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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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the lioness still has claws
♕ Métier : Comtesse douairière de Westmorland ♕ Age : 22 ans. ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Elynore ♕ Mon nombre de messages est : 709 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 130 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 15/06/2014 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Théodore Wolmar

MessageSujet: Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley  Sam 21 Nov - 0:29

Haunted
Lavinia & Rosalie
Nicholas était dans les jardins. A l'endroit même où elle l'avait vu respirer pour la dernière fois. Il portait Nicholas II dans ses bras.

« Mon fils a grandi, je vois. »

Avant même qu'elle n'ait pu se réjouir de le revoir, Lavinia sentit sa joie se transformer en un gout aussi amer que celui des cendres dans sa gorge.
Nicholas ne lui parlait jamais ainsi. C'était du mépris qu'elle pouvait entendre dans sa voix. Du mépris et de la rancune. Qu'avait-elle fait ?

« Ma femme semble apprécier la compagnie de Philippe II. Ma mère devait avoir raison, finalement. Tu ne m'as épousé que pour mon argent, c'est ça ? Ce qui faisait ce que j'étais, mes convictions, ma pensée, tu n'en a que faire, non...Tu préfères donner à mon fils l'exemple de pactiser avec l'Inquisition. Je croyais que tu m'aimerais toujours. Je me suis tellement trompé. Tu apprends leur langue, tu manges avec eux...Je croyais que c'était la culture anglaise que tu avais épousée...Non, en fait tu n'hésiterais pas à devenir la maîtresse du roi d'Espagne lui même si ça pouvait te donner plus de pouvoir. Ce même roi qui m'aurait fait décapiter si j'avais été son sujet. »

« Nicholas, non ne dis pas cela, je t'aime toujours, je ne... », commençais la comtesse de Westmorland, s'approchant de son mari, cherchant à poser sa main sur le bras de celui ci, en signe de tendresse.
Son mari recula histoire d'éviter qu'elle puisse le toucher.

« Non, ne te fatigue pas dans des mesnonges. »

Une voix l'appella alors de derrière. Une voix avec un fort accent que toute la cour pouvait reconnaitre sans peine.

« Lady Tyburn. Est ce que tout va bien ? »

Lavinia n'eut pas besoin de se retourner pour le deviner. C'était Philippe.

Sur ce, Nicholas fit une révérence à l'égard du souverain espagnol.
« N'ayez crainte Majesté, je vous la laisse. Je viens juste emporter mon fils. »
Lavinia se retourna vers Philippe, et l'instant d'après, Nicholas et son héritier avait disparu.

La comtesse se réveilla en sursaut et se dirigea sans plus attendre vers le berceau de son fils, pour constater avec soulagement, qu'il respirait toujours. Ce cauchemar l'avait laissée très apeurée. Que signifiait il ? Que continuer à fréquenter les espagnols étaient dangereux ? Elle le savait mais ne pouvait revenir en arrière. Que cela allait nuire à son fils ? Non, elle ne le permetterait pas. Elle avait déjà prévu de redoubler de prudence mais là...Elle était soudain tout à fait effrayée, s'imaginant , ce qui n'était pas son genre, d'horrible scénario. Nicholas était tout ce qu'elle avait. Elle ne laisserait personne lui prendre son bébé. La mort non plus.

Il y a plus d'un an de cela, Lavinia Tyburn s'était promis de ne pas se mêler des affaires politiques de la cour et de ne jamais, au grand jamais, se mettre dans une situation périlleuse pour elle et son fils.
Elle avait échoué. Et chaque jour, elle le comprenait un peu plus.

Écossaise de noblesse ruinée, elle n'avait guère eu le temps d'apprendre les alliances qui liaient les uns aux autres, les haines et les amitiés entre l'une et l'autre patrie. Elle n'avait appris qu'un seul art qui lui avait été fondamentalement utile à la cour, et elle l'avait appris seul : L'art de la séduction.

Seulement voilà, séduire l'un peut être synonyme de déplaire à l'autre. Et elle avait misé sur le mauvais camp. Elle avait tâché de jouer à ce jeu très discrètement, espérant qu'un espagnol pourrait l'emmener loin avec son fils et protéger à jamais le secret qu'elle avait enterré dans les îles britanniques. Seulement voilà, être l'ami des espagnols revenaient à être l'ennemi de beaucoup d'autres personnes. Elle avait du sauver son amitié avec Thomas Howard, attirait les soupçon de Priam Whiterleaf, et encore, le pire de tout...Elle avait attiré le regard de l'espagnol le plus détesté d'Angleterre et d’Écosse. L'espagnol sans doute le plus détesté d'Europe mais aussi le plus puissant : Philippe II de Habsbourg. Et flattée, elle avait accepté de servir de modèle pour le tableau qu'il désirait faire peintre. Comment aurait elle pu ne pas être flattée à l'idée que l'homme le plus puissant d'Europe aie remarqué sa beauté à ELLE, et désire pouvoir la contempler ELLE dans les pièces de son palais espagnol.

C'était une erreur. Philippe était un homme très catholique, tout à fait intransigeant. Si elle avait toujours été mariée avec Nicholas, il l'aurait sans doute détestée. Et en effet, comme ce rêve le lui prouvait bien, elle craignait de comettre une trahison à l'égard de la mémoire de Nicholas en discutant avec Philippe si souvent. Cela dit, il était trop tard pour revenir en arrière. Terrorisée à l'idée que l'on découvre son secret, Lavinia avait saisie l'arrivée des espagnols comme sa chance et s'était jetée dessus sans en comprendre les enjeux. Et puis, malgré tout ce que Philippe représentait... Elle était flattée et elle se plaisait à discuter avec le roi. Oui, c'était mal, et dangereux...Mais Philippe II était l'homme le plus puissant d'Europe. Le fait qu'il l'aie remarquée elle était...un véritable honneur car même si elle en était inconsciente, Lavinia était attirée par le pouvoir.
Malgré tout ce qu'elle savait de lui, Philippe se montrait de très bonne compagnie en sa présence et Lavinia appréciait. Il lui donnait le sentiment de vouloir sa sécurité, et depuis la mort de Nicholas, c'était un sentiment qui lui manquait...
Au delà d'une certaine culpabilité enfuie depuis qu'elle s'était imaginée un instant reine au côté de Philippe ( et quelle sublime reine ferait elle comparée à Mary...), il y avait tout cela. Et pourtant, c'était dangereux. Et Lavinia savait qu'elle allait devoir racheter son erreur en redoublant de prudence pour n'attirer l'attention de personne,et surtout pas de la reine Mary. Elle devait se protéger elle et son avenir, mais surtout son fils et le futur qui l'attendait.

« Rosalie ! », appela la comtesse. S'armant d'une bougie, elle s'approcha de la jeune femme et tenta de la réveiller doucement. Ce n'était pas du tout son genre de faire cela. C'était peut être même la première fois qu'elle le faisait. Il devait être plus de minuit, mais peut importe. Lavinia avait véritablement besoin de s'adresser à sa servante et fidèle amie, pour dissiper ses craintes et garder la tête froide. Et tout de suite. Car ce rêve l'avait traumatisée, elle qui pourtant était toujours si forte et si digne.


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MessageSujet: Re: Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley  Sam 21 Nov - 22:14


Haunted

ft. Lavinia Tyburn

Rosalie n’était jamais parvenue à s’adapter à sa nouvelle demeure. Non qu’elle ne soit pas assez bien pour, tout au contraire, elle ne serait jamais assez reconnaissante de ce que Lavinia lui avait offert en lui proposant cette nouvelle vie. Simplement, elle n’avait jamais appris à vivre à la cour et les nombreuses manières à respecter, qui semblaient si évidentes à toutes les dames ici, lui semblaient dénudées de sens. Elle avait fait des efforts pour les apprendre au plus vite, réfléchissant à deux fois avant de faire le moindre mouvement.

Probablement, personne ne lui en aurait voulu si elle s’était trompée, mais la jeune femme tenait toujours à faire de son mieux. Elle voulait mériter le rôle qu’on lui avait attribué et faisait son possible pour faire bonne impression.

Elle avait fini par comprendre à qui il fallait faire la révérence, en présence de qui elle pouvait oser quelques mots ou avec qui il fallait mieux s’effacer. La discrétion n’avait jamais été un problème pour elle.

Tout cet enseignement n’avait pas été sans mal. Elle avait été emportée par le stress pendant les premières semaines et, ces jours-ci, elle commençait à se rendre compte que le tout se passait plus facilement. Elle commençait à agir plus naturellement.

Lavinia lui avait montré qui étaient ses alliés, qui il valait mieux éviter. Rosalie avait une totale confiance en sa maitresse. Elle ne doutait pas une seule seconde de ses plans, même si leur dimension politique lui échappait souvent.

C’était une nuit comme les autres, sombre, dans la chambre richement décorée de sa maitresse et emprunte d’insomnie. Elle n’était apparemment pas la seule puisque les gémissements de l’enfant brisaient le silence. Elle se leva sans bruit et se dirigea vers le berceau. Trop jeune, elle serait obligée de réveiller sa maitresse si l’enfant avait faim. Elle le prit dans ses bras et le berça doucement en fredonnant un air calme, à peine audible. Le petit Nicholas leva ses grands yeux vers elle, soudain silencieux. Ils se fermèrent rapidement. La journée avait été mouvementée et le petit n’avait guère dormi. Il devait être épuisé.

« Dors, Sweety » murmura-t-elle.

Elle le garda encore quelques minutes lorsqu’il fut endormi, laissant ses pensées flotter vers la possibilité d’avoir le sien, un jour. Un tout petit être à elle, avec un mari aimant. Autrefois, c’était l’avenir qui lui avait été tout tracé. Aujourd’hui, il était incertain. Elle n’était pas non plus malheureuse à l’idée que ses désirs puissent ne jamais se produire. Elle n’avait pas à se plaindre de sa situation actuelle et, même mariée, elle aurait du mal à quitter sa bienfaitrice et le bébé.

Rosalie le reposa enfin. Elle le borda tendrement, veillant à ce que les draps couvrent son cou. Avec le froid qui régnait dehors, on pouvait vite se retrouver malade et un petit bout comme lui aurait peu de chance de s’en sortir. Tant d’enfants mourraient chaque hiver à cause du froid. Elle en avait vu des mères pleurer, lorsqu’elle vivait en ville, plus jeune. Elle se souvenait de leur résignation, surtout, et ne pouvait la concevoir ici, à la cour. Les enfants mourraient rarement ici, beaucoup plus privilégiés. On les pleurait longtemps et on ne s’en remettait pas aussi facilement.

La blonde rejoignit sa couche et se glissa dans ses draps. Ils étaient doux et confortables. Elle n’eut pas le temps de s’étonner de s’endormir si vite que ses yeux se fermèrent d’eux-mêmes. C’était rare qu’elle s’abandonne si vite dans les bras de Morphée, mais ne pouvait qu’être positif. Elle se sentait peut-être un peu plus chez elle, à présent.

Ce qui lui sembla être quelques instants plus tard, une voix la réveilla. Lavinia. Elle ouvrit les yeux, l’esprit embrumé. Sous les rideaux, on devinait déjà une légère lueur. Il devait être autour de quatre heures. Ce n’était pas dans les habitudes de la comtesse de la réveiller si tôt.

« Rosalie »

« Oui ? » demanda-t-elle, poliment, mais la voix encore rauque.

Elle sorti de son lit et regarda sa maitresse. Elle semblait tourmentée, comme elle l’était rarement. C’était une belle femme qui savait jouer de son sourire et la voir ainsi attrista la jeune fille.

« Tout va bien ? Vous semblez … troublée. Que se passe-t-il ? »

Elle tourna son regard vers le berceau, mais ce n’était pas Nicholas. L’enfant dormait toujours paisiblement.


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MessageSujet: Re: Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley  Sam 28 Nov - 19:50

Haunted
Lavinia & Rosalie

Tout juste sortie de son sommeil, Rosalie posa alors son attention vers son employeuse, la regardant d'un air interrogatif. Lavinia savait bien que cela devait se voir, qu'elle était tourmentée, tout simplement car elle n'essayait pas de le cacher. Rosalie était la seule personne de confiance à qui elle pouvait se fier. Avec elle, elle n'avait pas besoin de jouer la comédie.

« Tout va bien ? Vous semblez … troublée. Que se passe-t-il ? »

Lavinia ne savait pas pour où commencer pour formuler sa réponse. Elle s'installa sur le bord du lit de Rosalie et l'invita à s'asseoir à faire de même, d'un geste de la main.

« J'ai fais un mauvais rêve... », dit la comtesse. Mais à peine avait-elle prononcé ses mots qu'elle se rendit compte de qu'elle n'avait aucune envie, du moins pour le moment, de commencer son explication en racontant cet affreux rêve. Cela ne ferait que le rendre plus réel. De plus, elle était l'aînée de Rosalie. Se plaindre d'être tourmentée à cause d'un cauchemar auprès d'une femme plus jeune qu'elle la mettait mal à l'aise.

« Le roi me fait demander de plus en plus souvent. Bien sûr, il ne se passe rien d'interdit entre nous, sa majesté apprécie simplement de discuter avec moi mais... », commença Lavinia.

« Dans mon rêve, Nicholas me reprochait de côtoyer le roi, et décidait d'emporter son fils avec lui. Tu sais que Nicholas était partisan de la réforme. Moi je ne me suis jamais impliquée là dedans... Je crains que ce cauchemar puisse avoir une signification. Le fait que les espagnols m'apprécient ne plaît pas à certains, je m'en suis rendue compte... », expliqua t-elle malgré tout. Lavinia craignait que Nicholas, dans ce rêve, représente les gens qui la considéraient comme une traîtresse de part sa relation avec les espagnols. Elle ne laisserait personne nuire à son avenir et à celui de son fils. Personne. C'est ce qu'elle se répétait sans cesse.

Alors,...pourquoi en parler à Rosalie ? Elle ne connaissait absolument pas plus la cour et la politique que Lavinia elle même. Elle pourrait difficilement la conseiller. Que cherchait elle alors ? A être écoutée simplement, ou rassurée ?

« Nicholas est en bonne santé, n'est ce pas ? Tu n'as rien remarqué de particulier chez lui ? », demanda la comtesse de Westmorland.

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MessageSujet: Re: Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley  Dim 6 Déc - 12:38

Haunted




« J'ai fait un mauvais rêve... »

Rosalie afficha un air désolé. Elle posa affectueusement sa main sur le bras de sa maitresse, dans un geste qui se voulait rassurant. Un sourire calme accompagnait son geste.

« Tant que ce n’était qu’un rêve … »

Elle avait dit ça ainsi, mais elle savait que ce n’était pas vrai. Elle-même avait fait beaucoup de cauchemars après la mort de ses parents et encore plus après celle de son frère. Certains avaient été si vivides qu’elle s’était souvent réveillée en sueur, tremblante. Elle voyait encore et encore la porte de la chambre s’ouvrir puis le corps de son frère apparaître, pendu à la charpente. Pendant des mois, elle l’avait vu toutes les nuits, encore et encore. Aujourd’hui, cela devenait plus rare, mais il arrivait qu’elle le voit encore, inanimé et se balançant sous le plafond. Elle préféra le garder pour elle. Personne n’avait besoin d’entendre ces histoires sordides, encore moins au milieu de la nuit.

« Le roi me fait demander de plus en plus souvent. Bien sûr, il ne se passe rien d'interdit entre nous, sa majesté apprécie simplement de discuter avec moi mais... »

« … tout le monde ne le voit pas de cet œil, c’est cela ? »
termina-t-elle.

Si elle ne s’y connaissait pas vraiment en politique, elle n’était pas idiote pour autant et entendait aussi bien que n’importe quelle servante les murmures cachés des nobles oreilles. Elle avait déjà entendu que les espagnols n’étaient pas bien vus de tous. Certains les voyaient plus comme une invasion amicale et se méfiaient du moment où eux en payeraient les conséquences.

« Dans mon rêve, Nicholas me reprochait de côtoyer le roi, et décidait d'emporter son fils avec lui. Tu sais que Nicholas était partisan de la réforme. Moi je ne me suis jamais impliquée là-dedans... Je crains que ce cauchemar puisse avoir une signification. Le fait que les espagnols m'apprécient ne plaît pas à certains, je m'en suis rendue compte... »

Rosalie hocha doucement la tête, compréhensive. Toutes ces normes, ces rumeurs qui couraient la dégoutaient. Les gens ne pouvaient-ils pas dire ce qu’ils pensaient en face. Elle ne savait jamais comment réagir, ici. Elle se méfiait de dire quelque chose de travers en compagnie de personnes influentes. Au moins, elle pouvait se contenter de se taire. Lavinia devait avoir un don pour ne jamais dire de bêtises à la mauvaise personne.

« Je voudrais vous dire de ne pas vous occuper de ce que les autres pensent, mais je me doute que ce n’est pas une option. Le Roi espagnol ne vous protègerait-il pas s’il arrivait que les français se retournent contre vous ? »

C’était une vraie question, elle n’en avait aucune idée. Pourtant, elle trouvait que ce serait bien le minimum après l’avoir sollicitée autant. Après tout, c’était lui qui avait mis Lavinia en eaux troubles.

« Nicholas est en bonne santé, n'est-ce pas ? Tu n'as rien remarqué de particulier chez lui ? »

Rosalie se fendit d’un vrai sourire à la pensée du petit être. Elle aimait vraiment l’enfant et voir sa mère s’inquiéter pour Nicholas lui faisait penser que lui, au moins, n’avait à se soucier de rien.

« Non, il va bien. Il a eu un peu de mal à s’endormir ce soir, mais rien d’anormal. C’est assez courant à cet âge-là, je pense. Ne vous inquiétez pas, ce bébé à tout ce qu’il lui faut. Il grandira bien et aura un bel avenir, j’en suis certaine. »



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MessageSujet: Re: Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley  Dim 13 Déc - 18:33

Haunted
Lavinia & Rosalie

Rosalie demanda à Lavinia si le roi la protégerait dans le cas où les anglais se retournaient contre elle. La comtesse comprenait bien qu'elle devrait oeuvrer pour que ce soit le cas, mais trop plaire à Phillipe risquerait d'attiser la jalousie de sa femme... Comment être sûre qu'il ne se détournerait pas d'elle si elle se trouvait dans une situation délicate par sa faute, sans pour autant se mettre la reine à dos ?

« Dans la mesure du possible, je pense que oui. Mais il n'est pas le chef du royaume ici, Rosalie. », expliqua Lavinia à Rosalie. Sa servante n'était pas noble, Lavinia devait donc parfois la reprendre pour s'assurer qu'elle ne se trompe pas dans les titres et les influences des un et des autres. «  C'est Mary, la reine. Il n'est que son mari. Son père étant encore vivant, qui sait pour combien de temps, il n'est pas non plus roi dans son pays. Si les gens continuent à me regarder ainsi, je crains que la reine ne devienne jalouse et ne s'imagine des choses fausses. Il faut que je sois prudente, plus que jamais... »

En disant cela, Lavinia ne se sentait que d'autant plus en danger. Elle changea donc de sujet, demandant à Rosalie si Nicholas allait bien, histoire de se rassurer au moins sur une chose.

« Non, il va bien. Il a eu un peu de mal à s’endormir ce soir, mais rien d’anormal. C’est assez courant à cet âge-là, je pense. Ne vous inquiétez pas, ce bébé à tout ce qu’il lui faut. Il grandira bien et aura un bel avenir, j’en suis certaine », lui répondit son amie.

Lavinia acquiesa. Ce n'était qu'un rêve après tout. Elle ne devait pas s'en inquiéter autant...

« J'en suis certaine, au fond de moi. Et je ferais tout ce qui est en mon possible pour que cela arrive. Il sera comte de Westmorland un jour...», répondit elle.

Lavinia se leva pour s'approcher du berceau de son fils, le regardant dormir. Elle tenta de l'imaginer devenu adulte. Bien sur, elle lui prêta les traits de son défunt mari. Ses pensées se redirigèrent alors vers lui.
Nicholas était un partisan de la réforme. Il croyait très fort en Dieu. Et pourtant, il finit par se suicider. Lavinia elle, ne croyait en Dieu qu'en apparence, pour suivre les obligations et les convenances. Au fond, elle avait perdu la foi il y a bien longtemps, mais il n'était guère autorisé pour quiquonque de dire une chose pareille. Comment Philippe la regarderait elle s'il savait ? Lui, si catholique et qui voyait en elle l'incarnation de la pureté... Elle n'était pas pure, et si Dieu existait vraiment, elle passerait l'éternité au purgatoire. Elle avait contribué à cacher des meurtres, après tout. Mais son salut ne l'obsédait guère. Elle n'y pensait pas. Elle vivait déjà sa propre vie et c'était parfois bien difficile. Alors penser à ce qu'il y avait après...Qui mourrait verrait. Cela dit, elle se posait la question pour Nicholas, son défunt mari...

« Mon mari croyait beaucoup en Dieu. », dit-elle. « Il était moins pessimiste que moi. Il croyait en un monde meilleur...Il était animé par une grande foi... » Elle regarda Rosalie. « Je ne pense pas si souvent que cela à notre Seigneur, pour ma part. Toi, pries tu souvent ? », demanda Lavinia. Elle savait comment était mort le frère de Rosalie. Elle se demandait donc si malgré ce que la religion disait du suicide, Rosalie continue d'avoir la foi, ou pas.

« Parfois, je me demande si Dieu peut être miséricordieux au delà du suicide. Je ne suis pas Dieu, mais je suis si persuadée que mon mari méritait la vie éternelle. Selon les textes, il ne peut l'obtenir, l'ayant comprise en décidant du moment de sa mort...Est ce que tu as déjà pensé à cela ? Je réfléchis rarement à la religion mais je dois avouer que...Je trouve certaines choses trop dure, trop stricte. J'aimerais penser qu'il n'en est pas ainsi. Qu'il ne sera pas puni pour cela... »



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MessageSujet: Re: Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley  Mer 16 Déc - 21:41

Haunted



« C'est Mary, la reine. Il n'est que son mari. Son père étant encore vivant, qui sait pour combien de temps, il n'est pas non plus roi dans son pays. Si les gens continuent à me regarder ainsi, je crains que la reine ne devienne jalouse et ne s'imagine des choses fausses. Il faut que je sois prudente, plus que jamais... »

Rosalie soupira doucement, mais n’ajouta rien. Elle savait combien les affaires de pouvoir et d’apparitions publiques pouvaient être compliquées au royaume, mais chaque fois que Lavinia lui en faisait entendre un peu plus, elle tombait de désespoir devant toutes ces fausses manières et cette hypocrisie. Pourquoi les gens ne pouvaient-ils pas simplement dire ce qu’ils pensaient ?

La jeune femme rassura sa maîtresse au sujet de son fils.

« J'en suis certaine, au fond de moi. Et je ferais tout ce qui est en mon possible pour que cela arrive. Il sera comte de Westmorland un jour...»

« Et je suis sure qu’il le sera » ajouta-t-elle avec un sourire doux.

Elle n’en avait pas un doute. Elle savait que Lavinia arrivait toujours à ses fins, quand elle le voulait vraiment. Elle ne doutait ni douterait jamais des capacités de la comtesse à comprendre et tourner à son avantages les méandres de la Cour.

« Mon mari croyait beaucoup en Dieu. Il était moins pessimiste que moi. Il croyait en un monde meilleur...Il était animé par une grande foi... Je ne pense pas si souvent que cela à notre Seigneur, pour ma part. Toi, pries tu souvent ? »

Rosalie rougit un peu, prise au fait.

« Pas autant que je le devrais, sûrement. Je ne pense pas que ma foi soit aussi solide qu’elle l’eut été lorsque j’étais jeune. J’avais l’habitude de prier avec mon père avant … qu’il ne parte. »

Elle avait eu ce petit rituel avec son paternel, surtout après que sa mère soit partie. Ils s’agenouillaient près de la fenêtre, en regardant la lune s’il n’y avait pas trop de brouillard, puis ils priaient ensemble. Ils remerciaient pour la journée, demandaient à ce que ceux qu’ils aimaient ne les quittent pas trop tôt. Elle se rendit compte qu’elle n’avait plus prié tout haut depuis des mois, peut-être même depuis que son père était mort. Parfois, elle avait pensé à ce Dieu qu’elle avait prié pendant si longtemps, mais d’une manière ou d’une autre, sa foi n’était plus pareille. Depuis longtemps, elle avait cessé de croire à la méritocratie qu’on lui avait fait avaler. Depuis longtemps, elle s’était rendue compte qu’elle n’avait rien fait pour mériter de perdre ses deux parents et son père.

« Parfois, je me demande si Dieu peut être miséricordieux au-delà du suicide. Je ne suis pas Dieu, mais je suis si persuadée que mon mari méritait la vie éternelle. Selon les textes, il ne peut l'obtenir, l'ayant comprise en décidant du moment de sa mort...Est ce que tu as déjà pensé à cela ? Je réfléchis rarement à la religion mais je dois avouer que...Je trouve certaines choses trop dures, trop stricte. J'aimerais penser qu'il n'en est pas ainsi. Qu'il ne sera pas puni pour cela... »

Elle avait souvent pensé la même chose à propos de son frère, après l’avoir pardonné. Elle pouvait comprendre que le suicide ne pouvait pas mener aussi facilement au paradis qu’une mort naturelle. Celle-ci étant déjà si douloureuse pour ceux restés sur terre, savoir que sa présence n’avait pas suffi à garder son frère auprès d’elle la rendait triste. Pourtant, elle se doutait que sa douleur à lui avait dû être bien plus grande pour renoncer à la vie.

« Oui. » fut tout ce qu’elle arriva à articuler.



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MessageSujet: Re: Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley  Jeu 7 Jan - 12:13

Haunted
Lavinia & Rosalie

La comtesse de Westmorland comprit qu'il fallait mieux changer de sujet. Rosalie n'avait articulé qu'un timide « oui » au monologue sur le suicide et ce qu'il impliquait qu'avait prononcé Lavinia. Elle avait pensé pouvoir avoir une conversation sur le sujet avec sa servante, une discussion philosophique, mais elle voyait bien que Rosalie n'en avait guère envie. Et même si elle était comtesse et qu'elle avait le droit d'insister, elle ne le prendrait pas. Rosalie était une amie en plus d'être une servante. Lavinia savait que sans elle, Rosalie n'était rien, mais elle ne voulait pas lui faire de mal pour autant. Puisque le sujet semblait encore trop difficile pour Rosalie, Lavinia renonca. Elle ne savait pas vraiment avec qui d'autre elle pourrait en parler. Avec les luthériens, sans doute. Les luthériens étaient plus ouvert à ce genre de discussions. Cela dit, comme elle avait refusé de tremper dans les attentats et tout le reste, Lavinia n'était pas considérée comme une amie des luthériens. Nombreux étaient ceux qui d'ailleurs, regrettait que l'épouse d'un protestant aie pris une attitude si neutre après sa mort. Mais le comtesse n'avait que faire des affaires de religion. C'était la sécurité de son fils qui lui importait avant tout.

Elle aurait pu en parler à Lucrèce. Bien que catholique, Lucrèce l'aurait écoutée et aurait réfléchi sur la question. La noble dame avait une trentaine d'année, et donc l'expérience de la vie. Lavinia regrettait que son amie soit morte. Trompée par son mari, puis tuée lors des attentats de la joute, Lucrèce n'avait pas eu de chance...

« Je n'aurais pas du te réveiller, Rosalie... », dit Lavinia sur un ton d'excuse. « Ni remuer ce sujet. Je comprends à quel point il est difficile de parler de ce genre de choses. Pour toi comme pour moi. », ajouta-t-elle.

« J'aimerais que tu fasses quelque chose pour moi, Rosalie. Je voudrais que tu essaies de savoir ce qu'il se dit sur le roi en ce moment, pas chez les espagnols, mais chez les anglais. Il me faut savoir qui est déjà en train de colporter des ragots sur moi.Les femmes ne te diront rien, elle sont plus loyales que les hommes. Essaie de te mêler aux serviteurs, et non au servantes. Ou aux hommes de la garde. Parmi eux, je sais que certains détestent les espagnols. Ils seraient bien capable d'être les premiers à ébruiter le fait que le roi discute souvent avec moi... » expliqua Lavinia.

Rosalie était plus qu'une servante pour Lavinia. Si Lavinia avait été reine, on aurait pu dire de Rosalie qu'elle était sa dame d'honneur. En effet, Rosalie était rarement affectée à des tâches comme le ménage ou ce genre de choses. Lavinia avait fait de Rosalie sa servante la plus proche et la plus loyale. Rosalie était la personne avec qui Lavinia discutait le plus, à qui Lavinia osait laisser la garde du jeune comte lorsqu'elle devait s'absenter. Et plus que cela, il était parfois difficile de deviner que Rosalie était une servante. Lavinia lui avait appris à se comporter comme il le fallait à la cour et Rosalie avait en Lavinia un bon modèle pour comprendre comment séduire en toute discrétion afin d'obtenir des informations.

« J'irais t'acheter une belle robe, une robe qui te met bien en valeur. »
Une comtesse qui offrait une robe à sa servante, certes, c'était particulier. « Si tu as l'air d'une servante, ils risquent de te demander quelque chose en échange de leur information, et je ne tolérerais pas cela... » Lavinia avait en effet de l'affection pour Rosalie, et même si sa jeune protégée lui était très loyale, la comtesse n'était pas du genre à l'obliger à se rabaisser à faire des choses indignes d'elle pour lui rendre service. « Les hommes sont ingrats quand ils se savent d'un statut plus élevé. Si tu as l'air d'une lady, ils te respecteront davantage et seront plus intimidé. Ne leur dis pas que tu travailles pour moi, surtout. Et tu commenceras pas la garde. Si tu te promènes dans les quartiers de la garde, tu attireras sans doute l'attention. Tu pourras dire que tu as décidé de passer par là pour ne pas croiser d'espagnol. Le sujet sera ainsi lancé. », ajouta Lavinia.

Il y avait un interet derrière l'achat de cette robe ci, certes. Mais ce n'était pas le premier cadeau que Lavinia offrait à Rosalie, qui était toujours habillée plus joliment que les femmes de son statut. Beaucoup de servantes devaient sans doute la jalouser. Tout le monde n'avait pas la chance de servir Lavinia Tyburn...

Emi Burton


« THE LIONESS »

« THE KING'S QUEEN »

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Haunted ♣ ft. Rosalie Woodley
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