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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Should the sky be filled with fire and smoke ♦ Joane et Richard  Mar 21 Juil - 23:03
Le soleil avait beau briller en dépit des nuages, les mottes de neige sale envahissaient les rues presque autant que les espagnols. J'expédiais distraitement un coup de pied dans celles qui se trouvaient sur mon chemin alors que je naviguais entre les passants, nombreux en ces heures du début de l'après-midi. La neige crissait sous l'épaisse semelle de mes bottes de cavalerie sombre. Mon sempiternel manteau noir se fondait dans la foule, et la capuche toujours abattue masquait les traits de mon visage. Je ne travaillais pas, mais conservais les bonnes habitudes. C'est d'un pas rapide, sans piper mot et sans regarder quiconque, que je passais de rue en rue, arpentant cette ville que j'avais fini par connaître par coeur. Pas de traque aujourd'hui, non, du moins pas depuis que j'avais appris ce matin que Joane Barrow voulait me voir le plus tôt possible. Dès que j'avais entendu cela, je m'étais hâter d'enfiler mes chaussures et de partir. Après avoir passé la nuit à courir un type dont j'avais déjà oublié le nom, trop occupé à me demander pourquoi une telle urgence. Toutes les hypothèses avaient été envisagées : son mari attrapé pour luthéranisme, une fausse couche, l'autre idiot de Wayne qui se point au milieu... Le fait était que je ne savais absolument pas à quoi m'attendre. Et cela m'angoissait plus que de raison.

A me voir ainsi, moi le chasseur de primes sans attaches, on aurait pu croire qu'entre Joane et moi existait plus qu'une amitié. Il n'y avait rien de plus faux : aucun sentiment amoureux entre nous, cela n'avait jamais été d'actualité. Ce n'était pas une épouse, ni même une amante, que je voyais en Joane, mais bien une mère. Elle me faisait penser à cette femme extraordinaire qui avait mis au monde plus de dix enfants, là-bas, au Pays de Galles, pour n'en voir qu'un atteindre l'âge adulte. A savoir moi. Ou peut-être deux : avec un peu de chance, Virginia avait pu survivre aussi. Ma mère... Je l'avais perdue pour toujours, et sciemment. Je ne la reverrais plus jamais, c'était certain. Et pourtant, lorsque je voyais Joane veiller aux intérêts de son fils Oliver, poser ses mains sur son ventre rebondi par la grossesse, c'était ma mère que je voyais. Dès lors, il était impensable pour moi de laisser son fêlé de mari, Arthur Wayne ou qui que ce soit s'en prendre à elle. Celui qui ne fera qu'y penser devant moi est un homme mort. Ce n'était pas dans mes habitudes de de protéger : d'une manière générale, j'étais plus prompt à abattre qu'à aider. Mais Joane était l'exception, avec Constance et Luisa. Cela faisait peut-être beaucoup d'exceptions. Beaucoup trop, sans doute. Mais c'était ainsi, j'avais beau essayer de détruire tout ce qu'il y avait d'un peu humain en moi, c'était parfois peine perdue. Et alors que je circulais dans Londres en réfléchissant à diverses choses - qu'est ce qui avait amené Joane a vouloir me voir si vite ? Pourquoi Constance avait-elle choisi d'épouser un type aussi pénible que Wayne ? Comment faire annuler mon mariage avec Luisa ? - je parvins devant la draperie plus vite que je ne l'aurais cru.

J'entrais et rasai immédiatement le mur, ne tenant pas trop à être vu de ces nobles dames qui choisissaient leurs tissus. Hors que question que je tombe sur quelques unes de ces personnes à qui j'avais déjà adressé la parole à Whitehall, c'était trop risqué. Je ne tenais pas à ce qui quiconque me repère lorsque je retrouvais les rares personnes qui comptaient un tant soit peu. Distinguant la silhouette de mon amie en pleine discussion, je restais à ma place, la capuche baissée. Quand l'autre dame s'éloigna, je jetai un coup d'oeil autour de moi pour m'assurer que le voie était libre, puis dégageais finalement mon visage et avançais. "Bonjour, Joane," commençais-je une fois à sa hauteur. "Tu voulais me voir ? Tout va bien pour toi?"

Je laissais mes yeux glisser vers son ventre : bon, pas de fausse couche pour commencer. C'était déjà ça. Deux autres options restaient : Jaime Barrow ou Arthur Wayne. Et deux deux, j'ignorais laquelle était la pire.
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MessageSujet: Re: Should the sky be filled with fire and smoke ♦ Joane et Richard  Mar 28 Juil - 21:30

Should the sky be filled with fire and smoke
Une famille brisée par la couronne catholique ••• Je fus réveillée, ce matin par les soldats de la garde royale. Le soleil était à peine levé qu'il tembourinaient à notre porte. Seigneur, voilà donc mon heures, nous avons été trouvé, débusqué et maintenant nous allions devoir payer pour nos crimes ! Je me levai et, obéissant à mon époux, je cours rejoindre Oliver dans sa chambre,qu'il partageait avec Maggie, dans laquelle nous restions silencieux, écoutant ce qui se déroulait dans l'entrée.

« Monsieur Jaime Barrow, par ordre de sa Grâcieuse Majesté Mary Tudor Reine d'Angleterre d'Irlande, de France et Reine consort d'Espagne, vous êtes accusé d'hérésie. Vous êtes donc prié de nous suivre jusqu'à la Tour où vous résiderez jusqu'à votre jugement... »

Je pose une main sur la bouche d'Oliver alors que celui-ci semblait vouloir aller protester pour je ne sais quelle raison. Cet enfant est un imbécile ! Je m'attendais à ce que les gardes mettent à sac notre maison afin de tous nous emmener, mais non, Jaime ne protesta pas lors de son arrestation et aucun garde n'alla plus loin que notre lieu de vie. Lorsque j'entendis là porte claquer, je reconnu que je fus fortement soulagée...

Alors que je préparais le petit-déjeuner non pas pour quatre, mais pour trois personnes, j'avoue que beaucoup de chose me passaient par la tête. Déjà, le bien-être de mon époux, enfermer dès lors à la tour de Londres où il sera sans grands doutes possibles; Jugé et exécuté... J'espérais qu'il était bien traité. Ensuite évidemment, je pensais à moi, qu'allait-il m'arriver. et qu'allait-il arriver à ma famille. Pourquoi n'avais-je pas été emmené avec Jaime ? Non pas que je tienne à mourir, loin de là, cependant je trouve étrange de ne pas avoir été emmenée... Ensuite, je pense aussi aux répercutions que cela aura sur mon commerce. Le nom de Barrow va être trainé dans la boue. La forge de mon époux sera surement brûlée par ces extrémistes catholiques et mon commerces subira également cette mauvaise réputation... Les temps s'annoncent durs...

Les échos ne l'arrestation de mon époux n'ont pas encore effleuré mes plus fidèles clientes ce matin et j'en suis soulagée. Désormais, un sou est un sou et il va me falloir faire très attention. Cependant, je vois mon ami, Richard entrer discrètement dans la boutique. En effet je lui avais demander de venir ce jour. J'avais une proposition à lui faire qui deviens de plus en plus important vu le temps qui courent. Il rase les murs, patientant sagement que ma dernière cliente s'en aille, ravie d'avoir trouvé le damas qu'il lui fallait pour des manches. Je vais ensuite fermer la porte de ma boutique afin que nous soyons tranquille.

«Richard te voir est un soulagement » lançais-je en soupirant avant de prendre place dur un chaise le bébé devenait lourd. Je lui fais signe de s'assoir en face de moi avant de poser ma main sur mon ventre. « Ils l'ont arrêté, c'est finis et j'ignore complètement ce qu'il adviendra de moi. »

Avouais-je après un instant de silence. Je restais très digne malgré la terreur qui m'habitait. J'étais une femme du Nord une femme du Lincolnshire et les femmes du Lincolnshire ne pleurent pas. C'est du moins ce que ma bien aimée grand-mère m'a enseignée.

« Il est donc d'autant plus important que je te parle au sujet de l'enfant que je porte. » Je fis une pause, le regardant dans les yeux je suis pour ainsi dire certaine qu'il ne s'attends pas à ce que je vais lui dire. « Richard, tu sais de fondre dans la masse et tu es un protecteur hors pair. Si je parviens à mettre au monde cet enfant et qu'il m'arrive malheur par la suite, accepterais-tu de prendre soin de lui, ou d'elle comme si s'était ton propre enfant ? »




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