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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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the lioness still has claws
♕ Métier : Comtesse douairière de Westmorland ♕ Age : 22 ans. ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Elynore ♕ Mon nombre de messages est : 709 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 130 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 15/06/2014 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Théodore Wolmar

MessageSujet: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mar 6 Sep - 21:44


La cour anglaise.
   répondre au feu par la plume

Avril 1556. Le soleil avait mis du temps à revenir réchauffer Londres, après ce glacial hiver du début de l’année 1556. Ce n’était donc guère étonnant, qu’en ce premier jour de ce qu’on pouvait vraiment appeler du beau temps, les nobles qui résidaient à la cour étaient nombreux à se promener dans les jardins du palais. Lavinia Tyburn n’aurait manqué pour rien au monde cet occasion de profiter du soleil. Malgré ses origines écossaises, la jolie blonde se savait faite pour la chaleur de la méditerranée où les pluies étaient plus rares et le ciel plus bleu.

Depuis bientôt un an, Philippe de Habsbourg avait quitté les côtes anglaises pour rejoindre les terres dont il avait hérité, et dont il était devenu le seigneur. On disait de Philippe, tout espagnol qu’il était, qu’il n’y avait plus intolérant et catholique comme souverain dans toute la Chrétienté. Mais, depuis le départ de son époux, Mary Tudor avait bien montré à l’Angleterre qu’elle pouvait rivaliser avec lui sur ce point. Cependant, contrairement à Mary, Philippe était surtout le souverain d’un pays épargnée par la propagation du protestantisme, même si, sur les terres flamandes de son père, le calvinisme connaissaient une certaine progression.

Lavinia Tyburn arpentait les jardins, tenant par la main son jeune fils de presque deux ans, ravi à l’idée de pouvoir se promener à l’extérieur, admirer les couleurs des fleurs et peut être les papillons de passages. Nicholas, son fils, fut soudain intrigué non plus par les fleurs mais par un tas de documents posés sur le banc le plus proche, en dessous d’un livre, qui, au gré de l’agréable brise, se soulevaient légèrement. Suivant le regard de son fils, l’écossaise les remarqua aussi. Elle s’approcha alors et souleva ce qui était en fait une Bible. Sur la couverture de la Bible avait été gravé, en lettre d’or, les termes latins « scriptura sola ». Lavinia ne maitrisait guère le latin, mais elle connaissait un peu l’espagnol. Ecriture seule ? La traduction qu’elle devina ne lui évoqua rien. Et pour cause, il s’agissait d’un terme employé par Luther dans ses thèses ; la Bible pour seule autorité, et non ce qui avait été rajouté par l’institution de l’Eglise.
Sous la Bible se trouvaient en fait plusieurs exemplaires d’un même texte que Lavinia commença à lire.

« Compatriotes anglais, vous accordez votre confiance à une reine qui ne porte pas sa patrie dans son cœur. Les cendres des innocents que la reine meurtrière a sur les mains, elle qui se montre plus espagnole qu’anglaise, ne sont qu’un début du triste sort vers lequel elle désire nous guider alors que les cris des brûlés vifs hantent de plus en plus la ville. Bientôt, si le peuple anglais accepte cette fille d’Aragon comme reine légitime, elle qui laissera sans remords son mari réduire à néant notre belle culture anglaise, l’Angleterre subira le même sort que celui qui menace la Flandre ; elle se retrouvera hispanisée par Philippe l’Inquisiteur, dans la force et le sang ! Mary Tudor n’est pas à sa place sur le trône d’Angleterre et son incapacité à enfanter n’est rien d’autre qu’une punition divine pour les trop nombreux bûchers dressés à Londres…»,commença à lire Lavinia.

Plongée dans sa lecture, elle ne fit pas attention au fait qu’une des copies s’étaient envolée pour atterir au pieds d’un des courtisans qui discutaient plus loin dans les jardins.
L’homme prit le document et après en avoir déchiffré les premiers mots, s’écria déjà :

« Mes amis, mes amis ! », appela t il autour de lui. « Ne serait ce pas la célèbre Lavinia Tyburn que je vois là bas en train de lire cette chose qui a atterri à l'instant à mes pieds ? », demanda t il en agitant le document en l’air.

« Quoi ? Mais non je… », commença Lavinia. Mais l’homme poursuivit sans y prêter attention. Il lut alors les premières phrases à son public attentif, avant de commenter face à leur air choqués :

« Voyez ! Des injures à l’encontre de notre reine ! Oh, je ne suis même pas étonné de la part de la maitresse du roi…En plus de d’humilier sa reine, voilà que cette opportuniste se délecte des accusantions qui sont faites à la reine ! », dit il. « Oh, c’est qu’elle a l’air moins confiante, quand elle n’est pas accompagnée de son garde du corps espagnol… » Certains osèrent sourire à cette remarque, voir rire légèrement.

Lavinia ne savait en effet que dire face à toutes ses personnes qui avaient posés leurs regards sur elles. Elle savait que ces rumeurs existaient sur elle, mais jamais elles n’avaient été criées ainsi sur les toits. Humiliée et inquiète car elle ne voulait surtout pas que l’on pense qu’elle avait quelque chose à faire avec ce texte, elle tâcha de se défendre. Cet homme n’avait sans aucun doute pas de titres à la hauteur du sien, et par conséquent Lavinia tâcha de se montrer sûre d’elle et de répondre à tout cela d’une voix sûre.

« Vous ne devriez pas oublier quelle est votre place, monsieur. Sachez tous que je n’ai jamais été la maitresse du roi. Et que c’est vous, monsieur, qui humiliez la reine en osant dire cela de son époux ! Quant à ce document, il y en a toute une pile sur ce banc, c’était posé là avant que je n’arrives, je ne savais pas de quoi il s’agissait et je n’y suis pour rien. », se défendit la comtesse, qui avait repris son fils dans ses bras.

Le fameux pamphlet circulait déjà de main en main, et les curieux s’approchaient pour prendre une copie sur le banc. La foule s’était amassée tout autour de Lavinia et de son détracteur. Parmi eux, la comtesse reconnaissait des visages familiers…


*
NB : Vous avez jusqu'au 19 septembre pour répondre.


« THE LIONESS »

« THE KING'S QUEEN »

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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mer 7 Sep - 21:18

Répondre au feu par la plume
Les mots possèdent un grand pouvoir; ils peuvent tout aussi bien créer un moment que le détruire

Les rumeurs. Si il y avait bien quelque chose que Mary détestait, c'était les rumeurs. Celles-là même qui avaient précipité sa mère - et elle - loin de la Cour et de son père quand elle était enfant. Les rumeurs les ayant condamnées lui avaient aussi privé de l'amour d'un père et de sa présence. Mary était trop jeune. Pendant des années, François Ier n'a été qu'un Roi comme un autre, un grand roi certes, mais un inconnu ayant une couronne d'or sur la tête.
Quand elle apprit les liens qui avaient entre eux, elle avait posé milles question à sa mère et se désolait que les seules images qui restaient de lui, pour elle, n'était qu'une série de tableau. Magnifiques oui, mais cela ne remplacerait jamais un réel contact.

Mais, en revanche, ces rumeurs-là la faisaient doucement rigoler.
Nous étions au mois d'avril 1556 et pour préserver ses liens du grand monde, Mary se trouvait obligée de quitter les murs rassurants et confortables de White Swan, et de son académie, pour promouvoir ses activités au plus grand monde. Certaines filles avaient bien appris et se trouvaient dans le bon âge pour être placées comme domestiques.
Elle n'aimait pas la Cour. Il y avait trop de rapaces et de serpents. Mais, pour les filles, elle acceptait, de bonne joie, de se rendre à Londres.
Mary avait du mal à convaincre certains nobles. Certainement à cause de l'influence espagnole...Mais que Diable avaient-ils contre l'instruction des filles? Appréciaient-t'ils à ce point que leurs femmes soient si peu instruites? Elles avaient de bonnes manières, certes! Mais la plupart d'entre elles (et comme était-ce imaginable, d'ailleurs?) ne savaient même pas écrire ni lire leur propre nom!
...
Mary connaissait la réponse. On contrôlait mieux des personnes non instruites. Des idiots qui se font contrôler parce qu'ils ne savent rien...



Elle n'aurait, cependant, pas cru que son séjour à la capitale du pays de la rose soit à ce point...Divertissant. Ayant fini d'écrire une lettre à l'attention de Madeline, restée à White Swan pour son apprentissage d'héritière à la direction du domaine, elle décida d'aller faire un tour dans les jardins.
Le sol et l'air étaient doucement réchauffés par le soleil de ce début de printemps. Il faisait doux et Mary vit rapidement qu'elle n'avait pas été la seule à vouloir en profiter. Des dizaines de courtisans déambulaient dans les allées boisées du jardin du palais royal.


Respirant l'air à pleins poumons, c'est avec un petit sourire que la Duchesse de Lyon se baladait. Son sourire se remplaça, rapidement, par une moue interrogative. Un attroupement se faisait autours d'une jeune femme noble...Apparemment, elle se faisait accuser de quelque chose mais, de là où elle était, elle n'entendait strictement rien. Pensant à contourner ce troupeau, Mary du bien admettre que sa curiosité était la plus forte et, d'un pas calme mais ferme, se dirigea vers le groupe.
Puis-je connaitre la raison de tout ce tapage? dit-elle d'une voix autoritaire mêlée à cette douceur qui la caractérisait. Des nobles, la reconnaissant, se mirent à la saluer de "Duchesse" par-ci, et de "Votre Grâce" par-là.
Evidemment...Elle était Mary de LaCroix, fille illégitime de François Ier, demie-sœur d'Henri II. Duchesse de Lyon. Française...et...Catholique!
Ayant pleins les oreilles de cette cacophonie de faux respects, Mary haussa le ton: Assez! Est-ce que quelqu'un aurait la jugeote de m’obéir et de répondre à ma question? que se passe-t'il?
Pour seule réponse, un courtisan lui tendit une feuille de parchemins. Mary la prit et la lu rapidement. Elle du prendre sur elle pour ne pas glousser tout en se demandant ce que la Reine Mary penserait d'un tel pamphlet qui, il fallait bien se l'avouer, sentait bon la vérité à des lieues à la ronde.
Et bien... dit-elle avec une voix calme, elle se tourna vers la femme blonde attaquée plus tôt dont elle reconnait être Lady Lavinia Tyburn...Hypothétique favorite de sa Majesté le Roi Philippe En quoi ce pamphlet a t'il contribué à ce que vous vous fassiez attaquer, ma chère?

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Les Etrangers
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Jeu 8 Sep - 13:38


La cour anglaise & James
   Répondre au feu par la plume

J
'étais à la cour de la reine Mary Tudor depuis bientôt un mois, j'avais décider d'y rester tout le printemps voir une partie de l'été, l'Angleterre va bientôt être à feu et à sang et il me faut être au première loge afin d'organiser ma riposte en Ecosse. De plus l'air anglais était bien que différant et forcément moins apprécié que l'air écossais, tout à fait respirable. Les gens à la cour étaient presque tous charmant et à défaut d'être charmant il témoignais au moins le respect qu'il me devait j'étais peut être un bâtard, mais un prince bâtard.

En arpentant les couloirs du palais royal de Whitehall, je repensais à ce que m'avait dit ma soeur Jane "si tu es morose un jour l'Angleterre est l'un des meilleurs remède" Elle avait raison, Jane a toujours raison, cela en deviendrait presque agaçant. Il est vrai que rien que de voir la Reine Mary vieillissante me revitalisait davantage on aurait dit une vielle mégère avec un balai là ou tout le monde l'imagine, engoncée dans ses tenues a froufrou espagnoles. On aurait dit un épouvantail et cela ne s'arrange pas avec le temps, vraiment pas. Mais Jane avait en cela encore raison, voir la vie misérable de la Reine nous permet de nous rendre compte que la nôtre et finalement pas si mal. J'avoue que je n'en doutais pas après tout je suis jeune, dans la force de l'âge j'étais père, bel homme et héritier si ce n'est d'un titre au moins d'énormément d'argent. Elle était sur la pente descendante de sa vie n'avait pas d'enfant et son mari, cela faisait un an maintenant qu'il n'était pas revenu si bien qu'elle a un mari certainement infidèle. Au fond la seule chose que la Tudor possède, c'est un Royaume qu'elle détruit sans l'aide de personne.

Suite à la réunion top secrète qui avait eus lieu dans le domaine de chasse de la duchesse du Devonshire, je savais que le temps était venu de se rebeller que l'oppression de cette vieille folle tirait à sa fin et que nous, les protestants d'ici ou d'ailleurs, il était temps de propager ce que nous pensions vraiment. Si bien que des pamphlets fûrent imprimer, un grand nombre de pamphlets, tous dénigrant et tournant en ridicule la souveraine anglaise. J'étais sûr d'une chose le rire était l'arme la plus puissante que nous avions pour discréditer la reine, il nous fallait la ridiculisé, c'était du moins ce que j'avais proposé, cependant mes camarade avaient opté pour un texte plus neutre. Tout cela pour dire que j'étais au courant de tout ce qui se passait dans l'ombre du côté de la population protestante.

En ce premier jour de printemps ensoleillé d'avril 1556, je flânais dans les chemins de travers du palais royal, vêtu exceptionnellement à l'anglaise avec des haut de chausse et un pourpoint de couleur aubergine. Mais des rires me firent approché, des hommes et femmes raillaient une jeune dame, dont la posture m'indiquait clairement qu'elle était noble et le bas de son visage me rappelait vaguement quelque chose, sans pour autant que je sache exactement ou j'avait vu ce petit nez et se menton pour la première fois, mais ce n'était pas aujourd'hui j'en étais persuadé. Mais avant que je n'ai eus le temps d'intervenir auprès de la jeune femme une autre femme que je connaissais cette fois, Mary De LaCroix, duchesse de Lyon s'en était plus ou moins chargée bien que même si elle était de très noble naissance elle n'avait pas vraiment l'aplomb pour tous les faire taire. Si bien que je décidais de tout de même me montrer

« Madame la Duchesse, Madame » dis-je en arrivant, saluant la duchesse de Lyon puis l'autre jeune femme d'une légère révérence. Avant de me tourner vers les autres qui avaient cessés de rire. Sachant pertinemment de quoi il s'agissait je ne pris même pas la peine de regarder le pamphlet. « Ne croyez vous point l'importuner deux nobles dame à la cour de la reine n'est pas un crime, si j'étais vous peut importe ce que la jeune Lady lisait ou ne lisait pas cela ne vous concerne en rien je vous conseille donc de vaquer a vos occupation immédiatement et de laisser ses dames en paix »

Très poli mais extrêmement sec, mon ton ne laissait place à aucune argumentation. Je me retournais vers la duchesse avec un sourire puis dévisagea l'autre dame. Les présentations s'imposaient désormais. Mais ce que je ne comprenais pas c'est pourquoi les pamphlets étaient ainsi resté sans la moindre surveillance, qui était donc chargé de veiller à cela ?

« Laird James Stuart d'Ecosse, Madame, pour vous servir »

Me présentais avant de faire un sourire plus doux au petit garçon qu'elle serrait dans ses bras comme la prunelle de ses yeux. Je reposai le regard sur le morceau de papier. Les phrases y étant inscrites avaient été rédigées lors de notre rendez-vous au domaine de chasse. J'avais beau regardé autours de moi, aucun signe ni de Théodore, ni Antanasya, ni Bess, ni Joane... pourquoi diable les pamphlets étaient donc ici cela semble impossible.

WILDBIRD




Everything could happen between now and never. + N’oublies jamais ce que tu es, car le monde ne l’oubliera pas. Puise là ta force, ou tu t’en repentiras comme d’une faiblesse. Fais-t-en une armure, et nul ne pourras l’utiliser pour te blesser.
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De Rosea Westmorland
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Dim 11 Sep - 11:45
Le printemps était revenu sur l'Angleterre des Tudor. Rosalie Woodley était toujours au service de la belle écossaise. Mais cela pouvait-il être autrement. Lavinia Tyburn avai tant fait pour elle. Elle l'avait arrachée à un avenir bien sombre. Rosalie ne voyait plus sa vie sans la comtesse. La jeune femme de 19 ans avait sa petite place à la Cour de la reine lorsque Lavinia y était et il fallait bien avouer que la Brune y avait pris goût évidemment. L'écossaise lui offrait des robes et des bijoux dont elle n'aurait jamais oser imaginer les posséder un jour. Les beaux jours ravissaient la jeune rose et un doux sourire ne quittait plus ses lèvres. Rosalie était joyeuse, malgré tout ce qui se tramait à la Cour et ailleurs. Rosalie n'y prenait de toute façon pas part. Elle n'avait pas à y prendre part. Elle était catholique et sa confession garantissait que sa tête ne quitte pas son corps. Mais malgré tout, elle ne pouvait cautionner les actions de la reine. Ces gens, ils n'avaient fait que l'erreur de ne pas prier Dieu comme elle. Des âmes innocentes, elle en était certaines, mais jamais elle n'irait dire quoi que ce soit à ce sujet. Son rôle n'était pas de parlementer mais d'obéir et de soutenir Lavinia Tyburn. Et elle le faisait du mieux qu'elle pouvait.

Elle avait d'ailleurs gardé le jeune fils de la comtesse il y avait peu lorsque cette dernière avait rendu visite à une noble dame du nom d'Anne de Clèves. Rosalie la connaissait de nom, bien sûr. On disait d'elle qu'elle était bonne et élégante. Une femme admirable à n'en pas douter. On disait aussi qu'elle était proche de la reine Mary Tudor et de la princesse Elizabeth. Mais en ces premiers jours du mois d'Avril 1556, Rosalie Woodley ne gardait pas le petit Nicholas. Non, mais elle faisait bien plus, elle accompagnait la comtesse à Whitehall Palace. La comtesse tenait par la main son fils et circulait dans les jardins du magnifique palais. Rosalie, elle, se tenait un peu en arrière. Elle était certes une de ses servantes, mais elle avait rapidement gagné un statut bien particulier auprès de Lavinia. Elle était un peu comme sa dame de compagnie et à ce titre, elle la suivait pour ainsi dire partout. Le pas lent de la jeune femme foulait doucement le sol herbé. Ses yeux n'osaient quitter Lady Tyburn et son fils et par conséquent, on ne pouvait pas dire qu'elle profitait pleinement de la vue.

Et puis soudain, les deux femmes et le garçon s'arrêtèrent. Un peu plus loin, sur un banc, des livres étaient posés comme pour attirer leur attention. Lavinia Tyburn s'en saisit et commença à lire. Rosalie, elle, se rapprocha du garçon et commença à regarder tout autour d'eux. Ce fut à ce moment-là qu'un homme vint interpeller Lady Tyburn. Rosalie en profita pour prendre entre ses doigts fins l'un des documents et lut rapidement le papier avant de le froisser. Son regard clair se posa sur le groupe d'homme qui se formait maintenant. L'un des documents se trouvait maintenant entre les mains du premier qui avait interpeller Lavinia Tyburn. Et déjà les commentaires volaient au visage de sa maîtresse. Rosalie se porta à sa hauteur et remit en place sa robe. L'ange dévouée de la comtesse avait les traits tirés par un mécontentement qu'elle ne pouvait plus cacher. Et pourtant elle essayait, dieu qu'elle essayait. Et elle finit par se mordre la lèvre ne pouvant rien dire. Elle n'en avait ni le droit ni le rang et Lavinia était condamnée à se défendre seule.

Soudain, une jeune femme s'approcha et commença à demander ce qui se passait. Son accent laissait penser à une française mais la jeune Rosalie mit un certain temps avant de la reconnaître. Son dos se raidit lorsqu'elle comprit qu'il s'agissait de Lady Mary De LaCroix, une femme de la famille royale française. Même si Rosalie n'était pas de la noblesse, elle avait eu mainte fois le temps d'enregistrer dans sa mémoire chaque visage important. La française fut vite rejointe par un homme qui intima au groupe de se disperser et de retourner vaquer à leurs occupations. Il finit par se présenter comme étant Laird James Stuart. Et cette fois, Rosalie eut beau chercher dans sa mémoire, elle ne connaissait pas l'homme. La Brune s'approcha de sa maîtresse. « Madame, puis-je le prendre ? » demanda-t-elle en désignant le petit Nicholas que Lavinia serrait dans ses bras. « Madame n'a rien à voir avec ces papiers » osa siffler à voix basse la jeune femme en jetant au loin le pamphlet qu'elle avait froissé plutôt entre ses doigts.
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Dim 11 Sep - 20:14


La cour anglaise & Joane
   Répondre au feu par la plume

L
a cour était devenue un terrain dangereux désormais, mais je ne pouvais pas ne plus paraitre, cela aurait éveillé les soupçons. Il est cependant très clair que j'avais un peu trop tendance à regarder derrière mois lorsque je m'éloignais des endroits les plus populaires du palais. Aujourd'hui, alors que le printemps paraissait de nouveau, j'avais pris la décision de me rendre dans les jardins avec ma fille de bientôt un an qui commençais tout juste à marcher de façon hésitante. Le soleil illuminait les jardins anglais et réchauffait les coeurs, c'était décidément une belle journée pour une promenade.

«'pillon !!!»

S'était exclamée Georgiana dans son langage approximatif lorsqu'elle vit un papillon voleter sur autour des parterres de fleurs. J'eus un sourire attendris rectifiant le mot avec douceur afin que ma petite apprenne. Elle était jeune, c'est vrai mais c'était une enfant des plus intelligente et j'espérerais pouvoir lui trouver un bon mari. J'espère que ma petite sera heureuse. Car j'ignore si je serais là pour la voir grandir. C'est pourquoi je profitais de chaque instant passé avec mon adorable fille. Ma petite se baladait en tenant fort ma main tout en gardant son sourire alors que nous nous approchions d'une zone d'agitation. Pourquoi diable y avait-il des éclats de voix pareil. Par précaution, je décidai de prendre ma fille dans mes bras et m'approcha calmement du groupe de personne, composé par Lady Tyburn qui semblait être la victime des insultes que j'avais entendues au loin. Il y avait James Stuart, Lady De LaCroix que Georgiana vit tout de suite et se mit a tendre joyeusement les bras vers elle, ainsi que Rosalie, la domestique de Lavinia. C'est elle il me semble qui fait battre le coeur d'Oliver, elle est ravissante je dois bien le reconnaitre. Evidemment, l'idée de ne plus être la seule femme dans le coeur de mon fils me faisait un petit pincement au coeur mais je ne doute pas que Rosalie me remplacera à merveille.

« Mesdames, Monsieur Stuart ... »

Dis-je en inclinant la tête pour faire savoir que j'étais là, je regardais autours de moi et vit les pamphlets sur le banc faisant des yeux ronds, qu'est ce qu'ils faisaient donc ici. Je jetais un regard en biais à James avec qui j'avais participé à la réunion protestante un mois plus tôt. Nous étions donc les deux seul à savoir de quoi il en retournait.

« Oui ma douce... » Je me tournais vers Mary « Mary, je suis ravie de vous voir mais je crois bien que quelqu'un l'est davantage »

Dis-je en lançant un regard vers ma petite demoiselle, tellement ravie de voir sa marraine. Si bien que je la lui donnais afin qu'elle soit comblée. Je me tournai alors vers Lavinia et Rosalie qui tenais le jeune Nicholas.

« C'est un plaisir de vous voir Lavinia et vous ma chère Rosalie » Ajoutais-je avec un sourire des plus sincère. « Que c'est il donc passé qu'est-ce donc que ceci ? »

Demandais-je en désignant la pile de document. Bien entendu je faisais semblent de ne pas savoir afin de me couvrir. J'avais aidé à écrire ses lignes sur la Reine et son mariage, j'étais là le jour où elles ont été élaborées. Mais finalement, que James s'assume en tant que protestant, qu'il le fasse mais il n'était pas en danger contrairement à moi. Il est le fils du roi James d'Ecosse, sera peut-être roi, moi je ne suis rien.

WILDBIRD
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Lun 12 Sep - 9:19


La cour anglaise.
   répondre au feu par la plume

C’est la duchesse de Lyon qui arriva la première à la rescousse de la belle Lavinia. La comtesse douarière de Westmorland ne connaissait Mary DelCroix que de vue et de nom, car elle savait que c’était la française qui avait été choisie pour être la marraine de Georgiana Morangier. Cependant, Lavinia était une sorte de deuxième marraine pour la petite Georgiana. Elle savait que Joane compterait sur elle en cas de soucis pour veiller sur sa vie et sur l’avenir de celle-ci. Joane avait parfois évoqué un mariage entre Nicholas et Georgiana, et si Lavinia trouvait l’idée très bonne car Georgiana était fille de comte également, le soucis se posait au niveau de la nationalité. En effet, Lavinia étant proche, malgré elle, des espagnols, un mariage entre son fils et une française, les plus grands ennemis des espagnols, ne seraient peut être pas chose possible. Nicholas était bien sûr anglais, et non espagnol…Et si elle épousait un espagnol, il serait anglais malgré tout. Donc peut être que cela serait possible. Enfin, il fallait voir ce que le destin leur réservait et si c’était possible et bien, elle le ferait. Cependant, si cela ne l’était pas, elle s’arrangerait tout de même pour veiller à ce que Georgiana aie un bon mariage.

« En quoi ce pamphlet a t'il contribué à ce que vous vous fassiez attaquer, ma chère? », demanda Mary DelCroix.

Lavinia garda la tête haute face aux regards méprisant autour d’elle.
« Je l’ai simplement trouvé et lu. Je ne suis aucunement lié avec la rédaction de ce texte, mais bon nombres ici aimeraient que je le sois. » , répondit elle.

A peine avait elle répondu que ce fut au tour d’un homme de rejoindre l’attroupement, un homme que Lavinia avait déjà vu, à des années d’ici. Contrairement aux autres curieux, il ne prit même pas la peine de regarder le pamphlet et, en véritable gentleman, demanda à l’assemblée de cesser d’importuner les dames, et que ce qu’elles lisaient ou ne lisaient pas ne regardaient qu’elles.

Elle avait dansé avec cet homme, il y a longtemps, lors d’un bal en Ecosse. C’était un homme tout à fait séduisant, et la soirée qu’elle avait passé en sa compagnie lors du bal masqué avait été tout à fait exquise. Elle avait eu l’impression de bien lui plaire, et après tout, à qui était elle incapable de plaire, elle qui avait même su séduire Philippe de Habsbourg ? Mais quand il s’était présenté comme un simple lord que les guerres avaient ruinés aussi, elle avait cherché à danser avec quelqu’un d’autres. Sa famille étant déjà ruinée, elle devait se trouver un bon parti et non un noble ruiné comme eux.

« Laird James Stuart d'Ecosse, Madame, pour vous servir »

Lavinia ne sentit plus ses jambes quand il se présenta ainsi. « Mon nom n’a pas d’importance, je suis un simple lord et ma famille est plutôt ruinée à cause des guerres, peu de gens me connaissant ici. », avait il dit autrefois quand elle lui avait demandé son identité.

Heureusement, c’est à ce moment que Rosalie proposa de prendre le petit Nicholas. Lavinia lui tendit son fils. Lavinia tâcha de reprendre ses esprits pour exécuter une révérence devant celui qui serait peut être un jour roi d'Ecosse.

« Laird Stuart…Je crois que nous nous sommes rencontrés autrefois, en Ecosse. Merci de votre intervention.», dit-elle simplement, d’une voix neutre. Elle n’en revenait pas mais ne voulait pas montrer son étonnement en public. Elle subissait la nouvelle tel un coup de poignard dans le cœur. Qu’aurait été sa vie s’il avait réussi à faire tomber James Stuart d’Ecosse amoureux d’elle avant que sa famille ne se lance dans cette entreprise meurtrière ?
Oh et James Stuart était bien plus libre penseur que Philippe. Si elle avait réussi à faire en sorte qu’il ne veuille qu’elle, et elle en était tout à fait capable, il aurait pu l’épouser contrairement à Philippe pour qui la raison d’état importait énormément.

« Madame n’a rien avoir avec ses papiers », osa dire Rosalie en jetant le papier qu’elle avait froissé entre ses mains.

Lavinia était parfois critiquée, en plus de ce qui concernait Philippe ou son défunt mari suicidaire, pour sa drôle de manie d’habiller sa principale servante presque comme une lady. Elle avait toujours agit ainsi avec Rosalie qu’elle considérait bien plus que comme une servante, car c’était son amie et la loyauté incarnée. Mais depuis cette histoire avec le roi consort, bon nombres de gens à la cour y voyaient une manière de se prendre pour reine qui se déplaçait avec une dame d’honneur. Et bon nombres de nobles n’étaient guère enchantés à l’idée de voir une servante, une femme du peuple porter des vêtements réservés à la classe supérieure qu’ils formaient.

« Rosalie, ne dis rien. Nous n’avons pas à nous justifier. », dit Lavinia. Elle ne voulait pas que Rosalie aie des problèmes, et pensait en effet que se justifier n’était pas nécessaire. Elle n’en avait pas besoin, elle n’avait rien fait de mal.

En voyant Joane arriver, Lavinia en était certaine, son amie n’avait pas écouté ses conseils. La comtesse Morangier les salua et demanda ce qu’il s’était passé. Lavinia ne sentait pas la présence de Joane ici comme une bonne chose. Les pamphlets circulaient de main en main et la garde royale ne tarderait pas à être mise au courant. Il valait mieux que Joane se trouve loin de ce genre de documents, et ne soit pas vue sur les lieux de leur découvertes, vu le passé de son défunt mari…Cependant, et Lavinia l’ignorait bien sûr, il était peut être déjà trop tard depuis un moment, pour Joane Morangier…

« Joane », dit elle en lui souriant légèrement. « Ce n’est rien, j’ai trouvé des pamphlets contre la reine ici et vu mon amitié avec Sa Majesté le roi consort, certains s’amusent à déverser leur venin, comme souvent à la cour. Tu peux retourner à tes occupations, je crois que j’ai bien assez de défenseurs ici, ne t’inquiète pas pour moi. », dit elle. Et c’était comme un conseil. Mais elle connaissait assez bien Joane pour savoir qu’elle ne partirait pas ainsi.
*

PS : J'ai répondu pour éviter de perdre le fil vu le nombre de personnes s'adressant à Lavinia, mais ne vous inquiétez pas nous sommes toujours dans ce qu'on peut appeler le "premier tour" de l'intrigue, qui dure jusqu'au 19 septembre.


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La mélancolie s'appelle Andalousie
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mar 13 Sep - 22:22

Répondre au feu par la plume

La douce chaleur du printemps revenait enfin sur l'Angleterre. Elena, la duchesse andalouse revivait enfin. Elle avait maintenant nettement l'impression de sortir la tête hors de l'eau. La mort de son père à la fin de l'année lavait beaucoup marquée. La reine semblait elle, de plus en plus inquiète et la jeune femme ouvrait l’œil comme Sa Majesté Mary Tudor lui avait demandé un mois plus tôt lors de la petite réunion qu'elle avait tenu dans la salle du conseil. Tant de chose qui se passait en cette année 1556. La Duchesse espagnole avait aussi la ferme intention de proposer un contrat de mariage au Duc del Infantido. Elle avait beau réfléchir, essayer de trouver un autre moyen, un autre parti, elle ne voyait pas. Et puis la princesse Jeanne de Habsbourg la soutenait dans cette entreprise, elle l'avait d'ailleurs prouvée lors du bal de la nouvelle année.

Ce fut en ce début de printemps que la belle andalouse se trouvait maintenant dans les jardins de Whitehall à Londres. Elle était entourée de quelques amies espagnoles venues lui rendre visite. Elle avait reçu il y a peu aussi la visite de quelques nobles espagnols qui avaient souhaité la rencontrer en personne pour discuter de son duché plutôt que de lui écrire. La jeune femme avait apprécié le geste mais se méfiait comme de la peste de ceux capable d'une telle chose. Elle était parfaitement consciente que son nouveau statut jouait en sa défaveur. Bientôt le duc la rejoint et la jeune femme ne put s'empêcher de sourire. Les femmes s'éloignèrent laissant la Duchesse en pleine discussion avec son prétendant ou du moins celui qui occupait cette place à ses yeux.

Les deux jeunes gens parcourraient les jardins lorsqu'ils furent attirés par une discussion qui semblait houleuse. Ce fut Elena qui s'approcha du petit groupe croisant des hommes qui semblaient retourner à leur propres occupations. Gabriel de Mendoza la suivit sans mot dire. La jolie Brune et Dame de compagnie de la reine Mary Tudor reconnu deux des femmes présentes : Lavinia Tyburn dont les rumeurs la disaient presque maîtresse du roi consort Philippe et Mary De LaCroix, Duchesse de Lyon. En revanche, l'Andalouse ne se souvenait pas avoir déjà vu l'homme qui les accompagnait*. Elle n'avait qu'un vague souvenir du nom de la dernière femme, une certaine Joane Morangier. Quant à la jeune fille qui accompagnait Lavinia Tyburn, Elena d'Altafuente ne s'en préoccupait pas. Elle ne la méprisait pas mais ne lui prêtait pas une attention démesurée non plus.

Elena se saisit d'un des papiers et le tendit à son compagnon de balade après l'avoir lu. L'homme fronça les sourcils et chiffonna le document. Puis la jeune brune s'avança et entreprit de saluer tout le monde. « Lady Tyburn, Lady De LaCroix, Lady Morangier, je suis agréablement surprise de vous retrouver toutes trois ici. Monsieur, enchantée, Elena d'Altafuente. » commença la duchesse espagnole en saluant d'un signe de tête l'homme dont elle avait loupé la présentation. « Duchesse de Malaga. » ajouta soucieux de la précision le Duc del Infantido. Elena lui jeta un coup d’œil réprobateur. « Et bien serait-ce ces papiers qui agitent tant votre conversations ? » demanda la jeune femme en regardant la Comtesse anglaise et amie du roi. « Vous semblez touchée par ce que pouvaient dire ces hommes ma chère. Aurait-on encore une fois ramener votre statut particulier, Madame ? » ajouta la Duchesse de Malaga en fixant Lavinia Tyburn.

Puis elle se tourna vers lAdy Morangier. « Comment allez-vous Lady Morangier ? On ne vous à point beaucoup vu ces derniers temps à la Cour. » ajouta la catholique Dame d'Honneur de la reine.

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La Noblesse Anglaise
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mer 14 Sep - 18:40
Tous ∞ Edward


Cette rumeur Edward l’avait entendu comme tout le monde. Selon elle, les protestants seraient en train de préparer une nouvelle offensive pour s’opposer aux buchés de la reine. Edward n’était pas contre la reprise du mouvement, mais pour rien au monde il s’impliquerait et impliquerait sa famille. Pour lui, ses proches étaient bien plus précieux que la réforme. Par cette neutralité, le jeune homme suivait les directives de sa mère qui avant lui avait fait la même chose. Seymour préférait attendre son heure et voir ce qui allait venir pour sauver ce monde de la fumée des buchés. Edward attendait, mais cela ne l’empêchait pas de continuer son chemin à la cour et d’y être de plus en plus présent. Se montrer c’était ce qu’il devait faire pour imposer sa famille et parvenir à se hisser et hisser ses frères et sœurs au sommet. Pour cela, Edward était la copie conforme de son père qui n’avait pas hésité à faire imposer sa propre sœur pour qu’elle entre dans le lit d’Henry VIII et qu’elle devienne son épouse, puis la mère de son fils unique et légitime. Même si tante Jane était morte, son image était telle que le roi était enterré à ses côtés. Son souvenir était la preuve que les Seymour ont existé et existait toujours.
En ce jour, Edward se trouvait à la cour, comme à son habitude. Sa mère se trouvait à l’intérieur du palais en compagnie de la reine et de ses dames, tandis que lui-même se trouvait dans les jardins. Il observait tout, il écoutait, apprenant des autres et les jugeant en pensée quand cela lui venait à l’esprit. Edward détestait beaucoup de monde en ces lieux, mais il ne le montrait pas. Il souriait, charmeur, comme son père le faisait autrefois, il avait parfois une parole agréable, puis il continuait son chemin. Son but était d’apprendre, de connaître tout le monde et de savoir qui pouvait être son ami ou son ennemi. En ce qui concernait ses ennemis, le jeune homme était comme sa mère et il avait fini par prendre les mêmes que celle-ci. Les Dudley bien sûr, qui avaient condamné son père, puis certains nobles, beaucoup de nobles et enfin cette jeune femme blonde qu’Edward pouvait apercevoir au loin en compagnie de sa dame de compagnie. Le jeune homme avait entendu sa mère parlait de nombreuses fois d’elle en mal, puis les rumeurs avaient fait le reste. Tout le monde disait que Lavinia Tyburn était une prostituée, la femme qui avait pris le cœur du roi d’Espagne et qui rêvait d’empoisonner la reine pour prendre sa place. Edward souriait toujours en entendant cela, puisque selon lui, jamais cette usurpatrice pourrait tuer la reine d’Angleterre, mais cela ne l’empêchait pas de se méfier. Avec le temps, il avait appris que la beauté des femmes pouvait faire de nombreux ravages. Il se trouvait au loin quand il vit une foule se rapprocher de la Tyburn et il ne put s’empêcher de s’approcher du groupe pour constater ce qui était en train de se passer. Edward ne mit pas longtemps à le découvrir et un pamphlet tomba entre ses mains. Le papier accusait lourdement la reine de tous les maux. Intérieurement Edward souriait, parce que cela lui plaisait de voir la reine calomniée, puis, il voyait en cette occasion un bon moyen d’insulter la Tyburn. Beaucoup de personne se montrait compatissante envers elle, mais la voix d’Edward domina toutes les voix et il s’imposa pour accuser lourdement lady Tyburn.

« Que vois-je ? Des calomnies envers notre reine et vous qui cherchez à défendre cette femme. » Il pointa du doigt vers les ladies et vers lord Stuart. « Enfin cela ne m’étonne guère d’un Ecossais ennemi de notre couronne. Après tout, ils feraient n’importe quoi pour mettre leur reine française sur notre trône. » Il regarda intensément le bâtard écossais et se tourna enfin vers Lavinia Tyburn. « Regardez cette femme, portant les plus beaux bijoux que le roi lui a offert et se prenant pour une reine. Tout ceci arrange bien ses affaires. Rappelons-nous que sous le règne du roi Henry VIII, Anne Boleyn se plaisait à humilier la reine Katherine d’Aragon. Cette femme fait la même chose, rêvant de pouvoir conquérir la couronne grâce à sa beauté, mais ne soyez pas sous le charme de ce joli minois, tout le monde sait qu’elle cache bien son jeu et cela depuis toujours. Son mari meurt étrangement, notre reine n’a pas donné de fils à son époux. Dites-moi madame, ne cherchez-vous pas avec ces papiers à tourmenter notre souveraine. » Il chiffonna de sa main le pamphlet et le jeta dans la figure de lady Tyburn.
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La Famille Royale
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mer 21 Sep - 23:24

❝But a voice inside her whispered : there are no heroes❞Répondre au feu par la plume.
« Dites-moi Anne, que penseriez-vous d'une promenade ? » demanda de sa voix douce et mélodieuse la jeune Katherine Grey tandis qu'elle se retournait vers Anne Stafford, sa demoiselle de compagnie. Voilà plus d'une vingtaine de minutes que la jeune fille observait, à travers sa fenêtre, les allées et venues des nobles dans les jardins de Whitehall et ce poste de surveillance ne lui seyait plus. Elle avait envie de sortir, de respirer l'air frais et non pas de rester assise à l'intérieur par un si beau temps. Le printemps se faisait sentir en Angleterre. Les oiseaux reprenaient leurs chants, les bourgeons envahissaient les branches des arbres et les températures étaient plus clémentes. Katherine adorait cette période de l'année et cela se voyait. Elle, d'habitude si en retrait, se mettait à sautiller et à sourire à tous ceux qu'elle croisait. Un vrai rayon de soleil pour la cour, ce qui ne déplaisait pas à Mary Tudor, heureuse de voir sa protégée plus inspirée par ses nouvelles tenues que par des rêves de grandeur. En effet, la souveraine n'avait certainement pas oublié la révolte de Wyatt et encore moins le sang royal qui coulait dans les veines de lady Grey. Si elle n'était pas en tête dans la ligne de succession, elle demeurait une potentielle héritière que la reine devait garder à l'oeil. Une jolie petite colombe, malléable à souhait qui pourrait éventuellement l'aider à stopper la montée en puissance de sa sœur : Elizabeth. Cependant, Katherine était loin de se soucier de ces problèmes et ce fut avec une joie nullement feinte qu'elle atteignit l'extérieur du palais royal, toujours avec cette dignité qui lui était propre.

Elle se promenait donc en compagnie d'Anne, arpentant les allées encadrées de verdure. Elle levait de temps à autre la tête pour apercevoir un oiseau ou juste pour observer le ciel dénué de nuages. Katherine adorait la nature et les magnifiques paysages que celle-ci pouvait offrir. Pour elle, c'était là que se trouvait le vrai bonheur et non pas dans la richesse ou dans la foi. Ses proches étaient morts à cause de cette ambition maudite qui rongeait tous ceux qui côtoyaient la religion et le pouvoir. Katherine ne désirait aucunement perdre sa tête de cette façon. Elle ne voulait pas mourir avant d'avoir véritablement goûté à la vie, au mariage, à l'amour. Ce sentiment qu'elle avait espéré ressentir avec Henry avant que celui-ci ne divorce d'elle. Ce sentiment qui assaillait ses rêves. Mais c'était là le désir fou d'une jeune adolescente. Katherine voulait être aimée, or cela n'était pas envisageable. Pas de la façon dont elle l'espérait du moins.
La jolie blonde en était là de ses pensées quand un visage qu'elle connaissait bien entra dans son champ de vision. Puis un autre. Et encore un autre. Il semblait y avoir une réunion mouvementée autour de la comtesse de Westmorland et si cela n'étonnait guère Katherine, ça ne la ravissait pas pour autant. Avant qu'elle ne fasse un pas de plus en direction de la petite assemblée, sa demoiselle de compagnie attrapa son bras. « Lady Katherine, je crois que vous devriez lire cela. ». La jeune fille prit entre ses doigts le papier qu'Anne lui tendait. Elle parcourra rapidement le texte avant de le rendre à lady Stafford. On pouvait apercevoir de la tristesse dans ses grands yeux bleus, mais également une certaine satisfaction. « De quoi cela parle-t-il? » Katherine se tourna vers la fille de Mary Boleyn. Parfois, elle oubliait que son amie lui était d'un rang bien inférieur et qu'elle ne savait pas lire. « De la reine. » Un sujet grave avec lequel il fallait être prudent. Et cette raison poussa la fille Grey à hésiter longuement avant de prendre une décision. Devait-elle oui ou non risquer de rejoindre ces personnes qu'elle savait plus ou moins favorables à la reine au risque d'être mêlée à des histoires qui ne la regardaient en rien ? Puis la curiosité l'emporta.

Katherine n'était peut-être pas une princesse du sang, mais elle demeurait de la famille royale. Sa sœur avait été reine, elle était la cousine des enfants d'Henri VIII et la petite-nièce de ce dernier. C'est ce sang Tudor qui coulait dans ses veines qui lui portait malheur et pourtant elle devait en être fière. Ce qu'elle s’efforça tant bien que mal de faire tandis qu'elle s'approchait du petit groupe d'une démarche gracile. Sa chevelure blonde tombait élégamment dans son dos et un sourire timide venait étirer ses lèvres rosées. Elle paraissait aussi jeune qu'elle l'était.
Elle prit la décision de questionner la comtesse de Morangier, sa mère de substitution, sur la scène qui se déroulait devant ses yeux. En effet, le jeune Edward Seymour était en train d'insulter ouvertement Lavinia Tyburn et n'hésita même pas à lui jeter un des pamphlets à la figure. Katherine fut navrée d'un tel comportement. Elle-même avait connu l'humiliation et elle ne souhaitait une telle chose à personne. « Joane, que se passe-t-il ? Je viens de lire l'un de ces affreux papiers et cela ne me plaît guère. Qui donc a pu écrire une chose pareille ? Ce n'est tout de même pas la comtesse ? » chuchota Katherine à l'oreille de cette femme en qui elle avait une entière confiance, toujours souriante pour tromper les apparences. Cependant, le trouble vint gâter la sérénité superficielle de cette figure angélique lorsque le regard de la jeune fille croisa celui de lord Seymour. Il paraissait si satisfait de lui-même. L'espace d'un instant, cela énerva Katherine. Puis elle se rappela qu'un tel comportement l'empêché d'attirer l'attention de la reine et de ses fidèles et elle se sentit bête de ne pouvoir agir ainsi.
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Dernière édition par Katherine Grey le Mer 14 Déc - 18:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mar 27 Sep - 11:36


La cour anglaise.
   répondre au feu par la plume

La duchesse Malaga arriva alors accompagnée. Elle s’interrogeait sur la raison de toute cette agitation, et après avoir salué Lavinia et les autres personnes présentes, demanda si c’étaient ces papiers qui étaient la raison de toute cette agitation. Evidemment, ça l’étaient, car il s’agissait là de pamphlets contre la reine, une chose des plus graves. Mais ce n’était pas le seul élément responsable de cette attroupement, il avait fallu que ce soit Lavinia qui le trouve en premier, elle qui était si contestée du fait de sa position de bonne amie de Philippe de Habsbourg ce qui revenait pratiquement, pour beaucoup d’anglais, à une position de traître à la patrie. Le fait qu’une espagnole vienne à sa rescousse n’était donc pas ce qui changerait cette image d’amie des « envahisseurs ». Mais Lavinia connaissait en effet la duchesse de Malaga, elle était une amie d’Alvaro et lui conseillait d’ailleurs, depuis le départ de Philippe, d’épouser le jeune héritier et ambassadeur d’Espagne.

« Oui, comme toujours, je subis de fausses accusations concernant mon amitié avec votre souverain, madame la duchesse. En m’accusant ainsi, ces gens accusent leur roi également, mais ils semblent oublier qu’ils lui doivent le respect. », répondit Lavinia. Elena d’Altafuente s’adressa alors à la comtesse de Morangier, à qui Lavinia venait de sous entendre la bonne idée d’un départ des lieux car vu le passé de son mari, le fait qu’elle soit sur les lieux de diffusion d’un pamphlet ne passerait pas inaperçu. Lavinia se disait justement qu’il était temps pour elle de prendre congé de tout ces gens. Les pamphlets ne semblaient en réalité n’étonnait personne. L’opposition à la reine était bien connue comme active. La cour feignait la surprise mais il n’en était rien. En revanche, cela donnait une bonne excuse aux mauvaises langues pour la critiquer, du fait de sa proximité avec le roi consort.

« Que vois-je ? Des calomnies envers notre reine et vous qui cherchez à défendre cette femme. Enfin cela ne m’étonne guère d’un Ecossais ennemi de notre couronne. Après tout, ils feraient n’importe quoi pour mettre leur reine française sur notre trône. »


Edward Seymour avait prononcé ses mots. Le fils de sa mère, et une mère que Lavinia détestait au plus haut point. Elle avait été la première à lancer de fausses et terribles rumeurs sur elle alors qu’elle venait d’arriver à la cour. Seymour était bien hypocrites. Cette famille avait été protestante, et pour en connaitre des protestants, Lavinia savait qu’il changeait rarement véritablement de foi. Il n’était nullement choqué par ces pamphlets, il en profitait simplement pour l’insulter. Un gamin de seize ans, l’insulter elle, comtesse douairière, son ainée, et mère d’un enfant. Lavinia ne pouvait se taire.

« Regardez cette femme, portant les plus beaux bijoux que le roi lui a offert et se prenant pour une reine. » Comment pouvait-il savoir que c’était Philippe qui lui avait offert le collier ? Lavinia, par réflexe, avait alors touché le bijou comme pour se souvenir duquel elle portait en ce jour. Oui, c’était bien la croix rouge et or offerte par le roi consort. Sans doute était ce trop prestigieux comme bijoux pour qu’un noble n’y reconnaisse un savoir faire digne de rois.

« Tout ceci arrange bien ses affaires. Rappelons-nous que sous le règne du roi Henry VIII, Anne Boleyn se plaisait à humilier la reine Katherine d’Aragon. Cette femme fait la même chose, rêvant de pouvoir conquérir la couronne grâce à sa beauté, mais ne soyez pas sous le charme de ce joli minois, tout le monde sait qu’elle cache bien son jeu et cela depuis toujours. Son mari meurt étrangement, notre reine n’a pas donné de fils à son époux. Dites-moi madame, ne cherchez-vous pas avec ces papiers à tourmenter notre souveraine. »
Lavinia, qui avait prévu de s’éloigner, avança encore d’un pas décidé vers le Seymour.

« La reine ne risque aucune trahison de ma part. On ne peut en dire autant de votre famille, qui, si je me souviens bien, se considérait comme partisante de la religion réformée il y a quelque temps lord Seymour ? Comme votre mère se plait à me le rappeler, je n’ai pas eu une éducation aussi élevée que la plupart des gens de cette cour. J’ignore tout du latin, comment voulez vous que je sois coupable de la rédaction d’un tel texte ? », lança Lavinia. Elle avait presque craché le nom Seymour. «  Mais il est évident que vous ne réfléchissiez pas à ce genre choses, vous n’êtes pas encore assez raisonné pour cela, vous n’êtes encore qu’un garçon de…quel âge pouvez vous bien avoir….quatorze ans ? Je ne vous donnerais pas plus en tout cas. Des responsabilités pèsent déjà sur vos épaules concernant votre famille, concentrez vous sur leur compréhension plutôt que de vous mêler de choses qui échappent à votre jeune âge par simple désir d’être écouté par une assemblée curieuse. M’accuser d’être responsable de l’absence d’héritier anglais et tellement puéril… », dit Lavinia, lâchant un léger rictus. « Vous vous ridiculisez... »

Des hommes vêtus de rouge s'étaient frayés un chemin jusqu'au centre de l'attroupement, où se trouvait donc Lavinia et Rosalie qui portait son fils, ainsi que la duchesse française, la duchesse espagnole, Joane Morangier, James Stuart, Katherine Grey ou encore Edward Seymour. Lavinia ne s'inquiétait pas, ils devaient avoir été prévenu de la circulation de pamphlets...Mais si vite ? Comment ? Quelqu'un devait avoir été les informer, parmi tout les curieux.

Celui qui semblait commander les deux autres hommes semblait sur le point de dire quelque chose de grave. Lavinia reconnaissait cet air là. Philippe avait eu le même regard lorsqu'il lui avait annoncé partir pour les Pays Bas Espagnols. Étonnement, aucun des trois hommes ne semblaient être là pour les pamphlets.

« Arrêtez la comtesse. »

Le cœur de Lavinia manqua un battement alors que les deux autres soldats se dirigeait vers elle.
*
- Le deuxième tour est lancé, cependant pour le bon déroulement de l’événement ; il y a ici un ordre de passage ; vous devez attendre la réponse de Dom avant de répondre. Il doit répondre après moi, mais vous pouvez répondre dans n'importe quel ordre à sa suite. Merci de votre compréhension -


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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Lun 3 Oct - 11:49
La journée s'était déroulée sans trop d' encombres depuis le levé du soleil. J'étais un peu distrait car mes pensées étaient toujours du côté d'Anne. Je passais de plus en plus de temps avec elle et les jours sans elle me semblaient plus long que d'habitude. Le travail m'aidait donc à faire la part des choses même si ce dernier était compliqué du fait de ma nature mais je ne comptais pas arrêter là. Je n'en avais pas le droit de toute manière.

Nous étions en ronde autour de la ville lorsque un événement sembla attiré l'attention des habitants. Quelque chose se passait. On nous indiqua rapidement ce qu'il se passait. C'est le genre de choses que je redoutais particulièrement, bien que je savais que cela arriverait. J'avançais avec les autres vers l'attroupement. Je connaissais ses personnes de vue. J'ai tourné la tête vers mon supérieur qui me demandait d'arrêté la comtesse. J'ai acquiescé bien que cela ne m'enchante guère d'arrêter une protestante. J'ai avancé vers la dame avec un poids énorme dans le cœur et pourtant je ne pouvais rien montré. Je devais agir comme les autres fois, comme si tout ça n'avait aucune importance alors que ça en a énormément pour moi. En arrivant vers elle je lui dit :

« Madame la comtesse je vous arrête pour trahison envers la couronne d'Angleterre.»


Tout ça ne me plaît pas beaucoup. Je dois pourtant faire mon devoir, tant que je le peux. Je reste donc droit et j'ai parlé d'une voix grave masquant tous mes autres sentiments que je ne dois absolument pas montrer. C'est toujours ainsi, nous avons appris à ne pas nous étendre et c'est une chance. J'imagine déjà le pire. Tout ceci ne fait qu’accroître mon aversion pour celle que je sers. Si j'avais le pouvoir de changer les choses … mais je ne suis qu'un simple garde. Je ne peux pas faire grand chose pour le moment. Je sens les regards sur nous. Je sens la colère chez certains et la satisfaction chez d'autres. J'imagine aussi ce que Lady Tyburn doit ressentir. Je n'imaginais pas qu'elle puisse avoir quelque chose à voir dans cette histoire. Mon cœur est partagé entre indignation et devoir. Parfois je me dis que j'aurais du choisir un autre métier, mais c'était ma voix. Depuis ma naissance. Mon destin était d'être garde royal comme mon père avant moi et comme mon fils le sera. Je dois faire ce qu'on me demande même si cela est contre mes pensées.
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Lun 3 Oct - 20:02


La cour anglaise & Joane
   Répondre au feu par la plume

C
'était fâcheux, qui donc avait pus laisser ses pamphlets ici, nous avions comme mission de les distribuer discrètement, un simple coup d'oeil vers James Stuart me fit comprendre que le Lord écossais n'y était pour rien, c'était là une bien mauvaise plaisanterie qui pourrais s'avérer bien dangereuse. De plus plusieurs personne étaient déjà là et d'autres approchaient. Lady Tyburn me fit comprendre qu'il me fallait m'en aller, certes c'était une idée mais comment sans éveiller les soupçons ? De plus Georgiana était ravie d'avoir retrouver sa marraine le Duchesse De LaCroix. Non je ne pouvais pas m'en aller sans que des mauvaises langues pestent sur mon dos. Je m'approchai de James Stuart, qui s'était montré fort courtois lors du petit malentendu durant la réunion protestante, l'air de rien cela me donnais un peu de courage, nous étions bien mal emmanché, moi plus que lui bien entendu c'était une étranger et fils du roi d'Ecosse la reine Mary ne pourrait pas le faire arrêter, au pire exilé mais pas davantage.

« Il est vrai que tu es bien entourée mais il se trouve que la duchesse De LaCroix est la marraine de ma fille et je crains de ne plus pouvoir les séparer. »

En cela je ne mentais point mais il est vrai que j'aurais préféré être ailleurs. Quelle idée m'avait pris de m'approcher de cet attroupement ? Au même instant la duchesse de Malaga arriva. Je lui souris alors que la jeune femme se présentais à James. Il tiqua cependant lorsque l'homme qui l'accompagnait se donna la peine de préciser qu'elle était duchesse, cela me fit sourire intérieurement.

« Lady d'Altafuente, oui en effet ce sont ses maudits papiers qui nous ont fait nous réunir n'est pas stupide ? Il est vrai que je me suis éloignée un peu de la vie mondaine pour élever ma fille Georgiana mais je me porte à merveille et vous-même ? »

Précisais-je en tournais la tête pour lui montrer mon bébé dans les bras de la jeune française. Peu après un homme que je ne connais que de nom approcha, Seymour, Edward Seymour, le neveu de feu Jane Seymour, reine d'Angleterre. Il se montra plutôt froid envers James Stuart n'eus que du mépris pour nous autre et fût des plus cruel avec mon ami Lavinia, mais je ne préférai ne point intervenir. Lavinia avait plus d'un tour dans son sac, je le savais. Du coup je fut soulagée de voir ma douce Katherine, une jolie jeune femme, la plus adorable que je connaisse en la voyant je m'approchai d'elle en souriant et oubliai les convenances et la pris dans mes bras tendrement.

« Oh Katherine, non la comtesse y est pour rien j'en suis certaine cependant j'ignore qui à bien pu écrire de telle atrocité sur la reine et son époux » Mentis-je « Je suis ravie de voir tu es ravissante aujourd'hui »

Ajoutais-je afin que tout ne tourne pas autours de ses affreux pamphlets. Cependant les choses s'envenimèrent à la venue de Dom Keenegan que je connaissais avant que je ne sois comtesse. Mon coeur se mis à battre plus fort et lorsque je l'entendis donner l'ordre de se saisir de la comtesse je pris la main de Katherine, terrifiée et cela se voyait dans mes yeux. Non il ne pouvait pas m'arrêter, je n'avais rien fait ! Il n'y a aucune preuve ! Pourtant ce n'est pas moi dont on se saisi, mais Lavinia. Je suis tellement sous le choc que je reste murée dans le silence. Je desserrai la main de Katherine, respirant à nouveau plus calmement. J'avais honte d'être soulagée alors que mon amie se faisait arrêter.


WILDBIRD
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Dame de cœur
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mer 5 Oct - 18:01

Répondre au feu par la plume
Les mots possèdent un grand pouvoir; ils peuvent tout aussi bien créer un moment que le détruire

« Je l’ai simplement trouvé et lu. Je ne suis aucunement lié avec la rédaction de ce texte, mais bon nombres ici aimeraient que je le sois. »
Cela n'étonnait guère la Duchesse qu'on pense que Lavinia Tyburn était la rédactrice de ce pamphlet. Après tout, on la considérait comme la favorite du Roi Philippe.
Mais Mary en doutait...Elle ne voyait pas cette femme avoir des relations avec un homme qui ne prévoyait pas de l'épouser et...Bien qu'elle n'appréciait pas ce roi étranger, elle devait bien s'accorder qu'il avait l'air d'être loyal en un serment signé devant Dieu. Soit, en plus clair, qu'il ne tromperait jamais sa femme.

« Madame la Duchesse, Madame » Mary lui rendit son salut dans un "Laird Stuart, ravie de vous revoir" Son arrivée et celle du fils illégitime du roi Jacques V d'Ecosse eurent la qualité d'arrêter ces gloussements de dinde qui harcelaient ses pauvres oreilles. « Ne croyez vous point l'importuner deux nobles dame à la cour de la reine n'est pas un crime, si j'étais vous peut importe ce que la jeune Lady lisait ou ne lisait pas cela ne vous concerne en rien je vous conseille donc de vaquer a vos occupation immédiatement et de laisser ses dames en paix » Mary réprima un soupir et un roulage de yeux. Au ton qu'employait cet homme, on pouvait deviner qu'il avait l'air de se dire que deux demoiselles ici présentes n'étaient que des proies faciles incapables de se défendre.
Mary avait beaucoup de mal avec ce genre d'homme. Elle était une duchesse et célibataire. Plus encore, elle était une noble qui l'était que grâce à son père et son frère qui un lui avait donné la vie et l'autre lui avait rendu ce qui lui revenait de droit. Elle avait du faire ses preuves plus que n'importe qui...Et savait se défendre elle-même! Ceci dit, elle laissa cette frustration dans un coin de son cœur pour le moment et rendu son sourire à l'écossais.

Bientôt, ils furent rejoints par une jeune femme que Mary ne connaissait guère. Mais elle pouvait, sans contexte, dire que elle et Lady Tyburn semblait se connaitre. Plus encore: que la nouvelle venue était la servante de la soit-disant maîtresse du Roi! « Madame n'a rien à voir avec ces papiers » Mary se permit un petit sourire en pensant que cette jeune femme était très loyale envers son employeuse. Et...Vous êtes, Mademoiselle?
« Mesdames, Monsieur Stuart ... »
Son sourire s'éclaira encore plus quand elle reconnu la voix de Joane Morangier. Cette dernière portait sa fille: Georgiana, qui était la filleule de la Duchesse. Elle se souvenait de ce jour où, il y a un an, elle avait aidé son amie à accoucher Joane... Le regard presque effaré de Joane sur la pile de pamphlet sur le banc de pierre attira vite son attention...Qu'est ce que...? Bien sur, elle savait que Joane était protestante et le cachait tout en la protégeant. Mais elle savait que Joane ne se mettrait jamais en danger. Contrairement à son défunt mari, Jaime Barrow, elle faisait passer la sécurité de sa famille avant les idéaux protestants.Elle vit son amie échanger un regard avec James...C'est deux-là étaient au courant de quelque chose. « Oui ma douce... » Joane se tourna vers elle « Mary, je suis ravie de vous voir mais je crois bien que quelqu'un l'est davantage »
Mary sourit et tendu les bras vers sa filleule qui échappa aux bras de sa mère pour atterrir dans les siens: Mon rayon de soleil... Comment vas-tu aujourd'hui? en même temps que de soutenir la petite dans ses bras, elle questionna Joane du regard. Elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance....Non...?

Elle câlina sa filleule tandis que Joane et Lavinia entraient en grande conversation. Elena d'Altafuente rejoint leur groupe. Cette dernière, demoiselle de compagnie de la Reine, revenait d'un long voyage en Espagne où elle avait pris la succession de feu son père. Concentrée et sur sa filleule et sur ce qui se passait, elle sursauta quand elle entendu quelqu'un dire: « Que vois-je ? Des calomnies envers notre reine et vous qui cherchez à défendre cette femme. Enfin cela ne m’étonne guère d’un Ecossais ennemi de notre couronne. Après tout, ils feraient n’importe quoi pour mettre leur reine française sur notre trône. Regardez cette femme, portant les plus beaux bijoux que le roi lui a offert et se prenant pour une reine. Tout ceci arrange bien ses affaires. Rappelons-nous que sous le règne du roi Henry VIII, Anne Boleyn se plaisait à humilier la reine Katherine d’Aragon. Cette femme fait la même chose, rêvant de pouvoir conquérir la couronne grâce à sa beauté, mais ne soyez pas sous le charme de ce joli minois, tout le monde sait qu’elle cache bien son jeu et cela depuis toujours. Son mari meurt étrangement, notre reine n’a pas donné de fils à son époux. Dites-moi madame, ne cherchez-vous pas avec ces papiers à tourmenter notre souveraine. » et cet homme, Edward Seymour (si elle se souvenait bien), lança le bout de papier chiffonner sur la Comtesse douairière de Westmorland.
La moutarde lui monta soudain au nez, détestant la violence faîte aux femmes et dit, bien que la principale victime se défendit toute seule: vous n'avez pas honte de vous comporter ainsi devant des enfants? dit-elle en désignant Georgiana et le fils de Lavinia Tyburn. Et ce n'est pas un peu facile d'accuser les gens sans preuve?

En théorie, elle ne risquait rien. Elle était arrivée en Angleterre à la suite d'un séjour au couvent qui s'était vu précédé par une tentative d'assassinat. Elle était donc sur cette île en exil pour sa protection demandée à la couronne anglaise. La famille royale en place avait fait serment avec celle de son pays natale pour qu'elle soit sous asile politique.
L'arrêter ou la tuer ne ferait que déclencher une guerre. Jamais elle ne se ferait emprisonnée...Du moins...En théorie!

Une nouvelle venue, Katherine Grey: sœur de la précédente souveraine, Jane Grey, se présenta au groupe. Elle la salua d'un signe de tête.



Un autre groupe les rejoint et Mary reconnu en eux les gardes royaux. « Madame la comtesse je vous arrête pour trahison envers la couronne d'Angleterre.»
Mary senti son souffle se couper. Quoi?! Heureusement, elle reprit ses esprits. Un instant, elle cru qu'il s'agissait de Joane mais les gardes se saisir de Lavinia à la place.
Mary jeta un œil à Joane et elle se racla la gorge:
Messieurs...Il sera mal avisé de procéder à une arrestation devant ces deux jeunes âmes! Permettez donc à moi, à la Comtesse Morangier et à Miss Woodley de prendre congé avec la Jeune Comtesse Georgiana et le Comte de Westmorland, avant de faire votre travail...Je vous prie! dit-elle avec tout le calme possible.

La reconnaissant et n'ayant pas vu les enfants plus tôt, les gardes furent désarçonnés. Mais, une fois leurs esprits retrouvés, ils répondirent à l'affirmative. Mary les remercia d'un signe de tête avant de faire signe à Joane et Rosalie de la suivre. Elle avait deviné que Joane préférait être ailleurs...Elle n'aurait pas trop de mal à la faire venir. Mais Rosalie Woodley...Elle voudrait certainement rester avec sa maîtresse. Discrètement, elle lui chuchota: Lord Nicholas a besoin de vous

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De Rosea Westmorland
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Dim 9 Oct - 23:42
La jeune servante avait regardé la foule s'amasser autour de Lady lavinia Tyburn. Ses yeux clairs s'étaient arrêtés sur chacune des nouvelles personnes. Elle en reconnaissait certaine et d'autre lui restait inconnu. Mais la jeune femme ne se désespérait pas. Il y avait forcément une explication à tout ceci. D'ailleurs, elle n'avait pas hésité à prendre la défense de sa maîtresse et bienfaitrice Lavinia. Cette dernière lui intima d'ailleurs de ne rien ajouter de plus. Selon la Comtesse de Westmorland, elles n’avaient rien à se reprocher. Et c'était la stricte vérité. Ni Lavinia Tyburn, ni même la jeune Rosalie Woodley étaient responsables de l'écriture de ces pamphlets odieux envers et contre la reine Mary Tudor. Rosalie baissa humblement la tête. « Veuillez m'excuser, Madame. » fit-elle simplement avant de se concentrer sur le petit Nicholas. Et puis la duchesse De LaCroix intervint à son tour. Elle regarda Rosalie et lui demanda qui elle était. « Rosalie Wodley, Madame. Je suis au service de Lady Tyburn. » répondit-elle fièrement. Ce n'était pas de l'arrogance. Mais Rosalie était réellement heureuse de servir la Comtesse.

Finalement, Rosalie se détendit un peu lorsque parmi les nouveaux arrivants, une crinière blonde se démarqua. Joane Morangier, la mère d'Oliver. Cette dernière salua la servante en souriant. Rosalie inclina la tête un large sourire sur les lèvres. « Madame, je suis heureuse de vous voir ici. » avait-elle dit alors. Et puis tout alla très vite, trop vite. Deux espagnoles firent leur apparition, une duchesse et un homme qui l'accompagnait. Le noble et connu Edward Seymour arriva aussi en accablant de tout son venin la maîtresse de Rosalie. La Brune dévisagea un court instant l'homme portant des accusations terrible sur celle qui l'avait sauvée d'une vie de prostitution. Elle n'avait rien contre les prostituée, elle savait que sa sœur de cœur l'avait été. Mais, elle, ne s'était jamais vu dans ce métier. Puis l'arrivée de Lord Seymour fut suivit de celle de deux jeunes femmes dont l'une semblait connaître Joane. Rosalie la regarda fixement et finit par se dire qu'elle devait être une jeune femme très bien pour que Joane lui parle ainsi. La jeune servante avait un peu discuté avec la mère de l'homme qui faisait battre son cœur en secret. Elle avait appris la connaître un peu et elle savait qu'elle pouvait avoir confiance en les personnes qui était proche de celle qui était maintenant appelée, Lady Morangier.

Mais la peite conversation houleuse fut interrompu par l'arrivée d'un groupe de gardes royale. Rosalie recula d'un pas, par réflexe. Elle fixa sur regard sur sa maîtresse. Roslaie Woodley cru que ses jambes se dérobaient sous elle lorsque l'un d'en eux déclara qu'ils étaient ici pour arrêter Lainia Tyburn pour... trahison. Trahison, le mot tomba comme un couperet. Rosalie ne pouvait le croire. Ses lèvres se mirent à bouger en silence. Aucun son n'était capable d'en sortir sans mourir dans l'air au moment où il franchissait la barrière invisible de sa bouche. Rosalie dévisagea Lady De LaCroix lorsque cette dernière demanda à ce qu'elle se retire, elle, ainsi que la Comtesse Morangier et les enfants. Naturellement, la Brune resta clouée sur place. Elle ne pouvait pas croire qu'on venait arrêter Lavinia Tyburn. Instinctivement, ses mains se resserrèrent sur le corps de Nicholas. Mais elle était bien incapable de bouger ou même de laisser sa maîtresse en proie à ses hommes. Mais Mary De LaCroix se rapprocha discrètement d'elle et lui souffla quelques mots. « Vous avez raison, Madame. Mais ne puis-je donc n'être d'aucune utilité pour Madame la comtesse ? » demanda Rosalie à voix basse tout en commençant à se reculer. Les gardes avaient accepté, Dieu soit loué. Rosalie lança un regard à Lavinia lui assurant qu'elle prendrait soin de son fils.
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Les Etrangers
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Lun 10 Oct - 17:45


La cour anglaise & James
   Répondre au feu par la plume

J
e ne considérais point Lady Tyburn et Lady De LaCroix comme de faible femmes elle n'en avait nullement l'air, cependant tel un coq il m'est difficile de me retenir de pavaner dans le poulailler, la jeunesse passe, d'ici quelques années plus aucune dame ne me regardera alors j'aimais profité tant que je le pouvais encore. Une jeune demoiselle approcha elle semblait être très dévouée à Lavinia Tyburn, j'en déduit donc qu'elle devait être sa servante. Je la saluais comme j'avais salué les deux autres dame avec un sourire charmeur accroché aux lèvres.

« Oh vraiment, Madame, je m'en veux de ne pas m'en souvenir avec exactitude, cela dit il est vrai que votre menton ne m'était pas inconnu. »

C'était un peu gênant je dois dire, je ne me souviens pas avoir rencontrer Lady Tyburn en Ecosse, par contre il est vrai que le bas de son visage est son cou ne m'était pas inconnu mais je n'arrivais point à me souvenir les circonstances de notre rencontre, c'est tout de même fou, moi qui n'oublie jamais un beau visage, comment aurais-je pu oublié celui de Lavinia. Une dame accompagné de son chien de garde, je n'ai pas d'autre mot arriva ensuite, son fort accent la trahissait, elle était espagnol, je n'aime pas les espagnols en règle générale sauf les femmes espagnoles, celle-ci sont des plus ravissantes.

« Lady D'Altafuente, quel plaisir de vous connaitre » Son chien de garde me fusilla du regard alors que je me penchais en avant pour embrasser sa douce main. Il précisa alors qu'elle était la DUCHESSE DE MALAGA. « Madame la Duchesse, James Stuart fils légitime de James V d'Ecosse » Lui répondis-je en lui jetant un regard en biais avant de me concentré de nouveau sur Elena. Enfin cela jusqu'à ce que le petit Seymour, fils à maman n'arrive pour gâcher la fête.

« Seymour ! Rendez-vous donc en Ecosse et constatez par vous-même que la France n'a plus d'ami là-bas et que bon nombre d'Ecossais préférerais mourir que de voir la française accéder au trône mais pour savoir cela, il faudrais que vous lâchiez le sein de votre mère et que vous deveniez un homme »

Théoriquement les Seymour, surtout Anne Stanhope, et du coup ses enfants je le présume, sont protestants cela devrait nous rapprocher, et bien absolument par car les Seymour n'aiment rien ni personne en dehors des Seymour. Cet homme n'est donc ni un soutien ni un ami de l'Ecosse. Il n'y a donc aucune raison pour que je sois sympathique avec lui ce d'autant que pour une fois l'écossais n'a pas commencé et il y a des témoins. Tout le monde le sait, les écossais sont les premiers à entrer dans la bagarre, nous aimons nous battre, les mots sont fait pour séduire pas pour se battre, si bien que si Seymour le souhaite je suis prêt à en venir aux mains pour défendre mon honneur et celui de l'Ecosse.

Cependant mon envie de bagarre fut étouffée dans l'oeuf avec l'arrivée des gardes de la vieille Reine. Joane me lança alors un regard paniqué pauvre petite fleur, mais il n'y avait aucune raison qu'elle se fasse arrêter, elle n'avait rien fait, pas encore en tout cas. Mais afin que personne ne puisse se douter de nos éventuels liens je rompis le contacte visuel, observant les gardes qui s'emparaient de Lavinia Tyburn et à ce moment je ne pus cacher ma surprise.

« Enfin Messieurs n'y a-t-il point là une erreur ? Lady Tyburn n'est là qu'une victime se trouvant simplement au mauvais endroit au mauvais moment. Quels sont les chefs d'accusation porté contre elle ? »


M'exclamais-je en m'avançant vers l'homme qui venais de donner cet ordre stupide.

WILDBIRD




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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Sam 15 Oct - 23:06

Répondre au feu par la plume

Elena se tenait là, aux côtés des autres membres du petit groupe. Et lorsqu'elle se présenta, Gabriel ne manqua pas de rappeler à tous son nouveau titre de Duchesse. Chose qui froissa passablement la jeune femme. Et manifestement, elle ne fut pas la seule. Le jeune homme à leur côté lui répondit et, comme pour marquer sa supériorité, il annonça presque fièrement son appartenance à la lignée des Stuart. James Stuart, le fils légitime de James V d’Écosse, feu le roi, devait-il plutôt dire. Un Écossais de plus, voilà ce qu'elle pensa tout en inclinant respectueusement la tête en guise de salutation. Si l'Espagne de Charles V n'appréciait guère l’Écosse de la Régente, c'était avant tout parce que cette dernière avait fiancé sa fille, Marie Stuart au Dauphin de France. Et si Elena garda un sourire accroché à ses lèvres, son compagnon se raidi en entendant la titulature du jeune homme. « Altesse, dois-je dire alors. » fit Elena en souriant.

La Duchesse de Malaga venait tout juste d'arriver que déjà elle était suivit par deux autres personnes et non des moindres. La première à venir à leur hauteur fut un jeune garçon de quinze ans tout au plus et c'était nul autre que Edward Seymour, le fils d'Anne Stanhope. Lady Anne Stanhope, Elena s'en méfiait beaucoup. Elle n'avait jamais compris pourquoi la reine la gardait à ses côtés. Et il fallait dire que l'Anglaise répondait bien à la méfiance de l'Espagnole. Alors son fils, Elena ne put que le regarder en gardant une certaine distance envers lui. Surtout lorsqu'il se mit à divaguer largement sur le comportement de Lady Lavinia Tyburn. Cette dernière avait d'ailleurs répondu positivement à la remarque de l'Espagnole. Elle était encore sujette à des accusations infondées et la duchesse trouvait cela dès plus déplacée. Sans compter que la Comtesse avait raison. Ces personnes accusaient sans vraiment le dire, puisqu'elle ne pouvait croire qu'il ne se rendait pas compte de leur acte, le roi consort d'Angleterre et héritier de la couronne d'Espagne, Philippe de Habsbourg. Surtout que la jeune sœur du roi, Jeanne de Habsbourg se trouvait encore en territoire Anglais. « Je le crains Madame. Mais soyez certaine que le roi ainsi que la reine en seront informés. On ne saurait tolérer pareil propos. Sa Majesté est un homme fidèle et se prendre d'amitié pour une autre femme n'est point criminel. » ajouta une Elena dès plus froissée par la situation.

Puis arriva Lady Katherine Grey. Elle avait sensiblement le même âge que Lord Seymour. La jeune blonde s'empressa de converser avec la Comtesse de Morangier. Elle avait une certaine grâce. Elena en savait peu sur elle. Mais elle savait que la reine Mary l'appréciait énormément et cela suffisait à la faire rentrer en grâce auprès de la Duchesse andalouse et Dame de compagnie de la reine. Et si la Comtesse de Morangier semblait bien connaître la jeune Katherine, elle avait tout de même pris soin de répondre à Elena. Ainsi la comtesse se portait bien. Elena d'Altafuente en fut ravie. Elle pouvait tout à fait comprendre le geste de la Comtesse. Élever un enfant au milieu dune cour n'était point recommander. Il leur fallait du calme et de la sérénité. « Votre fille est magnifique, Madame. » répondit Elena en souriant. Dire qu'elle aimait les enfants était peu dire. Et si elle avait pu déjà avoir un enfant, alors elle aurait été une femme comblée. Mais le destin en avait voulu autrement et à 25 ans passé, elle n'avait toujours point enfanté.

Ses rêveries et réflexions furent ininterrompues par l'arrivée d'homme vêtue de rouge qu'Elena identifia sans mal. Les hommes de la garde royale, entre autre. Que venaient-il faire ici. Serait-ce donc l'agitation provoquer par les pamphlets qui les avaient attiré comme des mouches ? Quoi qu'il en fut, Gabriel de Mendoza se saisit de la main de la Duchesse espagnole et lui intima de se retirer au plus vite. Point de scandale, surtout point de scandale qui pourrait entacher la réputation de l’Espagnole. Mais Elena n'était point femme à se laisser faire. Elle se dégagea doucement et l'invita à prendre congé, ce que l'homme fit. Les hommes s'approchèrent et annoncèrent la raison de leur venue. Ils était là pour la Comtesse de Westmorland. Elena écarquilla les yeux. Impossible, c'était impossible et impensable. Lavinia Tyburn n'avait rien fait. Il n'y avait rien qui justifiait un tel acte. La Duchesse de Lyon intervint pour demander à ce que la Comtesse de Morangier ainsi que sa fille et le petit Nicholas soit parti avant que les hommes ne fassent ce qu'ils avaient à faire. Après concertation, ils finirent par accepter. James Stuart demanda lui quelles étaient les accusations portées envers la comtesse.

Elena s'approcha des gardes. « Elena d'Altafuente, dame de compagnie de Sa Majesté la reine. Pouvez-vous répondre àla question de Lord James Stuart et nous dire exactement de quoi la comtesse de Westmorland est accusée. Je peux vous affirmer que la Comtesse est une femme honnête. » ajouta la Duchesse de Malaga avant même que les gardes ait pu réellement répondre à Lord Stuart. Si Elena se méfiait des Écossais, elle n'avait rien contre la Comtesse. Elle l'avait trouvait d'ailleurs bien discrète et une femme tout à fait charmante. Elle avait même entrepris de plaider la cause d'Alvaro auprès de la jeune femme. L'homme lui avait un temps couru après mais depuis cette époque, ils étaient devenus de bon ami et Elena serait plus que ravie si Lavinia Tyburn succombait aux charmes de son compatriote espagnol.

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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Ven 4 Nov - 11:05
La situation était tendue. Je voyais le regard des uns et des autres. Pour certains j'étais la peste et pour d'autres j'étais le remède. Je ne me sens guère apprécié dans ce rôle, mais ça n'a jamais été pour ça que j'ai voulu devenir garde. J'ai suivi la trace de mon père. Je sers pour l'Angleterre. Je suis forcé de servir la reine, même si je suis contre ses idées et visiblement il n'y a pas que moi qui joue double jeu. Je reconnais quelques personnes qui étaient aux conseils de la reine en mars. La duchesse de Malaga par exemple. Je ne sais pas quoi penser de tout ça et je suppose que je ne suis pas le seul. J'aurais tellement aimé pouvoir refuser d'arrêter la comtesse de Westmorland mais c'est ma place que je joue et je dois tenir mon rôle. Qui sait peut-être qu'un jour les protestants seraient ravis d'avoir un pion dans leur jeu. Je ne suis que ça au fond. J'ai remarqué le visage de Lady de Morangier lorsque j'ai lancé mon accusassions. Elle semble étonnée et inquiète comme beaucoup d'autres demoiselle. Je suppose que la terreur que fait régner la reine y est pour quelque chose. Je n'y prête donc pas plus attention et j'espère que ces dames me pardonneront un jour. Ça ne doit pas être facile de voir son amie arrêter. Je suppose que c'est également pour cela que d'autres font sentir leur mécontentement.

La duchesse de Lyon est très protectrice aussi, ce que je comprends parfaitement. J'aimerais aussi qu'ils comprennent ma position, mais je ne suis pas là pour ça. Ils ne comprennent pas que je ne fais que ce qu'on m'a demandé. Pourtant je devrais bien leur répondre, puisque d'autres personnes me posent la même question que la duchesse de Lyon. Quelles sont les preuves. On me tends les papiers en question. Je les regarde tous et fini par dire:

« Nous n'accusons pas les gens sans preuves et les preuves sont dans mes mains. Ces papiers que lisaient Lady de Westmorland, ils sont une preuve irréfutable. De tels propos sont inacceptables.»

Je ne devais mentir et ça me coûtais, mais je ne tenais pas à me faire arrêter à mon tour. Je me suis dirigé vers Lady d'Afluente et lui ai murmuré :

« N'étiez-vous pas au conseil de la reine le mois dernier? Comment pouvez-vous soutenir une femme qui vient de trahir la reine? »

Je me retire et attends d'autres ordres. Je dois les bercer d'illusions et c'est ce que je viens de faire auprès de Lady d'Afluente, je ne suis pas très fier mais au moins elle croira vraiment que je soutiens la reine et je n'aurais ainsi donc pas d'ennuis, du moins pour le moment.
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Dim 6 Nov - 12:56
Tous ∞ Edward


Il regardait la catin Habsbourg et appréciait plus que jamais de la voir en si mauvaise posture. C’était du pain béni de la découvrir avec des pamphlets contre la reine, à coup sûr la Tyburn serait arrêtée et elle terminerait ses jours à la Tour de Londres. C’était sa mère, Anne Stanhope qui serait heureuse d’apprendre la nouvelle et le récit de la bouche de son fils. Auprès des Seymour, Lavinia Tyburn avait une mauvaise réputation, encore plus depuis le jour où elle s’est mise à entrer en secret dans les appartements du roi consort. Edward riait intérieurement et il en profita pour enfoncer un peu plus l jeune femme alors que beaucoup autour d’elle étaient en train de la défendre.
La catin fut la première à répondre à ses propos, elle avait les dents acérées, comme toutes les sorcières en son genre. Elle se défendit en disant que jamais elle ne trahirait la reine. Mensonge, alors que depuis l’arrivée du roi, elle le voyait dans ses appartements et elle avait obtenu de nombreux avantages de sa part. Quelle pitoyable petite personne, elle mériterait le buché ou la pendaison. Elle accusa ensuite les Seymour d’appartenir à la Réforme. Elle n’avait pas tort, lui-même n’avait jamais oublié les préceptes de son père et des théoriciens, mais elle n’avait aucune preuve contre lui et sa famille. Elle fut grossière, elle remit en cause son âge et sa sagesse.
Edward furieux, fit un pas vers elle, son poing contre sa jambe était serré, il voulait la frapper, c’était tout ce qu’elle méritait, mais il se retient de le faire. Il se reprit et lui répondit sur un ton froid, mais calme.

« Je n’ai guère besoin de tout cela pour être écouté par une assemblée, lady Tyburn, je suis un Seymour. Mais je pourrais en dire tout autant de vous. Une inconnue qui a su séduire un noble, qui l’a épousé, s’est fait engrosser et l’a fait mourir ensuite. Puis, vous voilà auprès de notre roi consort, à obtenir des avantages, à prendre les titres de votre belle-mère, dont la noblesse n’est plus à prouver. Vos origines sont obscures, personne ne sait qui vous êtes et pourtant vous voilà là, à parader comme une reine. Vous pouvez très bien faire semblant de ne pas comprendre le latin, après tout, vous êtes une menteuse née, vous mentez chaque jour à notre reine, vous lui causez sa peine en entretenant des relations inappropriées avec le roi et vous paradez telle une reine avec les bijoux et parures que le roi vous a offert. Si vous n’êtes point coupable de ce texte, vous êtes coupable de luxure et d’orgueil et ça, seul Dieu pourra vous en juger lors de votre Jugement Dernier. » Il recula de plusieurs pas, voulant s’éloigner de cette vipère, cette catin qui serait capable de faire tomber le plus honnête des hommes. Cela avait été Nicholas Tyburn, le prochain serait le roi et qui d’autre viendrait après ? Il se tourna ensuite vers madame De LaCroix qui venait de lui demander s’il avait honte de son comportement. « Pourquoi aurais-je honte de dire la vérité madame ? Ne vous bercez pas d’illusion, le jour où le roi viendra vous prendre vos terres pour les offrir à cette femme, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer. » Il regarda la bâtarde avec provocation et posa un regard sur Katherine Grey qui semblait être déçue de son comportement. Pauvre Katherine, elle aussi avait été envoutée par cette femme. L’Ecossais James Stuart s’en prit également à lui, mais Edward préféra ne pas lui répondre, il ne voulait pas être la cause d’un incident diplomatique, surtout pas maintenant.

Après son discours, un homme de la garde s’approcha de la comtesse, cette voleuse de titre et de noblesse et annonça son arrestation. Un sourire illumina le visage d’Edward, heureux de voir cette femme en si mauvaise posture. Bien sûr, certains cherchèrent à la défendre à la protéger, mais l’homme n’en démordit pas, il accusa même l’une des suivantes de la reine de la trahir pour défendre la catin. Il s’approcha de Katherine Grey et posa sa main d’un geste protecteur sur le bras de la jeune femme.
« Ma lady, vous ne devriez pas être ici, je crains que tout ceci ne ravive de mauvais souvenir pour vous. Je m’excuse auprès de vous, de l’agitation que j’ai causé, mais la vérité est là, cette femme trahie son pays et sa souveraine en tout point. »
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Dim 6 Nov - 15:40


La cour anglaise.
   répondre au feu par la plume

Lavinia n’écoutait déjà plus quand les mots exacts qui scellèrent son arrestation furent prononcés. Tout son poids était soudain bien trop lourd à porter pour ses jambes menaçant de céder et de la faire tomber à genoux. La seule chose qui pouvait expliquer une arrestation était la jalousie éventuelle de la souveraine d’Angleterre, mais non, ce n’était pas possible…Philippe ne laisserait pas une chose pareille arriver. Jamais.
La lionne écossaise était pour l’heure trop choquée pour se débattre, et quand les gardes royaux se saisirent d’elle par l’avant bras, il n’aurait fallu que quelques secondes de plus pour qu’elle s’effondre, trop faible sur le moment pour tenir debout sans aucun soutien. « Rares sont ceux qui sorte vivant de la Tour de Londres. Surtout par les temps qui courent. La reine est plus suspicieuse et intransigeante que jamais ». Lavinia se souvenait avoir prononcés ses mots lors d’une conversation avec Joane dont elle craignait l’arrestation pour trahison si celle-ci continuait à prendre des risques inconsidérés pour sa foi. Mais voilà que c’était elle qui se faisait arrêter ? C’était absurde, elle n’avait rien fait…

Lavinia suivait les réactions engendrée par son arrestation telle un fantôme, car elle ne pouvait admettre ce qui était en train de se produire. Il y avait forcément une erreur, forcément. Il fallait qu’elle écrive à Philippe. Tout de suite. Il fallait qu’elle demande à Rosalie d’écrire à Philippe.

C’est alors que la demi-soeur, née illégitime, du roi de France emmena Joane et sa fidèle servante un peu plus loin. Lavinia put lire dans le regard de sa plus proche amie qu’elle prendrait soin de son fils, mais non, elle ne pouvait pas laisser faire cela. Ce regard qui ressemblait à des adieux, son fils qui était emmené loin d’elle,…La réalité de la chose la frappa alors en plein cœur et fit ressurgir la force et la rage qu’elle gardait en elle. Elle n’était partie de rien, et elle était arrivée si haut, ce n’était pas pour tout perdre du jour au lendemain sans explications. Il en faudrait plus pour la tuer.

James Stuart et la duchesse de Malaga, malgré ce que cette ordure d’Edward Seymour avait osé lui dire ; prétendant qu’elle se verrait bientôt dépouillée de ses terres que Philippe lui céderait à elle, demandaient à connaître les raisons de son arrestation. Cela la rassura car elle avait tout de même été étonnée que Mary et Joane ne paraissent pas en être si surprise et s’éloigne comme si d’or et déjà, il n’y avait plus rien à faire pour elle.

« Nous avons reçus des ordres, nous ne faisons que les suivre.
», répondit l’un des gardes qui la tenait par le bras aux questions posées.

Le second, qu’elle avait déjà vu plusieurs fois sans pour autant le connaître, ajouta alors : « Nous n'accusons pas les gens sans preuves et les preuves sont dans mes mains. Ces papiers que lisaient Lady de Westmorland, ils sont une preuve irréfutable. De tels propos sont inacceptables.» Puis, il se dirigea vers l’espagnole du groupe et lui murmura des choses que l’accusée ne pouvait entendre.

Comme Lavinia s’était laissée arrêtée sans opposer de résistance jusque là, et qu’elle était tout de même une femme, une jeune femme, d’une certaine élégance et d’une grande beauté, les hommes en rouges n’exerçaient pas sur elle une trop forte emprise…Ce dont elle profita pour brusquement s’en échapper et foncer sur celui qui semblait être le supérieur des deux autres et qui tenaient entre ses mots l’ordre d’arrestation.

Elle avait déjà arraché le document des mains du garde avant que les deux autres hommes parviennent à l’attraper à nouveau et lui reprirent le document. Mais elle tenta désespérément de se dégager.

« J’ai le droit de savoir pourquoi je suis arrêtée ! », cria-t-elle. « Je ne demande qu’à lire cet ordre d’arrestation qui me concerne, après quoi je n’opposerais aucune résistance et je vous suivrais jusqu’à la Tour sans vous rendre votre travail plus difficile qu’il ne doit l’être. », reprit-t-elle, d’une voix plus calme. « Je ne demande qu’à savoir de quoi je suis accusée. Je ne pense pas que la reine me refuserait un tel droit… S’il vous plait. C’est la seule chose que je demande. Je ne comprends tout simplement pas ce dont on m’accuse. »

Elle regardait le supérieur des deux gardes dans les yeux. Elle pouvait entendre le petit rictus d’Edward Seymour qui se réjouissait déjà de sa chute. Mais elle se concentra uniquement sur le soldat en chef. Pourrait-il dire non à une voix si douce et un regard si profond et si suppliant ? Lavinia avait bien apprit à maîtriser son arme la plus redoutable ; sa beauté.

Le garde finit par devoir détourner le regard et il le fit en hochant la tête. On lui tendit alors le document, qu’il déroula, et en commença la lecture.

« Moi, Mary Tudor, par la grâce de dieu reine d’Angleterre, j’ordonne l’arrestation immédiate, pour trahison envers la couronne, de la comtesse… »

Le garde se tut, comprenant alors son erreur. Il avait arrêté la mauvaise personne.

« Relâchez la dame. », ordonna-t-il. Lavinia fut à nouveau libre de ses mouvements, même si elle n’en comprenait pas la raison. Étonnée, elle resta sur place quelques secondes, avant d'accourir vers le fils dont elle avait bien failli être séparée.

« Je vous présente mes plus plates excuses my lady, il y a eu erreur. L’ordre d’arrestation est en réalité pour la comtesse Joane Morangier. »

C’est alors vers le petit groupe à l'écart, composé de Mary, Rosalie et Joane que, par réflexe, se tournèrent tous les regards, si bien que le garde n’eut pas à demander qui était la comtesse en question.


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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mer 16 Nov - 0:16

Répondre au feu par la plume

Elena se tenait toujours aux côtés de la Comtesse. La Duchesse attendait la réponse du garde. Alors qu'elle croyait que le Duc s'en était allé, elle sentit une présence à ses côtés. Elle tourna la tête et l'aperçu près d'elle. Depuis quand était-il revenu ? Elle se le demandait bien ? Le Duc n'avait pourtant pas l'air de vouloir rester. Mais finalement, il sembla satisfait d'entendre la réponse tardive du garde. Les preuves étaient là. C'était les pamphlets que la Comtesse avait tenu dans ses mains et qui critiquaient ouvertement la reine. Elena en était très surprise. Non vraiment, elle ne comprenait pas e surtout ne voulait pas croire que la Comtesse était coupable de trahison. Visiblement, elle n'était pas prête elle non plus à se laisser arrêter sans avoir pu lire le chef d’accusation que tenait dans ses mains le chef des gardes.

Soudain, le garde royal qui venait de parler s'approcha d'elle. Il lui fit remarquer qu'elle avait été présente au conseil de la reine le mois dernier. Il alla même jusqu'à lui demander comment elle osait soutenir une femme qui était coupable de trahison envers la reine. Elena grimaça à cette remarque et le Duc l'obligea à soutenir son regard alors que le garde s'en retournait. Que croyait-il ? Qu'elle allait soutenir une traîtresse ? Certainement pas, mais il s'agissait de la Comtesse de Westmorland et Elena la connaissait assez pour ne pas croire à cette accusation. Les deux jeunes gens se toisaient et restaient pourtant silencieux. Au milieu des jardins, un combat sourd se jouait. Elena n'avait point l'intention de baisser les yeux et de cesser de soutenir le regard du Duc. Elle était Duchesse de Malaga et elle n'avait point à se sentir de statut inférieur au Duc. Le combat se poursuivait et il ne cessa que lorsque le garde commença la lecture de l'ordre d'arrestation. Les deux espagnols se tournèrent vers lui et les yeux foncés de la Duchesse et le fixèrent. Finalement, la vérité éclata.

C'était une erreur, une simple erreur. L'ordre n'était pas pour la Comtesse de Westmorland. Elena laissa s'échapper un petit soupire qu'elle réprima lorsque le nom de l'accuser tomba. Joane de Morangier. Elle venait de lui parler, se demandant si tout allait bien. La jeune femme était nouvelle dans les rangs des nobles, mais Elena n'avait point à la juger. Et puis elle avait une magnifique petite fille, chose que la duchesse espagnole et dame d'honneur de la reine n'avait point. Lady d'Altafuente eut un pincement au cœur. Si les accusations étaient bien fondées, elle savait ce qui attendait la Comtesse et Dieu seul savait ô combien elle n'aimait pas y assister. Elle se rapprocha finalement de Lady Tyburn. « Voilà l'explication de tout ceci. Ce n'était qu'un malentendu rien de plus. » Elle sourit à la jeune femme et alla voir le garde qui lui avait parlé plus tôt. « J'étais bien au conseil, monsieur. Mais sachez que j'ose effectivement soutenir Lady Tyburn puisque je le connais. Je sais par ailleurs qu'avec tous les racontars à son sujet, avoir en sa possession et de façon aussi visible des pamphlets contre la reine serait suicidaire de sa part. » souffla-t-elle en réponse à son étonnement.

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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Sam 26 Nov - 18:41
Trop à l'écart, la jeune Rosalie n'avait pas suivi tout le déroulement. Elle s'attelait à rassurer le jeune fils de la Comtesse. La Duchesse de Lyon ne lui avait pas encore répondu. Mais dans ce silence, Rosalie t avait trouvé sa réponse. Oui, elle ne pouvait rien faire de plus. Et ce n'était guère étonnant. Qu'aurait fait une simple servante. Elle n'était pas noble, elle n'avait pas le rang qu'avaient tous les autres. Et il se trouvait que la Comtesse avait des alliés à la Cour. La Duchesse de Malaga et James Stuart en faisaient parti. En revanche, les mots qui sortait de la bouche du jeune noble l'exaspérait. Que savait-il, lui de la Comtesse. Rien, mise à part ce qu'il pouvait entendre à son sujet. Alors qu'elle, elle, elle lui vouait sa vie, son âme et son cœur. Lavinia Tyburn ne pouvait trouver plus fidèle que la jeune Rosalie. La brune confiait beaucoup de chose à sa maîtresse et parfois, même si cela parait étrange pour la fille du peuple, Lavinia en faisait autant. Rosalie ferait tout pour sa maîtresse et cette dernière le savait. Mais à ce moment là, bien que normalement elle ne reniait pas sa naissance, elle aurait préféré naître noble. Si cela avait été le cas, elle aurait fait en sorte que le jeune noble qui affligeait la Comtesse ferme son clapet. Mais elle ne le pouvait pas elle se contenta bien malgré elle de tenir sa place.

Et puis tout s’accéléra. Ceux qui soutenaient la Comtesse cherchaient à connaître les chefs d'accusation. Lavinia elle-même se défendait comme une lionne. Rosalie regarda Lady Tyburn tenir tête au gardes et exiger de lire le papier qui présentait l'ordre d'arrestation. Et ce fut à ce moment que tout bascula. Ce n’était pas elle qui devait être arrêtée. Il y avait eu erreur sur la personne et Rosalie Woodley ne sut comment réagir. Elle était à la fois heureuse de savoir que sa maîtresse n'était accusée de rien. Et en même temps, lorsque le nom de la Comtesse de Morangier sortit au grand jour, c'était comme si son monde volait en éclat. La comtesse était la mère d'Oliver, le palefrenier de Lavinia, celui qui errait dans son esprit la recherche d'une place à y tenir.

Malgré cela, Rosalie qui n'avait su autrement que tous les autres et qui avait regardé fixement Joane se ressaisit. Elle quitta le petit groupe et se dirigea lentement vers la Comtesse. « Madame, permettez-moi de vous rendre votre fils. » fit-elle en fixant Lavinia Tyburn. Un maigre sourire s'affichait sur ses lèvres elle qu'elle tendait le petit garçon vers les bras de sa mère. « Je savais bien que cela ne pouvait point être vous, Madame la Comtesse. » ajouta-elle à voix basse presque honteuse de son soulagement.



Les fleurs du mal

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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Dim 27 Nov - 15:39


La cour anglaise & Joane
   Répondre au feu par la plume

J
e n'étais pas lâche mais je savais que même si Lavinia était arrêtée ce qui n'étais pas encore fait au vu de toutes les personnes présente pour la défendre, Philippe ferait en sorte de la liberer. Qu'elle couche ou non avec le roi espagnol je n'en avais cure mon amie faisait bien ce qu'elle voulait je n'avais nul droit de la juger. Mais j'espère qu'elle comprendrait que si je partait ce n'est nullement parce que je ne la soutiens pas mais plus pour évité que mon nom soi cité dans un tell scandale. Cela me ferait une bien mauvaise réputation et je n'avais vraiment pas besoin de cela en ce moment.

« Rassurez vous Rosalie votre maitresse s'en sortira »

Avais-je murmuré à la jeune servante de Lavinia qui avait grand mal à s'éloigner de sa maitresse bien aimée. Une telle dévotion était vraiment magnifique. Lavinia était chanceuse d'avoir une jeune servante aussi prévenante. Il est vrai qu'il fallait protéger le jeune duc et ma petite comtesse également.

J'étendais Lavinia dans mon dos se défendre contre le venin d'Edward Seymour et des garde de la Reine. Elle ne se démontait pas elle étais digne, sa voix ne tremblait pas. Elle somma le chef de la garde de lui transmettre ses chefs d'accusation. Elle lisait d'une voix claire et sans hésitation. Le verdict tomba alors "La Comptesse Joane Morangier" Certain m'aurait dit de courir le plus vite que je pouvais, quitter le palais avec mon enfant et disparaitre dans Londres, prendre une charrette ou un bâteau et m'en aller loin. Loin des intrigues et de la politique. Mais au lieu de cela dans un mouvement fluide de ma crinière blonde je me retournai. tout le monde me dévisageai fixement. Georgiana était dans les bras de Mary De LaCroix. Je jetai un regard qui serai, n'en pas douter le dernier sur ma fille j'essayais d'imprimer dans mon esprit son visage dans les plus petits détails.

« Lachez moi ! »

Je me débattais un peu je ne voulais pas être amenée là-bas comme une criminelle, je ne voulais pas être emmenée du tout en fait. Je sentais la panique montez en moins alors que les garde refermèrent les fers autours de mes poignets.

« James ! Non mais lachez moi James faites quelques chose ! »

Dans l'assistance James Stuart était le seul à avoir assez de pouvoir pour arrêter cela et nous étions dans le même camp. Sauf qu'il détourna les yeux. Tout était perdu. Il ne m'aiderait pas et vu mon passé je n'avais aucune chance de sortir de la Tour en vie

« Non Arrêtez je n'ai rien fait je suis ... Aïe vous me faites mal ! »

Les gardes se montraient plus agressifs peut être parce que j'étais moins bien née que la duchesse ? Ou alors ayant honte de s'être trompé ils souhaitent en finir le plus vite possible ?

WILDBIRD
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Mer 14 Déc - 19:11

❝But a voice inside her whispered : there are no heroes❞Répondre au feu par la plume.
« Merci Joanne, je ne peux que te retourner le compliment, mais j’ai bien peur qu’en de telles circonstances, ces banalités soient à proscrire. » répondit Katherine à la comtesse de Morangier, un léger sourire d’excuse posé sur ses lèvres. Aux yeux de la jeune fille, les compliments et les embrassades revêtaient toujours un caractère de second rang face aux situations grave et celle-ci en était une. Qui qu’était la personne qui avait rédigé ces lettres, elle était coupable de trahison. Ce mot, la douce Katherine l’avait entendu bien des fois de la part de personnes qui désiraient coller une étiquette sur sa famille. Elle savait mieux que quiconque les conséquences d’un tel comportement et jamais elle ne voulait en être de nouveau la cible. La jeune fille s’évertuait donc à rester à l’écart de toutes manigances qui concernerait de près ou de loin la reine, le roi ou bien encore le royaume d’Angleterre. Elle avait assez souffert dans sa jeunesse. La leçon avait été apprise. Or, la situation s’envenima à tel point qu’un garde royal déclara haut et fort l’arrestation de la comtesse. Chose étrange qu’il ne précise pas de quelle comtesse il s’agissait, néanmoins tout le monde semblait s’accorder sur le fait que la seule à correspondre à cette description était Lavinia Tyburn. Certes, Katherine n’estimait pas particulièrement cette femme, sûrement car trop de choses les séparaient, mais elle ne l’aurait pas cru capable de trahir la couronne.

Soudain, d’autres gardes se rapprochèrent du groupe pour s’emparer de la jeune mère. Le cœur battant la chamade, Katherine ne remarqua pas la tension qui transparaissait à travers Joane ou bien mit-elle son comportement sur le compte de la peur. Après tout, n’était-elle pas elle-même terrifiée ? Est-ce que cette situation ne lui rappelait-elle pas tout simplement celle qu’elle avait vécu des années auparavant et qu’elle s’évertuait à oublier ? Sans réfléchir, elle serra alors en retour la main de son amie, ses yeux fermés, tentant en vain de faire abstraction des ennuis qui l’attendaient. Puis, après quelques secondes, la comtesse de Morangier relâcha petit à petit la pression qu’elle exerçait sur la main délicate de la jeune fille. Katherine rouvrit les yeux avec l’espoir vain que tout ceci ne soit qu’un rêve. Et, cela en eut presque l’air, lorsque le bel Edward Seymour fit un geste de réconfort à son égard. L’espace d’un instant, elle crut vraiment se retrouver dans un songe, mais ce que lui dit la ramena à la réalité. Sous le choc, elle se contenta de hocher la tête. « Oui, je … Je voudrais retourner au château. » lui demanda-t-elle dans un souffle. Toute sa fragilité transperçait dans sa voix.

Elle allait dès lors s’emparer du bras que lui tendait lord Seymour lorsque le garde, qui avait accusé quelques minutes plus tôt Lavinia, se ravisa pour le plus grand malheur de Joane. Katherine lança alors un regard à la fois surpris et désespéré à celle qui était plus qu’une mère pour elle. Sa main se crispa autour de l’avant-bras d’Edward Seymour au moment même où la comtesse commença à supplier les gardes de la relâcher. Son cœur sembla littéralement se déchirer à la vue de Joane, se débattant comme elle le pouvait, tentant en vain de fuir la sentence. Mais on ne pouvait pas fuir. Jane ne l’avait pas fait. Joane ne le pourrait pas non plus. Néanmoins, Katherine ne pouvait pas se résoudre à laisser partir cette femme qu’elle aimait et admirait. C’en était trop pour elle. Tous les êtres chers à son cœur finissaient par la quitter et elle ne pouvait définitivement plus le supporter. La jeune fille tenta alors de rejoindre celle qu’on accusait à coup sûr à tort, mais quelqu’un l’en empêcha. Sa taille était prisonnière de l’emprise d’une quelconque personne. « Non lâchez là ! Vous voyez bien que c'est une erreur ! Vous ne pouvez pas l'emmener. Ses Majestés n'accepteraient pas la condamnation d'une innocente ! » Elle avait beau crier, vociférer, supplier, rien ne changea. Alors, elle fondit en larmes dans les bras du jeune lord. Chose qu’elle n’aurait probablement jamais faite, sûrement car elle pensait ne plus avoir assez de larmes pour pleurer. Mais imaginer Joane enfermée dans une sombre cellule, comme l’avaient été son père et sa sœur avant elle, Katherine ne pouvait y faire face. Pas encore une fois.
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Ven 23 Déc - 15:38
J'ai haussé les sourcils au propos d'Edouard Seymour. Je n'aimais pas beaucoup ce qu'il disait et si ça ne tenait qu'à moi c'est plutôt lui que j'aurais arrêté. Et puis ce rebondissement que je n'attendais pas arriva. Lady Tyburn se rua sur nous demanda son ordre d’accusation. J'ai tourné les yeux vers mes camarades pour qu'ils se rendent compte qu'ils s'étaient trompés. J'ai soupiré intérieurement avant de me rendre compte que celle qu'on accusait avait une toute jeune enfant et qu'elle avait l'air aussi terrifié. Une condamnation pour une autre. C'était terrible.

J'étais perdu. Je ne savais plus qui je devais écouter. Qui étais à l'origine de ces mots? Je n'en savais pas plus que les autres au final et je détestais cette impression d'impuissance. Si seulement j'avais pu faire quelque chose. J'étais parfois perdu entre mon devoir et mon cœur. Une fois de plus aujourd'hui. Si je m'écoutais je me serais interposé entre les gardes et Lady De Morangier, comme j'aurais du le faire pour Lady Tyburn, mais ce n'était pas mon travail. J'étais là pour servir rien de plus. On me donnait des ordres et je me devais de les exécuter. Je me suis donc retenu de faire quoi que se soit qui pourrait me donner du tort. Lady Morangier c'était mise toute seule en danger. Je ne pourrais que faire en sorte que son arrestation soit plus douce.

Lady Morangier était entre les moins de mes semblables qui n'avaient aucune délicatesse. Je me suis avancé pour prendre le relais et j'ai fini par dire :

« Messieurs ... Nous ne sommes pas des brutes. Lady Morangier reste une noble et une femme qui plus est, veuillez respecter cela même si elle a pêché. »

Peut-être que j'aurais des ennuis, mais ça serait au final gratifiant pour le peuple et la noblesse de voir que la garde n'était brutale, je voulais que les choses changent. Que l'on ne nous vois pas seulement comme les méchants de l'histoire. J'ai pris la place du garde qui empoignait Lady de Morangier et j'en ai profité que les autres regardent ailleurs pour lui répondre :

« Je suis désolé. »

C'était encore une famille qui allait être brisée et ça ne pouvait plus durer.
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MessageSujet: Re: Répondre au feu par la plume ♣ avec la cour anglaise.  Ven 23 Déc - 16:06
Tous ∞ Edward


Edward avait vivement espéré que cela soit la Tyburn qui une bonne fois pour toute soit condamnée, jugée et exécutée. Il ne savait pas si elle avait commis un crime quelconque, il se moquait bien qu’elle soit coupable ou non, pour lui cette femme méritait qu’un seul sort : la mort. Jusqu’au bout il avait espéré que la catin finirait à la Tour de Londres, mais malheureusement, c’était une erreur, une grossière erreur de personne et ce fut une autre dame qui fut mise aux arrêtes. Edward ne la connaissait pas, mais il savait que c’était une parvenue, une autre pauvresse, comme la Tyburn, qui avait eu la chance d’ensorceler un noble pour pouvoir en devenir une elle aussi. Son sort n’intéressait guère le jeune Seymour, mais il voyait que Katherine Grey semblait être touchée par cette arrestation. Il avait voulu l’éloigner et elle semblait bien vouloir le suivre, jusqu’au moment où elle découvrit que c’était cette Morangier qui était en état d’arrestation. Edward s’arrêta et regarda la scène, tout en sentant la prise que la jeune Katherine se raffermir sur son bras, il vit le soulagement de la Tyburn, le désespoir de la comtesse Morangier qui tentait tant bien que mal de se défendre. Son sort lui importait peu, mais il voyait la détresse de Katherine et cela toucha le jeune homme. Quand il sentit la jeune femme partir au-devant pour défendre la comtesse, il la retient par la taille, l’empêchant ainsi d’aller vers le danger et de risquer une arrestation. Les Grey avaient déjà beaucoup souffert et Edward ne voulait pas prendre le risque qu’un autre membre de cette famille termine à la Tour de Londres. Katherine était trop douce, trop innocente, elle ne supporterait jamais l’enfermement.

« Katherine ne faites pas cette folie, ils vont vous enfermer aussi. » Disait-il tout en raffermissant sa prise sur la jeune femme qui éclata en sanglot sur son épaule. Edward fit une chose qu’il aurait probablement faite seulement pour ses sœurs, il prit la jeune femme dans ses bras et la laissa pleurer sur son épaule. La jeune homme continuait de regarder autour de lui, pour voir si personne n’avait remarqué les élans de la belle Grey, une fois rassurée, il regarda les gardes emmener la comtesse Morangier. La prisonnière appelait un certain James, Edward se doutait bien qu’elle faisait appel à l’Ecossais, mais que pouvait-il faire ? Il n’était qu’un étranger. Il était l’ennemi sur ces terres et il ne pouvait pas la protéger. Son regard s’attarda à nouveau sur la Tyburn qui tenait son bâtard dans ses bras. Cette femme ne perdait rien pour attendre, si ce n’était pas aujourd’hui, elle connaîtrait mille et une souffrances demain. Edward reporta son attention sur la jeune Katherine, il prit entre ses mains son délicat menton et rencontra son regard.

« Katherine, je vous le promets, il n’arrivera plus jamais rien à votre famille, je vous protégerais, comme j’ai protégé mes frères et sœurs jusqu’à maintenant. Cependant, vous devez me promettre de ne jamais commettre de folie, ni de vous compromettre, la reine ne pardonnera pas la moindre erreur de votre part. » Il avait le regard inquiet et il espérait bien que la jeune femme soit obéissante et prenne soin de sa réputation à la cour.
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