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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Admin ♛ « Princesse et bâtarde d'Angleterre. »
♕ Métier : Princesse d'Angleterre ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Celle que me dictera ma souveraine. ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 3524 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 8 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 11/09/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya Cavendish - Constance Bennet - Edward Seymour

MessageSujet: ELIZABETH ♕ the other tudor girl  Lun 24 Juil - 15:04


Elizabeth Tudor

Long live the queen




TON PERSONNAGE
PRÉNOM & NOM ♕ Elizabeth Tudor
AGE ♕ 24 ans
DATE DE NAISSANCE ♕ 7 septembre 1533
ORIGINE ♕ Anglaise
SITUATION FAMILIALE ♕ Célibataire
MÉTIER ♕ Prétendante au trône d'Angleterre
GROUPE ♕ La famille royale
CRÉDITS ♕ fassophy.




LE JOUEUR
PSEUDO ♕ Mari-Jane
AGE ♕ 25 ans
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♕ C'est le mien.
TON AVATAR ♕ Sophie Turner
VOTRE PERSONNAGE EST-IL HISTORIQUE OU FICTIF? ♕ Historique.


Audience devant la Reine.



QUELLE EST VOTRE RELIGION ET QUE PENSEZ-VOUS DES CHANGEMENTS RELIGIEUX DU PAYS? ♕ Officiellement, je suis catholique, comme ma sœur Mary. Je me suis convertie il y a peu, pour ma sécurité et selon le bon vouloir de la nouvelle reine. Elle déteste le protestantisme et elle savait très bien que j’étais protestant, comme mon frère. Officieusement, je suis toujours protestante, ou plutôt anglicane, comme mon père autrefois, j’ai suivi Édouard dans le protestantisme, mais en restant modérée. Je ne dis à personne en quoi je crois, cela vaut mieux pour ma vie. Ainsi, sous la bonne garde de ma sœur, j’assiste aux divers offices catholiques que j’exècre, mais je possède toujours une bible protestante, que je cache avec beaucoup de précaution. Les changements religieux de mon pays ne me choquent pas, je m’y attendais, Mary a toujours été catholique, il était donc normal, qu’elle remette l’Angleterre sous le joug de la papauté. Je ne lui en veux pas, c’est sa religion, mais pas la mienne.

COMMENT VOUS SENTEZ-VOUS EN APPRENANT LA MALADIE DE LA REINE ? ♕ Je suis attristée. Mary est ma soeur, elle a déjà beaucoup souffert et connu de nombreux problèmes de santé tout au long de sa vie. Elle ne mérite pas de nouvelles souffrances. Bien entendu, mes prières vont vers elle. Au fond, sa maladie est annonciatrice de grands changements pour moi. Néanmoins, tant que je ne saurais pas si son état de santé est grave, je ne tenterai rien. Je ne peux pas prendre le risque de vivre une nouvelle incarcération. Une seule a déjà bien suffit. Pour le moment, je vis donc ces évènements dans l'ombre et comme toujours j'attends mon heure.

QUELLE HERITIERE SOUTIENDREZ-VOUS ? ♕ Comme le stipule le testament de mon père, je suis celle qui doit succéder à Mary. Je suis sa seule héritière et personne ne devrait donc espérer la couronne. Pourtant, je sais très bien que d'autres vont vouloir la revendiquer. Je me méfie d'eux, je les sais capable de tout.

AGISSEZ-VOUS DANS L'OMBRE POUR VOTRE CAUSE OU VOTRE FOI, SI OUI QUE SERIEZ-VOUS PRÊT A FAIRE ? ♕ Agir dans l’ombre ? Oui parfois, seulement pour prier et vivre la religion seule. Je ne peux faire confiance en personne, je suis toujours surveillée, il m’est impossible d’agir et encore moins de me battre. De toute manière, je n’en ai point envie, Mary mérite se trône, elle est l’ainée de la famille et peut-être qu’un jour, je serais moi-même reine, qui sait ce qui adviendra par la suite. En tout cas, comme je suis en constante garde, je ne peux rien faire et ceux qui attendent de moi, que je prenne les armes, qu’ils attendent, comment pourrais-je détrôner ma sœur, même si elle me déteste.






princesse Elizabeth
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MessageSujet: Re: ELIZABETH ♕ the other tudor girl  Lun 24 Juil - 15:04



La bâtarde

Ma mère, celle dont je ne me souviens plus



« Lady Elizabeth. Vous n’êtes plus une princesse maintenant, votre mère est morte et vous ne devez plus jamais parler d’elle. »
Ces mots prononçaient par lady Bryan alors qu’elle était en train de me secouer pour calmer ma colère enfantine, marquèrent à tout jamais mon esprit. Je n’avais pas encore trois ans quand je perdis ma mère. Son souvenir a aujourd’hui disparu, son parfum s’est estompé petit à petit de mon esprit. Je ne pense pas être encore capable de me souvenir de son visage. Du jour au lendemain, tout a été effacé par mon père. Les portraits, la lettre A sur les broderies, les robes, il ne restait plus rien d’elle. Accusée de sorcellerie, trahison, inceste et autres faits inimaginable, ma mère, Anne Boleyn était devenue la personne que tous devaient oublier. Une autre avait pris sa place et tout le monde ne jurait plus que pour Jane Seymour.
J’étais une enfant et je comprenais déjà l’ampleur du mot bâtarde. Je n’étais plus rien, mon père me reniait et s’il le désirait il pouvait me mettre à la rue. Alors que j’étais sa petite princesse, l’objet de ses attentions malgré mon sexe, il avait fini par m’oublier, comme il le fit de ma mère.
Alors que toute une cour m’entourait, les serviteurs finirent par partir. Mon train de vie s’est restreint et au fil des mois, je n’avais même plus un vêtement décent à me mettre. Mon père me faisait comprendre que je n’étais plus une princesse. J’étais qu’une petite fille, je n’avais même pas trois ans quand je compris que ma vie ne tenait qu’à un fil. Je ne pleurais pas. Lady Bryan me l’avait interdit, mais durant les premiers mois je pensais à ma mère. Je priais pour qu’elle vienne me sortir de ma solitude, puis, je me souvenais de ses derniers mots à mon encontre.
« Elizabeth, n’oubliez pas que votre chère maman vous aime de tout son cœur. N’oubliez pas qu’un jour vous serez reine, je vous le promets. » Ces mots chuchotaient avec douceur dans le creux de mon oreille, je ne les oublierai jamais. Mon cœur emplit de solitude se console de ces paroles. Même si je connais les pires dangers, je finirai par les traverser. Un jour, comme mon grand-père Henri VII Tudor, comme mon père Henri VIII Tudor, je deviendrais reine. Je serai Elizabeth Ière Tudor et personne ne peut empêcher ma destinée.


« Kat, apprenez-moi encore ! » Kat, ma gouvernante, celle qui m’éleva avec autant d’amour qu’une mère puisse donner. Elle ne me rejetait pas contrairement aux autres, elle savait que j’étais une enfant prometteuse et que je désirais toujours savoir. Kat, c’était celle qui venait me border avant que j’aille dormir. Kat, c’était celle qui prenait soin de moi quand je tombais malade. J’étais très attachée à elle. Kat, c’était aussi un puit de connaissance, j’étais encore qu’une enfant quand elle m’apprit le français. Je le parlais tellement bien que j’impressionnai toutes les personnes qui venaient me voir. Mr Cromwell, le chancelier de mon père, me disait que j’étais intelligente et très cultivée. Mon père, il ne vint jamais me voir, il ne s’intéressait pas à moi. Au fond, je pensais que je lui rappelais trop ma mère. Peut-être regrettait-il de l’avoir condamné ? Stupide pensée, Henri VIII ne regrettait rien. Après tout, il avait un fils, celui qu’il avait tant désiré, mais il perdit une femme. Jane Seymour était morte après ses couches. Contrairement à ma mère, on ne l’oublierait pas puisqu’elle avait donné un héritier à la couronne.
En 1540, quand une nouvelle reine vint sur le trône, je connaissais déjà le français et l’espagnol. Je savais également écrire correctement en anglais, en latin et en italien. Parfois, j’écrivais moi-même à Mr Cromwell pour qu’il donne de mes nouvelles au roi. Kat m’incitait à rédiger ces lettres, elle disait que c’était pour mon bien, que sans cela, le roi ne me donnerait jamais les fonds nécessaires pour pouvoir vivre.
En 1540, je pus revenir à la cour pour être présentée à la reine Anne de Clèves. J’avais six ans et j’étais une petite-fille à la longue chevelure rousse. Mon père m’avait envoyé de l’argent pour que je puisse me faire confectionner une nouvelle robe. Méfiante, je faisais mes essayages me demandant ce qui allait m’attendre.
Je marchais seule dans la grande salle. Tous les courtisans avaient les yeux rivaient sur moi. Aujourd’hui, je le sais, on cherchait les ressemblances entre le roi et moi. Une ressemblance, il y en avait. Cette longue chevelure rousse était caractéristique des Tudor. J’avançais dans cette salle, lady Bryan et Kat derrière moi. Une fois devant le trône le baissait la tête et m’inclinait jusqu’à ce que le roi m’invite à me relever. Je m’exprimais en français, pour présenter mes félicitations à mon père et sa nouvelle épouse. Le roi s’avança vers moi. J’aurai pu être intimidé, mais je ne l’étais pas, je savais que je faisais honneur à mon rang. Il prit ma main et m’avança vers le trône pour me présenter à sa nouvelle épouse. Anne de Clèves me parut tout de suite comme étant une gentille personne. Petite fille que j’étais, j’avais hâte de faire plus ample connaissance avec elle. Une fois installé sur son trône, mon père me mit sur ses genoux. Il fit venir à lui ma sœur Mary qui tenait par la main l’héritier au trône, le petit Edward. J’étais fière de ma place. J’étais heureuse de pouvoir être sur les genoux de mon père. Enfin, il me reconnaissait comme sa fille. C’était pour moi, le plus beau jour de ma vie.


J’exécutais mes pas de danse devant Anne de Clèves qui me regardait avec beaucoup de joie. Quand je la voyais là entourée de ses dames j’imaginais ma propre mère qui malheureusement ne verrait jamais mes performances. Lady Anne n’était plus reine, ne satisfaisant pas mon père, celui-ci avait demandé le divorce pour épouser une autre jeune fille, Katherine Howard. Cette dernière était drôle, elle avait insufflé une nouvelle jeunesse à mon père, mais elle n’avait pas l’étoffe d’une reine. Anne aurait fait une parfaite souveraine si mon père lui en avait laissé la chance.
Depuis mon retour à la cour, j’étais élevée en compagnie de mon jeune frère Edward. C’était un garçon plein de vie, intelligent, désireux de plaire à notre père, mais sa santé était tellement fragile. J’aimais m’occuper de lui, lui apprendre à lire, à écrire, l’encourager dans chacune de ses actions. Nous faisions ensemble du poney entouré de nos instructeurs. J’aimais Edward, tout comme j’adorais Mary qui avait toujours été bonne avec moi, malgré les différents de nos mères. Nous étions une famille et même si notre père pouvait à tout moment bouleverser notre quotidien, nous étions heureux.


« Elizabeth, Katherine Howard a été exécuté ce matin. » Les mots de Mary ne m’étonnèrent guère. Depuis le jour de son arrestation, je savais que la reine Katherine ne survivrait pas. Cette dernière a été accusée d’adultère. Contrairement à ma mère, elle était coupable, elle avait bel et bien pris un amant sous le nez de mon père. Katherine avait eu une conduite indigne d’une reine et cela tout au long de sa vie. Désormais, la disgrâce des Howard et totale. Je repensais à cette jeune fille pleine de vie, qui se plaisait à danser chaque soir et à porter les plus belles robes et les plus beaux bijoux. Elle était jeune. Elle était une enfant et aujourd’hui elle n’est plus.
« Je me marierai jamais Mary, je t’en fais la promesse, je n’aurais jamais de mari. » Mes mots sortirent sous le regard incrédule de ma sœur. Elle me disait que j’étais trop jeune pour penser de telle chose, qu’au moment venu je ferais comme toutes les filles de rois, je me marierai. Non, je refuse qu’un homme ait un jour l’ascendant sur moi. Mon père avait divorcé de deux épouses, il en avait exécuté deux autres et celle qui lui avait donné un fils était morte en couche. Quel funeste destin pour les femmes qui se marient. Je préfère rester seule et prendre mes propres décisions. Père ne me mariera pas, je m’y opposerai. Je le sais maintenant, mon destin sera de demeurer seule.








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Dernière édition par Elizabeth Tudor le Mar 25 Juil - 11:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ELIZABETH ♕ the other tudor girl  Lun 24 Juil - 15:05


La soeur du roi

Blesse mon coeur d'une langueur monotone



Père est mort en janvier 1547. Sa santé déclinante aura eu raison de lui. Contrairement à Mary, Edward et la dernière épouse de mon père Katherine Parr, je ne le pleurais pas. Mon père avait causé beaucoup de souffrance, son heure était donc venue.
Edward devenait roi, il n’était qu’un enfant et Edward Seymour avait été nommé Lord Protecteur. Mary allait retourner sur ses terres et je partirai chez Katherine qui avait demandé ma garde. J’aimais beaucoup Katherine, c’était une femme très intelligente, une humaniste et une protestante dont les idées me plaisaient énormément. A son contact j’apprenais beaucoup et je retrouvais en elle le bonheur d’avoir une figure maternelle pour me protéger. Katherine se maria bientôt avec l’homme qu’elle avait toujours aimé, Thomas Seymour. Ils formaient un beau couple et ils étaient très heureux de pouvoir être enfin ensemble. J’appréciais beaucoup Thomas, c’était un homme cultivé et charmant.
J’avais quatorze ans quand nous emménagions à Chelsea, une demeure tranquille où je continuais mon apprentissage auprès de Katherine et des percepteurs qu’elle engagea pour moi. Je ne le remarquais pas tout de suite, mais Thomas multipliait les attentions envers moi. Un jour il m’offrait un livre, le lendemain une nouvelle robe. Nous nous promenions longuement dans les jardins où il me parlait de guerres et des choses qu’il avait vécus. Puis Thomas commença à se faire plus tendre, il entrait dans ma chambre s’en prévenir au petit matin ou avant que je m’endorme. Il venait principalement pour me taquiner, me chatouiller. Une fois Katherine était là également, elle m’immobilisait tandis qu’il me déchirait ma robe dévoilant ma chemise blanche. Pour moi, si Katherine l’autorisait, c’est que ce n’était pas anormal. Puis tout se termina, sans que je ne comprenne pourquoi à l’époque. Thomas vint me voir une nuit, pour me dire bonsoir et contrairement à d’habitude il s’allongea sous les draps avec moi. Il me montra tendre, me prit dans ses bras et je m’endormis ainsi sous sa protection. Au petit matin, Katherine nous trouva ainsi. L’après-midi même je quittais la demeure, sans comprendre ce qui était en train de m’arriver. Plus tard, j’ai bien sûr compris que ces gestes n’étaient pas normaux. En septembre 1548, Katherine mourut en couche après avoir donné naissance à la petite Mary. Thomas qui était seul vint de nouveau me voir pour me présenter cette charmante petite fille. Ses visites furent de plus en plus fréquentes et il me proposa même de l’épouser. Repensant à ma promesse passée, je ne répondis pas. Quelques jours plus tard, j’appris son arrestation. J’ai été interrogé. On me parla du comportement de Thomas avec moi quand je me trouvais à Chelsea, mais je niais tout. En mars 1549, Thomas fut décapité. En silence, je pleurais pour l’âme du premier homme que j’ai aimé.


Edward vient de me déshériter. Je ne suis pas la seule, Mary également. Notre frère a renié les vœux de notre père pour faire confiance à son Lord Protecteur John Dudley. Désormais ce n’est plus Mary son héritière, mais notre cousine Jane Grey. Ce choix, je ne le comprends pas, pour moi Edward vient de nous trahir, ou plutôt est-il une marionnette entre les mains de Lord Dudley ? Je n’ai guère revu mon frère depuis le début de son règne. Je me rends à la cour une fois par an, au moment de Noël et je repars aussitôt pour mes terres d’Hatfield. Là-bas, je continue mon éducation, je la sais parfaite, puisque mes proches ont veillé à cela. Ma chère Kat est toujours à mes côtés, veillant à mes leçons et également me conseillant quant à la gestion de ma maisonnée. A Hatfield, c’est moi la maîtresse des lieux et je m’y sens bien. Si je le pouvais, j’y resterai toute mon existence, profitant de la campagne, des longues montées à cheval. Ici, je suis libre de faire ce que je souhaite. Néanmoins, mon cœur se tournait toujours vers le trône. Je repensais aux dernières paroles de ma mère et je me disais que mon chemin vers le trône allait être de plus en plus compliqué.


6 juillet 1553. Edward est mort. Le petit garçon chétif que j’ai vu grandir s’est éteint à l’âge de quinze ans. En apprenant la nouvelle j’ai beaucoup repensé à cette période où nous étions ensemble, une période heureuse, mais qui fut de courte durée avec le mort de notre père. Edward est devenu roi trop tôt, père ne l’avait pas assez armé face eux envieux et Lord Seymour a profité de son protectorat pour intensifier la réforme protestante. Je ne le regrette pas. Katherine ma belle-mère m’y a initié et depuis je vis dans la conviction que cette foi est la meilleure pour le royaume. Cependant, en Angleterre tout est compliqué.
Je me trouvais à Hatfield quand j’appris que Jane Grey a été proclamé reine par le conseil privé. Epouse d’un Dudley, bien entendu son beau-père resterait aux commandes du pays. Je plaignais ma cousine qui devait se retrouver aux prises de cette meute de chien, prête à combattre pour savoir qui allait influencer la nouvelle reine.
Neuf jours. Ce fut la durée du règne de Jane. En neuf jours, ma sœur Mary avait rassemblé des partisans. Ceux-ci firent pression sur le conseil qui renversa Jane. Cette dernière, ainsi que son mari et ses partisans furent conduit à la Tour de Londres attendant l’arrivée de la nouvelle reine. C’était un juste retour des choses. Les vœux de notre père seront exaucés. Cependant, j’étais inquiète, Mary était catholique et indéniablement elle ferait revenir l’Angleterre sous le giron du pape. Mary était une femme aigrie. Elle avait souffert durant toute son enfance au moment de l’affaire du divorce. Notre père lui avait fait voir la vie dure, bien plus qu’à moi. Aujourd’hui, ma sœur avait bien l’intention de prendre sa revanche et de gouverner selon ses convictions, ce qui n’allait pas plaire à tout le monde en Angleterre.








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Dernière édition par Elizabeth Tudor le Mar 25 Juil - 13:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ELIZABETH ♕ the other tudor girl  Lun 24 Juil - 15:05


La soeur de la reine

les heures les plus sombres de son histoire



Sans le savoir au début, le règne de ma sœur allait marquer le début de mes pires tourments. Pourtant au début tout semblait aller pour le mieux. En août 1553 Mary entrait triomphalement dans Londres et je me trouvais à sa suite, montrant l’union de notre famille. C’était son heure, comme l’avait stipulé le testament de notre père et j’étais son héritière. Mary avait trente-sept ans et je doutais fortement qu’un jour elle donne naissance à un enfant. Au fond de mon cœur, je gardais donc mes espoirs. Notre pays connut de somptueuses fêtes. Mary fut couronnée et j’assistais à ces festivités en tant que sœur dévouée. Bien entendu, comme je l’avais prédit, Mary fit revenir la foi catholique et renoua avec le pape. Comme le voulait ses convictions, elle fit enfermer les hauts dignitaires de la religion réformée dont Thomas Cranmer, celui qui avait permis le divorce entre Henry VIII et Catherine d’Aragon. Mary tenait sa vengeance et elle n’était pas prête de s’arrêter.
A la fin de l’année 1553, ma sœur avait débuté des négociations pour épouser un prince espagnol, Philippe de Habsbourg, le fils de l’empereur Charles Quint. L’annonce des fiançailles officielles fut faite peu de temps après. La nouvelle suscita les mécontentements de nombreux nobles. Je finis par recevoir une lettre de Thomas Wyatt dans laquelle il souhaitait remplacer Mary par moi-même. Sentant la menace planer au-dessus de ma tête, je brûlais la lettre et évoqua son contenu à personne.
En janvier, la révolte gronda. Wyatt avait pris la tête d’une armée, suivi par Henry Grey, le père de Jane Grey qui se trouvait toujours à la Tour de Londres. L’homme arriva aux portes de la capitale, mais Mary galvanisa ses troupes qui finirent par vaincre les révoltés. Wyatt capturé, il fut interrogé et avoua à propos de la lettre et également le fait que je soutenais les révoltés. Je n’avais pas connaissance de tout cela. A ce moment-là, j’étais alitée, malade, Kat a même cru voir mes dernières heures arriver. J’étais encore souffrante quand on vint me chercher pour me conduire à Londres. Je voyageais en litière, mon visage pâle comme la mort, mais tout au long de mon voyage, je reçus la sympathie du peuple.
Une fois à Londres, ma sœur ne prit pas la peine de venir me voir. Ce sont ses conseillers qui se chargèrent de m’interroger. Je me déclarais bien entendue innocente, mais la reine n’en avait cure, elle voyait en moi, sa propre sœur une menace. Un matin, on vint me chercher. J’étais en état d’arrestation et je devais être conduite à la Tour de Londres. Je retardais d’une journée le convoi, écrivant une longue lettre à ma sœur pour clamer mon innocence et ma fidélité. Mary ne me répondit pas. Le lendemain, une discrète barque me conduisit du palais à la Tour. Au bord de la Tamise, certaines personnes me reconnurent et me saluèrent en criant de garder mon courage. Ses mots me réchauffèrent le cœur.
Pendant mon séjour, j’ai cru voir ma dernière heure arrivée. J’étais terrorisée de me retrouver entre ces murs, dans cette même chambre où ma mère avait vécu ses derniers instants. En touchant la pierre de ce lieu, je pensais à elle. De ma fenêtre, j’avais une vue sur l’esplanade où elle avait été exécuté. Non loin de là, dans la chapelle, elle y reposait, en tout cas, c’était ce que l’un des gardiens déclara.

Je n’étais pas seule. J’avais des soutiens qui ne désiraient pas me voir morte. Cependant, Simon Renard et Stephen Gardiner, les conseillers de ma sœur voulaient me voir périr, voyant en moi une menace constante. Mes soutiens ne faiblirent pas et moi-même je ne me dérobais jamais lors des interrogatoires. Le 22 mai, je pus quitter la Tour de Londres, faisant une croix sur ces longs mois de terreur.


Ma sortie de la Tour, je la devais à mes partisans, mais également à une personne inattendue ; le roi Philippe, le nouvel époux de ma sœur. Celui-ci semblait avoir une grande emprise sur elle, il avait su se faire aimer dès le premier regard. Le roi consort conseilla ma libération pour une résidence beaucoup plus royale. À mon grand regret, je ne pouvais pas retourner à Hatfield et c’était au palais de Woodstock que j’allais vivre une vie de recluse. La reine va me rappeler une fois à la cour, au moment de sa grossesse. Nous avions tous attendu l’arrivée d’un héritier, mais après de longues semaines, l’idée qu’il n’y avait rien dans le ventre de notre souveraine était la seule valable. Je suis repartie à Woodstock. Seule entourée de dames de compagnie qui m’espionnaient. Je pouvais seulement faire confiance en Alice, mais rapidement elle fut soupçonnée de trahison et elle est morte. J’étais seule, j’attendais, j’apprenais, je lisais. Je n’avais que les livres pour m’évader et les lettres. J’en envoyais à mes cousins Carey/Stafford, surtout à Katherine qui m’égayait en me racontant le quotidien de sa nombreuse progéniture. On ne parlait jamais politique, par peur qu’on me juge de comploter contre la reine, mais cela me suffisait, j’aimais lire ces mots du monde extérieur.
Les complots. Ils ne semblaient jamais s’arrêter. John Sutton Dudley complota contre la reine avec d’autres protestants et la France. Beaucoup furent exécutés et bien entendu on vint m’interroger. Heureusement, je n’ai pas été arrêté, néanmoins, l’attention de mes dames s’accrut.
J’étais seule. Seule jusqu’au jour où un homme, recommandé par Anne de Clèves et avec l’accord de la reine, frappa à ma porte. Le père Ashby allait devenir mon nouveau confesseur, mais bientôt je découvris qu’il n’était pas ce qu’il prétendait être. Son vrai nom était Théodore Wolmar, un protestant, un humaniste qui s’était intégré en Angleterre en se faisant passer pour un prêtre catholique. J’appréciais cet homme qui était de bon conseil. Pour la première fois depuis de nombreuses années, j’avais enfin un ami à mes côtés. Je sais que Théodore Wolmar ne sortira pas de sitôt de ma vie, c’est un homme intelligent et un homme comme celui-ci, je risque d’en avoir besoin à mes côtés. Actuellement, nous parlons humanités, il m’apporte des nouvelles de la cour, me donne son point de vu, écoute le mien. Heureusement qu’il est à mes côtés, sinon je ne sais comment je pourrais supporter ces longs moments de solitude. Je le sais, un jour mon heure viendra, il me suffit juste d’être patiente.







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Dernière édition par Elizabeth Tudor le Dim 30 Juil - 13:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ELIZABETH ♕ the other tudor girl  Lun 31 Juil - 9:24
Fiche terminée !



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MessageSujet: Re: ELIZABETH ♕ the other tudor girl  Lun 31 Juil - 20:21
J'adore ta fiche ma chère cousine Smile Tu es validée Smile



Le sang des Tudor

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