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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
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the protestant wolf
♕ Métier : Père Clinton Ashby. En réalité, érudit allemand autrefois professeur, notamment à l'université de Tübingen. ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestant luthérien, se faisant passer pour un prêtre catholique ♕ L'avatar a été fait par : Lilday ♕ Mon nombre de messages est : 395 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 6 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 10/08/2016 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Lavinia Tyburn Administratrice révolutionnaire protestant

MessageSujet: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Mar 23 Aoû - 20:26
Novembre 1555,


Théodore Wolmar était arrivé à Londres à l'été de la même année, après avoir travaillé dans les plus profonds détails sa couverture en compagnie de la reine de Navarre. Aux yeux de la plupart des gens, il était Clinton Ashby, le père Clitnon Ashby, un catholique. Mais Théodore n'était pas seul en Angleterre, il avait quelques contacts qui le connaissaient sous sa véritable identité. Et son plus ancien et plus solide contact était bel et bien l'ancienne reine d'Angleterre ; Lady Anne de Clèves. Anne connaissait le père de Théodore ainsi que Théodore lui même. L'érudit allemand savait qu'il pouvait faire confiance à sa compatriote germanophone malgré la relation de proximité de cette dernière avec la reine Mary. Anne de Clèves connaissait la confession de Théodore, elle savait aussi pourquoi il avait entreprit ce voyage en Angleterre, et bien que catholique, elle ne s'y opposait nullement. Elle avait de l'affection pour lui, le faux prêtre le savait bien, et aujourd'hui, s'il venait lui rendre visite, c'était en connaissance de cause. Oh, ce n'était pas la première fois qu'il lui rendait visite depuis son arrivée. Anne avait été la première personne que le jeune homme avait tenu à voir sous sa véritable identité, d'ailleurs elle avait été informée de son arrivée imminente avant qu'il ne mette les pieds à Londres. Il aimait beaucoup discuter avec elle, en langue allemand en plus de cela. C'était une femme pleine d'esprit, une grande dame, une catholique raisonnée comme Théodore aimait dire en désignant cette minorité de croyants conforme au dogme de l'Eglise qui cependant, comprenaient les thèses de Luther et Calvin et ne voulaient pas voir leurs adeptes brûler cruellement sur un bûché.

Depuis l'été, Théodore avait permis l'arrivée de textes de Luther et Calvin ainsi que leurs traductions, la fugue de protestants en danger vers le Saint Empire ou encore dernièrement, l'impression d'un pamphlet contre la reine. Théodore savait bien que Lady Anne appréciait Mary Tudor. D'ailleurs si l'ancienne reine d'Angleterre comprenait les motivations des actions du jeune allemand, elle insistait sur le fait qu'elle ne voulait pas que du mal soit fait à la reine d'Angleterre. Cependant, ce que l'ancien professeur d'université avait vu en Angleterre était terriblement choquant. On croirait y voir l'Inquisition espagnole y faire sa loi ! Et cela ne pouvait continuer...L'allemand comprenait qu'en dehors de son intolérance religieuse, Mary Tudor était peut être une bonne personne, ou du moins, que ce soit le ressenti de la quatrième épouse du roi Henry VIII. Mais son intolérance religieuse faisait d'elle une mauvaise reine et cela, c'était indiscutable...

Encore aujourd'hui, en quittant le palais dans ses habits de prêtre, le jeune homme avait assisté à une arrestation à la cour. Des gardes étaient venus chercher une toute jeune fille aux longs cheveux noirs accusée de trahison et d 'atteinte à la personne de la reine, ainsi que d'hérésie, terme choisi pour désigner le protestantisme. Elle ne devait pas avoir plus de vingt ans...Et pourtant, au vu de la situation en Angleterre, Théodore ne serait pas étonné si la sentence prononcée à son égard se révélait être la mort par le feu.*

A Londres, la fumée des bûchers troublaient de plus en plus régulièrement l'harmonie de la ville. Et parmi ses nuages de fumées, des ragots pouvaient s'entendre. Dans la peur, les protestants avaient trouvés un symbole d'espoir et il portait le nom Tudor. Mais pas Mary, non. Elizabeth Tudor, la seconde fille du roi Henry. Théodore savait qu'au même titre que Mary, Elizabeth avait été comme une fille pour celle qui fut autrefois reine d'Angleterre. Il voulait en savoir plus. Qu'en était il ? Elizabeth pouvait elle vraiment être une lumière dans le nuage sombre à l'odeur brûlée qui enveloppait Londres ? Ou n'était ce qu'un fantasme de protestant anglais révoltés, et par moment, désespérés ?

Théodore venait de faire un long trajet vers le Suffolk. Il ne pouvait que constater, d'ailleurs, qu'Anne de Clèves semblait fuir la cour et en cela, il reconnaissait bien son intelligence ; on était bien plus en sécurité en dehors de la capitale. Il arriva aux portes de sa demeure reculée et se présenta pour qu'on puisse l'annoncer.

« Bonjour madame », dit il à la servante qui lui ouvrit. « Je suis un ami de Lady Anne de Clèves. Je viens lui rendre visite. Vous pouvez m'annoncer comme le fils de Melchior, de Tübingen. .», déclara t il. « Elle saura de qui il s'agit. », ajouta t il avec un sourire aimable. Théodore préférait être prudent avec les serviteurs et ne pas donner son nom complet. La demeure de la dame de Clèves avait l'air sublime, mais le jeune homme n'était pas intimidé. A près tout, il avait fréquenté la cour d'Ulrich IV depuis son jeune âge alors, même s'il n'était pas noble, l'univers des châteaux et des cours lui étaient familier.
*
Spoiler:
 




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La presque Reine ♕
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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Mer 31 Aoû - 18:02
Le Suffolk, Anne de Clèves y avait une petite maison de campagne. Enfin petite maison, la hauteur de son rang de sorte qu'elle tenait plus du manoir que de la simple maison. Mais l'ancienne Reine d'Angleterre aimait y séjourner quelques mois dans l'année. En cette fin d'Année 1555, Anne de Clèves avait commencé lentement mais sûrement à se retirer de la Cour de Londres. Non pas que le sort de son ancienne belle-fille ne lui tenait pas à cœur, mais elle avait besoin de se ressourcer ailleurs. Il fallait dire que les derniers événements perturbaient la grande Dame. Elle ne savait comment réagir. Elle était une catholique mais elle ne pouvait accepter les agissement de la reine, son ancienne belle-fille. Les différentes arrestations et condamnations à mort ne faisait que rappeler à Anne de Clèves les douloureuses années du règne d'Henri VIII.

Dans le Suffolk, Anne de Clèves coulait des jours heureux. Elle s'occupait de son domaine et de ses nombreuses autres maisons. Hedwige l'avait accompagnée comme toujours. Cette femme la suivrait jusqu'au bout. Anne lui en était extrêmement reconnaissante. Jamais elle n'aurait pu espéré la voir aussi fidèle. Mainte fois sa dame de compagnie et de confiance aurait pu demander à retourner dans le Duché de Clèves. Mais elle ne l'avait jamais fait. Anne ne l'oublierait jamais. Le jour venu, elle ferait en sorte que Hedwige retourne en Allemagne si jamais elle le désirait.

Des bruits de sabots sur le pavé intrigua la Dame. Elle n'attendait personne, ou du moins pas si tôt. Anne de Clèves approcha de ses lèvres le chapelet qu'elle portait à son cou. Puis d'un mouvement de tête, elle signifia à Hedwige d'aller accueillir le nouveau venu. Pendant ce temps, Anne de Clèves s'apprêtait à recevoir le visiteur. Elle fit amener dans un petit salon du thé et des petits biscuits. Rien ne devait manquer, qu'importe l'individu qui franchirait la porte.

Hedwige accueillit l'homme qui se présenta devant elle comme étant un ami de sa maîtresse Anne de Clèves et fils de Melchior. La femme n'eut pas besoin de demander d'autres détails. Ces informations lui suffisaient amplement. Hedwige s'inclina devant lui et lui demanda de bien vouloir la suivre. Alors qu'elle se dirigeait vers le petit salon où se trouvait Anne de Clèves, un petit sourire s'affichait sur ses lèvres. Le fils de Melchior, voilà qui ravirait de joie la Duchesse. Certes elle lui avait demandé de lui rendre visite, mais personne ici ne l'attendait aussi vite.

Finalement, après de nombreux couloirs, Hedwige fit entrer Théodore dans le petit salon où l'attendait Anne de Clèves. Richement vêtue, Anne de Clèves se leva et s'approcha du garçon qui se tenait devant elle. « C'est un réel plaisir de vous revoir ici en Angleterre mon ami. » fit la Dame en tendant une main affectueuse. Théodore Wolmar était un ami, un véritable ami. Un être cher qu'elle connaissait depuis de longues années. Anne avait connu l'homme en Allemagne, avant même son mariage avec Henri VIII. Le garçon et son père étaient des proches de la famille de Clèves. « Je ne vous attendais pas si tôt, Théodore. Seriez-vous pressé de me voir, mon ami ? Cela me rempli de joie comme d'inquiétude ? Seriez-vous en danger en Angleterre ? Mes lettres n'ont-elles pas suffi ? » interrogea avec empressement la Duchesse de Clèves qui l'invitait d'un geste de la main à prendre place dans un divan à ses côtés.



Le sang des Tudor



Dernière édition par Anne de Clèves le Lun 5 Sep - 20:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Ven 2 Sep - 20:48
La servante de lady Anne ne tarda pas à revenir, et comme Théodore l'avait prévu, à le faire entrer. Il savait bien que se désigner simplement comme « le fils de Melchior, de Tubigen », suffirait. Lady Anne connaissait bien son père, et elle l'avait rencontré avant son mariage avec le roi Henry. Théodore savait bien que Lady Anne l'appréciait beaucoup. Elle qui n'avait guère eu d'enfants, avait de l'affection et de la bienveillance à revendre pour ses amis, comme lui. L'allemand suivit la domestique jusqu'à la pièce où se trouvait sa bienveillante amie. Il remarqua immédiatement qu'elle avait déjà fait disposer de quoi recevoir un invité, alors qu'il n'était guère attendu. Cette Lady Anne de Clèves était une parfaite maîtresse de maison, décidément.
L'ancienne reine d'Angleterre salua amicalement Théodore et lui fit part de sa joie de le revoir, même si, disait elle, elle ne l'attendait pas de si tôt. Elle émit alors l'hypothèse d'un Théodore trop pressé de la revoir, ou, une hypothèse un peu moins gaie, celle d'un Théodore en danger.

Le jeune érudit allemand sourit à Anne, d'un air qui se voulait rassurant, alors qu'elle l'invitait à prendre de place sur un divan.
« Oh, pressé de voir une dame aussi intelligente que vous, je le suis toujours. », répondit il. « Soyez rassurée, je ne suis nullement en danger. »

Ne voulant pas non plus entrer dans le vif du sujet trop brusquement, Théodore trouva bon, tout d'abord de s'excuser de son arrivée si soudaine et inattendue, ainsi que de faire part à son hôte de sa constatation.

« Je suis désolé de débarquer sans prévenir, je ne l'ai fait que parce que vous connaissez ma famille depuis longtemps, que la situation dont je viens vous parler est tout de même alarmante à mes yeux, et qu'au vu du double jeu que je joue, j'ai bien du mal à m'organiser. J'ai ici saisi l'occasion qui se présentait à moi de partir vers le Suffolk pour vous voir, et si je vous avais écris pour vous annoncer ma venue, ma lettre ne m'aurait pas précédé, cela n'aurait donc guère servi à grand chose...J’espère que vous ne m'en tenez pas rigueur. », dit il premièrement. Il se doutait cependant, connaissant la Lady et au vu de son accueil, qu'elle ne lui en voudrait nullement. Après en avoir eu la confirmation, il poursuivit : « En tout cas je vois que même sans annoncer ma venue, je suis reçu comme un invité de marque. Je peux ? J'imagine qu'ils sont là pour cela... », demanda Théodore en désignant les petits biscuits anglais disposés près de la théière.

« Lady Anne, alors que vous demeurez ici, et je dois dire que je comprends tout à fait votre choix de favoriser la quiétude de cette maison de campagne plutôt qu'à Whitehall et ses intrigues diverses, ce qui est très prudent de votre part... », commença Théodore. Lady Anne était une femme très intelligente et la prudence dont elle savait faire preuve faisait partie de cette intelligente. Aurait elle survécu à Henry VIII et ses humeurs changeantes si Dieu ne lui avait pas donné cette qualité comme vertu ? Nul ne le saurait jamais, mais vu le sort d'Ann Boleyn et Katherine Howard, on pouvait deviner que les choses auraient pu se terminer tragiquement pour elle aussi. «...Et bien, beaucoup de choses se passent à Londres. Je sais que lorsque je vous ai appris mon projet ici par lettres, alors que je me trouvais au royaume de Navarre, et même par la suite, lorsque nous nous sommes vu une première fois, vous m'avez demandé, malgré mon projet, de ne rien faire de dangereux contre votre ancienne belle fille, la reine Mary. », dit le jeune allemand. En effet, si Anne de Clèves ne s'était pas opposée à la décision de Théodore dans son projet en Angleterre alors qu'il lui avait écrit pour l'en informer depuis le royaume de Navarre, qu'il savait qu'il ne craignait aucune dénonciation de sa couverture de sa part, et que Lady Anne, bien que catholique, désapprouvait les mauvais traitements réservés au protestants, l'ancienne reine était visiblement proche de Mary et d'Elizabeth Tudor et avait déjà demandé à Théodore, en plus d'être prudent et ne de pas hésiter s'il avait besoin de son aide, de ne rien faire qui pourrait viser à la mort de la reine. « Je comprend bien que vous ayez de l'affection pour elle, c'est tout à fait évident. Je ne connais que la reine, vous connaissez la reine et la femme qui se cache derrière la reine, et sans doute cette femme dispose de bons nombres de qualités.. », concéda tout de même Théodore, diplomate. « Je vais être honnête avec vous...Je ne vous avais rien promis car je craignais, au vu de ce que l'on m'avait dit à son sujet, que la situation soit pire que je l'imaginais. En quittant Whitehall, il y a quelques jours, j'ai encore assisté à l'arrestation d'une jeune femme. Vingt ans tout au plus. Elle risque la mort pour sa confession. Ça aurait pu être ma sœur, c'est ce que je me suis dit. Et vous savez combien j'aimais ma petite sœur... », déclara Théodore, nostalgique. « Des bûchers s'élèvent presque chaque jour, depuis six mois que je suis là...Femmes, Vieillards,...La reine ne recule plus devant rien. C'est un spectacle terrible auquel chaque jour, la population assiste sur les places publiques,...A croire que depuis le départ de Philippe, sa motivation de détruire ce qu'elle considère comme une hérésie est plus vive encore. Chaque jour, lady Anne, pratiquement chaque jour, Londres sent le brûlé, les cendres et le feu de la combustion d'âmes innocentes. Je sais que vous êtes une femme raisonnée, Lady Anne...Entre nous, je pense que vous pouvez me dire la vérité...Malgré votre affection pour Mary Tudor, vous ne la considérez pas comme une bonne reine pour l'Angleterre, n'est ce pas? »




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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Lun 5 Sep - 22:42
Assise dans le divan, Anne de Clèves attendait avec inquiétude la réponse de son petit protéger. Anne de Clèves avait pris d'affection comme beaucoup d'autres e jeune érudit allemand. La petite flatterie de Théodore eut son petit effet sur l'ancienne reine consort d'Angleterre. La femme le regarda et sourit, amusée. Mais la suite lui plus encore davantage. « Je suis ravie de l'apprendre. Votre visite pouvait que trop signifier un danger nouveau pour votre personne. Et vous savez toute l'affection que je vous porte. Elle pourrait bien me jouer des tours, en ces jours sombres. Mais que voulez-vous, mes amis restent mes amis et l'aider est une chose bien normale. » précisa la Duchesse de Clèves. « Mais votre flatterie est reçue avec joie. Et je dois dire que je vous retourne votre phrase, mon ami. » ajouta la maîtresse de maison.

Le théologien allemand finit par s'excuser de sa venue un peu à l'improviste. Anne de Clèves laissa s'échapper un petit rire. « Mais vous êtes tout pardonné, Théodore. Vous savez je l'espère que jamais je ne vous tiendrai rigueur si cela venait à se reproduire. » Anne de Clèves confirmait ainsi les dires du jeune homme. Mais visiblement, Théodore n'était pas venu uniquement pour discuter sagement et intelligemment avec l'ancienne reine consort d'Angleterre. Puis l'allemand poursuivit et demanda s'il pouvait prendre un des petits gâteau posés près de la théière. Anne de Clèves sourit avant de lui répondre. « Évidement, Théodore que tu peux. Ils sont également là pour cela. Et oui comme tu vois, les choses ont été faites rapidement. J'ai entendu le pas des chevaux j'ai fait alors en sorte que tout soit près pour un invité. » conclut-elle en souriant.

Théodore Wolmar poursuivit et commença à parler de ce qui se passait à Londres alors que l'ancienne reine consort d'Angleterre avait quitté la capitale pour le calme campagnard de ses nombreux domaines. Il salua à demi-mot son intelligence de s'être éloigner de la Cour. Anne ignorait s'il s'agissait là d'un quelconque témoin d'une intelligence particulière ou simplement le reflet de son caractère originel. Anne de Clèves n'avait jamais aimé la Cour, même sous le règne de son défunt ex-époux le roi Henri VIII. Très vite, elle s'était retirée dans son palais de Richmond ou à Hever après son divorce. Mais Théodore avait peut-être raison. Peut-être qu'elle n'aurait pas survécu au roi si elle ne l'avait pas fait. « Je vous réitère ma demande Théodore. Ne faites rien de malheureux contre Mary Tudor. Je doute que même ses plus grands détracteurs accepteront qu'un faux prêtre allemand est attenté à la vie de la Reine. Les gens de Cour sont difficiles à comprendre Théodore. » précisa l'ancienne reine. Elle le mettait une nouvelle fois en garde. Théodore Wolmar ne devait rien faire contre la personne de Mary Tudor. Anne ne lui pardonnerait pas. Il avait beau être un ami de longue date, Mary était son ancienne belle-fille et elle l'adorait tout comme la princesse Elizabeth.

Le jeune homme commença par concéder que la reine Mary avait sûrement des qualités qu'il ignorait. Anne de Clèves acquiesça religieusement. En effet, elle connaissait non seulement la reine qu'elle était devenue mais aussi la femme meurtrie dans sa chair ne pas réussir à enfanter. Mais ce que semblait ignorer Théodore, c'était que l'ancienne reine consort d'Angleterre connaissait aussi la Mary enfantine, adolescente qui avait mal vécu certains des remariages de son père et l'exil de sa mère plus catholique que jamais. Catherine d'Aragon avait été une reine des plus exceptionnelle et si le roi l'avait répudiée et s'il avait divorcé d'elle c'était en grande parti parce qu'elle ne parvenait pas à lui donner l'héritier tant attendu. Et puis une certaine Anne Boleyn était rentrée dans les appartements de la reine ce qui avait fini d’humilier la souveraine. Mais Théodore poursuivit son monologue et le visage de la femme de quarante ans qui se tenait à ses côtés s'assombrit. Une nouvelle arrestation, Mary ne cesserait donc jamais. Anne de Clèves soupira face à cette nouvelle des plus tristes. Elle avait pourtant essayé de parler à son ancienne belle-fille. Elle avait essayé de lui faire entendre raison sur ses gestes face à l'hérésie protestante comme elle disait. Et pourtant, après toute ces discussions, Anne de Clèves ne savait pas encore si Mary agissait ainsi pour se démarquer de son père, pour écarter toujours un peu plus sa demi-sœur Elizabeth, la fille de la femme qui avait poussé le roi à divorcer de sa mère. Ou était-ce réellement une conviction plus personnelle ? Anne n'aurait su le dire et pourtant elle aurait tant aimé pouvoir aider Mary.

« Les arrestations se suivent et se ressemblent, hélas. La sentence sera inexorablement la mort par le feu. Notre reine refuse de faire couler le sang. Pourtant leur mort serait infiniment moins douloureuse. » Anne de Clèves était défaitiste. Elle savait par avance le sort qui serait réservé à cette pauvre enfant. Pas plus de vingt ans disait-il, oui cela aurait pu être sa sœur, ou Elizabeth... Anne soupira de nouveau. Puis Théodore continua son récit. Il agita sous le nez de la Duchesse de Clèves le spectacle qu'endurait le peuple et la noblesse, anglaise ou étrangère. Anne se raidit toute fois lorsque le jeune homme alla jusqu'à la prendre à parti. « Théodore, je n'ignore pas ce qui se passe à Londres. Mais je me dois de me tenir à l'écart de tout ceci. Le roi consort d'Angleterre a emmené dans ses bagages des hommes qui aimeraient me voir brûlée sur un bûcher. Je me dois d'être prudente et pour moi et pour vous. » commença l'ancienne reine. Puis Anne de Clèves se leva et alla près d'une fenêtre. Son regard parcourait au loin son domaine. « Que nous soyons entre nous n'y changera strictement rien Théodore. » poursuivit-elle le ton clair. « Je ne considère pas Mary Tudor comme une mauvaise reine, comme je n'ai jamais considéré son père comme un mauvais roi. » continua la Dame. « Et quoi que vous puissiez en penser, ce n'est point en raison de mon affection pour mon ancienne belle-fille. » ajouta la Duchesse allemande. « Vous savez, en tant que femme, en tant qu'allemande, je n'approuve pas son mariage avec le fils de Charles Quint. Mais en tant que membre de la noblesse anglaise, je soutiens son choix. Mary fait parfois des erreurs, ses actions sont pour certaines discutables et ces arrestations en sont un exemple des plus flagrants. Mais Mary n'est pas une mauvaise souveraine pour l'Angleterre. Elle essaye de ramener son pays dans la foi catholique parce qu'elle espère ainsi le sauver face à Dieu. Les choix de son père ont profondément marqués son enfance. Mais j'admets volontiers que les méthodes qu'elle emploie sont discutables. » Anne était droite comme un piquet. Ses yeux dardaient maintenant en direction du jeune allemand. Oui Mary avait des défauts, mais quel souverain n'en avait pas. Henri VIII avait bien fondé sa propre branche religieuse dans l'unique but d'épouser une femme qui n'était pas la sienne alors même que la reine consort d'Angleterre était toujours en vie.



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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Mer 7 Sep - 22:43
Et comme Théodore l'avait deviné, Anne de Clèves réitéra sa demande. Ne rien faire qui pourrait attenter à la vie de la reine. Elle sous entendit d'ailleurs que s'il le faisait, de toute façon, il ne s'en sortirait pas.

Mais ce n'était pas pour parler de Mary Tudor que Théodore s'était lancé sur ce sujet. Il pensait certes que la reine n'avait rien à faire sur ce trône si elle poursuivait ses méthodes. Elle n'était pas une bonne reine à ses yeux loin de là, et en réalité, le jeune allemand estimait qu'elle ne méritait pas d'échapper à une condamnation vu ce qu'elle avait infligé à tant d’innocents. Mais il avait beaucoup d'affection pour la dame de Clèves, la décevoir ainsi, lui faire subir le décès de sa belle fille, ce n'était pas non plus ce qu'il désirait. Il pensait que le pouvoir ne devait pas rester en les mains de Mary, mais elle n'était pas obligée de mourir pour autant et puis, elle pouvait aussi mourir d'une mort naturelle un jour, proche ( c'était à espérer, même s'il s’abstiendrait de le dire à Anne ), ou plus lointain...

« Théodore, je n'ignore pas ce qui se passe à Londres. Mais je me dois de me tenir à l'écart de tout ceci. Le roi consort d'Angleterre a emmené dans ses bagages des hommes qui aimeraient me voir brûlée sur un bûcher. Je me dois d'être prudente et pour moi et pour vous. », avait répondu Anne quand Théodore lui avait résumé la situation à Londres, mentionnant la toute récente arrestation d'une noble adolescente.

« Et vous faites très bien, Lady Anne. Je ne voudrais pas qu'il vous arrive malheur», expliqua Théodore. Anne avait raison de ne pas s'impliquer. Vu sa position, elle était trop exposée. Et puis, l'air de rien, elle faisait déjà beaucoup en lui offrant sa protection.

 « Que nous soyons entre nous n'y changera strictement rien Théodore. » Anne était une femme forte, intelligente, et qui savait parler clairement sans devoir hausser le ton. Théodore la respectait au plus haut point, et l'admirait même un peu. Anne de Clèves aurait été une parfaite reine, par exemple, pour l'Angleterre. Elle l'avait été certes, mais elle était la reine d'Henry, surtout, et n'avait guère gardé ce titre fort longtemps. Mais régner seule, à la place de Mary, elle l'aurait très bien fait, il en était certain. « Je ne considère pas Mary Tudor comme une mauvaise reine, comme je n'ai jamais considéré son père comme un mauvais roi. Et quoi que vous puissiez en penser, ce n'est point en raison de mon affection pour mon ancienne belle-fille. Vous savez, en tant que femme, en tant qu'allemande, je n'approuve pas son mariage avec le fils de Charles Quint. Mais en tant que membre de la noblesse anglaise, je soutiens son choix. Mary fait parfois des erreurs, ses actions sont pour certaines discutables et ces arrestations en sont un exemple des plus flagrants. Mais Mary n'est pas une mauvaise souveraine pour l'Angleterre. Elle essaye de ramener son pays dans la foi catholique parce qu'elle espère ainsi le sauver face à Dieu. Les choix de son père ont profondément marqués son enfance. Mais j'admets volontiers que les méthodes qu'elle emploie sont discutables. »

« C'est ce que je comprends parfaitement. Le roi Henry a pris une décision très dure pour sa fille lorsqu'il l'a relayée au rang de batarde et l'a empêché de voir sa mère après son mariage avec Lady Boleyn. C'est justement là que je veux en venir. Cela a du profondément marquer la reine. », répondit le faux prêtre catholique. « Peut être même en est elle venue à croire, comme ce qui se disait à l'époque, qu'Anne Boleyn avait ensorcelé son père, et qu'elle était coupable de sorcellerie, ce à quoi je ne crois pas une seconde évidemment... », précisa Théodore. « Je devine que parallèlement à sa demie sœur, Elizabeth Tudor a dû être très marquée par le décés de sa mère dans les circonstances qui ont été les siennes. Peut être cela la rend elle plus hostiles aux condamnations rapides, et plus tolérante en matière de religion. »

Il se servit du thé. Il savait qu'avec Anne, il devait choisir les bons mots pour formuler sa demande, car elle était une femme attentive. Il ésperait que l'affection qu'elle lui portait et qu'elle portait à son père jouerait en sa faveur.

« Lady Elizabeth Tudor est une femme presqu'aussi difficile à rencontrer que vous l'êtes. », enchaîna rapidement Théodore, tout en se servant, pour éviter qu'Anne n'aie le temps de s’inquiéter qu'il ne prépare un éventuel coup d'état, car ce n'était pas là qu'il voulait en venir. « Je vais vous rassurer, je ne fais rien qui peut attenter à la vie de la reine. J'ai participé à la rédaction de certains textes qui dénonce les erreurs qu'elle commet, je ne vais pas vous mentir et de toute façon, je pense que si ces textes arrivaient à vous, me connaissant bien, vous devinerez que je suis impliqué. », dit il, honnête. « Si je le fais, c'est car j'éspère que la reine change de méthode en voyant son pouvoir menacé, et ses actions contestées et critiquées par son peuple, qui se trouve fort choqué et qui doute parfois d'elle, même chez les plus catholiques. Je ne sais pas si vous avez déjà assisté à un bûcher, mais cela marque les esprits... », poursuivit l'allemand. Il porta la tasse de thé à ses lèvres, en goûta le contenu, puis la déposa et poursuivit ; « Je ne considère pas Mary comme une bonne reine, mais je ne compte pas porter atteinte à sa vie, en cela, vous avez ma parole. Cependant, si elle ne change pas de méthodes malgré les contestations, tout ce que je peux espérer pour l'Angleterre, c'est que la personne qui la remplacera sur le trône sera plus juste. », dit il.

Anne pouvait bien deviner que Théodore ne s'opposera pas à un coup d'état contre Mary Tudor afin de sauver d'innocents protestants. Cependant, si cela devait arriver, Mary pourrait toujours être exilée, et non tuée. Cependant, il préférait être prudent dans ses paroles avec Anne. Par remplacer, ici, il entendait une mort naturel et non un exil dû à un coup d'état.

« Si la reine tombe enceinte, avec le roi d'Espagne comme père, je doute que le futur roi d'Angleterre se montre plus tolérant que sa mère en matière de protestantisme, et même, je crois que nous partageons le même avis sur ce point et que nous ne sommes pas les seuls dans ce pays d'ailleurs ; que ce serait la fin de la culture anglaise et le début d'une Grande Bretagne hispanique. Cependant, si cela n'arrive pas, et bien, je suis désolé de parler ainsi, mais l'Angleterre aura peut être une chance, oui une chance, de sauver son destin de celui des Espagnols et de l'intolérance religieuse. C'est pourquoi j'aimerais vous demander de m'aider à rencontrer la princesse. Dieu seul nous dira si un jour elle sera reine, et même si je connais le triste désir de la reine de devenir mère, je crois que j’espère que la couronne passera à Elizabeth. Depuis que je suis ici, j'ai pu remarquer que beaucoup d'anglais placent leur espoir en elle, en une succession à sa faveur, et la perçoive comme une future souveraine infiniment plus juste à leurs yeux. Je dois dire que je suis curieux, j'aimerais voir ce qu'il en est, expliquer à la princesse ce qu'elle représente pour certains dans son peuple, et essayer de faire ce que je peux en discutant avec elle pour éviter les éventuels abus de pouvoir que nous n'avons guère pu éviter avec Mary, comme les buchers, si elle venait à devenir reine. Je ne compte pas mettre votre belle fille en danger, essayer de la convaincre de prendre des risques ou de s'investir dans la révolte, loin de là. Je veux simplement voir ce qu'il en est et...Je pense qu'elle serait heureuse de savoir qu'elle n'est pas seule et aussi en danger qu'elle peut l'imaginer, et que si Mary venait à prendre une décision terrible concernant sa sœur, le peuple n'approuverait pas.». , expliqua Théodore. « Sans votre aide, je ne pourrais pas la rencontrer. Elle n'acceptera pas un nouveau confesseur, elle pensera qu'il s'agit d'un pion de Philippe II pour la piéger. Mais elle vous fait confiance, si vous me recommandez à elle, je suis certain qu'elle me donnerait l'occasion d'une entrevue... »

Théodore n'avait plus qu'à espérer que l'affection d'Anne pour lui, mais aussi pour son ancienne belle fille Elizabeth qui en effet, devait être terrifiée par son avenir et par le peu de soutien qu'elle possédait, et qui devrait sans doute être rassurée par les mots du faux prêtre.




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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Ven 23 Sep - 23:56
Anne de Clèves devenait plus nerveuse. La conversation prenait une tournure qui ne lui plaisait guère. Mais elle resta calme et stoïque. Elle écoutait le jeune allemand avec attention. Elle aimait beaucoup Théodore Wolmar c'était un fait. Pour lui, elle était prête à beaucoup de sacrifices et peut-être même sa propre vie. Du moins c'était ce que croyaient certains ecclésiastiques qui pensaient bon de garder un œil sur l'ancienne reine consort d'Angleterre. Mais Anne de Clèves s'en moquait bien. Elle avait déjà vécu tant de chose. La pression dût aux rumeurs ou autres commérages, elle la connaissait bien. Déjà sous Henri VIII, certains nobles avaient colporter quelques ragots à son sujet. La raison, son titre très spécifique de « sœur bien aimée » du roi Henri VIII. Et puis à cela s'était ajouté sa position à la Cour du Tudor. Elle ne faisait plus parti de la famille royale et pourtant c'était tout comme. Elle avait la préséance sur toutes les autres femmes du royaume à l'exception de la reine en titre et des filles d'Henri, Mary et Elizabeth.

Finalement, un petit sourire rassuré se dessina sur ses lèvres claires. Théodore allait pour une fois dans son sens. Il admettait volontiers que la duchesse de Clèves avait raison de ne point trop s'impliquer dans les affaires du royaume et de Londres. Et voilà qu'il affirmait même qu'il ne voulait point qu'il lui arrive malheur. C'était touchant, elle devait bien le reconnaître. Néanmoins, cela n'était point son rôle. Évidemment, puisque c'était celui que Anne de Clèves s'était auto-accordée dès qu'elle avait eu vent de la présence du protestant allemand sur les terres de la reine Mary Tudor. Mais Anne se rassurait un peu à entendre Théodore. Il semblait, du moins elle le croyait, comprendre un peu les motivations de Mary. Cela ne voulait en aucun cas dire qu'ils les approuvait. Abonder dans le sens des actions de la reine et les comprendre étaient deux choses presque diamétralement opposées. Beaucoup comprenait et finalement, très peu acceptait pleinement ces exécutions et ces jugements des plus sommaires. Et même elle, la duchesse de Clèves, l'ancienne reine consort d'Angleterre, l'ancienne belle-mère qu'elle était toujours à leurs yeux, n'abondait point toujours dans le sens des choix que faisait Mary. Parfois, elle lui écrivait ou allait la voir pour lui en parler et d'autres fois, elle ne faisait tout simplement rien. Mary était bornée, elle l’avait vite compris et s'opposer à elle de front était une chose qu'il fallait éviter.

« Je vois que vous comprenez parfaitement quel a pu être le traumatisme de notre reine Mary. Et je dois dire que j'ai trouvé à mon arrivée en Angleterre deux petites princesses bien différentes. Du moins en ce qui concernait le caractère. Pourtant, même si elle peine à le reconnaître maintenant elles ont eu une enfance un peu semblable, vous savez. » ajouta Anne de Clèves à la remarque sur l'enfance de la reine Mary et de la princesse Elizabeth. Elles avaient toutes deux soufferts à des moments différents. « Je ne pense point que la reine est un jour considéré Lady Anne Boleyn comme une sorcière. Elle ne l'a que peu connu et elle a davantage détesté Katherine Howard qui m'a pour ainsi dire, ravie le trône d'Angleterre. Je ne peux dire qu'elle ait ravi le cœur de feu notre roi Henri VIII. C'était de notoriété presque publique que nous ne nous aimions point. » poursuivit la Duchesse avant que Théodore ne continue sa réflexion sur le sujet. Le jeune homme se servit du thé et Lady de Clèves en profita pour ajouter deux ou trois petites choses. « Vous savez, je ne sais réellement si Elizabeth est plus tolérante que sa sœur en ce qui concerne la religion. Elles n'ont pas été élevés de la même façon. Feu la reine Catherine d'Aragon était une femme très pieuse et cela c'est répercuté sur la fille. Elizabeth est la fille de deux protestants et cela change beaucoup de chose. Mais vous savez, là où leur histoire se rejoint c'est au moment de la naissance de cet héritier tant attendu. Elizabeth est tombée de son pied dés-tale tout comme Mary l'avait fait quelques années auparavant. »

Puis rapidement, le protestant reprit la parole comme pour rassurer la Duchesse de Clèves. Anne se servit aussi un peu de thé et écouta le jeune homme. Elle, difficile à voir ? Cela n'était pas tout à fait erroné, elle pouvait l'admettre facilement. Quant à Elizabeth, entre ses séjours à la tour et ceux en résidence plus que surveillée, Anne pouvait comprendre qu'il n'était point facile de la voir. Mais un sourcil se leva à cette remarque presque anodine. « Chercheriez-vous à la voir, Théodore ? » demanda avec un brin d'inquiétude dans la voix la femme qui s'était finalement rassise auprès de son invité. Mais Théodore Wolmar admit qu'il avait participé à la rédaction de textes remettant en cause les actions de la reine. Il voulait que Mary change ses méthodes, cela n'était pas le meilleur des moyens et l’ancienne reine consort l'en averti rapidement. « Mary est une femme bornée et têtue, ne l'oubliez pas » glissa-t-elle comme une confidence et un conseil. « Et oui j'ai déjà, hélas assisté à u bûcher. J'ai vu beaucoup de condamnations, Théodore. Il n'y a pas de bons moyens pour exécuter les prisonniers. La séparation de la tête et du corps n'est pas mieux, croyez-moi. » répondit-elle à sa demande. Honnêtement, elle se serait volontiers passer de ces exécutions, mais au vu de sa positon, lorsqu'elle était présente à la Cour, elle ne pouvait se permettre de ne point y assister.

« J'entends ce que vous me dites Théodore et je vous crois aisément. Mais par pitié soyez très prudent. Les rumeurs vont vite ici et elles sont mortelles, croyez-moi, mortelle. Comprenez également que s'il vous arrivez quelque chose, il sera difficile pour moi de vous soutenir. Évidemment je le ferai, soyez en assuré, mais je muserai les risques avant et pour vous et pour nous tous. » reprit l’ancienne reine consort d'Angleterre sur u ton calme mais sans appel. Sa décision était irrévocable. Mais Anne tiqua rapidement à l'évocation d'un hériter de Philippe de Habsbourg. Anne de Clèves se raidit dans son assise. Théodore ne voulait rien de moins que de voir la princesse Elizabeth en personne. « Je comprends vos inquiétudes en ce qui concerne la potentielle venue au monde d'un héritier pour la couronne. Mais sachez que si je porte pas dans mon cœur le roi consort, son titre est clair. Tout comme je n'étais pas autorisée à intervenir dans les affaires de l'Angleterre, Philippe ne l'est pas plus que je ne l'étais auparavant. Quant à son fils, s'il venait à en avoir un, Dieu seul sait s'il serait plus tolérant que le roi Philippe. Philippe n'a pas les même prétentions que son père et cela se voit. La preuve en est, il n'a point hésité une seule seconde à laisser Mary dès qu'il s'agit de l'Espagne. Il a son propre pays à gouverner, il ne faut point l'oublier. » commença Anne de Clèves. « Quant au désir de notre de porter un enfant, hélas Dieu ne semble point entendre ses prières. » continua-t-elle avant de se lever de nouveau. « Mais pour ce qui est de la princesse Elizabeth, ce que vous me demandez est une chose risquée et délicate. Vous en êtes conscient ? » demanda l'ancienne reine d'Angleterre, sceptique et plus que réticente à cette idée.



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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Lun 26 Sep - 13:48
Théodore avait réussi à marquer un point aux yeux de Lady Anne de Clèves en admettant qu’il concevait que certaines raisons avait fait que la reine n’aie pas une bonne image des protestants, étant donné que chaque protestant qu’elle avait rencontré lui avait ravi quelque chose et que sa mère était la très catholique Catherine d’Aragon.

Anne de Clèves lui rappelle que Mary était une femme bornée et têtue lorsque Théodore expliqua qu’il ésperait que les pamphlets la ferait changer de méthode. Il le savait bien. En réalité, ce n’était que pour rester dans le politiquement correct qu’il avait mis cet aspect en avant, car il connaissait l’affection de l’allemande pour la souveraine. Mais honnêtement, si les pamphlets contribuaient à la naissance d’une révolte contre le catholicisme intransigeant de la reine, ce n’était pas Théodore, fils de Melchior Wolmar, qui allait s’en plaindre… Il se contenta donc d’hocher la tête. «  J’en ai conscience», dit il.

 « Et oui j'ai déjà, hélas assisté à u bûcher. J'ai vu beaucoup de condamnations, Théodore. Il n'y a pas de bons moyens pour exécuter les prisonniers. La séparation de la tête et du corps n'est pas mieux, croyez-moi. », lui dit Lady Anne. Théodore n’était pas d’accord, brûler vif étant bien plus douloureux, mais il garda sa pensée pour lui.

« Je ne considère pas Mary comme une bonne reine, mais je ne compte pas porter atteinte à sa vie, en cela, vous avez ma parole. Cependant, si elle ne change pas de méthodes malgré les contestations, tout ce que je peux espérer pour l'Angleterre, c'est que la personne qui la remplacera sur le trône sera plus juste. »

« J'entends ce que vous me dites Théodore et je vous crois aisément. Mais par pitié soyez très prudent. Les rumeurs vont vite ici et elles sont mortelles, croyez-moi, mortelle. Comprenez également que s'il vous arrivez quelque chose, il sera difficile pour moi de vous soutenir. Évidemment je le ferai, soyez en assuré, mais je muserai les risques avant et pour vous et pour nous tous. »

Théodore était très touché par l’affection que l’ancienne reine d’Angleterre lui portait, et il était conscient d’avoir bien de la chance d’être en quelques sortes protégé par celle-ci.
« Lady Anne, je suis très touché mais je ne pense pas que vous aurez à le faire, soyez en rassurée. Je tiens très bien mon rôle, je l’ai bien appris. Personne ne se doute que je suis allemand, et encore moins protestant. Seuls les gens de confiance sont au courant, et ils se compte sur les doigts de la main. », lui dit il. Si le jeune allemand était un révolutionnaire dans l’âme, c’est en pensant à la confiance que lui accordait Anne de Clèves et au fait que son échec serait aussi un échec et un danger pour elle, qu’il trouvait le courage de si bien continuer à jouer son rôle pourtant très lourd.
 
« Je comprends vos inquiétudes en ce qui concerne la potentielle venue au monde d'un héritier pour la couronne. Mais sachez que si je porte pas dans mon cœur le roi consort, son titre est clair. Tout comme je n'étais pas autorisée à intervenir dans les affaires de l'Angleterre, Philippe ne l'est pas plus que je ne l'étais auparavant. Quant à son fils, s'il venait à en avoir un, Dieu seul sait s'il serait plus tolérant que le roi Philippe. Philippe n'a pas les même prétentions que son père et cela se voit. La preuve en est, il n'a point hésité une seule seconde à laisser Mary dès qu'il s'agit de l'Espagne. Il a son propre pays à gouverner, il ne faut point l'oublier. », dit elle. 

Certes, Philippe avait son propre pays à gouverner. Mais cela ne l’empêcherait guère de veiller à ce que son héritier soit éduqué dans l’intolérance la plus conforme à l’Inquisition Espagnole. Cet homme ne parlait même pas anglais correctement, il était évident que son fils apprendrait très tôt l’espagnol. Et dès lors, peut être se sentirait il bien plus espagnol qu’anglais…D’autant plus que Philippe de Habsbourg, de ce que Théodore en avait entendu dire, souffrait beaucoup du manque d’héritier, du fait qu’apparement, son fils Carlos n’était pas très sain d’esprit…S’il venait à devenir père d’un enfant normalement constitué, évidemment, il le rendrait plus espagnol que la ville de Madrid elle-même. Théodore préféra toutefois ne pas en rajouter sur le sujet. Il savait qu’Anne était une femme intelligente et qu’elle avait pleine conscience de cet aspect des choses, mais que son affection pour la reine Mary et sa position en Angleterre l’empêchait d’admettre certaines choses.  

« Quant au désir de notre de porter un enfant, hélas Dieu ne semble point entendre ses prières. Mais pour ce qui est de la princesse Elizabeth, ce que vous me demandez est une chose risquée et délicate. Vous en êtes conscient ? »

Théodore hocha la tête avec sérieux. Il était content qu’on en revenait au sujet qui l’intéressait le plus.

« My lady... » Théodore regarda Anne. Il avait ce regard profond, déterminé et sûr de lui. « Je ne vous le demanderais pas si je n’étais pas sûr de moi. Je serais très prudent. », ajouta t il. Il ésperait qu'à ces mots, Lady Anne de Clèves hocherait la tête et lui dirait qu'elle essaierait de soutenir une rencontre entre eux deux. Par la suite, curieux de connaître l'avis d'une femme qui connaissait vraiment la princesse, plutôt que ceux de tout les protestants qui projetaient sur elle des images de sauveuse, il demanda ;

« Pouvez vous me parler un peu de la princesse ? Comment est elle ? »
Et il ne faisait pas allusion à ce à quoi elle ressemblait, - on la disait rousse comme son père, et assez jolie -, mais plutôt quels étaient ses qualités et défauts afin de capter quelle genre de souveraine elle serait.




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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Dim 20 Nov - 14:39
Anne de Clèves avait écouté son ami. Le protestant avait quelque chose que l'ancienne reine avait perdu depuis longtemps : l'insouciance de la jeunesse. Comme c'était agréable de le voir ainsi. Il avait ce mélange de réalisme et de volonté de changer le monde. C'était une chose qu'Anne avait perdue avec le temps, devenant plus réaliste, plus fataliste diraient certains. Anne de Clèves avait surtout plus d'années à son actif que le jeune Théodore. Mais elle ne pouvait lui reprocher cet élan et cet espoir. Mais l'ancienne reine consort d'Angleterre se devait aussi de le ramener avec douceur vers la dure réalité.

« Théodore, mon cher, je comprends parfaitement ce que vous dites. Hélas, nous savons toujours ce que nous perdons sans savoir ce que nous gagnerons. Regardez la malheureuse reine Catherine d'Aragon. Le roi a voulu divorcer d'elle, ce qu'il a fait espérant gagner mieux en la personne d'Anne Boleyn. Au final, les complots n'ont fait qu'augmenter et elle fut accusée de haute trahison et condamnée à mort. Si nous perdons Mary, certes les troubles pourrons cesser mais l'avenir est incertain et au moins elle garantie la paix avec l'Empire de Charles Quint. Et même si je n'aime pas cet homme, je dois reconnaître que je préfère encore l'avoir comme allié que comme ennemi. »

Anne de Clèves s'était tue. Elle avait fait plutôt ses premières recommandation à son ami. Oui les rumeurs se propageaient bien vite à la Cour. Le moindre faux pas pouvait se révéler dès plus risquer. Théodore devait faire très attention. Même avec son soutient, Lady Anne de Clèves craignait fort de ne point faire le poids face à Mary Tudor et ses conseillers venus pour certain de la très catholique Espagne. Elle les craignait d'ailleurs elle-même, pour sa propre sécurité et c'était là une des nombreuses raisons qui l'avaient poussé à quitter un temps Londres. Partir de la capital avait été un choix difficile. Anne de Clèves aurait préféré pouvoir rester auprès de la princesse Elizabeth qui avait fait son grand retour à la Cour. Mais les choses étaient ainsi et bientôt cela sera plus calme, ou du moins assez pour qu'elle puisse revenir.

La discussion s'était poursuivie, volant de l'Espagne de Philippe au manque d'héritier de la reine Mary. Et finalement la question tomba. Théodore souhaitait rencontrer la princesse Elizabeth. À cela, Lady Anne de Clèves avait fait remarquer que c'était une chose bien délicate même pour elle. Mais le jeune homme semblait en avoir conscience et cela rassura un peu l'ancienne reine consort. L'Allemand plongea son regard dans celui de la femme et Anne sut tout de suite qu'il était déterminé à avoir ce qu'il voulait. Anne le connaissait assez pour savoir que maintenant, il ne renoncerait pas sans se battre comme un beau diable. Il le lui fit d'ailleurs remarqué avec délicatesse et Anne sourit affectueusement à son compatriote. « La prudence ne vous sauvera peut-être pas, Théodore. » rectifia l'Allemande. Oui, être prudent ne suffisait pas. La princesse risquait d'être surveiller à tout moment et ses contacts aussi. Alors Anne se leva et fit quelques pas dans la salle. Théodore venait de poser une question, certes légitime, mais bien embarrassante. La Duchesse de Clèves cherchait ses mots et cela se voyait. Elle n'était pas certaine d'être objective comme elle devrait l'être. Finalement, elle se tourna vers Théodore et entreprit de lui répondre ou du moins de lui apporter de premiers éléments de réponse.

« Théodore, vous savez, j'ai connu la princesse alors qu'elle n'était qu'une jeune enfant. J'ai bien peur de point être totalement objective. Chacun sait à la Cour l'affection que je lui portais et qui n'a point disparu. Ma relation avec la princesse n'est point celle que j'ai avec la reine Mary. Elle était plus âgée et déjà elle avait pleinement conscience du rôle qui serait sûrement le sien. Ce n'était pas vraiment le cas pour Elizabeth. Elle étai plus espiègle, plus enfantine aussi. Mais je crois qu'elle a changé, que la tour l'a changé et comment cela aurait-il pu être autrement ? La princesse Elizabeth est plus déterminée, mais je crois qu'elle n'a jamais souhaité que l'on fasse tout cela pour elle. » Anne de Clèves marqua un arrêt et puis reprit. « Elizabeth est une jeune femme peut-être pour le moment plus douce, mais le pouvoir change les âmes. Mary n'était pas aussi... autoritaire quand elle était plus jeune. Mais elle a dû lutter pour accéder au trône et cela à forger son caractère. J'espère sincèrement qu'il n'en sera pas de même pour ma chère Elizabeth. » Anne ne savait pas si elle répondait réellement à la question de Théodore mais au moins elle avait exprimé ses crantes de voir ainsi Elizabeth changer de comportement comme l'avait fait sa sœur avant elle.

« Une chose est certaine, Théodore. Elizabeth sera une reine moins austère que sa sœur, du moins je le crois. Pour cela elle tient du caractère de sa mère, tout comme Mary et Dieu sait combien Catherine d'Aragon était dévouée à la foi catholique et baignée dans l’austérité de la Cour des rois de Castille et d'Aragon. »



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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Lun 21 Nov - 15:41
Novembre 1555,[justify]
« La prudence ne vous sauvera peut-être pas, Théodore. », lui avait dit Anne de Clèves.

« Elle m’a déjà permis de sauver plus d’une vie anglaise depuis mon arrivée. Rien que pour cela, le risque vaut donc bien la peine d’être pris. », répondit le jeune homme. Théodore Wolmar, l’érudit, mais aussi l’intrépide et courageux révolté protestant. Il ne donnait aucunement l’impression d’être de ceux qui abandonnent aux premiers obstacles. Evidemment, quand bien même Anne de Clèves désirait protéger un maximum le jeune allemand, si lui-même était prêt à mettre sa vie en danger, elle ne pourrait l’en dissuader.
L’ancienne reine fit quelques pas dans la pièce avant de répondre à la question du protestant au sujet d’Elizabeth Tudor.

« Théodore, vous savez, j'ai connu la princesse alors qu'elle n'était qu'une jeune enfant. J'ai bien peur de point être totalement objective. Chacun sait à la Cour l'affection que je lui portais et qui n'a point disparu. Ma relation avec la princesse n'est point celle que j'ai avec la reine Mary. Elle était plus âgée et déjà elle avait pleinement conscience du rôle qui serait sûrement le sien. Ce n'était pas vraiment le cas pour Elizabeth. Elle étai plus espiègle, plus enfantine aussi. Mais je crois qu'elle a changé, que la tour l'a changé et comment cela aurait-il pu être autrement ? La princesse Elizabeth est plus déterminée, mais je crois qu'elle n'a jamais souhaité que l'on fasse tout cela pour elle. Elizabeth est une jeune femme peut-être pour le moment plus douce, mais le pouvoir change les âmes. Mary n'était pas aussi... autoritaire quand elle était plus jeune. Mais elle a dû lutter pour accéder au trône et cela à forger son caractère. J'espère sincèrement qu'il n'en sera pas de même pour ma chère Elizabeth. »

Anne était décidément une femme clairvoyante, que Théodore admirait un peu plus à chaque discussion. Son intelligence l’épatait. C’était bien une des raisons qui le poussait à vouloir rencontrer la princesse. Théodore savait qu’il était capable de cerner correctement les gens, la plupart du temps. Il voulait voir si la vraie Elizabeth se rapprochait de ce modèle idéalisé de souveraine qu’on lui attribuait, ou si au contraire, elle risquait de tomber dans les mêmes excès que Mary. Dans tout les cas, et dans l’éventualité de son ascension au trône, pour éviter cela, il lui faudrait des conseillers. Et sans vouloir se vanter, Théodore pensait, ésperait au moins, pouvoir apporter sa pierre à l’édifice pour murmurer à Elizabeth Tudor certains conseils précieux avant que le pouvoir ne soit entre ses mains, autrement dit, pour tâcher de pousser la future souveraine vers un règne des plus corrects à l’encontre de ses sujets. Sans compter l’idée de lui influencer une grande tolérance à l’encontre du protestantisme, qu’il soit luthérien ou calviniste.

« Une chose est certaine, Théodore. Elizabeth sera une reine moins austère que sa sœur, du moins je le crois. Pour cela elle tient du caractère de sa mère, tout comme Mary et Dieu sait combien Catherine d'Aragon était dévouée à la foi catholique et baignée dans l’austérité de la Cour des rois de Castille et d'Aragon. »

Théodore acquiesça. « J’espère que vous avez raison, je l’espère pour l’Angleterre, dans le cas où Mary venait à ne pas avoir d’héritier…Mais j’aimerais faire plus qu’espérer, Lady Anne. Acceptez-vous de me faire confiance, et de lui parler pour qu’elle accepte un nouveau confesseur ? Après tout, même pour elle…N’est ce pas mieux de devoir me parler à moi, plutôt qu’à un de ces pions de l’Inquisition ?»

Et oui…L’allemand ne lâchait rien. Il réitérait sa demande, et cette fois, pensait bien pouvoir faire flancher Anne de Clèves.




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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Lun 26 Déc - 22:36
Anne de Clèves avait écouté le jeune allemande et n’avait pu s’empêcher de soupirer. Bon dieu qu’il voulait avoir raison. Anne de Clèves aurait pu en rire si la situation n’était pas aussi catastrophique. Alors la duchesse regarda un peu froidement son compatriote et haussa les épaules. Elle ne savait plus quoi dire. Théodore était bien trop… obstiné et sûr de lui. Et ses nouvelles paroles n’arrangeaient à rien. Anne n’était pas totalement décidée et surtout disposée à le laisser prendre de tels risques. Voir la princesse était dangereux et elle n’était pas certaine de pouvoir intercéder en sa faveur si cela tournait mal pour lui. Mary avait beau avoir confiance en elle et l’écouter, dès qu’il s’agissait de protestants, elle était aussi bornée et obtus que son défunt père. Anne ne pouvait le nier et d’ailleurs aucun sujet d’Angleterre ne pouvait le faire. A bien des égards, Mary avait pris du caractère de son père et ce n’était point toujours les meilleurs côtés.

Théodore insistait et la duchesse de Clèves retourna s’asseoir en soupirant. Elle avait perdu, elle le savait. Elle avait perdu dès le moment où le jeune allemand avait franchi la porte d’ailleurs. Elle l’aimait trop, tenait trop à lui, à ce jeune homme plein de vie. Elle ne savait pas lui dire non, ou du moins pas de la manière dont elle l’aurait voulu. Elle avait beau résister, elle savait pertinemment qu’il aurait raison d’elle. « Théodore, vous êtes têtu et cela vous coûtera cher si vous ne faites point attention. » commença la Duchesse. « Croyez-vous donc que si je refuse cela signifie que je ne vous fais point confiance ? Théodore répondez-moi franchement. Vous le pensez ? » demanda la femme soudainement encore plus sérieuse.

« Je ne sais si elle acceptera un nouveau confesseur. Cela ne dépendra que d’elle, Théodore. Et croyez-vous que je ne veille à placer au plus près d’elle des personnes en qui je peux avoir toute confiance. Croyez-vous que le garde qui la surveille depuis tant d’année maintenant soit un garde sorti de nulle part ? J’ai personnellement introduit l’homme dans les bonnes grâces de sa Majesté et soufflé son nom à la Reine pour qu’elle le choisisse. Je veille sur elle bien plus que ce que l’on pourrait le croire Théodore. Mais je souhaite aussi vous protéger. » continua la dame avec gravité.

Anne était tiraillée. Bien sûr que de savoir Théodore auprès de la princesse soulagerait la duchesse. Théodore était un homme de confiance qui ne trahirait jamais Elizabeth. Mais cette position était dangereuse et le moindre faux pas pouvait compromettre et la princesse et l’allemand. Finalement, l’ancienne reine consort d’Angleterre s’avoua vaincu face à l’opiniâtreté du jeune homme. Elle soupira et reprit. « Théodre, je lui parlerai, mais je ne peux rien vous promettre. Mais j’aimerai en retour que vous me promettiez une chose une seule. » Anne de Clèves sourit à cet ami et acheva de délivrer ses pensées. « Vous me le promettez ? »



Le sang des Tudor

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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  Ven 20 Jan - 22:14
« Croyez-vous donc que si je refuse cela signifie que je ne vous fais point confiance ? Théodore répondez-moi franchement. Vous le pensez ? »
Théodore ne répondit pas tout de suite. Il regarda la quatrième épouse de feu Henry VIII avant de choisir de répondre par une nouvelle question :

« Non, je ne le pense pas. Mais pourquoi ne pas accéder à ma demande, dans ce cas ? »
Oh, il avait une idée de la réponse. Anne de Clèves se sentait comme un devoir de le protéger. Elle n’aimait pas le voir prendre des risques. Cela lui ressemblait bien…Elle n’avait pas échappé au courroux de son mari pour rien. Elle était la tempérance et la prudence incarnée. Théodore la respectait beaucoup pour cela, même s’il n’avait pas le même caractère.

« Je ne sais si elle acceptera un nouveau confesseur. Cela ne dépendra que d’elle, Théodore. Et croyez-vous que je ne veille à placer au plus près d’elle des personnes en qui je peux avoir toute confiance. Croyez-vous que le garde qui la surveille depuis tant d’année maintenant soit un garde sorti de nulle part ? J’ai personnellement introduit l’homme dans les bonnes grâces de sa Majesté et soufflé son nom à la Reine pour qu’elle le choisisse. Je veille sur elle bien plus que ce que l’on pourrait le croire Théodore. Mais je souhaite aussi vous protéger. »

Il soupira avec un léger sourire. « Vous n’avez pourtant aucun devoir de le faire, lady Anne. Je me suis lancé dans cette cause de mon plein grès. Et comme vous l’avez compris je pense, je ne recule pas devant les obstacles."

L'allemand disait cela, mais évidemment il était soulagé, au fond de lui, de savoir qu'une de ses compatriotes l'aiderait en cas de problèmes. Ou du moins, essaierait...

« Theodore, je lui parlerai, mais je ne peux rien vous promettre. Mais j’aimerai en retour que vous me promettiez une chose une seule. » Anne de Clèves sourit à cet ami et acheva de délivrer ses pensées. « Vous me le promettez ? »

Théodore n’aimait pas promettre une chose avant de connaitre le contenu de son serment. Cependant, il ne pouvait pas refuser vu la situation. Il faisait quand même suffisamment confiance à Anne pour acquiescer.

« Je vous le promets. Quelle est cette chose ? »




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MessageSujet: Re: Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves  
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Das Feuer, das die Unschuldigen brennt ♣ avec Anne de Clèves
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