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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Quand la fin arrive...  Sam 29 Aoû - 14:49
"Quand la fin arrive..."
Les débuts sont généralement effrayants, les fins sont habituellement tristes, mais c’est pour tout ce qu’il y a entre les deux que la vie mérite d’être vécue
Alice avait raccompagné sa maîtresse à Woodstock depuis quelques semaines, accompagnée par son apprentie: Caroline de LaCroix, une jeune femme qui lui était dévouée depuis qu'elle l'avait tiré d'un destin, d'une malédiction, qu'elle n'avait jamais souhaitée. Elle avait un mauvais pressentiment depuis plusieurs jours...Bien avant qu'elle ne vienne se réinstaller ici. Avant de retrouver Lady Elizabeth à Woodstock, elle était passée par chez elle - accompagnée par son oncle - en disant qu'elle voulait revoir son père et encourager la réconciliation entre celui ci et le frère cadet de sa mère; en agrémentant ça d'une visite de la prestigieuse école d'Oxford. Une fois cela fait, elle avait rejoint, tranquillement, sa maîtresse dans le palais où elle était assignée à domicile.
Mais la vérité était tout autre. Elle savait qu'ils savaient... Depuis leurs séquestrations, Alice était devenue protestante de cœur et, grâce à certaines personnes, elle s'était engagée corps et âme dans la lutte, se mettant parfois en danger. Le danger était des plus présent à cet instant. Elle le sentait. Alors pourquoi ne partait elle pas?
Elle pourrait très bien se confier à son oncle et ils prendraient le prochain bateau en partance pour la Sublime Porte. Mais elle ne le faisait pas. Car elle savait ce que son arrestation et sa possible exécution ferait. Un raz-de-marée. Elle savait que tout les protestants de ce pays allaient faire d'elle leur martyre...Leur arme. Et pour elle qui voulait être reconnue dans ce pays qui l'a toujours considérée comme une étrangère, c'était un sacrifice qu'elle était prête à prendre. Pour elle. Pour tout ceux qui se battaient pour leurs convictions. Pour sa maîtresse. La mort ne lui faisait pas peur... Car elle l'avait toujours côtoyée. Aysun, sa mère, était morte en couche. Elle se savait de constitution fragile et était donc consciente que sa grossesse était un pari risqué. D'ailleurs, lors de l'accouchement, Alice elle même avait effleuré la mort... Mais le désir de sa mère, sa résolution à cristalliser son amour et de montrer sa fidélité à son mari avaient été plus fort que tout...Voilà, sa mère lui avait appris à ne pas craindre la mort. Alors, elle l'attendrai avec fermeté!*



Ce jour là, elle était dans sa salle d'eau dans les appartements que la fille d'Anne Boleyn, feu reine d'Angleterre. Installée à côté de la bassine sur un tabouret de bois, elle se frottait le corps d'une lotion nettoyante faisant briller sa peau. Entourée d'une simple serviette blanche autour du buste, elle se nettoyait. Cela sera pour aujourd'hui, lui souffla son instinct. Autant être présentable.
Une servante posa à côté d'elle des huiles de beauté tandis qu'elle la congédiait d'un geste fluide de la main et qu'une autre venait la trouver pour lui dire qu'elle avait préparé ses plus belles robes. Celles que son père, James, lui avait fait pour fêter sa promotion à la Cour. Il connaissait ses projets. Bien sur, il avait tenté de l'en dissuader de différentes manières. De la méthode douce à la méthode forte. Il était passé de "tu es mon unique enfant, je ne m'en remettrais jamais si tu devais rejoindre ta mère aussi tôt" à 'tu te rends compte de ce que tu dis? Tu veux jeter le déshonneur sur notre famille? Comme si notre clan n'avait pas assez souffert". Mais sa fille, à l'image de l'épouse Walker, l'ottomane, était aussi têtue qu'une mule!...Et, au fond, lui aussi voulait se venger, d'une manière ou d'une autre, du catholicisme qui l'avait rejeté parce qu'il avait succombé à un sentiment si naturel et humain qu'on appelait l'amour. L'Eglise clamait la tolérance et la pitié... Le jour où il est revenu en Angleterre, il n'avait senti ni l'un ni l'autre. Il avait surtout senti l'humiliation et la colère.
Aussi, d'un côté, il était ravi que Alice aie hérité de sa mère sa ténacité et sa volonté de se battre - même si il faut en mourir - pour ses convictions. Son oncle avait aussi été prévenu. Lui aussi n'était pas ravi d'apprendre la nouvelle. Il faut le comprendre: il était revenu exprès pour retrouver sa nièce et voilà qu'on s'apprêtait à la lui enlever! Mais qu'importe. En Alice, il revoyait sa sœur aînée adorée. Tout en elle lui faisait penser à Aysun. Sa beauté, sa force de caractère.... Et, à l'image de James Walker, Ibrahim Irem avait encouragé la jeune femme et, une fois les deux hommes réconciliés, Alice avait passé une semaine en famille. Elle avait connu le bonheur familial et la joie d'avoir une grande famille. James avait accepté de parler plus longuement d'Aysun, secondé par Ibrahim et ils n'allaient pas de mains mortes en clamant que la jeune femme était une des femmes les plus fabuleuses qu'ils aient jamais rencontrés. Elle avait tout. Elle était douce, intelligente, le cœur sur la main. Alice était ravie d'avoir le sang de cette femme dans les veines et, cette semaine la plus que toutes les autres, elle se sentait honorée d'avoir ce sang "impur" dans les veines. Car il était la preuve qu'elle descendait d'Aysun Irem.
D'un sourire, elle remercia les servantes. Une fois seule, elle commença sa toilette. Plusieurs minutes plus tard, alors qu'elle avait les cheveux humides mais propres et qu'elle était recouverte d'une fine couche de mousse, on toqua à la porte. Elle se crispa mais se détendit en constatant que c'était seulement Elizabeth qui l'attendait devant.

Elle se rinça grâce à un bol en fer luxueux et sorti après s'être recouverte d'un peignoir par dessus le drap humide qui lui collait à la peau.

"Milady" Salua t'elle d'une légère révérence en voyant la rouquine au milieu de sa chambre cela ne vous dérange pas que je m'habille pendant que nous discutons? dit elle tout en se dirigeant vers le paravent derrière lequel étaient exposées ses robes, cachées à la vue de sa maîtresse. Elles étaient superbes, d'un style ottoman, au nombre de trois. La première était rouge, la deuxième était verte et bleue et la troisième avait un petit méli-mélo de couleurs mais le rose était, sans discuter, la couleur principale. Le rouge lui allait à ravir mais était un peu trop voyant à son goût tandis que la deuxième manquait d'un petit plus! Elle choisi donc la troisième pendant qu'on était en train de lui frotter les cheveux pour les sécher.


Une fois sèche, elle passa la troisième robe ainsi que les accessoires qui l'accompagnaient tout en rajoutant du parfum et elle se maquilla légèrement. Une fois fin prête, elle sorti de derrière son paravent. Pardonnez moi pour l'attente, Milady

©Pando


*:
 


Dernière édition par Alice E.L. Walker le Ven 30 Oct - 19:12, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand la fin arrive...  Mar 13 Oct - 17:31
Alice ∞ Elizabeth

Le palais de Woodstock et sa grande muraille était calme, trop calme, quand on avait connaissance que la personne qui occupait ces lieux, était une princesse de sang, sœur de la reine d’Angleterre, fille et sœur de roi. Le calme avant la tempête disait-on dans quelques couloirs. Les murmures des gardes, les chuchotements des servantes, tous ces petits bruits, Elizabeth Tudor les entendait encore dans son sommeil.
Agitée durant son sommeil, elle ne cessa de se retourner encore et encore, tout au long de la nuit. Elle dormait un peu, se réveillait aussitôt, elle recherchait le sommeil, mais parvenait à le trouver difficilement. Elizabeth fut soulagée de voir que l’aube arrivée et elle se leva aussitôt, quand une servante entra dans la chambre, pour venir l’apprêter. Là encore, Elizabeth perçut ces étranges regards. Elle avait le sentiment que quelque chose allait se produire aujourd’hui, mais que personne ne souhaitait lui en parler. La servante passa beaucoup de temps à brosser ses longs cheveux roux, tandis qu’une autre maquillait la princesse de façon très légère. Pour aujourd’hui, une robe couleur crème ferait l’affaire. De toute façon, Elizabeth n’avait guère le choix, quant à ses toilettes. L’argent qu’elle obtenait de la cour, lui permettait à peine de vivre, si bien que la jeune femme avait un train de vie assez restreint et peu de choses dignes de son rang de princesse d’Angleterre. Elle s’y était habituée, dès son plus jeune âge, elle avait été contrainte, ou plutôt sa gouvernante était obligée de quémander, pour pouvoir obtenir de nouveaux vêtements pour la jeune princesse. Cependant, en tant qu’héritière du royaume, elle voyait cette situation, comme un acharnement à son encontre, surtout de la part de Mary, envers qui elle devait sans cesse faire ses preuves.
Elle était sortie de la Tour en mai de l’année passée, mais Elizabeth savait qu’elle était toujours en danger et que les pires maux pouvaient encore l’atteindre. Le pire d’entre tous serait la mort, alors qu’elle ne désirait en aucun cas, faire du mal à sa sœur. Tuer une reine reviendrait à finir comme son père, qui avait le sang d’Anne Boleyn et Katherine Howard sur ses mains. Le sang d’une innocente et d’une coupable, mais de deux reines.

Une fois prête, Elizabeth se rendit dans la petite salle à manger du rez-de-chaussée, pour se restaurer en compagnie de ses dames de compagnie. A son grand étonnement, Alice était absente, ce qui intrigua la jeune princesse qui avait pour coutume de toujours la voir très ponctuelle. Elle questionna les autres dames, qui lui dirent, qu’Alice se trouvait toujours dans sa chambre en train de s’apprêter.
Une fois restaurée, la jeune femme retourna à l’étage et se rendit devant la porte de sa dame de compagnie et elle frappa avant d’entrer. Alice était en train de s’apprêter et elle s’excusa auprès d’elle, avant de se diriger derrière le paravent pour s’habiller. Elizabeth ne savait pas par quel chemin commencer, elle se doutait très bien que quelque chose n’allait pas avec Alice.

« Vous n’étiez point présente pour le repas de ce matin Alice. » Fit remarquer Elizabeth sur un ton intéressé. Elle voulait savoir pourquoi sa dame de compagnie, si ponctuelle d’habitude n’était pas venue ce matin.
Toujours debout, droite comme un i comme n’importe quelle souveraine le devait, la rousse attendait que la dame sorte, avant de reprendre la conversation et aborder un sujet plus grave.
« Si je suis venue ici, c’est pour ne pas me faire entendre des autres dames, je n’ai pas confiance en elles, comme je peux avoir confiance en vous. Alice, j’ai bien vu que quelque chose n’allait pas ces derniers jours et j’aimerai savoir pourquoi et j’ose espérer que ce que nous avons traversés ensemble, vous aidera à parler librement avec moi. »
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MessageSujet: Re: Quand la fin arrive...  Ven 30 Oct - 19:48
"Quand la fin arrive..."
Les débuts sont généralement effrayants, les fins sont habituellement tristes, mais c’est pour tout ce qu’il y a entre les deux que la vie mérite d’être vécue
Protégée par un paravent, Alice attachait sa robe. C'était une tenue assez facile à mettre en dépit des apparences et l'ottomane arriva, sans problème, à mettre son corset en place. Elle évitait de trop serré.
Elle entendait Lady Elizabeth en train de patienter. Puis, celle ci fut trop longue et la rouquine dit:
« Vous n’étiez point présente pour le repas de ce matin Alice. »
Alice chercha ses mots quelques secondes avant de dire: Veuillez me pardonner, My Lady mais je ne me sentais pas très bien ce matin et j'ai pensé qu'un long bain me ferait du bien. Elle s'apposa quelques notes de maquillage avant de sortir et de s'excuser pour l'attente, avec une courbette.
« Si je suis venue ici, c’est pour ne pas me faire entendre des autres dames, je n’ai pas confiance en elles, comme je peux avoir confiance en vous. Alice, j’ai bien vu que quelque chose n’allait pas ces derniers jours et j’aimerai savoir pourquoi et j’ose espérer que ce que nous avons traversés ensemble, vous aidera à parler librement avec moi. » Alice se retint de déglutir ou d'écarquiller les yeux. Elizabeth était très observatrice et repérera que quelque chose ne va pas.
Il fallait, à tout prix, que Alice la protège. Elizabeth Tudor était la future souveraine de l'Angleterre. Qu'importe la soit disant grossesse de la Reine! Alice était persuadée que Mary Tudor n'était pas enceinte. L'avenir lui prouvera qu'elle avait raison mais...A ce moment là, elle ne le savait pas. C'était juste une intuition.
"Il n'y a pas à s'inquiéter. Mon père me manquait et je n'avais jamais quitté Walker's House avant d'être mise à votre service. Le mal du pays! Mais je vais beaucoup mieux maintenant! Je ne vous remercierais jamais assez de m'avoir permis de m'absenter et d'emmener mon oncle Ibrahim chez moi" Elle prit quelques minutes: Puis je vous poser une question ma Lady? Quelques minutes s'écoulèrent: Vous avez dit que j'étais la seule Dame de Compagnie en qui vous aviez confiance. J'en suis flattée mais, que pensez vous de Lady Co...De la Croix? La sœur adoptive de la Duchesse de Lyon? Elle continua: elle vous est entièrement dévouée et vous restera fidèle. N'oubliez pas que c'est moi qui l'est sortie du couvent et vous qui lui avez donné sa chance. Qui plus est, elle est la sœur par adoption d'une de vos amies. Je lui ferais une confiance totale, si j'étais vous De manière subtile, Alice essayait de convaincre Elizabeth de prendre Caroline comme "Première Dame d'Honneur" quand elle ne sera plus là. Alice l'avait entraînée et s'était assurée de sa fidélité à leur maîtresse. Caroline ne trahirait jamais Elizabeth, l'espoir des protestants.
Le passé de cette femme aiderait d'ailleurs! Elle savait que la jeune femme s'était faite violée quelques jours avant son entrée au couvent mais la souveraineté catholique - Mary en l’occurrence - avait refusé de faire justice à Caroline en laquelle on voyait, à travers ses yeux hétérochromes, l'empreinte du Diable. Puis il y avait eu cette histoire de refus de l'annulation de ses vœux. Si Alice n'avait pas insisté et si la Reine n'avait pas vu un intérêt personnelle à mettre la française par adoption au service de la fille d'Anne Boleyn, Caroline serait encore en train de compter les jours dans sa cellule au couvent. Caroline haïssait les hommes. Caroline haïssait les catholiques encore plus car ils ont refusé de lui faire justice et d’accéder à ses prières. Ce que les protestants, dans les personnes de Elizabeth et surtout d'Alice avaient fait.
Alice n'avait rien dit au sujet de la haine des catholiques de Caroline. Car Elizabeth, bien que porteuse d'espoir des protestants, était dévouée à sa sœur. Bien sur, Alice l'avait dit à Caroline mais elle lui avait aussi soufflé d'être discrète si elle entrait en guerre et reprenait le flambeau qu'elle laissait.

En s'approchant de sa fenêtre qui donnait sur la court, Alice repéra le carrosse-geôle des gardes au service de sa Majesté. Elle crispa ses mains entre elles et attendit. Elle ne fut pas surprise en entendant des cris provenant, de surprise pour la plupart, du rez-de-chaussée du Palais de Woodstock.

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MessageSujet: Re: Quand la fin arrive...  Mer 16 Déc - 19:36
Alice ∞ Elizabeth

Elizabeth sentait les choses, elle savait quand une personne qui lui était proche avait un problème et bien sûr, quand il s’agissait de son entourage, cela la concernait de toute évidence. Alice était une servante qui lui avait été fidèle. Elizabeth avait mis du temps avant de pouvoir avoir confiance en elle et aujourd’hui, pour rien au monde, elle voudrait la perdre. Ne pas voir Alice au petit déjeuner avait tout de suite mis la puce à l’oreille, à la princesse. Elizabeth avait compris qu’il y avait un problème, puisque cela n’avait jamais fait partie des habitudes de la jeune femme.
La princesse savait qu’Alice lui donnait une mauvaise excuse et Elizabeth s’empressa d’insister, lui rapportant les rumeurs qu’elle avait pu entendre dans les couleurs du château. Elle n’était pas idiote, même si elle vivait dans une cage dorée, Elizabeth avait été éduquée dans cette ambiance de conspiration, où il fallait saisir chaque rumeur pour savoir si oui ou non, on pouvait se trouver en danger. Là, Elizabeth avait le sentiment qu’Alice courrait de graves ennuis et elle était certaine que sa suivante lui cachait quelque chose.
Alice lui expliqua alors qu’elle avait seulement eu le mal du pays, qu’elle avait eu envie de retourner chez elle. Il était vrai que depuis avril 1554, Alice n’avait pas quitté son service et Elizabeth ne pouvait que comprendre son mal être. Elle-même ressentait un pincement au cœur, alors qu’elle se trouvait loin de ses terres de Hatfield House.
Ensuite, Alice la remercia pour son geste, de lui avoir permis de retourner chez elle, auprès de son oncle. Un long silence s’écoula entre les jeunes femmes. Elizabeth étudiait de son sombre regard le visage de sa suivante, elle voyait qu’Alice ne lui disait pas tout et quand cette dernière reprit la parole, la rousse se doutait qu’il se passait quelque chose. Alice lui posa une étrange question, elle lui demanda ce qu’elle pouvait penser de la sœur adoptive de la Duchesse de Lyon. Elizabeth eut l’impression qu’Alice lui conseillait une toute autre suivante, probablement pour la remplacer, elle mettait en avant le fait que la sœur adoptive de la duchesse lui était entièrement dévouée.

« Vous savez Alice, quand on nait comme moi, on n’accorde pas sa confiance aussi facilement. Je me méfiais de vous au départ, avant de vous donner cette confiance qui est chère à mes yeux et je ne pourrais facilement la confier à quelqu’un d’autre. Aussi aimable qu’est cette jeune femme, elle ne sera pas vous. » Elizabeth parlait sur un ton sincère, mais elle était de plus en plus méfiante. Que se passait-il avec Alice ? « Alice dites-moi tout, je sens qu’il y a un problème. Courrez-vous de graves ennuis ? » Demanda la rousse sur un ton inquiet.

Un nouveau silence pesant s’installa dans la pièce et Elizabeth alla s’installer sur un fauteuil, tout en attendant des explications de la part de sa suivante. Ce fut alors qu’elle entendit du bruit provenant de la cour du château. Tout comme Alice, Elizabeth se dirigea vers la fenêtre et elle vit un chariot de prison. Tout naturellement, la jolie rousse eut un mouvement de recul, pendant tout d’abord que c’était pour elle, mais ne reconnaissant aucun duc parmi l’équipage, elle comprit.

« Alice, qu’avez-vous fait ? Pour viennent-ils pour vous ? Dites-moi tout et j’essayerai de vous sauver. Si vous vous taisez, je ne pourrais rien faire. » Elle parlait avec beaucoup d’agitation, tout en attrapant les épaules de sa suivante avec fermeté, pour l’inciter à parler. Pour une fois, Elizabeth n’était pas en danger, mais il se pourrait tout aussi bien qu’elle soit compromise dans cette histoire. Si elle n’était au courant de rien, elle ne pourrait pas sauver Alice et encore moins se sauver.
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MessageSujet: Re: Quand la fin arrive...  Jeu 7 Jan - 22:20
"Quand la fin arrive..."
Les débuts sont généralement effrayants, les fins sont habituellement tristes, mais c’est pour tout ce qu’il y a entre les deux que la vie mérite d’être vécue
Alice était émue de l'affection, de la considération et des marques de confiance d'Elizabeth Tudor. En particulier parce qu'elle savait que gagner le cœur de la fille de la deuxième épouse d'Henry VIII.
Alors elle s'en voulait. Elle s'en voulait d'avoir fait tout ça dans le dos de sa maîtresse mais elle savait que c'était pour son bien. Tout comme il était pour son bien que Elizabeth n'en sache rien car elle pourra proclamer que Alice a tout fait de sa propre initiative. Bien sur, il y aura des doutes mais l'ottomane comptait sur les alliés de la Tudor pour la défendre. Elizabeth Tudor devait rester en vie! Tout les partisans de la paix le savaient.

« Alice dites-moi tout, je sens qu’il y a un problème. Courrez-vous de graves ennuis ? » Bien sur, Alice le savait. Elizabeth se doutait que quelque chose n'allait pas. Cependant, elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Alice soupira intérieurement en réalisant que sa maîtresse ne savait rien mais resta muette sur ce fait. A la place, elle demanda: Vous me faites confiance n'est ce pas? Et vous n'avez jamais remis ma loyauté et ma sincérité en doute...? A part durant nos premiers échanges. Alice savait que, au début de leur relation, la rouquine se méfiait d'elle comme de la peste. Pourquoi? Parce qu'elle avait été engagé par la Reine elle-même! Mais au fil des échanges, de leurs enfermements dans la Tour de Londres, la confiance et une réelle affection au delà de la simple relation maîtresse/servante avait vu le jour. On pouvait même considérer que Alice Walker et Elizabeth Tudor étaient amies. Alors vous pouvez me faire confiance quand je vous dis que Caroline de LaCroix vous sera toujours fidèle. Vous l'avez sauvée d'un sort bien pire que la mort en demandant à votre sœur de la sortir de ce couvent... Elle considère avoir une dette de vie envers vous


A peine eu t-elle fini sa phrase que des bruits se firent entendre de la Cour sur laquelle les appartements d'Alice donnaient. Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers la fenêtre et Alice repéra sa maîtresse avoir un moment de recul en reconnaissant le carrosse aux armoiries de la Tour de Londres. La pauvre enfant du croire l'espace d'une seconde que les gardes présents dans la cour était là pour elle...Mais fort est de constater que aucuns ducs de la connaissance de la rouquine étaient présents. Désormais, il ne fallait pas être un sorcier pour deviner que ces hommes n'étaient pas là pour la maîtresse des lieux mais pour la plus fidèle servante de celle-ci.

Alice tressaillit de douleur quand sa maîtresse saisit ses épaules dans un: « Alice, qu’avez-vous fait ? Pour viennent-ils pour vous ? Dites-moi tout et j’essayerai de vous sauver. Si vous vous taisez, je ne pourrais rien faire. » Ravalant ses larmes et rassemblant le reste de courage et de force qui lui restaient, elle se débarrassa de la poigne de fer d'Elizabeth, elle sourit à cette pensée car cela signifiait qu'elle ne s'était pas trompée en imaginant voir Elizabeth devenir une belle et fière Reine qui portera l'Angleterre au sommet.
Mais elle ravala son sourire. Il n'y a rien! Rien que vous devez savoir! Dit-elle en saisissant, à son tour, les épaules de la jeune femme. Tout ira bien! Tout ira bien...Pour vous! ...Mais, pour moi, c'est la fin. Aurait elle pu ajouter mais elle ne réussi pas à prononcer ces quelques mots. Du coin de l'oreille, elle entendu des bruits de course dans les escaliers. Elle était prise par le temps. Elle devait protéger Elizabeth. Elle prit le poignet de celle-ci et l’entraîna de force en lui intima le silence. Elle se dirigea vers un pan du mur d'où était exposée une superbe tapisserie représentant le jardin d'Eden. Elle l'écarta comme un rideau pour dévoiler une porte dérobée secrète. Elle prit un trousseau de clés dans le meuble d'à côté et ouvrit la porte qui grinça légèrement avant de prendre un chandelier qu'elle alluma. Elle prit celui-ci en main avant de se tourner vers sa maîtresse. Elle ravala un sanglot en voyant l'expression que la rouquine affichait avant de prendre celle-ci dans ses bras, prenant garde à ne pas la brûler. Ce couloir mène jusqu'à celui voisin de vos appartements.... Vous avez regagné votre chambre directement après votre repas, n'est ce pas? Dit-elle en se séparant de la jeune fille d'un regard qui ne tolérerait aucunes répliques. D'un mouvement ample du bras, elle saisit l'épaule de la Princesse d'Angleterre pour la tourner, face la première, vers la porte et la poussa, main à plat sur le dos de celle-ci, dans l'ouverture. Elle fourra le chandelier dans les mains d'Elizabeth avant de lui fermer la porte au nez et de tourner un coup dans la serrure pour empêcher sa maîtresse de commettre une folie.

Les pas se faisaient de plus en plus nombreux. D'un mouvement sec du poignet, elle détacha un clé du trousseau pour l'envoyer sous la porte, en direction d'Elizabeth. Il s'agissait de la clé servant à ouvrir la serrure au bout du couloir mais qui n'ouvrirait pas la porte qui venait de se fermer. Elle tira la tapisserie pour dissimuler la porte avant de presser le pas devant jusqu'à la fenêtre donnant sur un jardin bien fourni en arbres fruitiers et buissons. Alice arma son bras et lança dehors la clé. Elle vit celle-ci refléter le soleil avant de retomber pour une destination qu'elle même ignorait. Elle ferma la porte avant de prendre un livre qui traînait sur sa table et de s'asseoir sur un large fauteuil pour y lire. Elle plaça une main tremblante sur son cœur avant de respirer fortement un coup avant de reprendre un air impassible. Donne moi ta force Maman...Pensa t'elle.

La porte qui s'ouvrit, en même temps que ce livre, sonna le dernier chapitre de sa vie.

"Alice Eliskà Line Walker, au nom de la Reine Mary Tudor d'Angleterre nous vous arrêtons pour haute trahison envers la Couronne d'Angleterre et pour hérésie" Elle ferma les yeux avant de se lever, l'air déterminé, pendant qu'un garde vint la saisir violemment au bras pour la traîner vers la porte. Douleur à laquelle elle ne tressaillit même pas. Forte. Toujours rester forte. Elle laissa juste tomber son livre.
Une fraction seconde, que personne ne remarqua, Alice regarda vers la tapisserie derrière laquelle se trouvait la porte qui sauvait sa maîtresse.
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MessageSujet: Re: Quand la fin arrive...  Sam 30 Jan - 17:45
Alice ∞ Elizabeth

Elizabeth n’avait eu que peu d’amie parmi ses suivants. Kat avait été l’une des rares personne en qui elle avait encore confiance, mais sa gouvernante avait été congédié il y a bien longtemps, pour priver à la personne de toutes les personnes qu’elle aimait. Alice avait su combler un vide dans son cœur, devenant au fil du temps sa bonne amie, sa compagne d’infortune comme à la Tour de Londres et surtout une confidente, en qui elle pouvait faire confiance. Elizabeth avait donc tout de suite vu le changement de comportement de sa suivante. Le doute dans son regard. La crainte parfois. Tout ceci était inhabituel venant d’elle.

« Alice vous parlez comme si vous alliez partir bientôt. » Fit remarquer la princesse, quand elle entendait la jeune femme insister sur le fait qu’elle souhaitait que la princesse fasse confiance en Caroline, une autre de ses suivants. Elizabeth ne se sentait guère prête à faire confiance en une autre personne. Sa confiance était un cadeau précieux, qu’elle mettait entre les mains de très peu de personnes. Pour elle, celui ou celle qui avait sa confiance devait avant tout montrer sa loyauté et faire ses preuves. « Alice, j’exige que vous m’appreniez ce qui se passe. Je ne pourrais rien faire pour vous si je reste dans l’ignorance. » La princesse parlait d’un ton ferme, comme celui que son père utilisait autrefois à son encontre. Ce trait de caractère était l’un de ceux qu’elle avait emprunté à son royal paternel. D’ailleurs Elizabeth n’avait pas pris que ses qualités, mais également bon nombre de ses défauts.
La jeune femme n’eut pas le temps d’obtenir la vérité. Des chevaux se firent entendre dans la cour et au vu du regard d’Alice, ce n’était pas une bonne nouvelle. A nouveau, elle réitéra sa question, elle voulait connaître la vérité. Cependant, Alice ne lui répondit pas, elle prit la main de la princesse et l’entraîna à sa suite pour Dieu sait quel chemin. Elizabeth se laissa entraîner, mais non sans protester.
« Alice que faites-vous ! » Disait-elle d’une voix assez forte, juste avant de se retrouver face à une tapisserie qui représentait le jardin d’Eden. Une porte dérobée se découvrit et Alice mit entre les mains un chandelier à Elizabeth et elle l’a pris dans ses bras, sûrement pour une dernière fois. Elle lui indiqua que le chemin la mènerait vers ses appartements. Avec force Alice la poussa dans le passage secret. Elizabeth n’apprécia guère ce geste, surtout de voir que sa suivante avait osé lui fermer la porte au nez. Elle ne chercha pas à tambouriner comme une vulgaire femme sans défense, mais elle n’en ruminait pas moins. Un trousseau de clé glissa sous la porte et cogne le pied de la princesse, qui s’en saisit.
Elizabeth prit le chemin à la simple lueur de la chandelle. De l’autre côté du mur, elle entendait des bruits de pas, des portes qui étaient ouvertes avec fracas, des cris de certaines servantes qui avaient peur. La rousse garda son sang-froid et en effet, le passage secret l’emmena dans le couloir de ses appartements, où à son grand étonnement il n’y avait personne. La jeune femme éteignit la chandelle et elle la posa sur le rebord d’une fenêtre. Elle hésita quelques instants et elle prit le chemin en sens inverse, par les couloirs. Comme elle s’y attendait des gardes étaient entrés dans la chambre d’Alice et ils l’avaient saisi avec beaucoup de brusquerie.

« Qu’est-ce que ceci ? Vous entrez dans ma demeure, sans m’en informer et vous attrapez ma suivante comme si elle était une vulgaire souillon. N’avez-vous point honte messieurs ? Expliquez-moi pourquoi vous arrêtez lady Walters, que je sois au moins informé de ce qu’il se passe chez moi. » Elizabeth avait dressé son buste, droite, telle une reine, elle venait de s’adresser avec une voix ferme aux gardes, qui tout de suite relâchèrent la pression sur les bras d’Alice. Un homme l’informa alors qu’Alice était arrêtée pour haute trahison. Elizabeth ne comprenait pas pourquoi, mais elle n’insista pas, il en allait de sa sécurité et même si elle tenait beaucoup à Alice, elle savait qu’elle ne pourrait pas la sauver. Alice serait la seule à même de se sauver de cette panade, si elle y parvient. « Je pense que lady Walters peut vous suivre, sans que vous ayez besoin de la tenir, je vous rappelle qu’elle est noble. » Ajouta la jeune femme tout en posant son regard sur Alice. Elizabeth ne montrait rien, mais voir son amie dans une telle position lui brisé le cœur. Alice ne méritait pas ça, surtout que ses crimes envers la couronne devaient être moindres. « Alice, je vous ferai parvenir vos affaires. » Ajouta la jeune femme d’une voix ferme, sans douceur. Elle savait que sa suivante comprendrait à travers ces mots, qu’elle lui disait adieu et surtout qu’elle lui souhaitait beaucoup de courage et que ses prochaines prières seraient pour elle. « Malgré ses crimes, tâchez de bien la traiter. » Sur ces derniers mots, Elizabeth regarda Alice se faire emmener. Même si sa suivante avait souhaité la cacher, pour la princesse, c’était indigne de son rang et pour rien au monde, elle n’aurait voulu laisser Alice seule pour son arrestation.
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MessageSujet: Re: Quand la fin arrive...  Sam 9 Avr - 11:48
Quand la fin arrive...


Voir la lumière entre les barreaux et regarder comme le ciel est beau. Entends-tu ma voix qui résonne?
Alice avait mis un point d'honneur à ignorer sa maîtresse de manière à ce que, quoi qu'il arrive, celle-ci ne soit jamais rendu responsable des activités illégales de sa suivante. Alice avait tout préparé à partir du moment où elle avait rejoint la cause protestante et quand elle a découvert que, pour elle, le vent allait tourner, elle avait pris ses dispositions avant de se retrouver dans l'incapacité totale d'agir librement. Elle se sentait surveillée, elle avait déjà surpris des gardes de la reine, des hommes de confiance du pouvoir royal catholique, la suivre. L'angoisse la prenait mais elle devait tacher de garder la tête froide. En toute circonstance. Ne jamais se laisser dépasser par les événements. C'est ce qu'on lui avait appris.

En entendant les gardes rappliquer vers ses appartements en vitesse, elle avait caché Elizabeth dans la porte dérobée ayant été conçue en cas d'attaque au cas où il y aurait la guerre et que l'occupant, si il se trouvait cerner, puisse s'enfuir sans se faire repérée. Alice avait visité, en cachette, et mémorisé tout les passages secrets du palais de Woodstock en supposant que ça pouvait lui être utile. Elle se béni d'avoir eu cet éclair de génie. La future reine de l'Angleterre mise à l'abris, Alice alla lancer par la fenêtre la clé permettant d'ouvrir le passage secret après avoir fait glisser le trousseau de clé sous la porte pour permettre à Elizabeth de sortir de l'autre côté. Tout en priant pour que celle-ci ne vienne pas à son secours.

Alors qu'elle simulait une lecture, les gardes entrèrent dans sa chambre en lui annonçant que, sous ordre de la reine, elle était en état d'arrestation. Elle ne se faisait pas d'illusion, vu les chefs d'accusation retenus contre elle, c'était l'échafaud qui l'attendait après une parodie de procès. Depuis la disgrâce de sa mère, la Reine considérait les protestants comme la cause de la perte de la couronne de celle-ci et elle les tenait aussi responsable de l'annonce la déchéance de son titre d'héritière. Bien qu'elle avait récupéré ce qu'elle considérait lui revenir de droit, la reine Mary était incapable d'être impartiale et de faire la part des choses. Tout ceux qui flirtaient avec la cause protestante, de près ou de loin, étaient des traîtres. POINT!
Quand elle avait pris connaissance de ce trait de caractère de la souveraine, Alice avait béni le ciel d'avoir fait en sorte qu'elle se retrouve au service de l'héritière présomptive du trône, Elizabeth Tudor. Celle-ci faisait preuve d'une tolérance en plus d'une certaine fermeté que la maîtresse de l'Angleterre n'aurait jamais! C'est la fille d'Anne Boleyn qui devrait être assise sur ce trône et porter cette couronne d'or!
Elle ne réagit pas - à part un tressaillement de douleur à cause de la puissance de la poigne - quand les gardes la prirent par les bras. Ils s'apprêtaient à la tirer de force dehors quand:« Qu’est-ce que ceci ? Vous entrez dans ma demeure, sans m’en informer et vous attrapez ma suivante comme si elle était une vulgaire souillon. N’avez-vous point honte messieurs ? Expliquez-moi pourquoi vous arrêtez lady Walker, que je sois au moins informé de ce qu’il se passe chez moi. »

Elle eu le souffle coupé et son cœur manqua un battement en reconnaissant cette voix. Détournant son regard vide vers la porte, elle failli sentir ses jambes lâcher quand elle reconnu la chevelure écarlate de sa maîtresse qui se tenait là, telle une reine. Passée la panique, Alice se dit, encore une fois, qu'elle avait pris la bonne décision. Elizabeth Tudor était faites pour être reine! Elle réprima un sourire et, très vite, la panique la reprit et elle du faire preuve d'une grande force et d'un contrôle sur elle-même pour ne pas laisser sa respiration changer de rythme. Mais qu'est ce qu'elle fichait la! Alice se mit à prier pour qu'Elizabeth n'aie pas la mauvaise idée de se mettre en elle et les gardes pour empêcher son arrestation quand le chef lui annonça la liste des fautes reposant sur les épaules de la servante ottomane. Elle ferma les yeux avec force en attendant la réaction de la rouquine. N'essayez pas de me sauver. N'essayez pas de me sauver... Se répéta t'elle en boucle. Si jamais la fille d'Anne Boleyn prenait sa défense, la reine pourrait croire que c'est sa demie-sœur qui a ordonné à sa servante d'agir alors que c'est la jeune Lady Walker qui a agi seule et de son plein grès sans aucuns contrôles!

« Je pense que lady Walker peut vous suivre, sans que vous ayez besoin de la tenir, je vous rappelle qu’elle est noble. »
Alice rouvrit les yeux et réprima, de justesse, un soupir de soulagement. Merci mon Dieu! Pensa la jeune Demoiselle de Compagnie. Ses épaules se décontractèrent imperceptiblement. C'était un poids en moins. Même si elle n'avait pas prévu que Elizabeth - quoique, vu le caractère de celle-ci, on pouvait s'en douter! - voudrait assister à son arrestation pour calmer les ardeurs de ces messieurs un peu trop zélés. D'ailleurs, elle les remercia, mentalement, d'avoir arrêté de malmener ses bras.


« Alice, je vous ferai parvenir vos affaires. » Alice croisa le regard de la princesse. Elle pouvait y lire une certaine détresse, une certaine tristesse malgré la rudesse du ton de la rouquine. Il fallait le comprendre. A chaque fois que Elizabeth s'attachait à quelqu'un, elle le perdait. D'un mouvement d'épaule, elle se dégagea de la prise des gardes et, une dernière fois, fit une révérence en ajoutant: Merci milady ce furent les derniers mots qu'Alice Walker échangera avec Elizabeth Tudor. La première se tourna vers les gardes: Messieurs, faites votre travail. Nous pouvons y aller! dit-elle d'une voix ferme et sans émotion, à l'image de sa maîtresse. Les gardes furent assez déconcertés qu'une arrêtée leur donne des ordres mais cela leur passa vite par dessus la tête et ils reprirent, avec plus de douceur cette fois, chacun un bras de, désormais, l'ancienne servante d'Elizabeth Tudor.

Le groupe dépassa la hauteur de l'héritière présomptive au trône qui donna ses dernières directives: « Malgré ses crimes, tâchez de bien la traiter. » Alice réprima un sanglot, tachant de rester digne de son poste jusqu'au bout, et se laissa emmener par ses désormais geôliers. Pendant le trajet de sa chambre au carrosse prison, elle se confirma qu'elle avait eu de l'importance pour sa maîtresse. Que la méfiance de départ était morte. Elle passa devant ses collègues et devant les autres courtisans du château qui restèrent silencieux, n'osant pas demander pourquoi la servante de confiance, la meilleure, de la châtelaine se faisant emmener comme une criminelle. Mais cela était mieux aux yeux d'Alice.
Sans qu'elle ne s'en rende compte, elle se retrouva devant le carrosse qui allait l'emmener à la Tour de Londres. On lui ouvrit la porte et on l'aida à monter à l'intérieur, sa robe la gênant légèrement dans ses mouvements. Avant que la porte se referme, elle regarda vers l'entrée et fut ravie de voir que Elizabeth...Ne l'avait pas rejointe pour observer sa déchéance. Elizabeth avait trop vu, trop souffert. Ce n'était pas la peine de rajouter une autre douleur à une liste déjà longue.

La porte se ferma et elle s'accrocha aux barreaux de la petite fenêtre tandis que le carrosse se mettait en mouvement. Elle failli tomber mais elle tint bon. Quand le Palais de Woodstock disparu à l'horizon, elle lâcha son soutient et alla s'asseoir dans le fond où elle laissa, enfin, ses larmes faire leur chemin glacé sur ses joues, elle ne tenta même pas d'arrêter le flot.
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MessageSujet: Re: Quand la fin arrive...  Jeu 7 Juil - 18:28
Alice ∞ Elizabeth

Droite, montrant à ces hommes une allure fière digne d’une reine, Elizabeth ne disait rien de plus quand elle vit Alice être emmenée vers cette horrible charrette. La reine traitait la jeune femme comme une criminelle, l’arrachant de la maisonnée de sa propre sœur et Elizabeth ne savait rien des crimes de sa suivante. Elle se posait mille et une questions, se demandant bien ce qui avait pu se passer, ce qu’Alice avait bien pu faire pour attirer vers elle les regards de la reine. Pourquoi Dieu n’avait-elle pas été plus prudente ?
Elizabeth ne disait rien, elle les regarda tourner les talons, ne leur souhaitant pas bonne route. A quoi bon ? Ils conduisaient sa suivante vers la Tour de Londres. Alice n’en ressortirait pas, c’était certains. Les ennemis de la reine finissaient tous de la même façon, sur le buché, condamnaient funestement à périr dans les flammes. Mary n’avait aucune pitié, elle ne prenait aucun risque en ce qui concernait sa sécurité et celle de son trône.

Bientôt, la charrette ne fut plus qu’un point dans l’horizon. Alice avait fini par lâcher les barreaux, laissant aller sa peine seule, au fond de cette cage indigne d’elle. Les gardes semblaient avoir de nouveau oublié leurs bonnes manières puisqu’ils ne lui ont pas offerts des conditions plus descentes pour la conduire jusqu’à Londres. Ne voyant plus la charrette, Elizabeth tourna les talons ne sachant quoi dire, ne sachant quoi faire. En retournant à l’intérieur du château, une suivant vint tout de suite s’enquérir de sa santé, Elizabeth lui répondit simplement qu’elle était choquée et qu’elle souhaitait aller se reposer seule dans ses appartements. Tout en pensant au visage d’Alice, elle gravit les escaliers et poussa la porte de sa chambre et s’y enferma. Elle s’allongea sur le lit, pensant à la jeune femme qui avait été son amie, sa confidente depuis son propre emprisonnement à la Tour de Londres. Alice avait eu le courage de l’accompagner durant cette épreuve et Elizabeth l’admirait pour cela. Maintenant que la jeune femme n’était plus là, Elizabeth se trouvait de nouveau seule.
Des questions fourmillaient dans son esprit. Elle se demandait ce qui avait pu arriver pour qu’Alice soit emprisonnée de la sorte. Elle se demandait si elle-même ne serait pas en danger. La reine devait fortement la soupçonner pour avoir faire mettre aux arrêts sa suivante et elle voudrait très certainement l’interroger sur ses propres agissements. Elizabeth soupira et ferma les yeux quelques instants. Elle resta ainsi plusieurs heures, puis quand la petite horloge sonna les quatre heures, elle se leva. Son visage blanc était de marbre, elle se recoiffa pour paraître la plus naturelle possible et elle sortit. Sur son visage rien n’y paraissait. A partir de ce moment-là, même si Elizabeth ne cessa d’y penser, elle n’évoquera jamais Alice, tout comme elle le faisait déjà pour sa mère disparue alors qu’elle avait deux ans.


PS : Pour Elizabeth le RP est terminé, si tu n'ajoutes pas de réponse MP moi je verrouillerai le topic.
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