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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Admin ❧ « Duchesse de vos coeurs. »
♕ Métier : Duchesse ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestante ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 2572 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 06/10/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Elizabeth - Constance - Edward

MessageSujet: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Lun 1 Aoû - 18:04
Les protestants ∞ Antanasya

Mars 1556. La missive qu’elle avait reçu de France lui avait donné de l’espoir, Henry Sutton Dudley était parvenu à convaincre le roi de France Henri II de financer la révolte contre la sanglante reine Mary Tudor et les Espagnols qui étaient toujours présents dans le pays. Ce n’était plus un conflit religieux, mais un conflit pour l’Angleterre, pour la préserver contre l’envahisseur hispanique. Le roi de France avait tout intérêt à les soutenir, son ennemi était la grande Espagne et durant son enfance, Henri II avait été leur captif. Des souvenirs marquants qui donnaient tout intérêt au roi de chasseur les Espagnols non loin de ses frontières. Il suffisait pour eux de débarquer à Calais pour envahir à nouveau la France. Henry Sutton Dudley avait fait un travail incroyable et Anya n’avait pu s’empêcher de le féliciter à travers une lettre cryptée, lui promettant de rassembler leurs proches pour continuer le combat en Angleterre.
Cette réunion avait pour but de rassembler un maximum de personnes de confiance. Antanasya les connaissait toutes, elle savait qu’ils ne la trahiraient jamais et surtout qu’ils seraient capables de tout pour leur cause. Le lieu de rendez-vous aurait lieu dans une maison de chasse dans les bois, non loin de Londres. Anya s’y trouvait déjà en compagnie d’une de ses dames de confiance et d’un homme d’une quarantaine d’année qui était imprimeur à Londres. Cet homme était également protestant et il avait déjà œuvré pour la duchesse de Devonshire en faisant imprimer des pamphlets critiquant le mariage espagnol de la reine.
Dans la plus grande pièce de la cabane de chasse, Antanasya avait fait disposer une grande table en bois et des bancs et chaises. Des choses assez rudimentaires, mais qui ne ferait pas de ce lieu un repaire de riches nobles protestants. Cet endroit, Anya l’avait acheté sous un nom d’emprunt et il n’était jamais utilisé, même par William. Personne en dehors d’elle et d’une servante qui avait fait la transaction pour elle, savait que ce lieu appartenait à la duchesse de Devonshire. Bientôt, ses nombreux amis seraient en courant, mais là encore, Anya voulait faire confiance en leur discrétion. Sur la table de bois, la duchesse de Devonshire avait fait disposer des pamphlets et autres impressions fait par son ami imprimeur, pour que ses amis puissent voir l’ampleur du travail. Elle aimerait également les mettre à disposition, pour que comme elle, ils les disposent dans certains milieux, comme à la cour. Ces papiers trouveraient très certainement lecteur et ils feront rapidement scandale au sein de toute la cour.

En attendant, la duchesse de Devonshire espérait vraiment que beaucoup de ses amis viendraient à ses côtés. Elle avait besoin d’eux, tout comme l’Angleterre avait besoin que tous soient réunis pour la bonne cause. Il en allait du bien de leur pays et selon le plan qui lui a été exposé par Henry Sutton Dudley, l’Angleterre irait pour le mieux après la destitution de Mary Tudor. La lettre d’Henry était claire, le but était de mettre sur le trône la princesse Elizabeth et également comme souverain son cousin Edward de Courtenay. Ce dernier semblait avoir été informé, il approuvait le plan, mais il ne voulait pas trop se conforter sur celui-ci, préférant voir les résultats, plutôt que de trop s’avancer. La princesse Elizabeth ne semblait pas être au courant, ce qui était mieux pour elle, la mettre dans la confidence serait la condamner et donc la reconduire aussitôt à la Tour de Londres. Mary Tudor n’avait pas hésité à faire assassiner plusieurs membres de sa famille, elle en ferait très certainement de même avec sa sœur.
Des bruits de chevaux se firent entendre et John l’imprimeur s’approcha de l’une des fenêtres, elle se tourna vers la duchesse.

« Ma lady, les voilà. » S’exclama-t-il, prêt à ouvrir la porte aux nouveaux arrivants.
« Très bien, nous allons pouvoir œuvrer pour notre cause. » Elle se leva pour accueillir ses invités en compagnie de sa dame de parage.
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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Mer 3 Aoû - 4:21


Les protestants & Joane
   les mots pour le dire

C
omment ai-je appris que cette réunion allait avoir lieu ? Il me semble que c'est lady Radeclyff qui m'en a parlé très rapidement au détour d'un couloir. Bien sûr je restait profondément protestante, mais depuis l'execution de feu mon époux, je reconnais que j'ai tut mes convictions afin de me faire la plus discrète possible. Encore maintenant on m'appelle la veuve Barrow. Le nom de mon mari est malheureusement ou heureusement connu depuis la tentative d'assassinat en décembre 1554.

Pour être franche cette réunion m'a donné quelques nuits blanches, je restais là au coin du feu à penser. Ce n'était clairement pas raisonnable et Henri n'approuverait certainement pas, en même temps, je le sais au plus profond de mon coeur, c'est la bonne chose à faire, de plus cela occuperait mes journée. Ma fille me comble de bonheur mais j'avoue que je m'ennuie à mourir dans ma nouvelle vie de comtesse et je me dis que si mon nouveau rang social peut me permettre de faire avancer la cause pourquoi pas. De plus je sais que si je suis prise, Mary De LaCroix veillera personnellement sur la vie de Georgiana. La question était plutôt, suis-je prête à risqué la mienne à nouveau pour l'Angleterre. Je le reconnais bien volontiers, je suis terrifiée, être protestant, actuellement en Angleterre est un sort bien peu enviable, surtout à la cour. Mais en même temps les protestants ont une chance, infime, certes mais tout de même, de renverser la balance et de faire d'Elizabeth la Reine du pays, les tueries cesseraient et nous pourrions vivre en paix.

Le jour de la réunion arriva et je n'était toujours pas décidée mais je revêtis ma tenue de cavalière et demandai à ce que mon cheval soit sellé, je pouvait toujours changé d'avi en chemin et rentré à la maison. Ce d'autant que personne ne me connaissait dans ce milieux alors j'espère au moins qu'il avait entendu parler de Jaime et de son triste sort. Si ce n'ai pas le cas j'aurais fort peu de chance de pouvoir participé à cette réunion. Le fait est que malgré mes quelques tentatives je n'ai jamais réussi à être présentée à la Duchesse du Devonshire, manque d'opportunité sans doute, en réalité je n'avais pas osé me présenté seule et je n'ai jamais trouvé un moment ou l'une de nos connaissances communes étaient là pour nous présenté si bien que je me retrouvais quelque peu ennuyée par cette situation.

Mais en attendant, réfléchissant à comment me présenter à la duchesse, j'étais arrivée devant la petite cabane, mon coeur battait à tout rompre, alors que je descendais de cheval retirant mes gants.

« Bien, cela va bien se passer il suffi de respirer. »

Me dis-je à mois même tout en attachant solidement ma monture à un arbre avant d'approcher de la maison, là, juste à l'entée se tenais une femme avec une prestance que je n'aurais certainement jamais, accompagnée d'un homme qui n'était pas son mari, sans doute un autre partisan de la cause. Lady Antanasya Canvendish était une belle femme et imposait le respect rien que dans son port de tête

« Lady Cavendish. je suis Joane Morangier, la veuve de Monsieur Jaime Barrow Lady Radeclyff m'a parlé de cet endroit et d'aujourd'hui. »

Dis-je en faisant une légère courbette. J'aurais vraiment préféré lui aitre présentée autrement, je me sentais profondément idiote ainsi. Mais maintenant que j'étais là, je souhaitais tout coeur défendre la cause et continuer le travail de Jaime, même si cela déplais à mon actuel mari à mes enfants ou à certains amis très proche qui préférerait sans doute que je me tienne éloignée de tout scandal, vu ma réputation.


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♕ Métier : Père Clinton Ashby. En réalité, érudit allemand autrefois professeur, notamment à l'université de Tübingen. ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestant luthérien, se faisant passer pour un prêtre catholique ♕ L'avatar a été fait par : Lilday ♕ Mon nombre de messages est : 420 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 39 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 10/08/2016 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Lavinia Tyburn Administratrice révolutionnaire protestant

MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Ven 12 Aoû - 20:09
Les mots pour le dire
Retirer la robe de prêtre catholique pour revêtir à nouveau des vêtements de laïc pouvait être une véritable délivrance pour celui que l'on connaissait sous le nom de Clinton Ashby. Qu'il était de bon d'être à nouveau pleinement Théodore Wolmar et de se mettre en marche pour une réunion au cœur de la cause où il serait entouré de personnes qui partageaient ses convictions, prêt à se battre pour la liberté religieuse dans leur pays.

La réunion avait lieu dans les bois, dans une maison de chasse. C'était la duchesse de Devonshire qui l'organisait. Théodore la connaissait bien, pour avoir été le précepteur de sa belle fille et de son fils pendant une courte durée lors de son premier voyage en Angleterre, qui s'était résumé au seul duché de Devonshire, en 1552. Il avait aussi eu l'occasion de croiser une fois ou l'autre l'épouse du cousin du duc, Elizabeth Hardwick, à qui il enseignant aujourd'hui le français et la théologie. La jeune femme était avide de connaissance dont elle n'avait pas pu bénéficier par le passé et protestante de surcoût. Théodore espérait croiser son élève à la réunion également. Il se demandait également si William serait présent, mais il en doutait. Le mari d'Antanasya était plus « prudent » que son épouse, de ce qu'il en avait compris.

Théodore avait déjà fait beaucoup pour la cause protestante, entre prêcher, rédiger des pamphlets, diffuser et traduire la pensée de Luther, aider des protestants à quitter l'Angleterre,...Mais il ne comptait guère s'arrêter en si bon chemin. Sa motivation était plus grande que jamais, car ce n'était plus seulement une question de liberté, mais aussi une question de justice quand on voyait ce que la reine faisait subir à ce qu'elle considérait comme hérétiques.

Quand Théodore arriva à proximité de la maison de chasse, quelques minutes après Joane, il reconnut un imprimeur qu'il connaissait bien, puisque depuis son arrivée en Angleterre, Théodore lui avait donné beaucoup de travails avec divers pamphlets à imprimer.

« John, je ne savais pas que vous seriez présent !  », le salua Théodore. L'imprimeur lui répondit la même chose et après un salut très amical, Théodore se tourna vers la duchesse. Une table où étaient étalés divers documents, sans doute très intéressant pour la cause, l'attendait dans la pièce. Antanasya était déjà là, de même qu'une autre femme blonde que Théodore n'avait pas le souvenir de connaître. Il y avait aussi une autre femme, mais vu ses habits, l'allemand en conclut qu'il devait s'agir d'une domestique.

« Lady Cavendish. », la salua t il. Elle était ravissante, comme à son habitude. C'était tout de même une duchesse, alors bien qu'il était tout aussi ami avec elle qu'avec John, il lui réservait une salutation plus distinguée, avec la distance qui convenait lorsque l'on s'adressait à une dame, d'autant plus vu son rang. Théodore connaissait bien les manières, ayant fréquenté la cour de Stuttgart dès son jeune âge. « Je suis très heureux que vous m’ayez convié à cette réunion. Les enfants vont bien, j’espère ? », demanda t il.

Finalement, il porta son attention sur l'inconnue au cheveux blonds.
« Madame », dit il poliment. « Je ne crois pas que nous ayions déjà été présenté, je suis Théodore Wolmar, j'étais professeur à la faculté protestante de Tübingen, dans le Saint Empire, avant d'arriver ici. Et vous, vous êtes ? », demanda t il. Contrairement à ce qu'il pensait, ce qui semblait être de simples présentations sans grande importance risquait d'étonner et de choquer Théodore quand il entendrait le nom de son interlocutrice, voir même de l'effrayer, maintenant qu'il s'était présenté...




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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Jeu 1 Sep - 14:33
' - Êtes-vous certaine que ce soit une bonne idée ?
- Bien sûr que s'en est une.
- Bess, ne faîtes rien qui...
- Je SAIS ce que je fais, William. Laissez-moi, maintenant.'


Je déglutis. Mon mari aussi.

Il n'était pas dans mes habitues de l'envoyer balader de la sorte. Nul ne pouvait me confondre avec une femme soumise, mais malgré tout, le respect était de mise. Il ne faisait que s'inquiéter pour moi, pour nous tous : les réunions clandestines axées sur la Réforme et son expansion malgré la présence espagnole et le frein incarné par Mary Tudor n'étaient pas sans danger, loin s'en faut. Et William n'était pas des plus rassurés, ce que l'on pouvait comprendre. Mais j'étais particulièrement irritable, ces derniers temps.

J'embrassais mon mari, mes enfants venus avec moi à Londres.

Et je quittais les lieux en vitesse, espérant que William mette mes colères sur le compte des actions secrètes qu'Anya et moi montions, ou sur la santé déclinante de Lucrece.

La vérité n'était pas seulement là. Vêtue d'une robe grise des plus discrètes, sans bijoux ni rien qui laissât présager mon train de vie, je basculais mon capuchon sur ma tête pour masquer mon visage, déclinai le carrosse et choisis plutôt le superbe frison noir offert par mon mari pour mes vingt-neuf ans. C'est donc assise en amazone sur le cheval, encadrée d'un homme de main de mon mari et d'une de mes suivantes, dont la loyauté n'était pas à mettre en doute ni à l'un, ni à l'autre, que je pris la direction des portes de Londres.

Je devais à tout prix me concentrer sur une cause qui me tenait à coeur, la cause protestante, sinon je risquais de passer mes jours entiers à ruminer ce qui m'angoissait tant.

Londres disparaissait derrière notre groupe et moi, je tâchais tant bien que mal d'oublier, ou du moins de mettre de côté ce qui me perturbait tant.

Ma fille Mary, ma nouvelle-née adorée : Lucrece, trop faible, me donnait souci quant à sa santé. Mais Mary me donnait souci quant à autre chose, une chose à laquelle j'aurais dû penser plus avant et qui maintenant s'imposait à moi. Mary avait les cheveux roux. En soi, cela n'avait rien de problématique, l'ennui venait du fait que ni William ni moi n'avions de roux dans la famille.

Et je fréquentais James Stuart depuis assez longtemps, et malgré tout assez régulièrement, pour qu'il puisse être le père véritable de mes filles.

En soi, je n'étais pas femme à me laisser facilement envahir par la honte. William avait connaissance de mes relations extraconjugales et s'en gaussait, comme j'avais connaissance des siennes et que j'en riais franchement. Sans doute prenait-il la chose aussi légèrement parce-qu'il était absolument indéniable que ses fils soient de lui, Henry, William et Charles étaient le portrait craché de leur père. La lignée directe de mon époux était assurée et sa descendance serait bel et bien de son sang. Mais mes jumelles....
Me sentir coupable n'était pas dans mes habitudes. Cela dit, l'idée que j'introduisais un bâtard parmi les enfants de mon mari ne me réjouissait pas plus que cela. Peut-être étais-je dans l'erreur, mais j'en doutais, et d'un côté, je n'étais pas mécontente d'avoir porté et mis au monde les enfants de James. Mes pensées s'égaraient le long de la route : j'aimais mon mari, je le respectais, j'aimais nos enfants, j'aimais le confort et la sécurité qu'il m'offrait. J'aimais nos projets communs, sa connaissance du monde, sa stabilité, son calme, sa façon posée d'envisager l'avenir, même lorsqu'il était sombre. Et j'aimais James, son énergie, son ambition, son charisme et son charme. Parce-que oui, il était possible d'aimer deux hommes à la fois.
Alors de quoi me plaignais-je ? Certaines femmes ne connaissaient jamais ne serait-ce que le quart de ce que William et James pouvaient m'offrir. Et pourtant, j'étais mal à l'aise.

Dieu que tout cela était compliqué !

Au moins, là où je me rendais, j'aurais de quoi m'occuper et l'esprit et les mains pour remettre ses pensées à plus tard. Il était certainement temps de laisser mes malheureux problèmes personnels de côté pour me concentrer sur quelque chose de bien plus important.

Le refuge de chasse ne fut pas des plus compliqués à trouver. Lorsque je mis le pied à terre, j'inspirais à fond : la Réforme, la Réforme avant tout, le reste passerait au second plan. La Réforme d'abord. J'entrais plus déterminée que jamais.

'Anya !' m'écriais-je presque lorsque mon regard capta la silhouette de ma cousine, 'c'est un plaisir de vous revoir ici ! Comment allez-vous, ma chère ?' Elle venait juste de saluer un homme que je connaissais et appréciais de mieux en mieux, l'allemand Théodore Wolmar. Une bibliothèque sur pieds : typiquement le genre de personne que j'aurais dû rencontrer bien plus tôt dans ma vie. A tout hasard, avant d'avoir enterré mon premier mari, à quatorze ans, et de m'être retrouvée à apprendre le latin, à quinze ans. Théodore saluait une femme blonde que je ne pensais pas connaître. Comme il était en conversation avec elle, je me contentais de lui faire un signe de la main et me tournais vers ma cousine par alliance : 'avez-vous convié beaucoup de monde ? Ou pensez-vous que nous viendrons nombreux ? Cela me rassurerait grandement de voir que ceux qui nous soutiennent sont peut-être plus importants qu'on ne l'imagine. William était particulièrement inquiet à mon départ, ce matin.'

Je me débarrassais de ma cape et entrepris de feuilleter les papiers qui se trouvaient là, impatiente de voir la réunion commencer véritablement.
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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Sam 3 Sep - 7:54


Les protestants & James
   les mots pour le dire

U
ne injure gaélique sorti de ma bouche lorsque je terminai de lire la lettre de Lady Hardwick qui venait de m'être transmise par messager personnel. Deux choses étaient écrite à l'intérieur, des informations de la plus haute importance, cela va de soit car pour que la dame envoie l'un de ses gens en Ecosse pour me remettre cette lettre c'est qu'elle devait forcément contenir des chose compromettante et en réalité j'étais bien loin de m'imaginer tout ce qu'elle contenait. Premièrement ma dame m'informai d'une réunion très secrète en Angleterre concernant la réforme . Elle aurait lieu le mois suivent dans un domaine de chasse. Je suppose que Sir Wolmar sera présent, c'est parfait j'aime cet homme. Discuter avec lui est un vrai bonheur. Evidemment je m'y rendrais, bien que je sois quelque peu tiraillé car ma belle-mère compte organisé un banquet en l'honneur des émissaires français dans un mois également. Il me faudra parler à William j'aurais besoin qu'il veille sur mes affaire et qu'il ouvre ses oreille à la cour d'Edimbourg pendant que j'oeuvrerais pour la réforme en Angleterre. La seconde nouvelle était des plus personnelle. Elizabeth m'annonçais la naissance de deux charmante petite filles, ce qui en premier lieu me crispa, je n'aimais pas savoir qu'elle partageais toujours la couche de son mari. Certes c'est normal, cependant, je suis très possessif et n'apprécie pas de la savoir. Sauf que ce qui me fit juré fût d'apprendre que ses deux demoiselles semblaient être de moi bien que ses écrits ne montraient pas une assurance à tout épreuves. Je priais le serviteur de Lady Hardwick d'aller se restauré le temps que je lui écrive à la hâte une réponse lui annonçant que je viendrais en Angleterre et que durant ce voyage j'espérais pouvoir oeuvrer pour la cause mais aussi rencontrer Mary et Lucrece qui semblaient être mes première descendantes.

« Ramène cela à ta maitresse et soit très prudent tu ne la donne qu'à Lady Hardwick et à personne d'autre c'est clair ? »

Dis-je au messager quelques minutes plus tard. L'homme hocha la tête me salua puis s'en alla rapidement pour apporter la nouvelle à sa maitresse. Je priais pour qu'il n'ai aucun désagrément sur la route et que ma lettre arriverait comme prévue quelques semaines avant mon arrivée en Angleterre.

« Mais les Banquet de la Reine sont si ennuyeux ! »
« Willy ! J'ai besoin de toi l'Ecosse a besoin de toi, je ne peux pas me dédoubler, rester en Ecosse et partir en Angleterre. Tu dois m'aider de plus tu adores mes appartements à la cour par vrai ? »
« Oui mais...»
« Alors c'est réglé merci mon frère nous nous reverrons d'ici quelques semaines je t'enverrais des lettres prends soin de toi et de ta femme »


Dis-je en montant en selle pour quitter la cour du château de de Linlithgow pour entamer mon voyage vers l'Angleterre. J'étais accompagné d'un serviteur uniquement. J'avais normalement prévu d'arrivé deux jours avant cette fameuse réunion ayant ainsi le temps de prendre mes quartiers quelques part et arriver frais et disponible au rassemblement. Sauf que les routes au mois de mars sont difficiles et le temps ne fut point de mon côté, si bien que les deux jours que j'aurais pris pour me reposer on été gaspillé par le voyage. Si bien que j'arrivais à l'orée du bois dont Elizabeth m'avait parlé en retard. Je fit avancer mon cheval et trouvai la petite cabane de chasse assez facilement, avec les chevaux autours il n'y avait rien de compliquer. Je devais être le dernier et en plus je n'étais absolument pas présentable. Les cheveux en bataille mes vêtements de voyage... Je soupirai essayant de remettre de l'ordre dans ma tignasse à l'aide d'un ruban.

J'aimais soigné mes entrées sauf que là il n'y avais clairement rien à soigné j'avais l'air d'un gueux, je n'avais juste pas l'odeur, fort heureusement. Je jette un regard à mon serviteur Angus et fronce légèrement les sourcils lui faisant comprendre qu'il devrais lui aussi s'arranger un peu.

« Bien maintenant les anglais nous prendrons vraiment pour des sauvage mon cher Angus, allons-y »

Dis-je en rangeant une flasque de whisky dans mon sporran avant d'entrer dans la petite maison de chasse. La s'y trouvais déjà quelques personnes dont Bess devant qui je m'inclina prenant sa main pour l'effleurer de mes lèvres. Mon amis Théodor Wolmar, quel plaisir de revoir ce fanatique protestant. avant de le rencontré je me croyais fanatique et bien très sincèrement cela n'a rien à voir avec les idée de ce cher Théodor ! Deux autres Lady étaient là l'une devais être la Duchesse du Devonshire dont j'avais entendu parlé mais j'ignorais bien laquelle puisque je ne l'avais jamais vue malheureusement.

« Veuillez excusez mon retard, les routes depuis Edimbourg étaient des plus impraticable. James Stuart, pour vous servir et voici Angus mon très loyal serviteur et ami. »

Annonçais-je dans une légère courbette devant ses dames. Angus fit de même mais restais bien évidemment en retrait.


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Everything could happen between now and never. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Mer 7 Sep - 16:18
Les protestants ∞ Antanasya

Mars 1556. Antanasya était impatiente de pouvoir retrouver tous ceux qui voulaient œuvrer pour leur cause. Elle avait entendu des chevaux et tous n’allaient pas tardé à entrer. La première personne à franchir le pas de la porte était Joane Morangier qui avait épousé il y a peu un noble anglais et qui était également la veuve d’un protestant fanatique que la duchesse n’avait jamais apprécié pour ses mesures radicales. Cependant, même si elle n’avait jamais aimé l’homme, la duchesse avait toujours déploré sa mort qu’elle trouvé injuste. Accueillir lady Morangier, qui était venue grâce à l’entremise de Frances Radcliffe était une joie pour Anya qui pouvait compter sur une nouvelle alliée.

« Je suis enchantée de faire votre connaissance lady Morangier, j’ai déjà eu l’occasion de vous voir à la cour, mais malheureusement nous n’avons jamais été présenté. Je suis heureuse que cela soit chose faite désormais. » La duchesse d’écarta. « Prenez place d’autres ne tarderont pas à nous rejoindre. » La dame de compagnie qui était venue avec elle, alla vers Joane et lui servit une coupe de vin en attendant que les autres personnes arrivent. Antanasya espérait que beaucoup puisse répondre présent, surtout que la présence de John l’imprimeur était de la plus haute importance pour la suite de leur action.
La seconde personne à entrer dans la petite demeure était Théodore Wolmar, un théologien et surtout un protestant que la duchesse de Devonshire connaissait depuis quelques années. Il était venu une première fois en Angleterre et désormais il était de retour pour aider leur cause face à l’oppression que Mary la Sanglante menée sur les réformés. Le protestant salua d’abord John l’imprimeur qu’il connaissait déjà, puis il vint vers elle.
« Théodore, vous savez à quel point je tenais à votre présence ici. » Salua la jeune femme avant de répondre à sa question à propos de ses enfants. « Les enfants se portent très bien et le petit Thomas devient chaque jour un peu plus fort. » Ce qui était une bonne chose alors que par les temps qui courent les enfants mouraient jeunes, parfois à seulement quelques jours. Anya n’avait encore jamais perdu d’enfants en bas âge et pour rien au monde elle ne voudrait connaître ce malheur.

Ensuite, une autre Cavendish fit son entrée, c’était Elizabeth, la cousine par alliance d’Antanasya. La duchesse était particulièrement enchantée de la voir puisqu’Elizabeth était aussi combattante qu’elle en ce qui concernait leur cause.
« Elizabeth. Je me porte bien chère cousine et vous ? Et la petite Lucrèce ? Y a-t-il une amélioration ? » Demanda la jeune femme qui s’inquiétait pour la petite dernière de la seconde famille Cavendish. En effet, Elizabeth avait mis au monde deux filles et même si la première se portait très bien, ce n’était pas le cas de la seconde sur qui sa mère reportait toutes ses attentions. « Ne vous inquiétez pas Elizabeth, je ne mettrais nullement en cause votre sécurité, ce sont nos plus proches et plus fervents amis qui sont présents. » Alors qu’elles étaient ensemble, un homme entra dans la demeure et se présenta avec un fort accent écossais comme étant James Stuart, le bâtard de l’ancien roi et qui était connu pour être protestant. Antanasya se pencha alors sur Elizabeth. « Est-ce vous qui l’avez invité ? » Chuchota la duchesse qui était surprise par la présence d’un homme écossais d’aussi haut rang.
« Lord Stuart, bienvenue parmi nous, j’ignorais votre présence et celle-ci est une bonne surprise je dois avouer. Maintenant prenons tous place, si quelques retardataires veulent nous rejoindre, ils devront rattraper le retard de nos discussions. » Elle sourit et alla s’installer à la table pour montrer à tous l’exemple. Sa dame de compagnie avait déjà servi à tous une coupe d’un vin léger et ils étaient maintenant prêts à engager leur débat. La duchesse de Devonshire se leva et commença à prendre la parole.

« Mes amis, comme vous le savez tous, depuis bien trop longtemps la reine Sanglante nous massacre, nous brûle. Nous avons déjà tous perdu un être cher, un ami… » Antanasya marqua une pause en pensant à la jeune Rosemary brûlait vive alors qu’elle avait encore tant à découvrir de ce monde. « Si je vous ais réunis ici, c’est parce qu’il est grand temps pour nous de reprendre nos actions. J’ai reçu il y a quelques semaines de cela une missive de lord Henry Sutton Dudley qui se trouve actuellement en France. Dudley est venu à parler en notre faveur auprès du roi Henri II qui comme vous le savez déteste les Espagnols. Le roi de France souhaite nous aider dans notre cause, pour qu’on puisse chasser la reine de son trône, ainsi que l’Espagnol Philippe, pour y mettre notre seule vraie reine, la princesse Elizabeth qui sera la seule à respecter notre foi. » La jeune femme marqua une pause, attendant les réactions de chacun. Après tout, la dernière fois qu’ils avaient soutenu une révolte, elle avait lamentablement échouée et plusieurs amis ont perdu la vie.
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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Dim 11 Sep - 15:21


Les protestants & Joane
   les mots pour le dire

N
on, je n'avais pas écouté les mises en larmes de Lady Tyburn. Elle m'avait fait explicitement comprendre que jouer avec le feu pouvait être très dangereux, elle m'avait même conseillé d'aller me confesser, ce que j'avais fait avant de me rendre compte que non, je ne voulais pas rester dans l'ombre et vivre cachée juste pour sauvé ma vie. Bien sûr j'ai pensé à Georgiana, ma toute belle, mais ma fille serait prise en charge par sa marraine Mary De LaCroix qui je le sais mettra un point d''honneur à veiller sur son éducation, de plus, elle est aussi presque déjà promise à Nicholas Tyburn, j'espérais d'ailleurs pouvoir en toucher deux mots à Lavinia c'est vrai que si je dois mourir pour la cause, je souhaiterais régler cette affaire.

Mais c'est encore de la musique d'avenir, pour l'instant je savais que je faisais mon premier pas dans une direction qui ne me donnerais pas la possibilité de faire demi-tour. J'étais déjà mal vue à la cour comme étant la femme de l'hérétique fanatique. La reine m'a laissé une chance, une seule, elle ne m'en laissera pas une autre, je le savais et c'est pour cela que, oui j'avais peur et sur tout le chemin j'avais hésité à rebrousser le chemin. Ah force de trop penser, de trop hésiter je me retrouvais devant la cabane de chasse. Il était trop tard pour faire demi tour et pourtant j'étais heureuse d'être là heureuse, oui et apeurée aussi.

Lors que j'entrai dans cette cabane il n'y avais qu'une femme, accompagnée d'un homme et d'une servante. Je devinai très facilement, qui était qui et me présentai à la Duchesse du Devonshire après lui avoir fait une courbette. Peu après moi et avant même que je n'ai eus le temps de prendre place comme le duchesse me le proposa, un homme dont le profil me rappela soudainement le prêtre qui m'avais confessé lorsque j'étais allée à l'église sous l'insistance de Lady Tyburn. Comment s'appelait-il déjà ? Ashby ? Quelque chose comme cela. Ce n'est pourtant certes pas le nom que cet homme me donna en s'annonçant. Non, le prêtre ne s'appelait pas Wolmar j'en étais certaine, qu'est ce que cela voulait dire ?! Je n'eus malheureusement pas le loisir de réfléchir bien longtemps il souhaitait savoir mon nom. Je lui offris un léger sourire

« Monsieur Wolmar c'est un plaisir. Je suis Joane Morangier. Je suis la veuve du martyr Jaime Barrow, j'ignore si vous le connaissiez »

Généralement, dans le milieu protestant mon nouveau patronyme de disais rien, par contre lorsque j'évoquais feu mon mari, tout allait beaucoup mieux. Je tournai la tête vers la porte d'entrée alors qu'une autre femme entra, je ne la connaissais pas non plus peut-être l'avais-je croisé à la cour mais j'avais vu tant de monde. Je suis certaine de en jamais lui avoir été présentée officiellement. Je ce que je manquais pas de faire lorsque la nouvelle venue avait terminé de saluer la duchesse

« Madame permettez-moi de me présenté Joane Morangier épouse de feu Jaime Barrow »

Dis-je poliment à Lady Hardwick que je ne connaissais pas encore. La porte s'ouvrit à nouveau sur la silhouette d'un géant aux cheveux rouge ayant un très fort accent écossais. La lady a qui je venait de me présentée semblais ravie de le voir, Monsieur Wolmar aussi seule la duchesse et moi-même semblaient être un peu perdues. Jusqu'à ce que ce grand roux ne se présente et dès cette instant je me senti bien bête de l'avoir insulté même en pensée. Je m'empressais de faire une petite révérence, il était le fils d'un roi malgré tout. Je me présentai à nouveau puis pris place comme la duchesse nous le demanda étant attentive à ses paroles. J'hochai la tête à sa macabre introduction, oui en effet un ou plusieurs personnes. La nouvelle suivante était cependant plus réjouissante et me redonna le sourire cela était bon signe pour notre cause.


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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Dim 11 Sep - 15:59
Les mots pour le dire
Théodore faillit s’étrangler quand la jeune femme à qui il venait de se présenter en toute confiance lui donna son nom. Il venait de lui dire qui il était véritablement, lui donnant même son métier et sa ville d’origine, et voilà qu’il apprenait ça. Joane Morangier, la comtesse qui était venu lui parler de son innocence dans les actions de son mari pour une croyance qu’elle méprisait et qui, elle le savait, serait la perte de l’Angleterre. Cette femme qui lui avait assuré son plus grand soutien à la reine et à un catholicisme intransigeant. Là, parmi eux. Mais qui avait l’inconscience d’inviter une personne n’ayant ne fussent qu’un pour cent de chance de les trahir ? Ce n’était pas parce que son défunt mari avait été impliqué dans la cause qu’il fallait lui faire confiance aveuglément enfin ! Oh, certes, Théodore savait qu’il n’était pas le plus en danger ici. Etant allemand, et le fils d’un allemand influent, il pourrait s’exiler au plus vite et une fois de retour en Pays de Souabe, ne risquerait plus rien. Mais Antanasya, John, Bess…Ce n’était pas la même chose.

« Non, je ne le connaissais pas mais j’en ai entendu parler. », répondit Théodore, tachant d'avoir l'air normal. « En tout cas, enchanté, madame Morangier. »

Théodore avait été trop choqué pour répondre quoi que ce soit d’autre. Il lui fallait réfléchir. L’allemand remarqua alors Bess Hardwick, qui venait d’arriver et qui, pour ne pas le déranger dans sa conversation. Il avait connu Bess par le biais d’Antanasya. Rapidement, elle était devenue son élève en matière de théologie et de langues. C’était via Bess, que Théodore avait été mis en contact avec James Stuart, le batard écossais protestant. Théodore et James s’était vu une fois, à l’occasion d’une des visites de James pour se retrouver avec son amante. Théodore était au courant de leur relation mais ne s’en mêlait guère. Il s’entendait en tout cas très bien avec James, ayant entretenu une correspondance avec ce candidat à la couronne écossaise qui bénéficiait de son soutien, et de ses conseils. Il fallait que James ralentisse sur la course aux jupons et s’attèle à la lecture s’il voulait être un bon seigneur.

« Veuillez excusez mon retard, les routes depuis Edimbourg étaient des plus impraticable. James Stuart, pour vous servir et voici Angus mon très loyal serviteur et ami. »

Théodore salua James. « James, mon ami, il est bon de te revoir après toutes ces lettres intéressantes. J’imagine que tu me permets de ne pas respecter les convenances que t’octroie ton royal nom de famille. », dit l’allemand en offrant une accolade amicale à l’écossais. C’était un geste sincère mais qui permettait également autre chose. « James, ferme le verrou. », murmura Théodore à son ami durant ce cours échange, sachant qu’il lui ferait confiance. « Il y a un traitre ici. »
Quand Théodore s’éloigna de James, ce fut pour prendre place et écouter Antanasya commençait à parler.

« Mes amis, comme vous le savez tous, depuis bien trop longtemps la reine Sanglante nous massacre, nous brûle. Nous avons déjà tous perdu un être cher, un ami… » Théodore savait qu’Antanasya parlait de Rosemary, dont il avait d’ailleurs rencontrer la sœur par hasard. L’éxécution de la jeune Rosemary avait été tout à fait horrible…L’allemand déplorait de n’avoir rien pu faire.« Si je vous ais réunis ici, c’est parce qu’il est grand temps pour nous de reprendre nos actions. J’ai reçu il y a quelques semaines de cela une missive de lord Henry Sutton Dudley qui se trouve actuellement en France. Dudley est venu à parler en notre faveur auprès du roi Henri II qui comme vous le savez déteste les Espagnols. Le roi de France souhaite nous aider dans notre cause, pour qu’on puisse chasser la reine de son trône, ainsi que l’Espagnol Philippe, pour y mettre notre seule vraie reine, la princesse Elizabeth qui sera la seule à respecter notre foi. »

Ce qu'expliquait la duchesse était fort intéressant et c'était une très bonne nouvelle sur laquelle il y avait beaucoup à dire. Mais tout ce que Théodore pensait était : « Mon dieu… », et ce, au fur et à mesure que la conversation qu’il avait eu avec la dénommée Joane Morangier dans le confessional lui revenait. Elle était amie avec Lavinia Tyburn en plus…Lavinia Tyburn, l’espèce de catin du roi consort et Antanasya déblatterait cela devant elle, parlant de leur envie de voir Elizabeth sur le trône…

Théodore avait demandé à James de fermer la porte, et ce n’était pas pour rien, il avait une idée en tête pour empêcher la dénonciation. Mais maintenant qu’Antanasya ne s’était mise, ni une ni deux, à entrer dans le vif du sujet, Théodore estima qu’il n’était pas bon d’attendre le « bon moment » davantage. Il n’y avait jamais de bon moment pour ce genre de chose. L’allemand, prévoyant, gardait toujours une arme sur lui pour ce genre de meeting. Assis à sa place, et il avait pris place près de la comtesse blonde évidemment, il s’abaissa légèrement feignant de se gratter à la jambe. En réalité, il sortait sa dague d’une poche intérieure cousue dans sa botte. Une fois l’arme en main, sous la table, Théodore se leva très rapidement, et soudainement, sans que personne ne s’y attende, il avait placé la lame de sa dague sur le cou de la comtesse Morangier. Il n’avait encore jamais fait ça, il n’avait jamais eu à le faire.

« Nous ne devrions pas parler ainsi en présence de traitre, Lady Cavendish. Qui a invité cette catholique ? », s’exclama Théodore. « Joane Morangier est une traitresse, je le sais de sources sûres, de mes propres sources ! Elle soutient la reine Mary, dénigre toute les actions de son défunt mari, et a le plus grand des respects pour Philippe de Habsbourg. Elle me l’a dit, à l’église, derrière un confessionnal, j’étais déguisé en prêtre pour recueillir des informations. », expliqua Théodore.

« Tu essaies de t’enfuir et tu es morte, Joane Morangier. », menaça l'allemand pour garder la blonde assise calmement sans devoir appuyer davantage sur la lame.
Théodore ne savait pas s’il était capable de retirer la vie…Mais dans les circonstances présentes, de toute façon, qu’il y avait il lieu de faire d’autres ?...Mais enfin, qui avait invité cette femme ?!




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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Jeu 22 Sep - 9:49
Cette réunion était pour moi non seulement un moyen de penser à autre chose qu'à mes problèmes, mais en plus de mettre de l'ordre dans mes idées quelque peu paniquées par ce que je réalisais un peu plus chaque jour. J'étais une femme qui d'ordinaire savait garder son sang-froid, mais derrière mon visage impassible, mon sang cognait contre mes tempes. J'ignorais ce qu'il fallait dire ou faire, en parler à James ? En parler à William ? Me taire ? Je détestais ces questionnements interminables et sans réponse appropriée. J'aimais avoir toutes les cartes en main, or cette fois, elles s'étaient envolées.

Au moins, la réforme était un sujet sur lequel je n'avais aucun doute. Prise à mon propre piège, quelque part entre deux hommes, entre deux familles, d'un mensonge à l'autre, je savais au moins que pour ce qui était du protestantisme, j'étais sur la bonne route. Au moins, je trouvais là un sens à mes actions.

C'est avec un sourire non feint que j'accueillis les paroles de bienvenue de ma cousine Antanasya, que j'estimais toujours aussi sincèrement. Sourire qui se fit ensuite plus hésitant : 'point d'amélioration, hélas, mais son état reste statique. Au moins elle ne va pas plus mal... Mais elle ne va pas mieux. Et de votre côté, comment va Thomas ?'
Anya et moi avions accouché à quelques mois d'intervalle, elle de son fils, moi de mes deux filles... Qui ne resteraient pas deux très longtemps. Le souvenir de Temperance, mon deuxième bébé emporté à son sixième mois de vie, ne cessait de revenir à moi. Entre la santé de Lucrece et l'identité du père des jumelles, ce début d'année s'annonçait musclé. 'C'est réjouissant à entendre,' dis-je, 'l'hiver dernier a été atroce, et pas seulement à cause du froid. Il était temps de reprendre du service, d'autant que Sa Majesté' - j'eus presque une mimique de dégoût - 'n'a pas encore repris ses sympathiques vocations purificatrices.'

Pas encore.

Le souvenir de tous ceux qui avaient péri sur les bûchers de la reine dernièrement restaient présents dans toutes les mémoires de ceux qui s'étaient retrouvés en ce jour pour tenter d'y mettre un point final. Mais en dépit de l'immense choc qu'avait été leur mort, et de l'importance colossale que j'accordais à la réforme, je n'étais pas prête à tout sacrifier. Mais pour ce qui était d'agir, j'étais bien déterminée.

Ma conversation avec Anya fut interrompue par une silhouette qui, dès qu'elle parut dans mon champ de vision, me tira un battement de coeur un peu trop rapide. Ainsi, James était venu. 'Je plaide coupable,' ris-je doucement lorsque ma cousine par alliance me demanda si c'était bien moi qui l'avait invité, 'c'est un homme de grande valeur, et inutile de préciser qu'il soutient notre cause. L'avoir à nos côtés est un atout immense.' Lorsque James nous salua, se pencha devant moi pour m'embrasser la main, je serrais un peu ses doigts. Il faudrait que je trouve un instant pour lui parler, seul à seul. Lui dire que mes filles étaient certainement de lui, lui dire... 'C'est un plaisir de vous revoir, Lord Stuart,' déclarais-je avec mon sourire de politicienne, 'permettez que je vous présente la duchesse de Devonshire, Antanasya Cavendish, à qui nous devons cette réunion particulière !'

James s'éloigna auprès de Théodore Wolmar, cet allemand qui pouvait parfois me faire penser à une bibliothèque sur pieds. Cela ne m'étonnait guère de les voir bien s'entendre. Antanasya demanda le silence, puis prit la parole. Sutton-Dudley était un nom qui ne m'était pas étranger, et pour cause : elle m'avait touché deux mots à son endroit lorsque nous nous étions revues à Devonshire's House après la naissance de mes filles. Je ne pouvais m'empêcher de hocher positivement la tête : Henri II serait dans cette lutte un atout de poids, qui plus est capable de mettre son catholicisme entre parenthèses pour soutenir, face aux espagnols, la seule personne digne de régner sur notre pays. La princesse Elizabeth. Je la côtoyais trop peu, bien qu'elle fut la marraine de mon premier fils, mais je voulais croire que malgré son masque neutre, elle était de notre côté. Quant à elle, elle savait sans doute que j'étais du sien.

Oui, nous avions perdu des êtres chers, des amis. Je me souvenais de cette jeune femme qu'Anya appréciait tant, Rosemary. Je ne l'avais guère côtoyée mais elle ne méritait pas son sort. Ni elle ni personne. Je me souvenais plus encore d'Henry Grey et de sa fille Jane, que j'avais toujours sincèrement estimés. C'était chez eux que j'avais épousé William, au beau milieu de la nuit, dans une chapelle attenante à leur demeure de Bradgate Park. Henry était un homme de valeur. Jane une jeune fille de seize ans.

Et Mary, plus espagnole qu'anglaise, avait cautionné leur mort.

Occupée comme je l'étais, toute à mes pensées, je ne vis qu'un peu tard que Théodore Wolmar s'était levé. C'est le mot 'traitre' qui me fit sursauter - il était debout et maintenait sa dague sous la gorge de la femme blonde que j'avais vue en rentrant. La dénommée Lady Morangier. Je me sentis blêmir, ma main alla comme par elle-même saisir l'avant-bras d'Antanasya, et je sentis une panique sourde et bien profonde s'emparer de moi à mesure que parlait l'érudit protestant. J'avais entendu la blonde se présenter à ma cousine, donc cette dernière ne la connaissait sûrement pas. Mais alors d'où pouvait-elle venir ? 'Savez-vous qui l'a invitée ?' demandais-je sans quitter la traitresse des yeux. Inutile de demander si Théodore était sûr de lui, il l'était, c'était évident.

Je risquais un regard vers James, retint mon souffle, le reportais vers la comtesse de Morangier. Théodore gardait sa lame prête à lui trancher la gorge et ne semblait pas vraiment enclin à la clémence, ce qui en soi n'était pas une mauvaise chose. Si tout venait à s'écrouler à cause de cette femme... 'J'espère,' sifflais-je en regardant la comtesse, me levant à demi, 'que vous avez de solides arguments pour vous disculper. Autrement je ne donne pas cher de votre peau.'

Elle avait intérêt à se justifier, si tant est qu'elle avait une justification plausible, et à se justifier vite. Je connaissais assez James pour savoir que sa patience avait des limites, je me connaissais assez pour savoir que ma propre patience était quasi-inexistante sur certains sujets, mais en l'occurrence, c'était plutôt vers Théodore qu'elle devrait se tourner, car lui semblait avoir épuisé ses réserves de pondération.
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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Lun 3 Oct - 16:57


Les protestants & James
   les mots pour le dire

J
'étais crotté, fatigué et affamé, cependant il était hors de question pour moi de manquer cette réunion. Il n'y avais pas que le mauvais temps en cause, figurez vous qu'il m'a fallu supporter ma belle soeur tout le long du trajet ce qui était dès plus épuisant. Cette jeune fille avait le don d'épuiser mes nerfs et plus d'une fois Angus avait grogné avec l'envie de la balancé du haut d'une colline ou que sais-je et j'avoue que par moment cette idée était des plus séduisante mais cela aurait, je le crains, posé quelques problèmes dont je me passerais bien volontiers. Si bien qu'à notre arrivée à Londres. Je lui indiquai précisément le chemin à prendre pour se rendre à Whitehall et l'abandonna à son sort pour me rendre au triple galop à cette fameuse réunion.

« Rappelle moi de ne plus emmener une femme lors de mes voyage mon ami »

Lâchais-je à Angus en descendant de cheval et l'attachant à un arbre près des autres montures. L'écossais à mon service se mis à rire et hocha la tête passant une main dans ses cheveux gras, comme si ce geste le rendait plus présentable. Ce n'était clairement pas le cas mais bon à l'impossible nul n'est tenu. Bess fut la première que je saluai une fois entré après tout elle était mon amante et cela faisait bien des mois que je ne l'avais revue. J'étais d'ailleurs déçu de ne point pouvoir la prendre dans mes bras comme je l'aurais souhaité mais cela n'aurait sans doute malvenu étant donné l'assemblée.

« Lady Hardwick vous êtes de plus en plus charmante à chacune de mes visites » Dis-je avec un simple clin d'oeil avant de me tourné vers la duchesse « Madame la duchesse, c'est un plaisir immense d'avoir été convié à cette réunion et je suis enchanté de vous connaitre. »

Je saluai la comtesse de Morangier. Je me tournai ensuite vers l'imprimeur a qui je fit un signe de la tête puis me concentrai ensuite sur Théodore que je serrai dans mes bras comme l'ami qu'il était, j'étais ravi de revoir ce lutherien extrémiste avec qui j'avais échangé tant de missives. Il n'avais pas changé, toujours ce regard ambitieux qui pourrait vouloir dire "je vais tuer tous mes ennemis, cela prendra du temps mais j'y arriverais".

« Je ne suis pas mon père tu le sais bien donc je t'en prie ne respecte pas les convenances »

Je considérais que c'était en étant proche du peuple que j'obtiendrais leur soutien et que je deviendrais roi. Comment être proche du peuple ? Simplement en laissant tomber les barrières aristocratique et se montrer à eux comme un frère, un ami, un père ou un fils. C'est aussi pour cela que j'avais avec Angus une relation d'égal à égal, enfin presque. J'hochai la tête après l'avoir entendu et alors que tout le monde prenait place j'allais discrètement vers la porte que je verrouillai avant de revenir m'assoir à côté de Bess, observant avec attention Théodore qui semblait clairement avoir quelques chose en tête et cela ne manqua pas. d'un bon il se leva un couteau à la main qu'il posa fermement sur la gorge de Lady Morangier, voilà qui promettait une réunion fascinante.

« Mes amis restons calme, Théodore je ne t'aurais pas crus aussi agressif, laissons cette jeune personne s'exprimer, la porte est fermée elle ne peut pas s'échapper. Mais essayons de rester civilisé , cependant, Madame, afin de rassurer tout le monde je vous demanderais de garder vos mains visibles sur la table. »

Non c'était bien l'écossais qui cherchais à détendre les tensions, moi qui d'habitude suis plutôt bagarreur. Il semble que je sois d'humeur magnanime aujourd'hui. Cependant ce n'est pas parce que je souhaitais éviter un bain de sang que je protégeais pour autant la traitresse. Mais je voulais lui laisser une chance de s'expliquer avant que nous ne l'égorgions. Voilà pourquoi j'avais posé ma main sur celle de Bess afin qu'elle se rassois et que mon regard s'appuyai sur Théodore afin qu'il lâche prise
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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Mer 2 Nov - 20:18
Les protestants ∞ Antanasya

Mars 1556. « Avec mes enfants, nous prierons chaque soir pour elle. » Répondit la duchesse à l’intention de sa cousine, tout en lui serrant chaleureusement la main. « Thomas se porte bien. » Ajouta la jeune femme avec un léger sourire ne voulant pas s’étendre sur la bonne santé de son fils alors qu’Elizabeth vivait une période délicate avec la mauvaise santé de sa petite Lucrèce. Anya espérait que l’enfant s’en sortirait, mais à cet âge, les choses pouvaient parfois être très difficiles.
La duchesse de Devonshire pensait être en petit comité, elle avait invité ses proches les plus fidèles, mais certains semblent s’être rajouté, grâce à l’entremise d’autres personnes, ainsi, Elizabeth surprit beaucoup Anya quand celle-ci avoua avoir invité lord James Stuart, fervent protestant en Ecosse et qui soutenait tout naturellement leur cause. La duchesse était enchantée d’accueillir un tel invité et elle espérait bien que celui-ci apporte des soutiens venus d’Ecosse pour chasser la reine Mary du trône de l’Angleterre. Lord Stuart devait certainement apprécier la princesse Elizabeth, surtout que tous les deux étaient dit « bâtards ».
« Lord Stuart, prenez place, je vois que vous connaissez déjà du monde. » Elle sourit et indiqua à tous les invités la table où ils prirent tous place. Antanasya expliqua dans un premier temps la raison de cette réunion. Tout avait commencé au moment où elle avait reçu un courrier d’Henry Sutton Dudley, qui se trouvait en France et qui avait rallié le roi français à leur cause. En effet, ce dernier voyait en la présence espagnole en Angleterre une grande menace et il souhaitait éradiquer son ennemi de ses frontières. Après quelques échanges avec Dudley, la duchesse avait pris l’initiative de faire cette réunion pour prévenir ses amis et préparer le terrain pour une nouvelle bataille. De cette entreprise, tous espéraient pouvoir mettre la princesse Elizabeth sur le trône.

Elle parlait de cette affaire et quand elle eut terminée son discours, Théodore Wolmar, un homme qu’elle respectait plus que quiconque sortit de table, une dague à la main et la posa contre la gorge de Joane Morangier. Il expliqua qu’on ne pouvait faire confiance en lady Morangier, que c’était une traîtresse qui soutenait la reine Mary et respectait le roi Philippe tout en décriant feu son mari. Elizabeth réagit la première, demandant qui avait bien pu inviter cette femme, lui demandant d’avoir de solides arguments, si elle tenait à survivre. Puis ce fut au tour de Lord Stuart qui demanda à tout le monde de garder son calme.
Antanasya comprenait cette agitation, autrefois, ils avaient été trahis, ce qui avait causé la mort de Thomas Wyatt et également de Rosemary Blackwood. Ils avaient des traîtres parmi les protestants, mais Antanasya pouvait assurer qu’ils n’étaient pas à cette table. Elle se leva et prit la suite de Lord Stuart.
« Mes amis, je comprends vos doutes en ce qui concerne lady Morangier, moi-même je n’y ai pas cru quand notre chère Frances Radclyffe m’a soumis son nom pour cette réunion. Oui, c’est lady Radclyffe qui l’a invité et vous pouvez vous fier en son jugement et sa sagesse. Lady Morangier fait comme nous tous, elle sauve sa vie et celle de ses enfants, chaque jour nous sommes obligés de mentir et de jouer la comédie et je pense que vous êtes le premier à le faire Théodore. » Elle lui fit un sourire et se réinstalla à table, espérant que tous les esprits soit calmés. « Maintenant pourrions-nous revenir au sujet qui nous intéresse ? » Demanda la duchesse toujours sur un ton calme. Elle aimerait bien avoir des réactions quant aux nouvelles qu’elle avait apporté d’Henry Sutton Dudley.
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    une guerrière portant des jupons
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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Jeu 3 Nov - 11:05


Les protestants & Joane
   les mots pour le dire

A
l'instant ou l'acier glacial de la lame se posa doucement mais néanmoins avec fermeté contre ma gorge, je me dis que j'aurais peut-être dû écouter les conseils avisés de Lady Tyburne. Mais comment aurais-je vécue ensuite après cela en ayant trahis toutes mes convictions pour me permettre de vivre quelques années de plus, ou est l'intérêt, je ne suis pas idiote. je sais que je laisserais derrière moi un nourrisson d'une année mais j'ai bien choisi sa marraine, je sais qu'elle prendra soin d'elle.

Je ne compris pas avec exactitude ce qui venait de ce passer, je semblais être la bienvenue et puis à peine installée Théodore Wolmar s'était jeté sur moi avais tiré ma chevelure blonde en arrière et avais placé la lame sur ma gorge, me menaçant de me tuer si je ne m'expliquais pas. Comment le pourrais-je ? Puisque dès lors tout le monde pris la parole. Lady Hardwick, aussi froide qu'une nuit d'hiver me conseilla de très bien m'expliquer. Cependant je trouvai une alliée en la personne d'Antanasya Cavendich, elle semblait être la seule à me croire innocente. James Stuart, lui s'est montré courtois mais pas moins soupçonneux que les autres. Cependant son intervention très calme eus pour effet de me libérer de cette situation fort inconfortable. Je secouai la tête et inspirait profondément. J'avais eu peur bien sûr j'ai toujours peur, mais je parvenais a rester digne malgré tout.

« Mes Dames, Mes Seigneurs, comme l'a laissé entendre la duchesse j'ai une couverture. Je suis la veuve d'un extrémiste protestant qui a bien failli tuer la Reine. Comment aurais-je pus paraitre à la cour d'Angleterre sans m'être totalement repentie ? Je suis sûr que tout le monde ici se fait passé pour un ou une catholique à la cour pourquoi diable serais-je une traitresse alors que je ne fais qu'agir comme une personne saine d'esprit pour protéger les gens que j'aime ! »

Dis-je le plus calmement du monde, il n'y avais que le son de ma voix trahissait ma crainte. Sentant que mes explications ne suffisaient pas je me mord la lèvre, joignant mes mains sur le table, les serrant l'une contre l'autre, rassemblant tout mon courage pour tenter de disculper

« Dans la Papauté de Rome, Luther explique que nul être est supérieur aux Ecritures, le pape n'est donc qu'un chrétien comme les autres. Voyons... Ah oui bien sûr dans l'Appel de la noblesse Allemande, il propose de ne pas faire de distinction entre les clercs et le laics et donc d'abolire le célibat obligatoire des prêtres, cela arrangerais fort vos affaire Monsieur Wolmar ! » Je lui jetais un regard ni bon ni mauvais, juste passablement froid. Il m'avait tout de même humiliée et me forçait à me justifier ! « Dans son livre La captivité babylonienne de l’Eglise, qui n'est que la traduction du livre précédent écrit en allemand il ajoute qu'il ne faudrais garder que deux sacrements sur les sept: le baptême et la cène . Je n'ai as lu par moi-même L'Appel des la noblesse Allemande puisque je ne lis pas l'allemand mais mon mari me l'a largement expliqué ! » Je fit une pause. il était clair que j'étais innocentée maintenant mais je souhaitais continuer plus dans le but de mettre Monsieur Wolmar mal à l'aise d'avoir agit tel un sauvage catholique à on endroit. « Je dirais que mon préféré est celui qui est paru en novembre 1520, La liberté chrétienne. Luther explique que seule la foi peut sauver l’homme et non les pratiques. L’homme est le fruit du pêché originel, il est donc incapable de faire le bien par lui-même, il n’est rendu juste que par la foi, ce qui peut le sauver. Seul Dieu peut sauver par la foi, de laquelle découlent les bonnes actions, car elle est pure. »

Je relevais alors mon regard vers l'assistance m'autorisant à lisser les pans de ma jupe sous la table avant de remettre les mains en evidence.


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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Sam 5 Nov - 22:15
Les mots pour le dire
Sans surprise, Lady Hardwick se montra des plus froides face à Joane Morangier suite aux accusations de Théodore. Il savait que la jeune femme n’était pas du genre à avoir du respect ou de l’empathie pour les traitres, quels qu’ils soient. James Stuart, qui prit la parole ensuite, conseilla pourtant à Théodore de donner une chance à l’accusée de s’exprimer, étant donné que la porte était fermée et qu’elle ne pouvait s’enfuir. L’allemand comptait bien le faire, il n’était tout de même pas un paranoïaque sans cœur. S’il avait agit de la sorte, sortant une lame et la plaçant sur le cou délicat de la comtesse blonde, c’était surtout préventif. Il fallait qu’elle comprenne qu’ils ne plaisantaient pas avec les traitres. De là à véritablement la tuer, il y avait un pas. Cependant, vu les preuves qu’il avait contre elle, il est vrai qu’il n’y aurait peut-être pas d’autre issue.

La duchesse de Devonshire, qui pourtant avait beaucoup à perdre en cas de dénonciation d’une traitresse comme Joane Morangier semblait l’être, fut pourtant la seule à véritablement la défendre.

« Mes amis, je comprends vos doutes en ce qui concerne lady Morangier, moi-même je n’y ai pas cru quand notre chère Frances Radclyffe m’a soumis son nom pour cette réunion. Oui, c’est lady Radclyffe qui l’a invité et vous pouvez vous fier en son jugement et sa sagesse. Lady Morangier fait comme nous tous, elle sauve sa vie et celle de ses enfants, chaque jour nous sommes obligés de mentir et de jouer la comédie et je pense que vous êtes le premier à le faire Théodore.», Dit-elle. Elle demanda ensuite à revenir au sujet principal, concernant Henri Sutton-Dudley.

Certes. Mais mentir dans un confessionnal, en ayant l’air si sincère, sur les ressentiments qu’elle éprouvait au sujet de son mari hérétique et sur sa plus loyale dévotion à l’Eglise de Rome ?... Théodore restait suspicieux. Cette madame Radclyffe, qu’il ne connaissait que de nom, avait très bien pu être dupée par Joane.

« Mes Dames, Mes Seigneurs, comme l'a laissé entendre la duchesse j'ai une couverture. Je suis la veuve d'un extrémiste protestant qui a bien failli tuer la Reine. Comment aurais-je pus paraitre à la cour d'Angleterre sans m'être totalement repentie ? Je suis sûr que tout le monde ici se fait passé pour un ou une catholique à la cour pourquoi diable serais-je une traitresse alors que je ne fais qu'agir comme une personne saine d'esprit pour protéger les gens que j'aime ! »
, s’expliqua l’accusée.

Si Théodore avait relâché un peu de sa force sur le couteau, il le maintenait tout aussi proche de la peau blanche de la jeune femme que précédemment. Il n’était pas convaincu.
« Vous avez peut-être la confiance de la duchesse mais il se trouve que c’est moi qui tient la dague dans ma main, Lady Morangier. C’est avec plaisir que je vous libérerais pour en revenir au sujet qui nous intéresse tous, mais je ne le ferais pas avant d’être certain qu’aucun de mes amis ici ne risque de se faire arrêter à la sortie de cette cabane de chasse. Je me souviens très bien du discours que vous m’avez tenu dans ce confessionnal et j’ai toute mes raisons de le trouver suspect, tout comme votre amitié avec la petite catin de Philippe de Habsbourg. », annonça l’érudit allemand. James était prétendant au trône d’Ecosse.

Cela serait très mauvais pour sa réputation qu’il soit reconnu coupable de comploter pour faire tomber la reine légitime d’Angleterre. Quant à Lady Hardwick et la duchesse, elles avaient toutes les deux des enfants sur lesquelles elles devaient veiller.
La réponse intelligente que lui donna l’accusée dépassa cependant tout ce que Théodore avait pu imaginer digne de la disculper. Face à des connaissances si justes pour ce qui était du luthéranisme, le jeune homme ne pouvait que reconnaître qu’il l’avait mal jugée. Au fur et à mesure qu’elle parlait, le jeune homme l’avait progressivement liberée de son emprise en abaissant la dague de plus en plus bas. Il finit par se rasseoir à sa place.

« Je vous présente mes plus plates excuses, lady Morangier. Vous semblez en réalité aussi luthérienne que moi….J’espère que vous comprenez que je me sois méfié, nous nous devons d’être des plus prudent pour veiller les uns sur les autres. Je suis en tout cas ravi de m’être trompé et de compter une femme aussi intelligente que vous parmi les nôtres, en ésperant que vous saurez me pardonner ma méprise. »




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MessageSujet: Re: Les mots pour le dire ♔ avec les Protestants  Mar 27 Déc - 11:06
Les protestants ∞ Antanasya

Mars 1556. Antanasya n’aimait pas les tensions qu’il pouvait y avoir au sein de leur groupe. Les protestants devaient se montrer solidaires entre eux et se soutenir jusqu’au bout. Elle ne fut pas étonnée de voir le méfiant Théodore Wolmar s’en prendre à Joane Morangier et émettre le doute qu’elle soit vraiment franche dans sa foi. La duchesse de Devonshire avait confiance en elle, confiance en ses convictions et elle prit en premier sa défense, avant que celle-ci ne clame son innocence en évoquant la doctrine qui les unissait tous. En entendant la jeune femme, Anya eut un sourire bienveillant et tout cela suffit pour convaincre l’allemand de la bonne foi de la lady. Joane était un élément précieux à la cour, elle y avait sa place, en compagnie de personnes influentes du catholicisme, elle pouvait donc espionner, écouter les paroles de tous et de chacun et ainsi les rapporter aux protestants. Tout ceci servait leur cause et bien évidemment, la personne la plus fiable pourrait paraître comme une traîtresse auprès de ses compagnons. La duchesse en avait conscience, les choses ne seraient pas aisées, mais tous devaient restés unis et combattre une bonne fois pour toute cette reine. La chose était réglée et Antanasya commença à évoquer le sujet pour lequel elle les avait tous convoqué.

« Bien, maintenant que lady Morangier a prouvé sa bonne foi auprès de nous tous, il est temps pour moi de vous révéler les raisons de votre présence ici. » Elle marqua un temps de pause et se tourna vers l’imprimeur qui se trouvait à leurs côtés. « Comme je l’ai dit précédemment, notre ami Henry Sutton Dudley est en train de convaincre le roi de France Henri de nous aider dans notre cause. Le roi de France a beaucoup à gagner, puisqu’il éloignerait ainsi la menace espagnole de ses frontières. En attendant que notre ami arrive avec une armée, nous devons galvaniser le peuple, lui montrer la voie à suivre et c’est pour cela que mon ami John se trouve ici. John possède une imprimerie et il s’est montré volontaire pour nous imprimer des pamphlets que nous devrons distribuer partout dans le pays, mais surtout à la cour. Nous devons déstabiliser la reine et lui montrer que notre cause n’est pas perdue depuis la mort de notre regretté Wyatt. Mr Wolmar, je connais vos talents, voudriez-vous nous prêter votre plume pour la rédaction de ces pamphlets ? Je connais également un ami graveur qui pourra quant à lui faire des gravures pour le peuple n’ayant pas la connaissance de la lecture. Lady Morangier, lady Hardwick, si vous le souhaitez, vous pouvez me rejoindre quant à la distribution de ces pamphlets. Lord Stuart, si vous le souhaitez, faites passer notre message au-delà de nos frontières, le soutien de l’Ecosse nous serait très utile pour la suite de notre action. "

La jeune femme s’arrêta, regardant l’assistance et les réactions de ceux qu’elle considérait comme ses amis et ses compagnons de guerre. Elle pensa en cet instant à William qui savait le motif de son absence et même si son mari aurait voulu assister à cette réunion, elle ne voulait pas l’impliquer. Si la duchesse venait à être découverte, il fallait qu’au moins un des deux parents restent avec les enfants Cavendish.
« Je ne vais pas vous mentir, dans cette action nous prenons tous un risque, mais nous ne devons pas oublier que nous oeuvrons pour la plus noble des causes. Si nous réussissons, Mary Tudor ne sera plus qu’un mauvais souvenir. » Elle sourit et attendit que chacun prenne à nouveau la parole.

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    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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