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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

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Admin ♛ « Princesse et bâtarde d'Angleterre. »
♕ Métier : Princesse d'Angleterre ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Celle que me dictera ma souveraine. ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 3467 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 14 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 11/09/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya Cavendish - Constance Bennet - Edward Seymour

MessageSujet: Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE  Lun 18 Jan - 18:28
Anne ∞ Marguerite ∞ Elizabeth

La nuit était tombée sur le palais d’Hampton Court. L’effervescence du printemps avait permis à certaines festivités de reprendre, pour le bonheur de toute la cour. Malheureusement, le couple royal n’avait pas le cœur à la fête. Avec le temps et même si la reine pensait toujours être enceinte, plus personne ne croyait en la venue du bébé royal. Le roi Philippe faisait grise mine et ne parlait que de son prochain départ. La reine de son côté ne quittait pas ses appartements, pour se remettre de cette déconvenue.
La princesse Elizabeth se trouvait toujours à Hampton Court. Pour combien de temps ? Elle ne le savait pas, mais elle savourait ces moments où elle pouvait rencontrer plus de monde. A Woodstock, elle se sentait seule, constamment surveillée, ici, même si elle était encore sous surveillance, elle avait la chance de pouvoir converser avec des personnes différentes, tous les jours. Depuis l’arrestation d’Alice, Elizabeth était morose. A ses côtés, elle n’avait plus de fidèles servantes. Kat avait été renvoyé et maintenant Alice, de qui elle n’avait plus aucune nouvelle. Elizabeth avait le sentiment d’être maudite et qu’elle ferait mieux de ne s’attacher à personne, pour ne pas succomber à la peine.

Après avoir fait preuve de présence aux festivités, aux côtés du roi Philippe. Elizabeth avait quitté le palais pour profiter de la douceur des jardins. Hampton Court avait été le palais du cardinal Wolsey, puis de son père. Il fut également le lieu des amours scandaleux d’Henry VIII et d’Anne Boleyn. Ici, Elizabeth se sentait bien, mieux qu’au palais de Whitehall. Face à tous ces souvenirs de son enfance, elle se sentait mieux. Seule, avec un garde qui marché au loin pour la surveiller, Elizabeth se sentait libre de mouvement, loin des badinages de ses suivantes. De toute façon, depuis l’absence d’Alice, plus rien n’était pareil, elle ne faisait plus confiance en personne.

Les premiers boutons de roses apparaissaient dans la roseraie, Elizabeth les contempla quelques instants, avant de quitter l’endroit et de s’installer sur le rebord de l’une des fontaines du parc. Le garde au loin, elle profita du silence pour fermer les yeux et écouter le calme de l’écoulement de l’eau. Elle se sentait bien, mieux depuis que l’enfant royal n’était en fait qu’un mauvais coup du sort. Même si elle ne l’évoquerait jamais de vive voix, cet enfant était une menace pour elle-même et l’Angleterre. Même si sa sœur pleurait toutes les larmes de son corps, à cause de cette malheureuse nouvelle, le cœur d’Elizabeth ne cessait de battre d’un certain espoir. Bientôt, le roi partirait et il n’y aurait donc plus de chance pour que la reine tombe enceinte. L’héritier n’existait pas et désormais, c’était elle l’unique héritière. Elle qu’on avait insulté de bâtarde, elle qui avait tant souffert de l’ignorance de son père. Elle n’était pas reine, mais Elizabeth se sentait prête pour ce rôle. Son éducation l’y avait préparé et elle-même se préparait en étudiant assidument. Elle parlait plusieurs langues. Elle pouvait suivre des conversations en français, en latin et en espagnol, sans problème. Qui pouvait désirer plus cette place qu’elle-même. On lui avait murmuré ce rêve et depuis, Elizabeth patientait pour pouvoir l’atteindre. La mort de Mary était le seul moyen pour qu’elle y parvienne, mais jamais Elizabeth ne souhaiterait cela à sa sœur. Les protestants n’étaient pas la solution, encore moins la révolte, la seule chose qui pouvait conduire Elizabeth sur le trône était la patience.
Quand elle ouvrit les yeux, Elizabeth était toujours seule, mais le garde qui se trouvait au loin avait été remplacé par un autre. Sûrement un changement. La princesse ne s’en formalisa pas et resta sur le rebord de la fontaine. Elle laissa glisser sa main sur l’eau, touchant les poissons exotiques qui ont été importé de toutes les contrées du monde.
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MessageSujet: Re: Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE  Mar 16 Fév - 16:57

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Depuis quelques semaines, Marguerite ne faisait que tourner en rond dans ses appartements. Son irritabilité ne faisait que croître au fil des jours et c'est à peine si elle sortait faire un tour dans les jardins. Recluse, elle pensait à l'existence qu'elle menait au sein de la cour d'Angleterre. Une vie dissolue faites de frivolité et de complots dont le seul but était à présent de destituer les souverains en place pour la fille d'Anne Boleyn et d'Henry VIII : Elizabeth Tudor. Un objectif que beaucoup de Protestants avaient en tête, mais que peu se sentaient prêts à réaliser, car la seule solution pour que cet achèvement se produise était la mort de Mary Tudor. Marguerite n'avait pas peur de commettre un meurtre, elle l'avait déjà fait jadis ou du moins avait tenté d'en perpétrer un. Au contraire, elle s'accrochait à cette idée pour ne pas sombrer davantage dans les ténèbres qu'elle avait elle-même créés. À ses yeux, seule la mort d'une femme aussi atroce que l'était la reine d'Angleterre parviendrait à mettre fin à cette solitude qui rongeait son cœur. En effet, voici deux ans qu'elle vivait sur cette île déchirée par une guerre de religion sans revoir sa famille et vivant dans la crainte de revoir son époux ou bien encore celle de se faire arrêter. Loin d'être une fervente protestante, elle n'en soutenait pas moins ses croyants dans leur combat. Et voilà qu'elle apprenait de la bouche de Béatrix que le reste de sa fratrie s'était de nouveau convertie au catholicisme sous la demande de Claude. Claude, son frère, pour qui elle avait tout tenté et qui la trahissait aujourd'hui pour la confiance de son roi Henri. Cette nouvelle l'avait d'ailleurs rendue malade et Marguerite avait dû rester alitée des jours durant. Alors oui, suite à cette découverte, la seule chose qui lui restait était le combat contre Bloody Mary.
Malheureusement pour elle, la lutte semblait être en attente depuis cette fameuse réception dans les jardins donnée en l'honneur du futur héritier. Un après-midi riche en rebondissements, car après avoir annoncé que la reine Mary était en plein travail, la princesse Elizabeth s'était rétractée suite à la venue d'un médecin : ce n'était qu'une fausse alerte. Certes, Marguerite n'avait pu s'y rendre, encore trop faible pour assister à un tel événement avec toute la prestance qui lui incombait, mais le récit de Béatrix avait réussi à lui redonner le sourire. Une joie qui s'était vite dissipée lorsque du haut de sa tour d'ivoire, Marguerite avait compris que cette annonce avait eu pour conséquence de refroidir l'ardeur des Protestants. À présent, ils semblaient tous attendre que quelque chose se passe comme par miracle. Or, les miracles ça n'existaient pas et Marguerite le savait mieux que personne. Alors, elle attendait, elle attendait en tournant interminablement en rond dans ses appartements. Elle attendait que sa vie ne soit plus le puits sans fond dans lequel elle tombait sans jamais toucher le fond. Mais elle était lasse d'attendre.

Ce fut pour cette raison qu'en cette soirée printanière elle décida de quitter la petite chambre qu'on lui avait attribuée à Hampton Court et de partir à la rencontre du destin. Toujours vêtue du meilleur goût français, elle dévala les escaliers avant de sortir dans les jardins. Elle avala une grande bouffée d'air frais les paupières fermées, profitant de ce retour au monde extérieur. Sa peau était plus pâle qu'à l'accoutumée et contrastait avec le teint hâlé de sa suivante espagnol dont les origines ne pouvaient être cachées. Ses boucles blondes tombaient dans son dos, reliées par une tresse que Béatrix lui avait fait juste avant que son amie ne se précipite hors du château. Des légers cernes dus à sa convalescence et à ses insomnies bordaient le dessous de ses yeux. N'importe qui la croisant aurait deviné qu'elle avait traversé la maladie, quelle qu'elle soit. Or, la nuit étant tombée sur Hampton Court, il y avait peu de risques pour que Marguerite rencontra quelqu'un.
La Française déambula au bras de sa dame de compagnie pendant plusieurs mètres avant d'apercevoir une crinière rousse près de la fontaine. La dame était de dos, mais Marguerite l'aurait reconnu entre mille. Combien de fois lui avait-elle rendu visite à la Tour ? Et combien de fois la princesse l'avait-elle congédiée, lasse des requêtes de la baronne ? Coïncidence ou signe désespéramment attendu de Dame Fortune, Marguerite n'attendit pas d'apprendre la réponse pour se diriger vers Elizabeth. Le changement de garde fut d'ailleurs le bienvenu et sans hésiter un instant, la jeune femme toussota pour attirer l'attention de la princesse avant de se baisser dans une gracieuse révérence. Elle se félicita intérieurement d'avoir pris la décision de sortir à cette heure-ci avant d'offrir un sourire de convenance à Elizabeth.

« Votre altesse, quelle surprise de vous croiser en ce lieu et à cette heure si tardive ! Je ne savais pas que vous aimiez les promenades nocturnes, à moins que vous attendiez la venue d'une autre personne . Dans ce cas, congédiez-moi et je m'en irais. »
commença-t-elle, une mine enjouée sur le visage. « Mais, dites-moi comment allez-vous depuis la dernière fois que nous nous sommes vues ? Vous avez bien meilleure mine sous ce rayon de lune que sous la lumière des flambeaux de la Tour. Une chance que votre sœur ait accepté de vous libérer ! En France, aucune personne ne serait assez cruelle pour gâter une beauté telle que la vôtre. »
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Dernière édition par Marguerite de Bourbon le Dim 10 Avr - 18:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE  Lun 7 Mar - 20:27


Rencontre à Hampton Court


Voilà que les festivités en l'honneur de Mary Tudor, son ancienne belle-fille prenait fin. Anne de Clèves avait quitté les lieux l'air sombre. Et si Mary n'était pas enceinte ? Cette question était dans tous les esprit Anne s'en doutait. Elle savait aussi qu'au même moment, pendant le banquet auquel elle avait assisté, Elizabeth la demi-sœur de Mary avait reçu ses amis. L'ancienne reine consort d'Angleterre aurait bien aimé y être, mais sa place était auprès de Mary. C'était ainsi. On ne faisait pas toujours ce que l'on voulait et la femme blonde aux traits tirés par le temps le savait mieux que personne.

Mais le printemps était là et avec lui les nombreuses festivités de la Court. Le ton était donnée. Anne, elle ne venait pas plus souvent aux fêtes. De temps en temps, elle quittait Richmond pour se rendre à Hampton Court. Cela lui arrivait aussi de rester pour une nuit ou deux au Palais. Elle y avait des appartements, prêtés par Mary. Les deux femmes se voyaient souvent et l'ancienne belle-mère essayait tant bien que mal de réconforter de la femme qui n'avait pas enfanté. Il faut dire que la Duchesse savait trouver les mots juste puisqu'elle même n'avait pas eu la chance de mettre au monde un enfant.

En cette fin de soirée, Anne de Clèves se trouvait une fois de plus à Hampton Court. Elle y avait passé la journée et en grande partie dans les appartements de Mary Tudor. L'ancienne reine d'Angleterre avait également croisé quelques connaissances. Mais elle regrettait de ne pas avoir vu Catherine Carey et ses enfants, ou encore deux gardes royaux auxquels elle s'intéressait tout particulièrement. Si elle ne se préoccupait du premier presque uniquement parce qu'il se trouvait auprès de la princesse Elizabeth et ce en grande partie parce qu'elle l'avait demandé, pour le second c'était nettement plus personnel. Quoi qu'il en fut, Anne était à Hampton Court et la nuit tombait doucement. La femme n'était pas chez elle, mais elle avait envie de s'y croire. Alors elle se changea dans ses appartements et décida d'aller marcher un peu dans le parc du Palais. Elle y ferait peut-être des rencontres qui pouvait savoir. Hampton Court était rempli de rencontres et de batifolages. Celles de feu son époux et de sa seconde épouse Anne Boleyn s'y étaient déroulées.

Le sourire aux lèvres, Anne quitta les appartements et s'engagea dans les couloirs pour rejoindre le parc du palais. L'ancienne reine n'était pas accompagnée d'Hedwige qu'elle avait préféré ne pas déranger. Elle était seule et inspirait l'air frais du soir. Ses pas la menaient çà et là sans qu'elle ne fasse plus attention au chemin qu'elle arpentait. Ses yeux se posaient sur tout et n'importe quoi. Elle aimait les jardins et celui d'Hampton Court ne faisait pas exception. Au détour d'une allée, elle aperçut deux silhouettes de femmes au loin. Anne se rapprocha et au fur et à mesure que ses pas la rapprochaient des deux jeunes femmes, un large sourire se dessinait sur ses lèvres. Elle l'avait reconnue, sa petite Elizabeth, sa petite princesse. Elle se rapprocha et arriva à leur hauteur. Elle arriva alors que la plus blonde des deux achevait sa phrase sur une remarque sur la France. La France, Anne y avait des souvenirs de la France et surtout du celui qu'elle aurait dû épouser à la place d'Henri VIII.

« Mais nous ne sommes point en France ici, ma chère. » fit Anne d'une voix douce. Puis l'ancienne reine s'inclina devant Elizabeth en souriant. « Votre altesse, je suis enchantée de vous voir ici. Il faut dire que je ne m'y attendait point en venant me promener dans ces jardins. Me présenteriez-vous cette jeune femme ? » demanda-t-elle en désignant celle qui semblait bien connaître la France.
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MessageSujet: Re: Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE  Mer 23 Mar - 15:44
Anne ∞ Marguerite ∞ Elizabeth

Une princesse dans les jardins, découvrant les senteurs nocturnes du printemps à travers la nuit. Les fleurs, aux pétales fermées, dégageaient un léger parfum qui embaumait les différents bosquets du parc, du palais de Whitehall. Il faisait nuit. Les oiseaux étaient partis se coucher, emportant leurs sons mélodieux, pour les rendre aux premières lueurs du jour. La lune brillait, grande, majestueuse dans le ciel, inégalable par aucune autre entité. Quelques lucioles volaient dans les airs, tournoyants joyeusement autour des statues et des fontaines qui décoraient le parc.
Une princesse près d’une fontaine. Sa main plongeait dans l’eau, caressant sa douceur, se délectant de sa fraicheur. Quelques poissons effrayaient la caressèrent. La princesse sourit, amusée par la couleur et l’exotisme de ces êtres qui peuplaient les eaux. Elle pensa à eux, heureux dans leur eau propre, dans ce bassin de marbre, mais pourtant, tout comme elle ces poissons étaient malheureux. Pour leur beauté, on les avait capturé, on les avait enfermé, pour pouvoir les garder et les contempler chaque jour. Pour elle, c’était la même situation. Le gouvernement l’avait mise sous bonne garde, on l’avait enfermé, libéré, enfermé à nouveau d’un château à un autre. Sous surveillance, Elizabeth était comme ces poissons, tout simplement privée de sa liberté.

La princesse fut seule pendant un long instant, un garde au loin la surveillait, respectant son intimité par une bonne distance. Elle était à portée de vu, elle ne pourrait rien faire de blâmable sans que tout la cour ne soit au courant. Elle fut seule jusqu’à ce qu’une ombre se glisse vers elle, étonnée par sa présence dans les jardins à cette heure de la nuit. Elizabeth se releva, se tenant droite comme toujours, elle ne montrait rien pour ne jamais nuire à sa personne. La personne qui lui faisait face était une Française, qui avait rejoint la cour d’Angleterre pour Dieu sait quelle raison. La personne ne voulait pas la déranger et lui demanda même de la congédier si elle l’importunait. Marguerite de Bourbon continua ensuite en lui demandant de ses nouvelles, lui rappelant que sa santé était bien meilleure que le jour où on l’avait envoyé à la Tour. Triste souvenir que la princesse Elizabeth aurait aimé oublier, mais à chaque instant de la vie, elle se souvenait des tours sombres, de l’humidité et des cris. La Tour de Londres ne s’oubliait jamais, même si elle était une résidence royale, aux yeux d’Elizabeth cet endroit était un tombeau.

« Vous ne me dérangez point madame de Bourbon. » Elizabeth répondit dans un parfait français, montrant ainsi à la jeune femme qu’elles pourraient converser en toute discrétion, sans que personne ne puisse comprendre leur conversation. « Je me porte bien mieux et je vous remercie de votre sollicitude, même si je pense que chaque pays a ses propres formes d’enfermement. » Elle n’évoquait aucune jeune femme en particulier, mais Elizabeth avait déjà entendu parler que le roi de France affichait aux yeux de tous sa maîtresse, la mettant sur un piédestal qui faisait presque penser qu’elle était une reine.
Une autre voix intervint dans la conversation, tirant un sourire à la princesse Elizabeth qui reconnut dans celle-ci sa dernière belle-mère encore de ce monde, Anne de Clèves. L’ancienne reine d’Angleterre s’inclina devant elle, faisant part elle aussi de son étonnement quant à sa présence dans les jardins, puis elle demanda à être présenté à la jeune Française.

« Lady Anne, je n’aurais point pensé vous retrouver ici. Quelle joie. » Alors qu’elle était neutre auparavant, Elizabeth laissa sa joie la dominer, avant de reprendre un visage plus modeste, tout en affichant un léger sourire. « Lady Anne je vous présente Marguerite de Bourbon qui nous vient de France, Marguerite voici lady Anne de Clèves. » Elizabeth ne prit pas la peine de présenter plus les deux femmes, Marguerite devait savoir qu’Anne fut autrefois reine d’Angleterre, avant que le roi Henry VIII décide de divorcer d’elle.
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MessageSujet: Re: Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE  Dim 10 Avr - 18:25

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La vie fait parfois preuve de cruauté envers l'Humanité. Une cruauté plus ou moins justifiée que certaines personnes verront comme le signe d'un mécontentement divin, quel que soit le Dieu, quant à d'autres, elles l'analyseront comme la conséquence directe des méfaits humains. Des actes que la race humaine perpétue dans l'espoir d'asservir la Terre entière une fois pour toute pour arriver à leurs fins. Cette espèce égoïste dont la seule préoccupation se résume à se complaire dans un confort qui, pense-t-elle, la rend meilleure. Là encore, une minorité d'individus revendique sans complexe ce trait de caractère typique à leur nature tandis qu'une majorité préfère nier voire ignorer cette tare. Marguerite faisait partie de la première catégorie et ne cacha donc aucunement son intérêt pour la princesse, comme elle l'avait fait jusqu'à maintenant d'ailleurs. Ses intentions étaient claires vis-à-vis d'Elizabeth et cette dernière connaissait le désir de la Française de la placer sur le trône d'Angleterre à la place de la reine Mary. Et si les deux jeunes femmes ne partageaient guère la même vision quant à ce coup d’État, il n'en demeurait pas moins un sujet qui les concernait toutes deux et les liait indirectement. Cependant, Marguerite tenta de ne point se compromettre auprès de la belle rousse alors qu'elles venaient à peine de se revoir et se contenta d'évoquer les tristes souvenirs de la Tour de Londres tout en souriant.
Un haussement de sourcils accompagna la surprise de la sulfureuse blonde lorsque la princesse Tudor lui fit le plaisir de répondre en Français. Un élan de nostalgie envahit le cœur de Marguerite à la pensée de revoir un jour sa terre natale, sa belle Auvergne et de pouvoir à nouveau parler librement français. Elle tenta de se remémorer les dernières personnes qui n'étaient ni l'ambassadeur de France, ni Béatrix à avoir conversé avec elle dans sa langue maternelle et ne put réellement attraper ces souvenirs pour les rendre un peu plus matériels. Depuis trois ans, elle avait coupé les ponts avec son ancienne vie et ce fut donc avec un certain assentiment qu'elle acquiesça à la réponse d'Elizabeth.

« Vous avez bien raison votre Altesse, mais certaines prisons demeurent plus détestables que d'autres. »

Soudain, la Française fut interrompue par la présence ou du moins la voix d'une tierce personne. Elle se détourna un instant de son interlocutrice pour se concentrer sur la noble dame qui s'inclinait devant celle-ci. Marguerite lui offrit un sourire faux où l'on pouvait apercevoir une pointe de frustration. Elle qui s'était réjouie de son entrevue seule à seule avec Elizabeth, elle devait à présent supporter la compagnie d'Anne de Clèves que la princesse lui présenta. Et, alors que Marguerite observait cette femme d'une quarantaine d'année, elle se demanda comment elle-même aurait réagi si une personne telle qu'Henry VIII l'avait épousé pour la renier seulement quelques mois après pour une jeune sotte. Certes, la comtesse ne s'était pas penchée plus avant sur toute cette histoire, mais elle en connaissait suffisamment les grandes lignes pour finalement se dire qu'Anne de Clèves avait eu de la chance d'échapper aux tendances meurtrières d'Henry VIII. Elle exécuta donc une courte révérence devant celle qui fut pendant un temps reine d'Angleterre.

« Enchantée de vous rencontrer lady Anne. J'ai beaucoup entendu parler de vous, mais je n'ai guère eu le plaisir de faire votre connaissance. Dites-moi, vous n'êtes pas souvent à la cour n'est-ce pas ? Il me semble vous avoir seulement vu durant les grandes réceptions. »

Puis, du coin de l’œil, Marguerite aperçut l'air modestement joyeux d'Elizabeth Tudor causé par la venue de son ancienne belle-mère. Une moue satisfaite sur son joli visage, l'étrangère finit finalement par remercier la lady d'être venue. Peut-être que la bonne humeur de la princesse ouvrirait son esprit pragmatique à d'autres propositions un peu plus fantasques.
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MessageSujet: Re: Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE  Sam 23 Avr - 12:40


Rencontre à Hampton Court

Anne de Clèves était ravie, ravie de voir sa petite Elizabeth, sa petite princesse. Dieu qu'elle avait grandi, si vite. À moins que ce ne soit dû au fait que la Duchesse de Clèves n'était pas été assez souvent à la Cour. Et quant bien même, la sœur de Mary venait tout juste de revenir ici, à la Cour. Mary avait fini par la rappeler auprès d'elle. Dieu avait-il eu raison d'elle ? Avait-elle senti le besoin d'avoir sa sœur à ses côtés dans ces moments difficiles ? Où alors pensait-elle qu'un rapprochement était maintenant nécessaire puisqu'elle n'arrivait pas à donner un héritier à son roi. Tant de questions qui allaient vraisemblablement restées sans réponse. C'était ainsi et l'ancienne reine consort d'Angleterre le savait parfaitement. Si un jour Mary voulait le lui dire alors elle le ferait d'elle-même. Anne de Clèves n'allait certes pas brusquer son ancienne belle-fille et reine.

La Duchesse fut touchée par la réaction d'Elizabeth. Elle ne savait pas que la jeune princesse aimait autant sa présence. Elle lui avait donné beaucoup d'amour certes, mais avec le temps. Le temps avait passé et Elizabeth était maintenant bien plus proche de la couronne qu'elle ne l'avait jamais été. La jeune princesse répondit à la demande de la femme et présenta son amie. Il s'agissait bien d'une Française. Marguetite de Bourbon pour être plus précis. Anne sourit à la jeune fille aux boucles blondes. Elle ne devait pas être guère plus âgé que la princesse. Une amie à elle sûrement et cette pensée fit sourire la quadragénaire. Marguerite fit une courte révérence et Anne de Clèves y répondit par une inclinaison toute mesurée de la tête. Puis elle reprit la parole en souriant. « Je suis plus que ravie de vous voir Elizabeth. Votre éloignement de la Cour me rendait difficile toute tentative de venir vous voir mon enfant. » Ah voilà qu'elle recommençait. Il n'était pas aisée pour l'ancienne reine de ne pas voir Elizabeth comme une enfant. Elle l'avait connue si petite. Elle l'avait vu grandir. Alors c'était si difficile. « Veuillez m'excuser pour cette appellation plus que déplacée Votre Altesse. » s'excusa-t-elle en reprenant de termes plus corrects.

Anne se tourna ensuite vers lady de Bourbon. Elle sourit à nouveau. Ainsi la jeune fille avait entendu parlé d'elle. Ce n'était guère étonnant. Lorsque l'on connaissait les penchants de feu le roi Henri VIII, le fait qu'une de ses femmes soit toujours en vie après lui surprenait, intriguait ou tout simplement interpellait. Anne réfléchit un instant. Puis elle finit par répondre à la jeune française.

« Je ne savais point que mon nom était aussi connu en France, Lady de Bourbon. Il y a bien longtemps que je ne me suis rendue en France. À l'époque je n'était encore qu'une toute jeune femme. Le temps est passé si vite. » Anne de Clèves s'interrompit un court instant avent de reprendre. « Effectivement, je ne suis pas souvent à la Cour. Je préfère mes domaines à l’effervescence de la Cour anglaise. Mais comme vous l'avez souligné, je m'y rends lorsque l'enjeu en vaut la chandelle. La Cour est un formidable terrain de jeu pour ceux qui on quelque chose à montrer et ce n'est pas mon cas. Et puis les nobles ont tendance à chercher en moi un moyen d'atteindre Sa Majesté. Je ne le ferai pas cette faveur. » finit par lâcher la Duchesse de Clèves. Sous le règne de feu le roi Henri VIII, elle avait dû accepter d'être encore le centre de toutes les attentions alors qu'elle n'était plus reine d'Angleterre. Elle, celle qu'on appelait maintenant la « sœur bien aimée du roi » avait pourtant chercher à s'écarter de cette Cour qui faisait et défaisait les reines consorts. Elle lança un regard désolée à la princesse. Elle se doutait que ses derniers mots raisonnaient dans son esprit, qu'ils ravivaient les souvenir de sa mère, ou du moins ce qu'on lui avait dit à son sujet. Anne Boleyn, la famille Boleyn qui en si peu de temps avait tout perdu. Elle reporta son intention sur la jeune blonde.

« Et vous Lady Marguerite, depuis quand êtes-vous ici en Angleterre exactement ? Si mes souvenirs sont exacts, vous étiez présente lors de la messe donnée en la Cathédrale ? Vous conversiez avec un jeune garde royal, n'est-ce pas ? » Anne avait finalement remit toutes les informations qu'elle avait en ordre dans sa mémoire. Ce visage, ces cheveux blonds bouclés, elle en était certaine. C'était bien la jeune femme qu'elle avait vu avec Mark ce jour-là.
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MessageSujet: Re: Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE  Jeu 23 Juin - 21:23
Anne ∞ Marguerite ∞ Elizabeth

Certaines prisons étaient bien plus détestables que d’autres. En effet, et Elizabeth en faisait l’amère expérience quand elle se trouvait à Woodstock Palace. Un lieu confortable, mais une cage dorée pour tous, bien plus depuis qu’elle a perdu sa fidèle amie Alice. Maintenant, sans Alice, sans Kat à ses côtés Elizabeth restait seule et isolée. Elle était de retour à Londres, mais pour combien de temps ? La reine déciderait bien assez tôt de la renvoyer dans sa résidence privée, loin de tout complot et à nouveau la jeune femme serait vulnérable. Elizabeth n’avait pas le choix, pour rester en vie, elle devait rester prisonnière.

« Je vous l’accorde lady Marguerite, nous pouvons très bien vivre dans de beaux appartements et également se sentir comme prisonnière dans eux. » Ajouta la jeune femme, sous-entendant bien sa situation actuelle qui était plus qu’inconfortable. Elizabeth était dépendante, dépendante de la volonté de sa sœur, mais également de celle du roi Philippe qui avait déjà contribué à sa libération de la Tour de Londres, mais qui pouvait très bien l’y renvoyer. La jeune femme se méfiait de tout le monde, elle pouvait se confier à très peu de personne et parfois elle se demandait même si ceux dont elle était la plus proche ne la trahirait pas un jour.
Ce moment d’égarement de la part d’Elizabeth qui en avait certainement trop dit sur son ressentiment à propos de sa situation actuelle, fut balayée par la venue de lady Anne de Clèves, ancienne reine d’Angleterre, ancienne sœur adorée du roi Henry VIII et qui fut également pendant quelques mois la belle-mère d’Elizabeth. Depuis leur première rencontre, la jeune femme respectait toujours cette femme qui depuis son divorce ne s’était jamais remariée, gagnant ainsi sa totale liberté sur les hommes. Anne n’avait fait aucun sacrifice en se refusant au mariage, elle avait tout gagné.

« Pour vous lady Anne cela sera toujours Elizabeth. » Souriait-elle affectueusement en entendant Anne se corriger pour l’appeler Votre Altesse. « Cet éloignement est pour ma sécurité, ma sœur voit en celui-ci le moyen de m’éloigner de tout complot contre ma personne. » Et également qu’elle puisse les fomenter. Elizabeth savait que tout ceci n’était qu’une excuse pour que la reine d’Angleterre puisse la garder à distance des autres nobles qui voudraient à tout prix épouser la princesse et revendiquer le trône. La jeune femme avait déjà entendu dire que son cousin Edward de Courtenay serait intéressé par une union avec elle, mais elle savait également que tout ceci était pour l’attrait du trône.

« J’espère que votre séjour à la cour vous est agréable, votre domaine doit vous manquer et toute cette effervescence vous ennuyer. » Ajouta la jeune femme pour continuer la conversation. Elizabeth savait qu’Anne avait toujours été bien plus attachée à sa vie campagnarde plutôt qu’à une vie à la cour. Anne, du temps où le roi Henry VIII et elle avaient été mariés, y avait connu ses plus grandes craintes, comme celle de terminer son existence comme la mère d’Elizabeth, Anne Boleyn. La jeune femme resta quelques instants silencieuse, écoutant avec respect la conversation entre son ancienne belle-mère et la belle française.
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princesse Elizabeth
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Rencontre dans les jardins d'Hampton Court ✥ MARGUERITE & ANNE
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