier la date du mariage, pour que le plus rapidement possible, les deux amoureux soient mari et femme. Constance avait hâte de devenir Constance Wayne et le plus tôt serait le mieux.

« Et tu le fais très bien, voilà pourquoi la reine devrait te récompenser. Je suis certaine qu’elle n’a pas meilleur garde à ses côtés, surtout que tu la soutiens sincèrement, ce qui n’est peut-être pas le cas de tout le monde. » Elle lui serra chaleureusement la main, un sourire aux lèvres. Pour elle, Arthur était un héros, un homme qui méritait sa place et qui méritait sûrement plus en raison de son courage. Qui irait se jeter au-devant du danger comme lui, le faisait ? Personne. D’ailleurs, Constance se moquait bien du grade d’Arthur. Elle se sentait déjà gênée de le savoir plus que supérieur à elle et même s’il n’était qu’un forgeron, elle l’aimerait tout autant.

Constance était heureuse, tout comme elle, Arthur voulait fixer une date pour leur mariage. Elle alla chercher du vin pour fêter cette nouvelle et à son retour, Arthur la prit dans ses bras. Jamais elle ne s’était sentie aussi bien ces derniers jours. Son inquiétude était désormais loin et bientôt, elle épouserait Arthur.
Elle était heureuse, mais son sourire s’effaça, quand la conversation prit un tout autre tournant. Arthur lui avoua qu’il l’aimait et qu’il ferait tout pour rester le plus longtemps à ses côtés. Constance comprit alors qu’Arthur ne renoncerait pas au danger, par devoir, ou par honneur. Elle préféra ne rien ajouter de plus, elle avait connu pour la première fois Arthur durant un combat, elle l’avait vu blessé, mais également, elle l’avait vu vouloir repartir aussitôt au combat. Elle ne le changerait pas, même avec le mariage et surtout elle ne voulait pas le changer.
« Arthur, pourquoi tu me demandes ça ? Tu sais très bien que je t’aime. Tu serais un forgeron, un paysans ou n’importe quoi je t’aimerai toujours autant. Tu es un homme d’honneur, droit, qui tient à ses principes et c’est pour tout ça que je t’aime. Dis-moi ce qu’il se passe, je suis inquiète. » Sa voix avait pris un ton beaucoup plus inquiet et tout éclat de joie avait disparu de son regard.

Arthur avait un secret. Constance était inquiète, elle se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir apprendre. Elle avait dû faire face une fois au secret de son père et depuis, elle ne voulait plus vivre avec ça. Elle aimait tellement Arthur, elle ne voulait pas le perdre, surtout pas pour un secret. Arthur éluda ses révélations. Il lui avoua qu’il ne voulait pas la perdre, qu’il n’avait jamais désiré lui cacher quoique ce soit.
« Arthur, dis-moi tout, tu me fais peur. » Elle s’écarta de lui, préférant prendre de la distance. Elle ne savait pas ce qui allait arriver, elle avait peur que tout d’un coup, elle perde tout.
Puis la révélation arriva. Wayne n’était pas le nom d’Arthur.
En une seule seconde, Constance avait le sentiment que son monde venait de s’effondrer. Qui était donc Arthur ? Pourquoi avait-il un autre nom ? Ses yeux se baignèrent de larmes et elle ne put que murmurer.

« Qui es-tu Arthur ? »
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Arthur Paton
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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Ven 18 Déc - 21:33
Il avait espéré qu'elle lui assure qu'elle essaierait de comprendre, et qu'elle ne s'éloigne pas de lui de la sorte. Mais il fallait s'en douter. Il comprit qu'elle voulait prendre de la distance. Il n'insista donc pas. Il ne l'avait jamais vue la regarder comme elle le faisait. Elle ne l'avait jamais encore jamais repoussé toute les fois où il avait passé ses mains dans ses cheveux. Avant, il préférait les blondes, se souvint-il. Il pensa un instant à Isabelle, qui s'était éloignée de lui de la même façon. Pas à cause de son secret, mais de leur secret. Isabelle, qui du jour au lendemain, n'avait plus voulu qu'il s'approche. Il s'en était remis. Mais les choses n'étaient pas les même aujourd'hui. Il tenait trop à Constance. Il ne voulait pas la perdre. Il le voulait, ce mariage. Il la voulait, cette famille. Plus que cela, il en avait besoin. Il était déjà assez seul, au fond de son âme. Si elle l'abandonnait, la femme qu'il aimait, la seule et l'unique, qu'adviendrait il de lui ?

Arthur retourna s'asseoir, à contre coeur, car il n'allait pas lui imposer cette proximité contre son gré et également car sa blessure lui faisait affreusement mal, et qu'il ne tiendrait pas debout très longtemps, la fatigue étant présente, dû au sang qu'il avait perdu.

« Je ne suis pas né à Bristol. », dit-il. « Je suis d'ici.»

Arthur aurait certes pu cracher le morceau directement. C'est ce qui était d'ailleurs plus probable venant d'un homme qui comme lui, préférait parler le moins possible. Mais il ne voulait pas la perdre. Or, au moment où il cracherait le morceau, soit elle le quitterait, soit elle resterait. Et dans le cas où elle le quitterait, il préférait gagner du temps, car il ne voulait pas que cela arrive.

« Mon père était banquier, pas un barbier. C'était un homme très apprécié par tout ceux qui le connaissait. C'était un père exemplaire et un mari bienveillant pour ma mère. Nous étions 4 garçons, j'étais le troisième », expliqua-t-il. Se remémorer de son enfance, de son père était à la fois d'une grande difficulté et à la fois un soulagement. Avec les arrestations et les condamnations que Mary avait signé, Arthur savait qu'il allait bientot sans doute être contraint de surveiller les executions des hérétiques. Le souvenir de Charles le hantait, et il avait ressenti si fort ce besoin d'en parler à Constance. Elle allait être sa femme...Il voulait pouvoir lui parler sincèrement...Il voulait qu'elle l'aime pour ce qu'il était. Même s'il savait qu'il devrait lui cacher certaines choses malgré tout. Comme John Dudley. Mais au moins, il avait besoin de lui dire la vérité sur son identité. Pour ne plus avoir l'impression d'être un imposteur à chaque fois qu'elle lui posait des questions sur son père, ou sur la vie à Bristol. Il espérait qu'elle accepterait quand même de l'épouser.

« Mon père est tombé gravement malade et ma mère a dépensé beaucoup d'argent pour tenter de le soigner. L'argent que mon père avait mis de côté pour que nous puissions tout les quatre étudier s'est vidé. Il est décédé en janvier, comme le roi. Mon frère ainé a trouvé un travail dans une forge et a abandonné ses études pour que mon frère cadet et moi, puissions en profiter. Il est entré en conflit avec mon autre frère ainé, qui refusait d'abandonner ses études et qui voyait la vie d'un oeil différent.... »

« Mon frère cadet a attrapé une pneumonie et est mort quelque semaine après mon père. Ma mère était effondrée. Ensuite mon frère ainé, Charles, été condamné à mort car il a tué un noble dans une taverne. » Arthur dut faire une pause après avoir dit cela. L'image de Charles tremblant au bout d'une corde le hanterait à jamais. Il n'avait pas voulu voir ça, mais sur le moment, il s'était dit que tourner la tête ou baisser les yeux serait un manque de respect par rapport à son frère. Alors, il l'avait regardé mourir. «  C'était de la légitime défense, le noble allait le tuer, il n'a fait que se défendre mais...Voilà. Mon frère était en conflit avec ma mère depuis un moment. Il était tout ce qu'il me restait, car ma mère...Ma mère nous en voulait à Edmond et moi, d'avoir été en conflit avec lui. Pour ma part, je n'en avais jamais voulu à Charles, je n'étais pas en conflit...Je l'admirais beaucoup. A seize ans, je n'étais pas comme aujourd'hui. Je ne voulais pas m'impliquer, je voulais rester neutre. Je parlais encore moins qu'aujourd'hui...Je n'avais pas beaucoup de courage, je crois. Mais Edmond était... J'avais perdu mon père et mon frère cadet, et je ne voulais pas perdre encore quelqu'un. Charles ne voulait pas de rester du côté d'Edmond, tandis qu'Edmond ne m'aurait plus adressé la parole si j'étais resté du côté de Charles. Alors...J'ai suivi Edmond. »

Il regrettait ce choix, et cela s'entendait dans sa voix.

« Ma mère nous a un jour dit qu'elle voulait nous annoncer quelque chose. Nous nous sommes assis, pour l'écouter. » Il fit une pause, soupira, sachant que le temps était écoulé. Ce qu'il allait ajouter lui permettrait de comprendre. « Je t'en prie, même si cela va profondément t'étonner, assieds toi et écoute moi jusqu'au bout, s'il te plaît...Je voudrais que tu comprennes pourquoi je te l'ai caché. S'il te plaît. », dit il en tirant sur la chaise pour inviter Constance à s'asseoir près de lui. Ensuite, il continua.

«J'ai beaucoup de respect pour les femmes, tu le sais bien, et la réputation n'est guère ce qui compte le plus pour moi. Tu le sais bien. », dit il. En effet, Arthur, contrairement à beaucoup d'hommes, n'avait jamais jugé Constance sur son passé ou sur le fait qu'elle était serveuse, ce qui n'était pas toujours bien vu. Il l'aimait elle, peut importe le reste. « Mais quand ma mère nous a dit qu'elle souhaitait ouvrir une maison close...Mon père venait de mourir, je le respectais énormement, je ne voulais pas voir sa réputation entachée...Tu comprends bien que pour un homme, ce n'est pas facile...Et Edmond s'est mis dans une rage intense, et je n'avais pas envie que les gens insultent ma mère, ou m'insulte moi car j'étais son fils,...Edmond a décidé qu'il partirait loin de Londres dans ce cas, car il ne supporterait pas d'être traité comme le fils d'une tenancière de bordel, il est parti, et je l'ai suivi...Ma mère a ensuite fait croire que nous étions morts. Car elle pensait qu'elle ne nous reverrait jamais. Et elle avait fait son choix... »

Il fit une pause et leva les yeux vers Constance. Avec ça, elle ne pourrait que comprendre évidemment, qu'il était le fils de Mary-Ann. Il essaya de lui prendre les mains, doucement, la regardant dans les yeux avec tendresse. Il ne voulait pas la perdre.

« J'ai vécu à Bristol un moment...Et finalement, quand je suis revenu à Londres, que j'ai décidé d'entrer dans la garde... Je suis allé la voir, nous avons discuté et j'ai accepté sa décision. Je sais que le fait d'être parti loin, six ans, n'a pas été la meilleure chose que j'ai faite. Et comme je voulais rentrer dans la garde royale, et je ne pouvais pas le faire en étant son fils. Tout comme elle ne pouvait pas se permettre pour son affaire d'avoir un fils dans la garde...Nous avons tout les deux décidés de garder le secret, par sécurité. Tout le monde m'avait oublié ici. Je n'étais pas celui qu'on remarquait, au milieu de mes frères. Quand je t'ai rencontré, évidemment, je me suis présenté sur le nom avec lequel je me présente à tout le monde...Je ne pouvais pas savoir ce qu'il adviendrait de nous par la suite...Je ne pouvais pas savoir à l'époque que je pouvais te faire confiance mais aujourd'hui, je le sais. Et je ne veux pas que tu ignores l'identité de l'homme que tu épouses. »


« Je suis l'homme dont tu es tombé amoureux. Je n'ai jamais menti sur mes sentiments, sur mes principes et mes idées, sur ma personnalité. J'ai toujours été sincère, je ne t'ai menti que sur mon passé. Et je te présente mes excuses pour cela...Je n'ai jamais voulu que tu te sentes trahie...Cela a été très dur pour moi de te cacher cela mais je n'ai jamais osé lancer le sujet car je craignais de te perdre...J’espère que tu peux me comprendre... », conclut-il.


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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Mar 22 Déc - 18:45
Arthur ∞ Constance

La vérité était là et Constance abasourdie était en train de l’apprendre de la bouche de son fiancé. Arthur n’était pas ce qu’il avait prétendu être durant tout ce temps. Wayne n’était pas son nom et son passé était trouble, funeste… Constance n’arrivait pas à croire à tout ce qu’elle entendait. Ses oreilles bourdonnées face au trop plein d’informations. Elle se demandait quoi. Elle avait peur. Elle se posait de nombreuses questions, jusqu’à ce qu’elle comprenne une chose. La mère d’Arthur, perdue, avait fini par ouvrir une maison close. Cette femme, Constance comprit tout de suite son identité.

« Tu es le fils de Mary-Ann… » Ce n’était pas une question, juste un murmure, une réflexion qu’elle se faisait à elle-même. Toute cette histoire était une évidence qui sautée aux yeux de Constance. Les morceaux du puzzle venaient de se rassembler. La gentillesse de Mary-Ann à son égard. Sa rencontre avec Arthur, qui était certainement son œuvre. Leur ressemblance, bien que minime, mais qui était présente. Le respect qu’Arthur avait pour cette femme malgré son métier. Tout ceci était une évidence et Constance se sentait bête de ne pas l’avoir vu aussitôt. Elle n’en voulait pas à Mary-Ann, elle devait protéger le secret de son fils et également vouloir le garder auprès d’elle en gagnant son respect. Elle n’en voulait pas à Arthur, puisque malgré tout, il voulait se protéger, mais aussi protéger les femmes de sa vie, sa mère et elle. Constance ne savait pas où tout ceci allait les amener. Elle avait cru pendant de nombreux mois aimer Arthur Wayne et voilà qu’elle apprenait qu’il était en fait Arthur Paton, le fils d’une maquerelle et d’un ancien banquier. Le frère d’un condamné qui avait été pendu, pour avoir tué pour se défendre un noble. La famille Paton était folle, compliquée, tout comme la famille Bennet.
Arthur reprit sa main dans la sienne et Constance ne retira pas la sienne. Elle ne regardait pas son fiancé, juste cette main. En fait, avec Arthur, ils n’étaient pas si différents, même s’il venait d’une bonne famille de la bourgeoisie, du jour au lendemain il s’était retrouvé sans rien. Arthur avait été obligé de se défendre lui-même pour se construire et devenir ce qu’il était aujourd’hui. L’histoire d’Arthur était bouleversante et maintenant qu’il s’était dévoilé, il était temps pour elle d’en faire de même.

« Je ne suis pas la jeune femme respectable que tu connais. Durant mon enfance j’étais l’unique fille d’Hans et Emma Bennet, un forgeron et une cordonnière qui faisaient de leur mieux pour gagner de quoi vivre décemment. J’ai eu une enfance simple, jusqu’à ce que mon père soit blessé au travail. Bien sûr, le monde est impitoyable, il a été renvoyé et il ne parvient pas à retrouver un travail. A partir de ce moment-là, j’ai connu pour la première fois la faim. Mon père a mis plusieurs mois avant de retrouver un travail, je ne savais pas ce qu’il faisait, mais il ramenait de l’argent et je ne me suis jamais posée de questions. J’étais jeune et ma mère allait mourir peu de temps après. Mon père était tout pour moi, j’étais sa petite femme, je m’occupais de lui quand il rentrait du travail, j’ai tout appris, pour être comme ma mère. On était heureux à deux, jusqu’à ce que… » A partir de ce moment-là Constance marqua une pause. Maintenant qu’elle savait qu’Arthur avait eu un frère qui avait été condamné à mort, elle avait du mal à lui avouer la vérité sur son père. Malheureusement il le fallait. « J’ai découvert que mon père était bourreau, qu’il tuait des gens. Juste après, je me suis enfuie, j’ai emporté quelques affaires et j’ai couru. J’ai quitté Londres sans savoir vraiment où j’allais. J’avais quatorze ans à cette époque et pendant des années j’ai appris ce qu’était la faim. J’ai vagabondé, j’ai travaillé parfois dans quelques fermes, mais j’ai aussi fait des choses horribles, comme voler des gens qui ne le méritaient pas. C’est ça, ce que je suis, une voleuse. C’est ainsi que Louis me trouva, en train de voler, mais au lieu de me condamner, il m’a permis de trouver un travail et je me suis retrouvée ici, au Flying Dutchman. » Durant son explication, elle n’avait pas pleuré et pourtant, c’était ce qu’elle mourrait d’envie de faire. Il y avait longtemps qu’elle aurait voulu dire la vérité à Arthur et là elle avait le sentiment qu’il était trop tard, qu’à tout moment il pouvait la quitter, annuler leurs fiançailles.
« Tu vois Arthur, nous sommes tous les deux des menteurs. Je ne voulais pas te dire la vérité, parce que j’avais peur de tout ça, je n’arrive pas à accepter ce que mon père fait et je ne sais pas si j’y parviendrais un jour. Maintenant tu sais tout, tu sais ce que je suis une voleuse, une criminelle comme ceux que tu arrêtes, mais sache que si j’ai fait tout cela, c’était pour survivre. Je n’avais pas le choix, quand la faim nous prend, on est capable de tout et surtout du pire… » Cette fois-ci les larmes commencèrent à tomber et Constance fut prise de sanglot. Tout était dit. Après tout ce temps elle se mettait enfin à nue, Arthur connaissait la vérité et elle-même se sentait libérée du lourd poids du secret.
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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Lun 11 Jan - 18:03
Constance raconta alors son histoire. Arthur connaissait déjà certaines choses. Il avait demandé à sa mère ce qu'elle savait sur Constance et celle ci lui avait expliqué sa rencontre avec la jeune fille, un soir glacial d'hiver alors qu'elle dormait dans la rue.

Malgré la mort de son frère par pendaison, exécuté, Arthur n'était pas de ceux qui voyait les bourreaux comme les responsables de la mort des condamnés. Bien sur, il aurait tout donné pour arrêter le bourreau ce jour là. Mais ce n'était pas lui le responsable de la condamnation. Si ce n'était pas un bourreau qui exécutait l'ordre, ça serait un ordre. Lui même en tant que garde serait peut-être un jour amené à surveiller des exécutions devant des familles éplorées des condamnés. Était-il pour autant responsable ? Non, il ne pouvait le croire.

C'est d'ailleurs sachant que Constance avait fui son père en apprenant le métier de celui-ci qu'Arthur s'était mis à craindre qu'elle s'éloigne de lui en apprenant qui il était. Il était infiniment rassuré de voir que non, et qu'elle le comprenait. Cela lui donnait l'envie de continuer dans ses confessions. De lui parler de ce qu'il devait faire pour les protéger, tuer John Dudley, un hérétique enfermé en prison...Mais il savait au fond de lui, que cela, il ne pourrait le dire. Il devrait vivre seul avec ce secret.

« Tu vois Arthur, nous sommes tous les deux des menteurs. Je ne voulais pas te dire la vérité, parce que j’avais peur de tout ça, je n’arrive pas à accepter ce que mon père fait et je ne sais pas si j’y parviendrais un jour. Maintenant tu sais tout, tu sais ce que je suis une voleuse, une criminelle comme ceux que tu arrêtes, mais sache que si j’ai fait tout cela, c’était pour survivre. Je n’avais pas le choix, quand la faim nous prend, on est capable de tout et surtout du pire… »

Arthur vit que Constance était au bord des larmes, et à ces dernières phrases, elle ne put se retenir. Il s’avança alors vers elle et l'enlaça. Lui caressant les cheveux, il la rassura.

« Constance, mon amour...Tu n'es pas une criminelle, voler pour survivre ne fait pas de quelqu'un un criminel...Et tu ne connaîtras plus jamais la faim avec moi. Je te protégerais tant que je vivrais, comme je protégerais Jane-Ann et les enfants que nous aurons. Je te le promets. Tu seras toujours en sécurité, désormais. », dit il. C'était vrai. Il comptait acheter une maison avant le mariage. Avec sa solde et la vie simple qu'il menait, Arthur pouvait se permettre de l'acquérir. C'était une occasion en or, il le savait pour avoir eu un père banquier et avoir étudié la finance. Il se répugnait à être payé pour ce qu'il devrait faire pour protéger sa famille, mais mieux valait faire disparaître l'argent que Stanhope lui avait donné plutôt que de le garder. Cet argent lui brûlerait les mains s'il devait le tenir trop longtemps. Il ne devait pas oublier qu'il avait accepté uniquement pour protéger Constance, car il n'avait pas le choix et que la vie de Dudley ne valait pas celle de sa famille. D'ailleurs, cet homme prévoyait sans doute un sale coup contre la reine. Il sauverait peut être l'Angleterre en écourtant la vie de celui-ci.

« Quant à ton père...Peut-être qu'un jour tu seras lui pardonner, comme j'ai pardonné à ma mère. Cela n'a pas été facile, mais j'y suis arrivé... », dit il. En effet, cela n'avait pas été simple. Quant Arthur voyait sa mère aujourd'hui, il avait souvent honte. Ce n'était pas facile à avouer, mais il était bien content que personne ne sache qu'il était son fils. Il n'aurait pas pu la pardonner si cela ne s'était pas fait dans le secret. Il essayait de fuir le plus possible les conversations qui la concernait. Il ne voulait guère entendre les mauvaises langues, de peur de s'emporter. Au fond, c'est surtout sachant que sa mère rendait service à la couronne qu'il avait réussi à oublier la rancune, même si ce choix, à vrai dire, était toujours difficile à comprendre. Aujourd'hui, il était le seul fils qui lui restait et elle tenait énormément à lui. Mais avant cela, elle avait préféré choisir des filles inconnues à ses propres fils.

Arthur espérait qu'il pourrait vivre une vie tranquille avec Constance. Il s'était éloigné de Gardiner et comptait bien lui annoncer la fin de leur deal, chose qui coulait de source désormais de toute façon étant donné qu'Arthur était devenu trop « important » dans la garde pour apparaître comme le soldat discret qui pouvait faire le salle boulot. Cette excuse de célébrité pourrait lui permettre de se dérober de ce pacte en toute sécurité. Il ne pourrait rien dire à Constance au sujet de Dudley car cet acte était nécessaire pour sa protection. Avec le temps, sachant cela, il saurait se pardonner d'avoir dû le faire, sans doute. Il ne voulait plus cela dit, qu'il y aie d'autres secrets entre Constance et lui par la suite. Cela était trop dur à supporter. Pour le moment, il devait rassurer Constance qui était en larme au souvenir de son passé mais sa future épouse voudrait sans doute en savoir plus sur ce qu'il avait séparé d'Edmond, son frère. Arthur ne voulait pas lui mentir, et même si cela constituait sa plus grande honte, il désirait pouvoir lui dire la vérité. Mais risquait elle de ne plus le voir de la même façon? Pour l'instant en tout cas, il pense à son mariage.

« Je veux que tu puisses t'offrir la robe de mariage de tes rêves. Et je voudrais que Jane-Ann puisse également se sentir comme une princesse. », dit-il, la regardant dans les yeux, sincère. « Tu peux me promettre de choisir celle qui te plaira le plus ? Tu n'auras qu'à dire d'envoyer quelqu'un me réclamer l'argent à Whitehall. »

Concernant Jane-Ann, Arthur se disait qu'il proposerait peut-être à la jeune fille de l'accompagner lors du choix de sa robe, avec Constance, afin de renforcer les liens familiaux.

« J'ai hâte de devenir ton mari. », dit-il, avant de l'embrasser sur le front, en signe de protection. Puis il l'embrassa à nouveau, sur les lèvres cette fois avant de la serrer de nouveau dans ces bras. Plongé dans ses pensées, il se souvint alors d'un détail qui l'avait marqué alors que Constance lui avait conté son histoire.

« Ton père s'appellait Hans, tu as dit ? », demanda-t-il. Le forgeron qui avait engagé son frère ainé s'appellait ainsi, s'il se souvenait bien. Et ce n'était guère un prénom courant.




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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Mar 9 Fév - 15:10
Arthur ∞ Constance

Constance Bennet se sentait soulagée d’avoir enfin dit la vérité à son fiancé. Maintenant, elle avait sentiment d’être honnête et de ne plus avoir de secrets pour lui. Elle se sentait mieux, mais est-ce qu’Arthur allait accepter son passé de criminel. A côté d’elle, elle avait le sentiment que le beau garde était quelqu’un d’honnête, qui avait toujours mis son honneur en avant. Que pouvait-il bien faire avec elle, alors qu’elle était tellement différente de lui ? Bientôt ils seraient sûrement mariés et Constance se demandait si un jour Arthur regretterait son choix. Il pouvait avoir tellement mieux qu’elle et pourtant, il avait choisi une petite serveuse dont la vie était tellement insignifiante.
Arthur l’enlaça pour lui montrer que malgré son passé il était toujours à ses côtés. Constance était heureuse de voir son fiancé accepter tout ceci et surtout de ne pas la considérer comme une criminelle. Il lui promit que plus jamais elle n’aurait faim, qu’il la protégerait ainsi que Jane-Ann et leurs futurs enfants. C’était ça le bonheur, se sentir aimé pour ce qu’on était et pas pour ce qu’on n’était pas. Constance ne regrettait pas de savoir la vérité sur Arthur. En plus d’un fiancé, elle aurait une belle-mère. Sa famille s’agrandissait et c’était un bonheur pour la jeune femme qui pendant de nombreuses années avaient vécu seule. Cependant, elle doutait toujours.

« Arthur, tu es sûr que tu ne regretteras pas ton choix. Je ne suis rien malgré tout, tu pourrais avoir tellement mieux. » Comme une petite bourgeoise, une fille d’avocat ou de banquier qui pourrait apporter au jeune homme une dot confortable. Elle, elle n’avait pas tout cela, elle n’aurait rien à apporter à Arthur en dehors de son travail domestique et des enfants.

Le pardon. Arthur et Constance étaient tous les deux confrontés par ce fait. Lui avait dû pardonner à sa mère son choix de devenir maquerelle, elle, elle devait pardonner à son père le fait qu’il soit devenu bourreau, un tueur. Constance savait qu’il ne choisissait pas. On apportait les condamnés à son père et ensuite il devait les exécuter, parfois en les faisant souffrir, et à d’autres moments en étant clément. Ce que la jeune femme n’avait jamais pu accepter, c’était que l’homme puisse accepter de mettre à mort, d’avoir recours gratuitement à la violence alors que les condamnés étaient sans défense. Pendant de nombreuses années elle avait idéalisé son père, les années s’étaient écoulées, elle avait dû faire face à ce secret et aujourd’hui, elle devait pardonner et Constance ne savait pas si elle en était capable. Elle avait puni son père pendant plus d’une décennie, le temps du pardon était peut être arrivé.

« Ta mère n’a commis aucun crime aussi, même si elle brave la bonne morale, c’est une femme bien, elle m’a beaucoup aidé quand j’étais en difficulté. » Malgré son métier, Constance avait toujours vu Mary-Ann comme une femme honnête, une personne qui faisait de son mieux pour aider ses filles, les soutenir. A ses yeux, elle était généreuse et elle offrait un abri aux personnes qui en avaient le plus besoin.

Le mariage approcherait, Constance savait qu’en mai elle épouserait Arthur et qu’elle deviendrait Mrs Wayne. Entre eux, il n’y avait plus de secrets, en tout cas la jeune femme en était persuadée, elle serait heureuse, et tous les deux construiraient leur famille à l’issue de cette union. Arthur lui demanda de s’offrir la plus belle des robes de mariées. Constance ne lui en avait pas parlé, mais elle avait déjà commencé à en confectionner une avec ses petites économies. Pour son mariage, elle désirait être belle, mais simple. Ce jour serait le plus beau de sa vie.
« J’ai déjà commencé à confectionner ma robe. » Disait-elle les joues rougissantes, ne sachant pas si Arthur apprécierait ou non son œuvre, le jour de leur mariage.
Dans les bras l’un de l’autre, ils n’avaient pas besoin de parler pour dire qu’ils s’aimaient. Constance se sentait en sécurité, elle savait qu’elle n’aurait plus jamais à craindre pour elle, ni pour la petite Jane-Ann. Ils étaient encore dans les bras l’un de l’autre, quand une pensée furtive vint à Arthur, il lui demanda si son père s’appelait bien Hans.
« Oui, pourquoi ? » Répondit la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Sam 13 Fév - 11:54
Arthur apprit que Constance avait déjà commencé à fabriquer elle-même sa robe. Il aurait dû s'en douter, c'était tout elle de préferer la simplicité à un achat de luxe. Ils allaient vraiment bien ensemble car Arthur n'était pas non plus du genre à éprouver le besoin de posséder des choses luxueuses, riches, proches de ce que l'on pouvait voir à la cour.

« Ah ? J'aurais dû le deviner », répondit le garde. « Elle sera très belle, j'en suis sûr. Surtout quand tu la porteras. Mais en tout cas, si tu désires acheter quelque chose, n'hésite pas. »
Arthur était un homme généreux. Sa solde servirait bien plus à sa famille qu'à sa propre personne, car il n'avait pas besoin de grand chose, pour ce qui était du matériel, pour être heureux.
« Et quant est-il de Jane-Ann ? Va t-elle aussi fabriquer sa propre robe ? Si pas, je peux l'emmener chez un tailleur. Ce ne sera pas de l'argent perdu, elle pourra la porter pour aller à la messe, le dimanche ».

Le jeune homme annonça à sa fiancée qu'il était impatient de l'épouser, bien se rappela d'un détail qui était apparu dans la conversation, et lui demanda confirmation sur le nom du père de sa future épouse. Son frère avait laissé tomber les études, après la mort de leur père, et avait cherché du travail. Il avait été engagé par un forgeron, un certain Hans. Hans n'était pas un prénom très courant en Angleterre. Il ne devait donc pas y avoir beaucoup d'Hans dont la profession était forgeron...Se pourrait-il que... ?

« Mon frère Charles a été apprenti dans une forge et son employeur s’appelait Hans. Je ne connaissais pas son nom de famille. Ils étaient très familier tout les deux, Charles l’appelait donc par son prénom. Je sais qu'il n'avait pas de fils, et que c'est pour cela qu'il acceptait volontiers d'apprendre le métier à Charles. Est ce que...Est ce qu'il se pourrait que cet homme soit ton père ? », demanda Arthur.


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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Jeu 7 Avr - 14:08
Arthur ∞ Constance

Le jour du mariage était le moment qu’elle attendait le plus. Maintenant les vérités avaient été dites et Constance avait l’impression de s’être constitué une nouvelle famille, dans laquelle elle aurait Mary-Ann comme belle-mère. Même si l’entente avec Arthur et sa mère ne serait certainement pas cordiale, Constance était heureuse d’avoir une nouvelle mère vers qui se referait. Mary-Ann était une femme admirable, qui avait toujours de très bons conseils, elle était une personne précieuse que tout le monde voudrait avoir à ses côtés. D’ailleurs, maintenant qu’elle savait que la maquerelle du RedLantern était sa future belle-mère, elle pourrait la mettre dans la confidence et lui demander des conseils sur la robe qu’elle était en train de confectionner pour son mariage. Elle voulait tellement que tout soit parfait.

« Je l’agrémenterai pour te faire honneur, mais tout sera de moi, cela rendra ce mariage encore plus unique. » Souriait-elle heureuse. Elle utiliserait l’argent d’Arthur pour quelques rubans supplémentaires et pourquoi pas de la dentelle si elle parvenait à négocier. Avec ces éléments sa robe sera encore plus belle et elle fera honneur à Arthur.
« Je n’ai pas encore eu le temps pour la petite, je pensais lui confectionner une petite robe dans le tissus qu’il me restera, mais si tu souhaites lui faire ce cadeau, elle sera heureuse. Je connais une très bonne couturière, elle travaille dans une boutique de tailleurs, il s’agit de Joane Barrow. » Elle avait déjà entendu ce nom de la part d’Avaline et si Arthur voulait faire plaisir à la petite fille, cela serait l’occasion de découvrir les talents de cette tailleuse. En plus, Jane-Ann aurait pour la première fois une robe neuve, qui ne serait pas faite de tissus récupérés. Ce cadeau rapprocherait sûrement Arthur de la petite fille, leurs débuts avaient été tellement difficiles que Constance avait cru ne pas pouvoir épouser Arthur pour cette raison. Heureusement, Jane-Ann avait fini par se laisser amadouer et elle adorait Arthur.

Le destin pouvait se montrer imprévisible et rempli de surprises. Constance venait d’apprendre que l’un des frères d’Arthur avait été autrefois l’apprenti de son père, quand il était encore forgeron. Cette nouvelle l’étonnée et lui fit comprendre que le destin avait très souvent tenté de les rapprocher. D’abord par le fait que l’un des frères d’Arthur ait été en contact avec son père, puis lors de la révolte Wyatt où l’une des amies de Constance avait soigné le jeune homme.

« Je ne connais pas beaucoup de forgeron qui s’appelle Hans, ce n’est pas commun en Angleterre. Papa avait beaucoup d’apprentis à l’époque, donc cela est possible. » Réfléchis la jeune femme qui ne parvenait pas à se remémorer des visages des jeunes hommes qui ont travaillé avec son père.
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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Ven 22 Avr - 10:24
Constance expliqua à Arthur qu'elle avait prévu de confectionner elle-même la robe de Jane-Ann, mais que s'il voulait lui faire un cadeau, il pourrait se rendre chez une couturière qu'elle connaissait ; Joane Barrow. Le jeune soldat connaissait Joane Barrow. C'était d'abord le fils de celle-ci qu'il avait rencontré. Le jeune garçon lançait des discours contre la reine et sa politique en pleine rue. Suivant son devoir, Arthur s'était avancé pour l'arrêter. Mais la mère du garçon, Joane, s'était interposée et l'avait supplié de laisser une chance à son fils. Arthur savait qu'il avait failli à sa tâche ce jour là...Il aurait du faire son travail jusqu'au bout, et arrêter le perturbateur. Mais face aux supplications de la mère, il n'avait pu rester insensible...Et avait accepté de laisser une chance à Oliver Barrow, tout en assurant qu'il garderait leur famille à l’œil.

« Joane Barrow ? », répéta Arthur. Il ne s'inquiéta pas trop d'apprendre que Constance connaissait Joane, s'imaginant qu'il ne la connaissait que de réputation professionelle. Jamais il n'aurait imaginé la retrouver en tant qu'amie de Constance à son mariage, par exemple... En tout cas, plutôt que d'expliquer la situation concernant Joane à sa future épouse, Arthur préféra ne pas l'embêter avec cela. Arthur aimait Constance, il l'aimait plus que tout au monde...Mais il savait qu'elle n'était pas à même de comprendre certaines choses concernant son métier. S'il lui annonçait qu'il avait failli arrêter le fils de Joane Barrow et qu'il devait surveiller de près leur famille, elle se sentirait mal pour Joane et pour le fait que la famille de cette femme risquait d'éclater. Or, Arthur n'avait pas envie de passer pour un monstre aujourd'hui. Il venait déjà de se déclarer comme un menteur, il n'avait donc pas envie de discuter des choses difficiles de son devoir et de son travail. «  Oh, je connais moi-même un très bon tailleur. Il n'appréciera pas que j'aille passer commande chez l'un de ses concurrents. » Ce n'était pas vrai, mais il y avait bien des tailleurs à Londres, et il trouverait quelqu'un.

« Je ne connais pas beaucoup de forgeron qui s’appelle Hans, ce n’est pas commun en Angleterre. Papa avait beaucoup d’apprentis à l’époque, donc cela est possible. » 

Evidemment, c'était ce qu'Arthur s'était dit ; Hans n'était pas un prénom très courant.

« Constance...Si c'est bien lui...Je n'ai connu ton père qu'à travers mon frère, mais je peux te dire que c'était un homme bien. Mon frère était fils de banquier, beaucoup d'artisans lui auraient claqué la porte au nez. Ton père a accepté de le prendre comme apprenti sans que mon frère aie eu à payer pour sa formation. Cela nous a beaucoup aidé, à l'époque. Tu sais...Tu es libre de tes choix, de ne pas vouloir adresser la parole à ton père pour le secret qu'il t'a caché...Tu as tes raisons, et je le comprends. Mais tu sais, quand mon frère a été pendu, ce n'est pas à celui qui a actionné le mécanisme que j'en voulais. Si ce n'était pas cet homme là qui l'avait fait, ça aurait été un autre, après tout. C'est à la personne responsable de son éxécution que j'en voulais. A celui qui n'a rien actionné du tout, mais qui regardait en souriant la mort de mon frère. Je ne pense pas que les bourreaux soient des monstres... » Arthur fit une pause avant de continuer. « La reine a prévu plusieurs éxecutions publiques par le feu. Des hérétiques, de la pire espèce certes...Mais tout de même. Je n'ai pas envie d'être de corvée à ces évenements là, mais je ne me voile pas la face, il y a de nombreuses possibilités que je sois choisi pour en couvrir l'une ou l'autre. Même s'il s'agit d'hérétiques, je redoute déjà ce moment. Cela me fera sans doute quelque chose d'être là, à côté d'un homme en train de mourir et de devoir garder un regard dur et ferme. Les gens dans la foule penseront peut-être, pour certains, que je suis insensible. Mais ce n'est pas le cas, toi tu le sais. C'est mon travail, et mon devoir. C'est comme ça. »

Arthur ne cherchait pas à forcer Constance à se réconcilier avec son père. Elle avait ses raisons de ne pas lui adresser la parole, et il était vrai que son père aurait pu la prévenir de son secret. Mais il était important pour Arthur de donner son avis sur la question. Il l'ignorait encore mais cela aurait sans doute un retentissement dans l'esprit de sa femme, puisqu'elle reprendrait contact avec son père. Arthur était certain que le père de Constance se sentait déjà coupable pour ses actes...Savoir que sa fille le trouvait coupable également devait profondément le blesser. Le jeune soldat le comprenait car lui même savait que si Constance savait certaines choses, dont il se savait coupable, elle ne le déculpabiliserait pas, au contraire. S'il y avait de l'espoir que Constance pardonne à son père,d'une certaine manière,cela aurait le don de le rassurer,car cela signifierait qu'il y en avait pour lui, si par malheur, un jour, elle apprenait...Et puis, si Hans Bennet était l'homme qui avait engagé son frère, cet homme qu'Arthur avait brièvement aperçu lors de la pendaison de Charles...Et bien, Arthur espérait faire sa connaissance et pouvoir parler de son frère avec lui.

PS : Je me disais qu'on pouvait soit clotûrer ici, soit tu réponds et puis on cloture, comme tu préfères Smile Ainsi on peut commencer le prochain Smile


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MessageSujet: Re: Toutes ces choses que nous ne nous sommes pas dites ∞ Arthur Paton  Sam 2 Juil - 18:10
Arthur ∞ Constance

Constance ne savait pas que l’animosité de son fiancé à l’encontre des protestants pourrait le conduire à menacer des personnes qui lui étaient proches. Rosemary Blackwood, Joane Barrow, toutes les deux avaient des liens avec le protestantisme et même si Constance ignorait cela, jamais elle voudrait qu’ils souffrent pour cela. Constance ne savait pas et cela valait mieux pour elle, elle préférait voir en Arthur un homme raisonnable qui était là pour protéger sa souveraine et le peuple anglais. Elle ne voyait pas en lui une once de méchanceté, même si la première fois où elle l’avait croisé, c’était sur un champ de bataille.
Elle sourit tout simplement en l’entendant parler d’un autre tailleur de sa connaissance qui n’apprécierait pas qu’elle aille voir la concurrence. Arthur avait probablement des attaches chez cette personne, mais elle-même préférait aller voir Mrs Barrow qui avait beaucoup de talent en ce qui concernait les vêtements féminins.

« Arthur ne m’en veut pas, mais Mrs Barrow fait des merveilles, j’ai déjà eu l’occasion de voir ses drapés sur Avaline et d’autres femmes et je les trouve tout simplement magnifique. Ton tailleur devra se passer de moi, surtout si je tiens à être parfaite pour notre grand jour. » Elle lui fit un charmant petit sourire, voulant l’amadouer pour mieux passer à autre chose. En effet, c’était Avaline qui lui avait conseillé les talents de Mrs Barrow et son travail remarquable sur les robes avait tout de suite plu à Constance.

Après les robes, l’émotion revint dans la conversation quand Arthur évoqua le père de Constance qui avait été le maître forgeron de son frère. Son fiancé parla d’Hans Bennet comme un homme bon qui avait su ouvrir sa porte à un jeune homme désirant d’apprendre. Cette partie de l’histoire de son père, Constance ne la connaissait pas, mais elle reconnaissait bien dans les dires d’Arthur son père, l’homme bon et généreux qu’il était. Le jeune homme lui parla ensuite de la mort de son frère, du fait qu’il n’en voulait pas au bourreau, mais à celui qui avait ordonné la mise à mort. Ensuite, il évoqua son propre rôle dans la mise à mort des hérétiques. C’était certains, en tant que garde royal Arthur serait présent sur les lieux et il devra se montrer dur et ferme avec tout le monde. Pour ce rôle, Constance ne lui en voudrait pas, alors pourquoi devait-elle en vouloir à son père pour avoir été la simple main de quelques juges.
Constance réfléchissait, elle ne savait pas quoi faire à propos de cette situation, elle se demandait maintenant les raisons de cette fuite, elle avait sûrement voulu connaître la facilité et ne pas chercher à comprendre. Elle n’avait sûrement pas voulu voir la vérité en face et voir que son père faisait tout cela pour qu’elle ait du pain sur la table au soir. Elle avait été stupide et il était maintenant tant d’ouvrir les yeux et d’avancer. Après un temps de réflexion, Constance se tourna vers Arthur.

« Je vais aller le voir avec Jane-Ann, est-ce que tu voudras m’accompagner, tu devras également lui faire ta demande en mariage. » Oui, même si Constance avait passé toutes ces années à fuir et à prendre ses propres décisions, si elle se réconciliait avec son père, elle voulait plus que tout que celui-ci approuve son futur mariage avec Arthur.

FIN
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