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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

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MessageSujet: La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer  Mar 2 Aoû - 11:56


*

«  Le Black Lantern est à quai », m'avait-on prévenue ce matin là, via une lettre adressée à mon nom que Bess m'avait glissé son la porte de mon bureau.

J'avais demandé à un tavernier du port de Londres de me prévenir quand cela arrivait contre rémunération évidemment. Si je n'avais pas ouvert la porte à ma très chère Bess, c'est que je ne voulais pas que mes filles me voient malade et fatiguée. Je n'étais pas contagieuse, m'avait dit le médecin, mais par crainte, je mettais toujours un mouchoir devant ma bouche lorsque je toussais.

Je ne voulais pas mourir lentement devant mes filles, vieillir plus vite, devenir laide et effrayante et puis très fatiguée. Je ne voulais pas que ce soit l'image que les gens gardent de moi, ici dans ma belle ville de Londres. Je n'avais pas encore prévenu mon fils, car il refusait de me parler depuis qu'il avait découvert ma relation avec Jack, et chercher en plus à le coffrer. Cependant, je savais que si j'en parlais à sa femme, la douce Constance, enceinte à l'heure qu'il était, elle comprendrait. J'enverrais Eliott lui demander si nous pouvions nous rencontrer. Mais d'abord, je devais voir le capitaine du Black Lantern. C'était assez marrant, en fait. Son bâteau s'appellait le Black Lantern, ma maison close, le Red Lantern. Nous étions sans doute destiné à nous rencontrer, il y a huit ans de cela. Le rouge et le noir, ne s'épouse t il pas ?

Je voulais parler à Jack car j'avais quelque chose à lui demander. Après tout, par son manque de discrétion, mon fils ne me parlait plus. Il devait se sentir redevable d'un service envers moi pour se racheter, du moins j'osais l’espérer. Je voulais que Jack m’emmène voir le monde avant qu'il soit trop tard. Je voulais embarquer sur un bateau, comme cela m'avait tant fait rêver lorsque je voyais sa fille Mary, ou Mary-Jane, j'avais oublié son nom. Je voulais quitter le monde en mettant les voiles, et non en dépérissant lentement. Voir la mer à perte de vue, et amarrer sur des ports étrangers. Jack ne pourrait pas me répondre qu'une femme portait malheur à bord, car il y avait bien sa fille. Et puis, avoir son amante à bord comporterait quelque avantages pour lui...Même si je m'étais dit que c'était la dernière fois qu'on m'y reprenait, pleine de colère envers lui, quand Arthur avait tout découvert. En réalité, je ne lui en voulais pas tant que cela. J'avais fait mes choix en connaissances de causes. Je savais que si je continuais à voir Jack, cela pourrait se savoir un jour. J'avais pris le risque, je devais bien en assumer les conséquences.

Je m'étais apprêtée comme à mon habitude, malgré la fatigue. Il était hors de question pour moi que les gens remarquent que je mourrais à petit feu. Je ne voulais pas avoir l'air malade, je voulais être fidèle à moi même.

Alors que l'odeur salée de la mer envahissait mes narines, j'observais le majestueux navire de Jack, sur lequel je me voyais voyager. J'entrais finalement dans la taverne qui m'avait fait parvenir la lettre ésperant l'y trouver. A la place, je reconnus l'un de ses membres d'équipage. Je m'approchais de lui. Il devait m'avoir reconnu également car malgré mon corset serré qui mettait bien ma poitrine en valeur, il ne me lanca guère de regard intéréssé ou de remarques provocatrices.

« Vous êtes sur le Black Lantern n'est ce pas ? »

Il acquiesa. «  Oui, madame. »

Je sortis une pièce de la bourse attachée à ma robe.

« Allez chercher Jack Mortimer pour moi. J'attendrais ici. Dites lui que May le demande», lui demandais je. May, c'était ainsi que mon mari m’appelait autrefois, et ainsi que Jack s'était mis à m’appeler peu après le début de notre relation, sans savoir que la contraction de mes deux prénoms était autrefois utilisée également par celui qui avait prononcé des voeux envers moi jusqu'à ce que la mort nous sépare. Et la mort nous avait séparé, comme elle s'apprêtait à me séparer de Jack, même s'il n'y avait pas nul serment ou vœux entre nous...Malgré cette absence de promesse pourtant, voilà huit ans qu'il revenait toujours vers moi et que je revenais toujours vers lui. Il était donc évident que mon premier et dernier voyage se fasse en sa compagnie, n'est ce pas ?...
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MessageSujet: Re: La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer  Mer 10 Aoû - 16:54
Mary-Ann ∞ Jack



Les falaises anglaises avaient fini par pointer le bout de leur nez dans l’horizon. Jack à la barre souriait en voyant les falaises blanches de son pays. L’Angleterre enfin. Plusieurs de ses hommes étaient soulagés de les voir également. Certains allaient pouvoir revoir leurs familles, d’autres leurs catins préférées. Jack de son côté avait hâte de pouvoir retrouver Mary-Ann Paton. Cela faisait plusieurs mois qu’il était parti, il avait quitté l’Angleterre peu avant le départ du roi Philippe et depuis, il n’y avait plus mis les pieds, poussant ses voiles plus loin vers le nord, se rendant en Russie et repartant au sud, sur le sol africain. Ses calles étaient pleines d’épices, de quoi pouvoir négocier avec les négociants anglais, notamment la redoutable Helen Bird, qui lui donnait toujours du fil à retordre. Cependant, Jack doit bien admettre qu’il appréciait ce bout de femme, ce n’était pas tous les jours qu’on pouvait négocier avec une donzelle et le caractère de celle-ci lui plaisait.
Ses calles allaient lui rapporter pas mal d’argent, ses hommes seraient enchantés de pouvoir le dépenser pour quelques plaisirs à Londres. Tous le savaient, même s’ils voyageaient les plus belles femmes du monde se trouvaient en Angleterre, tout comme la meilleure des bières.
Maintenant qu’ils approchaient des côtes anglaises, ils les longèrent pour rejoindre la Tamise qui les conduirait à Londres. Il leurs fallut une journée de plus avant de payer la taxe qui leur permettait d’accéder au fleuve et tranquillement ils naviguèrent jusqu’à rejoindre la capitale du royaume. Rien n’avait changé, ni les forêts, ni les villages et encore moins les verts pâturages que Jack appréciait regarder quand il se trouvait aux bords de la Tamise. L’homme toujours à la barre faisait des manœuvrent périlleuses pour ne point faire échouer son navire. Il paya d’autres taxes de passage, fit contrôler sa marchandise deux fois et enfin, il arriva en soirée à Londres où il accosta son bateau. Une partie de l’équipage eut la permission de partir en ville, tandis que l’autre, en compagnie de Jack fut chargée de garder le bateau et sa précieuse cargaison. Même s’il était impatient de retrouver Mary-Ann, Jack avait des affaires à régler, payer les taxes, évaluer sa cargaison et également recevoir les négociants. Cela prendrait deux jours avant qu’il ne puisse prendre du temps pour lui et pour vider ses calles. Bien sûr, Mortimer se cacha bien de montrer sa cargaison de bijoux cachait qu’il avait volé dans à un navire français en Afrique. Ce butin, c’était sa part de récompense et il comptait bien le garder et ne pas en faire profiter la couronne. Cette vieille peau de Tudor voudrait très certainement profiter des taxes pour lui en retirer une grande partie.
Il était très tard dans la nuit quand Mortimer put enfin s’étendre sur son lit et laisser le sommeil le gagner.

La matinée était déjà bien commencée quand un homme d’équipage vint frapper à la porte pour réveiller son capitaine.

« Mon capitaine, une dame demande à vous voir, elle dit s’appeler May. » Disait-il tout en redoutant les foudres de son capitaine.

Jack se releva aussitôt et alla jusqu’à la porte pour parler à son homme d’équipage.

« Fais la patienter et soit poli avec la dame, sinon je t’arrache les yeux. » Répondit Mortimer tout en claquant la porte. Il se demandait bien pourquoi Mary-Ann était déjà là, il allait très certainement se prendre un nouveau pour son départ précipité et le manque de nouvelle. Il se dirigea jusqu’à un miroir, il avait une sale mine et une nouvelle ride était apparue sur son visage depuis son départ. Autrement, il n’avait pas changé. Quelques cheveux blancs en plus, une ride, ce n’était rien qui pouvait effrayer Mary-Ann.
Le capitaine se passa un coup d’eau sur le visage, mit son chapeau de capitaine et quitta sa cabine pour rejoindre Mary-Ann qui l’attendait à terre.

« May ! Je vois que les nouvelles de mon retour sont vite arrivées à ta porte. Quel bon vent t’amène ? » Disait-il tout en sachant que ses hommes les regardaient curieusement. Jack prit alors le bras de Mary-Ann et l’entraîna un peu plus loin. Son navire était indécent pour une dame de sa qualité et il ne voulait point la faire monter à bord.
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MessageSujet: Re: La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer  Dim 14 Aoû - 21:00


*
Je vis finalement Jack descendre de son navire et je souris en le voyant. Nos retrouvailles commençaient rarement aussi bien. Souvent, nous nous disputions un peu avant. C'était ainsi, Jack et moi avions tout deux de forts caractères et un esprit libre. Pourtant, nous tenions l'un à l'autre, même si nous ne nous étions jamais engagé dans un serment ou dans des vœux. D'ordinaire, qu'est ce que j'aurais pu m'énerver contre lui, de feindre ainsi d'avoir oublié qu'il était parti en se contentant de me faire rédiger une lettre et de m'envoyer un cadeau et qu'il ne m'avait même pas prévenu lui même de ce qu'il s'était passé avec mon fils. Oh, ceci dit vu les doses d'alcool que Jack ingurgitait chaque jour, il oubliait sans doute véritablement certaines choses...Mais j'étais contente de le revoir. Aujourd'hui, je laissais nos jeux de haine et de fierté un peu plus loin, même si je les affectionnais aussi. Les moments les plus difficiles nous font souvent réaliser à quel point nous tenons à certaines personnes...C'était lorsque mon mari était sur le point de mourir, par exemple, que je lui avais dit les plus belles choses. C'est pour cela, que la mort fait partie de la vie. Elle fait ressortir le bon des hommes. Dieu notre père le sait bien.

« May ! Je vois que les nouvelles de mon retour sont vite arrivées à ta porte. Quel bon vent t’amène ? », m'avait il demandé en descendant de son navire. Je m’apprêtais pourtant à l'y rejoindre mais il m’entraîna plus loin. Jack ne voulait sans doute pas voir le regard de ses hommes sur moi. Et pourtant, il était libre comme l'air et je l'étais aussi.

« Oh, c'est vrai qu'habituellement, je ne me déplace pas pour t’accueillir. C'est à l'homme de venir vers la femme, n'est ce pas ? Mais j'avais envie de te voir. Je dois dire que tu m'as manqué, Jack. », déclarais je. Ce sentimentalisme ne me ressemblait pas. Du moins pas au premier abord. Jack avait l'habitude de voir cette facette de moi après une nuit d'amour, et plusieurs verres de vin, quand les langues se délient, vers 3 heures du matin, et qu'on se laisse aller à la sincérité, parce qu'on aura oublié la moitié de ce que l'on a dit le lendemain. J'avais envie de l'embrasser avec la tendresse de ce genre de situation là. Mais cela éveillerait ses soupçons. Je me forçais donc à casser mon discours sentimental avec une image plus habituelle de ma personne. « Qu'est ce qu'il te prend ? Tu n'a pas envie de m'embrasser ? Tu crois que tu es trop beau pour moi, c'est ça ? Allez, viens là. », dis je en l'attirant brusquement par le col de sa veste pour l'embrasser. J'avais de l'affection pour Jack, c'est ce que je m'étais toujours dit. Mais en fait, j'avais peut être fini par tomber amoureuse de lui, aussi. Malgré ses autres aventures, ses absences, son odeur d'alcool permanente, sa façon de se moquer de Dieu, ses disparitions précipitées et ses crimes. Jack était Jack. Je n'étais pas non plus une femme modèle. Mais c'est surement là que je voyais que mon affection pour Jack était en fait plus que de l'affection. Je l'aimais comme il était, je ne voulais pas posséder sa vie, ni la changer et il en était de même pour lui.

« Alors, tu es revenu plus riche que lorsque tu étais parti ? Ton voyage s'est bien passé ?», lui demandais je en me dirigeant vers la taverne pour que nous puissions nous installer et y discuter tranquillement. Je ne voulais pas lui lâcher la nouvelle telle une véritable tempête soudaine dans l'océan. Mais il allait bien falloir que je lui dise, à un certain moment, et il était mieux que nous soyons au calme, assis autour d'un verre.

Une fois assis, et après avoir commandé une bière, je répondis au nouvelles qu'il me donnait en lui donnant à mon tour les miennes.
« Tu te souviens de mon fils, n'est ce pas ? Il s'est marié entre temps et son épouse est enceinte. Il se pourrait d'ailleurs qu'elle attende des jumeaux. Je suis très fière de lui...», déclarais je. J’espérais qu'Arthur me laisserait voir ses enfants avant de partir pour mon voyage, si Jack acceptait ma requête. Je n'en doutais pas trop, cependant. Arthur n'avait pas un mauvais fond et il n'était pas rancunier, il donnait juste l'impression de l'être. «  Cependant, depuis ce qui s'est passé entre vous, il ne m'adresse plus la parole. Il n'accepte pas du tout notre relation. », ajoutais je. « Je t'en ai beaucoup voulu, au début, de ton manque de prudence et du fait que tu ne m'en aie même pas prévenu en personne...Mais je t'ai plus au moins pardonné, je crois. Même si ce serait bien mieux si tu tentais de racheter. »
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MessageSujet: Re: La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer  Lun 19 Sep - 20:35
Mary-Ann ∞ Jack



Il était bourru, il n’avait rien d’un tendre et il n’avait jamais vraiment aimé de femmes, pourtant celle-ci avait su le toucher au point qu’il devienne un habitué et qu’il soit son amant. Jack avait toujours apprécié la compagnie de cette femme, qu’elle soit physique ou spirituelle. Mary-Ann Paton était une femme intéressante, pour le moins attractive et très belle. Même la vieillesse n’avait pas su toucher sa beauté. Elle était beaucoup moins jeune que le jour de leur première rencontre, mais Jack avait vieilli lui aussi. Aujourd’hui, il avait la cinquantaine et même s’il était toujours vaillant, il sentait parfois que son bras était plus faible lors d’un combat.
Il était de retour, Mary-Ann était face à lui, ce qui était étrange, puisque habituellement c’était lui qui venait jusqu’au Red Lantern, parfois plusieurs jours après son retour pour ne pas passer pour un amant trop impatient de retrouver sa belle. Aujourd’hui tout était différent et aujourd’hui, Mary-Ann venait de lui dire qu’il lui avait manqué. L’ours qui était en lui était touché par ces paroles, mais il trouvait cela trop étranges. Il n’était pas un grand connaisseur de la pensée féminine, mais il voyait bien que Mary-Ann n’était pas comme tous les jours. Habituellement, elle aurait été trop fière pour se présenter à lui. Même si elle voulait le retrouver, elle aurait attendu qu’il vienne jusqu’à elle. Le pirate regarda attentivement le visage de la maquerelle, il remarqua alors sa pâleur, ses nouvelles petites rides au coin de l’œil. C’était étrange.

« Sache qu’aucune femme n’est parvenue à t’égaler durant mon voyage. » C’était sa manière de lui dire qu’il n’y avait pas deux comme elle et qu’elle lui avait également manqué. Jack avait bien sûr des maîtresses quand il s’en allait sur l’océan, durant certaines escales il ne se privait jamais pour se rendre dans d’autres bordels et fréquenter des femmes de petites vertus. Cependant, il était toujours revenu vers Mary-Ann Paton et jamais vers une autre.
Il les avait éloignés du BlackLantern pour qu’il puisse avoir plus d’intimité. Cela sembla amuser Mary-Ann qui lui demanda s’il n’avait pas honte d’elle et elle l’embrassa aussitôt.
« Non, mais hommes sont surtout bien trop peu recommandable pour une petite bourgeoise comme toi. » C’était vrai, il avait toujours considéré Mary-Ann comme étant de la bourgeoisie et de ce qu’il sait, elle avait même une ascendance noble. Ses hommes n’étaient décidément pas faits pour côtoyer la belle maquerelle, ils seraient capables de faire des remarques peu vertueuses à son encontre.

« Je reviens toujours plus riche ma belle, mais malheureusement je n’ai pas trouvé de bijoux dignes de toi, les rois protègent trop leurs joyaux en ce moment. » Disait-il en souriant en coin en pensant à toutes ces têtes couronnées pleines de joyaux et d’or. Sa Mary-Ann mériterait bien plus de les porter de toutes ces péronnelles.

Le couple se dirigea vers la première taverne qu’il trouva pour pouvoir parler tranquillement. Ils commandèrent une bière qui arriva tout de suite à leur table. Mary-Ann commença à parler d’un sujet qui fâche, son fils. Jack détestait cet avorton qui avait osé l’arrêter et apprendre qu’il s’était tranquillement marié et qu’il allait avoir des gosses ne lui plaisait pas. Jack s’attendait presque à ce que Mary-Ann lui fasse une autre faveur en plus de celle qu’elle lui avait demandée il y a quelques temps de cela. Elle lui avait demandé de protéger Arthur, mais depuis son arrestation Jack n’était pas prêt de lever le petit doigt pour ce garçon.
« Il aurait mieux fait d’éviter de se reproduire, je suis sûr que ce môme tient de son père, il n’a rien de toi. » Disait-il avec beaucoup de mauvaise foi. « Tu vois ce garçon est un idiot, ne plus te parler ? Il mériterait que je lui mette les idées en place. » Ce môme était décidément une erreur de la nature, comment osait-il abandonner sa propre mère ? Il ne connaissait rien aux gosses, il avait que MJ et encore il l’avait connu à l’âge adulte et ils ne partageaient aucun lien père/fille. « Me racheter ? Et pourquoi ? C’est lui qui m’a arrêté, conduit en prison. Et en plus il aide cette vieille peau de reine à brûler des pauvres gens. Excuse-moi de te le dire, mais ton garçon a choisi le mauvais camp et il va se faire beaucoup d’ennemis. D’ailleurs, même si je voulais te faire plaisir en montrant patte blanche, ton fils a un égo surdimensionné et des valeurs qui sont bien loin des miennes. C’est comme si tu souhaitais mettre deux coqs dans la même pièce, ils finissent par s’entretuer. »

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MessageSujet: Re: La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer  Jeu 22 Sep - 21:41


*
Jack était un des rares à connaître vraiment l'histoire de Mary-Ann. Il connaissait donc son origine noble, qu'elle détestait véritablement. Fille bâtarde d'une lady des plus détestables, Mary-Ann avait connu un temps la cour, mais elle n'en était aucunement devenue une lady. En disant que ses hommes n'étaient pas recommandables pour une petite bourgeoise comme elle, il avait bien choisi son terme. Aurait il dit noble que Mary Ann se serait vexée pour sûr.

« Oh, je sais que tu me défendrais de leurs mauvaises manières. », avait elle répondu.

Une fois dans la taverne, après que Mary-Ann eut lancé le sujet tabou, celle de son fils, la réaction de Jack ne se fit pas attendre. Elle avait commencé par lui annoncer la paternité de son fils et déjà, Jack tenait un discours qui lui déplaisait tout à fait.
« Il aurait mieux fait d’éviter de se reproduire, je suis sûr que ce môme tient de son père, il n’a rien de toi. Tu vois ce garçon est un idiot, ne plus te parler ? Il mériterait que je lui mette les idées en place. », avait il lancé.

Mary-Ann était une femme de caractère. Ce qu'elle avait à annoncer à Jack ne lui donnait guère envie de se disputer avec lui, même si d'ordinaire, c'est sans doute ce qui se serait produit. Mais elle ne s'abstiendrait pas pour autant de remettre son amant à sa place.

« Le père de mon fils était un homme tout à fait honorable, qui m'a rendu heureuse et m'a montré le plus grand des respects, Jack. Je te défends de prendre cet air méprisant en le désignant. Arthur est autant mon fils que celui de son père, pour ta gouverne, et quand bien même tiendrait il plus de Charles, cela n'est aucunement une chose à dire sur le ton de l'insulte. Et si tu souhaites juger mon fils sur le fait qu'il ne désire plus me parler depuis ton petit incident diplomatique, je crois pouvoir te rappeler que tu as toi aussi, choisi ton père à ta mère, il me semble ? »

Et oui, Mary Ann avait de la répartie. Une fois ces choses dites, la gérante du Red Lantern préféra poursuivre sur un ton plus posé vers où elle désirait en venir, comme si de rien n'était. Elle poursuivit donc sur le sujet de cet incident diplomatique, comme ell l'avait appellé.

«  Je t'en ai beaucoup voulu, au début, de ton manque de prudence et du fait que tu ne m'en aie même pas prévenu en personne...Mais je t'ai plus au moins pardonné, je crois. Même si ce serait bien mieux si tu tentais de racheter. »

« Me racheter ? Et pourquoi ? C’est lui qui m’a arrêté, conduit en prison. Et en plus il aide cette vieille peau de reine à brûler des pauvres gens. Excuse-moi de te le dire, mais ton garçon a choisi le mauvais camp et il va se faire beaucoup d’ennemis. D’ailleurs, même si je voulais te faire plaisir en montrant patte blanche, ton fils a un égo surdimensionné et des valeurs qui sont bien loin des miennes. C’est comme si tu souhaitais mettre deux coqs dans la même pièce, ils finissent par s’entre-tuer. » 

« Jack, n'insultes pas ta reine, ces méthodes ne sont peut être pas les meilleures, mais c'est une femme qui veut le bonheur de ses sujets, et tu connais mon respect et mon affection pour elle. Je te rappelle que je partage la religion de mon fils, au cas où tu l'as oublié. », dit tout d'abord Mary Ann. Elle soupira ensuite, se redressa sur sa chaise et regarda Jack un instant avant de poursuivre. Elle était fatiguée des choses compliquées. Ce n'était pas dans l'habitude de Mary Ann de faire des pauses entre les phrases. Justement, ça, c'était plutôt Arthur. Mary Ann était une impulsive et peut être que dans ces détails dans son comportement, qui changeaient de l'ordinaire, le capitaine de navire comprendrait que l'heure était à une discussion sérieuse.

« Écoute Jack...Tu as comme moi, l’expérience de la vie. Peut être pourrais tu essayer de comprendre les choses avec plus d'ouverture d'esprit, en tentant de te mettre à la place de mon fils ? Charles est mort quand Arthur avait seize ans d'une longue maladie. Ont suivis mon fils aîné et mon fils cadet. J'ai alors eu l'opportunité d'ouvrir la maison et je l'ai fait. Mon mari était issu de la bourgeoisie. Il avait une bonne réputation, des contacts importants. Mon fils a grandi en allant à l'un ou l'autre dîner avec ses frères chez des bourgeois. Ce n'est pas dans cette classe sociale, que des choses comme la prostitution sont bien vues, Jack. Arthur a mal vécu ma décision, il s'est senti abandonné, je pense. Il est parti, puis il a trouvé le courage d'accepter ce qui pour un homme de son milieu à lui, est très rare, je crois. Et là, il apprend que j'ai commencé une relation avec toi un an seulement environ après la mort de mon époux, son père. Par l'ouverture de cette maison, il avait déjà l'impression que je bafouais l'honneur et le souvenir de son père. En apprenant cette relation, avec un homme comme toi, si différent de mon époux, je peux comprendre qu'il se soit énervé, tout simplement parce que je sais que mon fils aimait énormément son père et qu'il a beaucoup souffert de sa mort. Il faut aussi reconnitre que tu n'as pas une conduite exemplaire, Jack, et mon fils par son métier était obligé de t'arrêter après la contestation publique du pouvoir de la reine que tu as donnée ce jour là. », commença Mary Ann. Jack connaissait déjà toute sa vie. Mais elle voulait qu'il essaie de se mettre à la place d'Arthur. « Je sais qu'Arthur et toi, vous êtes très différent, que vous n'avez pas les mêmes valeurs. Cependant, tu connais très mal mon fils, et il te connaît très mal aussi. Arthur n'a pas un ego surdimensionné. Il a été blessé parce que tu couches avec sa mère,et c'était tout à fait prévisible. Mon fils est un garçon des plus modestes, beaucoup plus que toi et que moi d'ailleurs, et des plus généreux également. Ce n'est pas un monstre qui se délecte des exécutions qu'il doit surveiller. Il fait son travail, il n'apprécie pas pour autant tout ce qu'il doit faire. Mais il a le sens du devoir, disons. Et je le comprends sur ce point, car je suis fidèle à ma reine et tu le sais. » Mary Ann fit une pause et son regard se plongea dans celui de Jack. Il ne servait à rien de tourner ainsi des heures autour du pot. Il fallait bien dire les choses, à un moment donné. Alors que le capitaine aller s'emparer de sa bière, son amante posa sa main sur la sienne, sur la table. C'était peut être la première fois qu'elle faisait cela, elle ne saurait le dire.
« J'ai besoin de reparler à mon fils, quoi que tu puisses penser. Et cela se fera, je le sais. Mais surtout j'ai besoin d'être sûr que tu le protégeras comme tu me l'as promis, malgré ce que tu penses de lui, parce que oui, il se fait des ennemis, et parce que tu me survivras sûrement et que je veux que tu le protèges...à ma place. »
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MessageSujet: Re: La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer  Ven 7 Oct - 17:22
Mary-Ann ∞ Jack



Que Mary-Ann ait été vu par ses hommes le gênait beaucoup. Il savait que beaucoup connaissait ses fréquentations auprès de la maquerelle du Red Lantern, mais auprès des hommes les plus rustres des bas-fonds de Londres, il préférait garder un peu de sa vie secrète. Quand ils étaient en mer, lui et ses hommes partageaient tout, leurs repas, les confidences, les butins, mais quand ils étaient à terre, chacun avait ses occupations, des familles à retrouver, des maîtresses à combler. Jack ne voulait pas qu’on empiète sur tout ça et savoir que Mary-Ann avait été vu par quelques-uns de ses membres d’équipage, cela l’agaçait beaucoup.

« Je les corrigerai bien entendu, mais seulement s’ils l’ont mérité, sinon ça sera toi que je punirai, je dois quand même conserver ma réputation. » Répondit l’homme tout en sachant très bien qu’il ne pourrait jamais mettre de raclée à Mary-Ann, même si un jour elle pouvait le mériter.
Après ce petit échange, les deux amants quittèrent le port pour retrouver l’intimité d’une taverne qui n’était pas pleine en raison de l’heure de la journée. Ils trouvèrent une table au calme et à partir de ce moment-là, la conversation débuta. Malheureusement pour Jack, la belle maquerelle avait envie d’entretenir une conversation autour de son fils Arthur, un sujet hautement sensible pour l’homme, puisque ce même Arthur l’avait cloîtré à la Fleet Prison et il se révélait être un épouvantable garçon. Après une remarque peu recommandable sur le fils et le défunt père de celui-ci, Mary-Ann le corrigea. Elle lui rappela que son défunt mari avait toujours été un homme honorable qui l’avait rendu heureuse et qui l’avait respecté. Elle lui rappela que depuis sa dispute avec Arthur, celui-ci ne voulait plus lui parler et que lui-même avait choisi autrefois son père à sa mère.

« La situation était très différente. » Siffla l’homme qui n’aimait pas qu’on lui rappelle son passé. « Ma mère était une prostituée, qu’avais-je comme avenir avec elle ? Aucun. Mon devoir était de suivre de mon père et par chance, grâce à lui je suis l’homme que je suis aujourd’hui. Depuis que je suis monté sur le BlackLantern ma vie a été libre, loin des contraintes et de ces souverains qui pensent pouvoir nous juger. Je ne regrette pas d’avoir troqué la vie d’un honnête homme contre celle d’un bandit. » L’homme parlait avec fermeté. Bien sûr, il ne serait jamais ce fameux Charles, il ne pourrait jamais l’égaler et il n’aura jamais l’honneur du fils de Mary-Ann et c’était bien pour cela qu’il ne s’entendrait jamais. Cependant, il était lui et si elle revenait toujours vers sa personne c’était bien parce qu’elle recherchait un autre homme et pas l’un de ces petits bourgeois honorables.

« Elle est ta souveraine, pas la mienne, personne ne dicte mes lois. Je ne fais que survivre sous son règne en attendant qu’un autre souverain digne de ce nom pose ses fesses sur le trône. » Répondit l’homme agacé qui n’aimait décidément pas se faire réprimander par la maquerelle. S’il avait su, il aurait mieux fait de ne pas la suivre, de feindre qu’il avait beaucoup de travail et de rester sur son navire. Depuis le temps, il avait pensé que Mary-Ann aurait compris qu’il ne soutiendrait jamais une austère reine catholique qui en plus faisait brûler des innocents en place publiques pour soit disant purifier le monde. L’homme écouta ensuite attentivement le long discours de sa maîtresse, cherchant, comme elle le voulait se mettre à la place de son fils. Même s’il tentait de comprendre, jamais Jack n’aurait la philosophie d’esprit du jeune Arthur et il n’avait certainement pas envie de penser comme lui.
« Ecoute Mary-Ann, ton fils sera certainement un homme valeureux et il aura j’en suis certains une vie exemplaire, cependant, ne t’attends pas à ce que nous soyons amis et que nous buvions des verres ensemble à la taverne. Par contre, pour te faire plaisir et juste pour toi, j’accepte de me montrer plus courtois envers lui, mais ça sera simplement de l’hypocrisie, parce qu’au fond je n’apprécierais jamais ce garçon. Comme tu vois, je peux faire des efforts. » Il s’enfonça sur son siège écoutant la suite des paroles de sa maîtresse. Une chose l’alerta. Pourquoi donc Mary-Ann voulait-elle à ce point qu’il protège son fils ? Pourquoi pensait-elle qu’elle partirait avant lui ? Après tout, c’était lui qui faisait un travail dangereux et qui risquait chaque jour de se faire pendre pour ses crimes.
« C’est sûr, si un jour cette reine n’a plus sa couronne, ton fils aura beaucoup d’ennuis, lui, sa femme et ses rejetons. Il a assisté à des exécutions, certains ne réfléchiront pas et iront chercher vengeance auprès de ceux qui étaient là. » Il s’arrêta quelques instants. « Pourquoi penses-tu que tu partiras avant moi ? Après tout je suis plus vieux et si l’un des camarades de ton fils vient à m’arrêter, je suis certains de mourir également. »

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MessageSujet: Re: La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer  Jeu 13 Oct - 23:04


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« C’est sûr, si un jour cette reine n’a plus sa couronne, ton fils aura beaucoup d’ennuis, lui, sa femme et ses rejetons. Il a assisté à des exécutions, certains ne réfléchiront pas et iront chercher vengeance auprès de ceux qui étaient là. »

« Jack…Je t’ai raconté l’histoire de mon fils aîné. Je pense que tu l’aurais davantage apprécié qu’Arthur, il était moins... « conventionnel ». Comme tu le sais, il a été pendu en place publique. Je n’ai rien su faire. Si je ne suis plus là et que cela tourne mal, politiquement, pour Arthur…J’aimerais que tu sois mon bras en ce monde et que tu empêches ce que je voudrais empêcher. Je ne veux pas d’un funeste destin pour le dernier fils qu’il me reste. »

C’était bien une des choses que Mary-Ann craignait. Si la fille de la catin Ann Boleyn arrivait au pouvoir, ce serait sans doute bien son genre de chercher à condamner ceux qui n’avaient pourtant fait qu’obéir aux ordres de leur reine, sa soeur. Mary-Ann avait bien vengé Charles, en tuant Lord Levinson, l’instigateur de cette mise à mort. Seul Jack connaissait ce détail, Arthur lui avait posé la question une fois mais elle n’avait répondu que par une phrase mystérieuse « Le destin fait bien les choses, parfois, Arthur ». Il en déduirait ce qu’il voulait. Mais la vengeance ne lui rendait pas la vie perdue de son fils ainé.

« Pourquoi penses-tu que tu partiras avant moi ? Après tout je suis plus vieux et si l’un des camarades de ton fils vient à m’arrêter, je suis certains de mourir également. »

Ce n’est pas l’envie qui en manquait à Arthur, Mary-Ann le savait. Le jeune garçon pensait que la place de Jack était dans une prison et à vrai dire, certes il avait une bonne liste d’arguments car Jack n’était pas un homme exemplaire, et il était clairement un hors la loi. Son fils trouvait également que Jack n’avait absolument pas à fréquenter sa mère. Pratiquement non croyant, et donc hérétique, soulard et voleur, Jack n’était en effet pas du tout le beau père idéal, ni même le compagnon idéal pour une femme de la bourgeoisie comme Mary-Ann. Mais Arthur avait un bon fond, elle ne le répéterait jamais assez. Il ne transgressait pas les promesses faites à une mère lors d’adieux, car Mary-Ann avait bien l’intention de demander à Arthur de ne pas arrêter Jack, malgré les accusations avérées qu’il disposait contre lui.

« Arthur ne t’arrêtera pas, je veillerais à cela, même si je te déconseille de le provoquer…Il est très croyant, il n’irait pas à l’encontre des dernières volontés de sa mère…. » Mary Ann fit une pause car elle arrivait enfin à l’annonce fatidique. « Je suis malade, Jack. Je n’en ai plus pour longtemps. Et je suis venue te demander de m’emmener sur ton navire. Je sais que tu le feras. Tu me dois bien ça, n’est ce pas ? Et puis, parce que tu es un homme fier et que tu n’aimerais pas, toi non plus, mourir lentement et faiblement devant les gens qui ont une certaine image de toi, je sais que tu comprendras ma démarche. En cela, nous sommes pareils. Dernièrement, je sais aussi que même si tu ne crois pas en Dieu, je sais que comme mon fils, tu ne peux rester insensible à mon dernier souhait sur cette terre ; voir le monde, mourir dignement. Et... je te choisis comme dernier compagnon de voyage. »
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La mort est une journée qui mérite d’être vécue ft. Jack Mortimer
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