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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: Les premiers pas à la cour — { France  Jeu 28 Avr - 18:12
Je suis une femme qui a toujours dus travaillé si je voulais manger. Depuis que je sais utilisé mes mains. ma grand-mère m'a mit un rouet entre les doigts afin de filer la laine qu'elle venait de de prélever sur nos moutons. Après cela j'ai appris à tissé puis à coudre. je me suis mariée à douze ans car cela devenait trop difficile pour mes grand-parents de subvenir à mes besoins. Dès lors, tous les jours de ma vie j'ai travaillé dur d'abord en tant qu'épouse et mère puis en tant que couturière afin que ma famille soit plus aisée qu'une famille de forgeron. Feu mon époux avait une forge en dessous de notre maison. J'avais réussi à acheter une boutique, le drapier ou je suis parvenue à me faire une certaine réputation au point que des dames de la cour venaient me voir afin que je leur confectionne une nouvelle toilette. Après le temps c'était ce que je gagnais qui faisait bouillir la marmite.

Mais tout cela, c'est du passé car depuis le mois de septembre 1555, je suis devenue comtesse en épousant Henri Morangier, mon amant et père de ma fille Georgiana âgée de neuf mois. En décembre j'ai vendu la Drapier à mon apprentie car cela ne se fait pas de travailler pour une "lady". Cela dit, je me suis rendu compte d'une chose en allant passé les fêtes de Noël de la comté de mon époux. La noblesse doit terriblement s'ennuyer. Personnellement s'était affreux, je regardait les flocons tomber en baillant. Il y a toujours quelqu'un pour faire les chose à notre place, c'est agaçant ! A part jouer aux cartes, apprendre la musique ou faire de la broderie je n'ai rien fait durant ses deux longues semaines

Dieu merci, j'étais de retour en Angleterre, je pouvais ainsi rendre visite à Maggie mon ancienne apprentie et lui donner un coup de main. Je pouvais également rendre visite à mon fils, travaillant chez Lady Tyburn. Cependant, aujourd'hui, Henri et moi avions un tout autre programme. Nous avions été invité à la cour. J'allais faire mes premiers pas en tant que comtesse à la cour d'Angleterre, j'étais tout simplement terrifiée. Dieu merci je n'allais point avoir d'audience avec Sa Majesté mais tout de même.

J'étais plusieurs fois allée au palais de Whithall afin de livrer des robes à certaines de mes clientes mais je passais toujours par l'entrée des domestiques, jamais par la grande porte. Tout était si grand. Je me sentais comme une toute petite fourmis sans défense. Dès que je le pus, je décidai de m'éclipser dans les jardins royaux afin de respirer l'air glacial de l'hiver. Mais cela faisait un bien fou je me sentais étouffée parmi tous ses "oh" "ahhh" et "Ma très chère" Je n'en pouvais plus de tous ses bavardages futiles, cela m'ennuyait fortement.

La neige crissait sous mes bottes fourrées. Je serrais ma lourde cape de laine autours de ma taille respirant à plein poumon et appréciant ma solitude retrouvée. Je m'approchai d'un banc de pierre donc je dégageai la neige afin de m'y installer.
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MessageSujet: Re: Les premiers pas à la cour — { France  Dim 22 Mai - 14:18
Joane Morangier & Frances Radclyffe
“Que ton coeur, crois-moi, ne se fasse pas tel chagrin. Nul mortel ne saurait me jeter en pâture à Hadès avant l'heure fixée. Je te le dis, il n'est pas d'homme, lâche ou brave, qui échappe à son destin, du jour qu'il est né.” Homère.
S
i un quelconque individu me demandait un jour de décrire l'endroit où je me sentais le plus en accord avec moi-même, j'aurais sans nul doute bien des difficultés à en fournir une idée concrète. Point parce-que le lieu aurait été difficile à trouver, mais bien parce-qu'il était difficile à décrire. Comment décrire Londres ? Des antichambres de Whitehall Palace aux bords de la Tamise, des pièces luxueusement aménagées de notre manoir aux ruelles sombres et parfois décaties, des odeurs des roses du palais royal à celles du reflux de l'imposant fleuve, des froufrous des robes aux grincement bruyant des calèches sur les pavés, des bavardages des dames de Cour aux vociférations des commerçants, Londres était un microcosme, un monde à elle-toute seule. Une capitale de royaume, plus vraie que nature. J'en était tombée amoureuse dès que j'y avais mis les pieds : cette ville était la vie même. Agitée, dangereuse, superbe. La campagne, en comparaison, me semblait bien fade. Certes, j'étais heureuse à Penshurt Place, je m'y sentais chez moi : la demeure de mon frère, celle où mon neveu avait vu le jour et passerait ses premières années, celle où mes parents reposaient désormais pour l'éternité. J'aimais les demeures de mes soeurs, sauf que je ne m'y sentais pas chez moi - ce qui en soi était bien naturel, aussi aimables que puissent être mes beaux-frères, j'étais chez eux une invitée. Et je ne détestais pas Sussex Castle, la demeure de mon époux : j'y avais fait aménager mes appartements à mon goût et lorsque Sir Thomas ne venait pas les polluer de sa présence, j'arrivais presque à m'y sentir bien. Mais je n'étais jamais aussi en phase avec le monde extérieur que lorsque je me trouvais à Londres, fut-ce en arpentant les couloirs de Whitehall Palace ou les rues tortueuses du centre-ville. Aucun endroit n'exprimait aussi bien les contradictions de l'humanité que Londres, sa beauté et sa laideur.
M
on mari et moi-même avions rejoint les lieux après Noël, à mon grand ravissement. Une brève visite à Mary de LaCroix entretemps, et j'avais enfin gagné cette cité si chère à mon coeur. La neige chutait sans discontinuer et mon coeur était en fête : j'avais quitté à Penshurt un neveu bien portant et un frère aussi confiant dans l'avenir que pouvait l'être un protestant ayant gagné l'amitié de notre souverain consort Philippe, une belle-soeur plus déterminée que jamais à soutenir la cause de notre foi en dépit du danger, une nouvelle pensionnaire pour Mary de LaCroix, et mon amie Lady Elizabeth Cavendish enceinte de son sixième enfant. En somme, 1556 s'annonçait sous des auspices plutôt favorables. Ils ne le resteraient sans doute pas : la folie de la Reine et sa passion des bûchers ne tarderait pas à refaire surface à moins qu'elle ne daigne passer l'arme à gauche avant. Auquel cas, la princesse Elizabeth serait couronnée Reine, s'en serait fini des Habsbourg et autres Trastamare, et 1556 serait vraiment une belle et heureuse année.
A
Whitehall, je retrouvais non sans joie un cercle d'amies - ou de complices - auquel je me joignis un instant. Les conversations fusaient, de part et d'autres des couloirs. Le palais, décidément, ne dormait jamais. Même en ces temps de froid où, passées les fêtes, la saison des bals tarderait quelque peu à reprendre - d'autant que Sire Philippe des Deux-Espagne n'approuvait que peu ces divertissements - l'ambiance conservait cet arrière-goût de mouvement perpétuel, de complot, de conversations en demi-teintes. Enfin, je suis à la maison. Je songeais à ma soeur, Anne, qui était restée à la campagne. Comment pouvait-elle préférer le calme soporifique du Kent à l'étourdissante capitale anglaise ? Alors que je circulais de cercle en cercle, échangeant salutations et bons mots, une silhouette familière traversa fugacement mon champ de vision : Joane, mon ancienne drapière, la comtesse de Morangier depuis son récent mariage. A nouveau, j'eus une brève pensée pour Anne : ma soeur, née Sidney, ne se sentait pas à son aise à la Cour où elle apparaissait trop comme la créature trop douce, trop timorée et trop naïve pour rentrer dans le monde de Whitehall. Un monde dont elle n'avait pourtant jamais été très éloignée, même si notre famille ne comptait pas alors - pas encore ! - dans le cercle de ceux qui faisaient de leur volonté la raison d'Etat. Alors que devait dire Joane, ancienne drapière, fille du peuple, tout juste propulsée dans cet univers si clos et si particulier ? Un sourire, une dérobade, et je quittais mon interlocuteur d'un instant pour m'engager derrière celle que j'avais fini par considérer comme une amie. Elle avait commencé par me fournir des robes, ses doigts de fée m'avaient charmée, de plus toutes deux étions impliquées dans les mêmes causes, la Cross School et le protestantisme. Cela ne pouvait que nous lier. "Puis-je me joindre à vous, Joane ?" souris-je doucement en m'avançant vers le banc où elle s'était assise. "Notre petit monde de bavardages doit vous sembler bien insipide. Comment se sont passées les fêtes de fin d'année pour vous ? Georgiana se porte toujours bien ?"
D'un geste rapide de la main, je fis basculer sur mes cheveux la large capuche doublée de fourrure de mon manteau bleu roi : "j'espère que la Reine démarrera la saison des bals bientôt, vous verrez que c'est infiniment plus amusant que d'écouter une tribu d'imbécile raconter des âneries plus grosses qu'eux !"
© Starseed
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MessageSujet: Re: Les premiers pas à la cour — { France  Dim 29 Mai - 13:43
Certes, épouser un homme de noble naissance possédait ses avantage dont, le principal, ne plus jamais manquer de rien est être davantage protégée. Cependant, cela avait son lot de désavantage. Une noble dame ne semblait être bonne qu'à être belle, glousser et se pavaner dans sa nouvelle toilette à la mode française ou espagnole. Durant tant d'année, je voyais ses jeune dames et je les enviais lorsque je leur livrais leur commande, je me disais qu'elle devait fortement s'amuser. J'avais tord, en fait cette vie est mortellement ennuyeuse et en y réfléchissant j'aurais sans nulle doute préféré que mon mari ne soit qu'un fermier. Nous aurions pus avoir un petit domaine à l'extérieur de Londres. J'adorais la capitale, je la connaissais par coeur, à force d'avoir arpenter toutes les rue pour mes livraisons. Mais ce que je n'aimais guère dans cette ville, s'était les odeurs tantôt nauséabondes tantôt trop fleuris.

En arpentant les couloirs de Whitehall, je n'avais qu'une envie retrouver mon pauvre petit appartement. Tout étais si grand et pourtant il était impossible de passer inaperçue ou de se cacher. Tout le monde sait tout sur tout le monde. A la Cour il est pour ainsi dire impossible d'avoir des secrets. Cela aussi était agaçant, pourquoi devrait-je accepter qu'une femme que je ne connais que de vue connaisse tout de moi ?! En fait s'est extrêmement déstabilisant.

C'est donc dans l'espoir de me retrouver seule, que je quittai le palais pour me retrouver dans les jardins, endormis par l'hiver, de la Reine Mary... Que son règne arrive bientôt à son terme... Mais là encore je n'étais pas seule, car je n'étais installée sur un banc de pierre que depuis quelques minutes qu'une femme, une amie cette fois apparue. Cette vision amicale me fit sourire j'étais rassurée, je savais que je pouvais me fier à Lady Radclyffe. Frances et moi avions bon nombre de points communs. Notre amour des jolis toilettes d'abord, car j'était il y n'y a pas si longtemps de cela sa couturière, nous étions toute deux protestantes et de fidèle bienfaitrices de la Cross School de Mary de La Croix.

« Lady Radclyffe quel plaisir de vous voir ! »

Assurais-je en me décalant afin de lui faire une place sur le banc tout en continuant de regarder au loin, la nature endormie. Ces jardins en été doivent être d'une beauté renversante j'en suis certaine et j'espère avoir l'occasion de les voir.

« Insipide n'ai pas le mot, mais n'ayant malheureusement pas le même carnet mondain que toutes ses dames, je ne vois, la plupart du temps pas du tout de qui elles parlent, ce qui forcément n'est pas évident pour s'intéresser aux commérages. » Je souris de voir son intérêt pour ma fille qui se portait comme un charme mais étant en hiver, je restais toujours un peu angoissée car un rien peut emporter un nouveau-né en cette saison glaçiale. « Elle va bien je vous remercie, la pauvre souffre de la pousse de ses dents mais autrement elle se porte merveilleusement bien. Nous avons passé les fête dans la famille de mon époux en France ou je me suis appliquée à apprendre quelques mots dans cette langue qui je l'avoue est vraiment difficile pour moi » N'ayant appris à lire et écrire l'anglais, il n'y a que deux ans, apprendre une langue étrangère, le français qui plus est était loin d'être évident pour moi.

« Et vous Madame, dites moi, ou étiez-vous durant les fêtes ? Se sont-elles bien passées ? »

Sa cape était vraiment magnifique. N'étant pas vraiment frilleuse, je lissais ma robe de damas sur mes genoux alors qu'un sourire se dessinait sur mon visage au mot "bal" Je n'y avais jamais assisté mais s'était pour moi un rêve de participer à un tel événement, d'ailleurs j'avais même engagé un professeur de dans afin que celui-ci m'apprenne les danses à la mode à la Cour de la Reine.

« Je n'en doute pas mais pas trop tôt non plus je l'espère. Je souhaiterais avoir le temps d'apprendre toutes les danses appréciée à la Cour avant que le premier n'ai lieu. »
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MessageSujet: Re: Les premiers pas à la cour — { France  
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