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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Ven 24 Juil - 18:24

Agnès

ft. les gens
Chapitre un


Depuis presque une semaine, nous sommes là avec William et Margaret. Hier, j'avais été à la foire avec mon époux, aujourd'hui est un autre jour. La cour anglaise propose des festivités en ces jours troublés. Je n'ai pas encore vu la Reine Mary Tudor, on dit qu'elle se prépare à aller en confinement. Secrètement, je la plains. J'ai vécu la fin de ma grossesse cloîtré jusqu'à mes relevailles … Quatre mois sans voir la lumière du jour, c'est long. Très long … On ne peut pas respirer l'air frais, ni voir la douce lumière du jour. Non, on ne peut rien faire.

Une de mes servantes étend mes robes sur le lit, je l'observe. Je ne sais pas quelle robe mettre ce soir, en effet, il y a une fête au palais aujourd'hui. Je passe en revue mes robes, j'en ai quatre, l'une est de couleur verte, l'autre bleu, une autre rouge et la dernière rouge et verte . Je soupire, quelqu'un entre dans les appartements . Les pas se rapprochent, puis, je vois la personne entrer dans ma chambre. Il s'agit de ma sœur Margaret. Je la regarde, elle est déjà parée pour le grand soir, il lui manque que la coiffure. Je la prend dans mes bras puis je lui demande de m'aider à choisir une robe, avec son œil avisé, elle me recommande de prendre la bleu. Je la remercie puis je m'installe derrière le paravent. Je tend à ma servante ma première robe pour garder que la chemise de nuit. J'enfile par la suite, la robe choisie par Margaret.

Après m'être habillée, je sors de derrière le paravent. Ma sœur me demande de me tourner, je me tourne pour qu'elle puisse voir ma robe. Je souris, depuis la naissance de Jane, je suis encore enrobée sur mes hanches et sur mon ventre. Je soupire, avec mes deux grossesses, j'ai pris beaucoup de poids. Ma sœur me déclare par la suite que ma robe me sied puis je lui demande de s’asseoir près du miroir pour la coiffer. La jeune feu follet brune maugréa contre moi en gaélique mais je ne lui répond pas, elle s'installe par la suite près du miroir. Je la coiffe et je chante une berceuse écossaise, sans le vouloir, celle-ci est la même que feu notre père nous chanta quand nous étions que des bambins. Par la suite, je finis de préparer Margaret, après elle, c'était à mon tour de me coiffer. C'est ma sœur qui me coiffe, elle semblait froide. Je n'osais pas lui demander ce qu'elle avait. Ensuite, j'entends une voix masculine, il s'agit de mon époux qui demanda s'il pouvait rentrer. Nous lui disons oui. William nous complimente. Ensemble, tout les trois, nous partons en direction de la salle des banquets.

Il avait plusieurs personnages ce soir à la fête, je découvre des visages familiers. Je vois des membres liées à Margaret et moi dont notre cousine Jane ou encore son affreux époux mais encore Agnès. Je découvre également des visages familiers. Je m'avance vers ma cousine Jane ainsi que son époux, j'embrasse ma cousine Jane et je salue Archibald le terrible.

Agnès – Bien le bonsoir chère cousine, comment allez-vous ? Dis-je avec un sourire chaleureux. Et vous Archibald ?

J'ai un cadeau pour ma cousine Jane mais j'attendrais pour lui donner. Mon époux salue Jane ainsi qu'Archibald. On est rejoint par d'autres membres écossais.



agnèsthe birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen
(c) ystananas


HJ : Les écossais qui sont en Angleterre peuvent venir pour parler avec les écossais et si les membres de la cour anglaise ou des espagnols ou des français veulent venir, vous pouvez, envoyez moi un mp pour savoir qui sera là ou non.
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Ven 31 Juil - 20:42
pay your respects to society giving me hell
ft. team scoltand.


Il frottait la pulpe de son index contre le museau humide d'un petit épagneul breton qui se reposait gentiment sur ses genoux. Ce n'était pas son chien mais celui de sa sœur Euphamie. Elle était malheureuse quand son animal de compagnie n'était pas avec elle, mais elle avait obligé Robb à l'emmener lorsqu'il avait déclaré qu'il se rendait à Londres : elle espérait ainsi qu'il reviendrait plus vite à la maison, obligé qu'il était de ne pas éloigner trop longtemps le jeune canidé de sa maîtresse bienaimée. Son regard était perdu parmi les danses incompréhensibles et captivantes des flammes qui crépitaient dans la cheminée de sa chambre. Ce n'était pas tant pour avoir chaud que pour tenter d'égayer l'atmosphère qu'il avait allumé un feu. Il sentait bien qu'il traînait avec lui un fond de morosité, comme un reniflement gras, depuis qu'il avait quitté l'Ecosse. Cela ne lui seyait guère, mais c'était ainsi : loin de sa patrie, il s'affadissait et devenait irritable. Depuis trois semaines qu'il était ici, il n'avait éprouvé de sentiment positif que lorsqu'il avait appris que ses ravissantes cousines, Margaret et Agnès, le rejoindraient bientôt à Londres. La présence de ces dames était aussi celle de son acceptation à participer à un Banquet à Whitehall Palace, ce soir même. En d'autres circonstances il ne s'y serait pas rendu, mais la perspective de pouvoir embêter Margaret et exiger d'elle une danse, ou encore celle de fatiguer Agnès à force de la faire parler de ses enfants (qu'il chérissait comme s'ils étaient les siens propres), lui avaient communiqué une certaine vivacité voire presque une bonne humeur qui, sans être de la joie, s'en approchait un peu. Par ailleurs, il ne devait pas être rabat-joie : il était venu à Londres entre autres choses pour rencontrer du monde, et quoi de mieux qu'un bal pour nouer de nouvelles amitiés ? Quoique par le terme d'amitié il faut bien comprendre que Robb pensait plutôt à son intérêt. En l'occurrence, au plus ces flammes agitées dessinaient dans l'âtre de lumineux corps sveltes et graciles, au plus il songeait à sa sœur, au plus il en arrivait à l'énervante conclusion qu'il devenait urgent de sortir de cette chambre. Il poussa un grognement de bête fauve qui fit se hérisser les poils sur le dos du petit chien. Se reprenant, il caressa la pauvre créature qui lui lécha la main en signe de gratitude. Il se leva ensuite hors de son siège, tourna le dos aux flammes et se hâta avec nonchalance de se préparer pour la soirée.

Whitehall était véritablement un palais magnifique (il fut bien obligé de le concéder). Au milieu de ce Londres froid et humide comme la truffe de Mr. Rascal (c'était le nom du chien d'Euphamie), ce château était accueillant, confortable, grave aussi mais, dans sa gravité même, il y avait plus de recueillement que d'austérité. Robb imagina sans peine tout ce qu'il avait de fastueux, une génération auparavant, lorsque le dépravé Henry VIII y régnait. Aujourd'hui, puisque l'Angleterre était dirigée par sa fille que l'on disait sage et bien élevée, le palais semblait lui aussi faire preuve de plus de retenue ; il était peut-être un peu moins attrayant mais sans doute plus mystérieux, ce qui n'était pas pour déplaire. Pour l'occasion, un nombre incalculable de candélabres présentant d'innombrables flammes avaient été allumés dans la grande pièce où avait lieu le banquet. Le Comte des Orcades, un fin sourire aux lèvres, n'eut guère le temps d'admirer le décor de fête que son regard fut attiré par une robe bleu saphir portée par une dame aux cheveux tellement blonds qu'ils semblaient renvoyer de la lumière jusqu'à éblouir les bougies elles-mêmes. Il s'approcha donc d'Agnès, qui lui tournait le dos et, quand il fut près d'elle, il se pencha pour lui parler à l'oreille :
« Lady Livingstone, vous n'aviez encore jamais été plus belle qu'aujourd'hui. »
Il fit ensuite un pas de côté pour apparaître sous les yeux de sa cousine, à qui il offrit un de ses sourires en coin accoté d'une fossette avant de plonger dans une révérence respectueuse.
« Où est Margaret ? Je suis impatient d'avoir sous les yeux son délicieux et inimitable air lugubre ! » poursuivit-il gaiement après s'être redressé.
Enfin, regardant autour de lui pour la première fois depuis qu'il était arrivé, il s'aperçut qu'il avait presque bousculé un monsieur pour s'insérer dans le cercle entre Agnès et lui, monsieur qu'il reconnut enfin comme étant William. Comme à chaque fois qu'il monopolisait l'attention en arrivant quelque part, il adressa un signe de tête et un sourire cordial à ceux qu'il avait ainsi lésés, sans contrition mais avec une extrême politesse (bien qu'il était toujours difficile de savoir si, chez lui, la politesse était sincère ou seulement une marque d'ironie implicite). Il n'en apparaissait pas moins comme quelqu'un de courtois, et d'une compagnie agréable. En regardant l'assemblée un peu plus attentivement, il se fit intérieurement la promesse solennelle que, ce soir, il ferait l'impossible pour mettre de côté sa nostalgie à l'égard de l'Ecosse et tâcherait de s'amuser. D'ailleurs, se dit-il en croisant de nouveau le regard bleu clair d'Agnès, avec des compatriotes à ses côtés, la soirée, bien que se déroulant à Londres, aurait presque le bon goût d'être écossaise...

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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Dim 2 Aoû - 18:59

Welcome to your life
Voilà bien une semaine que ma sœur Agnès, son mari, leur maisonnée et moi-même étions arrivés à Londres. Le voyage avait été long et tumultueux et ce malgré notre arrêt dans la demeure de Thomas Percy. Lorsque j'y repense, je ressemblais davantage à ces Anglais du nord qu'à ma propre famille écossaise. Cette pensée provoqua en moi un grand vide qui ne cessait de s'accroître au fur et à mesure des années. Si auparavant on me traitait de bâtarde, à présent on ne me donnait le qualificatif de sorcière. Un mot bien dur et bien grave pour nommer une personne totalement innocente de tout crime, si ce n'est peut-être sa différence. En effet, j'avais beau me plier en quatre pour exécuter au mieux les demandes de ma tante Marie de Guise pour apparaître sous un jour meilleur à la cour d'Édimbourg, cela ne semblait pas suffire aux nobles qui gravitaient autour de la famille royale. Il n'y avait que dans mes Highlands que je me sentais bien. Personne ne me jugeait là-bas car je possédais de véritables amis que pourtant ma famille jugeait imaginaires. Or, ils étaient réels, ne sortant de leurs cachettes qu'aux premiers rayons de lune. Néanmoins, avec le temps, j'avais appris à me taire sur ce sujet qui ne faisait qu'aggraver ma situation aux yeux du monde.
Quelques jours après notre arrivée dans la capitale anglaise, Agnès m'avait informé que nous allions devoir nous rendre à un banquet organisé par la reine en l'honneur des nombreux Écossais présents sur ses terres. Je ne m’intéressais guère aux affaires politiques que pouvaient rencontrer nos deux pays, mais ce dont j'étais sûre – et ce que tout le monde savait – c'était que la relation entre l’Écosse et l'Angleterre était des plus tendues. Mes oreilles avaient malencontreusement entendu une conversation sur le mariage entre Philippe de Habsbourg et Mary Tudor. Et cette union était loin de plaire à tout le monde. Même les Anglais semblaient se méfier de leurs nouveaux compatriotes à la peau hâlée et se détourner de leur souveraine. Ainsi, un banquet semblait être l’événement parfait aux yeux de Mary Tudor pour apaiser les tensions. Néanmoins, je n'aurais guère l'occasion de la croiser, sa grossesse l'obligeant à aller en confinement, comme l'avait fait Agnès quelques mois plus tôt.
N'étant pas de nature coquette, me préparer en compagnie de ma sœur s'avoua être une tâche aussi ennuyante que compliquée. Je me dressais alors d'une simple robe d'un noir profond. Cette couleur était décidément la mienne et si j'avais appris quelque chose de cette couleur austère, c'était qu'elle mettait le bleu éclatant de mes yeux en valeur. Certes, ce détail m'importait point, mais il faisait toujours bien lorsque des dames s'amusaient à critiquer mon air austère. Quant à Agnès, son choix se tournait vers deux toilettes : l'une rouge et l'autre bleu. Sur mon conseil, des plus dangereux, elle opta pour la bleu. Nous nous coiffâmes puis nous partîmes en direction de la salle des banquets dans le grand château de Whitehall. Lorsque j'avais aperçu cet édifice, le souvenir de mon Écosse natale et de la magnifique ville d’Édimbourg m'avait horriblement serré le cœur. Je m'étais alors demandé pour quelles raisons j'avais accepté de suivre ma sœur loin de chez moi, loin de mes Highlands. Des raisons que je ne me rappelais décidément pas. Sûrement pour l'amour d'elle et parce qu'elle était le seul membre de ma famille à ne pas m'avoir rejeté durant notre enfance. Elle aussi avait rencontré quelques problèmes avec le reste de notre fratrie. Frêle et timide, Agnès avait souvent écopé de qualificatifs tel que « pleurnicharde ». Or, elle avait bien changé et la petite fille apeurée était devenue une femme épanouie. Une femme épanouie dont les deux grossesses avaient transformé le corps et l'avaient quelque peu épaissi contrairement au mien qui restait invariablement mince et sans grande présence de formes féminines.
Du monde était déjà bien présent à la réception et sans tarder, Agnès se dirigea vers notre cousine Jane qui était accompagnée de son époux Archibald Campbell. J'hésitais quelques secondes à la suivre, ne désirant guère voir le visage visiblement amaigri reflétant une certaine tristesse de Jane qui avait perdu, il y a quelques mois, son premier enfant. Alors que de mon côté, je ne ressentais absolument pas le manque de mon fils unique John qui vivait à des lieux de moi. Néanmoins, je finis par la rattraper, ne désirant guère me retrouver toute seule face à tous ces Anglais dont je ne maîtrisais que partiellement la langue.
Une fois devant le couple maudit, je me contentais d'une révérence mal assurée suivie d'un hochement de tête comme entière salutation. Une légère gêne vint s'installer l'espace d'un moment, avant que Robert Stewart vienne le rompre avec ce talent d'intrusion nonchalante qui n'appartenait qu'à lui.

« Eh bien mon cousin, il semblerait que mon délicieux et inimitable air lugubre soit passé inaperçu face à la beauté de ma sœur aujourd'hui. » Je lui offris un sourire pincé. « Néanmoins, je suis bien aise de vous revoir. Mais dites-nous Robert, qu'est-ce qui vous à mener jusqu'à Londres ? Je devine la question qui point sur le bout de vos lèvres et je vous le dis, ce n'est que sur la demande express et légèrement insistante de Lady Livingstone que je suis venue dans cet affreux pays. »
AVENGEDINCHAINS


Dernière édition par Margaret Fleming le Sam 19 Sep - 18:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Mer 5 Aoû - 20:34


The birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen
Les écossais & les autres


« Êtes-vous prête, Agnès ? » grogna mon Père alors qu’un valet finissait de lui enfiler son manteau. Il était prêt et à côté de lui, mes frères s’impatientaient. Quant à moi, je me débattais avec une pauvre domestique qui n’arrivait pas à serrer les lacets de ma robe. Avais-je pris du poids ? Je m’inquiétais en pépiant sans arrêt, lui demandant si c’était bon. Enfin, je la sentis serrer le nœud et je pus prendre une profonde respiration, rassurée. Je la remerciais, enfilais un collier tout simple, orné d’un minuscule grenat de la taille de l’ongle de mon petit doigt. J’étais fin prête. « Je suis là ! » murmurais-je dans un soupir, arrivant au pas de course devant ma famille. Mon géniteur leva les yeux au ciel, légèrement exaspéré, et ouvrit la marche vers l’extérieur. Nous grimpâmes tous les quatre dans le carrosse des Keith. Celui-ci se mit en branle à l’instant où le cocher lâcha un cri pour indiquer aux chevaux de démarrer.

Nous avions reçu une invitation de Whitehall pour nous mêler au banquet dinatoire. J’avais légèrement été étonnée, mais depuis quelques temps, mon père se mêlait au grand monde anglais. Si nous avions un nom reconnu en Écosse, ici, à Londres, on ne nous connaissait que vaguement, de réputation. Et cela ne plaisait guère à mon paternel. Il remuait donc ciel et terre pour nous présenter, mes frères et moi, à chaque réception, chaque sortie et chaque invitation. Je m’étais, dans un premier temps, demandée à quoi donc pouvait lui servir ma présence. Puis, je m’étais rappelée des ambitions de ma mère. Si au départ, je l’avais accompagné de bon cœur, je m’étais depuis rembrunie, après avoir compris cela. Mais enfin, je n’y pouvais rien et avais décidé de mettre ma morosité de côté.

Arrivés devant Whitehall, je ne pus m’empêcher de l’admirer, avec des grands yeux ronds. Le palais était magnifique et si bien décoré ! Le style du château n’avait rien à voir avec l’architecture écossaise, grise et austère, tâche souvent peu gracieuse au milieu de la pluie et des landes vertes. Les femmes et les hommes qui pénétraient dans le hall par la grande porte étaient habillés avec grand soin et se déplaçaient avec grâce et légèreté. Lorsque je nous regardais, mes frères et moi, il était clair que nous n’étions pas anglais. Mon père avait le mérite de dégager cette sévérité et ce charisme propre aux lords et aux hommes de poignes. Pourtant, William et Robert de s’en formalisaient pas et nous suivîmes les autres convives.

L’intérieur était également engagé avec goût et je m’émerveillais de chaque fleur dorée, ornant un mur, de chaque plafond peint et de chaque tapis tissé de mains de maitre. J’attrapais le bras de William qui me guida à travers les couloirs comme s’ils les connaissait déjà. Robert zieutait les environs, curieux. Notre père ouvrait la marche, déterminé.

La salle des banquets était pleine. De visages, de voix, de nourriture. Je m’y sentis immédiatement à mon aise, ainsi mêlée dans la foule. Je me sentais invisible. Escortée de William et Robert, je me glissais à travers les petits groupes de conversations, tandis que mon père alpaguait un homme dont je ne connaissais ni le nom, ni le visage.

Puis, je vis Agnès, en grande conversation avec Jane et un homme que j’estimais être son époux. Je reconnus également Margaret, dont m’avait déjà parlé mon amie écossaise et que j’avais plusieurs fois croisée dans les couloirs. Elle aussi discutait avec un homme que je ne connaissais pas. Je me rapprochais, toujours escortée de ma fratrie. Un grand sourire barrait mon visage alors que je revoyais tous ces visages écossais en terres anglaises. Moi qui m’étais sentie si seule, lors de mes premiers jours à Londres ! Je retrouvais un bout d’Écosse. Je les saluais d’une rapide révérence et d’un hochement de tête. « Quel plaisir de vous voir tous ici ! » m’exclamais-je en frappant dans mes mains.



Fiche bye Ethna
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Jeu 6 Aoû - 13:37

The birds are singing , the night is

beautiful, but anything can happen



Il n’appréciait sans doute pas à sa juste valeur l’Angleterre, Duncan était rempli de préjugés sur ce peuple et ce pays. Comme lors de sa précédente visite, qui remontait au couronnement de la reine Marie Tudor, Duncan arborait la majorité du temps un air bourru et antipathique. Cet air l’avait prévenu des intrusions indésirables et lui avait évité de devoir faire la conversation trop souvent à de parfaits inconnus accoutrés de hauts de chausses et de toilettes qu’il jugeait par-dessus tout ridicule. Si il était venu seul et par ces propres moyens à la cour d’Angleterre, il avait ouïe dire que plusieurs de ses connaissance à la cour écossaise étaient présentes ces derniers temps.

Il fit quelques efforts vestimentaires, sans pour autant se tracasser à ce sujet. Il rejeta toute aide domestique, comme il avait l’habitude de le faire et revêtit un kilt écossais. Il eut la coquetterie de porter une veste un peu plus élégante que celle qu’il passait habituellement par-dessus sa chemise lorsqu’il se trouvait à la Cours d’Ecosse. Il ré-ajusta la mise de son plaid, l’étoffe traditionnelle en laine de tartan jeté par-dessus son épaule et vérifia que dague et poignard étaient à leurs places habituels. Après s’être assuré que l’ensemble de sa tenue était correctement tenu par plusieurs broches et épingles ouvragés, il se mit en quête du lieu de réception.

Il espérait rencontrer quelques-uns de ces compatriotes au banquet. Bien qu’il ne soit pas toujours tendre avec ces connaissances écossaises lorsqu’ils étaient tous à Edimbourg, Duncan devait reconnaitre qu’il était bien heureux de les voir lorsqu’il se trouver sur un sol étranger. Il foula le sol anglais avec assurance, ignorant délibérément la grandeur de Whitehall Palace dans un pur esprit nationaliste. Il déboucha sur une salle magnifique qui contenait déjà un certain nombre d’occupants.

Etant depuis peu à la Cour, il ignorait encore avec précision lesquels de ces compatriotes écossais il allait y croiser. Il avait entendu quelques noms dans les couloirs et les conversations, mais n’avait pour le moment croisé personne. Il fallait dire qu’il était présent depuis peu et que son air patibulaire n’avait pas favorisé les échanges. Il fut ravie d’apercevoir Lady Agnès Livingstone et sa sœur Lady Margaret Fleming, qui comptaient toutes les deux parmi les personnes de la Cour écossaise les plus chers à son cœur. Il était un peu moins ravi de constater qu’elles étaient accompagnées du mari de la première, car il n’était jamais très à son aise en présence de l’époux de son amie. Il décida toutefois de surmonter ce léger malaise et se dirigea vers le groupe auquel s’étaient jointes les deux sœurs. Le groupe était majoritairement composé de personnes qu’il avait déjà aperçut de près ou de loin à la cour et sur qui il réussit à poser des noms.

Il arriva lorsque Margaret évoquait son « délicieux et inimitable air lugubre » et lorsque celle-ci eut terminé de parler, il leur signala sa présence en parlant d’un ton ironiquement amical. « Votre délicieux et inimitable air lugubre illumine ma journée, Lady Margaret, l’espace d’un instant je cru être entouré des personnages civilisés et non d’étranges oiseaux exotiques. » Certes, en réalité, c’était plutôt eux, les étrangers écossais, qui faisaient office d’exotisme à la cour d’Angleterre que le contraire, mais Duncan voyait le monde par le prisme déformant de ses origines. Pour lui, la civilisation prenait l’apparence de la vie dure et chahutée des Highlands, et la vie de cour était remplie d’excentricités mornes et redondantes.

Il adressa un sourire à l’ensemble du groupe, ce qui était assez rare de sa part. Retrouver des écossais le rendait d’humeur joyeuse, si bien qu’il semblait oublier que ces mêmes écossais vivaient pour la plupart à la Cour d’Edimbourg, lieu qu’il n’appréciait guère. « Le bon soir, mes Dames. Messieurs. » Il salua de manière courtoise les uns et les autres, adressant une salutation plus chaleureuse aux quelques personnes qu’il connaissait personnellement dans l’assistance. Il adressa un sourire chaleureux à Margaret, mais se contenta d’un hochement de tête discret envers Agnès, qui se tenait proche de son mari.
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Ven 7 Aoû - 14:35
The birds are singing, the night is beautiful
Assise face à sa coiffeuse, Luisa del Carmen se préparait dans le plus grand silence pour sortir. L’espagnole était heureuse d’enfin quitter sa chambre dans laquelle elle se cloitrait depuis un certain temps. C’est qu’elle ne supportait plus d’entendre parler des protestants, et plus exactement de la traque dont ils étaient les proies. Entourée à la cour de fervents catholiques, la plupart, si ce n’est tous, se réjouissaient du sort que leur réservait Mary Ière. L’atmosphère en était devenue lourde et pesante, trop irrespirable pour Luisa qui commençait à bouillir de l’intérieur. Mais la jeune femme ne pouvait rien faire d’autre que contenir sa rage. Oh oui elle aurait aimé exploser de colère, mais ce serait risquer sa vie que de le faire. Luisa, la goûteuse attitrée de la princesse d’Espagne, ne pouvait être que de confession catholique ! Penser ne serait-ce qu’une seconde qu’elle croit en une autre foi que sa maîtresse serait impensable. Pourtant Luisa n’était en rien comme Jeanne, comme Philippe ou pire encore comme la reine Mary. C’est en rentrant en Espagne au début de l’année 1543 que la petite fille née au Nouveau Monde se vit contrainte de se convertir au catholicisme pour daigner poser le pied sur le sol espagnol, toujours en pleine Inquisition instaurée à l’époque à la demande des Rois catholiques. En s’installant définitivement en Amérique en 1492, sentant le vent tourner pour les Juifs d’Espagne, le père Del Carmen avait protégé son épouse et ses futurs enfants d’une expulsion hors de leur patrie. Pendant douze ans la jeune Luisa fut libre de croire en ce qu’elle voulait, avant d’être contrainte de se convertir avec sa mère à leur retour sur la péninsule ibérique. Et cette chasse aux protestants menée d’une main de fer par Mary Tudor avait un goût amer pour Luisa qui voyait se reproduire ici le même schéma qu’en Espagne. Mais elle était bloquée et ne pouvait rien faire, puisque nul ne se doutait un seul instant que la demoiselle était autant catholique que la reine protestante…

Alors quoi de mieux pour se changer les idées que de se rendre à une soirée ? Elle finit d’ajuster sa coiffure et d’épousseter le devant de sa robe puis partit en direction de la salle du banquet du palais de Whitehall. Quelques jours auparavant, Luisa avait reçu une lettre de la part de son amie Agnès Livingstone lui demandant d'accepter l'invitation du palais et d'assister à ce repas. Cela faisait des mois que les deux amies ne s’étaient pas vues puisqu’Agnès s’en était retournée quelques temps dans son Écosse natale. D'ailleurs, Luisa aussi aurait bien besoin de partir se ressourcer dans son Sud, le temps pluvieux et maussade de l’Angleterre commençait sérieusement à l’atteindre. Et que dire de la barbarie actuelle… Enfin, cela ne serait pas pour tout de suite, voir même jamais. Aurait-elle un jour l’occasion de revoir son pays, ses pays même ? Elle en doutait fort mais continuait d’espérer secrètement qu’elle ne finirait pas ses jours ici.

Luisa arrivait enfin dans la grande salle. Agnès l’avait prévenu, c’était une fête majoritairement écossaise pour des Écossais. Mais les étrangers étaient le bienvenu, et Luisa comptait sur ses compatriotes Espagnols pour être plus nombreux. Elle inspectait l’endroit d’un seul coup d’œil et n’en vit aucun, se sentant pour le moins perdue. Ce n’était plus un secret, les Espagnols étaient loin d’être bien vus en ce moment et Luisa s’attendait à tout. Après quelques instants à observer la foule, la goûteuse aperçut une merveilleuse chevelure blonde. « Agnès. » Elle ne connaissait qu’elle, et bien que cette dernière soit entourée de toute part, Luisa se dirigea vers elle. L’espagnole ne passait pas inaperçue, et elle sentit des regards se poser sur elle. Il était bien connue qu’elle avait la main au porte monnaie facile et qu’elle déboursait sans compter, se parant toujours de toilettes plus extravagantes les unes que les autres. Et sa tenue d’aujourd’hui n’échappait pas à son goût certain pour la fantaisie…

Tapotant l’épaule d’Agnès, Luisa lui signala sa présence en espagnol, clin d’œil à son apprentissage : « ¡ Agnès mi amiga, hace ya demasiado mucho tiempo que nos vimos! ¡ Qué placer! » Puis, s’adressant aux uns et aux autres qui entouraient Agnès : « Mesdames, Messieurs, enchantée de faire votre connaissance. Je suis Luisa del Carmen. »

crackle bones


Traduction, merci Reverso ^^:
 
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Dim 9 Aoû - 12:07

the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen
Un banquet voilà donc comment cette vieille chouette souhaitait apaiser les tensions entre l'Angleterre et l'Ecosse. Pense-t-elle peut-être que nous engraisser nous rendra plus conciliants ou alors peut être tente-t-elle de nous éradiquer en empoisonnant la nourriture. Après tout elle tente bien de faire disparaitre tous les protestants de son Royaume, sait-on jamais. Je suis de nature très vigilante surtout lorsque je sais être l'hôte d'une personne qui ne m'apprécie pas et j'ai plutôt l'habitude de ne pas être apprécier. Si je suis encore en vie, je pense que c'est justement grâce à ma vigilance. Dans un premier temps l'idée d'aller à ce banquet ne me plaisait pas. Oh peut être bien qu'il n'y aurais que des écossais, mais l'ennuis c'est que la plupart des écossais en Angleterre me prenne pour une fou furieux cruel et manipulateur. Mais soyons un peu sérieux sur le nombre de mariage combien sont-ils heureux ? Ou mieux encore, le mariage n'ai pas affaire d'amour, pour cela il y a les amantes et amants, le mariage est affaire de politique, pourquoi diable tout le monde me reproche-t-il de ne pas aimer Jane ? Personne ne lui reproche de me détester pourtant.

Finalement et ce peut être une demi heure avant le début des festivités je changeai d'avis je fis donc venir mon valet afin qu'il me prépare un tenue. Je portais énormément de noir et généralement je n'aimais pas porter d'autres couleurs. James, mon valet me sorti donc une tenue de velour et brocard noir et or qu'il m'aida bien entendu à enfiler. Il me présenta par la suite une choix de collier et je mis à mon doigt la chevalière du clan de ma famille. Je passai finalement un coup de peigne dans ma chevelure brune avant de me rendre dans les appartements de Jane afin de l'accompagner à ce banquet auquel, je suis sûr elle souhaite participer.

« Oui, je suis un homme plein de surprise, hâtons-nous je vous prie » Dis-je sans esquisser le moindre sourire en voyant son petit air surpris, car oui, pour elle je n'étais point censé venir et je suppose que ce revirement de situation de lui sied guère mais cela ne m'importe peu.

Nous entrons dans la salle des banquet, son bras posé sur le miens. Il y avait déjà quelques personnes qui bavardaient. J'entendis même du gaélique ce qui me fit légèrement sourire. J'allais chercher deux verre de vin l'un pour Jane et l'autre pour moi à mon retours auprès de mon épouse, je vis arrivé Agnès Livingstone, parée de bleue accompagnée de son époux et son sa soeur, Margaret, qui tout comme moi appréciait l'austérité du noir.

«Mais à merveille chère Agnès, je suis ravis de vous savoir ici en Angleterre. » Répondis-je par pure politesse. Peu après, le catholique et cousin d'Agnès, Robert Stewart fit un apparition peu conventionnelle, comme il en avait l'habitude. Je fit un léger mouvement de tête en le voyant, montrant que j'excusais sa conduite. Une jeune demoiselle (Agnès Keith) vint par la suite saluer Lady Livingstone, une jolie brune, qui salua l'assemblée. Plutôt ravissante et elle ne me regardait pas avec effroid ce qui prouvais qu'elle ne me connaissait pas.

«Madame c'est un plaisir de vous rencontré, Archibald Campbell »

Me présentais-je en lui offrant un très légère révérence. Un homme nous salua également et je ne pouvais qu'être d'accord avec ses dires. Nous écossais étions de loin les être les plus civilisé de cette grande île.
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Dim 16 Aoû - 14:02
The birds are singing, the night is beautiful“Fêtes nationales ?... Fêtes religieuses ?... Le peuple n'est pas toujours tellement regardant, quant à l'origine de ses joies. Pourvu qu'il s'amuse, il n'en demande pas davantage.”
Assise à sa coiffeuse, pendant qu'une servante lui brossait sa longue chevelure brune, Mary écrivait. Bientôt, elle allait donner une fête à la Cross School, l'école qu'elle avait fondé pour jeunes filles défavorisées. Elle avait hâte mais les préparatifs l'avaient épuisée et elle avait du se résoudre à partir se reposer quelques semaines à la capitale, Londres, pendant que ses conseillers assumaient la préparation de la journée porte ouverte seuls. Mais, bien évidemment, en travailleuse acharnée qu'était la Duchesse de Lyon, elle ne voulait pas que le prétexte qu'elle était loin de White Swan pour arrêter de travailler et d'assurer la tête des travaux soient là.

Donc, avant qu'elle ne parte pour la fête, elle écrivait une lettre. Derrière un large rideau blanc coupant ses appartements à Whitehall Palace en deux, un messager attendait pour partir sur le pied de guerre. Il était tard mais Mary, en femme qui sait ce qu'elle veut, voulait que son message arrive aux premières heures demain matin et le messager devait partir dans l'heure s'il voulait avoir une chance d'entrer dans les temps. Une fois sa lettre finie, elle plia sa lettre, prit une bougie aussi écarlate que le sang pour faire tomber un peu de cire pour y apposer sa marque. Une fois fait, elle appela le messager qui s'approcha et lui donna sa missive en lui précisant qu'il devait se dépêcher.


Elle eu fini d'écrire en même temps que la jeune femme en train de la coiffer eu apposée la dernière épingle. Elle se leva en lissant sa robe brune à reflets verts et se posta devant le grand miroir à pied pour se regarder. Elle était habillée, coiffée, maquillée et parfumée. Fin prête, elle remercia la jeune femme qui fut chargée de sa toilette et se rendit dans la deuxième partie de ses appartements où se trouvait Madeline. Elle était la seule de ses élèves à l'avoir accompagnée. Elle aurait bien aimer emmenée Eden avec elle mais la jeune fille n'avait que douze ans. Un peu jeune pour participer à un banquet du point de vue de Mary. La blondinette avait un peu rechignée mais la française avait dit que plus elle serait apprêtée pour son entrée dans le monde, mieux ça sera. Madeline était absolument ravissante dans sa robe rose agrémentée d'un voile et d'un discret diadème dans les cheveux. On voyait bien ce qu'elle avait jadis était. Une héritière d'une puissante famille. Mary savait que l'ancienne Seraphina Schönstein voulait se venger... Mais elle ne savait pas quoi faire pour l'aider. Peut être devrait elle en parler avec la Duchesse de Devonshire? Après tout, c'était Antanasya Cavendish qui l'avait sauvée! Mary espérait croiser la Cavendish au banquet.

Mary sorti des appartements, Madeline aux talons, et se dirigea vers la salle de banquet espérant croiser des personnes acceptant de venir à sa journée porte ouverte et, peut être, devenir sponsor. Au détour du couloir menant à la salle des festivités, elle entendu la musique et le léger brouhaha. Quand elle entra, certaines personnes, françaises peut être, la salua. Elle leur rendu d'un sourire avant de s’engouffrer dans la foule avec Madeline.

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La mélancolie s'appelle Andalousie
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Lun 17 Aoû - 22:19

The birds are singing, the night is beautiful


Un banquet, Elena en raffolait. Alors forcément lorsqu'elle en avait eu vent, elle avait presque sauter sur l'occasion. Mais quelque chose lui échappait, pourquoi les Écossais. D'après les maigres cors qu'elle avait reçus en géographie, l’Écosse se trouvait encore plus au nord que l'Angleterre. À n'en pas douter il s'agissait encore de nordique. Mais enfin, ils étaient catholique tout comme la reine Mary. Elle irait donc y faire un tour. Surtout que cette chère enfant, Henriette Cavendish voulait y aller. Elle en était la professeur d'Espagnol et la petite progressait assez bien elle le reconnaissait avec joie. Mais tous ces écossais, elle avait reculé sur le pas du grand hall. Elle se tenait là dans une robe noir et or, un semblant de diadème sur le front à la mode andalouse. Son cou était paré d'un collier magnifique à la fois ras de cou et pendentif, un bijou de famille que sa mère portait souvent. Le banquet était pour les écossais mais les autres étrangers étaient les bienvenues. Peut-être y trouverait-elle des compatriotes espagnols après tout. Elle fit un pas puis deux, puis trois et finit par aller se mêler à la foule. Elle resserra sur elle les pans de sa robe un peu hésitante. Elle ne reconnaissait personne pour le moment. Elle soupira et continua sa progression.

En traversant le grand hall, elle reconnu finalement deux visages qui lui arrachèrent un franc sourire. Les deux femmes une blonde qu'elle n'avait vu qu'une fois l'an passée et une brunette , elle aussi espagnole, Agnès et Luisa. Elle s'approcha d'elles et fit une légère révérence. Une habitude et puis c'était sa façon de renouer le contact avec Agnès surtout. Elle se redressa et afficha un grand sourire avant de déclarer.

« Agnès, Luisa, je suis tellement heureuse de vous voir toutes les deux. Je craignais de ne connaître personne à ce banquet. »

Puis suivant l'exemple de sa compatriote, elle se présenta également à tous les autres. « Elena d'Altafuente, fille du Duc de Malaga. » Faisant quelques pas en arrière, elle posa son regard sur l'ensemble des invités. Tous ces nordiques l'intimidaient un peu il faut l'avouer. Elle n'était pas à l'aise et malgré ses efforts, elle craignait que cela se voit beaucoup. Elle était loin la Elena peu farouche qui se baladait entre les convives à la Cour d'Espagne ou dans la belle demeure andalouse de son père. Mais ici tout était différent. Elle n'était pas chez elle, pas en Espagne et son caractère s'en trouvait quelque peu changé. Elle allait de nouveau rejoindre Agnès et Luisa lorsqu'elle percuta l'épaule d'une jeune femme (Mary) qui s'engouffrait dans la foule suivit d'une autre. Maladroitement elle lança un petit « Perdona-me », réflexe oblige. Elena ne savait absolument pas si elle l'avait comprise. Elle se frotta l'épaule et s'inclina pour marquer le fait qu'elle s'excusait. C'était plus par principe par ce qu'en vérité elle ne savait pas non plus si c'était elle qui lui avait négligemment rentré dedans ou bien l'inverse.

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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Ven 28 Aoû - 13:59
Tous ∞ Jane

Nombreux étaient les Ecossais à être venu en Angleterre, formant ainsi une petite communauté. En plus d’elle et Margaret, on pouvait compter sa cousine Agnès Livingstone, son demi-frère Robert, la jeune Agnès Keith, l’un des membres du clan Donald, mais aussi son très cher et adoré mari Archibald Campbell qui avait souhaité revenir auprès de son épouse. La surprise passée, Jane avait été obligé de faire avec sa présence, parfois en tentant d’oublier tout simplement qu’il était présent et à d’autres moment, en s’en accommodant et en jouant l’épouse parfaite. Archibald ne pouvait rien lui reprocher, tellement elle se montrait chaleureuse à son égard et prévenante. Une surprise sûrement pour lui, mais aussi pour elle, qui prenait ce changement de situation comme un jeu. L’air anglais avait fait beaucoup de bien à la jeune femme, qui aujourd’hui ne voulait plus se laisser abattre.
Ses proches à ses côtés, Jane se sentait bien et heureuse, cependant, elle savait que son retour en Ecosse devenait de plus en plus proche. Elle ne pouvait guère laisser seule la régente Marie de Guise alors qu’elle avait besoin de son aide. Depuis que de nombreux écossais étaient arrivés, elle voyait l’Angleterre différemment, elle savait qu’un jour elle devrait repartir et cela serait définitivement. Elle était écossaise et de plus en plus elle ressentait les tensions qu’il y avait entre les deux nations voisines. Avec Philippe de Habsbourg comme roi, la reine Mary d’Angleterre devenait de plus en plus hostile à leur venu, même si elle cherchait toujours à maintenir un semblait de paix.

Pour cette soirée, ils étaient nombreux à avoir été conviés à un banquet et Jane se faisait une joie de s’y rendre, pour retrouver à nouveau sa cousine et aussi ses proches écossais. La jeune femme savait qu’il y aurait d’autres personnes en dehors des Ecossais, mais elle s’en moquait bien, tout ce qui comptait, c’était qu’elle passe un bon moment. Vêtue d’une robe dorée, elle avait attaché ses cheveux dans un charmant chignon. Elle portait aussi autour de son cou un collier en diamant, un cadeau qui lui avait été offert par sa famille. La jeune femme était ravissante et quand on frappa à sa porte, elle ne s’attendait pas à trouver son mari, qui avait tout bonnement l’intention de paraître à son bras. Jane ne parvient pas à masquer sa surprise et elle se détourna de lui rapidement, pour aller chercher un autre bijou à mettre, cette fois-ci dans ses cheveux.
« Oui à ce que je vois, vous êtes plein de surprise. » Fit-elle sur un ton faussement tendre. Elle prit alors son bras, tout en restant droite, comme n’importe quelle princesse.
Au fond Jane était contrariée, mais elle ne laissa rien paraître, avec ou sans Archibald, elle ferait tout de même en sorte de passer une bonne soirée. Quand elle parut dans la salle des banquets en compagnie de son mari, Jane vit qu’il y avait beaucoup de monde et elle repéra de nombreux visages connus. Les premières personnes qui vinrent vers eux, ce furent William et Agnès Livingstone, qui les saluèrent. Jane prit la parole après son mari.
« William, Agnès, c’est une joie de vous voir, il semblerait que bon nombre de nos amis aient pris le même chemin que nous. » Disait-elle tout en désignant la salle. Jane ne parla volontairement pas des enfants de sa cousine, elle ne souhaitait pas rouvrir une plaie encore si fragile. La jeune Agnès Keith arriva à son tour vers eux. « Agnès, j’espère que vous passez un bon séjour en Angleterre ? » Souriait la jeune femme. D’autres personnes arrivèrent, comme Robert son demi-frère qui les salua, mais aussi Margaret Fleming. Ne voulant guère rester aux côtés d’Archibald, elle profita d’un mouvement de sa part, envers Agnès Keith, pour se dérober discrètement, tout en accordant un clin d’œil amusé envers sa cousine Agnès. La jeune femme alla prendre un verre et revint vers le groupe, pour faire la conversation avec Duncan Donald.
« Il est étonnant de voir un représentant du clan Donald loin des Hightlands. Qu’est-ce qui vous a poussé à venir jusqu’en Angleterre, lord Donald ? » Demanda la jeune femme.
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Lun 31 Aoû - 22:20

Agnès

ft. les gens
Chapitre deux

Après que nous soyons préparés, mon époux, ma sœur et moi-même, nous allons à la salle du banquet. Je découvre là-bas, des personnes qui sont de ma parenté mais également ceux qui me sont proches. Pour commencer, je présente mes hommages suivi seulement de mon époux à ma cousine Jane et à son détestable époux. Par la suite, Archibald répond à mes hommages. Je l'observe et je lui souris. Je n'arrivais pas à lui pardonner son geste envers ma cousine Jane. De plus, comment aimer cet être qui se conduit ainsi avec elle ? Non, je ne peux pas l'aimer. Je peux me montrer courtoise avec lui mais il ne faut pas m'en demander trop par rapport à cet homme.
Peu de temps après lui, ma cousine nous salue également. Quand elle évoque que d'autres écossais sont venus également, je lui fais un grand sourire. En effet, d'autres écossais arrivent. Je vois mon cousin Robert après qu'il m'est murmuré à l'oreille, je rougis face à cette déclaration et j'observe ma cousine Jane. Il demande où se trouve ma sœur.Je n'ai pas le temps de lui répondre car ma petite sœur lui réplique par la suite. Je ne dis rien mais j'ai failli faire les grands yeux quand elle déclare que ma beauté l'ait surpassé. Pourquoi faut-il toujours qu'elle pense qu'elle est laide ? Non, il faut que ma sœur comprenne qu'elle est un jolie bouton de rose mais cela sera une action risquée ! De plus, Margaret est différente de moi par son caractère mais nous sommes du même sang, jamais, je ne la renierais. Cette dernière converse avec Robert, je les laisse discuter. Quant à moi, je souris en voyant arrivée Agnès Keith ainsi que Duncan, ce dernier discute avec ma sœur ainsi que cousin Robert. Je n'avais pas revu Duncan depuis quelques temps, c'est une joie de le retrouver ici parmi nous, je me demande pourquoi il se trouve par ici. Il faudra que je lui demande la raison de son arrivée ici. Je fais un sourire à Agnès Keith. On est rejoint par Duncan qui nous salue avec courtoisie, je suis fière de ses progrès. Je lui lance un regard joyeux et en même temps rempli de tendresse amicale.

Agnès Keith - Quel plaisir de vous voir tous ici  dit-elle en s'exclamant.

Agnès – Moi de même chère amie dis-je en tendant mes bras vers elle. Je suis heureuse de vous retrouver . J'observe mon ami Duncan. Duncan, c'est un plaisir de vous retrouver ! Je souris et je regarde chaque personne se trouvant dans l'assemblée. Comment allez-vous ?

Par la suite, mon cher Archibald se présente à Agnès. Quant à moi, quelqu'un me tape l'épaule. Je me retourne et je vois avec joie qu'il s'agit de Luisa, mon amie espagnole. Je plonge dans une révérence.

Luisa -  Agnès mi amiga, hace ya demasiado mucho tiempo que nos vimos! ¡ Qué placer! Puis, elle rajoute. Mesdames, Messieurs, enchantée de faire votre connaissance. Je suis Luisa del Carmen. 

Agnès - Luisa! ¡Qué placer verte de nuevo! ¿Cómo estás? Perdóname por no haber respondido a su carta! Lui dis-je pour lui répondre (Luisa! Quel plaisir de vous revoir! Comment êtes-vous? Pardonnez-moi de ne pas avoir répondu à votre lettre ! ) . Je regarde mes proches écossais. Pour certains, ils ne vont pas apprécier que je sois liée à une espagnole mais j'ai soif d'apprendre.

Une autre personne s'insère dans le cercle que nous avons créer, je laisse les autres invités discuter entre eux. Qui est cette nouvelle personne ? Il s'agit d'Elena, une autre espagnole. Je lui fais la révérence. Je l'écoute puis je souris. Elle se présente par la même occasion. Je me dis qu'il faut que je fasse les présentations de chaque convive avant qu'une autre personne arrive ! Puis, je jettes mon regard sur les autres. Par la suite, je vois Mary DelaCroix, pas très loin de nous, accompagné d'une personne.

Agnès – Mary, venez ! Lui dis-je.

Cette dernière nous rejoint. Il est temps pour moi de faire les présentations de chaque personnes. Je retrouve ma cousine qui revient après s'être cherchée un verre. Elle discute avec Duncan. J'observe chaque invité. Certains sont écossais, d'autres espagnoles. Mais aussi français.

Agnès – Mary, je vous présente ma cousine Jane Stuart ainsi que son époux Archibald Campbell. Lui-dis en la présentant ma cousine et son époux. Puis, voici ma sœur Margaret Fleming, mon cousin Robert Stuart. Dis-je par la suite avec une voix douce. De plus, vous avez également parmi nous, Duncan Donald, Agnès Keith ajoute-je par la suite. Enfin, vous avez Luisa Del Carmen, cette dernière est ma correspondante, elle m'aide à apprendre l'espagnol ! Déclarai-je avec un sourire à l'intention de mes compatriotes. De plus, je vous présente également Eleana d'Altafuente, cette dernière comme vous Mary apprécie la musique et les arts. Je respire doucement. Et puis, vous connaissez mon cher époux ! Dis-je en riant doucement. Je regarde chaque invité. Enfin, chers amis, je vous présente Mary DelaCroix, duchesse de Lyon, sœur du roi Henri II. J'ai rencontré Mary à la cour de France, cette dernière a été mon élève !

Par la suite, une personne nous dit que le repas est servi. Les invités prennent place. Nous les écossais, nous sommes regroupés tous ensembles mais il y a également les trois « étrangères » parmi nous.



agnèsthe birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen
(c) ystananas



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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Ven 4 Sep - 18:15
Whitehall Palace & Thomas
Si mon heure est venue, elle n’est pas à venir ; si elle n’est pas à venir, elle est venue : que ce soit à présent ou pour plus tard, soyons prêts, voilà tout.
Je m'étais décidé à quitter le Northumberland et l'essentiel des miens en même temps que les Livingstone, et c'était plus ou moins de concert que nous avions pris la direction de Londres. De nouvelles affaires m'y attendaient, alors que mon cadet Henry reprenait sa place de gouverneur de Tynemouth Castle - le chanceux n'avait pas à quitter nos terres ! - j'investissais à nouveau notre manoir londonien. Si je ne pouvais pester après les responsabilités qui m'étaient de plus en plus accordées, je regrettais qu'elles me tiennent autant et si fréquemment éloigné de ce que je considérais être ma véritable demeure : le comté de Northumberland. Mes deux autres frères avaient repris leurs fonctions militaires à York, et ne semblaient guère désireux de fréquenter la cour. Je ne pouvais que les comprendre, la liste des aspects détestables de ce lieu devait être aussi longue que mon bras, mais s'ils pouvaient se permettre d'en rester éloigné au vu de leur position dans la fratrie, ce n'était pas mon cas. Dieu m'avait fait premier né pour que je succède à mon père dans ses titres et ses charges, et si aujourd'hui me manquait plusieurs titres encore, dont celui de comte, les charges étaient bel et bien présentes, à Londres comme à Alnwick. A l'instar des Livingstone, j'avais préféré voyager avec une partie des miens, aussi était-ce à côté de Francis Slingsby, mon beau-frère, que j'avais chevauché, pendant que sa femme, ma soeur Mary, voyageait en carrosse avec la plus jeune de la fratrie, Katherine. Slingsby avait aussi des affaires à régler sur Londres et Mary refusait de le quitter d'une semelle, quant à Katherine, elle voulait surtout découvrir Londres et sa cour. A dix-sept ans, elle n'avait jamais connu que Petworth House dans le Sussex, où nous avions été retenus pendant toute une année suite à l'exécution de notre père, et les paysages du Northumberland.

A Londres, les rumeurs de l'imminente entrée en confinement de la souveraine n'avaient provoqué au sein de notre groupe que des sourires factices et des félicitations fausses. En hommes du nord, mon beau-frère et moi ne pouvions que mal vivre le fait que la reine ait préféré s'allier au trop puissant Empire espagnol au détriment de l'Ecosse limitrophe. Plus les liens entre Tudor et Habsbourg se renforçaient au sud, plus les lames étaient aiguisées dans le nord. Pour l'heure, l'atmosphère était aux tensions, ce qui était tout sauf de bon augure. Bientôt les tensions deviendraient brasiers prêts à enflammer les territoires aux alentours du mur d'Hadrien, leurs populations avec. Mais cela, la reine semblait n'en avoir rien à faire.
- Tu es au courant qu'un banquet est organisé ce soir, en l'honneur des nobles écossais présents à la cour ?
Je levais les yeux de mes papiers. Dans l'embrasure de la porte, Katherine me regardait en souriant.
- Absolument pas, répondis-je, la reine espère sans doute que cela suffira à apaiser les tensions pendant un temps.
- Tu sembles sceptique.
- Je le suis.
- Irons-nous ?

Dans ses yeux clairs, je vois danser une lueur d'espoir. Ma soeur a trop longtemps été éloignée de ce genre de festivités où, en tant que Percy, elle a amplement sa place. Cela te ferait plaisir ?
Elle opine vivement et son sourire s'élargit, sourire auquel je ne peux que répondre. Soit, dis-je, prépare-toi, nous en serons. Sans doute même recroiserons-nous les Livingstone !

Sur ce, elle me remercie vivement et quitte le bureau presque en courant.
Un banquet. Etait-ce là tout ce que la reine avait trouvé pour maintenir un semblant de diplomatie entre deux nations n'attendant de l'autre qu'un pas de travers pour s'affronter ? De l'autre côté de la Manche, Henri II jouait de ses contacts à Edimbourg pour attiser une haine ancestrale et voir le royaume d'Angleterre, allié à son ennemi espagnol, essuyer les foudres de l'Ecosse. Mais notre présence à Whitehall à l'occasion de ses réjouissances ne serait pas fortuite, au moins aurons-nous l'occasion de rappeler aux seigneurs écossais que certains dans ce royaume soutiennent une alliance avec le leur. Et ce serait une bonne façon aussi de soutenir cette politique de rapprochement, même si elle serait sans doute infructueuse. J'écrivis aussitôt à mon beau-frère Slingsby pour l'inviter à nous rejoindre, puis me concentrais à nouveau sur mes affaires. Le reste de l'après-midi passa sans que l'ombre de Katherine soit apparue dans mon champ de vision, sans même entendre le son de sa voix. J'aurais pu tout aussi bien être seul avec les domestiques. Contrairement à l'aînée de mes soeurs, l'impétueuse Joan, Katherine était discrète.

Le soir venu, nous nous retrouvâmes tous à Whitehall Palace. Francis et Mary, plus élégants que jamais, et Katherine, qui ne lâchait pas mon bras, ouvrait de grands yeux comme par crainte de perdre une miette du décor. Ses joues rosies témoignaient à elles seules de son excitation, et c'est presque en sautillant qu'elle franchit les portes du palais. Le hall était presque désert, mais un concerto de voix et de rires s'élevait depuis les portes de la salle du banquet, et c'est vers là que se dirigèrent nos pas. Les lieux étaient rayonnants de vie, dans une petite foule joyeuse et riante, presque déplacée au vu des relations entre les deux pays organisateurs de l'événement. Pêle-mêle, il me sembla distinguer plusieurs nobles d'Ecosse, une des filles illégitimes de James V, une autre enfant illégitime, mais de François Ier et donc d'ascendance française cette fois, quelques espagnols dont la présence m'étonna un instant, et mon regard tomba sur ceux qui avaient été nos invités quelques temps plus tôt : Agnès et William Livingstone, Margaret Fleming. Ce fut vers eux que je me dirigeais en premier : Lord William, Lady Agnès, c'est un plaisir de vous retrouver ici, déclarais-je une fois qu'elle-même eut fini de présenter ceux composant son entourage proche. Lord Thomas Percy, me présentais-je ensuite au groupe, avant de me reporter vers ceux que je connaissais le mieux, en l'occurence le couple Livingstone. Comment allez-vous, depuis la dernière fois ? Vous souvenez-vous de mes soeurs, Katherine et Mary ? D'un geste, j'indiquais mes deux cadettes qui s'inclinèrent poliment. Les prunelles de Katherine ne cessaient de papillonner d'un point à l'autre de la pièce, comme incapables de se fixer sur quelque chose de précis. Mon beau-frère, Sir Francis Slingsby, présentais-je. C'est une bonne idée, ce banquet, il y a bien longtemps qu'on n'en a pas donné de semblables, à Londres.

Epuisée par sa grossesse, Mary Tudor n'avait pas eu à coeur d'organiser des festivités à Whitehall, et ce n'était certainement pas Philippe d'Espagne qui allait se coller à la tâche. Margaret Fleming était en pleine conversation avec un autre écossais que je ne connaissais que de vue, mais lorsque ses yeux tombèrent sur moi, je lui adressais un salut de tête. Bientôt, le dîner fut annoncé. Alors que je prenais place aux côtés de ma soeur, chacun s'installait ou bon lui semblait. Pour l'heure, la bonne humeur semblait être de mise. Si à défaut d'être éternelle, elle pouvait nous tenir éloignés des sombres affaires que l'avenir laissait présager l'espace de quelques heures, ce serait toujours cela de gagné.
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Mer 9 Sep - 23:31

The birds are singing, the night is beautiful


Elle retourna dans le petit groupe qui s'était formé. La jeune femme française qu'elle venait de croiser les rejoignit bientôt à la demande d'Agnès Livington. Cette dernière fit alors les présentation après avoir fait une légère révérence à une Elena toute gênée. Il faut dire qu'elle n'en avait pas l'habitude plus que cela. Ou du moins, elle l'avait perdue. Il fut un temps où la jeune femme ne faisait pas un pas sans être saluer de la sorte. Mais dorénavant, ici en Angleterre, c'était nettement moins le cas et elle s'en accommodait plutôt bien à vrai dire. Agnès finit par présenter tous ce beau monde. Il y avait des membres de sa famille, dont sa sœur, son cousin, sa cousine et son époux, mais aussi d'autres écossais. Il faut dire que ce banquet avait à l'origine surtout organiser pour eux. Elena avait une bonne image de ces écossais et en même temps une certaine méfiance. Si leur reine douairière Marie de Guise était une fervente catholique tout comme la reine Mary Tudor, l'Espagnole n'oubliait pas que sa très chère fille la princesse Marie Stuart se trouvait à la cour de France. Or la France n'était pas l'un des alliés de l'Espagne loin de là même. Mais peut-être que cette française, Mary Delacroix lui permettrait d'avoir un autre avis sur ses proches voisins. Ou pas, lorsqu'elle entendit le fait que la française était la sœur du roi Henri II, Elena se crispa. Réaction instinctive d'un sang espagnol qui se méfiait de ces chers français. Elle se força à se détendre et l'annonce du banquet lui donna une bonne opportunité pour oublier tout ceci. Un anglais les avait rejoint accompagné d'une jeune fille qui avait tout l'air d'être sa sœur. Les invités prirent place, et Elena prit le parti de s'asseoir à côté de ce nouveau venu. Peu de temps après un autre homme vint s'asseoir à ses côtés. Voilà qu'elle se trouvait bien entourer entre ces deux hommes. Peu accoutumer à la chose, elle sentit ses joues rosirent légèrement. Elle porta alors son attention sur les autres invités, espérant que Luisa del Carmen trouve une place assez proche d'elle. Se tournant vers son premier voisin (Thomas Percy), elle tenta d'engager une conversation des plus banale pour au moins tâter le terrain.

« Je ne vous ai pas vraiment vu à la Cour. Venez-vous de loin ? »


Mon Dieu que c'était pathétique. Plus banale que cela tu meurs. Mais en même temps, elle ne savait pas trop quoi dire et ne rien dire c'était se murer dans un silence qu'elle se refusait. Après tout elle avait fait un effort sur sa tenue, elle pouvait bien en faire de même concernant les conversations. Son seul soucis était son fort accent espagnol qui ne disparaissait pas. Et en même temps, elle espérait bien qu'il demeure inchangé.

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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Sam 12 Sep - 13:54

the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen
Telle une anguille, mon épouse saisi la première occasion pour s'éloigner de moi. Cela ne m'étonne point elle me déteste, tout comme la plupart des gens ici présent. Pour tous je suis l'homme qui à enfoncé la fille de James V dans le désespoir après sa fausse couche car au lieu de la soutenir je l'ai délaissée m'occupant de mon propre chagrin d'avoir perdu la seule opportunité d'avoir un héritier légitime. Mais cela, tout le monde s'en moque. Personne ne comprends ce que c'est que de voir son rêve brisé, ou plutôt personne ne comprends mon rêve. Il était simple pourtant. Je considère que le second mariage de mon père est illégitime et que donc, mon petit frère est un bâtard. Il était donc impensable pour moi que mon cadet puisse un jour occuper le rang de comte d'Argyll et chef du clan Campbell par la même occasion. Pour être certain que cela n'arrivera pas, je me devais de me marier et d'avoir des héritiers. Je n'ai jamais demandé à Jane de m'aimer. Je trouvais déjà fort agréable d'avoir une relation cordiale et si l'amour venait s'était un plus. Je considère que les mariage arrangé ne sont pas de l'amour, mais plus une collaboration sur le long terme qu'il faut entretenir. Je n'espérais qu'une chose de la part de mon épouse, qu'elle me donne au moins un fils robuste et en bonne santé, pour le reste je n'en avais cure même si elle avait un amant je m'en fichais tant que mon fils était de moi et que cela ne s'ébruitait pas bien entendu. Mais même cela, la chose la plus élémentaire que l'on demande à une jeune femme, elle n'a pas sus me le donner. Alors oui je lui en ai beaucoup voulu d'autant que désormais l'enfantement est impossible son ventre est aussi sterile qu'un cimetière. Alors oui je l'ai délaissée, j'ai soigné mon chagrin dans les bras d'autre femmes sans me soucier de ce que Jane pouvait ressentir. Après cela la "Reine" Marie de Guise m'a exilé loin de la cour d'Edimbourg. De retour dans mon futur comté j'ai regardé les jours puis les mois passer. Je détestais mon chateau car je vivait en compagnie de mon père, encore chef du clan et c'était insupportable. Je n'attends qu'une chose, son trépas. Durant mes six long mois d'exile j'ai pris conscience que j'avais été inadéquat auprès de Jane que j'ai agit de façon tout à fait égoïste. C'est d'ailleurs pour cela que je lui ai fait parvenir des présents pour Noël et le Nouvel-An, une manière pour moi de lui montrer que je pense à elle et que je m'excuse. Mais cela n'a point eus l'effet escompté puisque je n'ai reçu nulle réponses ou présent de sa part depuis l'Angleterre.

J'ai donc décidé de la rejoindre afin de renouer le dialogue, chose qui ne se passa guère comme j'aurais pus l'espérer. Mais je n'allais tout de même pas m'excuser publiquement je trouve que j'ai déjà fait preuve de beaucoup de gentillesse à son endroit. Je ne sais même pas si cela suffirait ! C'est donc un pari un peu trop risqué selon moi. La Reine Mary avait organisé un banquets pour les étrangers mais principalement pour les écossais, surement dans l'espoir d'apaiser les tensions qu'il y a entre nos deux pays. Je savais que Jane allait s'y rendre et dans un premier temps je voulu la laisser y aller seul, puis finalement je me rendis compte que tout le monde savait parmi les écossais (ou presque) que j'étais arrivé en Angleterre, cela paraitrait donc étrange si je n'accompagnais pas mon épouse. J'avais décidé de montrer patte blanche ici, ne pas faire de vague et être un représentant en tout point parfait de la famille Campbell.

Nous étions un petit groupe dans la salle des banquets, composé d'Agnès et son époux, de sa soeur Margaret, qui comme moi aimait la couleur noir, Robert Stuart Donald Duncan et la charmante Agnès Keith, c'est alors que je me présentais à cette délicieuse créature que mon épouse en profita pour filé en direction du buffet d'amuse bouche pour prendre un verre de vin. Nous fûmes rapidement rejoint par Luisa Del Carmen, une espagnole qui était la correspondant d'Agnès, puis Elena D'Altafuente une autre espagnole, depuis son mariage l'Angleterre est envahis d'espagnol, cela ne me dérange en rien ses deux jeunes femmes sont des plus charmantes. Puis une française du nom de Mary De LaCroix nous fut présentée officiellement

Le banquet fut alors annoncé, cela tombais bien j'avais faim et je sens que j'aurais besoin de plusieurs coupe de vin pour trouver cette soirée agréable. Je pris place avec mon épouse Jane à ma gauche et Lady Livingstone à ma droite, voilà qui allait être amusant, j'était entouré des deux femmes qui voulait me voir mort. Alors que les serviteur nous servait une entrée raffinée je remarquais que le verre d'Agnès était vide. Jane était toujours en grande conversation avec Lord Duncan, je décidai donc de ne point trop me préoccuper d'elle. Peut être que la laisser en paix était la meilleure des solutions.

« Agnès, très chère puis-je vous servir une goutte de vin ? »

Demandais-je d'une voix presque douce en prenant la cruche se trouvant devant moi
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Sam 19 Sep - 18:21

Welcome to your life
Rien n'allait comme prévu et plus les minutes passaient, plus un sentiment d'oppression prenait possession de moi. À partir du moment où Agnès m'avait proposé de l'accompagner elle ainsi que son charmant époux à ces festivités, j'avais su que je n'aurais pas dû accepter. Je détestais être entourée et si je parvenais à supporter la vie à la cour d'Édimbourg, c'était seulement parce que ma tendre et merveilleuse mère me laissait enfin tranquille. Or, chaque jour cela s'avérait un peu plus difficile et je devais faire preuve de détermination pour ne pas me persuader de vivre en recluse dans les terres les plus reculées de mon pays natal. Néanmoins, alors que les yeux emplis d'espoirs de mon aînée s'étaient posés sur moi dans l'attente d'une réponse positive, je n'avais pu qu'accepter de les rejoindre à cette fête organisée par la reine Marry pour tenter de regrouper les Anglais, les Écossais, les Français et les Espagnols dans la joie et la bonne humeur. Pour ma part, je me fichais bien des tensions politiques qu'il pouvait y avoir entre toutes ces nations en plus de ne maîtriser que bancalement l'anglais et de ne rien comprendre aux autres langues. En effet, bien que je fusse de bonne foi, ma mère n'avait jamais pris la peine de me donner une bonne éducation contrairement à Agnès ou à mes aînés et je me retrouvais donc aussi ignare qu'un nourrisson. Je pestais silencieusement contre ma génitrice tout en tentant de suivre la conversation qui se déroulait sous mes yeux.
Après la petite tirade de mon bien-aimé et sarcastique cousin Robert Steward, notre petit groupe composé d'Agnès, de William, d'Archibald, de Robert, de Jane et de moi-même fut rejoint par Duncan Donald. Si mon sourire n'avait été jusqu'à présent que forcé, mes lèvres ne tardèrent pas à s'étirer en un sourire franc débordant de soulagement et d'une joie non dissimulée. Enfin une personne que je connaissais plus que d'un simple regard et qui ne me fixait pas comme une étrangeté ! La soirée n'allait donc pas être aussi horrible que je me l'étais imaginé en entrant dans la salle des banquets de Whitehall. Du coin de l’œil, j'aperçus une jeune brune aux formes encore enfantines saluer ma sœur et plus globalement notre groupe d'une voix fluette. Je ne lui accordais pas même un regard, entièrement dévouée à Duncan que je fixais sans aucune retenue. Les bonnes manières ne faisaient pas partie de mes pâles et restreintes qualités.

« C'est trop d'honneur que vous me faites là Duncan. » prononçais-je sur le même ton teinté d'ironie que Duncan avait employé. « Je suis contente de vous entendre prononcer ce que je n'ai osé dire moi-même. Les Anglais ont de telles manières et une drôle façon de parler que je comprendrais jamais. » ajoutais-je avec un fort accent.

Cependant, mon allégresse ne tarda guère à disparaître et à de nouveau laisser place à « mon délicieux et inimitable air lugubre ». La raison ? L'intrusion d'autres personnes à la conversation que nous étions en train de tenir et rendue pire encore par leur pays de naissance. Un soupir s’échappa d'entre mes lèvres et si j'avais un instant cru que je pourrais continuer de converser avec Duncan, cette illusion ne tarda pas à s'envoler en fumée lorsque Jane Stuart me déroba inconsciemment ce rôle que je m'étais égoïstement attribué. Je me retrouvais donc au milieu de ces gens que je ne connaissais pas, que j'appréhendais de connaître et dont Agnès semblait plutôt proche. Je me sentais en cet instant réellement comme l'étrangère que j'étais depuis mon arrivée dans ce pays voisin du mien. Les bras le long du corps, les sourcils légèrement froncés, j'observais ô combien ma sœur semblait épanouie au centre de tous ces amis espagnols et français que je n'avais jamais vus de ma vie.
Trois tignasses d'un noir de jais apparurent alors dans la foule et je reconnus Thomas Percy, ainsi que ces deux sœurs cadettes dont je ne parvenais pas à me rappeler le nom. Cet homme nous avait accueilli ma sœur, son époux et moi-même tandis que nous arrivions au nord de l'Angleterre. Leur famille avait été d'une grande gentillesse. Je me mordais la langue pour avoir médit sur les Anglais, mais je ne pouvais m'empêcher de penser qu'ils avaient été les seuls à se comporter un tant soit peu normalement. Sûrement car ils vivaient actuellement au bord de la frontière entre l’Écosse et l'Angleterre et non dans l'effervescence énigmatique du sud. Je répondais alors à son salut silencieux tandis qu'il posait ses yeux clairs sur ma personne, avant d'aller m'asseoir à la table où allait être servi le repas.
Mes voisins de table furent William, l'époux de ma sœur, et Duncan Donald que j'étais soulagée de revoir à mes côtés.

« Alors dites-moi Duncan, que faites-vous ici ? Moi qui vous croyais inséparable de nos chères Highlands, voilà que je vous retrouve à Londres, lors d'un banquet qui plus est ! »
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Lun 21 Sep - 23:46

The birds are singing , the night is

beautiful, but anything can happen



Se sentir ainsi entouré des siens dans un pays étranger était réconfortant, toutefois, le caractère taciturne et assez peu sociable de Duncan faisait qu’il commençait déjà à trouver la compagnie trop nombreuse. Il répondit d’un sourire complice à Margaret et lui glissa discrètement sur le ton de la plaisanterie « Regardez-les, ils portent des hauts de chausses ! Pour rien au monde je ne renierai le kilt.». Il se serait volontiers entretenu uniquement avec Margaret tout au long de la soirée, mais son attention se porta sur Jane Stuart qui venait d’engager la conversation sur lui. Elle le questionnait sur la raison de sa venue ici. Un sourire mutin, ce qui jurait quelque peu avec ses expressions habituelles, fleurit sur le visage de Duncan. « Les desseins du clan sont impénétrables. Je peux toutefois vous confier que mon séjour n’est guère un plaisir, croiser des compatriotes fait sans aucun doute de cette soirée l’instant le plus agréable de ce voyage. » Duncan avait fait le déplacement jusqu’à Londres pour des histoires de mariage et d’alliances pour le clan, mais les négociations n’étant que peu amorcées, il n’était pas tenu d’en révéler la teneur à des étrangers au clan. Lui-même n’étant guère enthousiaste à propos ses projets, il doutait que les négociations aboutissent aux résultats espérés par son père.

Il répondit d’un sourire à Agnès lorsqu’elle s’adressa à lui, « Plaisir réciproque, Lady Livingtsone » et suivi d’une oreille paresseuse les présentations qu’elle effectuait. Son regard balaya vaguement les quelques étrangers qui se trouvait parmi eux avec le plus grand désintérêt, puis se fixa sur Margaret qui semblait s’ennuyait profondément. Il allait lui aussi se laisser aller au même ennui lorsqu’on annonça le repas. Il se mit en mouvement, emboitant le pas au reste du groupe et prit place à la droite de Margaret. Au moins le diner serait en agréable compagnie, songea-t-il. Il pencha légèrement la tête vers elle pour entendre ce qu’elle lui disait au milieu du brouhaha discret qui accompagnait l’assise des invités autour des tables. Il lui répondit sur un ton léger : « Le clan m’a envoyé ici pour quelques négociations, Lady. Je vous avoue me plier à l’exercice de mauvaises grâces, je me plis au bon vouloir de Lord MacDonald, mais je regrette nos contrés sauvages. » Lorsque tous commencèrent à s’agiter autour de la table, il saisit son verre qui contenait du vin et y trempa les lèvres. Après s’être désaltéré, il ajouta d’un ton badin à l’intention de Margaret « Le printemps me parait trop clément par ici. Et vous, Lady Fleming, qu’est-ce qui vous a entrainé si loin de vos racines ? »

On apporta bientôt l’entrée, et Duncan prit conscience qu’il était affamé. Il se régala des bouchées au lard fumé, qu’il accompagna de vin. Il était forcé de reconnaitre que le repas était gouteux, Marie Tudor n’avait pas négligé ses invités. Attendant patiemment la suite des réjouissances, il écoutait d’une oreille ce que lui racontait Margaret, la tête légèrement penchée de son coté, tout en laissant son regard observer les autres convives avec discrétion. Ses yeux croisèrent ceux d’Agnès quelques secondes et lui adressa un nouveau sourire avant de reporter son attention sur sa voisine.


plan de table:
 
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Sam 31 Oct - 11:11

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Si jusqu'alors j'avais méprisé cette réception, organisée par la reine en notre soi-disant honneur, par mon sarcasme, mon ennui et mon inimitable air lugubre, l'annonce du repas s'avéra pour moi d'un tel soulagement que je fus l'une des premières personnes à prendre place autour de la grande table où trônaient d’innombrables couverts. Ni la faim, ni la simple gourmandise ne m'avaient poussée à me précipiter vers la place qui m'était attribuée. Je désirais simplement échapper aux regards suspicieux posés sur ma personne, étonnés que je puisse seulement faire partie de la famille de la charmante Lady Livingstone, en plus de fortement vouloir m'asseoir après ces longues minutes à devoir écouter leurs assommantes conversations dans une langue que je maîtrisais mal. Le simple fait de me joindre à tous ces gens aux sourires hypocrites me donnait mal au cœur et me retrouver en face de mon assiette me permettrait de faire abstraction de ma vie sociale chaotique, au moins l'espace d'une soirée. Heureusement pour moi, mon voisin de table s'avéra être Duncan et à peine aperçus-je sa sombre chevelure du coin de l’œil, qu'un sourire naquit instantanément aux coins de mes lèvres.
C'était l'effet que celui que je considérais presque comme un frère, sans pour autant lui faire montre d'une quelconque marque d'attention si ce n'était un sourire continu, avait sur moi. Il me réconfortait de sa simple présence et c'était avec lui seul que je me sentais réellement moi-même et non pas une fade copie de ma sœur en plus sombre et plus dérangeante. Nous partagions des valeurs similaires et un goût pour la nature ainsi que pour la sauvagerie assez prononcé. Il était le compagnon infatigable de mon âme esseulée et solitaire. Nous nous ressemblions plus que deux personnes ne pouvaient l'être et pourtant je savais que rien ne pourrait survenir entre nous. Après tout, nous étions seulement des amis proches et puis, qui pourrait bien me désirer moi alors que ma tendre et chère sœur attirait les regards telle une reine ? Les gens s’intéressaient davantage à la candeur et à l'innocence qu'aux âmes fanées qui ne leur rappelaient que trop la pourriture qui les rongeait. Voilà le châtiment qui m'était infligé à longueur de temps pour les péchés de mon horrible génitrice. Or, avec Duncan, la douleur laissait place à une douce chaleur au creux de mon cœur.
Chaleur qui s'accentua quelque peu lorsque le bel Écossais approcha davantage son visage du mien. Quelqu'un ayant déjà ressenti ce célèbre sentiment qu'on nommait amour aurait su identifier la réaction chimique qui se déroulait à ce moment même à l'intérieur de mon crâne. Cependant, la vie qu'on m'avait imposée m'avait empêchée de ressentir quoi que ce soit envers quiconque et je me tenais donc à quelques centimètres de Duncan sans éprouver le moindre amour à son égard. Juste une simple et véritable amitié fraternelle alors que je lui répondais sur le même ton.

« Des négociations dites-vous ? Et qu'est-ce qu'un clan écossais aussi puissant et indépendant que le vôtre pourrait bien vouloir à la couronne d'Angleterre ? Mais soit, je ne poserai pas plus de questions, je ne voudrais pas ressembler à ces vieilles anglaises que le moindre petit ragot fait tomber en pâmoison ! » Un rire moqueur s’échappa de mes lèvres. Je haïssais ces femmes de la noblesse qui ressemblaient tant à ma détestable mère. « Néanmoins, Duncan, je vous supplie de ne point me parler de nos terres qui me manquent cruellement. »

Un élan de nostalgie s'empara de moi alors que je revoyais nos terribles Highlands dans un doux rêve éveillé. Le vent emmêlant mes cheveux, l'humidité s’accrochant à mes pieds nus et plus encore, les petits êtres fantastiques qui m'apparaissaient alors que je me promenais dans la lande, me manquaient. J'aurais sûrement pleuré misérablement sur mon sort si je n'avais pas été en présence de nombreux convives. Le regard fixe depuis quelques secondes maintenant, je reportais soudainement mon attention sur Duncan qui continuait de me parler.

« Eh bien tout comme vous, je ne suis pas venu de mon plein gré dans cet horrible pays, bien qu'il serait mal venu de ma part que ma sœur m'y a forcé. Disons que je n'ai pas pu lui tenir tête. Vous savez, tout comme moi, comme elle peut être horriblement convaincante et têtue à la fois . »

Je chuchotais ces derniers mots en gaélique pour deux raisons : la première afin que le mari de ma dite sœur ne m'entende pas et la seconde pour que ces satanés d'anglais ne me comprennent pas. Après tout, combien d'entre eux avait eu la présence d'esprit d'apprendre le gaélique ? Aucun. Maudits soient-ils !
Or, tandis que je parlais à Duncan, le regard de ce dernier dériva vers les autres convives ainsi que sur ma sœur à qui il sourit d'une façon assez particulière. Je ne pus m'empêcher de ressentir un léger pincement au cœur à cette vision, plus de contrariété que de jalousie. Après tout, qui appréciait que son interlocuteur ne le regarde pas ? Ainsi, dans un élan de frustration et sans penser à quel point ma question pouvait paraître étrange, je murmurais dans un souffle à l'oreille de mon ami :

« Elle vous attire, n'est-ce pas .»
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Sam 5 Déc - 21:47

The birds are singing , the night is

beautiful, but anything can happen


Si Duncan n’aimait pas particulièrement les réceptions ou une compagnie nombreuse, il n’allait pas cracher sur la nourriture que l’on avait mise à leur disposition. Il se laissa aller à apprécier les mets fins qu’il trouvait dans son assiette. Sa soirée était largement facilitée par la présence de sa voisine qui était une distraction de choix pour contrer l’ennui qui l’accablait dans ce genre de réception.

« Des négociations dites-vous ? Et qu'est-ce qu'un clan écossais aussi puissant et indépendant que le vôtre pourrait bien vouloir à la couronne d'Angleterre ? Mais soit, je ne poserai pas plus de questions, je ne voudrais pas ressembler à ces vieilles anglaises que le moindre petit ragot fait tomber en pâmoison ! » La remarque le fit rire « Vous ne sauriez rivaliser de disgrâce avec ces vieilles harpies, Margaret ! Je ne peux rien vous révéler malheureusement, les affaires sont trop récentes pour être aborder en comité. » Quand elle aborda le souvenir nostalgique leur highlands lointaines, il lui souffla avec un regard compréhensif « Soit, je ne serais pas votre bourreau. »

Il s’ensuivit un court silence où Duncan devina en voyant la mine de Margaret qu’elle se remémorait des souvenirs nostalgiques. L’entendre parler en gaélique par la suite lui parut si naturel qu’il ne nota même pas qu’ils avaient changé de langue. C’était sans doute extrêmement grossier envers les autres convives mais il ne s’en formalisa pas. Il n’était pas vraiment connu pour sa politesse et son respect des convenances bien qu’il ait fait de grands progrès depuis son arrivé à la cour d’Ecosse. Il demeurait parfois un drôle d’oiseau exotique. Un oiseau qui ne se refusait jamais quelques échanges en langue traditionnelle. Il rit à nouveau en l’entendant décrire Agnès, de ce drôle de rire très discret qui secouait légèrement ses épaules mais faisait peu de bruit. Son rire s’était sans doute adapté à sa personnalité bougonne pour ressembler le moins possible à un rire ordinaire, il faut dire qu’un être bourru parcouru de fou rire est tout de suite plus avenant.

Il jeta un coup d’œil à Agnès puis reporta son attention vers Margaret. Ce qu’il entendit par la suite le fit beaucoup moins rire. Il jeta un regard offusqué à sa voisine et répliqua en gaélique « Je ne vous permet pas, Madame ! » Il sentit ses oreilles virées au rouge sous son épaisse tignasse brune. Il s’était violement remis droit sur sa chaise, le regard furieux fixé dans un vide lointain. Il se maudissait d’avoir réagi si fortement, ce qui traduisait une culpabilité bien présente. Un innocent n’aurait sans doute pas compris le sous-entendu, ce serait perdu en questionnement ou en supputation. La petite réflexion de Margaret n’avait pas eu besoin de traducteur, Duncan l’avait immédiatement interprété à sa manière. Il s’en voulait, en voulait à Margaret et si il continuait à ruminer ainsi il finirait sans doute par maudire Agnès à son tour. Alors qu’il s’enfermait dans un silence borné et coupable, sa conscience chrétienne lui fit remarquer que c’était bien injuste de passer sa colère muette sur les deux sœurs. Elles n’avaient rien cherché et c’était bien lui qui se laissait aller à de drôles de sentiments incorrects.

De longues minutes passèrent en silence. Si Margaret avait soulagé le début du repas par sa présence, le silence qui s’était installé entre eux rendait l’atmosphère pesante et Duncan commençait à regretter amèrement de s’être mêlé aux autres ce soir. La tristesse de perdre son seule alliée dans l’assistance mêlée à la culpabilité d’une attitude accablante rendait son humeur maussade et difficilement supportable. Lorsqu’il n’arriva plus à soutenir le silence, il bougonna du bout des lèvres d’un air contrit : « Vous me voyez désappointer de l’image impie que vous vous faites de moi. Laissez-moi contredire vos propos.» Il n’était pas tout à fait honnête, mais on ne l’y reprendrait plus.


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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Sam 19 Déc - 22:46

Agnès

ft. les gens
Chapitre trois
Un banquet est donné à l'honneur des écossais, nous installons à table. Mon voisin est mon cher Archibald et mon époux, je suis en face d'une des sœur de Thomas Percy. Nous allons manger, je regarde mon voisin de table, ce dernier me demande du vin. Je lui fais un sourire, il m'est difficile de l'apprécier surtout ici.


Agnès – Je vous remercie mon cher cousin. Je lui adresse un sourire polie. Comment se passe votre séjour à Londres, mon cousin ? Je jettes un regard vers Jane . Ma chère cousine, dis-je d'une voix douce, comment s'est passé votre séjour ?

Je veux lui remercier pour ce qu'elle m'avait envoyé la dernière fois pour mon anniversaire mais je n'ose le dire ici. Quelque chose en nous est cassé, brisé, détruit. La mort nous a fauché notre trésor … Maintenant, il reste qu'un trou difficile à combler. Je souhaite tant serrer ma cousine dans mes bras mais ce n'est ni le lieu ni le moment.

Agnès – Avez-vous des nouvelles de Margaret ? Demande-je à Jane. Si vous le souhaitez Jane, nous pourrions faire une sortie ensemble avec Margaret ? Et avec ma chère et douce sœur dis-je en regardant ma tendre sœur.

Je regarde chaque convives, je commence à manger doucement. Certains parlaient ensembles comme ma sœur et Duncan, je croise son regard et je lui dédie un beau sourire. Je continue de manger. Je continue de regarder Duncan et ma sœur, mais de quoi pouvaient-ils parler ? Une certaine forme de jalousie naît entre moi. Pourquoi ? Pourquoi cette jalousie ? Cette chose qui me ronge comme si elle rongeait chaque partie de mon corps. Je me mordille les lèvres, je fais ce geste quand je suis angoissée ou quand je ne vais pas bien. Je tourne ma tête vers William, ce dernier me touche la main et me murmure «  Agnès, qu'avez-vous ? Ne faites pas de scènes, je vous prie. » Je ne lui réponds pas, je continue de manger, je découpe doucement mes mets.

Mon époux se tourne vers Thomas Percy et il lui demande s'il est libre pour une autre chasse. En effet, je sais que William apprécie la compagnie des Percy, surtout que la dernière fois, les hommes avaient eu plusieurs cerfs mais aussi des biches. J'observe ma cousine mais également Luisa, Mary et Elena.

Nous continuons de manger, puis, nous arrivons au dessert. J'entends par la suite qu'il aura de la danse. J'ancre mon regard vers celui de mon époux, je voulais danser avec lui mais William ne me regarde. Je jettes un regard vers Duncan, je me rappelle de notre première danse, la dernière fois, est-ce qu'il va accepter de danser avec moi cette fois-ci ?
La musique résonne dans la pièce d'à côté. Je vois certains hommes demander une danse à des femmes, je reste assise, je regarde ma cousine Jane ainsi que que Margaret. Allons-nous danser ce soir ? Nous sommes liées par le sang, nous sommes si différentes. Je jettes un œil vers Mary, Luisa ainsi qu'Elena. Je m'approche de ma sœur, elle a une place libre.

Agnès – Cela ne vous dérange pas Margaret si je me met avec vous ? Dis-je en la regardant avec un sourire .




agnèsthe birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen
(c) ystananas



HJ : Voici le troisième tour, il reste encore deux tours avant de conclure Smile maintenant place à la danse Smile
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Lun 21 Déc - 18:26
Tous ∞ Jane

Jane Stuart était venue en Angleterre pour une seule chose, chaperonner sa demi-sœur Margaret qui devait un noble anglais, pour soit disant la bonne entente entre les deux nations. La jeune femme voyait en cela un simple jeu politique, un moyen pour éloigner Margaret et faire en sorte qu’elle s’éloigne de la cour d’Edimbourg. A nouveau Jane perdait une sœur et son cœur se serrait au fur et à mesure que les jours s’écoulaient et qu’elle allait devoir elle-même repartir en Ecosse. Son mari avait fini par traverser la frontière. Sa tranquillité était désormais terminée et Jane ne voyait plus l’intérêt de rester, même si de nombreux compatriotes avaient fini par la rejoindre. Ses cousines Margaret et Agnès étaient présentes, tout comme un Donald tout droit venu des Hightlands. Sa présence étonnée Jane, mais l’homme resta mystérieux sur les raisons de sa présence.

« J’espère que nous nous reverrons, ici à cette soirée, ou en Ecosse, je compte repartir d’ici quelques semaines, le temps de préparer mon voyage. » Indiqua la jeune femme, sans se soucier de son mari. Si Archibald voulait la suivre, il se débrouillerait par lui-même. Jane était peut être mariée, mais pour elle Archibald n’avait jamais été réellement un mari, il l’avait abandonné au pire moment de sa vie. Bien sûr, elle continuerait ses devoirs d’épouse, mais elle ferait le strict minimum pour la suite.
La jeune femme fut également rejointe dans la conversation par sa cousine Agnès, qui venait prendre des nouvelles de Margaret, puis elle lui demanda si son séjour se déroulait bien.
« L’Angleterre m’a apporté le repos dont j’avais besoin, mais je doute que cela soit le cas de Margaret. » Elle ne voulait pas en ajouter plus, après tout le prochain mariage de Margaret ne regardait qu’elle. « Je vais bientôt quitter l’Angleterre et avec les préparatifs, je doute que l’on puisse se revoir avant mon départ. Nous nous retrouverons en Ecosse. » Elle souriait tout en sachant qu’Agnès ne resterait pas longtemps non plus en Angleterre. Allait-elle reprendre son fils ? Jane ne voulait pas penser à cela, elle ne comprenait pas comment Agnès avait pu abandonner son fils à des inconnus, dans un pays étranger. Pour elle, qui ne pouvait pas avoir d’enfant, c’était inimaginable.

La soirée suivie son cours, comme tous les convives, Jane prit place à l’une des tables du banquet, où elle fut rejoindre par son mari, qui se tenait à sa droite. La jeune femme se concentra sur sa voisine anglaise, qui était une jeune noble.
Le banquet commença et les plats furent mis sur les tables. Jane mangea comme un petit moineau, depuis qu’elle avait fait sa fausse couche, elle était incapable de manger de grandes quantités. Tantôt elle parlait à son mari, ou sinon à sa voisine, avec qui elle conversait de tout et de rien. Elle eut rapidement terminé de manger et ce fut le temps des danses. Un noble anglais avec qui elle avait conversé durant son séjour l’invita et Jane s’amusa à accomplir les différentes danses, tout en riant gaiement, comme cela ne l’était pas arrivé depuis longtemps.
code by Silver Lungs

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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Ven 25 Déc - 19:18

Welcome to your life
Il était extrêmement rare de me voir parler et encore moins de la sorte, mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Les mots étaient sortis de ma bouche sans que je ne puisse rien faire alors que j'observais d'un œil attentif la manière dont Duncan fixait mon aînée. Il y avait dans sa façon de l'admirer quelque chose de noble et de protecteur qui m'émerveillait. Agnès avait toujours su attirer le regard des hommes et cela n'était guère étonnant de voir Duncan lui accorder une attention particulière. Elle était belle, cultivée, charmante, c'est-à-dire mon exact contraire. Mon éducation avait été bâclée, ma physionomie ne correspondait certainement pas aux canons de beauté de la cour et mon franc-parler m’ôtait tout charme. J'étais un véritable désastre et une épave sentimentale que plus rien ne pouvait sauver. À à peine dix-neuf ans, j'étais veuve pour la deuxième fois et mère d'un garçon dont je ne me préoccupais aucunement. Plus aucun homme ne voudrait de moi et honnêtement, je n'en avais rien à faire. Néanmoins, le simple fait que la présence de ma sœur suffise à détourner l'attention de Duncan de ma personne avait réveillé en moi un étrange sentiment de contrariété. Je voulais qu'il comprenne mon agacement et je n'avais donc pas réfléchi au côté offusquant de ma question.
Cependant, sa réaction me fit vite comprendre à quel point ma remarque l'avait offusqué. Il me dévisagea, une ombre survolant son regard aussi bleu que le mien, tout en me sermonnant avec dureté en gaélique. L'espace d'un instant, son comportement me rappela celui de mon père lorsqu'il s'emportait contre la fillette que j'étais alors, à cause des nombreuses rumeurs qui courraient à propos de la soi-disant infidélité de ma mère. Infidélité dont j'étais apparemment le fruit. Rien de tout cela n'était réellement prouvé, mais j'étais tout de même la preuve vivante que la parfaite blondeur de mes aînés n'avait guère opérée sur mes propres gênes et s'en était assez pour lui. Face à cette attitude, je ne pus que me rembrunir telle une enfant qu'on dispute. Mon air jovial laissa place à une mine des plus austères et je maintenais le regard de Duncan avec toute la froideur du monde. Il ne désirait pas continuer notre conversation . Soit, je ne lui adresserais point la parole de toute la soirée. J'étais une tête de mule et il savait tout aussi bien que moi que c'était lui le fautif. Un parfait innocent n'aurait guère réagi avec autant de brutalité.
Durant le reste du repas, je reportais mon attention sur le contenu de mon assiette. Loin de le manger, je me contentais de jouer avec les mets qu'on m'avait servis. Ma finesse montrait oh combien je ne me nourrissais que trop mal, mais ma légère dispute avec Duncan m'avait définitivement coupé l'appétit. Pourquoi avait-il fallu que je lui pose une telle question ? Je me blâmais d'avoir fait preuve d'une telle indiscrétion, mais je ne demeurais néanmoins pas la seule coupable. Je ruminais, de plus en plus amère. Puis, Duncan rompit le silence gênant qui s'était instauré entre nous. Je lui lançais un coup d’œil en coin et l'écoutais, ma surprise écarquillant mes yeux. Ainsi, il pensait cela . Du moins il pensait que je le jugeais d'une manière aussi infâme . Je ne pus me retenir de rire, d'un rire léger et légèrement moqueur.

« Oh, par pitié Duncan, ne me dites pas que c'est cela qui vous a empêché de m'adresser un seul mot durant tout le dîner ! Une vision impie ? Voyons, vous me croyez donc capable de si peu d'estime à votre égard . Eh bien vous vous trompez rudement. Je sais que vous êtes un homme d'honneur et que jamais vous vous comporterez de manière discourtoise envers ma sœur, qui est une femme mariée. Je n'ai fait qu’annoncer un fait qui n'a rien de déshonorant. Agnès attire bien des regards et l'admirer ne signifie pas forcément que vous désirez en faire votre maîtresse. » chuchotais-je acide et direct dans mes propos. « Mais soit, je ne m’étendrais pas sur ce sujet qui semble si épineux pour vous. D'ailleurs, il est l'heure de danser. » soufflais-je, lasse au possible.

Les convives jusqu'alors assis autour de la table se levèrent au sont des instruments et commencèrent à tournoyer sur la piste. Je demeurais sur mon siège pour ma part, ne sachant absolument pas danser. Mon regard vacilla entre les différents couples jusqu'à tomber sur ma sœur qui se dirigeait vers moi. Encore désappointée par mon échange avec Duncan, je ne répondis à sa requête que d'un hochement de tête en guise d'assentiment. Après tout, elle était la cause de notre mésentente passagère.

« Vous ne dansez donc pas Agnès ? Cela vous ravit pourtant. »

Danser était l'un des passe-temps favoris de mon aînée et ne pas la voir tourbillonner sur le parquet me semblait suspect. Nous fûmes ensuite rejointes par notre royale cousine Jane. Nos rapports n'étaient pas des meilleures et je lui accordais donc assez d'attention, priant le seigneur, lorsque Jane nous quitta pour satisfaire les demandes de ses nombreux cavaliers, de me sauver de cette terrible soirée.
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Sam 26 Déc - 15:58
The birds are singing, the night is beautiful“Fêtes nationales ?... Fêtes religieuses ?... Le peuple n'est pas toujours tellement regardant, quant à l'origine de ses joies. Pourvu qu'il s'amuse, il n'en demande pas davantage.”
Perdue dans ses pensées, Mary ne sentit pas quelqu'un s'approcher d'elle et sursauta quand on la percuta. Elle se retourna pour voir "la fautive". Une jeune femme au teint un peu halé, aux cheveux bruns aux reflets écarlates et les yeux bleus faisant un dégradé un peu verdâtre. Cette dernière, se frottant la peau, fit une révérence dans un petit: « Perdona-me » embarrassé. Il s'agissait d'une espagnole. Elle devait avoir accompagné le Roi et offerte à la Reine par celui-ci. Elle l'avait déjà vu dans l'entourage de Mary Tudor. Mary, se frottant aussi l'épaule, sourit et dit: No es nada. (Ce n'est rien), dit elle dans un espagnol un peu bancal. Elle avait, sur le conseil de plusieurs personnes, commencer à apprendre l'espagnol et voulu faire comprendre à la jeune femme qu'elle avait compris/

Elle n'eu pas le temps de faire plus ample connaissance, quelqu'un l'appela.Mary, venez ! Elle se tourna vers la source de la voix et reconnu Agnès Livingstone, son ancien mentor en musique et "fournisseuse officielle de professeurs de musique de CrossSchool", qui cherchait à attirer son attention. Elle lui fit un signe, se retourna vers son interlocutrice pour lui dire, d'un sourire: Perdone, señorita, un amigo me llama (Excusez-moi, Mademoiselle, mais mon amie m'appelle). Elle la resalua avant de prendre congé et se dirigea, d'un pas léger, vers Agnès et ses compagnons. En s'approchant, elle piocha un verre de vin sur le plateau d'un serviteur et salua Agnès et tout ce beau monde que son ancienne mentor s’empressa de lui présenter: Mary, je vous présente ma cousine Jane Stuart ainsi que son époux Archibald Campbell Mary regarda le couple et leur sourit. Elle s'apprêtait à répondre mais Agnès continua à lui présenter ses amis: Puis, voici ma sœur Margaret Fleming, mon cousin Robert Stuart.e. De plus, vous avez également parmi nous, Duncan Donald, Agnès Keith ajoute-je par la suite. Enfin, vous avez Luisa Del Carmen, cette dernière est ma correspondante, elle m'aide à apprendre l'espagnol ! Mary sourit: J'essaie aussi d'apprendre l'espagnol mais celà reste un peu bancal, rigola t'elle. De plus, je vous présente également Elena d'Altafuente, cette dernière comme vous Mary apprécie la musique et les arts. Mary reconnu l'espagnole qui l'avait bousculée. Elle lui sourit. Et puis, vous connaissez mon cher époux ! Elle salua ce dernier qui lui fit un baisemain et eu une risette en voyant Agnès légèrement essoufflée de lui avoir présenté ses amis. Enfin, chers amis, je vous présente Mary DelaCroix, duchesse de Lyon, sœur du roi Henri II. J'ai rencontré Mary à la cour de France, cette dernière a été mon élève ! Elle fit une légère révérence. Ravie de vous rencontrer, profitons de ce repas pour faire connaissance.

Ce dernier fut vite servi et elle alla s'asseoir. Dans ses voisins proches, elle reconnu Duncan Donald et Elena D'Altafuente. Elle remercia le serviteur qui lui servis l'entrée (des bouchées au lard fumé). Du coin de l'oeil, elle remarqua une distance dans le couple Jane/Archibald. Elle avait entendu dire que cette dernière avait fait une fausse couche et que ce dernier, au lieu de la réconforter, avait pris la poudre d'escampette. Elle leva les yeux au ciel, en camouflant ça derrière son verre de vin, en pensant 'comme si c'était de la faute de cette pauvre femme! Les hommes!' Pour faire passer cela, elle se mit à observer les autres convives. En particulier, Duncan, Agnès et Margaret Fleming. Duncan et Margaret discutaient. Agnès faisait de même avec ses voisins de tablées. Leurs regards se croisaient de temps en temps, ils s’observaient, observaient la discussion de l'autre. Elle cru voir parfois une étincelle de jalousie. Une fois ses bouchées finis, on lui servit le plat de résistance beaucoup plus consistant. Elle qui avait un appétit d'oiseau! Voilà qui allait mettre à mal son estomac. Elle observa Madeline, en grande discussion, avant d'entamer son assiette.

Quand la musique éclata dans la pièce d'à côté, Mary observa certains hommes invitées des demoiselles à danser. Quelqu'un vint inviter Madeline à danser, celle-ci la regarda pour voir si elle pouvait. Mary lui sourit et lui donna, d'un signe de tête, la permission. Son assiette entamée à moitié, elle déposa ses couverts. Elle avait un peu trop manger sur le coup là! Elle bu un peu d'eau pour faire descendre le tout et observa les couples de la salle voisine.

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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Mar 29 Déc - 19:05

The birds are singing , the night is

beautiful, but anything can happen


Il endura avec un orgueil froid la brimade un rien moqueuse de Margaret, qui lui rappela que sa sœur était une femme mariée. Il hocha la tête d’un air maussade mais se garda de commenter la tirade de Margaret. Il ne tenait pas à alimenter une discussion qui le mettait en mauvaise posture. Lorsque la jeune femme fit remarquer qu’il était l’heure de danser, au moins partagèrent-ils la même lassitude. Duncan n’était pas un très bon danseur, il ne savait pas se déplacer avec a grâce que nécessitait les parades de cour. Il était bien plus à l’aise lorsqu’il s’agissait de sautiller en rythme à la manière d’une danse campagnarde et paysanne. Il laissa donc passer les premières danses sans inviter quiquonque à se joindre aux danseurs en sa compagnie.

Se tenant près de Margaret, il tenta de renouer la conversation et lui glissa dans un murmure angoissé « Margaret, pardonnez-moi, je ne veux pas que nos échanges pâtissent de ce malentendu ! J’ai sur réagit, vous n’ignorez pas la nature enflammée des highlanders. » Il tenta une pointe d’humour maladroite en lui jetant un regard d’excuse. Il s’interrompit en voyant l’objet de leur discorde s’approchait d’eux. Il hésita à lui sourire, se demandant comment réagir en présence des deux sœurs. Un étrange silence s’installa entre eux trois, interrompu de temps à autres par quelques remarques mondaines. Après un silence particulièrement long à son avis, il se laissa aller à une question à Agnès « Votre séjour se déroule bien, Agnès ? Vous resterez encore longtemps en Angleterre ? » Cette dernière question s’adressait autant à l’ainée qu’à sa cadette.

Il écouta la réponse des deux sœurs, puis observa les danseurs. Les pas de danse semblaient plutôt simples à reproduire remarqua-t-il. Il se mit à penser que la meilleure manière de s’extirper de cette situation qui le mettait mal à l’aise était peut-être de les rejoindre. Avant même de réfléchir aux conséquences de son acte, il s’entendit proposer à ses compagnes de l’accompagner pour une danse. La question ne semblait pas adresser à l’une d’elle en particulier, comme si il ne voulait pas prendre le risque de vexer l’une des demoiselles. « M’accorderiez-vous la prochaine danse ?! » Au court silence qui suivit sa question, il prit conscience qu’il devait préciser un peu sa demande pour la rendre valable. Il glissa un regard vers Margaret, il doutait que celle-ci ne soit très prédisposer à danser avec lui, juste après leur récent désaccord.

Son regard s’attarda ensuite sur Agnès et il prit conscience qu’il avait très envie de danser avec elle, bien qu’il ne soit pas sûr que cela respecte l’étiquette d’inviter une femme mariée à danser. Il était si peu habituer à se mêler aux danses de cour qu’il en ignorait les coutumes. Il prit tout de même le risque en se levant et en lui tendant la main. « Lady Livingstone ? ». Une fois parmi les danseurs, il effectua du mieux qu’il pouvait les pas de danse et se risqua à une pointe d’ironie « J’ai peur d’avoir surestimé mes capacités. Je suis un bien piètre cavalier, Lady Livingstone, je ne vous rends pas justice. »

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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Lun 18 Jan - 0:22

The birds are singing, the night is beautiful



Elena marmonna dans son coin. Décidément ces Nordiques étaient fort mal polis. L'homme assis à ses côté n'avait pas dit un mot. En revanche, son autre voisin semblait être en grande conversation avec sa propre voisine. Elena ne suivit pas totalement sa conversation. Malgré tout elle en entendait quelques bribes. La jeune espagnole sourit en mangeant. La situation était amusante. De temps en temps, l'homme regardait la jeune Agnès Livingtone. Le banquet continuait et un court instant, l'homme se mit à réagir étrangement. Il semblait gêné. Elena le regarda du coin de l’œil mais ne souffla mot. Était-il si gêné de ses propres paroles ? Après tout, Elena n'allait pas le lui faire remarquer. Mais la jeune dame d'honneur de Mary Tudor en avait bien envie. Elle voulait lui dire à quel point sa gêne ne s'était pas vue, du moins pas au début. Malgré tout, la jeune espagnole se ravisa. La suite du banquet arriva et Elena se contenta d'écouter les autres. Il faut dire que en comptant Luisa del Carmen, elle était la seule Espagnole présente à ce banquet regroupant surtout des écossais de ce qu'elle avait pu comprendre.

Un peu plus tard dans le banquet, la musique commença à retentir dans la salle de banquet. Des couples se formèrent mais la jeune femme ne bougea pas. Elle se contenta de regarder les premiers danseurs s'élancer sur le parquet. L'écossais qui avait réagi étrangement venait d'inviter Lady Agnès Livingtone à danser. Elena guetta la réponse de la jeune femme. Cette dernière accepta et l'espagnole sentit un large sourire se dessiner sur ses lèvres. Ses prunelles se posèrent ensuite sur la française qu'elle avait bousculée un peu plus tôt dans la soirée. C'était étrange, elle n'aurait pas du s'intéresser à elle. Cette jeune femme était une étrangère, une française, un sujet du roi Henri II. Mais seulement voilà, ici en Angleterre, cette femme était tout aussi étrangère que l'héritière espagnole. Elena se leva et alla trouver une place à ses côtés. Elle non plu ne dansait pas, du moins pour le moment. « Puis-je m'asseoir à vos côté Lady De LaCroix ? » demanda-t-elle dans un anglais encore mal assuré maintenant que l'urgence était passée. « Vous ne trouvez de cavalier très chère ? C'est dommage je suis certaine que vous êtes une bonne danseuse pourtant. » La jeune femme marqua un silence pour écouter la musique. Petit à petit l'envie de danser se faisait de plus en plus ressentir. C'était vraiment dommage qu'il n'y est aucun homme pour l'inviter. En cet instant même la présence de cet homme, cet espagnol qui hantait encore son adolescence l'aurait un peu ravi. Elena regarda à nouveau sa voisin et reprit. « Dites-moi, pour qu'elle raison êtes vous ici en Angleterre ? Je veux dire la France n'est pas alliée à l'Angleterre aux dernières nouvelles. »



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L'Espagne:
 

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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  Dim 14 Fév - 23:19

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Je n'étais pas peu fière de mon amère tirade qui dans un excès de vanité fit naître sur mes lèvres un sourire de satisfaction tandis qu'à mes côtés, Duncan ruminait son orgueil. Je n'étais certes pas heureuse qu'une dispute ait éclaté entre nous, mais je n'allais sûrement pas baisser l'échine pour satisfaire mon plus proche compagnon. Une autre femme se serait sûrement excusée, docile face à un homme aussi imposant que l'était l’Écossais, mais pour ma part, je n'avais nullement peur de lui ou des conséquences. J'avais appris au fil des années à ne pas me laisser faire par le sexe opposé et Duncan ne faisait pas exception. Il avait réagi excessivement. La faute n'était alors pas mienne, même si je devais reconnaître le côté tout à fait indiscret de ma question.
L'heure de danser arriva par la suite et mon petit air satisfait de tantôt disparu pour laisser place à une moue maussade. Je n'aimais pas danser. Tout d'abord parce que je n'avais jamais appris les danses officielles de la cour, ensuite parce que la sensation d'être le centre de l'attention me hérissait le poil et pour finir, je ne désirais en aucun cas qu'un inconnu me touche. Déjà que je n'accordais jamais de signes d'affection aux gens de ma famille, je n'allais pas commencer avec de totales étrangers. Le regard perdu dans le vide, je me demandais si j'accepterais de danser avec Duncan si celui-ci me le proposait. Après plusieurs minutes de réflexion, je ne parvenais toujours pas à trouver une réponse. Cependant sa voix me sortit de ma rêverie. Je lui jetais un coup d’œil en biais, tandis que son souffle chaud caressait mon oreille.

« Non, je ne l'ignore pas en effet et c'est pourquoi je vous pardonne. Mais par pitié Duncan ne pensez plus de telles choses. Jamais je ne vous jugerais, comprenez-vous ? »

Malheureusement, ou bien heureusement je ne le savais pas encore, la présence de ma sœur interrompit notre bref échange et un silence s'installa entre nous trois. Mon attention retourna aux danseurs plus ou moins émérites au centre de la pièce. Je ne prêtais qu'une oreille distraite à la conversation se déroulant entre mes voisins, préférant réfléchir à comment je pourrais bien sortir de cette réception qui commençait à me lasser au plus au point. Certes j'allais laisser Duncan à son triste sort, mais Agnès se montrerait d'une excellente compagnie, sans aucun doute. Je commençais alors à me lever lorsqu'une question me stoppa dans mon élan. J'avalais difficilement ma salive tandis que mon regard s'accrocha à celui de l’Écossais qui vacillait entre moi et ma sœur. La question était évasive, sans véritables destinataires, et je sentis mon cœur battre un peu plus vite. L'occasion de trouver finalement une réponse se présentait sous mes yeux. Or, cette sensation d'incertitude se dissipa très vite lorsque Duncan se tourna vers Agnès.
La bouche sèche, je me levais une fois que le couple fut sur la piste et me dirigeais vers la sortie. Ce n'était ni la tristesse ou la déception qui me faisait me conduire de la sorte, mais la profonde blessure qu'avait subie ma fierté. Or, sans y prendre garde, je rentrais dans une femme qui se trouvait finalement être ma royale et bâtarde cousine Jane. Un peu perdue je m'excusais dans notre langue maternelle et continuais mon chemin, la mine sombre.
Je détestais les mondanités.
Je détestais la cour.
Et par-dessus tout je haïssais l'Angleterre
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MessageSujet: Re: the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]  
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the birds are singing , the night is beautiful, but anything can happen [ sujet commun]
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