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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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♕ Mon nombre de messages est : 901 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 1383 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 28/02/2012

Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mar 4 Aoû - 20:29


Event n°14



" La répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité…. "


Mars 1555 ♣ L'Angleterre s'est embrasée sous les cris des protestants. Quand on longe les places de la ville, on peut encore sentir cette odeur de peau brulée, on peut encore entendre le crépitement du feu sur la paille. Les bûchés sont toujours là - emblème d'une nouvelle ère avec comme symbole le sang versé des reprouvés. Mary La Sanglante est née, plus cruelle et amère que jamais auparavant. Les répressions contre les Protestants continuent, ils sont persécutés, trahis, poursuivis.

Après l'embrasement, désormais l'Angleterre est à genoux.

L'heure est à la pénitence en ce jour de messe, tous réunis dans l'Abbaye de Westminster. Si certains prient pour les morts et pour leur vie, d'autre œuvrent pour faire tomber les traîtres à la Couronne. Peur, crainte, manipulation. Il n'est plus bon de faire confiance à son voisin - peut-être est-il un sympathisant ? Londres est en alerte. Les catholiques ont le plein pouvoir et leur but : faire tomber les protestants ou les poussés à la conversion.

Il est temps pour vous, protestants, de faire un choix : Se convertir ou mourir. Telle est la seule issue. il n'y a plus de place pour deux religions en Angleterre, il faut embrasser le catholicisme ou continuer à se battre pour votre foi, vos valeurs, votre vie. Telle est l'idée véhiculait en ce jour dédié au Seigneur.

Information sur le jeu : Ce premier tour durera jusqu'au 18 août 2015, essayez d’interagir entre vous en ne laissant personne de côté.

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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Sam 8 Aoû - 13:45
❧ Event n°14
l'Angleterre à genoux.
Le soleil caressait mon visage - cela faisait si longtemps. Avec l’aide d’Annabeth, je descendis du carrosse. C’était l’une de mes premières sorties. Elle m’avait dit pour les exécutions et pour ma Rosemary. Après ma chute dans le lac, j’étais tombée gravement malade. La mort m’avait tendue les bras. Je les avais saisis. Elle n’avait pas voulu de moi. Le docteur avait été formel, il me fallait beaucoup du repos. Beaucoup de repos. Je me sentais inutile, couchée à longueur de journée alors qu’au dehors l’Angleterre s’est embrasée et je n’ai pas été là pour voir ça. On m’avait accordée le droit de sortir, d’aller à la messe alors j’avais sauté sur l’occasion. Des cheveux bouclés tombés en cascade sur mes épaules, un peu surélevés, vêtue de noir - quelque chose avait changé chez moi, et cela se voyait. Je marchais aux côtés d’Annabeth qui avait bien voulu m’accompagner. Mon époux était absent et ma santé avait retardé un peu plus la naissance d’un éventuel enfant...

Cette force dont je faisais preuve avait toujours était un leurre, un sourire pour cacher un malaise. Une force pour cacher une faiblesse. Je me sentais faible et je me detestais ainsi. Il n’y avait pas de place pour les faibles dans notre monde et surtout pas en ce moment, en Angleterre où la Reine a débuté une épuration protestante. Un coursier avait fait porter une lettre à ma soeur pour prendre de ses nouvelles, tous les jours j’avais une pensée pour elle. Elle pouvait faire croire sa fidélité à qui voudrait bien la croire, je n’avais aucune preuve mais elle ne me l’a faisait pas à moi... Je connaissais ma soeur et elle devait être liée de près ou de loin à tout ceci. Je prierai pour elle et sa famille.

« Viens, allons nous asseoir. »

Annabeth avait été adorable de rester à mon chevet et de veiller sur moi pendant ces longs mois de convalescence. A l’heure où les Protestants devaient se convertir pour ne pas mourir. Mon coeur basculait - ancienne protestante, je ressentais un besoin de revenir à mes racines. La conversion m’avait sauvée de bien des problèmes. L’amour du risque. Ou une idée née d’hallucinations dans les heures d’agonie. Avec Annabeth, on entrait dans l’Abbaye de Westminster. Nous étions dans les premières, je ne voulais pas arriver et que l’entrée soit trop encombrée. On s’assit tranquillement, attendant en silence que l’office débute.

Je ne savais pas quoi penser des agissements de la Reine, je n’étais pas certaine que ce soit la solution la plus appropriée pour endiguer le protestantisme. Mon coeur appartenait encore à cette religion et rien qu’à l’idée de voir une partie de ma famille sur un buché me soulevait le coeur. Nous avions eu de nombreux différents que j’espérais enterrer. Ce n’était pas pour autant qu’ils méritaient une telle mort. De dos à l’entrée, je regardais les personnes s’installaient. Je me demandais bien qui allaient être présent en ces temps de crises... Les Protestants, oseraient-ils se montrer ? Les fervents catholiques ne pourraient rater cette occasion pour rien au monde...
©clever love.
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Sam 8 Aoû - 20:17

L'Angleterre à genoux
Les faibles ont des doutes avant de prendre une décision. Les forts, eux, les ont après. ••• C'est lourde est fatiguée que je posais ma cape encore d'hiver sur mes épaules. En laine brune, bordée de fourrure de renard. Mes cheveux était relevés en un chignon tressé. J'observais longuement mon reflet dans l'unique miroir de la maison. Seigneur j'avais honte et j'étais terrifiée. Ce que j'étais sur le point de faire rendrais sans doue mon époux fou de rage s'il l'apprenait. Heureusement pour moi, il y a bien peu de chance que cet homme quitte la tour de Londres pour m'infliger une quelconque correction. Cependant, j'avais toujours Oliver, comme son père, toujours aussi persuader que plier face à la Reine était une preuve de faiblesse. Il déboula d'ailleurs dans ma chambre sans se donner la peine de frapper.

«Comme tu peux faire cela » M'asséna-t-il totalement hors de lui « Père ne te le permettrait jamais. Comment peut-tu trahir dieu ?! »

Cet enfant était totalement désorienté dans sa tête. L'arrestation de son père il y a de cela quelques semaine l'a beaucoup perturbé selon moi. Je pense qu'il a peur aussi, mais fort heureusement, s'il n'était pas terrorisé par les événements qui se déroulent actuellement en Angleterre je le prendrais pour un fou.

« Cesse dont de t'agiter de la sorte j'essaye tant bien que mal de nous sauver la vie. Crois-tu que l'arrestation de ton père soit restée secrète ? Si les gens nous vois à la messe il croirons peut-être que nous nous sommes convertis. Il est donc important que tu viennes. Cela en va de ta sécurité ! »

Dis-je avec une certaine douceur tout en restant très ferme. Cela dit cet enfant était aussi borné que son père et me fit comprendre qu'il ne viendrait du moins pas tant que son père vivrait encore. Si bien que je serais donc seule pour tenter de l'aver le nom de Barrow de l'hérésie qui l'entour. Mais j'étais bien décidée à tout faire pour y parvenir même si pour cela je dois charger Jaime davantage. Je n'ai plus d'illusion, il est perdu.Son procès n'a pas encore eus lieu mais je ne suis pas idiote. Les gens enfermer pour hérésie ne ressortent pas vivant de la tour.

Je quittai donc ma maison, seule, marchant assez lentement dans les rue de Londres. L'enfant se trouvait être très vigoureux depuis quelques jours et je craints que le terme n'approche plus vite que prévu. J'avais estimé sa naissance début avril mais jamais je ne supporterais encore plusieurs semaines ainsi. Il était lourd et n'avais de cesse que de bouger, si bien qu'il m'empêchait de prendre du repos. A mon arrivée devant l'abbaye, je n'osai entrer, du moins pas tant que tous les nobles gens ne seront pas installés. Je me mis donc à attendre sur le parvis de cet immense édifice religieux, une main bienveillante posée sur mon ventre et mon coeur battant à tout rompre, je sentais certain regards sur moi. Cela ne m'empêchais pas de garder la tête haute. Il le fallait, même si les commérages m'atteignaient, je ne devais pas le montrer, sinon cela pourrait leurs donner raison.


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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mar 11 Aoû - 21:21


L'Angleterre à genoux
Les gens & Agnès


L’hiver anglais n’avait rien à envier à son cousin écossais. Si l’humidité se faisait moins douloureuse (mon père ne se plaignait presque plus de ses vieux os qui grinçaient), la morsure de sa bise et le vent glacé dans mes cheveux et sur mes joues me faisaient frissonner de la même façon. Pourtant, ce n’était pas de froid que j’avais grelotté, ces dernières semaines. Nous étions arrivés, mes frères, mon géniteur et moi en des bien troubles jours sur les terres anglaises. Un puissant sentiment de malaise s’engouffrait dans les ruelles comme la peste et une nauséabonde odeur de répression faisait frémir, même le plus loyal de ses sujets.

Cette atmosphère pesante, je ne l’avais pas remarqué de suite. Encore émerveillée par des nouveaux paysages et de nouveaux visages, je m’étais laissée embarquée dans le doux sentiment de la découverte et de l’aventure. Je m’étais rendue à la foire du port, vivante et animée où toutes les lèvres souriaient et où la musique coulait comme du miel sur les pavés. Puis, j’avais été réunie avec mes connaissances et amis écossais au palais royal. Mon père continuait de tisser des liens, à nous présenter du beau monde. Tout se passait si bien que j’en avais oublié mon inquiétude, partagée des mois plus tôt avec Jane Stuart au sujet de la Reine Marie. On la disait instable, sévère et cruelle. Si mon amie m’avait assurée du contraire, ces quelques agréables semaines à Londres avaient réussi à endormir mon angoisse et à me présenter la capitale anglaise sous son meilleur jour.

Pourtant, je fus bien vite ramenée à la réalité.

Un matin, alors que je m’étais levée d’une nuit sans rêve, un nuage de fumée était apparu à ma fenêtre. Puis, sans tarder, une odeur de brulé était venu chatouiller mes narines sensibles. Il n’en fallut pas plus pour me paniquer. Malheureusement, ceci n’était que le commencement. Les répressions contre les protestants furent violentes, sanglantes et cruelles. On brulait, on tuait sur simple délation, chuchotement sans fondement. J’étais catholique. Cependant, les protestants ne m’avaient jamais torturée ou faite hurler à la mort. Si leurs croyances m’intriguaient et m’effrayaient un peu, en raison de leur caractère inconnu, jamais je ne les aurais ligotés sur un bûcher et attiser les braises de la haine à leur encontre. Ils restaient, avant tout, des êtres humains. Des enfants de Dieu aimés et chéris de lui, même s’ils s’étaient perdus en chemin. Souvent, les anglais disaient de nous autres écossais que nous étions des brutes aux mœurs de bête (et à l’accent des plus disgracieux). Or, ce que je voyais ici me prouvait bien le contraire.

J’étais restée cloitrée dans notre hôtel particulier, terrifiée et outrée d’entendre encore et encore des hurlements de détresse sonner dans les rues comme des avertissements divins. Le sommeil ne me venait que rarement, lorsque je songeais à ces malheureux massacrés aux quatre coins de l’Angleterre et quelques fois, ma gorge se nouait de larmes. Ce sentiment d’empathie qui me dévorait me laisser pantoise, hébétée et un peu mal à l’aise face à Robert qui restait de marbre face aux exécutions sommaires dont nous étions témoins. Si mon père et William s’inquiétaient de cette instabilité, Robert lui, se montrait particulièrement content de la situation. Il ne portait guère les protestants dans son cœur et se félicitait du tranchant de la justice royale qu’il servirait bientôt.

En ce dimanche de mars, Londres était bien lugubre. Encore dévorée par une brume givrante, elle semblait ne pas vouloir s’éveiller, fermant les yeux sur les supplices de ses habitants. Parée d’une lourde cape grise à la fourrure blanche et chaussée de mes plus chaudes bottines, je m’aventurais hors de notre refuge en compagnie de William, muet et l’œil attentif à la morosité de notre quartier de résidence. Une grande messe dominicale était donnée à Westminster et je m’étais faite un point d’honneur à y assister. Au fond de moi, je savais que j’étais impuissante et que prier pour les pauvres âmes se morfondant dans les flammes était bien mon seul pouvoir. Père était cloué au lit par un mauvais rhume et Robert, pas pieu pour deux sous, n’avait pas souhaité se mêler à la foule de Westminster.

Notre cocher nous laissa en bas des marches où je hâtais le pas. Tranquillement, le lieu se remplissait, mais il restait encore quelques places, sur les longs bancs de bois sombres. Je remontais ma robe terne et d’une simplicité à mourir (ma mère m’en avait d’ailleurs souvent fait la triste remarque) pour voir où je mettais les pieds sur cette dalle glissante. Je finis par trouver une place libre, à côté d’une dame brune à la mine sérieuse et vêtue d’une épaisse cape brune à la fourrure argentée. « Bonjour, » chuchotais-je d’une petite voix, « je m’assois à côté de vous, j’espère que personne n’est attendu ici, je crains de ne trouver de la place plus haut dans la l’allée. » Je m’excusais d’un hochement de tête et William se trouva bien vite à ma droite.




Fiche bye Ethna


Dernière édition par Agnès Keith le Mar 18 Aoû - 21:46, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mer 12 Aoû - 21:07


L’Angleterre à genoux


Feat. Beaucoup de monde




Maman, je ne veux pas y aller...

Je ne veux pas non plus, Mary. Mais je crains que nous n'ayons pas le choix.

Mais pourquoi ?

Parce que lorsque la Reine requiert ta présence, tu vas là où tu es demandée. Même si tu n'en a pas la moindre envie.

Mes enfants ont encore tant à apprendre de ce monde dur et cruel... Je me demande parfois s'ils seront assez forts pour vivre, ou même pour survivre. Après tout, avec Francis, nous avons toujours fait notre possible pour les garder à l'écart de cette Cour qui m'effraie : était-ce le bon choix, en définitive ? Je me pose l'infernale question tous les jours depuis que j'y dû revenir à Londres, sans mon mari. Il est désormais en exil, dans ce lointain Empire Germanique où les hivers sont paraît-il encore plus froids qu'ici.
Je n'ose jamais le lui écrire mais il me manque terriblement. Sa force tranquille, son attitude toujours calme et conciliante, sa façon de me regarder comme si j'étais la plus belle chose qui lui soit jamais arrivée... Je regrette tant aujourd'hui de ne pas l'avoir accompagné ! C'était mon devoir d'épouse, mon devoir de femme : mais s'il y a une chose que je place encore par-dessus cela, c'est mon frère. C'est pour lui, ainsi que pour ma tendre cousine Elizabeth que je n'ai pas suivi mon époux dans les contrées où règne Charles Quint.

Cette famille, si elle est cadeau de Notre Seigneur que je remercie chaque jour pour ce présent inestimable, elle peut aussi se révéler le pire des pièges. La preuve en est faite en ce jour de messe, pour laquelle ma cousine Mary a requis ma présence. Et puisque je dois y aller, j'ai choisi cette occasion pour faire découvrir à mes aînés le monde des courtisans, des intrigues et des redoutables souverains. Pensant que le cadre ecclésiastique rendrait les choses plus faciles à assimiler : je ne suis pas encore prête (mais le serai-je un jour ?) à laisser mes enfants affronter la violence cachée, la sournoiserie et les complots qui forment l'âme et le ciment de cette odieuse communauté.

J'ai donc demandé à Mary, qui fera très bientôt son entrée officielle à la Cour, mais aussi à Henry, Lettice et William, mes plus grands après elle, de m'accompagner à la messe. Celle-ci sera dite à Westminster : comme tout ce que Mary fait depuis son couronnement, il faut que cela se passe dans le luxe et l'opulence. Sans doute se venge-t-elle ainsi des années durant lesquelles son propre père lui a imposé de se mettre dans l'ombre de ses épouses, puis de ses autres enfants. Est-il pour autant nécessaire de me convier à cette réunion de famille dont j'aurais préféré me passer ?

~~~~~~

Il n'est plus question de marche arrière, maintenant. Les enfants sont fin prêts, et je le suis aussi. Mes robes peinent désormais à cacher mon état : après tout, je suis maintenant à trois mois du terme. Ce sera mon onzième enfant, et j'espère de toute mon âme que ce sera une petite fille. Je pense lui donner le prénom de ma défunte marraine Anne Boleyn, et tant pis pour ce qu'en pensera Mary ! Dans ce domaine, elle n'a pas son mot à dire.

Je vérifie une dernière fois que la gouvernante a bien tous les enfants en main, avant de prendre le chemin de l'abbaye. Celle-ci est située au cœur de Londres, mais nous n'en sommes pas trop loin : notre habitation londonienne des beaux quartiers est l'une des seules choses que le sort m'a laissées.
Alors que nous prenons une rue plus étroite et moins passante, je remarque soudain à quel point Henry, mon deuxième enfant, ressemble à son père. Ils ont la même démarche, le même port de tête, la même façon de balancer leurs bras en avant comme s'ils devaient prendre un quelconque élan pour se projeter dans la vie. Les larmes me montent aux yeux, et je sens une main menue se glisser dans la mienne. William, bien sûr. Mon second fils a un don pour remarquer les changements d'humeur et les états d'âme des personnes qui l'entourent, et son emprise me ramène peu à peu à la raison.
Pleurer est un signe de faiblesse : ne verse jamais de larmes pour un homme, et évite de le faire devant une femme. L'espace d'un instant, Anne se tient devant moi, et je ne suis plus qu'une petite fille qui écoute attentivement les paroles de sa marraine adorée.

Cette même marraine qui m'a transmis sa foi, et qui est morte assassinée (car pour moi, cela relevait de l'assassinat) sur ordre du Roi... Et aujourd'hui encore, pour cette même foi, nous nous déchirons : le mois dernier, Londres s'était embrasée de plusieurs bûchés, et Mary avait, disait-on, personnellement assisté à la mort effroyable de ceux qu'elle considérait comme des hérétiques. Ce jour n'est pour elle qu'une occasion de plus de prouver son intolérance, mais aussi sa peur. Je la connais assez pour affirmer cela : Mary Tudor a toujours été persuadée que la meilleure défense était l'attaque, et depuis son couronnement, elle attaquait sans relâche.

Malgré tous les griefs que je peux nourrir contre les Tudor, et contre Mary en particulier, j'assisterai à cette messe. Cela pourrait sembler contradictoire, mais je ne le fais pas pour moi, ni pour une récompense quelconque : je le fais pour mettre ma famille à l'abri. Peut-être que si Mary me voit dans Westminster, accompagnée de mes filles et fils, elle pensera que nous avons rejeté la foi de nos parents... Je l'espère vivement, car je ne dispose pas de beaucoup d'autres moyens de nous protéger.

~~~~~~

Je pénètre dans le bâtiment, mes enfants groupés derrière moi, et je resserre vivement ma main su celle de William. Lettice, impressionnée, tâche de n'en rien laisser voir, et imite instinctivement Mary, qui de son côté dévore du regard les tenues des dames. J'aperçois en me retournant une femme enceinte, comme moi, mais qui semble sur ce point plus avancée. Je fais signe aux enfants de s'asseoir et de nous garder quelques places, et je me dirige vers la ravissante femme blonde qui se tient timidement devant l'entrée (Joane).
Elle semble attendre quelque chose, je ne sais trop quoi, aussi je prends mon temps pour m'approcher d'elle et lui adresser la parole.

Sa robe est cachée sous une pelisse d'hiver, mais je vois d'ici qu'elle paraît plus neuve que la mienne. En même temps, ce n'est guère la première fois que je mets cette tenue, faute de pouvoir en acheter des nouvelles... Elle me sied néanmoins, et elle me permet également de me fondre dans la foule, grâce à sa couleur ambrée et discrète à la fois. Mais trêve de frivolités, cette dame est définitivement seule. Me glissant à ses côtés, je prends la parole d'une voix douce : je ne peux m'empêcher de me reconnaître dans chaque mère que je croise.

Madame, ne souhaiteriez-vous pas entrer ? Je crois que nous devrions parvenir à vous trouver un siège confortable, tout le monde n'est pas arrivé encore... Et si vous attendez trop, vous devrez rester debout, je ne peux vous conseiller cela.

Je lui souris en regardant respectivement son ventre puis le mien, comme pour souligner cette maternité qui nous unit.




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Dernière édition par Catherine Carey le Jeu 20 Aoû - 14:23, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mer 12 Aoû - 22:39

L'Angleterre à genoux
La révolution a commencé on peut la ralentir mais nullement l'anéantir ••• Aller à un messe dominicale catholique, voici bien une chose inédite pour moi et sincèrement l'idée de passer des heures débout puis assis à étouffer sous les odeurs doucereuses de l'encense ne m'encourageait guère. Cependant, ma femme avait raison sur un point. J'étais un "rebelle" en Ecosse, et je suis fraichement arrivé en Angleterre, il valait mieux pour moi que je me fasse bien voir, du moins au début ainsi il me sera ensuite plus facile de faire ce que je souhaite. Je ne le dit pas assez souvent mais ma femme est d'une rare intelligence fort heureusement pour elle d'ailleurs, car finalement il n'y a plus que cela qui la rends unique à mes yeux. Cette femme est consciente de sa possible influence sur la scène politique écossaise, après tout elle reste une fille de James V, ne l'oublions point. Le sang de la mère n'a aucune importance.

J'allais donc me rendre en ce mois de mars 1555 à ma première messe catholique dominicale, cela risquait d'être soit très instructif : J'allais avoir la preuve de mes yeux que les prêtres sont des être perfides et corrompus, soit, très ennuyant et dans ce cas-là il n'y aura rien à faire à part attendre. J'ai demandé ma mon valet de me réveiller à six heures afin que j'aie le temps nécessaire à ma préparation et pour une bon petit-déjeuner. Sans oublié que j'avais intérêt à me présenter avant afin d'ête bien placé. Ile s hors de question que je sois relayé au fond de l'abbaye, même si tout ce qui sera dit ne m'importe peu je reste une personne influente et les gens influents ne reste pas derrière.

Comme a mon habitude j'enfilai une toilette plutôt sombre haut de chausse et pourpoint noir en velours. Je pris le temps de déjeuner en compagnie de Jane avant de mettre ma cape noire et de monter dans le fiacre qui m'emmena à Westminster. En arrivant devant le parvis, je fut surpris du monde qui se trouvait là et qui s'agitait comme une veritable petite fourmilière. Pauvre gens, ils n'ont rien demandé et pourtant ils sont prvé de la vraie fois, la seule et l'unique qui puisse permettre une entrée au paradis. L'Angleterre est en proie à un mal terrible et chaque jour de prie pour l'Ecosse mais aussi pour l'Angleterre afin que ses deux contrées civilisées retrouve le chemin de dieu. J'ajustai ma cape avant de traverser le parvis malmenant sur mon passage quelques pauvre manant. Je me dépéchait de monter les escalier bousculant deux femmes sans vraiment le vouloir mais que faisaient-elles devant l'entrée d'une église tout le monde sais que les porte sont bien hautes mais pas très large. cela m'exaspérai si bien que je ne m'excusai point et entra dans le lieu saint.

J'aperçu une jeune femme brune que je n'avais encore jamais vu à la cour, assise à côté d'elle une autre demoiselle brune accompagnée d'un homme. Je décidais donc de m'approcher m'adressant à la première Lady (Héléna)

« Madame la place à côté de vous est-elle libre ? »

Demandais-je en effectuant une légère révérence. L'abbaye se remplissait assez rapidement déjà plusieurs dizaines de personne avait trouver une place et certains priaient déjà.


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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Jeu 13 Aoû - 10:46

L’Angleterre à genoux



Le soleil brillait haut dans le ciel dégagé, loin au-dessus de la majestueuse abbaye de Westminster. Cependant, le froid persistait sur la ville, et dans le cœur des protestants. Nous devions tous jouer un rôle désormais, celui des bons convertis, fidèles sujets de Sa Majesté Obéissez-Ou-Je-Vous-Envoie-Au-Bûcher. Les feux étaient à peine éteints que déjà une nouvelle pénitence se profilait à l'horizon. Chaque nouveau jour apportait son lot de mauvaises nouvelles, de frères convertis de force ou massacrés de façon horrible. Et chaque nouveau jour qui passait voyait grandir en moi la flamme de la rébellion. J'en avais assez de voir mourir des gens de ma religion sans pouvoir rien y faire : je voulais crier à la face du monde que ces meurtres étaient injustes, et qu'ils ne resteraient pas impunis, mais que pouvais-je faire réellement ?
Je n'étais qu'une jeune fille de 25 ans, qui aurait mieux fait de se chercher activement un époux parmi les bons catholiques de la Cour ; une héritière dont on attendait qu'elle se taise et fasse de beaux enfants à son mari ; une fille même pas femme, sans autre soutien que celui de sa protectrice, que la moitié des courtisans exécraient... Loin de ma famille, ne disposant d'aucun allié, je n'irais pas loin dans ma révolte. Les bonnes intentions ne suffisaient pas, je le savais pertinemment.
Et cependant, à chaque pas qui me rapprochait de l'imposant édifice, je me voyais y mettre le feu, transformer tous ces pourris catholiques en cendres, comme la Reine avait brûlé Lawrence Saunders devant nos yeux. Il avait été un temps où j'avais souhaité vivre en paix avec les adorateurs de Rome, mais ce temps était aujourd'hui révolu. Ma tolérance n'était désormais plus qu'un vague souvenir, relégué avec les heureuses mémoires de mon enfance, loin dans les limbes de l'oubli.

Et pourtant, je n'allais pas mettre le feu à Westminster. Non, j'allais comme tant d'autres y assister à la messe dominicale, comme la demoiselle obéissante que j'étais. Il me fallait mettre à l'épreuve des semaines entières de lectures latines et de prières maintes fois répétées : ma tutrice avait exigé que je sache ma messe en latin, et ce jour n'était qu'une occasion supplémentaire de m'exercer. M'exercer à paraître, à sembler catholique, à parader comme une demoiselle devrait savoir le faire d'instinct... Tant de choses manquaient à mon éducation, je le réalisais sans cesse depuis mon arrivée, il y avait trois mois de cela. Je ne pouvais en vouloir à mon père, qui voulait avant tout que je fasse une bonne héritière, mais je n'étais point bonne courtisane.

Je pouvais cependant faire illusion, j'en étais à peu près certaine, songeais-je en avançant sur le parvis de l'abbaye. J'avais pour l'occasion choisi une tenue délicate, toute de bleu saphir, et tendu par-dessus un large châle blanc crème en laine douce. Mes cheveux roux flamboyants étaient exceptionnellement relevés en une délicate couronne tressée, et j'avais même pris un livre pieux, pour parfaire cette tenue de pratiquante bien comme il le fallait. J'entrai dans l'imposante bâtisse, semblant admirer toutes les œuvres d'art rassemblées ici, alors qu'en mon for intérieur, je blâmais la religion romaine pour son luxe et sa vanité : tant de richesses étaient étalées ici, et tant de pauvres gens subissaient le froid et la faim au-dehors ! Tout cela me soulevait le cœur, et je voyais en boucle revenir les visages des pauvres bougres que j'avais si souvent visités en prison pour leur offrir un peu de nourriture et une once d'humanité.

Mon livre de psaumes à la main, j'avançai entre les immenses colonnes et les statues dorées, regrettant en secret la simplicité du culte que nous pratiquions en famille dans le Nottinghamshire. Notre chapelle dépouillée restait à mes yeux plus accueillante que cet endroit fastueux, ironie s'il en était. Chaque pas m'éloignait plus des préceptes familiaux, j'en aurais juré, et pourtant il fallait que je joue mon rôle dans cette sinistre comédie que tous nous appelions le règne de Mary Ière...
Je ne voyais personne de ma connaissance, aussi je continuai à marcher doucement, ne souhaitant pas initier de conversation avec les quelques personnes déjà présentes.




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Dernière édition par Catherine Holmes le Jeu 20 Aoû - 18:32, édité 3 fois
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La mélancolie s'appelle Andalousie
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♕ Métier : Duchesse de Malaga et Dame d'honeur de la reine Mary Tudor ♕ Age : 26 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Indi, Poison, M-J, castamere rains ♕ Mon nombre de messages est : 394 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 89 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 19/04/2015 ♕ Mon pseudo web est : Elynore ♕ Mes autres visages : Anne de Clèves

Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Ven 14 Aoû - 14:53

L'Angleterre à genoux, Mars 1555



L'Abbaye de Westminster, Elena n'y avait encore jamais mis les pieds. Elle l'impressionnait beaucoup trop cela. Et puis, elle n'était pas anglaise et pour la jeune Espagnole, franchir ses murs qui avaient accueilli le couronnement de la reine n'était pas correcte. En plus de cela l'abbaye était immense disait-on. Elena n'aimait pas, ou plus, ces lieux où la gloire des souverains s’étalait sous les yeux des autres. Cela lui rappelait trop des souvenirs amers. Elle en était sur le point d'en sortir lorsqu'elle avait reçu la lettre maudite au sujet de sa mère. Elle en avait depuis cultivé une aversion. Mais cette fois elle n'avait plus le choix. Elle devait s'y montrer, qu'on la voit, elle la dame d'honneur de la reine, la dame d'honneur étrangère.

En ce jour du Seigneur, Elena se réveilla particulièrement tôt. Elle se rendit dans les appartement de la Reine Mary et était dans les premières à assister à son réveil. Puis elle alla se préparer pour cette fameuse messe. Les catholiques voulaient-ils se pardonner leur barbarie ? Possible, mais selon la jeune femme tout ceci était bien plus calculer. Mary voulait se montrer, ou du moins faire voir son autorité. Organiser cette messe, cette mascarade à peine dissimulée c'était obligé les protestants à embrasser sa foi ou à se montrer au grand jour. Dans les deux cas la reine allait gagner dans un certain sens. Elena soupira une fois seule et se prépara. Elle revêtit une fois de plus une robe sombre. S'ils devait faire pénitence elle n'allait certaine pas s'afficher avec des couleurs chatoyantes. Elle n'attacha pas non plus ses cheveux laissant ses mèches bouclées faire comme bon il leur semblerait. Aujourd'hui elle se montrerait au seigneur comme la fille simple qu'elle était réellement. Cette jeune femme qui aime faire ce qu'elle veut. Cette jeune Espagnole qui un jour supplia son père à la limite du défi et de l'insolence pour apprendre l'équitation comme les garçons. Dieu connaissait son cœur et il savait à quel point il pouvait saigner face à la folie de la reine. Mais Elena ne ferait rien. Elle n'en avait aucunement le droit. Avec de la chance elle retrouverai dans cette abbaye des connaissances comme le Comte de Feria ou le garde royale Morgan Flint. Elle espérait aussi voir d'autres Dame d'honneur de la Reine. Après tout peut-être que le terrain plus ou moins neutre faciliterait leurs ententes, le temps d'une messe et d'un Ave Maria.

Prête, ses pas la menèrent à l'entrée de l'édifice. Là elle y trouva une jeune femme enceinte, rejointe d'une autre femme. En voyant les heureux événements qui se profilaient doucement, elle adressa une prière muette pour que tout se passe bien. Elle passa devant elles sans leurs dire un mot et entra enfin. L'abbaye de Westminster était grandiose. Elle se faufila à travers les rangées de bancs à la recherche de tête connues. Elle n'en vit aucune et visiblement elle était pas la seule. Une jeune femme, un livre de psaumes à la déambulait elle aussi. Elle la rejoignit à sa hauteur. « Nous pourrions nous asseoir ici qu'en pensez-vous ? » fit-elle en lui désignant d'un geste de la main un banc de libre dans l'allée de droite un peu à l'écart des autres. Il était néanmoins assez sur le devant de l'édifice. En tant que Dame d'Honneur Elena n'avait guère de choix sur ses emplacement. « Je m'appelle Elena d'Altafuente, enchantée señora.. euh Lady.. ? » ajouta-t-elle un peu nerveuse.

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La Sœur bien-aimée du roi
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Ven 14 Aoû - 17:15


L'Angleterre à genoux

Mars 1555,

Après les exécutions, l'Angleterre était à présent à genoux. Par l'une des fenêtres de sa chambre, Anne de Clèves songeait. Elle repensait à la gloire des Tudor sous le règne de son ex-époux. Ce n'était pas pour rien que son père avait voulu que l'on fasse un portrait d'elle et de sa sœur aînée lorsque l'on avait appris à Clèves la disgrâce d'Anne Boleyn puis la mort de Jeanne Seymour la troisième épouse d'Henri VIII. Et si un temps le fait que la jeune Anne fut un jour fiancée à un Lorrain avait tracassé le père de famille, le choix du roi d'Angleterre pour sa cadette l'avait vite chassé. Maintenant le temps avait coulé sous les ponts. Depuis cette époque, Anne avait divorcé avec le roi sans avoir eu l'occasion de lui donner un second héritier. Elle n'avait jamais porté d'enfant dans son ventre et elle le regrettait un peu. Alors sûrement un peu pour compenser ce manque, inconsciemment elle avait reporté son instinct maternel sur les deux adorables filles d'Henri, Mary et Elizabeth. Elle avait suivi leurs premiers pas de loin. Elle les avait accueillies chez elle avec une joie non feinte. Elle était aussi là lorsqu'Edward leur petit frère était monté sur le trône. Elle était encore là lors du couronnement de sa chère Mary en l'abbaye de Westminster. Cette abbaye lui rappelait tant de souvenirs.

Ce matin de Dimanche, Anne se rendrait pour la première fois depuis le couronnement de Mary à Westminster. Elle serait accompagnée d'Hedwige comme toujours. Elle ne se séparait pas cette femme qui avait tant fait pour elle. Elle la considérait comme un membre de sa famille presque. Elle avait eu la bonté infinie d'accepter de l'accompagner en Angleterre en 1540 et depuis elle ne l'avait plus quittée. Pourtant elle aurait pu lorsque Anne avait divorcé d'Henri, mais elle ne l'avait pas fait et pour ce geste l'ancienne reine consort d'Angleterre l'en remerciait bien plus que de raison. Un domestique vint la chercher et lui annonça que tout était prêt, qu'elles devaient se mettre en route. Hedwige apparut sur le pas de la porte de la chambre de sa maîtresse et lui tendit sa cape. Les deux femmes sortirent et montèrent dans le carrosse qui fit route vers l'abbaye des rois comme elle aimait l'appelée dans l'intimité de Richmond.

Le carrosse aux armoiries des duc de Clèves s'arrêta sur le parvis de l'abbaye. Anne en descendit suivit d'Hedwige. Elle se teint là, vêtue d'une robe noire élégante. Comment cela aurait pu en être autrement. L'abbaye était synonyme de cérémonie, de deuil et par fois de réjouissance. Mais dans tout les cas elle était le reflet d'un protocole mûrement réfléchit et codifié depuis des années voir des siècles. Le teint de porcelaine, la tête haute, les cheveux soigneusement coiffé en un semblant de queue de cheval haute qui laissait ses cheveux revenir en bouclettes sur ses épaule, Anne de Clèves défiait presque du regard le lieu sacré. En arrivant devant l'entrée, elle y trouva Catherine Carey, l'une de ses anciennes dames d'honneur. Elle s'approcha d'elle et constata avec un ravissement clairement visible que son ventre était rond, tout comme celui de la femme qui se trouvait à ses côtés. Leur souriant avec tendresse elle réagit aux paroles de Catherine Carey.

« Lady Knollys a raison Madame. Il n'est pas bon de rester trop longtemps debout dans votre état. Cela est également valable pour vous Lady Knollys. »


Elle leur sourit et les invita à passer le porche de l'abbaye. Les poussant quelque peu à l'intérieur elle chercha du regard un emplacement confortable pour les deux futures maman. Elle trouva bientôt son bonheur et entraîna Catherine, l'autre femme et Hedwige à sa suite. Elle se moquait bien du regard que pouvait lui porté les autres personnes déjà présentes. Elle prit place sur un siège et tapota celui à ses côtés pour qu'elles viennent prendre place. « Allons mesdames venez ! » Elle avait cette voix, un peu autoritaire mais bienveillante qui ne laissait pas la place à la contradiction. Même si l'allemande n'avait été reine que six mois, si elle n'en avait plus le titre, elle en avait toujours la prestance.

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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Ven 14 Aoû - 23:17

L’Angleterre à genoux



Mon pas qui se voulait mesuré ne provoquait presque aucun bruit dans les travées de l'imposant édifice qu'était Westminster. De toute façon, même si j'avais chaussé une paire de sabots de bois, personne ne m'aurait entendue : le bruit des conversations commençait à emplir les lieux, et à couvrir tout autre son. Pour ma part, je restais seule, ce qui me convenait à merveille. Être seule impliquait de ne pas devoir jouer ce rôle, qu’on m’avait imposé sans que j’aie mon mot à y dire : celui de la fragile pucelle sans défense. Que je haïssais ce personnage que j’étais, que je devais être ! J’en avais assez de jouer les effarouchées, je savais me défendre –ne l’avais-je pas prouvé à la prison de la Fleet ?
Tout l’or et les dorures qui m’entouraient ne parvenaient pas à m’éblouir, et à me distraire de mes funestes pensées. Certes, l’abbaye était un splendide monument à la gloire de Notre Seigneur, et les rayons du soleil de printemps qui l’illuminaient ne la rendaient que plus rutilante encore, mais avions-nous réellement besoin de tout ce luxe ? Après tout, on m’avait toujours enseigné que les âmes et les prières des paysans valaient autant que celles des nobles, pourvu qu’elles soient sincères… Nous n’étions tous que des pécheurs, et ni les statues, ni les peintures, ni les vitraux colorés n’y changeraient rien. Alors pourquoi ce donner tout ce mal ? Les souverains anglais n’auraient-ils pas plus de crédit lors du Jugement Dernier s’ils nourrissaient les pauvres et protégeaient les faibles qu’en faisant montre de leur opulence si mal employée ?

Je tournais en rond, aussi bien mentalement que physiquement, m’aperçus-je bientôt. Et au moment même où je réalisais cela, j’entendis une voix inconnue à mes côtés. Inconnue, mais qui ne semblait pas s’en faire du souci. Sans s’être introduite, et sans même dire bonjour, elle me proposa –car la voix était celle d’une femme- de m’asseoir avec elle, légèrement à l’écart des autres dames, mais néanmoins proche de l’autel. Une meilleure place que ce que j’aurais pu espérer, j’en étais consciente. Et cependant, j’eus un bref instant envie de décliner l’invitation. Je n’avais guère envie d’entendre les moindres paroles du prêtre, il fallait se l’avouer franchement. Mais la voix de la raison retrouva vite force en moi, et je sus qu’il me faudrait subir la messe dans son intégralité : et puis j’étais venue ici pour être vue, autant l’être en compagnie d’une bonne catholique des premiers rangs.
Catholique qui devait même être Espagnole, à n’en pas douter. Son accent, ainsi que son attitude gauche le clamaient assez, mais au cas où cela n’aurait pas été assez évident, elle portait une tenue sombre. Un véritable cliché vivant. Je n’appréciais guère les Espagnols, ces étrangers au fanatisme dérangeant, qui se permettaient de sermonner tous les autres chrétiens, sous prétexte que leurs dirigeants portaient le titre de Souverains Très Catholiques. Titre décerné par le Pape Borgia en son temps, et qui en avait donc d’autant moins de valeur à mes yeux. Et comme si cela n’était pas assez, notre demi-Espagnole de reine –car il ne fallait pas oublier qu’elle était issue de la lignée de Castille et d’Aragon, fille des Souverains Très Catholiques susmentionnés- avait épousé un de ces ultras catholiques… Ultra-hypocrites, plutôt !
Je fis néanmoins un effort pour ne pas laisser paraître mon mépris, et répondis aimablement à l’étrangère, que je pris au passage le temps de détailler :

Je le ferai avec plaisir… señora d’Altafuente.

Mon accent espagnol devait être affreux, je n’en doutais point, mais il fallait boire le calice jusqu’à la lie, comme le disait le proverbe. Quelques mois en compagnie de la plus manipulatrice des dames de la Cour m’avaient vite appris à comprendre qui étaient les gens avant même de leur parler vraiment, et tout, dans son attitude comme dans ses paroles, prouvait qu’elle ne parlait que peu notre langue. Ce qui signifiait qu’elle ne côtoyait que des Espagnols, ou presque. Or, puisqu’elle nous avait désigné des places si proches du chœur de l’abbaye, elle ne pouvait faire partie des émigrés de moindre rang arrivés récemment : elle devait donc faire partie de l’entourage du Roi, ou de la Reine. De la Reine, plus probant : une femme dans l’entourage royal masculin était une maîtresse, et par conséquent rarement mise aussi en avant. Quoique, on avait déjà vu des dames d’honneur de reines devenir finalement femmes de rois…

Catherine Holmes, pour vous servir : je suis la pupille de Lady Stanhope, veuve Seymour, duchesse de Somerset.

En attendant qu’elle décline à son tour l’identité de son employeuse –illustre, si j’avais visé juste- j’observai plus avant ma nouvelle connaissance. Elle avait de magnifiques cheveux bruns, d’un brun chaud inconnu de nos contrées, qui ruisselaient sur ses épaules et sur sa poitrine généreuse. Le noir la rendait plus mince qu’elle ne devait réellement l’être, mais je devais néanmoins faire pâle figure à ses côtés, avec ma peau aussi blanche que les pierres qui nous entouraient et mon physique somme toute assez commun. Ses yeux vert pâle semblaient dépourvus d’animosité, pourtant je restai sur mes gardes alors que nous nous asseyons. Cette messe ne serait définitivement pas une partie de plaisir…




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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Dim 16 Aoû - 13:58
    Ces morts n'étaient qu'un prémisse. Ces morts n'étaient qu'un début, le début de l'embrasement de l'Angleterre. J'avais du mal à comprendre pourquoi il en était ainsi, mais j'avais cru comprendre par moi même, que j'étais un homme bien souvent trop tolérant vis à vis de bien des choses, notamment en ce qui concerne la religion. J'étais catholique, de naissance, et je ne voyais pas de raison de changer de religion, parce que je ne me posais sans doute pas les bonnes questions. Elle avait dans ma vie une place importante, mais mon culte n'était sans doute pas le plus pieux qui puisse exister dans ce bas monde, il était un peu formaliste. J'agissais selon ce que l'on m'avait enseigné, sans me poser plus de questions que cela, parce que tout cela me convenait à merveille. Peut être que si je cherchais plus loin, que je tentais de fouiller plus en profondeur les écrits sacrés, peut être alors me poserais-je quelques questions concernant la religion que je pratique, mais ce n'était pas le cas. Cependant, comme beaucoup de monde, j'allais me rendre à l'Abbaye de Westminster en ce mois de mars 1 555. Le temps file rapidement, si bien que je suis désormais ici en Angleterre depuis 14 mois. Je n'ai jamais été éloigné de chez moi aussi longtemps depuis que je ne suis plus un soldat, mais simplement un comte, conseiller du roi. Mais j'ai comme l'impression de ne plus être à ma place, comme si le vent de répression me faisait dire que je devais rentrer au pays dans les semaines ou les mois à venir. Si pour le moment, le vent était dans notre sens, j'entends par là, dans le sens de Mary la Sanglante, ce vent ne serait pas toujours dans ce sens là, il tournerait, à un moment ou un autre, la guerre civile ne serait peut être pas si loin que cela de nous. Même si j'étais un soldat dans l'âme et que j'avais l'habitude des combats, je préférais toujours quand une situation s'améliorait par le dialogue, mais malheureusement, ce n'était que rarement le cas. Ici, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, je dois bien vous l'avouer. Mais pour le moment, il n'y avait que de la répression, et celle-ci était de plus en plus virulente. Je ne cautionnais pas spécialement tout cela, mais je n'en disais rien, je n'avais pas envie de me faire scalper, ou quelques choses d'autres. Je me rendais compte que c'était une réaction bien égoïste de ma part, mais mes aspirations sont ailleurs, voyez-vous. J'ai envie de trouver une belle jeune femme, simplement pour me marier et tenter de fonder une famille, et d'être le plus paisible possible. J'arrivais donc à l'Abbaye de Westminster, je croisais quelques visages connus, comme bien souvent, mais je ne m'attardais sur aucun d'entre eux, comme si j'étais dans une bulle hermétique. Mon regard se posa pourtant sur Héléna Sheridan, accompagné d'Annabeth. Notre précédente rencontre s'était terminée par une danse dans un endroit à l'abri des regards. Il était évident qu'ici ce n'était pas possible mais je lui faisais un petit sourire, ceux qui ne sont pas méchant ou intéressé, ceux qui ressemble à un sourire simplement amical. Je prenais donc place, au milieu de la foule. Peut être qu'une connaissance viendrait à mes côtés, je ne savais pas, je le verrais bien, cela ne me posait de toute façon aucun problème.
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Lun 17 Aoû - 10:32


Westminster Abbay.



Le soleil doucereux caressait les plantes qui commençaient à poindre derrière leur manteau de givre. L'hiver avait été rude pour tous et le printemps était attendu avec impatience. Les quelques moyens utilisés par la Reine pour réchauffer l'atmosphère n'avait fait que le contraire. Des tâches calcinées jonchaient le sol et le souffre et la chair carbonisé accompagnait les premières odeurs matinales. De quoi endurcir le peuple. Qu'il soit pour ou contre les méthodes draconiennes de la couronne.
Les ordres étaient les ordres. Si Mark Earnshaw ne croyait pas qu'un feu de joie puisse aider la conversion de force des protestants, il exécutait les ordres sans poser de question. En tant que catholique, il avait appris la charité et le respect de la vie. C'était sans aucun doute une vertu oubliée par les conseillers religieux de Mary. Surnommé désormais par les chuchotements de la capitale Bloody Mary. Le soldat ne voulait pas user sa matière grise en réflexion théologique ou politique. Pourtant, il déplorait une chose : un partie de la ville, celle contre les méthodes de la reine, ne voyait en lui qu'un assassin. Un bourreau. Un monstre tueur d'enfants. Certes il avait arrêté des hommes sous le simple prétexte qu'ils étaient ennemi de la foi anglaise, protestants, sympathisants protestant, comploteurs, quasi-comploteur, suspects... Il les avait conduit dans les geôles qui étaient leur dernière maison. Il avait parfois était le dernier à les voir en liberté. Mais les ordres...

Aujourd'hui, tous devaient se rendre à l'Abbaye de Westminster. Chacun avait ses propres raisons. Prier. Prier pour leurs morts. Pour sauver leur vie, celles de leurs enfants, leurs amants, leurs pairs. Prier pour sauver son âme. Ou pour se repentir. Mark avait choisi cette dernière. Les dernières scènes macabres qui s'étaient déroulées dans la ville avait créé en lui un petit quelque chose de neuf. Une incompréhension. Cette incompréhension, graine germée, l'amenait à se poser de nombreuses questions. Ce qu'on évite en général dans la garde royale.
Afin de se faire pardonner ses pêchés, ses actes à l'encontre de la foi qu'on lui avait appris enfant, à l'encontre de son amour pour son prochain mais aussi pour se faire pardonner les pensées contradictoires qui naissaient en lui. Ce sentiment d'injustice qui le quittait plus. Pourquoi sa petite princesse était-elle enfermée ? Pourquoi autant de personne mourrait pour le même Dieu ? Il avait envie d'une nouvelle ère. Où les anglais pourraient se divertir et s'éloigner des batailles politiques qui agitaient les hommes et femmes d'en haut. Au sang d'or.

Sur le parvis de l'Abbaye, Mark chassa ses pensées honteuses. Aidé par les couleurs des robes des dames et leurs coiffures qui laissaient parfois deviner leurs nuques. Certaines portaient sur elles les traits d'une femme qui avaient pleurer leurs proches. D'autres, sûres d'elles, affiché l'air de fervente catholique qui les quittait aussitôt leurs jupons retroussés. Notre soldat sourit à cette bien pécheresse idée.
Vêtu de son habituelle tenue noire de soldat de la garde qui rehaussait le brun de ses cheveux, il avait l’œil bleu vif et pétillant. Sa haute stature et son torse musclé lui conférait une silhouette d'athlète. Son sourire en coin, presque narquois, laissait penser à un enfant trop vite grandit. Un coquin. Il entra dans l'abbaye, le dos droit et chercha une place pour s’asseoir. Il reconnut la belle Anne de Clèves qui discutait avec une femme qu'il ne connaissait pas. En tournant la tête pour ne pas laisser croire à ses dames qu'il la fixait, il vie l'espagnol rencontré dans le pub s'installer. Une place de libre. Mais Mark n'avait aucune envie de lui tenir compagnie.

Il resta alors en retrait.

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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mar 18 Aoû - 10:45


l'angleterre à genoux
Plus les jours passaient, plus ma vie me semblait aussi incertaine qu'elle l'avait été en France, après avoir lamentablement échoué à empoisonner mon époux. Tous les jours la crainte qu'il me retrouva me hantait et je m’imaginais déjà le croiser à chaque coin de rue. Certes, le simple fait qu'il traversa le royaume de France puis la Manche pour me punir semblait improbable pour une personne telle que lui, mais la folie qui emprisonnait son esprit pouvait lui faire faire n'importe quoi. Et spécifiquement quand il se trouvait dans une colère noire. Cependant, cette peur qui me rongeait s'avérait presque infondée après deux ans à ne pas avoir de nouvelle de lui aussi bien de près que de loin. Non, mon angoisse portait sur la nouvelle tendance meurtrière de la reine Mary Tudor. Si je ne l'aimais pas auparavant, c'était bien pire aujourd'hui ! Voilà quelques jours, elle avait brûlé cinq Protestants. Alors qui sait ce qu'elle me ferait à moi ? J'étais une étrangère, une française de surcroît, Protestante connue de tous avec un penchant certain pour la provocation. Il était évident que ma vie n'était plus aussi sûre qu'il y a deux ans et pour cela je devais me montrer sous mon meilleur jour. Descendante des Borgia et des souverains de Navarre de par ma mère, de la fameuse famille des Bourbon de par mon père, du sang royal courait dans mes veines et pour sûre, je comptais en jouer. Après tout, Claude, mon frère, était un proche du roi de France et ce dernier n'aurait certainement pas apprécié qu'un de ses compagnons perde sa sœur tant aimée.

Voilà pourquoi, en ce jour de mars 1555, je m'étais levée de bonne heure et préparée avec l'aide de Béatrix pour devenir la parfaite petite catholique. Si au fond de moi je n'avais aucune préférence pour le catholicisme ou le protestantisme, soutenir ces derniers devenait une question de principe pour moi. Je repensais à la réunion qu'avait organisée Lady Cavendish. J'avais alors avoué à la petite assemblée que je ne désirais pas mettre ma vie en jeu pour la cause protestante, même si je voulais sincèrement les aider. Je tenais bien trop à mon existence pour la sacrifier que cela leur plaise ou non. J'étais égoïste et cela depuis bien des années, ce n'était nouveau pour personne. J'avais appris au fil des événements que le monde ne connaissait pas la générosité et que même lorsque vous seriez au plus bas, ceux qui se prétendent vos amis de vous viendrez pas en aide. N'était-ce pas ce qui s'était passé avec Agnès Livingstone ou bien encore Priam d'Anjou ? Ne m'avait-il pas délaissé parce que mes parents avaient choisi une voie différente que la leur pour moi ? Ainsi, j'avais fini par me forger une carapace de jeune femme égocentrique, vaniteuse, frivole et volage qui m'allait très bien.

Et c'est avec cette image collant à ma peau comme de la poix que je pénétrais dans la grande abbaye de Westminster. Mon pas était léger et mes joues légèrement rosies par le vent frais de mars. Je savais que j'étais d'une beauté classique et mon teint blanc était tout aussi prisé que mes longs cheveux blonds. J'attirais le regard de plusieurs hommes à peine eus-je posé un pied sur le sol de marbre du lieu sacré. Je jetais alors un regard aux alentours et vit un homme en habits sombres un peu en retrait dans la royale église. Un sourire charmeur aux lèvres, je délaissais Béatrix pour rejoindre cet homme solitaire. Je ne le connaissais pas, ne l'avais jamais vu et comptais bien remédier à cela. M'approchant de l'homme qui avait tout d'un garde, je l'interpellais d'une voix suave. Si Dieu me voyait en cet instant, il m'enverrait sûrement en enfer.

« Excusez-moi de vous poser cette question mais que fait un garde royal dans une église . La reine craint-elle tellement ces soi-disant hérétiques qu'elle doit faire appel à vous alors que la Messe ne va pas tarder à être célébrée ? Ou bien peut-être êtes-vous seul, reculé dans votre coin sombre car vous attendez quelqu'un ? Pour ma part je n'attends personne alors je peux vous tenir compagnie. À moins que vous préfériez que je vous laisse . Dans ce cas dites-le-moi et je partirais trouver une autre escorte. »

© charney



Dernière édition par Marguerite de Bourbon le Mer 26 Aoû - 21:21, édité 1 fois
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La Famille Royale
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mar 18 Aoû - 11:56
L'ANGLETERRE A GENOUX
THE COURT AND ANNE

And I'm thinking 'bout how people fall in love in mysterious ways. maybe just the touch of a hand. well, me—I fall in love with you every single day. ✻✻✻
Une nouvelle ère avait commencé pour l'Angleterre. Une ère de renouveau, relevant le pays de ses cendres. L'hérésie protestante allait bientôt disparaître du pays et si Dieu le voulait, du monde entier. Si je m'étais sentie mal lors de l’exécution du prédicateur Saunders, ce n'était certainement pas parce que j'avais eu pitié de ses souffrances, mais bien parce que l'odeur de chair brûlé m'avait donné des nausées. Je m'étais retrouvée bien honteuse à avoir un tel comportement devant Arthur qui lui n'avait pas flanché d'un pouce. Or, il était un garde royal et de telles odeurs, il devait en sentir bien plus que moi. En effet, on ne pouvait pas dire que des flagrances dignes de la mort elle-même régnaient à Whitehall tant les nobles se parfumaient pour ne pas empester. Pour ma part, je me contentais de prendre des bains et cela m'allait très bien. Je n'avais pas ainsi à faire preuve de vanité en m'aspergeant de senteurs exotiques qui coûtaient une fortune. Et ce même si ma famille avait assez d'argent pour m'en acheter.

Ce fut notamment pour cette raison que je me vêtis d'une simple robe noire, possédant quelques perles sur le corset. J'avais beau vouloir faire montre de pénitence, je n'en restais pas moins une descendante des Plantagenets et je me devais de montrer au monde que le même sang que notre bien-aimée reine Mary Tudor coulaient aussi dans mes veines, même si son importance était clairement moindre. Cependant, cela ne voulait pas dire que j'avais besoin d’exhiber mes illustres ancêtres par une tenue extravagante alors que je me rendais tout simplement à une Messe. Non, pas une simple Messe en vérité. Celle-ci avait été mise en place pour que les Protestants les moins virulents se repentissent, comme l'avait fait par exemple Lady Stanley dans son enfance. Personnellement, je n'arrivais pas à me décider quoi penser face à ces personnes qui avaient tout de traîtres. Pour ma part, je ne croyais que les vrais catholiques, ceux qui étaient restés fidèles à la vraie foi malgré les difficultés instaurées par les anciens souverains contre eux. Je restais donc méfiante face à ces converties qui se disaient catholiques mais n'en restaient pas moins hérétiques au plus profond d'eux-mêmes.

La foule était déjà bien présente tandis que je pénétrais dans l'enceinte sacrée. Je reconnaissais certains visages comme celui d'Archibald Campbell, un homme détestable qui se plaisaient à torturer l'esprit de ma pauvre amie Jane Stuart, ou bien celui d'Elena d'Altafuente que je n'avais vu qu'une fois, lors d'une attaque des Protestants. Bien que je ne la connusse pas vraiment, ses origines espagnoles me rebutaient. Je n'appréciais guère leur présence à la cour d'Angleterre que je jugeais malvenue alors que le pays avait d'avantage besoin d'une alliance avec l’Écosse. Et comme pour se rire de moi, Dame Fortune ne me donna pas d'autres choix que de m'asseoir aux côtés d'un homme que je n'avais jamais vu (Gomez de Figueroa), mais qui par son apparence semblait fort appartenir à ces gens du sud. Suite à un long soupir plein de détermination, je m'installais à ses côtés, lui adressant à peine un regard.

« Bonjour, my lord. »

✻✻✻
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Dernière édition par Anne Somerset le Mer 2 Sep - 19:52, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mar 18 Aoû - 17:50
Tous ∞ Annabeth

La vie d’Annabeth Blackwood avait pris un nouveau tournant, depuis quelques mois. Une sœur était entrée dans sa vie, apportant un nouvel espoir, une nouvelle personne sur laquelle elle pouvait se raccrocher. La jolie brune n’était plus seule, elle avait une famille et cette famille était Rosemary. La poupée brisée par la vie et par une sorcière avait maintenant un nouveau but dans sa vie, celui de protéger et d’aimer sa jeune sœur, qui en avait tellement besoin. Annabeth n’avait pas que la jolie Rosemary, depuis quelques mois, elle passait aussi beaucoup de temps auprès de sa maîtresse et chère amie Héléna Sheridan, qui depuis une chute dans un lac souffrait d’un mal, dont on ne connaissait pas la nature. La comtesse de Lancastre avait approché la mort de près, bien que non croyante, Annabeth s’était mise à prier longuement pour elle, se rendant aux messes, mais aussi à la chapelle, pour demander à Dieu de protéger son amie. Elle n’avait jamais pleuré, gardant son courage, protégeant la comtesse de la solitude et de la monotonie de la maladie. Elle lui avait parlé du temps dehors, des derniers potins de la cour et elle avait même pu lui lire ses courriers et des livres, grâce aux enseignements qu’elle avait pu recevoir. Savoir lire avait ouvert des portes à l’ancienne courtisane, qui avait pu découvrir un monde insoupçonné et tellement merveilleux. Veiller Héléna lui avait beaucoup apporté et depuis que celle-ci pouvait enfin sortir au dehors, elle se sentait fière d’être restée chaque jour à ses côtés. Bien sûr, le revers de tout cela était qu’elle avait négligé Rosemary. Sa petite sœur connaissait son devoir envers sa maîtresse, elle ne lui en avait jamais tenu rigueur, cependant Annabeth s’inquiétait beaucoup pour sa jeune baronne de sœur. Elle savait Rosemary protestante et elle craignait que celle-ci, en mémoire de son fiancé ne fasse des folies en s’alliant avec un groupuscule protestant. Des protestants étaient aujourd’hui brûlés en place publique et pour rien au monde, Annabeth voulait perdre l’unique membre de sa famille.

L’une des premières sorties de la comtesse fut pour aller prier Dieu en l’abbaye de Westminster. Tout naturellement, Annabeth avait souhaité l’accompagner, pour rester à ses côtés et la protéger, au cas où le mal se présenterait à nouveau. La jeune femme avait toujours une certaine appréhension en franchissant les portes d’une église, elle avait le sentiment de ne pas être à sa place et surtout que le sermon du prêtre la désigne. Elle entra tête basse, tout en marchant aux côtés de la comtesse. L’abbaye était presque vide et elles purent ainsi s’installer dans les premières. Les deux femmes restèrent silencieuses, les yeux d’Annabeth restèrent pendant quelques temps fixés sur le sol, mais ils se redressèrent, quand un homme à fort accent écossais (Archibald) s’installa auprès de la comtesse. Pour ne pas paraître désobligeante, envers un homme qui selon toutes les apparences étaient nobles, elle préféra ne pas le détailler et poser son regard sur la croix, tout en pensant à sa jeune sœur Rosemary, qu’elle ne voyait pas parmi l’assistance. Etait-ce un signe ? Rosemary se mettait-elle en danger ?

« Il y a beaucoup de monde. » Chuchota la jeune femme à Héléna, en se faisant aussi entendre de l’Ecossais à leurs côtés, tout en passant sa tête par-dessus l’épaule pour regarder la foule. De loin, elle put voir Gomez Suarez avec qui elle avait partagé une danse, il y a quelques moins de cela. Il y avait aussi des dames, avec leurs livres de psaumes entre les mains. En retrait, elle put voir un garde, seul, qui fut rapidement rejoint par une femme, dont les pensées ne devaient certainement pas être pieuses. Annabeth connaissait les charmeuses et quand elle en voyait une, elle parvenait vite à les reconnaître. « Cette femme ne doit vraiment pas avoir les pensées pieuses pour aborder ainsi ce garde, dans un tel lieu. » Disait-elle tout en désignant la noble dame, qu’elle ne connaissait pas, en compagnie du garde.
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mar 18 Aoû - 21:26


Event n°14



" La répression n’a pour effet que d’affermir la volonté de lutte de ceux contre qui elle s’exerce et de cimenter leur solidarité…. "


Mars 1555 ♣ Chacun avait une raison différente de se trouver dans cet édifice en ce jour. Avoir la conscience tranquille, prouver à tous que nous sommes de bons catholiques, montrer notre conversion, afficher son allégeance à la Reine. En cette période de cruelles incertitudes - les moutons devaient montrer patte blanche avant d’être dévorés par les loups qui rôdaient par là. C’était le cas de Joane Barrow dont le mari venait de se faire arrêter, enceinte elle attendait sagement à l’entrée que les personnes de haut-rangs soient installées. La douce Catherine Carey lui proposa d’entrer à ses côtés, inquiète de la santé de la future mère ; il n’était pas bon d’attendre ainsi dehors par ce temps peu clément. Ex-Reine d’Angleterre et avec un maintien imposant, Anne de Clèves appuya les propos de Lady Knollys et pria les deux femmes de la suivre, enceintes, elles devaient toutes deux se préserver.

Archibald Campbell, mari de Jane Stuart assistait à sa première messe catholique dans le but de se faire bien voir aux yeux des Anglais. C’était la place à côté d’Héléna Shéridan et d’Annabeth Blackwood qu’il convoitait, excellent choix ! Archibald Campbell devrait bien s’entendre avec la Comtesse de Lancastre qui faisait son grand retour après de longs mois de maladie. Agnès Keith était également présente, assise à côté d'Héléna Shéridan à qui elle avait parlé.

L’Église se remplissait peu à peu, anglais et étrangers unis en ce jour pour la même cause du moins en apparence. Après l’Écosse, Elena d’Altafuente et son charme espagnole fit connaissance avec Catherine Holmes lui proposant de s’asseoir à ses côtés. Les places devenaient de plus en plus rares. Le beau Gomez de Figueroa était également là, la présence d’Annabeth ne lui échappant pas il s’assit au milieu de la foule, rapidement rejoint par Anne Somerset qui n’eut pas d’autre choix que de s’asseoir à ses côtés. Les Espagnols devaient représenter leur roi et leur patrie.

Perdu dans de sombres pensées, Mark Earnshaw resta à l’écart de la populace, ne voulant pas partager un siège avec le Comte de Féria et ne voulant pas qu’Anne de Clèves le voit les regarder. Un garde bien mystérieux qui devrait oser et aller parler à l’ex-reine d’Angleterre. Ce serait surement pour un peu plus tard puisque la sulfureuse Marguerite de Bourbon l’aborda avec des questions très pertinentes. Sa présence auprès du garde faisait déjà jaser le clan Shéridan/Blackwood !

Une fois, tout le monde correctement installait, le cérémoniale débuta. La messe se déroula sans anicroche, excepté des regards malveillants à droite et à gauche, lancés par des catholiques peu scrupuleux qui jaugeaient chaque personne pour vérifier que tout le monde rendait hommage à Dieu. Certains, protestants probablement qui, étaient là seulement pour faire acte de présence, ne récitaient pas les psaumes, ni les chants religieux. C'était très mal vu dans l'assistance, certains craignaient déjà des débordements à la fin de la messe.

La tension monte, des messes basses sont prononcées, des chuchotements ici et là...la suite promet d'être intéressante...

Information sur le jeu : Ce second tour durera jusqu'au 1er septembre 2015, merci d'avoir fais des petits groupes. Malgré la messe vous pouvez continuer à papoter, pas trop fort.

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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mer 19 Aoû - 12:34


Westminster Abbay.





La messe allait commencer. Les encens brûlaient à l'intérieur de l'abbaye et leur odeur capiteuse nous accueillait dés l'entrée. Il laissa les dames et les messieurs dont l'importance les recommandait à l'avant entrer en premier. Un peu en retrait, il ne put néanmoins s'empêcher de regarder Anne de Clèves entourée de deux dames enceintes ainsi que de leurs femmes respectives. Si leur état rehaussait leur teint et leur beauté, notre soldat n'avait d'yeux que pour l'ancienne reine. Il se souvint de leur première rencontre lorsqu'il l'avait rejoint dans son palais pour écouter ses ordres camoufler par un accueil chaleureux et une douce digression sur les fleurs. Il s'en souvenait comme si c'était hier. Était-ce lui qui n'avait pas changer ou la belle lady ? Sa haute naissance lui conférait toujours ce port somptueux. Elle s'installa et demanda à ses amies de fairde de même. Mark ne put réprimer un sourire amusé à la vue de cette scène. Anne avait toujours cette façon si naturelle de parler et d'agir qu'elle semblait avoir oublié son rang. Pourtant, n'était-ce pas l'âge qui conférait aux femmes un peu plus de naturel alors que leur jeunesse exigeait d'elle une maîtrise parfaite ?
Il affichait un sourire franc et séduisant quand il croisa son regard. Ne pouvant l'aborder de façon si cavalière entourée de toutes ces femmes, il s'inclina respectueusement, espérant la saluer plus convenablement à la fin de l'office.

Toujours à l'écart, ils observaient les habitants et invités s'entasser dans la maigre nef de l'abbaye. Quand il se fit apostropher par une voix suave. Sans cacher son étonnement (ne sommes-nous pas dans une église ?), il se tourna vers une femme à la beauté tentatrice (Marguerite de Bourbon). Le teint blanc, comme il l'aimait, la blonde chevelure, la bouche gourmande. Elle avait tout pour plaire. Tout dans son expression trompait un air volontairement aguicheur.
Il posa ses yeux bleu sombre sur elle et les laissa glisser le long de ses courbes. Il les laissa traîner quelques millièmes de seconde sur sa bouche, sa gorge et ses hanches avant de plonger son regard dans le sien. Il répondit à ses questions en souriant.

« Sa majesté ne m'a pas mandé ici dans le but de contrôler les hérétiques. Elle sait pertinemment que ses sujets le feront à ma place, lui rapportant toutes attitudes non conforme aux bonnes attentes catholiques.»

Mark aurait voulu mettre un peu moins d'ironie dans sa réponse. Il était lui-même catholique mais ses dernières pensées le hantaient. Changeait-il de bord ? Non, bien-sur que non, il était un Earnshaw. Connu et reconnu pour sa fidélité... au travail.

« Je ne suis là que pour prier. Je n'ai malheureusement pas la liberté, en ces temps douteux, de me promener en civil. »

Il fallait aussi, évidemment, éviter les débordements durant l'office si certain se sentait d'humeur révoltée. Il était là à l'image du gouvernement de la reine : austère, drastique et représentant de l'ordre. Si ses pensées concernant son rôle au sein de la poigne de fer de la couronne commençait à lui déplaire, il n'en était pas à se rebeller. Au contraire. Les ordres...

Reprenant son sourire charmeur, il accepta l'invitation de la dame. Décidément, pensa t-il, cette coquine là a tout pour me plaire. Dommage que ses cheveux ne soient pas plus cuivré, je l'aurais bien fait rater son office...

« Je vous escorterai volontiers. Voyez-vous un inconvénient à ce que l'on se place au début de la nef ? Je ne serai pas à ma place entre les reines et les princesses. »

L'office allait commencer d'une minute à l'autre. Mark attendit que la dame ait prit place avant de s'installer à ses côtés. Quittant des yeux sa toilette pour la voûte sublime de l'abbaye, il faillit partir dans de nouvelles rêveries. Mais la coquetterie de sa compagne l'arracha à ses songes et il revint tout à elle, lui lançant un regard brûlant et très peu recommandé par la foi catholique.

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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mer 19 Aoû - 18:37

L'Angleterre à genoux, Mars 1555



L'Espagnole prit place sur le banc laissant la jeune femme en faire de même. La messe allait bientôt commencer et les allées de l'Abbaye de Westminster se remplissaient à une vitesse folle. Elena aperçut l'élégance d'une femme qui se tenait à proximité de deux pauvres femmes enceintes. Il y avait aussi un garde à l'entrée un peut en retrait vite rejoint par une femme aux allures volontairement aguicheuse d'après ce que la Brune pouvait en conclure. Elle fixa la Blonde et discrètement se signa. Comment pouvait-elle s'afficher de la sorte dans un lieu et un moment pareil. « Que Dieu la protège des mauvaises langues, les serpents se délectent facilement des chairs fraîches » pensa la belle espagnole. Au détour d'un regard posé sur l'assemblée, la jeune future duchesse de Malaga aperçut Gomez Suarez. Elle lui adressa un maigre sourire qui se perdit sûrement dans la masse des visages qui s'étaient regroupés en ce jour de grande messe. Sa compagne du jour accepta son invitation et s'étant assise à ses côtés entreprit de deviner qui elle pouvait bien être. Son accent espagnol fit sourire la native. Mais elle ne se moquait pas véritablement de la nordique. Elle avait elle aussi dans le cas inverse bien du mal avec l'anglais qui restait laborieux.

La rouquine finit par se présenter. Au départ Elena ne trouva rien à redire mis à part le fait qu'elle était anglaise et sûrement contre la présence des espagnols sur les terres de la reine Mary Tudor. Mais le simple nom de la Duchesse de Somerset, Lady Stanhope fit grincer les dents de l'Andalouse. Elena se méfiait comme de la peste d'Anne Stanhope ne comprenant pas l'intérêt que pouvait lui porter la reine. Mais plus encore elle n'avait pas confiance en cette femme qui prétendait être catholique. Se devant de répondre à la présentation de la jeune femme, mais se devant également de ne pas parler trop fort puisque la messe s’apprêtait à être célébrée, Elena prit le parti de parler à voix basse s'obligeant à se rapprocher de la rouquine.

« Comme je vous l'ai dit plus tôt je suis Elena d'Altafuente, fille du Duc de Malaga. Je suis l'une des Dames d'Honneur de la reine. Ainsi fut la volonté de notre bon roi Carlos Quintos. »


La messe se déroulait au départ pour le mieux. Mais vite des messes basses furent poncées et Elena lança des regards courroucés à ceux qui osaient bavarder et lancer des commérages alors que leur cœur devait en ce moment être totalement dévoué au Seigneur. Catholique véritable ou protestants bien obligés de faire semblant, l'Espagnole s'en moquait pour le moment. Ce qu'elle leur reprochait était tout simplement de briser le silence qui se devait de régner en ces lieux sacrés.

« Quelle impolitesse, de quel droit se permettent-ils de bavasser pendant une messe ! » siffla-t-elle entre ses dents. Ses doigts jouaient avec un chapelet et lorsque les psaume étaient chantés, sa voix s'élevait dans la nef de l'Abbaye. Mais la plus part du temps elle se murait dans des prières sourdes. Elle priait pour son père resté en Espagne loin d'elle, pour sa mère désormais auprès de leur bien aimé Seigneur. Se tournant à nouveau vers sa compagne de messe, Elena lui chuchota.

« Vous ne trouvez pas cela déplacer. De chercher à savoir si des protestants se trouve parmi nous. Je veux dire, je suis certaine qu'il y en a ici, mais Dieu les punira s'il le juge nécessaire. Ce n'est point à nous pauvre mortel que nous sommes de faire la justice de Dieu. Seule la Reine à dire vrai en a le pouvoir et sa volonté témoigne de celle de Dieu le Père. »

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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Jeu 20 Aoû - 18:19

L'Angleterre à genoux
Les faibles ont des doutes avant de prendre une décision. Les forts, eux, les ont après. ••• J'étais terrorisée à l'idée d'entrer dans ce lieu vouant un culte extrême à la fois catholique. Je craignais de ne pas être à la hauteur, de ne pas parvenir à montrer ma soumission. Je le reconnais, j'hésitais à rentrer chez moi, à repartir dans ma petite habitation. Mais si je faisait cela je montrais au monde que je cautionnais et que je soutenais les actions de mon époux à l'encontre de la Reine d'Angleterre et dans ce cas-là. Je n'ai plus aucun espoir de continuer à vivre, je ferais surement de mon enfant un orphelin et Oliver mon ainé me suivra sur le bûcher. Non ! A cette pensée, le courage le revenait et malgré la boule que j'avais dans l'estomac il fallait que j'entre. Pour le salut de mes enfants.

Mais alors que je restais toujours sur le parvis de Westminster, décidée, certes mais encore incapable de bouger, une dame étant dans la même condition que moi s'approcha pour m'encourager à gravir les marches avec elle. C'était bien aimable de sa part et son appuis me permis de retrouver un semblant de confiance en moi.

« Je vous remercie Madame, laissé moi me présenté, je me prénomme Joane »

Dis-je doucement alors que nous pénétrions dans l'abbaye. Généralement je me présentais avec mon nom et mon prénom, mais je préférais faire taire mon patronyme après tout ce qu'il a engendré, maintenant toutes les rues de Londres connaissent Barrow, pas pour les robes ou pour l'art de la forge, non ce nom est désormais lié à la trahison. Il valait donc mieux ne point l'exprimer à haute voix. Je gardais la tête basse tel une dame pieuse mais mes pensées n'étaient nullement tournées vers dieu, en réalité je priais pour que personne ne me reconnaisse. J'avais également posé une main bienveillante sur mon ventre rebondis tentant ainsi que calmer l'enfant qui, n'avait de cesse que de se tortiller dans mes entrailles. Nous fûmes rejointes rapidement par une très grande dame, j'avais peine à croire que la Reine d'Angleterre, enfin ancienne Reine venait de s'adresser à nous comme si nous étions de vieilles amies. Il semblerait que Lady Anne de Clève connaisse personnellement la dénommée Lady Knolly. Nous suivîmes donc lady Clève et je pus réprimé un soupire de soulagement en pouvant enfin m'assoir. Je me tourne alors vers Anne avec un sourire extrêmement reconnaissant.

« Madame, je vous remercie vivement de me permettre de vous assoir à vos côtés, c'est un honneur »

Dis-je à voix basse sans réprimer mon sourire. Après tout Anne était un peu comme moi, dans le sans ou elle à vu le jour en terres protestantes et elle fut obligée de se convertir. Mais cela lui sied à merveille je dois dire.

La messe débuta après quelques minutes, je décidai de baisser la tête essayant de mouvoir mes lèvres faisant ainsi semblant de prier. Mais j'avais énormément de mal à me concentré étant donné que je subissais les douleurs perpétuelles de mon enfant à naitre et je commençais à craindre qu'il ne souhaite venir au monde bien plus tôt que prévu.

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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Jeu 20 Aoû - 19:48

L’Angleterre à genoux



J'avais espéré rester seule durant ce simulacre d'office religieux que la Reine nous forçait à subir, mais je m'aperçus assez vite qu'il n'en serait rien. Cette mince consolation me fut interdite par l'arrivée quelque peu incongrue d'une demoiselle hispanique, qui semblait être tout sauf à sa place ici. Tout, dans son attitude comme dans ses paroles maladroites, indiquait l'étrangère. Ce qui signifiait qu'en plus d'être surveillée, j'allais l'être par une Espagnole. Même cela ne me serait pas épargné...
Moi qui détestais d'instinct les fanatiques, surtout lorsqu'ils s'avéraient catholiques, je ne pouvais bien entendu pas sentir ces étrangers. Une grande partie de mon aversion pour le pouvoir royal venait de là : sans avoir été moi-même initiée au jeu des trônes, je me demandais pourquoi la Reine avait choisi d'épouser un Espagnol, plus que tout autre, alors qu'elle aurait dû consolider nos alliances encore fragiles avec les autres puissances du continent.

Je l'avais subodoré, et elle me le confirma : Elena d'Altafuente était au service de notre souveraine. Voilà qui n'était pas fait pour nous rapprocher... En effet, malgré la loyauté que je vouais à Lady Stanhope, qui était proche de Mary Ière, je n'aimais pas plus la reine sanguinaire que les ibères qu'elle amenait en masse dans notre beau pays. Cependant, j'eus la surprise de voir le visage de la belle brune se rembrunir un moment, à la mention du nom de mon employeuse. Proche de la Reine, mais pas aveugle pour autant... Peu de gens appréciaient la veuve d'Edward Seymour : peut-être aurais-je été de ces gens, si ma mère ne m'avait envoyée vers elle. Mais voilà, elle l'avait fait, et cette femme m'avait prise sous sa protection, chose pour laquelle je lui étais redevable. Peu de gens auraient accepté aussi facilement d'accueillir une fille de protestants sous son toit, en ces temps plus que troublés... Je n'étais pas aveugle, cet accueil avait un prix : celui de mon innocence. L'araignée comploteuse avait eu tôt fait de m'entraîner dans ses machinations, mais après tout, n'était-ce pas logique ?

Tentant au mieux de rester impassible, je me concentrai sur mon psautier lorsque la messe dominicale débuta pour de bon. Le latin ne me venait guère naturellement, mais je fis de mon mieux pour chanter le plus juste possible. Ce qui n'était pas facile, dès lors que de nombreuses rumeurs emplissaient la cathédrale. Les gens parlaient, compris-je rapidement. Cela ne se passait pas exactement comme la reine l'avait prévu, je l'aurais parié. Mais l'heure était loin d'être aux paris, alors je revins à mes répliques latines, faisant comme si rien ne pouvait me distraire de ma foi.
L'Espagnole n'était apparemment pas aussi douée que moi pour ignorer les malotrus. Elle finit par vitupérer contre les bavards, discrètement mais pas assez. Ne restant pas en reste, je glissai discrètement

Vous avez tout à fait raison, ceci est pour le moins incorrect !

Je parvins de justesse à garder une contenance, mais intérieurement je jubilais. Q'ils continuent... Oh oui, qu'ils continuent, que tout le monde en soit incommodé, et surtout la Reine ! Qu'elle comprenne que le catholicisme est mort en Angleterre ! Un feu sauvage s'était embrasé en moi depuis que les bûchers de la place publique avaient fini en cendres, un feu que je ne pouvais contenir qu'à grand-peine tant il rugissait.
Mais bientôt, la señora ne se contenta plus de marmonner dans son coin, et se tourna plus franchement vers moi. Ah, l'hypocrisie des catholiques ! Un instant ils vous juraient que telle attitude était impie, pour la reproduire l'instant suivant. Mais toujours ils restaient plus purs que les autres, qu'ils se permettaient même de traiter d'hérétiques !
Pour ma part, je ne sus quoi lui répondre dans l'immédiat. Après tout, il était profondément ironique qu'elle me demandât mon avis sur un sujet tel que la traque des protestants, mais comment aurait-elle pu le savoir ? Elle surenchérit encore, insistant sur l'autorité qu'avait seule la Reine pour décider du sort des pécheurs, et je ne pus encore une fois m'empêcher de remarquer la cruelle ironie qui pointait là. Après tout, n'était-ce pas le roi Henry VIII qui avait décrété le premier que le Roi était un représentant de Dieu sur Terre, au même titre que le Pape ? Et moi qui pensais que les catholiques voyaient le Pape comme seul envoyé de la volonté divine... Je pris encore quelques brèves fractions de seconde pour réfléchir, puis murmurai à la jeune brune :

Je ne sais point si le geste est déplacé, car cette messe est une demande de la Reine, me trompé-je ? Notre souveraine sait très certainement quoi faire pour démasquer les incroyants, d'autant plus qu'elle reçoit maintenant l'aide de notre bon roi Philippe, descendant de leurs très catholiques Majestés d'Espagne. Avec le soutien du Pape en sus, je n'ai aucun doute qu'ils parviendront à éradiquer la foi protestante de notre pays. Dieu, quant à lui, reconnaîtra les siens...

Après tout, pourquoi aurait-elle mis en doute ma parole ? J'avais prêté serment de foi catholique en venant à cette messe, et je n'avais rien fait qui puisse m'incriminer en tant que protestante ou attachée à la cause des prétendus hérétiques... Le feu aux joues après cette tirade qui ne me ressemblait pas, j'attendis la réaction de la dame d'Altafuente en silence, feignant de reporter mon attention sur l'office en cours.
Je jouais un double-jeu très dangereux, en prétendant aussi ouvertement être catholique de cœur et d'esprit, mais avais-je véritablement le choix ? La brune était proche, très proche, de Mary Tudor, et je n'aurais pour rien au monde désiré que celle-ci entendît de moi que je n'étais qu'une tiède pratiquante, ce qui aurait pu conduire à la perte de ma famille. Tu le fais pour eux, ne commence pas à avoir des états d'âme maintenant ! me dis-je. Il était déjà trop tard pour les remords...



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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Jeu 20 Aoû - 22:53


L’Angleterre à genoux


Feat. Beaucoup de monde



Il fait frais sur le parvis de Westminster : malgré le printemps et le soleil qui monte dans le ciel, les températures restent fraîches. La capitale anglaise ne se réchauffe guère facilement, j'ai des années d'expérience de ce phénomène : certains jours de juillet que j'y ai passés auraient aussi bien pu être des jours de février... Aussi, inutile de préciser que j'envie la tenue chaude qu'a revêtu la ravissante dame blonde qui me fait face. Ce manteau semble commun, mais un détail le différencie de l'ordinaire : il est bordé de renard. Cela m'indique que la dame, bien que roturière, n'en est pas moins riche : si son mari tient une boutique, celle-ci doit être réputée, pour que sa femme puisse se payer pareille tenue ! La blonde relève alors la tête, et se présente, sous le simple, quoique ravissant, prénom de Joane.
J'ai connu une Joane, lorsque j'étais encore demoiselle d'honneur de la reine Anne de Clèves : c'était une petite rousse au visage mangé par les taches de son et au physique qui n'était pas sans rappeler celui d'un rongeur. Rien à voir avec la jeune femme qui me fait face, mais son souvenir m'est soudain revenu, alors que je n'avais plus pensé à elle depuis des années. Il faut dire que je me suis efforcée de mettre à distance ces souvenirs de temps plus heureux, surtout en présence de ma petite sœur Anne Stafford. Qui, à proprement parler, n'est que ma demi-sœur. Il n'empêche, je me sens responsable d'elle, et ses envies récentes d'entrée à la Cour sont loin de me plaire.

Revenant à l'instant présent, je m'apprête à lui dire tout le bien que je pense de son prénom, mais je suis interrompue par un homme, qui passe en coup de vent et bouscule les deux femmes enceintes que nous sommes. Toute envie de bavarder s'évanouissant soudain, je me redresse fièrement, et lance un regard noir au malotru qui ne se donne même pas la peine de se retourner.
Alors que je voudrais lui lancer une réplique qui le ferait rougir d'avoir ainsi agressé des femmes sans défense, je reconnais soudain un accent allemand qui est bien sûr celui de l'ex-reine consort Anne de Clèves. Quand on pense au loup, il apparaît...

Je ne sais depuis combien de temps elle est là : elle a toujours été d'une discrétion à toute épreuve, à la fois présente et effacée. Elle est telle qu'elle a toujours été : pleine de grâce et de majesté. L'âge ne lui a fait que du bien, je le constate à chaque fois un peu davantage. Si feu Henry VIII la voyait maintenant, il regretterait très certainement de l'avoir répudiée.
Elle est également toujours aussi décidée, et ainsi elle nous pousse presque vers l'intérieur de la cathédrale. Ce doit être son côté germanique : avec elles, les choses doivent être vite et bien faites. Avant même que je n'aie eu le temps de répondre aux présentations de Joane, dont j'ignore d'ailleurs toujours le nom de famille, et surtout avant que je n'aie eu le temps de saluer mon ancienne employeuse comme je l'aurais dû, cette dernière nous fait asseoir aux places les plus confortables, celles que son rang lui octroie. Le mien est loin de me permettre cela, et mes enfants doivent être à présent sagement assis à l'arrière de la nef, mais Anne ne me laisse pas le temps de leur faire un signe, elle avance. Son port de tête est digne et plein d'une prestance naturelle qui m'a toujours émerveillée, depuis mon adolescence.

Nous prenons place, et j'entends Joane soupirer d'aise. Elle doit être réellement proche de son terme, heureusement que Lady Anne l'a forcée à entrer. Elle a toujours été plus persuasive que moi, c'est dans son caractère : là où je suis effacée, elle sait faire sentir sa simple présence d'une parole ou d'un simple mouvement. J'entends également qu'elle remercie l'ancienne reine, et j'en profite pour faire de même. Les présentations attendront la fin de l'office, je le crains.

Merci Madame. C'est toujours un plaisir de vous voir parmi nous.

Ces paroles sont plus que sincères : Anne de Clèves a toujours été bonne avec moi, malgré que je descende d'une ex-maîtresse de feu le roi. Et, d'après certains racontars, que je sois une fille naturelle de ce même roi... Mais elle n'y a jamais prêté l'oreille, du moins pas en ma présence. Et contrairement à Katherine Howard, qui fut l'épouse suivante du Roi aux Six Femmes, elle ne m'a jamais blâmée d'avoir pour marraine Anne Boleyn.
Néanmoins, en tant que telle, elle sait pertinemment que ma présence ici n'est pas innocente. Elle sait que je ne suis pas, que je ne serai jamais, une bonne catholique. Comme elle avait adopté celle de son roi, j'ai adopté la religion de la Reine actuelle, sans pour autant renoncer aux principes du protestantisme qui est mien. Comment pourrait-il en être autrement ?
Pendant que la messe commence, je me contente de la suivre en silence. D'autres n'ont pas la même intelligence que moi, qui bavardent non loin. Je ne reconnais pas leurs visages, mais comment le pourrais-je ? Je suis partie il y a bien longtemps, dès que je l'ai pu. J'ai quitté cette Cour et ses intrigues, et ses mensonges et ses faux-semblants ; j'ai choisi de vivre une vie paisible loin de tout ce qui fut un temps mon éprouvant quotidien.

Bientôt, un autre détail vient perturber l'attention muette que je porte à la célébration : je sens sur ma nuque un regard plus qu'insistant. Je tente de me retourner discrètement, et j'aperçois un homme aux cheveux d'un noir de jais, accompagné d'une accorte demoiselle qui semble l'aguicher. J'ai beau ne pas être catholique, je suis tout de même choquée d'observer un tel comportement à l'intérieur d'un édifice religieux. Qui sont donc ces gens ? Je n'ose prononcer un mot à l'adresse d'Anne de Clèves, mais elle a sans doute remarqué cet homme, elle aussi... D'autant plus qu'à bien y regarder, ce n'est pas moi que ses yeux visent, mais bien l'ancienne souveraine.




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Dernière édition par Catherine Carey le Sam 22 Aoû - 12:41, édité 1 fois
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Ven 21 Aoû - 14:47
    J'aurais pu m'asseoir ailleurs, plus en avant dans la salle, à côté de personnes que je connaissais mais j'avais opté pour un choix plus sobre, un choix que je pensais plus rationnel même si en ce moment, je ne savais pas s'il pouvait y avoir de choix véritablement logique. Les catholiques devaient régner en maitre sur le pays, les autres étaient priés de se convertir ou de mourir. Peut être que certains avaient choisi cependant la fuite dans un pays moins contraignant, plus laxiste même si cela ne serait sans doute pas simple pour eux, car être un étrange n'est pas chose aisée, croyez-moi, je sais de quoi je parle. Je voyais des visages connus, et d'autres que je ne connaissais pas vraiment. Je vis alors ce garde royal s'asseoir non loin de moi, mais suffisamment en retrait pour que je ne puisse pas lui parler alors même que nous l'avions fait dans ce pub, il y a de cela quelques temps déjà. La place à mes côtés était donc pour le moment vacante, mais avec les personnes qui arrivaient, je me doutais qu'elle ne le resterais pas longtemps, si bien qu'une jeune femme que je ne connaissais pas arriva et s'installa, m'adressant un rapide bonjour, sans me regarder plus que cela. Je compris alors bien rapidement qu'elle avait du comprendre mes origines et qu'elle ne semblait pas guère apprécier les espagnols.

    " Bonjour ma Lady. Enchanté de faire votre connaissance. J'espère que vous vous portez bien. "

    Même si elle ne désirait pas faire la conversation, je lui disais ces quelques mots avec un accent anglais qui devenait de semaines en semaines meilleurs même si l'on pouvait entendre que je n'en étais pas originaire. Peut être qu'elle ne me dirait rien de plus, mais à vrai dire, je n'étais pas ici pour me faire des amis, quel qu'ils soient. Une fois que tout le monde ou presque fut installé, la cérémonie commença. Certains regards se portaient sur certaines personnes, je le voyais bien, mais cela m'importait peu finalement, je n'étais pas là pour juger les gens. J'étais catholique alors je connaissais la plupart des chants et des psaumes qui étaient cités. Certains ne faisaient rien d'autres qu'un acte de présence et je le voyais clairement, ça ne convenait pas à d'autres. Peut être que les choses vont dégénérer dans cette église même s'il aurait fallut espérer que non.
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mar 25 Aoû - 16:54
❧ Event n°14
l'Angleterre à genoux.
« Avec plaisir, asseyez-vous. Nous allons vous laissez une petite place. » Je me poussais légèrement dégageant un bout de banc pour cette petite Lady. « Comment vous appelez-vous ? » Elle paraissait bien jeune, Agnès. Son visage ne me disait rien. La santé avait du m’éloigner de la Cour et j’étais devenue une étrangère au milieu de mon terrain de jeu préféré. Peut-être venait-elle, simplement, d’y rentrer ? « Je me nomme Héléna Shéridan, enchantée de vous connaître. » lui murmurais-je à l’oreille, on ne perdait pas les bonnes habitudes ! Je devais, doucement, revenir sur le devant de la scène et connaître les nouvelles personnes qui avaient fais leur rentrer en mon absence. Le spectacle se renouvelait sans cesse, voyant de nouveaux protagonistes arrivaient de nul part.

Je lançais un regard interrogateur en direction d’Annabeth pour savoir si elle la connaissait, j’imaginais que si cela avait été le cas elle aurait réagit. Dans le même temps, un homme s’approcha de nous. « Bien sur, asseyez-vous, je vous en prie. » Le banc était à présent complet, nous étions même un peu serrés. « Héléna Shéridan, enchantée - vous êtes....Ecossais ? » J’avais l’intention de lui demander son nom, et puis son accent ressemblait fort à un accent écossais, Annabeth l’avait aussi remarquée j’en étais sûre. Une occasion parfaite pour faire de nouvelles connaissances. Je me penchais vers Annabeth qui constata qu’il y avait du monde. En effet... L’Angleterre était à genoux, et les moutons voulaient montrer patte blanche. « Effectivement... »

Je regardais Agnès, voir si elle allait bien, elle semblait perdue dans ses pensées. Un côté protectrice qui ressortait envers des potentiels alliés, j’avais toujours été comme ça, et je ne changerai pas. « Que de médisance... » Des paroles vraies mais ironiques, les petites remarques d’Annabeth m’amusaient, elle avait tellement raison... Je scrutais dans leur direction pour suivre le spectacle, pas au meilleur de ma forme mais toujours friandes des potins de la Cour. « Cela n’a pas l’air de lui déplaire, il va s’asseoir à ses côtés. Vous la connaissez ? » dis-je en direction d’Archibald et d’Agnès. Le garde était Mark Earnshaw, je le connaissais de nom l’ayant plusieurs fois remarqué aux côtés de la Reine puis surveillant les faits et gestes de la princesse. La messe débuta, certains continuaient leur messes-basses. Mon regard croisa, alors, celui d’Elena d’Altafuente qui scrutait les gens dans la salle. Certains ne supportaient rien... Pendant tout le déroulement de la messe, j’étais dans mes pensées, je priais pour moi, pour ma voisine, pour mon voisin, mon époux et ma famille. Je priais Dieu de me permettre, enfin, de devenir mère et de ne pas laisser mon ventre infécond.

Des chuchotements se faisaient entendre ici et là, troublant mes pensées. Je comprenais que l’Espagnole se sente gêner, un long soupire m’échappa. Mes pensées n’étaient pas les seules à être perturbées, toute l’assemblée l’était par ces persécutions envers les protestants, beaucoup se sentaient menacer, certains n’avaient pas la conscience tranquille. Le cérémonial était terminé, je me levais doucement, aidée par Annabeth, toujours là, fidèle au poste pour qui j’eus un sourire amicale. « Partons, si tu veux bien. » L’effervescence se faisait sentir, les esprits s’échauffaient. L’ambiance allait s’enflammer. Les rivalités entre catholiques et protestants étaient bien réelles, alors... je n’en avais eu jamais conscience, pas comme ça. Les gens étaient inquiets pour leur avenir, on racontait de nombreuses choses à ce sujet-là sur ce qu’il se passait en Espagne, l’Angleterre allait-elle sombrer dans le feu et le sang ? Ou était-ce déjà le cas ? L’avenir serait-il encore plus sombre... ? Je le craignais, j’avais peur pour ma famille, peur pour la soeur d’Annabeth. Peur que l’Angleterre sombre dans le chaos le plus profond.
©clever love.
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mer 26 Aoû - 21:12
EVENT 14 ✢ l'Angleterre à genoux


L'hiver continua a se faire sentir, nous glaçant jusqu'aux veines. Il faut dire que je ne fus pas très habituée à ce genre de climat, mais il fallait que je m'y fasse. Je savais que j'allais rester dans ce pays, chez les Anglais auprès de mon frère et de ma belle-soeur la Reine, encore longtemps. J'espérais tout du moins que ce terrible froid ne dure pas infiniment, c'est ce que je souhaitais le plus ces derniers temps. Ceci dit je fus heureuse de la situation en Angleterre qui sait comment se tenir face à son peuple quelque peu rebelle. J'applaudissais intérieurement la Reine Mary pour ses derniers agissements envers les hérétiques. Il ne fallait pas être tolérant envers eux. Ce jour-là fut un dimanche, jour de repos et de prières. Nous étions conviez à l'Abbaye de Westminster pour célébrer une grande messe, comme il se devait. J'admirais l'édifice, et il est vrai que je préférais bien évidemment les églises de notre pays. Comme à mon habitude, chaque dimanche, je remerciais le Seigneur qui est aux cieux. Je priais aussi pour que le catholicisme devienne la religion du monde, car en effet, elle nous mène vers le droit chemin. Enfin, je quémandais à notre Dieu de veiller sur nous, et que l'Angleterre soit plus forte contre les protestants. Je maudissais ces derniers. L'Angleterre était désormais une alliée, ce qui imposait la puissance espagnole de plus en plus en Europe. Je ne pouvais rêver d'une meilleure situation. De plus je pouvais rester auprès de mon frère que je soutenais du mieux que je pouvais, quoiqu'il pouvait arriver.

En un bon matin, je me levais aux aurores alors que le soleil venait de s'élever, comme tous les dimanches. En ce jour de messe, ce fut un jour important pour moi. En finir avec le protestantisme, voici ce qui circulait dans beaucoup de pensées ce jour-là. Mais nombreux furent confiants, y compris moi-même. Je ne croyais pas un instant ces protestants hérétiques pouvant avoir une grande influence, surtout avec notre présence, nous les Espagnols, qui pouvait renforcer l'autorité catholique dans le pays. J'en fus persuadé. Je fus perdue dans mes pensées pendant que je me préparais. Enfin, il était l'heure de partir à la messe quand je revins à mes esprits. J'étais vêtue d'une belle robe d'une couleur claire pour l'occasion. Je ne restai pas seule, et étais bien accompagnée jusqu'à l'Abbaye, qui se trouvait non loin du palais où je résidais. À l'entrée je n'adressais pas la parole à ceux qui se trouvaient autour de moi. Je restais plutôt silencieuse. En avançant vers le devant, j'apercevais ma chère amie Elena d'Altafuente, déjà assise près d'une femme dont j'ignorais l'identité. "Bonjour ma chère amie, comment vous portez vous en ce jour du Seigneur ?" lui lançais-je en espagnol. "Pardonnez-moi de mon intrusion ceci dit." continuais-je en anglais cette fois-ci aux deux jeunes femmes. Je savais que par la suite nous allions nous retrouver, surement. Je reconnaissais aussi le comte de Feria aux côté d'une jeune femme qui m'était inconnue et que je saluais rapidement. Gomez de Figueroa était un proche ami. Je m'arrêtais un moment. "Bien le bonjour monsieur le comte, comment allez vous en ce beau jour de messe ?" lui lançais-je simplement dans notre langue natale. Par la suite, je retrouvais mon frère et sa femme, et me permettais de les rejoindre. J'avais une place de choix bien évidemment. La messe allait bientôt commencer, et je restais toujours silencieuse, me préparant à parler à notre Seigneur et à célébrer le catholicisme. Les bancs de l'Abbaye se remplissaient très rapidement, pensais-je avec une certaine satisfaction. La messe commença, et je rendais hommage à notre Seigneur. Je fermais les yeux pendant longtemps. J'aimais ces moments-là, où je pouvais me trouver seule avec notre Dieu. Je me sentais bien en ce jour, la messe m'apaisa, comme bien souvent. Enfin j'écoutais le prêtre qui officiait, mais entendais aussi en fond des chuchotements imposants, et cela avait le don de me mettre en colère en vérité. J'espérais malgré tout que rien ne puisse gâcher la cérémonie, moment très important et sacré.


©clever love.
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Message ❧ EVENT n°14 ♣ l'Angleterre à genoux. ♦ écrit Mer 26 Aoû - 21:29


l'angleterre à genoux
Je n'aimais pas les églises. Le lourd silence qui les habitait et l'austère sombreur qui éclairait leurs recoins m'effrayaient. Tout en elles me rappelait un tombeau et seuls les hauts vitraux colorés qui ornaient les murs de pierre parvenaient à capter mon admiration. Or, mis-à-part cela, je craignais l'atmosphère monacale des lieux sacrés quels qu'ils soient et c'est notamment pour cette raison que j'avais toujours détesté me rendre à la Messe. Certes, lors des mariages ou des couronnements, mon sentiment était tout autre car les personnes concernées mettaient clairement les moyens afin de faire étalage de leurs richesses et que la luxure provoquait chez moi un sentiment d'euphorie bien particulier, mais sinon, écouter les chants religieux et les sermons des prêtres avaient plus tendance à m'endormir qu'autre chose. Alors, lorsque je m'étais préparée ce matin afin de me rendre à la grand-messe organisée par la reine afin de nous faire comprendre à nous autres protestants qu'il fallait se convertir ou se rendre, il m'avait fallu une grande détermination. Mais, les apparences comptaient plus que tout et j'avais dû me déplacer jusqu'à Westminster pour montrer à tout le monde que j'avais tout de la parfaite petite catholique.
Et à peine fus-je entrée dans l'enceinte bénite et que mon regard se posa sur un beau garde, je sentis que ma matinée ne serait pas aussi terrible que je me l'étais imaginé. Ce fut la démarche féline et la voix suave que je l'abordais dans un coin de l'église. Quelques chuchotements outragés se répercutèrent sur la voûte et cela ne me donna que plus d'audace à me comporter telle une pécheresse dans ce lieu vertueux. La réponse pleine d'ironie de ma nouvelle proie me fit sourire davantage d'un sourire presque carnassier. Ce bel homme avait tout pour me plaire, autant la posture que la physionomie de son visage et je sentis que lui non plus n'était pas indifférent à mon charme. Mais après tout, qui l'était ?

« Il est vrai que la soif de sang semble de plus en plus présente au sein de la foi catholique. N'est-ce pas chose étrange lorsque l'on sait que le Christ la paix et l'amour. »

Chose assez contradictoire en effet qui avait toujours provoqué mon incompréhension. Mais aujourd'hui j'allais éviter de parler de sujets qui déclenchaient habituellement des émeutes et mon attention serait tout entière au mystérieux bel homme de l'alcôve. Je laissais d'ailleurs échapper un léger rire sarcastique suite aux révélations de ce dernier, mes doigts posés délicatement sur mes lèvres, comme si je venais de commettre une faute.

« Pardonnez-moi d'une telle audace, mais je dois vous avouer que lorsque mon regard s'est posé sur vous, la première chose qui m'est venue à l'esprit n'était guère votre piété, que je ne remets pas en doute loin de là. »

Je m'empressais de prononcer ces derniers mots. Il n'était guère temps de titiller sa susceptibilité et quoique je ne parvenais pas à me mettre en tête qu'il était venu tout spécialement pour prier, je n’insistais pas davantage sur ce point. Croyant un instant l'avoir froissé tant il parut un court moment bien loin de moi, le sourire charmeur qu'il aborda ensuite me soulagea. Il était en cet instant ma seule distraction et il aurait dommage de le perdre par une indélicatesse de ma part. Suite à sa proposition, j'opinais du chef et le suivi jusqu'au début de la nef. Alors que je traversais les couloirs, je sentis le regard médisant de quelques personnes dans mon dos.
Je pris ensuite place aux côtés de mon garde inconnu et la messe commença la minute d'après. Un long soupir s'échappa d'entre mes lèvres et sans tarder davantage, j'approchais mon visage de celui de mon compagnon d'infortune, comme si le besoin intarissable de lui faire une confidence m'habitait. Mon souffle léger caressa la peau de son cou et un sourire satisfait égaya mon visage tandis que mon nouvel ami me fixait d'un regard de braise. Le prêtre déblatérait ses inepties comme s'il était la parole de Dieu sur Terre. Rien n'allait plus me réjouir que de ruiner ce cérémonial.

« Ne le trouvez-vous pas ennuyant ? Regardez deux rangs plus loin, il parvient même à endormir ses fidèles ! » murmurais-je entre deux gloussements. « Que ne donnerais-je pour me retrouver dans un autre endroit que celui-ci … une chambre peut-être ? » ajoutais-je, le feu de la passion brûlant au fond de mes pupilles.

Mon cœur battait sous l’adrénaline que provoquait en moi tant d'audace. Je risquais gros de me comporter de la sorte auprès d'un homme qui malgré tout semblait bel et bien catholique et d'une foule majoritairement de la même confession. J'osais scruter la foule et j'aperçus quelques regards haineux s'échanger. Décidément, cette messe était vraiment spéciale !
Lorsqu'elle fut terminée, tout le monde se leva, et étrangement, un grondement de chuchotements monta entre les murs de l'église. La tension croissait à vue d’œil et la haine des catholiques envers les quelques Protestants qui se trouvaient dans l'assemblée n'allait pas tarder à exploser. Je le sentais, comme on sent la fureur d'un époux malade se retourner vers vous après qu'il ait été humilié. J'avalais avec difficulté ma salive en repensant à cet homme que je connaissais à peine, mais qui avait gâché la moitié de ma vie. Triste chose en vérité que le mariage et je ne le souhaitais à personne. La liberté était bien plus confortable et c'était sans scrupules que je profitais de la mienne telle une veuve. Ce que j'étais au fond.
Tandis que mon charmant partenaire faisait mine de partir, j'attrapais sa manche et me rapprochais davantage de lui. Ceux qui ne nous connaissaient pas nous auraient sûrement pris pour mari et femme tant mon geste aurait été déplacé dans d'autres circonstances. Circonstances qui s'avéraient réelles néanmoins.

« Je crois bien que finalement vos services vont être demandés, car un vent de trouble souffle sur Westminster. Mais avant que vous ne vous jetiez dans la gueule du loup par obligation assermentée, je désirerais savoir votre nom. »

© charney



Dernière édition par Marguerite de Bourbon le Sam 26 Sep - 11:27, édité 1 fois
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