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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
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La Sœur bien-aimée du roi
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♕ Métier : Rentière, ex-reine d'Angleterre ♕ Age : 40 ans ♕ Religion : Actuelement Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Marie-Jane ♕ Mon nombre de messages est : 287 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 210 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 19/05/2015 ♕ Mon pseudo web est : Elynore ♕ Mes autres visages : Elena d'Altafuente & Rosalie Woodley

Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Mer 24 Aoû - 16:15
Février 1556, l'hiver faisait rage en Angleterre. L'ancienne reine d'Angleterre était pourtant aussi joyeuse qu'une nouvelle mariée. Combien d'année n'avait-elle point ressentit ce sentiment. Elle avait beau chercher, elle en revenait toujours au même homme, François 1er de Lorraine, futur duc de Lorraine. Ils étaient si jeunes, si insouciants et c'était cela qui avait rendu si beau cet amour inachevé. Trop jeunes d'abord puis la religion firent que les fiançailles n'aboutirent à rien. Anne avait fini par épouser Henri VIII, mais elle n'avait jamais oublié le jeune prince lorrain. Sa mort en 1545 avait plongé dans une tristesse immense Anne de Clèves qui n'était déjà plus reine consort d'Angleterre. Et souvent, elle s'était demandée comment sa vie aurait été si elle l'avait épousé.

Et puis un beau jour de l'an 1555, Anne de Clèves avait fait la connaissance de Dom Keenegan. Le garde royal avait touché son cœur refroidi par le temps qui passe. Les visites de courtoisies s'étaient par la suite multipliées. Et petit à petit, la courtoisie laissa place à quelque chose de plus intime, de plus subtile. Anne de Clèves s'était bel et bien entichée du garde. Mais elle n'avait qu'une crainte, qu'il s'en aille voir ailleurs lorsqu'il se serait lassé de l'ancienne reine consort, lorsqu'il aurait trouvé une personne avec plus d'influence à la cour. Le cœur des hommes était si... versatile qu'elle s'en méfiait grandement. Pourtant, au fond de son cœur, elle savait qu'elle pouvait avoir toute confiance en Dom. Et puis le temps passait si vite, elle s'efforçait de ne pas penser au lendemain. Le futur était mystérieux et chercher à en connaître davantage était dangereux pour l'esprit de l'Homme.

Alors une fois de plus, elle avait d'abord onné rendez-vous au grade royal, dans le Kent, sur la plage. L'air marin lui rappelait qu'elle pouvait à tout moment quitter l'Angleterre et rentrer en Allemagne, à Clèves. Mais elle ne l'avait jamais fait. Maintenant sa vie était ici, sur ces terres qu'elle avait gouverné en quelque sorte, pendant six mois. Sa fidèle Hedwige l'aurait évidemment accompagnée, comme toujours et encore plus dorénavant. La fatigue de sa maîtresse ne lui avait pas échappé. Régulièrement, elle l’exhortait à en faire moins. Mais Anne aimait bouger, elle ne restait pas en place. Et bien qu'elle se soit retirer de la Cour, cela ne l'empêchait pas de recevoir du monde et de faire tourner ses nombreux domaines qu'elle administrait d'une main de fer.

Finalement, Lady Anne de Clèves y avait tout simplement renoncé. Elle avait envoyé une lettre à Dom, le priant de la rejoindre dans son château d'Hever. Elle jour-même, l'ancienne reine consort d'Angleterre ne tenait plus en place. Elle guettait le moindre bruit annonçant l'arrivée de celui qui avait raie son cœur. Et lorsque le martellement des sabots sur les pavés de la cour clamèrent la venu du garde, Anne de Clèves se précipita vers l'extérieur.

Hedwige avait évidement anticipé la réaction de sa maîtresse. Elle avait pris les devants et était allée à la rencontre de Dom Keenegan. Elle l'introduisit rapidement dans un petit salon avant de prévenir Anne de Clèves. La maîtresse des lieux franchit à grandes enjambées le seuil et contempla l'homme avec une affection qui n'avait plus besoin d'être prononcée.

« Dom, mon tendre ami, je suis heureuse de vous voir ici. » fit la Duchesse de Clèves dont les prunelles clairs dévoraient la stature du garde. Si la bienséance et la convenance ne l'avaient retenue, elle se serait depuis bien longtemps jeter à son cou.



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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Sam 27 Aoû - 11:51
Dom se rende Kent. Il avait hâte d'arriver. Le temps n'était pas vraiment au rendez-vous et il faisait plutôt froid, mais ça valait le coup de prendre son cheval. Il avait rendez-vous avec Anne de Clèves. Depuis quelques temps il passait beaucoup de temps avec l'ancienne reine consort et il aimait particulièrement ses moments. Il appréciait beaucoup Anne et c'était toujours un plaisir de la voir, d'être son garde du corps. Depuis quelques temps c'était lui qu'elle choisissait quand elle devait sortir. Cette fois le garde avait reçu une invitation pour se rendre chez elle. Il en était flatté et en même temps il s'était demandé s'il avait raison de se rapprocher, en ces temps obscur, mais il ne pouvait pas dire non. Il avait envie de la revoir. Il se sentait bien avec elle. Elle avait beaucoup de classe et était intelligente. C'était une femme charmante. Il avait donc déposé son fils chez sa tante et leur avait dit qu'il avait un travail à faire. C'était un petit mensonge, mais il ne tenait pas à mettre madame de Clèves dans l'embarras. Il ne tenait pas non plus à ce que cela se sache, même si quelque part ce serait glorifiant pour lui, cependant tant qu'il n'y avait rien d'officiel autant éviter de mettre la charrue avant les bœufs.

Après de longues heures à chevauché le pays, le garde arriva sur le domaine d'Anne. Il était épuisé mais aussi très heureux de la revoir. Une de ses servante l’accueilli et rapidement il fut dirigé vers un salon où la dame de maison le rejoignit rapidement. Un large sourire s'afficha sur son visage. Il était heureux de la voir.

« Bonjour ma dame, c'est un plaisir de vous revoir.»

Dom s'inclina pour la saluer. Il était impressionné par l'endroit. Il avait l'habitude pourtant des belles demeures et des palais majestueux, mais c'était la première fois qu'il entrait dans un lieu privé et de plus avec une ancienne reine. Il ne cessait de penser à ce que dirait sa famille s'ils le voyait. Eux qui avaient servit Henri VIII et qui avait connu la reine. Que diraient-ils s'ils voyaient qu'il s'était entiché d'Anne de Clèves? Ils lui diraient sûrement de ne pas trop y croire, qu'il n'était pas un prince et qu'il n'avait sûrement aucune chance alors il préférait ne pas y penser.

« Vous être ravissante.»

Il n'avait pu s'empêcher de la complimenter, malgré son âge elle restait d'une beauté incomparable. Il senti le rouge lui monter un peu aux joues. Il avait perdu l'habitude d'être auprès d'une femme. Il espérait qu'elle ne serait pas gênée par ce compliment et que c'était de mise, qu'il n'avait pas fait d'impair. Il ne voulait pas la mettre mal à l'aise, pour rien au monde.
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La Sœur bien-aimée du roi
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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Mer 31 Aoû - 22:11
Dom avait souri et Anne de Clèves en était très heureuse. Un court instant elle avait craint que l'homme ne la considère qu'uniquement comme l'ancienne reine consort d'Angleterre. Bien évidemment, elle n'avait cessé de prouver son attachement au garde. Dorénavant, elle ne faisait plus appel qu' lui et lui seul lorsqu'elle en ressentait le besoin. Elle l'avait plusieurs invité dans son domaine de Richmond. Mais elle n'aurait pu lui en vouloir s'il n'y avait vu que l'affection naturelle d'une grande Dame envers un homme qui faisait magnifiquement bien son travail. Mais pour Anne s'était bien plus que cela. Elle revivait enfin après toutes ces années où elle s'était inquiétée pour les autres, pour les filles d'Henri VIII et pour elle-même évidement.

Le garde royal s'inclina devant elle et la Duchesse de Clèves sortit rapidement un éventail pour cacher son amusement. Après tout ce temps, il était si adorable de le voir encore distant comme la bienséance le voulait. Lui garde royal et elle, une Duchesse, princesse allemande et ancienne reine. Tant de titre qu'elle n'appréciait guère. Le seul qu'elle avait apprécié était celui qu'elle avait porté après son divorce avec le roi et lorsque celui-ci était toujours de ce monde.

Et puis le compliment tomba, comme cela sans prévenir. Anne de Clèves, éventail en main, masqua son petit sourire. Ses joues rosirent comme celles d'une adolescente en fleur devant un prétendant tout à fait charmant. Dom Keneegan était pourtant plus jeune qu'elle. Il était de six ans son cadet mais qu'importait. La Duchesse de Clèves s'en moquait bien. Les yeux clairs de la femme se posèrent sur le visage de l'homme. N'était-ce pas quelque rougissement qu'elle pouvait distinguer sur ses joues ? Elle en fut forte amusée de le voir ainsi se mettre dans tous ses états.

« Serait-ce votre audace de me complimenter ainsi qui vous fait rougir, mon cher ami ? » demanda, un brin taquine la Duchesse de Clèves qui retrouvait un second souffle en sa présence. « Ne soyez pas gêné, vos paroles me touchent beaucoup et je les accueille avec joie. » ajouta la Duchesse en se rapprochant de l'homme dont elle ne parvenait plus à détacher ses yeux. « Venez vous asseoir. Vous serez sans aucun doute bien plus à votre aise. Et puis nous sommes entre nous... » termina Anne de Clèves tout sourire. Et Dieu savait que ces derniers mots étaient lourds de conséquences. Anne de Clèves ne s'était jamais montrée aussi familière avec les hommes, ou peut-être avec un, François. Même Henri VIII, roi d'Angleterre et pourtant son époux n'avait eu droit à autant d'affection et de tendresse de la part d'Anne de Clèves. Et si ses belles-filles avaient eu toute l'attention maternelle dont elles avaient eu besoin et tout l'amour qu'Anne avait pu leur offrir n'était semblable à celui qui émanait de sa personne, en ce jour de février 1556, en ce château d'Hever dans le Kent.

Anne de Clèves invita son tendre ami à venir s'installer auprès d'elle. Elle posa un regard distrait sur les mets qu'on avait soigneusement préparés. « Voulez-vous quelques douceurs ? Ou des petits gâteaux peut-être ? » demanda la maîtresse de maison.



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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Dim 11 Sep - 16:50
Dom avait du mal à croire que le sourire d'Anne était pour lui, pourtant ils étaient seuls et elle l'avait demandé. Il n'y avait pas tellement d'autres hommes qui avaient eu cette chance. C'était assez étrange pour lui. Il n'avait cessé de penser à elle depuis leur dernière rencontre et désormais leur rencontre se faisaient plus nombreuse. C'était une aubaine pour le garde qui en oubliait parfois qu'il avait été marié. Il savait cependant que sa femme serait heureuse de le savoir heureux. Elle lui avait toujours dit qu'il devait refaire sa vie mais c'était encore un peu tôt pour dire qu'il avait franchi le pas. Ces entrevus secrètes cependant lui donnait du baume au cœur. Dom était ravi de revoir l'ancienne reine. Elle était si belle. Il l'avait complimenté et ses joues avaient rosi, il n'avait jamais été très à l'aise avec les femmes. Il avait connu la sienne si jeune. Il ne savait pas tellement s'y prendre, pas autant que Mark. Finalement il aurait parfois aimé avoir son audace. Il aurait moins eu l'impression d'être un navet, mais visiblement Anne était ravie et sans doute pas à son premier compliment. Il fini par dire tout penaud :

« Oui ma dame, je me sens tellement chanceux de pouvoir vous les dire de vive voix. Je voudrais pouvoir tous les jours vous le dire, à chaque heures du jour et de la nuit.»

Dom souri. Il pouvait était très poétique quand il s'y mettait. Il savait que certaines femmes aimaient beaucoup cela. Ce n'était pas comme ça qu'il l'avait séduit, non ça avait été différent, il l'avait connu jeune. Ici c'était différent. Anne n'était pas une jeune demoiselle, elle avait énormément d'expérience en amour, bien plus que lui au final et il ne s'était jamais dis qu'un jour il pourrait s'enticher de quelqu'un comme elle. Pourtant il l'était. Elle lui proposa de s'assoire et il la suivit. Il répondit par un sourire à sa remarque sur le fait qu'ils étaient entre eux. Il n'y avait personne cette fois-ci. C'était bien la première fois. Il accepta avec plaisir de manger quelque chose. La route avait été longue. Et fini par dire tout en ne quittant pas Anne des yeux :

«Vous avez là une très belle demeure. Je vous remercie de me faire autant confiance et de m'avoir invité. Vous … vous m'avez manqué. J'ai beaucoup pensé à vous ma dame.»


Dom ne savait pas tellement s'il avait le droit de lui avouer ça, mais il le faisait, que pouvait-il risquer? Pas d'être impoli. Son cœur était sans dessus-dessous depuis quelque temps. Elle avait tout chamboulée. Il hésita mais fini par poser sa main sur celle d'Anne espérant ne pas faire de faux pas.
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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Mar 27 Sep - 23:42
L'ancienne reine consort d'Angleterre rougit en entendant la réponse du garde royal qui se trouvait auprès d'elle. Un sourire non feint vint illuminer son visage et Anne, en bonne noble anglaise, sortit rapidement un éventail pour cacher ses rougeurs naissantes. Elle aurait tant aimé sous le règne de feu le roi Henri VIII, entendre de tels propos. Mais son royal époux de six mois, s'en était abstenu tout comme son bien trop jeune fiancé lorrain. Tous deux avaient laissé la noble dame allemande avec un goût d’inachevé dans la bouche. Alors aujourd'hui, elle avait rougi, sincèrement touchée par ces compliments. Et lorsque le garde avoua qu'il aimerai les lui dire tous les jours, Anne de Clèves détourna pudiquement le regard. La duchesse de Clèves avait maintenant quarante ans et la voilà qui se comportait comme une jouvencelle à peine âgée de quinze ans.

Anne invita Dom a allé s’asseoir et ce dernier ne la fit pas répéter deux fois avant de la rejoindre. Anne de Clèves engagea de nouveau la conversation et l'homme sourit lorsqu'elle fit remarquer qu'il n'y avait qu'eux deux. Anne en était ravie. Elle savait parfaitement que Hedwige si elle devait venir pour apporter des petits gâteaux ou à nouveau du thé, ou tout autre chose, se ferait la plus discrète possible. C'était aussi pour cette raison que l'ancienne reine consort d'Angleterre aimait tant sa dame de compagnie et sa fidèle amie. Au-delà du fait que l'allemande avait suivit la duchesse sans aucune hésitation, Anne savait qu'elle pouvait compter su elle à tout moment et à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit.

Dom complimenta par la suite la duchesse sur la demeure qu'elle avait ici dans le Kent. Anne sourit. Elle ne la trouvait pas aussi charmante que Richond mais Hever Castle avait son peti quelque chose qui lui était propre. C'était peut-être aussi par ce que le palis se trouvait à la campagne, loin des remous de la Cour. À Hever, Anne de Clèves, la très réservée duchesse de Clève y retrouvait un peu de la sérénité qu'elle avait pu connaître en Allemagne dans le le Duché de son père. Mais là encore, tout comme à Richmond, l'âme de la seconde épouse d'Henri VIII planait quelques soirs d'hiver, tel un fantôme qui viendrait hanter un lieu tant aimé.

« Hever est à mon goût bien loin d'égaler Richmond Palace. Néanmoins l'air de la campagne est une chose que j'apprécie beaucoup. Ici encore plus qu'à Richmond, peut-être parce que Richmond est encore trop proche de la Cour, de Londres et de leurs intrigues et jeux de dupes. Ici, le temps se déroule plus calmement. » avoua l'ancienne reine consort d'Angleterre.

Elle mangea un petit gâteau et finit par reprendre, rougissant légèrement derrière un éventail qui se gardait bien de dévoiler un tel emportement. Puis la femme poursuivit. « Ce sentiment est partagé Dom. J'aurai voulu vous voir plus souvent. Mais les commérages vont vite et je ne voudrai pas que l'on vienne médire sur vous simplement parce que l'ancienne reine Consort d'Angleterre vous côtoie souvent. Voyez comment la pauvre Comtesse de Westmorland est traitée à la Cour à cause de son amitié avec le roi Philippe. Je ne suis hélas point une femme inconnue et cela implique quelques précautions. » Anne marqua une pause et reprit. « J’espère néanmoins que vous ne m'en tiendrez pas rigueur ? »

Anne avait senti la main de son ami se poser sur la sienne. Et non seulement elle n'avait point retirer sa main, mais elle avait même entrelacé doucement ses doigts avec ceux du garde royal qui se tenait à ses côtés.



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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Mar 4 Oct - 11:29
Anne rougissait et Dom trouvait ça si charmant de sa part. Elle avait pourtant connu des hommes avant lui . Bien plus qu'il n'avait connu de femmes et pourtant elle rougissait. Dom trouvait que c'était un bon signe, que l'ancienne reine était éprouvait aussi des sentiments à son égard. Il savait pourtant que ce n'était pas chose aisé. Surtout qu'il n'était qu'un simple garde. Elle aurait pu le renvoyer, lui faire comprendre que ce n'était pas nécessaire d'insister mais elle ne l'avait pas fait et Dom en était ravi. Il était heureux d'être ici, d'être si près d'elle et il maudissait parfois toutes les conventions auxquelles il devait se prêter. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il lui aurait déjà volé un baiser mais il ne savait même pas s'il en avait le droit. Il se disait parfois que tout ça était stupide. Certains hommes ne se privaient pas pour agir comme ils l'entendaient, mais lui n'était pas comme cela.

« Je vois ce que vous voulez dire. William aimerait beaucoup cet endroit. Il adore courir un peu partout, hélas ce n'est pas très recommandable à Londres. J'essaie de lui trouver une bonne place pour qu'il fasse son apprentissage. J'aurais aimé qu'il le fasse dans un endroit comme celui-là. Je veux le meilleur pour lui.»


Le fils de Dom n'avait peut-être que cinq ans mais il devait déjà pensé à tout cela et lorsqu'il serait un peu plus vieux dans deux ou trois ans il pourrait suivre la voie de son père. Dom y tenait. Dans sa famille on était garde royal depuis des années. Il ne voulait pas rompre la tradition et espérait que son fils aimerait ce travail.

Dom eut un large sourire et les mots de l'ancienne reine lui allèrent droit au cœur. Il lui avait manqué aussi. C'était cette fois plus que bon signe. Son sourire se perdit légèrement lorsqu'elle le fit revenir à la réalité. Il n'oubliait pas que certaines personnes verraient leur relation d'un mauvais œil. Il acquiesça. Elle avait tout à fait raison de prendre des précautions il le comprenait même si encore une fois il trouvait ça stupide.

« Je comprends ne vous en fait pas. Jamais je ne vous en voudrais pour cela, se serait égoïste de ma part et puis je sais comment sont les gens. J'ai conscience de ce qu'ils diraient. Je ne suis qu'un garde. Je sais bien que je ne suis pas le meilleur des partis, surtout pour vous. Je ne voudrais pas qu'on dise du mal à votre propos par ma faute.»

Il sourit tristement à Anne, il lui tenait toujours la main. Il savait bien qu'au fond il ne pouvait pas espérer grand chose. Elle méritait tellement mieux que lui, mais il l'aimait et il n'arrivait pas à se résoudre à s'éloigner d'elle. Il poursuivit :

« Ce n'est pas grave rassurez- vous ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus en ce moment.»


Dom espérait qu'il ne la froisserait pas en disant ces mots. La relation qu'il entretenait avec Anne lui était importante, mais il y avait autre chose qui le tracassait. Ce n'était pas facile d'être protestant à cette époque et de ne pas pouvoir en parler à quelqu'un. Il ne savait même pas de quel côté était réellement l'ancienne reine. Il savait que son mari paix à son âme, avait changé plusieurs fois de religion à croire qu'il se fichait pas mal de tout ça en réalité et Dom aurait largement préféré que la nouvelle reine en fasse autant.
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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Lun 7 Nov - 0:27
La Duchesse rougissait et ses yeux allèrent se perdre dans ceux du garde. Une petite étincelle s'alluma dans son regard. Depuis combien de temps avait-elle espéré ce moment ? Elle ne le savait plus. Mais elle se connaissait par cœur, elle se connaissait assez pour reconnaître ce sentiment. Bien des années auparavant elle lavait ressenti, il l'avait emporté. À l'aube de sa vie de femme, elle avait espéré comme aujourd'hui qu'on lui arracha un baiser. Il n'avait jamais eu lieu. Et cette fois encore, il ne se passa rien. Anne maudissait le seigneur parfois. Et pourtant, plus d'une fois elle s'était vu prendre sa retraite du monde dans un couvent. Mais si le Christ était son sauveur, la sainte mère du roi des rois, Marie, était sa bienfaitrice et sa gardienne. Ses prières étaient tournée vers elle. Cette mère qui avait laissé son fils mourir pour le salut des âmes de ces pauvres fous qu'ils étaient tous. Marie, bien heureuse mère, Anne se sentait si proche d'elle. Et parfois, elle se disait que c'était un signe qu'elle se soit retrouvée belle-mère de Mary et Elizabeth. Dans la religion, Anne était la mère de Marie et Elizabeth n'était autre que la cousine de cette dernière. Cela ne pouvait être un hasard. Dieu la mettait sûrement à l'épreuve. Ses pensées bibliques s'arrêtèrent là. Dom venait de reprendre la parole. William son fils serait heureux ici selon lui. Cela plut grandement à la Duchesse. Elle ne connaissait pas le fils de son garde royal, malgré tout, l'idée qu'n enfant puisse de nouveau foulé l'herbe d'Hever ou de Richmond lui sciait à merveille. « Mais il pourrait venir si vous le vouliez mon ami. » ajouta la Dame en rougissant de plus belle. « Ces châteaux son bien vide sans les rires des enfants. Il fut un temps où c'était la reine et la princesse Elizabeth qui parcourraient ses couloirs.» poursuivit l'ancienne reine consort avec mélancolie. Que le temps passait vite. Bientôt, mais le plus tard possible, Dieu la rappellerait auprès de lui. Et ce jour-là, elle espère bien que Mary et Elizabeth seraient enfin réunies comme elles l'avaient été par le passé.

Oui cela lui plaisait tout comme ses paroles d'ailleurs. Il comprenait, mais voyait-il réellement tout ce que cela impliquait. Elle ne voulait pas l'imposer. Mais elle finit par dire avec force et une pointe d'agacement dans la voix.« Oh mais ne vous inquiétez point pour cela. Qu'ils médissent tous à mon sujet, grand bien leur fasse. Au moins ils en oublieront un temps leur pauvre reine. Il est bien loin le temps où l'on me dictait ma conduite. J'ai pour mon plus grand bonheur atteint un âge où je ne me souci que très peu de ce que l'on peut dire sur moi. J'ai bravé des rameurs bien pire et je suis toujours là. Mais je ne saurait tolérer que l'on en vienne à colporter des rumeurs sur vous. » Sa voix avait raisonné dans la pièce. Anne ne se laisserait pas faire et elle ne laisserait pas faire au sujet de Dom. Après tout ce qu'elle avait donné à l'Angleterre et à Clèves, n'avait-elle point le droit de choisir, à son âge, l'homme avec qui elle désirait finir sa vie. Tant de sacrifice, il était de reprendre son destin en main, si Dieu lui permettait.

Si Dieu leur permettait. Dom semblait soucieux. D’ailleurs il finit par l'avouer à une Anne de Clèves qui ne le quitta plus des yeux. Doucement, elle alla poser sa main sur sa joue. « Mon ami, dites-moi ce qui vous tracasse. Je vois bien que vous cherchez à me dire quelque chose. Mais je ne suis point prophète et je ne peux le deviner si vous ne le dites point. Vous pouvez me faire confiance, vous le savez. Et tout ceci restera enfermé à jamais entre ces murs. Je vous en conjure, ne vous fermez pas. » ajout-a Anne en fixant de ses yeux clairs le garde royal.



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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Mar 8 Nov - 22:01
Dom ne quittait pas sa dame du regard. Il avait tellement espéré la revoir qu'il profitait du temps qu'il avait avec elle pour se souvenir de son visage et pour se plonger dans ses yeux. Ce n'était pas simple de rester indifférent à sa beauté et à sa gentillesse. Il avait tellement envie d'être plus proche et plus démonstratif mais les bons usages étaient de rigueur alors il se retenait. Il avait posé sa main sur celle de l'ancienne reine consort pour lui montrer son affection. Tout ce qu'il désirait c'était de pouvoir passer du temps avec elle, il avait donc été ravi qu'elle l'ai invité aujourd'hui. Ils se voyaient tout de même plus régulièrement depuis leur première rencontre et à chaque fois le garde se réjouissait de la revoir. Les début de visites étaient toujours très courtoises et ils parlaient de tout et de rien avant de s'attarder sur des sujets plus sensible comme c'était le cas aujourd'hui. Dom avait évoqué son fils, ce qu'il faisait très rarement, ne voulant pas encombrer la duchesse avec son histoire. Il était père et le serait toute sa vie, c'était une des plus grande fierté qu'il avait et il savait qu'Anne n'avait pas eu la chance d'être mère alors il ne voulait surtout pas l'offenser. L'homme avait pourtant évoqué son enfant, il espérait ne pas avoir été trop loin et se demanda s'il était correcte de l'évoquer ici. Il se sentit quelques peu mal à l'aise lorsqu'elle lui affirma que son enfant pouvait passer du temps dans son domaine. Ce n'était pas une mauvaise idée loin de là, mais il ne voulait pas qu'elle pense qu'il en profitait. Il ne savait que dire mais la joie qui se lisait sur le visage d'Anne le fit sourire. Il lui répondit donc :

« Je ne voudrais pas qu'il vous dérange. Il est assez turbulent, même s'il est adorable. Je voudrais qu'il devienne à son tour garde. C'est une tradition dans la famille, mais il n'a pas encore l'âge de faire son apprentissage.»

Dom ne voulait pas insister, cependant l'idée que son fils puisse passer du temps ici avec Anne ne le déplaisait pas. Cela lui donnerait l'occasion de venir beaucoup plus souvent au domaine. Il ajouta donc :

« Cela dit … cela nous permettrait de nous rencontrer encore plus souvent et cette idée est loin d'être déplaisante ma dame.»

Il serra tendrement la main d'Anne espérant qu'elle soit pour cette idée également. Le garde craignait cependant que cela n'éveille des soupçons autour d'eux. Ce serait étrange pour les autres de voir un garde si souvent auprès de l'ancienne reine, que diraient-ils? Anne visiblement se souciait peu des ra-contages. Elle avait raison, mais Dom ne savait pas faire autrement que d'écouter et croire ce qu'on pouvait raconter. Il fut touché de voir qu'elle s'inquiétait de l'inverse. C'était touchant de sa part. Il lui répondit donc :

« Je pense que ce qu'on pourrait dire sur moi n'a pas d'importance. Ils peuvent bien dire ce qu'ils veulent cela m'est tout à fait égale. Je saurais ou le vrai du faux.»

Le garde avait conscience que les mauvaises langues étaient partout et qu'il serait la proie des conversations, mais ça n'avait pas d'importances et ils n'en n'étaient pas là. Ils se voyaient pour le moment secrètement. Dom fut touché par la caresse d'Anne. Il posa sa main sur celle de l'ancienne reine savourant ce nouveau contact. Elle avait les mains si douce. C'était agréable de constater une telle douceur et une telle démonstration. Cela voulait dire beaucoup pour Dom même si c'était un petit geste. Il aurait voulu que cet instant dur plus longtemps. Il sourit à Anne. Il ne savait pas comment lui dire ce qu'il craignait sans que ça n'éveille des soupçons chez elle, sans qu'il ne se mette en danger. Pourtant il ne voulait rien lui cacher, mais il le faudrait. Il soupira et répondit :

« Je crains que la politique de notre nouvelle reine ne nous mène qu'à la guerre. Tout cela n'annonce rien de bon. Je suis soucieux du sort de ces pauvres gens …»

Il devait absolument savoir quel était la position d'Anne à ce sujet. Il ne voulait rien risquer. Il lui demanda donc ensuite :

« Qu'en pensez-vous ? Vous qui avez changé de religion lorsque feu sa majesté régnait. Quels sont vos sentiments à l'égard des protestants?»

Il devait savoir. C'était important pour lui. Il ne voulait pas se risquer à perdre la confiance d'Anne. Il ne voulait pas se lancer dans une histoire si elle était fermée. Il avait ramené ses mains sur celles de la dame et ne la quittait pas des yeux. Peut-être qu'elle comprendrait. Il l'espérait, ça serait beaucoup plus facile que d'avouer qu'il était protestant et qu'il ne voulait pas lui faire courir de risques. Il ne savait plus tellement où il en était. Il était perdu entre son cœur et sa raison.
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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Dim 20 Nov - 1:02
« Mon tendre ami, croyez-vous sincèrement que cela puisse me déranger ? Si cela était le cas je ne vous le proposeriez pas. » fit la Dame en souriant à son ami. Anne l'avait proposé avec sincérité et elle serait plus que ravie d'avoir ici le fils du garde. La Duchesse rigola doucement lorsqu'il lui annonça qu'il voulait que son fils soit un garde royal lui aussi. « Mon cher, votre fils a bien le temps de devenir un garde comme vous. Et bien que ce soit une tradition, pensez tout de même à ce que lui voudrez.

Dom reprit la parole et cette fois, Anne de Clèves se mit à rougir violemment. La Dame de Clèves ne savait plus réellement où se mettre. Gênée, la Duchesse de Clèves s'éventa et fixa l'homme. Une violente idée lui traversa l'esprit et la femme dût se retenir pou ne pas craquer. Anne de Clèves était une femme qui contrôlait ses émotions du moins avant. Aujourd'hui, c'était une chose plus difficile.

« Mais nous pourrions nous voir plus souvent sans cette excuse. Puisque cela en est bien une, n'est-ce pas ? » ajouta la Duchesse en souriant. Le fils de Dom était en effet perçue par la Dame comme une excuse qu'elle ne voulait pas accepter. La Duchesse ne voulait pas que leur visite soit dictée par la présence ou non du fils. Mais Anne craignait les racontars à son sujet et visiblement l'inquiétude était réciproque. L'homme serra sa main et la Duchesse rapprocha doucement leur main du corps du garde royal. Petit à petit, elle laissait ça et là quelques marque d'affection que lui-seul pouvait déceler.

Et;lorsque l'inquiétude grandit, Anne de Clèves changea de comportement. La femme qui se retenait encore avait laissé place à celle qui montrerait toute son affection à celui qui avait finalement réussi à ravir son cœur. Elle avait posé sa main sur sa joue l'invitant à se confier et l'homme avait prit entre ses mains les doigts de l'ancienne reine consort d'Angleterre. Il avait peur que la guerre n'embrase l'Angleterre. Anne soupira. Un court instant elle détourna le regard. Comment lui dire que tout cela, il le vivait déjà. Anne de Clèves inspira profondément et finit par répondre.

« Hélas, mon ami, l'Angleterre est déjà en guerre. Certes nous ne le sommes pas envers nos voisins, mais la guerre civil a déjà commencée. La politique de la reine n'est point totalement en faute. Et si vous avez de la compassion et si vus craignez pour ces gens qui ne sont que protestants, comprenez bien que parfois leurs actions ne sont que trahison. Ils veulent renverser la reine depuis tant d'année, ont-ils seulement oublié qu'elle fille et petite fille de roi ? Et je pourrai ajouté qu'elle est la cousine de l'Empereur Charles Quint. Pour toutes ces raisons, s'en prendre à elle un crime et le châtiment doit être exemplaire qu'il s'agisse ou non d'un protestant. Mais je dois bien avouer que ces derniers temps la reine se montre plus suspecte envers les protestants. » Anne de Clèves marqua une pause. Ses sentiments à l'égard des protestants, bonne question. L'ancienne reine d'Angleterre chercha un peu ses mots.

« Mes sentiments, je ne saurai quoi dire. J'ai bien changé de religion mais mon cœur n'a jamais cessé d'être catholique. J'ai grandi dans cette fois. Mais j'ai aussi appris à connaître la réforme. Tout ceci n'est qu'une question personnelle. Mais je dois dire, ceci reste entre nous, entre voir un espagnol et la princesse Elizabeth sur le trône d'Angleterre s'il venait à arriver malheur Mary, mon choix sera vite fait. Mais n'ayez crainte, ici la religion n'a pas sa place. » fit-elle en souriant. Quand bien même Dom était protestant, Anne de Clèves s'en moquait éperdument. « Seriez de ces gens que la reine voudrait éliminer de l'Angleterre, mon cher ami ? » finit par questionner l’ancienne reine consort d'Angleterre.



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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Mer 30 Nov - 21:16
Le garde sourit à Anne. Il la trouvait touchante. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas ressenti autant de sentiments en lui. C'était tellement étrange qu'il ne savait plus très bien ce qui était d'usage et ce qui ne l'était pas. Leur proximité n'aidait en rien ses pensées de s'écouler sans difficultés. Il avait du mal à détacher son regard de celui de la femme qu'il avait en face de lui. Il savait tout au fond de lui même qu'il n'avait aucun droit à l'aimer, qu'il n'en n'était sûrement pas digne. Il n'était pas prince, il n'était pas duc, il n'avait aucun réel titre. Il n'était que Garde, ce qui en soit était déjà pas mal mais ils n'avaient pas du tout le même niveau social et pourtant … Il était là, auprès de la plus belle femme du royaume et elle lui proposait de garder son fils, d'en prendre soin. C'était tout à fait irréel. L'homme avait très envie de dire oui. Que risquait-il en disant oui? Il y aurait toujours des personnes qui critiquerait la venu d'un petit garçon venu de nul part, d'autres penseraient qu'Anne avait besoin de compagnie, qu'elle s'occuperait de lui parce qu'elle aimait les enfants et put-être qu'ils verraient alors en elle toute la bonté dont elle faisait preuve. L'idée était de plus en plus alléchante. Il entendit alors les mots de l'ancienne reine. Elle n'avait pas tort, cela ne devait pas être un prétexte à leur rencontre. Dom lui répondit alors :

« En effet, cela serait une excuse. Je serais des plus honoré de pouvoir vous voir sans cela, sans avoir besoin de me justifier. »

C'était cependant compliqué de justifier sa présence ici. Il avait peu de temps libre et il le passait de plus en plus avec Anne. Dom ne voulait pas qu'on la critique parce qu'elle passait du temps avec un simple garde comme lui, un garde qui n'était ni capitaine, ni second. Il devait donc souvent inventer des excuses pour aller la voir, sauf quand c'était elle qui faisait appel à lui, comme la première fois. Il était d'ailleurs ravi qu'elle l'ait fait. Sinon ils ne se seraient jamais rencontrés.

Ils abordèrent alors un thème tout à fait différent et bien plus déplaisant. Dom n'était pas certain de pouvoir tout dire, mais il n'avait pas envie de lui cacher les choses. Il lui avait parlé de ses craintes d'une guerre imminente. La guerre était cependant bien ancré dans leur vie, hélas, mais il craignait qu'elle n'empire. Il acquiesça aux propos de sa dame. La guerre était un fléau. Il aurait aimé avoir le pouvoir de rendre la paix sur terre. La deuxième question que Dom posa fut encore plus explicite. Il se disait qu'elle avait sûrement compris où il voulait en venir et la question ne tarde pas à venir. Dom se leva et tourna le dos à Anne. Il avait quelque part un peu honte de devoir lui avouer ça, de devoir la mettre dans une telle situation. Il fini par répondre en observant par la fenêtre l'immensité du ciel :

« En effet … je crains que oui. »


Il baissa la tête et se retourna pour voir le visage de celle qu'il aimait. Son cœur battait fort dans sa poitrine comme s'il allait exploser, comme s'il craignait sa réponse. Il dit donc avant elle qu'elle ne puisse dire quoi que se soit :

« Je suis désolé. Je ne peux pas faire autrement. C'est dans ma nature. Je ne suis pas contre les autres religions. Je pense juste qu'on devrait pouvoir exercer notre foi comme on l'entends, sans qu'on nous en empêche, sans qu'on nous brûle sur un bûcher pour trahison. Je n'avais pas l'intention de vous mêler à cela et si vous le désirer, je peux m'en aller, mais je ne changerais pas ce que je suis comme je ne pourrais changer ce que je ressens à votre égard ...»

Il n'avait pas pensé que ses mots prendraient cette tournure mais c'était le moment ou jamais de lui dire ce qu'il éprouvait pour elle, surtout si elle ne voulait plus le voir après cela, mais il était persuadé du contraire. Il ajouta donc :

« Car je vous aimes. Je ne pouvais donc pas vous cacher tout cela. J'espère que vous ne m'en voudrez pas et que ça ne vous mettra pas dans l'embarras. »

Il eut l'impression que son cœur s'était mis en arrêt et qu'il attendait l’ultime réponse qui lui permettrait de battre à nouveau ou de s'arrêter entièrement. Il avait l'impression que sa vie se jouait en cette instant sur une simple réponse.
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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Lun 26 Déc - 21:28
La réponse était claire et précise. Le garde royal était bien l’un des protestants que la reine Mary voulait faire périr par les flammes Anne de Clèves soupira. Bien sûr qu’elle aurait préféré que cela ne soit point le cas. Elle aurait aimé qu’il lui réponde qu’il n’était pas l’un des leurs, qu’il était catholique. Mais elle n’y pouvait rien. Alors son regard s’assombrit bien malgré elle face à cette déclaration. Elle aurait voulu lui caché ce semblant de déception. La Dame de Clèves avait ouvert la bouche pour répondre mais l’homme ne lui laissa pas le temps de le faire. Il reprenait déjà et cette fois, il s’excusait. Anne écouta et soupira en silence. Il proposait même de se retirer sur le champ. Il s’excusait de la mêler à tout ceci. Mais Anne s’en moquait, elle ne lui en demandait pas temps. Alors elle s’approcha et tenta de répondre lorsqu’il finit sa phrase sous-entendant des sentiments qui allaient bien au-delà que ce qu’aurait voulu la bienséance.

Anne rougit violemment, ne pouvant plus caché et son étonnement et un sentiment de soulagement face à cette déclaration, si simple et si… percutante. Cette fois la Duchesse de Clèves était fixée sur les sentiments du garde et son regard s’illumina. Elle reprit sa place à ses côtés et plongea son regard dans le sien. « Mon ami, je ne vous demanderai pas de quitter ces lieux. Vous savez, j’étais mêlée à tout ceci bien avant votre aveu. Vous oubliez, mon ami que la princesse Elizabeth sur qui repose les espoirs des protestants fut aussi ma belle-fille au même titre que la reine Mary. Je suis dans ce tourment depuis bien longtemps déjà. » Anne se saisit d’une de ses mains et la serra avec force. « Votre confidence me permettra de vous protéger de la folie meurtrière de la reine. Je vous en conjure, accepter mon aide si cela en devient nécessaire. » souffla Anne de Clèves.

Puis la femme se rapprocha un peu plus du garde royal et vint lui murmurer au creux de l’oreille. « Sachez que vos sentiments sont partagés, mon ami » avoua la Dame don le timbre de la voix renfermait une certaine pudeur et malgré tout renfermait l’aveu de sentiment qu’elle n’avait plus ressentis depuis bien longtemps. « Mon ami, je vous en prie ne changez rien, mais soyez prudent. » ajouta-t-elle. Puis elle osa déposer un baiser sincère sur la joue de l’homme. Geste bien audacieux pour une femme de son rang. Mais au diable la retenue, Anne de Clèves en avait cure. Elle avait passé bien des années à rester celle qu’on lui avait apprise à être. Maintenant, elle pouvait être celle qu’elle voulait et qu’elle aurait peut-être aimée être sans son mariage avec le roi Henri VIII.



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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Jeu 29 Déc - 18:51
Dom se sentait coupable d'avoir mêlé Anne à tout ça. Et si cela la mettait dans une situation embarrassante? Si a cause de lui il elle risquait sa peau il ne se le pardonnerait jamais. Il ne voulait pas la mettre en danger. Elle avait conscience de tout cela, sans doute. Ce n'était pas une protection qu'il souhaitait. Il voulait juste qu'elle sache qui il était vraiment, qu'il n'y ai pas de secrets entre eux. Il soupira et lui répondit :

« Je ne tiens pas à ce que vous ayez des ennuis par ma faute. Vous faites déjà beaucoup pour moi. Je prendrais soin de faire attention à ne pas me mettre en danger. Je m'en sortirais. Je fais parti de la garde après tout. Qui me soupçonnerait?»

Le garde lui sourit. Il ne tenait pas à impliquer Anne dans cette histoire, même si elle l'était déjà à moitié. Dom espérait que personne ne viendrait apprendre son petit secret. Il avait toujours su ce qu'il risquait et avait toujours été discret. Ce n'était pas pour autant qu'il le serait vraiment surtout en ce moment. Il n'était pas bon d'être protestant.

« Cela dit … je voudrais vous demandez une chose. Si jamais il s'avérait que mon petit secret venait à être découvert … accepteriez vous de protéger mon fils et de vous en occuper? Je sais que tout cela est un peu beaucoup mais je ne tiens pas à ce qu'il soit impliqué. Il n'est encore qu'un enfant et il a déjà perdu un parent alors dans le cas ou il me perdrait aussi, je veux que son avenir soit assuré.»

Le garde savait qu'il en demandait beaucoup mais il savait qu'elle ne lui refuserait pas tout ça. Dom eu un large sourire lorsqu'elle lui avoua qu'elle éprouvait les même sentiments que lui. Son cœur était tout à coup bien plus léger. Il sentit les lèvres de l'ancienne reine consort se poser sur sa joue. Elles étaient si douce. Dom tourna alors la tête et posa ses lèvres sur celle d'Anne scellant ainsi leur premier baiser. Il s'éloigna du visage de sa bien aimé et du revers de la main caressa la joue de cette dernière et lui murmura à l'oreille :

« Je vous le promets. »

Il serait prudent. Il n'y avait pas d'autres solutions. Il ne tenait pas à perdre tout ce qu'il avait. Ni son fils, ni celle qu'il aimait.
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Message L'amour n'a pas de limite ♦ écrit Jeu 5 Jan - 22:03
Anne ne s’y attendait pas. Mais elle n’avait pas fait un geste pour le retenir. Ses lèvres s’étaient jointes aux siennes et l’ancienne reine consort d’Angleterre en frissonna. La douceur de sa main sur sa joue la fit rougir. Anne de Clèves était heureuse. Enfin, enfin, elle se sentait plus légère. Dom lui promis d’être prudent. Pourtant Anne de Clèves ne pu s’empêcher de baisser les yeux. Il disait qu’il ne pouvait être soupçonné parce qu’il était garde royal. Mais, elle, elle savait à quel point son ancienne belle-fille pouvait être intransigeante. Et si elle l’apprenait, la sentence pouvait être terrible. Sa position ne le sauverait pas.

« Oh, Dom, si seulement votre position de garde royal pouvait vous prémunir d’un tel désastre. » soupira-t-elle. « Plus le temps passe et plus la reine devient méfiante de tout le monde. Soyez extrêmement prudent. Et ce que je fais, je le fais avec plaisir. » Poursuivit-elle. Puis elle se leva enfin. Et finalement fit « non » de la tête. Elle ne voulait pas prendre soin de son fils. Non elle ne le voulait pas. Non pas parce qu’elle n’en avait pas envie, mais parce qu’elle se refusait de penser à cette éventualité. Alors elle fit quelques pas et puis revint vers le garde royal. D’une voix ferme, la duchesse de Clèves reprit.

« Je n’accepterai pas, Dom. J’en suis profondément navrée, mais je peux accepter ce que vous me demandez. » elle marqua une pause. Et puis elle continua. « Je ne vais pas accepter parce qu’il ne vous arrivera rien. Je refuse qu’il vous arrive quoi que ce soit. Je parlerai moi-même à sa Majesté s’il le faut. » Anne était si calme et à la fois si… nerveuse. Alors elle ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit. « Votre fils gardera son père, parce que maintenant, il a une très bonne amie à ses côtés. »

Anne de Clèves sourit comme pour appuyer ses dires. Une amie qu’elle disait. Une formule pour ne point dire véritablement les mots. Trop tôt peut-être, ou trop de pudeur. Anne avait beau avoir des sentiments, son éducation était fortement encrée en elle. Alors forcément, elle se retenait, elle se retenait toujours. Elle n’avait appris que cela, garder une certaine prestance, une certaine élégance et plus encore. Et puis elle retourna à sa place. Elle lui prit la main et elle reprit. « Dom, m’accompagnerez-vous à la Cour à mon retour à Londres ? Accepterez-vous de ne point toujours être un garde en présence, même là-bas ? »

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