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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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the protestant wolf
♕ Métier : Père Clinton Ashby. En réalité, érudit allemand autrefois professeur, notamment à l'université de Tübingen. ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestant luthérien, se faisant passer pour un prêtre catholique ♕ L'avatar a été fait par : Lilday ♕ Mon nombre de messages est : 420 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 39 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 10/08/2016 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Lavinia Tyburn Administratrice révolutionnaire protestant

MessageSujet: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Ven 12 Aoû - 17:03
Février 1556.

Un vent froid et violent soufflait sur l'Angleterre. Froid, comme l’accueil qui était réservé ici aux protestants. Violent, comme le sort qui les attendait. La robe religieuse que portait Théodore, malgré l'épaisseur des tissus, était secouée par la colère du ciel, tout comme l'étaient les vêtements et les cheveux de l'assemblée à qui il s'adressait, tout comme l'était aussi les grains de terres entassés près du trou que l'on avait creusé pour y placer la tombe. Théodore en avait reçu un dans l’œil et cela le dérangeait fortement car il avait eu beau frotter, rien n'y faisait. L'homme devait toutefois ignorer cette gêne vu la situation dans laquelle il se trouvait qui demandait de sa part une attitude des plus sérieuse et irréprochable.

La cérémonie touchait à sa fin quand Théodore ferma le livre sacré et joint ses mains autour de celui ci quand les deux hommes engagés pour l'occasion commencèrent à faire descendre le cercueil de bois en terre. Tout comme la famille du défunt, Théodore les observa faire. C'était son premier enterrement sous le nom du père Clinton Ashby, son premier enterrement catholique. Mais il avait déjà dirigé une cérémonie d'enterrement par le passé... Élevé dans la foi protestante, où les laics avaient le droit de se charger de ce genre de tâche, c'était lui qui avait rendu le dernier hommage à sa jeune sœur, morte en couche. Alors que le cercueil s'enfonçait sous terre, petit à petit, ce souvenir difficile lui revint en mémoire. Près de quatre ans déjà, et la douleur de la perte de Lies était toujours aussi vive.

« Que son âme repose maintenant en paix, et puisse notre seigneur l’accueillir dans son éternel royaume. In nomine patris, ed filii, ed spiritus sanctii. », conclut Théodore quand le cerceuil atteint le fond du trou. Les proches du défunt firent le signe de croix en même que le prétendu prêtre et puis, commencèrent à se disperser. D'autres vinrent le complimenter sur la cérémonie et il leur présentait encore ses condoléances. C'est là qu'au loin il la vit.

Une belle jeune femme brune était occupée à se recueillir devant une croix en bois plantée plus loin. Théodore se souvenait bien d'elle. En décembre, c'est lors d'une éxecution qu'il l'avait rencontrée. La jeune femme s'était effondrée devant l'horrible spectacle qu'était le supplice d'une jeune lady accusée d'hérésie et de trahison de moins de vingt ans. Théodore avait été profondément choqué, lui aussi. Dire qu'ici, sa sœur aurait pu subir un traitement pareil pour sa foi. Il aurait étranglé la reine de ses propres mains, si c'était sa douce soeur qui s'était retrouvée sur l'échafaud, il n'aurait pas pu retenir sa colère.

Il se souvenait avoir porté la jeune femme inconsciente, avec l'aide d'un autre passant, jusqu'à une taverne. Lorsqu'elle avait repris connaissance, il s'était présenté à elle comme le père Ashby, et lui avait demandé si elle pensait aller mieux. Elle avait assez rapidement pris congé de leur présence, expliquant à ses deux sauveteurs que c'était sa première exécution, ce qui avait fait sourire l'autre passant d'ailleurs « Oh, pourtant il y en aura de plus en plus, maintenant. Les hérétiques sont vraiment partout. ». Théodore s'était contenu de rétorquer quoi que ce soit. Le peuple ne savait pas lire ou écrire, il ne pouvait pas comprendre. Mais de la part de la reine Mary, c'était une véritable honte.
Théodore ne connaissait pas son nom, la jeune femme ne lui avait pas dit. Mais l'érudit allemand avait tout naturellement envie de prendre de ses nouvelles. Cette exécution semblait avoir été bien plus personnelle pour cette femme qu'elle ne le laissait entendre...

Lentement, l'homme habillé en prêtre s'approcha de la jeune femme et s'arrêta à une distance respectable, en silence, afin de ne pas la déranger si elle était en prière. Ce n'est que lorsqu'elle se tourna vers lui qu'il prit la parole.

«Bonjour my lady. », dit Théodore, de sa voix apaisante. Bien qu'allemand, il n'avait aucun accent dans les nombreuses langues qu'il avait apprises et ne commettait pas la moindre faute. « Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, je suis le Père Ashby. Vous vous étiez évanouie, sur la place. Je vous avais amené dans une taverne avec un autre passant pour que vous recouvriez vos forces. J'ose espérer que vous vous portez mieux depuis... ? », s'enquit il, sur le ton de l'interrogation.





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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Mer 17 Aoû - 16:36
Théodore ∞ Annabeth



L’hiver était mordant rendant les rues de Londres plus triste et plus lugubre que d’habitude. Jamais Annabeth n’avait perçu autant de froideur dans ce lieu. A chaque endroit, la mort semblait être passée. Le gel avait rendu les rues beaucoup plus propres, mais les Londoniens tremblaient dans leur petit habitat qu’ils tentaient de chauffer tant bien que mal. Enroulée dans une couverture de laine, Annabeth venait de quitter ton travail au bord de la Tamise. Elle avait les doigts gelés à force de les avoir trempés dans l’eau à nettoyer les draps et les chemises des plus nantis de cette ville. Leurs serviteurs étaient bien mieux traités que les lavandières, puisque eux n’avaient pas besoin de laver les linges de leurs maîtres dans la Tamise. Annabeth ne regrettait rien, ce choix de vie, elle l’avait choisi, tout abandonner pour oublier s’éloigner des souvenirs de son ancienne vie, c’était ce qui était le mieux pour elle. Elle grelotait, mais ne choisit pas de retourner dans sa petite chambre pour se réchauffer. La jeune femme devait se rendre au cimetière pour voir si sa tombe de fortune pour Rosemary était toujours en place. Elle traversa de nombreuses rues de la ville et entra dans le cimetière. Avec le froid, l’odeur des lieux étaient bien plus supportable, habituellement les odeurs de mort et de pourriture se mélangeaient à l’air, rendant l’atmosphère malsaine. Annabeth n’aimait pas ce genre de lieu, il y avait trop de souffrances, trop de ressentiment et tout cela, elle le ressentait et en rêvait la nuit. Elle voyait des choses dans ses cauchemars, elle entendait des pleurs et se réveillait toujours brusquement, alertant sa voisine de chambre. Heureusement, elle ne criait pas, sinon, c’était certains que la propriétaire des lieux l’aurait déjà renvoyé à la rue. Depuis son dernier passage de nouvelles tombes étaient apparues. L’hiver avait fait d’autres victimes. Un peu plus loin, un prêtre faisait un enterrement, entouré de quelques personnes. Annabeth ne prêta pas attention à lui, Rosemary n’avait pas eu le droit à un enterrement digne d’elle. Le jour de sa mort elle avait pu confesser ses pêchés et recevoir les derniers sacrements, mais sinon ses cendres n’avaient pas pu rejoindre la terre consacrée, elle avait été jeté tel un déchet dans les eaux de la Tamise. Annabeth n’avait rien pour se souvenir de Rosemary, les affaires de sa sœur avaient été confisquées, sa demeure vendue. Elle n’avait plus rien, si ce n’est l’horizon de la Tamise à contempler et une pauvre croix qu’elle avait fabriqué elle-même dans un cimetière. Rosemary avait rejoint un monde meilleur et Annabeth espérait que sa petite sœur vive aujourd’hui en paix. Rosemary s’était battue pour ce qu’elle pensait, mais pour la belle Annabeth, c’était tout simplement incompréhensible, elle ne comprenait pas pourquoi sa sœur avait donné sa vie pour une cause perdue. La religion, elle la détestait, elle les détestait tous, catholiques comme protestants, pour ce qu’ils avaient fait à sa sœur, les uns en la tuant, les autres en la condamnant à une mort certaine.

La croix était intacte. Annabeth s’agenouilla sur le sol froid, fixant comme perdue la croix où elle avait gravé un petit R. Pauvre Rosemary. Les larmes commencèrent à couler quand elle repensa à toutes ces années de perdues à cause de leur mère menteuse. Elles n’avaient pas eu le temps de rattraper ces moments gâchés et aujourd’hui, il n’y avait plus rien. Pauvre Rosemary, elle avait l’avenir devant elle, un beau mariage, de beaux enfants. C’était elle, la moins de rien qui aurait dû mourir, pas sa si gracieuse sœur.
Elle entendit des pas dernière elle et se retourna pour découvrir le prêtre qui avait terminé sa mise en terre. Elle ne se leva pas, préférant rester aux côtés de la tombe et le regarda. Il l’appela ma lady, ce qui l’étonna particulièrement et lui rappela qu’il était le père Ashby, l’un des hommes qui l’avait aidé quand elle s’était évanouie le jour de l’exécution de Rosemary.

« Je ne suis pas une lady. » Disait-elle en baissant les yeux se rendant compte de son impolitesse face à l’homme d’Eglise. C’était vrai, elle n’était pas une lady, juste une pauvre lavandière sans le sou, sans famille. « Oui je me porte mieux, je vous remercie pour votre aide ce jour, mon cœur n’a pas supporté de voir une telle scène. » Ajouta la jeune femme tout en se relevant, elle ne voulait pas montrer son lien avec Rosemary, peu de personne savait finalement qu’elles étaient sœurs et c’était mieux ainsi. Cependant elle mentait très mal, le père devait sûrement voir ses yeux rougies par les larmes et sa présence devant cette tombe n’était pas anodine.
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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Mer 17 Aoû - 20:52


« Je ne suis pas une lady. », lui avait répliqué la demoiselle, froidement, comme le temps. Mais Théodore était persuadé que ce n'était qu'une apparence. Le deuil pouvait rendre les gens amères, il le concevait bien. N'avez t il pas haï Dieu de lui avoir pris sa sœur ?
« Oh, je pense que toutes les femmes devraient être appelée ainsi. », avait il répondu plus vite qu'il ne l'aurait voulu. Il était tout de même habillé en prêtre, il ne fallait pas que ces phrases soient interprétées comme de la séduction, même si bien nombreux étaient les prêtres catholiques, les vrais et pas les imposteurs comme lui, qui ne se privaient pas de nombreuses maîtresses. « Nobles ou paysans, nous avons tous la même valeur aux yeux du Seigneur. », préféra t-il tout de même ajouter pour éviter toute ambiguïté.

« Oui je me porte mieux, je vous remercie pour votre aide ce jour, mon cœur n’a pas supporté de voir une telle scène. », lui répondit il après que Théodore lui eut rappelé qui il était et comment ils s'étaient rencontrés. « Je comprends. Ne me remerciez pas, c'est tout ce qu'il y a de plus naturel. », dit il simplement. Il aurait voulu lui dire à quel point il avait lui aussi trouvé le châtiment terrible et insoutenable, mais il ne pouvait contester la politique de la reine sous sa fausse identité. La jeune femme se releva et l'allemand ne put que constater qu'en effet, des larmes avaient coulés sur ses joues quelques secondes auparavant. « Vous ne m'avez pas dit comment vous vous appelez... » , fit il remarquer, faisant attention de ne pas terminer sa phrase par « my lady », cette fois.

La jeune femme qui venait de répondre à sa question, malgré la couverture de laine qu'elle portait sur ses épaules, laissait entrevoir des doigts tremblotant de froid. Théodore aurait aimé pouvoir lui donner sa veste, mais il n'en avait guère. Vu son habit actuel, il ne pouvait lui proposer aucun vêtement pour combattre plus efficacement le froid.

« Vous semblez avoir bien froid...Je suis désolé de ne pas avoir de gants à vous proposer. Vous ne devriez pas sortir sans être bien équipée par une journée si froide...L'hiver est un assassin, autant pour la nature que pour l'homme. », lui dit il.

Il observa ensuite la croix plantée devant eux. La lettre R y était manuellement gravée.
« R. », lut il à haute voix. Rosemary ? L’exécution l'avait en effet profondément marquée, c'était la première fois qu'il avait vu une femme périr de la sorte, et si jeune en plus. Il n'avait pas manqué d'adresser dans sa prière un souhait de paix éternelle à l'égard de cette jeune martyr protestante. Il se souvenait donc de son nom. Lady Rosemary Blackwood. Et comme son interlocutrice lui ressemblait beaucoup, c'était une évidence pour Théodore, elles étaient de la même famille. Cousines ? Ou même sœurs ? Il pariait plutôt sur l'hypothèse de la sœur. Était elle bien sûr de ne pas être une lady ?...
«  Lady Rosemary Blackwood faisait partie de votre famille ? Votre sœur, peut-être ? Vous lui ressemblez, je l'avais remarqué le jour de sa mort... »




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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Jeu 25 Aoû - 18:29
Théodore ∞ Annabeth



Annabeth n’avait jamais autant parlé à une autre personne que sa compagne de chambre depuis la mort de Rosemary. Rarement elle accordait plus d’une phrase et face à sa froideur, on abandonnait très rapidement l’envie de lui faire la conversation. Elle s’était montrée froide avec le prêtre, lui rappelant qu’elle n’était point une lady, mais bien une pauvre femme, vêtue de vêtements pauvres et dont les mains étaient abimées par les heures de travail qu’elle effectuait chaque jour. Rosemary avait été une lady, elle était même baronne avec l’héritage de son père et avec son charmant minois, elle aurait pu devenir bien plus. Pauvre Rosemary, elle avait l’avenir devant elle et il avait fallu que la reine lui retire cette vie.

« Oui il nous rappelle tous à lui, même si parfois certaines personnes en poussent beaucoup trop vite vers les portes de notre Seigneur. » Fit-elle remarquée en entendant les mots du prêtre sur le fait que pour Dieu tout le monde était pareil. C’était bien une réflexion d’hommes d’Eglise pour apaiser les cœurs des pauvres en colère. Le Seigneur rappelait tout le monde à lui, pour lui tout le monde était semblable, mais dans ce monde la réalité était que les nobles avaient tout, que les rois pouvaient tout faire et que les pauvres n’avaient qu’à subir. Dans le cas de Rosemary, elle avait subi l’injustice de la couronne et là encore c’était une preuve de différence entre les puissants et leurs sujets. La jeune femme connaissait les causes de la mort de sa sœur, elle avait été jugée pour trahison et hérésie. C’était pour la religion que Rosemary était morte, pour défendre ses valeurs et aujourd’hui elle n’était plus, tout ça parce qu’un jour elle avait décidé de se battre pour une cause qu’Annabeth voyait perdue. Elle ne comprenait pas pourquoi sa sœur avait risqué sa vie pour cette folie, pour elle, les paroles de Dieu, qu’il soit catholique ou protestant, étaient que des inepties.

« Annabeth, je m’appelle simplement Annabeth. » A quoi bon dire son nom de famille, elle n’était rien dans ce monde. Blackwood était synonyme de trahison et de déshonneur. Elle pourrait porter fièrement ce nom en hommage à sa sœur, mais cela serait de la folie. Elle aimait Rosemary, elle aurait préféré mourir à sa place, mais aujourd’hui, elle savait que la vie était précieuse et que pour rendre hommage à sa sœur, elle devait avant tout rester vivante. Plus tard, si par miracle la reine venait à mourir, elle ferait tout pour faire réhabiliter sa cadette et pour que son nom ne soit plus salie par les catholiques.
« Ce n’est rien, vous savez, le froid on a l’habitude en Angleterre et encore plus quand on est pauvre. J’ai moins froid que tout à l’heure au bord de la Tamise. » Elle répondit à l’homme, tout en continuant à se dévoiler avec quelques brides. Cette conversation commençait à durer depuis trop longtemps et la jeune femme aurait préféré partir, mais ça, c’était jusqu’à ce qu’il évoque Rosemary. Jusqu’à aujourd’hui personne n’avait évoqué le nom de la jeune femme devant elle. Cet homme l’avait fait, évoquant à nouveau le jour de l’exécution. Juste avant, Annabeth avait tenté de montrer que cela ne l’avait pas touché, mais là, elle pouvait difficilement cacher ses faiblesses. Elle était démasquée, sa ressemblance avait Rosemary était frappante quand on faisait attention. Annabeth regarda l’homme effrayée, il était catholique, il pouvait très bien la dénoncer et la conduire sur le buché comme ces prêtres qui condamnent les hérétiques. Elle n’était pas hérétique. Elle ne croyait plus. Elle ne voulait pas mourir à cause de la religion.
« Non, non vous vous trompez. » Elle recula effrayée d’être ainsi découverte. « Qu’est-ce que vous allez me faire, vous allez me conduire en prison ? » Elle recula, trébucha et tomba à côté de la croix de sa sœur. Les larmes se mirent à couler et elle s’effondra, entourant ses genoux de ses bras, elle enfouie son visage dedans pour cacher sa peine.
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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Ven 26 Aoû - 10:30
Théodore ne pouvait qu'approuver les dires de la jeune femme. Dieu rappelait parfois à lui des personnes bien trop jeunes et bien trop innocentes, comme sa sœur. Et c'était encore pire, sans aucun doute, quand une mort prématurée était provoquée par le bon vouloir d'une tierce personne, comme c'était le cas avec les sujets de la reine accusés d'hérésie.

La belle jeune femme lui donna enfin son prénom. Elle s’appelait Annabeth, et Théodore trouvait que c'était un joli prénom. Le deuxième prénom de Lies était Anna, cela devait jouer quelque chose dans le fait qu'il appréciait beaucoup les prénoms avec les syllabes « Anne » ou « Anna ». Lui même avait aussi un second prénom. Étant né dix ans après le début de la Réforme luthérienne, on lui avait donné le prénom de Luther ; Martin. Son nom complet était donc Théodore Martin Wolmar, vu que son père, passionné de culture antique, avait voulu donner à son premier fils un prénom d'origine grecque.

Annabeth semblait toutefois être une femme bien plus froide que sa sœur, au premiers abords. Et Théodore devinait que ce n'était qu'une façade dû au deuil. Lui même s'était montré froid et agressif après la mort de sa sœur. C'est une façon de réagir au sentiment d'injustice face à la mort de ce que l'on aime. Théodore se demanda si Annabeth l'avait démasqué quand elle précisa qu'en Angleterre, on avait bien l'habitude du froid. Il avait pourtant un parfait accent anglais, elle ne pouvait tout de même pas avoir décelé qu'il n'était pas d'ici.

« Oh, je sais bien. Je suis moi même anglais. », préféra t il préciser tout de même. C'était un mensonge, mais les températures n'étaient pas très différente à Tuebigen.

Il avait ensuite profité du silence qui s'était installé un court instant, pour lire à haute voix ce qu'il était inscrit sur la croix avant que la jeune femme ne décide de prendre congé de sa présence, ce qu'il ne l'étonnerait guère. Théodore avait alors demandé si la défunte Rosemary Blackwood faisait partie de sa famille, relevant la ressemblance physique entre les deux jeunes femmes. L'allemand ne s'était pas du tout attendu à la réaction qui allait suivre à ses mots. Il avait demandé cela d'une voix douce, et non sur un air de reproche. Pourtant, Annabeth en fut immédiatement effrayée, et reculant, prise de panique, elle trébucha même pour finalement tomber à côté de la croix dédiée à celle qui devait donc sans doute être sa sœur, même si elle le niait.

« Qu’est-ce que vous allez me faire, vous allez me conduire en prison ? », avait t elle demandé.

Théodore n'avait jamais pensé susciter tant de panique chez la jeune fille avec sa question.Elle s'était mise à pleurer et semblait véritablement terrifiée. Il était vrai que certains prêtres collaboraient largement à l'arrestation de protestants, mais ce n'était pas le cas de tous même s'il était techniquement de leur devoir envers la reine de dénoncer toutes personnes suspectes. En tout cas, ce n'était pas son cas et pire encore, puisqu'il était en réalité dans l'autre camp, celui de la défunte Rosemary...

« Non, non, bien sûr que non. », répondit Théodore, embarrassé d'avoir autant effrayé la jeune femme. « Je ne suis pas dans la garde royale, je sers Dieu et uniquement Dieu. Je ne m'occupe pas de tout cela. Vous n'avez rien à craindre de moi, Annabeth, je vous le promets. », dit il. Il ne pouvait bien sûr pas lui dire qu'il ne servait même pas Dieu, en réalité, du moins pas le Dieu tel que les catholiques le voyaient. Il tachait donc de la rassurer tout en ne s'éloignant pas trop de ce que Clinton Ashby, prêtre catholique, pourrait dire, même si au fond, il aurait aimé pouvoir la rassurer davantage en lui disant qu'il défendait les mêmes idées que Rosemary Blackwood. « Ne restez pas pas terre, vous allez salir votre robe... », dit Théodore, s'abaissant en lui tendant sa main pour l'aider à se relever. Il avait préféré ne pas s'approcher avant de l'avoir rassuré un minimum car, tel un animal blessé, il était persuadé que la douce jeune fille, trop effrayée, n'aurait fait que reculer davantage.« Ne vous inquiétez pas, je ne juge pas les actions de...votre...sœur, j'imagine ? Seul Dieu est compétent là dedans. Et je conçois que votre deuil doive être très difficile vu son jeune âge, et les circonstances de sa mort. », ajouta t il. Et les mots étaient faibles. Il ne savait que faire face à la jeune femme en larmes. Après l'avoir aidé à se relever, il avait l'impression qu'une étreinte pour la consoler serait la bienvenue. Elle semblait en avoir besoin. Mais étant habillé en homme d'église, il ignorait si cela serait malséant ou non. « Je suis sincèrement désolé de vous avoir effrayé, ce n'était pas mon intention. », ajouta t il tout de même, n'ayant pas osé risquer un tel geste.






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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Mer 14 Sep - 16:17
Théodore ∞ Annabeth



Elle commença à le regarder avec suspicion. Cet homme se disait être Anglais et pourtant il n’en connaissait pas les coutumes et il portait également un léger accent étranger, presque imperceptible et pourtant bien présent. Annabeth avait des doutes, pour elle cet homme ne pouvait pas être un Anglais. Etait-il un espion de la reine ? Quelqu’un qui était à sa recherche pour la condamner comme le fut Rosemary ? Annabeth savait reconnaître le mensonge, elle avait vu des maris tromper ouvertement leurs femmes, elles les avaient vu recourir à mille et un subterfuge pour paraître tel de bons lords, mais tout n’était qu’apparence. Cet homme était comme beaucoup d’autres, il mentait. Il portait l’habit d’un prêtre, il venait de faire un enterrement, mais il mentait, il n’était pas ce qu’il prétendait être. Elle prit peur, elle voulut s’enfuir, elle tomba, elle pleura. L’homme tenta de la rassurer de quelques paroles réconfortantes. Il n’était pas ce qu’elle pensait, il était un simple serviteur de Dieu. Un serviteur catholique pensa-t-elle aussitôt. Comme ces catholiques qui avaient tué Rosemary, comme ce catholique qui avait dit les dernières paroles que la jeune noble a entendu avant de mourir. Il lui disait qu’elle n’avait rien à craindre de lui, et pourtant, il mentait. Il lui proposa de se relever, ce qu’elle fit tout en mettant une certaine distance entre elle et l’homme. Annabeth se sentait minable de s’être dévoilée ainsi à un inconnu, qui plus est un prêtre catholique. Elle continuait de le regarder avec crainte. Elle l’écoutait toujours, prêtant attention à ses paroles réconfortantes et ses excuses. L’homme ne jugeait pas les actes de Rosemary et il devait être bien le seul sur cette terre, puisque sa sœur n’avait même pas eu le droit d’avoir une tombe décente. Rosemary serait à jamais maudite et tout cela à cause de la religion, à cause des catholiques qui l’avaient tué et des protestants qui l’avaient condamné.

« Vous dites ne pas la juger et pourtant c’est dans votre droit. » Après un temps de silence où elle avait fini par se calmer, elle se remit à parler. En disant ses paroles, elle montrant la robe de l’homme. Cette robe qui le désignait comme étant un prêtre catholique. « Rosemary était ma sœur, ma petite sœur et je n’ai même pas eu le temps de la connaître réellement. Elle était tout ce que j’avais de bon sur cette terre, elle avait le courage que je n’avais pas et elle avait toute la vie devant elle. Elle aurait pu faire un bon mariage, avoir des enfants et tout cela sans que son nom soit tâché de honte. Et pourtant, parce qu’elle croyait en quelque chose qui valait la peine de se battre, elle en est morte et ce sont des hommes comme vous qui l’ont tué. » Elle parlait sans mâcher ses mots et pour la première fois elle parvenait à mettre des paroles sur ce qu’elle avait vécu. Annabeth n’avait jamais parlé à personne de sa sœur Rosemary. Depuis sa mise à mort, elle taisait son nom, préférant garder sa mémoire en elle, mais Rosemary ne méritait pas un tel traitement, elle ne devait pas rester dans l’ombre. « Ce jour-là, on m’a enlevé tout ce que j’avais et regardez, elle n’a même pas de tombe à son nom, tout cela parce que vous et vos amis, vous l’avez déclaré hérétique. Elle l’était peut-être pour vous, mais pas à mes yeux, elle n’était encore qu’une petite fille et j’aurai dû la protéger. » Des larmes pleines de regrets se mirent à couler sur les joues de la jeune femme. Elle se tourna, regarda la tombe vide. Rosemary n’était plus là physiquement, mais son esprit tourné autour d’elle. Rosemary vivrait probablement à travers elle et c’était bien pour cela qu’elle ne devait pas mourir. Rosemary n’aurait jamais voulu que sa grande sœur disparaisse dans l’oubli et pourtant Dieu seul sait à quel point Annabeth avait voulu mourir. Pourtant, elle n’avait pas eu ce courage, à cause de sa mère, elle s’était mise à craindre la mort et plus que tout Annabeth voulait la repousser.
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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Jeu 15 Sep - 13:00
La belle anglaise avait pris ses distances avec le prêtre. Il y avait eu un moment de silence, elle ne lui avait pas répondu tout de suite.
« Vous dites ne pas la juger et pourtant c’est dans votre droit. », avait elle finit par dire, désignant les vêtements religieux que portait Théodore.

Il n’y avait pas de pire moment que celui-ci pour jouer un double jeu. L’allemand mourrait d’envie de rassurer la jeune femme qu’il lui faisait face plus amplement, de lui dire que non, sa sœur ne serait pas maudite car elle avait bien agit. Qu’elle était un martyre et non une criminelle.

« Je ne prends pas ce droit. »

C’était bien le problème avec le religion catholique. La plupart des ecclésiastiques pensaient pouvoir parler au nom de Dieu, or l’homme étant faillible, scriptura sola, seule l’écriture avait force de loi, et pas tout ce qui avait été rajouté les siècles suivants, par l’institution qu’était l’Eglise, une institution d’hommes, et non de Dieu. Sa réponse n’arrêta toutefois pas la jeune femme. Théodore pouvait comprendre. Personne n’avait tué Lies Ann Wolmar, et pourtant, il en voulait au monde entier quand elle était morte.

« Rosemary était ma sœur, ma petite sœur et je n’ai même pas eu le temps de la connaître réellement. Elle était tout ce que j’avais de bon sur cette terre, elle avait le courage que je n’avais pas et elle avait toute la vie devant elle. Elle aurait pu faire un bon mariage, avoir des enfants et tout cela sans que son nom soit tâché de honte. Et pourtant, parce qu’elle croyait en quelque chose qui valait la peine de se battre, elle en est morte et ce sont des hommes comme vous qui l’ont tué. »

Théodore ne trouva pas quoi répondre assez rapidement à ses accusations. Oh, tout les prêtres catholiques n’étaient pas des assassins. Certains avaient appris ce métier par obligation, histoire d’avoir un métier et ne s’occupait pas des affaires d’ « hérésie », mais ils n’étaient pas très nombreux et l’allemand étant tout à fait d’accord avec l’injustice de la mort de Rosemary Blackwood, et avec le fait que c’étaient l’Eglise qui l’avait tuée, ne su que dire. Affichant un air désolé, il réfléchissait aux bons mots quand Annabeth poursuivit :

« Ce jour-là, on m’a enlevé tout ce que j’avais et regardez, elle n’a même pas de tombe à son nom, tout cela parce que vous et vos amis, vous l’avez déclaré hérétique. Elle l’était peut-être pour vous, mais pas à mes yeux, elle n’était encore qu’une petite fille et j’aurai dû la protéger. »
Ainsi, il s'agissait bien de sa soeur. Alors, pourquoi n'était elle pas noble, elle ? Théodore se le demandait.

Des larmes se mirent à nouveau à couler sur les joues de la jeune femme. Haine, tristesse, ou les deux ? Surement les deux. Théodore n’aimait pas inspirer de la haine à cette femme…Il avait envie de lui dire qu’il n’était pas un véritable prêtre mais il ne pouvait lui dévoiler son secret, il la connaissait à peine…
« My lady… », dit-il d’une voix qui se voulait apaisante. « La Bible nous dit que la miséricorde triomphe du jugement. Je vous l’ai dit, je ne juge pas votre sœur. Je ne l’aurais pas déclaré hérétique, je ne fais pas cela. Vous avez le droit d’être en colère contre tout le monde, je peux le comprendre… Mais ne vous accordez pas le droit de vous sentir coupable. Vous ne pouviez rien faire. Lorsqu’on enferme quelqu’un à la Tour, il n’en sort vivant que si la reine le veut. Ne vivez pas dans le regret, votre sœur ne l’aurait sûrement pas voulu. Vous n’êtes en rien coupable de son décès. Et si vous voulez bien me croire, sachez que je ne le suis en rien, moi non plus.»

Depuis le début de cette rencontre, Théodore sentait que sa présence n’était pas désirée, à cause de son habit. Il inclina la tête et fit un pas de plus en arrière, s’apprêtant à partir et puis il se retourna. Il ne voulait pas laisser cette femme seule, il ne savait pas pourquoi, mais même si c’était ce qu’il semblait qu’elle attendait, quelque chose lui disait qu’il ne fallait pas qu’il s’en aille.

« Vous savez, lorsque l’on traverse un deuil, croire devient la chose la plus difficile qui soit. Je l’ai déjà expérimenté personnellement moi aussi. Et je ne parle pas uniquement de foi. Je vous crois, Annabeth, si je puis vous appeler ainsi, quand vous me décrivez votre sœur comme une jeune fille ayant de bonnes intentions. Je ne crois pas qu’elle m’aurait planté un poignard dans le cœur alors que je marchais dans la rue. D’autre personnes partageant ses… idées l’auraient peut être fait. Il en va de même pour moi et pour l’habit que je porte. Beaucoup prennent ce droit de juger et le font. Je porte le même habit qu’eux, est ce que cela signifie forcément que moi aussi, je m’accorde ce droit et que je vous mens quand je vous dis que je préfère la miséricorde au jugement ? »

Théodore aurait préféré simplement dire à Annabeth qu’il n’était pas catholique, et encore moins prêtre car il savait qu’il parlait très bien, et il ne voulait pas que la jeune femme perde son sens critique envers l’institution de l’Eglise. Mais…Saurait-il l’expliquer ? Il ne pouvait lui confier son secret , et pourtant il avait envie de poursuivre cette discussion. Quel autre choix avait-il qu’utiliser ses talents d’orateurs et de philosophe ? Oh, il pensait ce qu’il venait de dire sur le jugement, certes. Mais il n’était pas tout les jours un exemple en la matière. Il était humain, et il avait bien du mal à ne pas juger les prêtres catholiques…Il y en avait sans doute qui ne prenaient pas ce droit, qui ne jugeaient pas « l’hérésie », certes... Mais ils étaient si peu nombreux que Théodore lui-même ne comprenait pas pourquoi il venait de dire cela, et donc de nuire peut être à la haine justifiée d’Annabeth pour l’Eglise...Il voulait qu'elle lui fasse confiance, peut être ? Il sentait qu'elle en avait besoin, de pouvoir faire confiance à quelqu'un...




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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Mer 26 Oct - 18:27
Théodore ∞ Annabeth



Elle était lasse de cette vie qui lui avait pris tous les êtres qu’elle aimait, lasse de ce pays qui lui avait arraché sa sœur et de cette souveraine qui allumait des buchés à tout va condamnant de pauvres innocents à souffrir dans d’atroces souffrances. Annabeth souffrait de cette vie depuis tellement longtemps, elle avait connu des lueurs d’espoir, mais à chaque fois, on les lui avait arrachés, brisant un peu plus son cœur meurtri. Annabeth ne voulait pas mourir, elle ne voulait pas se jeter dans la Tamise pour mettre fin à ses jours, mais l’idée de continuer une telle existence, sans espoir de bonheur ne lui convenait pas et avec la mort de Rosemary, elle ne voyait pas comment les choses pouvaient s’améliorer. L’homme qui lui faisait face était un prêtre un homme de la loi de Dieu qui appartenait à la religion qui avait condamné Rosemary. Quand elle le voyait, Annabeth pensait tout de suite aux bourreaux de sa sœur et elle ne pouvait s’empêcher d’en avoir peur. Cet homme, même si dans ses mots il paraissait différent, pouvait très bien être un espion à la solde de la reine, quelqu’un qui pointait du doigt les âmes égarées pour ainsi les faire condamner pour hérésie. Elle ne le connaissait pas, mais sa pouvait très bien être son rôle, comme ce fut le cas pour ceux qui ont accusé sa sœur de traîtrise. Il y avait une chaîne avec différents maillons dans ce processus de tuerie et cet homme pouvait très bien en faire partie. Elle le regardait pourtant avec étonnement quand il lui signifia qu’il ne prendrait pas le droit de la juger. Pourtant, c’était ce que les prêtres faisaient toujours, pourquoi pas lui ?

« Vous n’êtes pas comme les autres. » Fit-elle remarquer, tout en évitant son regard, elle ne devait pas juger un homme de Dieu et pourtant elle le faisait, pour elle c’était un compliment que l’homme ne soit pas comme les autres, pour lui, cela pouvait être interprété différemment.
Il avait deviné que la tombe sur laquelle elle pleurait, était celle de sa sœur, il l’avait déjà vu au moment de l’exécution et tout être doté de l’intelligence pouvait sans mal faire le rapprochement, il comprit vite et elle parla librement de son malheur, même si cela pouvait la conduire à sa perte. Il voulut se montrer plaisant en lui disant qu’il ne jugeait pas sa sœur, que lui ne l’aurait pas condamné. Puis, il lui parla qu’elle n’aurait jamais pu sauver Rosemary, qu’au moment où elle avait été enfermé à la Tour, elle avait été condamné à tout jamais. Jamais elle n’aurait pu la faire sortir d’un tel endroit. Annabeth comprit tout de suite que tout ceci n’était pas de sa faute, mais de celle des accusateurs, ceux qui avaient dénoncé sa sœur en portant tous les soupçons sur elle. On l’avait même accusé de meurtre ! Oh grand Dieu, Rosemary n’aurait jamais fait de mal à une mouche, elle était trop innocente, elle était tout ce qu’elle n’était pas elle-même.
« Je n’ai peut-être pas pu la protéger, mais croyez-moi je trouverai les personnes qui l’ont dénoncé. Ma sœur n’a jamais commis de meurtre, je ne sais pas si elle était hérétique ou non, mais si elle l’a été, c’était certainement parce que des personnes ont abusé de son innocence. » Disait la jeune femme sûre d’elle, voulant à tout prix dédouaner sa sœur aux yeux du prêtre, mais également, elle voulait porter la faute sur d’autres personnes.

L’homme lui parla ainsi de mensonge, parlant de sa sœur qu’il croyait innocente, ce qui rassura beaucoup la jeune femme, puis il parla de son propre cas, disant que l’habit ne faisait pas l’homme qu’il était. Il n’était pas comme les autres d’après lui. A force de l’entendre parler, Annabeth commença à le croire. Elle le reprit, sur une phrase qui l’avait interpelé.
« Vous dites avoir expérimenté le deuil… Vous avez perdu un être cher ? » Demanda la jeune femme cherchant à comprendre l’homme et en même temps comprendre le processus qui l’avait conduit à être ce qu’il était.
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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Sam 29 Oct - 15:07
La jeune femme semblait s’être adoucie à son égard et confia ses sentiments face à la mort de sa sœur.
« Je n’ai peut-être pas pu la protéger, mais croyez-moi je trouverai les personnes qui l’ont dénoncé. Ma sœur n’a jamais commis de meurtre, je ne sais pas si elle était hérétique ou non, mais si elle l’a été, c’était certainement parce que des personnes ont abusé de son innocence. »

Théodore n’en était pas si sûr car étant donné qu’il cotoyait Antanasya Cavendish, la duchesse de Devonshire, il savait que Rosemary avait bel et bien participé à l’attentat de la joute, avant qu’il arrive en Angleterre. Mais évidemment, pour lui, cela ne faisait pas du tout de Rosemary une mauvaise personne. Il fallait bien prendre les armes parfois, pour défendre ses convictions. Il n’en dit rien, ceci dit.

« Vous dites avoir expérimenté le deuil… Vous avez perdu un être cher ? »

Théodore hocha la tête.

« Tout comme vous, j’ai perdu ma petite sœur. Elle était la personne la plus pure et la plus douce que je connaissais. Elle était aussi très belle, avec ses longs cheveux blonds à rendre jalouse bien des jeunes filles…Elle s’est mariée à l’âge de dix-sept ans et est décédée en donnant naissance à son premier enfant, qui n’a pas non plus survécu. J’en ai voulu à Dieu lui-même…. », expliqua-t-il. « Elle avait eu le temps de dire qu’elle voulait que je préside son enterrement. Ca a été très éprouvant, mais je l’ai fais. Pour elle. »

Ce n’était pas faux. Chez les luthériens, tout le monde pouvait être pasteur. Théodore avait donc présidé l’enterrement de sa véritable petite sœur. Cela lui fit penser qu’il devait écrire à Jan, pour prendre de ses nouvelles. Il devait toujours être prudent lorsqu’il écrivait à son père ou à son frère. Il ne fallait pas que le courrier tombe en de mauvaises mains et cela avait pour conséquences qu’il n’écrivait pas souvent.

Annabeth devait être morte de froid. Théodore était lui aussi habitué au froid, venant d’Allemagne. D’ailleurs, il était étonné que, la jeune fille, au début de leur conversation, ait remis en doute sa nationalité anglaise. Il parlait avec des gens tout les jours qui n’y voyaient que du feu. Elle était visiblement intelligente…

« Les proches du défunt que je viens d’enterrer étaient très satisfait de la cérémonie. Ils ont tenus à me donner cet argent »,
dit-il, en sortant une bourse de sa poche. « Je comptais l’utiliser pour dîner à l’auberge le Flying Dutchman…Si vous souhaitez m’accompagner… », proposa Théodore. « On y mange bien et...vous allez mourir de froid si vous ne vous réchauffez pas un peu près d’un bon feu. »

Ce n’était pas un rendez vous. Un cimetière n’était pas le bon endroit pour proposer cela. Théodore n’était simplement pas insensible à la détresse de la jeune femme. Elle semblait vivre dans une forte précarité, un bon repas au chaud lui ferait grand bien. Théodore, lui-même, sentait la faim venir à lui. Un bon petit plat comme en Allemagne, avec du chou, lui ferait grand plaisir. Jouer un rôle était fatiguant, surtout quand cela comportait la récitation de messe en latin. Certes, il affectionnait le latin. Son père aurait bien été déçu du contraire. Mais il ne fallait tout de même pas pousser...Et puis, il avait toujours eu une préférence pour le grec ancien.
Enfin soit. En plus de cela, il sentait qu’elle avait besoin de parler un peu à quelqu’un et lui-même désirait continuer de discuter. Cependant, il portait des habits dont elle se méfiait et il savait bien, à quel point les hommes du clergé, - ses « confrères » -, pouvaient se montrer incorrect avec les femmes, malgré leurs vœux de célibat. Il préféra donc ajouter, pour rassurer la jeune femme :

« Je préfère le préciser, car je vois que vous ne faites pas confiance aux vêtements que je porte, et je comprends qu’il y ait des raisons de ne pas le faire, mais je n’ai aucune mauvaise intention, vraiment aucune. », dit-il. Il ne voulait pas qu’elle pense que c’était là un rendez vous pour devenir la maitresse d’un ecclésiastique. Si elle refusait, et il lui semblait que c’était ce qu’elle allait faire, il ne lui laisserait pas le choix, il lui donnerait l’argent et lui dirait d’aller dîner quand même, dans ce cas, avec quelqu’un d’autres ou seule.





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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Dim 15 Jan - 12:46
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La perte de sa sœur l’avait dévasté et ce qui la touchait le plus était bien plus encore la peine de savoir qu’elle n’avait rien pu faire pour sauver la jeune Rosemary Blackwood, celle qui aurait pu vivre une vie si merveilleuse et découvrir tant de choses. Maintenant que sa sœur était partie, Annabeth regrettait bien plus de ne pas pouvoir faire perpétuer la mémoire de sa sœur. Rosemary avait été jugé hérétique, elle n’avait pour cela pas pu avoir de tombe et encore moins être honoré par un prêtre. Aujourd’hui, Rosemary était oubliée de tous, mais pas d’Annabeth qui espérait un jour pouvoir perpétuer sa mémoire et donner le statut de martyr à sa sœur. Elle ne savait cependant pas que les protestants, compagnons de Rosemary considéraient déjà la jeune fille comme tel. En plus de la mort de sa sœur, le cœur d’Annabeth saignait à l’idée de ne pas pouvoir se confier à personne et de ne rien faire pour le moment, pour réhabiliter la mémoire de sa sœur. Bien qu’elle soit en présence d’un prêtre qui semblait avoir compris que Rosemary et elle étaient sœurs, Annabeth ne se sentait pas encore réellement en confiance pour laisser le soin de son âme entre les mains de cet homme. Cependant, le prêtre semblait vouloir s’attacher la confiance de la belle brune et lui confia aussi quelques fragments de son passé. Le prêtre avait lui aussi perdu une sœur, il parla d’elle comme si elle était un ange, une jeune fille pure, douce, blonde. Une jeune fille que n’importe qui pouvait aimer et adorer pensa Annabeth. Il lui rapporta que sa sœur était morte en donnant naissance à son premier enfant, qui lui aussi n’avait pas survécu. Pour réaliser son souhait, il avait également présidé son enterrement.

« Votre sœur a pu avoir un enterrement digne de ce nom, la mienne a eu le sort de tous les traîtres, ses cendres ont été jeté dans la Tamise, elle n’a reçu aucune bénédiction, aucun sacrement, je pleure à l’idée de savoir son âme condamné à l’errance. Elle ne méritait pas un tel sort, personne ne le mérite, pas même les traîtres, quoique vous et votre Eglise en disent. » Elle avait parlé avec son cœur, défendant la cause de sa sœur, regardant en même temps cette croix de fortune qu’elle avait fabriqué pour avoir un lieu où elle pouvait honorer la jeune disparue.
La jeune femme se détourna à nouveau de la croix, elle la savait indigne de sa sœur, mais pour le moment, c’était la seule chose qu’elle pouvait faire pour elle. Plus tard, elle ferait en sorte de continuer à apprendre à lire et écrire et elle parlerait à tous de sa sœur, pour que personne ne l’oublie. Pour le moment, elle ne le pouvait pas, elle n’avait plus l’argent, elle ne possédait plus de livres pour pouvoir s’entraîner, ni de professeurs. Rencontrer Rosemary lui avait permis au moins ça, de se perfectionner en lecture et écriture, mais malheureusement son enseignement était loin d’être achevé.
Tandis qu’elle se détournait, l’homme lui proposa de l’accompagner manger dans une auberge, pour qu’elle puisse se réchauffer au coin d’un bon feu. Pendant quelques secondes, la jeune femme le regarda bien tentée d’accepter, il y avait longtemps qu’elle n’avait pas mangé autre chose que du pain et du bouillon. Néanmoins, son honneur passait avant tout, elle refusa.
« Je refuse de recevoir votre aumône, il me reste encore un peu de dignité malgré mon malheur. » Elle avait parlé fièrement, tout en se détournant et en amorçant le chemin du retour. L’homme s’exprima à nouveau, lui disant que malgré son vêtement, il n’avait aucune mauvaise intention envers elle. Elle se retourna pour le regarder et lui répondit : « Je n’ai rien contre vous et vous me semblez bon, mis je n’oublie pas que ce sont des hommes comme vous qui m’avez arraché ma sœur. »

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MessageSujet: Re: the winds of winter ❧ Théodore & Annabeth  Sam 21 Jan - 21:19
« Votre sœur a pu avoir un enterrement digne de ce nom, la mienne a eu le sort de tous les traîtres, ses cendres ont été jeté dans la Tamise, elle n’a reçu aucune bénédiction, aucun sacrement, je pleure à l’idée de savoir son âme condamné à l’errance. Elle ne méritait pas un tel sort, personne ne le mérite, pas même les traîtres, quoique vous et votre Eglise en disent. », répondit Anna après que Théodore lui aie fit part de la douleur qu’avait été la mort de sa sœur. Il ne pouvait guère lui dire, mais il aurait volontiers offert un enterrement digne de ce nom à Rosemary Blackwood. Elle le méritait plus que quiconque, après avoir sacrifié sa vie pour la cause.

Alors que la jeune anglaise se détournait, Théodore la rappella pour lui proposer un diner.
« Je refuse de recevoir votre aumône, il me reste encore un peu de dignité malgré mon malheur. », répondit elle fièrement. Théodore aurait pu s’attendre à une telle réponse. Cela se sentait qu’Anna n’était pas le genre de femme à se plaindre et à supplier pour de l’aide, même si elle en avait bien besoin.

« Je préfère le préciser, car je vois que vous ne faites pas confiance aux vêtements que je porte, et je comprends qu’il y ait des raisons de ne pas le faire, mais je n’ai aucune mauvaise intention, vraiment aucune. », dit-il

« Je n’ai rien contre vous et vous me semblez bon, mais je n’oublie pas que ce sont des hommes comme vous qui m’avez arraché ma sœur. »

Qu’il était difficile de rester dans son rôle de prêtre catholique face à une personne comme Anna. Théodore mourrait d’envie de lui dire qu’il n’était pas de ce camp là, afin de pouvoir véritablement la soutenir dans son deuil. Il ne lui était guère aisé de demeurer Clinton Ashby dans une situation où Théodore Wolmar avait tant à dire. Il comprit cependant qu’il ne pourrait la faire changer d’avis. C’était dommage car il aurait vraiment souhaité poursuivre la conversation avec elle, mais d’un autre côté, c’était une bonne chose de voir que cette jeune femme ne se laissait pas manipuler par l’Eglise catholique.


« Vous avez raison, vous ne devez pas l’oublier. »,
répondit il simplement. Cette phrase mystérieuse avait bien plus de sens qu’il n’y paraissait. Ce n’était pas vraiment Clinton Ashby qui parlait mais plutôt Théodore Wolmar. Cependant, ses dires restaient encore trop abstrait pour en déduire quoi que ce soit. « Quant à moi, je ne saurais apprécier un bon repas en sachant que la jeune femme avec qui j’ai discuté ce matin n’aura pas la chance de faire de même. Je ne vais pas vous demander de prendre mon argent, puisque vous allez refuser. Mais je n’en veux plus. Alors, je le laisse là et quelqu’un en fera meilleur usage que moi. », dit Théodore en posant sa bourse sur le sol, près de la croix de bois destinée à nourrir la mémoire de Rosemary Blackwood.
Il se détourna ensuite après une brève inclinaison de la tête, sans perdre de temps. Il ne voulait pas lui laisser le temps de partir avant lui, sans quoi elle laisserait évidemment l’argent à sa place, par fierté.




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