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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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the lioness still has claws
♕ Métier : Comtesse douairière de Westmorland ♕ Age : 22 ans. ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Alaska ♕ Mon nombre de messages est : 703 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 38 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 15/06/2014 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Théodore Wolmar

MessageSujet: LAVINIA TYBURN - the lioness  Jeu 27 Juil - 22:02


Lavinia Tyburn

a lion still has claws




TON PERSONNAGE
PRÉNOM & NOM ♕ Lavinia Tyburn, née Garland.
AGE ♕ 22 ans.
DATE DE NAISSANCE ♕ 15 avril 1936
ORIGINE ♕ Écossaise
SITUATION FAMILIALE ♕ Veuve et mère d'un garçon, Nicholas Tyburn, né en juin 1554, héritier du comté de Westmorland.
MÉTIER ♕ Comtesse douairière de Westmorland.
GROUPE ♕ La noblesse anglaise.
CRÉDITS ♕ Avatar par Sugar Slaughter




LE JOUEUR
PSEUDO ♕ BloodyWonder
AGE ♕ 21
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♕ J'y suis administratrice.
TON AVATAR ♕ Tamsin Egerton.
VOTRE PERSONNAGE EST-IL HISTORIQUE OU FICTIF? ♕ Fictif


Audience devant la Reine.



QUELLE EST VOTRE RELIGION ET QUE PENSEZ-VOUS DES CHANGEMENTS RELIGIEUX DU PAYS? ♕ Je suis née catholique, dans une famille très peu croyante ceci dit, mais je demeure tolérante envers le protestantisme. Cela ne me pose pas de problème que d’autres personnes vivent leur croyance de manière différente. D’autant plus que je suis loin d’être la femme la plus croyante d’Angleterre... Je fais semblant de l'être, mais j'ai perdu la foi en Dieu il y a longtemps. Je me suis intéressée au protestantisme, ayant épousé un protestant, et j’aurais pu m’y convertir sans problème s’il l’avait fallu. Cela ne m'aurait pas dérangé. La question ne s’est pas posée puisque la reine Mary imposait la religion catholique. Aujourd’hui, je continue donc de me définir comme catholique, et agis en tant que telle. C’est aussi ce qu’il y a de mieux pour mon fils. En bref, je suis de confession catholique et je le reste pour mes propres intérêts, même si je n'ai pas la foi. Je joue simplement dans le camp des gagnants. Prudence est mère de sûreté.

COMMENT VOUS SENTEZ-VOUS EN APPRENANT LA MALADIE DE LA REINE ? ♕ Et bien, étant donné la correspondance que j'entretiens avec Philippe de Habsbourg et ses déclarations d'amour répétée où il me fait rêver à un avenir de reine, j'imagine avec le sourire ce qui pourrait arriver si la reine n'était plus de ce monde. Le roi a déjà laissé entendre plusieurs fois qu'il aurait aimé m'avoir comme épouse, comme reine. Le ferait il vraiment ?
D'un autre côté, ma proximité avec Philippe m'a apporté beaucoup d'ennemis. Si le successeur de la reine est protestant ou anti-espagnol et que Philippe ne tient pas parole...Je serais en grand danger.

QUELLE HERITIERE SOUTIENDREZ-VOUS ? ♕ Surtout pas Elizabeth Tudor, en tout cas. Ses partisans me détestent à cause de ma proximité avec les espagnols, il en sera donc très certainement de même pour elle... D'autant plus que Philippe ne soutiendra pas sa candidature, la considérant comme illégitime. Et comme je désire maintenir mon amitié avec lui, je peux difficilement le contredire. Concernant Margaret Douglas, je ne la connais pas beaucoup, mais je pense qu'elle me prendrait moins en grippe qu'Elizabeth. En tout cas, et je dois dire que je n'ai pas vraiment envie d'être haie par la reine d'Angleterre.

AGISSEZ-VOUS DANS L'OMBRE POUR VOTRE CAUSE OU VOTRE FOI, SI OUI QUE SERIEZ-VOUS PRÊT A FAIRE ? ♕ Ma foi ? Quelle foi ? Je ne suis même pas certaine de croire en un Dieu. J'agis dans l'ombre pour mes interêts et ceux de mon fils. Pour sa sécurité et la mienne, j'ai éliminé ma belle-ère Diane Tyburn, masquant le tout en suicide, grâce à un chasseur de prime. Je suis donc prête à tout. Même si visiblement, cela ne se passe pas toujours comme je le prévoie. En me rapprochant des espagnols afin de me faire de nouveau alliés, je me suis surtout fait de nombreux ennemis, ainsi qu'un ami un peu trop puissant...Cela pourra m'apporter tout comme cela pourrait me mener à ma perte.








« THE LIONESS »

« THE KING'S QUEEN »

You've got a fetish for my love. I push you out and you come right back. © signature by anaëlle.


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MessageSujet: Re: LAVINIA TYBURN - the lioness  Jeu 27 Juil - 22:02


The dutiful daughter

The Garlands of Scotland were to poor to be consider as real nobles but too noble to be not consider as real nobles.



CHAPTER ONE : THE DUTIFUL DAUGTHER ♆ Un village, au sud de Glasgow. Une petite maison isolée, au sud de ce village ; les Garlands. Le père, Mark et son épouse Lilianne avaient deux fils ; John et David et une petite fille, la dernière de la fratrie, une adorable blondinette du nom de Lavinia.
Les Garland avaient tout perdus. La Bataille de « Flodden Field », perdue par l’Ecosse, en était l’ultime cause. Trop d’argent investi dans des guerres coûteuses…Ils avaient laissés leur prestige dans leur envie de grimper l’échelle sociale plus haut qu’ils étaient déjà. Seul le titre demeurait, le reste était perdu.
Du haut de ses huit ans, lors du dîner, Lavinia observait les armoiries accrochée au dessus de la cheminée. Le lion et l’épée. Armoirie créée par John Garland, premier noble de la famille, surnommé le lion pour son courage et sa force, dite digne d’un lion et pour son héroïsme. Née homme du peuple, il avait monté chaque échelon de la société pour devenir l’un des meilleurs chevaliers de l’Ecosse de l’époque et finalement gagner la noblesse. Lavinia connaissait l’histoire de John Garland, qui portait le même nom que son frère à elle. On lui avait contée de nombreuses fois. Cependant, ce qu’elle ne comprenait pas c’était les termes de chevaliers ou encore de noblesse. Elle posa son doux regard innocent sur sa mère et demanda :

« Pourquoi n’habitons nous pas dans un château ?»

Mark Garland ne tourna pas tout de suite la tête vers sa fille. La question le dérangeait. Comme elle semblait déranger tout le monde, puisque plus personne ne mangeait. Il aurait peut-être même évité de répondre si la petite n’avait pas ajouté :

« John Garland avait il un château ? Ou un domaine ? Ne vivait il pas avec des serviteurs, après qu’il soit devenu noble ? »

Mark Garland remplit à nouveau sa cuillère de soupe et la porta à sa bouche. Il en avala le contenu puis déclara :

« Il vivait dans un domaine, oui. Sans doute avait il des serviteurs, oui. »
Il replongea sa cuillère dans la soupe, et le reste de la famille reprit également son dîner. La mère de famille ouvrait justement la bouche pour lancer un nouveau sujet de conversation quand…

« Pourquoi ne vivons nous pas dans un domaine avec des serviteurs, alors ? »

Mark laissa retomber sa cuillère dans son assiette et regarda sa fille dans les yeux comme si elle venait de le déranger plus que jamais.

« C’est juste que…Je ne comprends pas. Vous dites que nous sommes nobles, mais les autres nobles vivent dans des châteaux avec des beaux jardins et leur femmes ont des dizaines de robes différentes et des chevaux, et… »

La voix de Mark se fit plus forte que précédemment pour couvrir complètement la voix de sa fille.

« Nous sommes les ancêtres de John Garland, le lion. Je porte le titre de Lord, ta mère porte le titre de lady. Nous ne vivons pas dans des châteaux parce que nous avons tenté de défendre notre patrie en y mettant les moyens pendant que les autres nobles gardaient leur argent pour s’acheter des robes et entretenir leur beau jardin ! »

« Je suis désolé, père, je ne voulais pas vous fâcher… », s’excusa la petite après que le poing de son père eut claqué sur la table.

Il se détourna et recommença à manger, nerveusement. Il avait au moins deux fils qui pourraient épouser une noble plus riche qu’eux ou dans le pire des cas, ce qui serait une véritable honte, une bourgeoise avide de titre… Mais Lavinia…Lavinia était une fille, et aussi jolie soit elle, il faudrait payer pour qu’elle se trouve un époux. Un prétendant accepterait peut-être de recevoir une dot très basse pour ses beaux yeux, mais bon…Ca serait toujours de l’argent à encore dépenser. Il aurait quand-même préféré avoir un troisième fils qu’une petite fille…

*

La seule solution qui s’imposait à eux était plus qu’humiliante. Etre lord et devoir se résoudre à travailler. C’était pourtant la seule issue. Vivre de ses rentes n’étaient plus possible. Ils n’avaient plus assez d’économies. Les garçons travaillaient déjà seuls à l’entretien des maigres terres qu’ils possédaient, comme des paysans…Et maintenant, il allait falloir trouver quelque chose pour ne pas se retrouver complètement à sec.
Un jour, Mark Garland invita le cocher du village, Matthew, à boire une bière. Il l’avait entendu quelques jours plutôt, prononcer des paroles pour le moins fatalistes quand, tragiquement, une des femmes du village avait retrouvé son mari mort après une chute.Le cocher avait dit, parlant avec les autres hommes du village :
« Tout le monde meurt un jour. Il n’y a pas de quoi en faire un plat. »

Lord Garland avait alors eu une idée.
« La vie est difficile en ce moment… », avait il dit, lui servant une choppe de bière.
« Elle l’est pour tout le monde, ça croyez moi…»
« Justement… Je compte monter une affaire ; une auberge. Je pensais que nous pourrions travailler ensemble vous et moi… »

L’affaire fut conclue. Au début c’était une affaire plus au moins honnête, mais cela ne dura pas longtemps. L’honnêteté ne rapportait pas assez…La notion de meurtre fut ajoutée. Au début, Lavinia ignorait tout. Elle avait son rôle à jouer, pour une fois. Elle avait toujours été l’inutile jeune fille de la famille qui ne servait qu’à aider sa mère avec le repas et les linges. Et là, on lui confiait une tâche. Elle écouta donc les instructions de son père et agit comme on lui demandait. Aller au village, une fois par semaine. Elle faisait son devoir. Son devoir était d’aider sa famille. Alors elle le faisait.

Payer le cocher. Sourire. Etre jolie et inspirer confiance aux passagers. Les amener à l’auberge quand un essieu casserait mystérieusement. Attendre.

Elle ne tarda pas à découvrir pourquoi elle ne les revoyait jamais, au matin. Pourquoi ils étaient toujours déjà repartis.
« Toute le monde meurt un jour. Tu dois le faire, pour ta famille. Tu n’as pas d’autres choix. Tu ne peux pas dénoncer ta famille. Ni t’enfuir. Tu es fautive aussi. Tu n’as personne d’autres. Tu n’auras pas d’avenir si tu pars. Ne veux-tu pas vivre dans un château ? » Tant de pensées qui torturaient l’esprit de la blonde, tant de mensonges.
Elle aurait pu partir, elle ne l’a pas fait. Elle a trempé la dedans. Elle a continué d’amener les gens. S’opposer était trop dur et puis, pourquoi faire ? Elle ne croyait en rien et elle s’était habituée à vivre avec la mort. Bien sûr, elle savait que c’était mal au fond, mais n’avait guère de convictions suffisamment fortes pour agir autrement. En plus, si elle ne le faisait pas, que serait son avenir à elle ?... Alors elle a continué à jouer le jeu, voilà l’horrible vérité.

Elle en parlait parfois à son frère, John. « N’y penses pas. Un jour tu partiras pour te marier et tu oublieras tout ça. » Était ce vrai ? Elle en doutait. On n’oublie pas les choses aussi facilement, elle en avait peur.
Deux ans plus tard, elle avait alors 18 ans, cette situation était devenue des plus banales. Elle ne réfléchissait plus au bien et au mal, au sens de ce que sa famille faisait…Il était moins douloureux de ne pas y penser, comme lui avait conseillé John, et ne jamais en parler. La vie était presque comme autrefois, quand elle avait quinze ans et que ce commerce malhonnête n’avait pas encore commencé. Elle était toujours proche de John et de David. Et plusieurs fois par an, elle se rendait à des bal réservés à la noblesse pour tenter d’y rencontrer et d’y séduire un potentiel futur mari. Elle avait maintenant plus de robes qu’autrefois. Des robes achetées avec de l’argent volés à des morts, mais encore une fois, elle préférait ne pas y penser. Ces robes l’embellissaient encore plus. Elle plaisait beaucoup, tout le monde la complimentait sur sa beauté…Mais la tâche sur le tableau était toujours la dot si maigre que son père proposait aux éventuels prétendants. « Tout le monde meurt un jour », c’était ce que disait souvent le cocher, qui était devenu son ami le plus proche. Il était étrange et lui aussi, comme ses parents, n’avaient aucun remords à faire cela pour l’argent. La vie l’avait trop abimé pour qu’il en aie. Il ne croyait en rien, il ne parlait pas beaucoup. Et pourtant, elle avait l’impression de n’avoir jamais connu quelqu’un aussi bien qu’elle le connaissait lui…

*
Ce soir de juillet, elle ne l’oublierait jamais. Elle venait de rentrer dans la diligence, entourée de ces voyageurs à qui ils ne restaient plus que quelques heures à vivre. Elle souriait, comme toujours. Elle essayait de leur inspirer confiance, comme toujours. Ce n’était jamais difficile.

Puis, sur la route, ils croisèrent des gardes, et immédiatement, la blonde pensa au pire. L’essieu « cassa », comme d’habitude, et elle en profita, une fois la diligence à l’arrêt pour aller parler à Matt, le cocher. Lavinia descendit pour le prévenir de ce qu’elle craignait, lui disant qu’elle avait entendu les gardes parler d’une auberge lorsqu’ils étaient passés près d’eux. Il la convainquit de retourner à l’intérieur et changea ses plans. Après quelques minutes à trafiquoter son gagne pain, il finit par annoncer à tous qu’ils allaient pouvoir reprendre leur route. Retourner à l’auberge était en effet trop risqué selon Matt. Si les gardes avaient de réelles preuves contre eux, retourner là bas pourraient leur valloir la prison à vie, ou même pire. Et quand ils passèrent devant l’auberge, la réalité leur sauta aux yeux. Les gardes avaient des preuves. Ils avaient déjà arrêtés la famille complète et cherchait Lavinia, la dernière d’entre eux. « Où est la fille ? On nous avait dit qu’ils avaient trois enfants. Deux fils, une fille. Où est la fille ? », disait un des soldats. La fille restait à l’intérieur de la diligence, silencieuse.

« Il doit s’être passé quelque chose de grave dans cette maison… », finit par dire une dame, brisant le silencieuse, alors que la diligence continuait sa route.
« On dirait bien, oui… », répondit Lavinia. En fait, le plus terrible à ses yeux venait juste de se produire. Ils avaient été arrêtés, et elle ne les reverrait sans doute plus jamais, du moins si elle ne voulait pas subir le même sort…

Les étoiles brillaient dans le ciel, ce soir là. Elle fit mine de les regarder en levant les yeux pour ne pas que des larmes se mettent à couler sur ses joues. Elle continuerait sa route. Elle ne se retournerait pas. Elle n'irait pas en prison.







« THE LIONESS »

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Dernière édition par Lavinia Tyburn le Ven 28 Juil - 13:21, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: LAVINIA TYBURN - the lioness  Jeu 27 Juil - 22:02


The blushing bride

Nicholas Tyburn just got married in secret with a woman from nowhere. This man is crazy.




CHAPTER TWO : THE BLUSHING BRIDE ♆

Un regard. Un sourire. Et le reste de la soirée passée à discuter. Elle l’avait rencontré à Appleby, lors d’une réception organisée en sa demeure. Elle s’y était introduite sans avoir été invitée, espérant en effet rencontrer quelqu’un car elle était aujourd’hui seule en ce vaste monde hostile pour une jeune femme fuyant les autorités. Matt avait été arrêté à son tour dans l’un des trajets qu’il effectuait en tant que cocher. Encore une fois, elle s’était retrouvée seule, après avoir vécu plusieurs semaines avec lui et avoir développé une forte affection à son égard. Elle ne savait pas si elle aimait Matt, mais il l’avait embrassée plusieurs fois durant cette période de temps, et elle y avait répondu parce que cela ne lui avait pas déplu. Elle s'était beaucoup rapprochée de lui... Il avait été la dernière personne à la quitter, il avait été son plus proche ami, il avait fait beaucoup pour elle,... Mais il avait été arrêté, et pas elle. Elle se devait donc d’avancer. Et elle avait rencontré cet homme, le comte de Westmorland. Au bout d’une semaine, il lui disait déjà qu’elle était la femme de sa vie, celle qu’il avait toujours espéré rencontrer. Elle en été touchée. Elle ne pensait pas pouvoir un jour aimer quelqu'un si vite et si fort. Elle n'avait jamais cru à ce genre de choses naives...Mais sa vie semblait enfin prendre un tournant positif. Certes, les choses difficiles qu’elle avait vécues restaient ancrées dans son esprit, et elle ne pouvait en discuter l’homme à qui elle pensait désormais sans arrêt…Mais il représentait l’espoir d’une vie meilleure...Il était devenu la personne la plus importante de sa vie, elle ne se voyait plus vivre sans lui. Elle l'aimait, véritablement et plus fort qu'elle n'avait jamais cru qu'il était possible d'aimer...

*

Lavinia Garland épousa Nicholas Tyburn moins d’un mois après l’avoir rencontré, devenant par la même occasion la future comtesse de Westmorland. Un mariage précipité qui ne plu pas à la belle-mère du jeune homme, la comtesse douairière. L’écossaise aux cheveux blonds, dans ce mariage qu’elle avait, par obligations, basé sur des mensonges, devait désormais supporter les reproches incessants et les regards méprisant de cette femme qui la détestait et qui ne désire qu’une chose ; ruiner son bonheur et l’éloigner de son fils.
La jeune femme avait déjà l’esprit trop tourmenté par le sort de sa famille, celui de son ami Matthew, pour qui ses sentiments ne seront jamais assez clairs, et par les mensonges racontés à son époux qu'elle aime cependant de tout son coeur. Elle essayait donc de rester forte face à la personne détestable que peut être sa belle-mère et de répondre le plus possible par l’indifférence, ce qui était sans doute la voie la plus intelligente. Elle ne tarda d’ailleurs pas, au bout d’un mois de mariage, à tomber enceinte. Tout allait pour le mieux, Lavinia vivait dans un véritable rêve avec Nicholas, et rien ne semblait pouvoir assombrir cela, surtout avec cet enfant à venir pour couronner leur amour. La roue avait visiblement tourné pour l’écossaise…Mais c’était sans compter la haine de Diane, à qui l’annonce de cette grossesse ne plaisait pas du tout…

*
Octobre 1553.
Elle le trouva finalement dans les jardins, après l’avoir tant cherché, désespérement afin de réparer le terrible acte commis par Diane. Les genoux au sol, plié de douleur, il remettait le contenu de son estomac. Elle aurait pu être dégoutée mais elle ne l’était pas. Elle accourut vers lui, se demandant si elle était la cause de son mal ou s’il vomissait tant il était dégouté d’elle. Du monstre que sa mère lui avait décrit. Un monstre qu’elle n’était pas…Pas tout à fait...

« Nicholas! », cria-t-elle en se précipitant vers lui. « Nicholas, qu’est ce que tu as ? »

Elle se laissa tomber à ses côtés, sur les genoux pour l’aider. Et elle comprit que c’était grave. Il ne parvenait pas à respirer normalement, et ses convulsions l’en empêchaient encore davantage. De plus, des perles de sueurs se formaient au sommet de sa tête et ruisselaient en goutte épaisses sur son front et le long de ses joues.

« A l’aide !
», cria-t-elle. Seuls un des jardiniers l’entendit et se retourna. « Apportez de l’aide, vite ! »

Elle ne savait pas quoi faire. Elle était complètement désemparée. Il avait cessé de vomir et elle lui essaya la bouche à l’aide d’un mouchoir en soie. Sa peau était brulante. Et son cœur…Lorsqu’elle posa sa main sur son visage pour le regarder dans les yeux, elle avait l’impression que l’artère carotide de son mari allait exploser tant son rythme cardiaque était accéléré.

« Qu’est ce que tu as ? Nicholas, qu’est ce que tu as ? »

Il utilisa le peu de force qu’il avait pour retirer la main de sa femme de son visage et il tenta vainement de se lever, s’aidant de la petite table de jardin, en verre, qui était toute proche. C’est là que Lavinia remarqua la bouteille de vin et la coupe, renversée. Elle comprit.

« Nicholas, qu’est ce que tu as fais… »

Les larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Elle voyait bien qu’il ne tenait pas sur ses jambes, elle voyait bien qu’il avait des vertiges, qu’il transpirait anormalement…Elle voyait bien qu’il était en train de mourir…

« AIDEZ MOI ! Il s’est empoisonné, aidez moi ! », hurla t-elle encore, se retournant, désespérée.

« Nicholas ! », dit elle en le rattrapant alors qu’il allait tomber. « Je t’en prie, je t’aime… J’ai besoin de toi, ne me laisse pas… »

« Tu…as…m…menti… », articula-t-il faiblement.

« Non !…Je ne voulais pas que tu me prennes pour un monstre, je…Je ne t’ai pas épousé pour l’argent, je t’ai caché la vérité, mais je…je t’aime…Je t’en prie, ne me laisse pas. Je comptais t’en parler, je… Je suis tellement désolé, Nicholas, ne me laisse pas… »

Il manqua de s’effondrer à nouveau. Il ne parvenait pas à respirer normalement et son cœur battait beaucoup trop vite…Lavinia l’aida à s’asseoir devant la table.

« Qu’est ce que c’était ? », demanda-t-elle en prenant la coupe en main, cherchant à connaitre la nature du poison absorbé par son mari.

Il ne répondit pas, occupé déjà à chercher sa respiration. « AIDEZ MOI ! », criait-t-elle, désespérée. « Nicholas, je t’en prie, ne me laisse pas…Je suis tellement désolée, je t’en supplie… », disait-elle. Elle pleurait en disant cela…Peut-être parce qu’au fond elle avait deviné, à son regard, à la douleur qu’il semblait ressentir, que c’était fini. C’était trop beau pour être vrai, cette vie. C’était trop beau pour durer. Il mourut dans ses bras...

*
« La vérité, nous la connaissons toute les deux ; tout est de votre faute. Je l’aimais. Il m’aimait. Vous saviez que les horreurs que vous disiez, tout ce que vous avez transformé pour empirer la vérité lui ferait du mal parce qu’il m’aimait. Vous l’avez fait quand même. Vous n’avez pas penser à lui, à votre fils. A ce qu'il pourrait ressentir. Mais vous ne pouviez pas savoir... Vous n’avez jamais aimé personne... Vous avez tué votre propre fils, vous l'avez poussé au suicide. Vous avez tué mon mari, la personne que j’ai aimé le plus au monde. Le père de l’enfant que je porte... Je vous ferais payer pour ça, Diane. Je vous ferais payer de l'avoir séparé de moi, de l'avoir empêché de connaître son enfant. Je le ferais.»

mots de Lavinia à Diane, sa belle-mère, après l'enterrement de Nicholas Tyburn.







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MessageSujet: Re: LAVINIA TYBURN - the lioness  Jeu 27 Juil - 22:03


The king's bitch

They say the King made a painting of her. It looks like she's is mistress or something.




CHAPTER THREE : THE KING'S BITCH ♆

Juin 1554. Les mauvaises langues, comme Anne Seymour, pouvaient continuer de dire ce qu’elles voulaient ; qu’elle n’avait épousé Nicholas Tyburn que pour l’argent, que son enfant était sûrement un batârd…Cela n’avait aucune importance. Son enfant était un garçon. Nicholas John Tyburn, l’héritier tant attendu de Westmorland, renforçait la position de sa mère par sa naissance. Lavinia était maintenant la mère de l’héritier du comté. Féroce telle une lionne pour ce qui s’agissait de protéger son fils, Lavinia l’aimait déjà plus que tout au monde. Ce fils tant attendu, qui ressemblait déjà tant à son père, lui avait en plus de cela apporté la sécurité. Diane était à genoux devant elle, implorant son pardon, demandant à voir son petit-fils. Et Lavinia éprouvait la satisfaction de pouvoir l’ignorer en gardant la tête haute. Il restait toutefois quelque chose qui l’empêchait d’être pleinement en sécurité. Le terrible secret de son identité. Lavinia n’était pas une simple jeune fille du peuple d’origine écossaise qui avait rencontré le comte en se glissant par curiosité à une de ces réceptions. Elle était de naissance noble, d’une famille emprisonnée et exécutée pour de terribles crimes. Seule Diane savait et elle se tairait tant qu’elle ressentirait la culpabilité du suicide de son fils. Mais si d’autres comprenaient ? Et si Diane finissait par parler, un jour ?

Juillet 1554. Des bateaux arrivaient par dizaine au port de Londres déversant leurs flots d’espagnols dans les rues. Philippe de Habsbourg allait épouser Mary Tudor et devenir roi d’Angleterre. Lavinia n’avait pas été initié à la politique de manière suffisante par son défunt mari, elle n’avait pas eu le temps de l’être. Le jeu auquel elle s’apprêtait à jouer était dangereux. La jeune femme cherchait à avoir le plus d’alliés possibles, le plus d’amis. Elle était très douée pour se faire apprécier, c’était un fait. Mais elle n’avait pas réfléchi à tout…Devenir l’amie des espagnols, la jeune femme qui s’intéressait à leur culture, qui était invitée à leur table n’allait pas lui rapporter que des amis, au contraire. De nombreux anglais commencèrent à la voir d’un mauvais œil. Mauvais pari. Cependant, cela ne compterait peut-être plus pour longtemps…Lavinia, bien qu’elle n’éprouve guère l’envie de se remarier, pensa la présence des espagnols pourrait être sa chance. Séduire un espagnol, l’avoir dans sa poche, l’épouser, le suivre en Espagne avec son fils…Cela l’éloignerait à jamais de son secret.

Septembre 1554
« Que dites-vous donc de partager cette soirée avec moi ? », demanda le bel espagnol, lui tendant la main. Alvaro Osorio était le fils héritier du marquis de Astorga, comte de Trastámara, de Santa Marta de Ortigueira et de Villalobos. Très proche de Philippe II, l'homme était un éternel célibataire, pourtant assez séduisant et dragueur, qui avait remarqué la belle Lavinia.

Un léger sourire amusé se dessina sur le visage de la blonde. Elle le regarda un instant, sans saisir sa main. Cela faisait partie de l’art de la séduction. Laisser du suspense entre chaque chose. Etre mystérieuse.

« Cela dépend... Je veux bien vous accorder le plaisir de ma compagnie, mais je n’aime pas m’ennuyer. », déclara Lavinia. Elle posa délicatement sa main dans celle de l’espagnol alors qu’elle accordait un regard malicieux à son interlocuteur. Sa main, douce et lisse, glissa ensuite contre celle de l’espagnol et elle le dépassa de deux pas lent avant de se retourner à nouveau vers lui.

« Vous considérez vous comme un homme intéressant, sir ? Pensez vous pouvoir me divertir ou est ce que je risque de bailler après dix minutes passées à converser avec vous ? »,
demanda Lavinia.

Oh, cela pourrait être très mal pris par quelqu’un qui n’avait pas d’humour. C’était direct et franc-parler, mais Lavinia savait qu’elle pouvait se permettre ce genre de plaisanterie avec l’espagnol. Cela faisait partie du jeu et elle était persuadé que cela lui plaisait qu’elle y joue pour de vrai et non avec la retenue dont faisait preuve la plupart des jeunes filles de cette cour, naïves, qui n’osaient pas commettre un pas de travers de peur de vexer leurs interlocuteurs ou d’être en dehors des convenances. D’une certaines manières, toutes ces jeunes filles, à suivre le même code à la lettre, finissaient par toutes se ressembler. C’était peut-être aussi pour cela qu’Alvaro préférait la présence de Lavinia à la leurs.

L'homme était séduit. Lavinia en était ravie. Elle continuerait à le séduire jusqu'à ce qu'elle devienne la seule chose qu'il désire au monde. Et ensuite, elle l'épouserait.

Début mars 1555

« Lady Tyburn, on m’a longuement parlé de vous. J’aime l’art et j’ai trouvé que vous feriez un bon modèle pour un tableau que j’aimerai faire réaliser. Bien sûr, vous n’êtes pas obligé d’accepter, même si mon artiste personnel, qui a pu vous voir approuve mon choix. »


Voilà ce que Philippe de Habsbourg lui avait proposé la première fois qu'il l'avait conviée dans ses appartements. Flattée d'être ainsi remarquée par l'un des hommes les plus puissants d'Europe, Lavinia avait accepté. C'était le début d'une relation très proche entre le souverain d'Angleterre et la belle écossaise. Philippe n'était pas avec Lavinia comme il était avec le reste du monde. Elle parlait avec l'homme, et non avec le roi. Il se confiait à elle, discutait longuement. Parfois en espagnol, parfois en anglais. Petit à petit, Lavinia se mit à rêver à des choses interdites. Philippe l'aimait, cela se sentait...Pourrait-elle un jour, devenir reine de l'Empire sur lequel Philippe s'apprêtait à régner ? Oh, c'était dangereux, très dangereux car la reine était une femme jalouse...Mais elle ne risquait rien tant qu'il était là. Et les mauvaises langues n'osaient pas se délier en sa présence car tous avait compris que Philippe ne laisserait personne faire du mal à Lavinia Tyburn. Et contrairement à ce qu'on pourrait en déduire, Lavinia appréciait réellement Philippe. Elle attendait avec impatience leurs rencontres régulières. Oui, c'était un homme terrible parfois, et il aurait sans doute fait tuer Nicholas, son défunt mari, protestant, s'il l'avait connu. Et pourtant, Lavinia l'appréciait. Est ce que le pouvoir qu'il représentait y était pour beaucoup ? Sans aucun doute. Est ce qu'il était la seule raison de ses sentiments positifs envers le roi ? Peut-être pas...


Avril 1555. Le rapprochement de Lavinia et du roi apportaient son lot d'ennemis et de commérages. Même si les gens se taisaient en sa présence, Lavinia n'était pas sans le savoir. Un attentat avait été perpétré quelques mois plus tôt lors du joute en présence de la reine et du roi. Une femme avait été tuée, une amie de Lavinia. Les gardes royaux étaient en pleine enquête pour découvrir qui en était responsable. Pour l'instant, elle était en sécurité. Il lui fallait cependant assurer ses arrières. Elle n'avait jamais prévu de devenir une personne aussi contestée à la cour. Elle avait tâché de se faire le plus d'amis possibles, le plus d'alliés possible, et avait récolté toute une flopée d'ennemis à la place.

« Inutile de tâcher de me convaincre que j'ai mal vu et que ce que je sais n'est pas la vérité, Lady Cavendish, car je me doute que c'est ce que vous vous apprêtez à faire. Vous perdriez votre temps. Nous n'allons pas nous mentir ; je sais que Rosemary est à l'origine de l'attentat. Elle avait des tâches de poudre sur sa robe lorsque je l'ai croisée dans le couloir ce jour là. Je suis également persuadée que vous êtes impliquée là dedans, et ma belle mère l'est sûrement aussi. Mais... »

Lavinia laissa le suspense durer quelques secondes. Cela devait être une torture pour la jeune Blackwood, et pour sa protectrice Antanasy Cavendish également. C'était bien le but. Elles devaient être en train de s'imaginer marcher vers l’échafaud en ce moment même et voir leur vie s'effondrer. Tant mieux Elles seraient d'autant plus disposées à accéder à toute les requêtes que Lavinia pourrait leur soumettre au prix de son silence.

« Je n'ai rien dit à ce monsieur Wayne. Il a été insistant, mais je lui ai affirmé que je ne me souvenais de rien de suspect concernant Rosemary. J'ai ajouté que, toutefois, j'irais le trouver si le moindre détail me revenait. Il m'a cru, évidemment. Pourquoi une proche du roi consort mentirait sur un sujet tel que celui ci ?...C'est ce qu'il a du se dire...»

Lavinia proposa un marché à Antanasya Cavendish, venue la voir pour qu'elle garde le silence sur la culpabilité de Rosemary Blackwood. En cas de retournement de situation, la duchesse devrait assurer que Lavinia avait toujours été dans l'autre camp et la protéger et son fils. Le marché fut conclu.

Pourtant, en décembre 1555, Rosemary est exécutée. Lavinia n'a pas parlé mais la duchesse est persuadée du contraire. Il semblerait que dès lors, cette protection éventuelle qu'elle s'était assurée ne tienne plus...


Mai 1555
Après lui avoir offert un parure ornée d'une croix faites de rubis, richement décorée et réalisé par un talentueux artiste italien, il lui avait annoncé son départ. Il l'avait fait en anglais et non en espagnol. Cela montrait qu'il n'y avait rien qu'il ne désirait plus que de rester auprès d'elle. Mais son père l'avait rappelé. Il allait bientôt devenir le souverain des Pays-Bas, puis de l'Espagne. Lavinia avait tâché de cacher sa déception, qui pourtant était grande. Philippe allait devenir le roi du monde et cela mettait fin aux rêves de pouvoir de Lavinia par la même occasion. A ses côtés, elle se sentait reine. Quand il serait parti, elle serait terriblement en danger. La jalousie de la reine était une véritable menace. Sans compter tout ces gens à Whitehall qui la détestait.

« Lady Lavinia, quelque chose semble vous troubler, parlez-moi, vous savez que je ferais n’importe quoi pour vous satisfaire et pour que vous vous sentez bien. Mon départ ne changera rien, l’un de mes hommes s’occupera de vous et vous protégera en mon absence et si vous craigniez la reine, je lui parlerai, elle ne fera jamais rien qui puisse me déplaire. »

Lavinia avait répondu avec honnêteté et tout ce qu'elle lui avait demandé, Philippe l'avait fait. Destituant Diane Tyburn, que Lavinia confia soupçonner d'être hérétique, de tout son pouvoir, il fit de Lavinia la seule et unique comtesse de Westmorland. Il devint également le parrain de son fils, Nicholas. Lavinia était plus puissante que jamais. Et pourtant, Philippe parti, emportant ce sentiment délicieux de royauté qu'il lui offrait lorsqu'elle était en sa présence, elle se sentit plus vulnérable que jamais.

Mars 1556

« Alvaro, pourquoi m’offres-tu cela ? En quelle occasion ? Je ne peux pas accepter, je suis désolée… »


Après avoir ouvert la petite boîte et découvert les sublimes boucles d’oreilles, Lavinia la referma et la tendit à l’ambassadeur d’Espagne en Angleterre, Alvaro Osorio. Son anniversaire était le mois prochain, que lui offrirait il ensuite ? Sans compter le présent qu'elle recevrait sans aucun doute de Philippe.

Philippe avait tout fait pour éloigner Alvaro de Lavinia lorsqu’il l’avait remarquée à son tour, ne conviant même plus son rival amoureux à dîner lorsqu’il partageait un repas avec le reste de ses plus proches amis espagnols l’ayant suivit en Angleterre. Cependant, quand le roi avait du quitter l’Angleterre, il lui avait fallu trouver quelqu’un qui veillerait sur Lavinia et qui la protégerait de la jalousie éventuelle de la reine ainsi que des ennemis qu’elle s’était fait en raison de leur relation. Alvaro était dès lors devenu en quelque sorte le garde du corps de la comtesse de Westmorland, son protecteur en plus d’avoir été promu ambassadeur. Et même s’il avait été éloigné de Lavinia pendant un temps, il ne l’avait pas oubliée. Il la désirait toujours autant et il revenait à la charge.

« Ai-je besoin d’une raison pour offrir un cadeau à la plus belle femme de Whitehall ? », répondit il.

« Alvaro, je t’en prie… », dit elle en espagnol. Une belle erreur que d'apprendre cette langue mélodieuse et de s'intéresser à cette culture lointaine. Cela lui avait apporté plus d'ennemis que d'amis.

Lavinia s’était levée, soupirant d’exaspération, et s’était nerveusement dirigée vers la fenêtre. Voilà que, tout comme Philippe avant lui, Alvaro se mettait à la couvrir de cadeau. Cela la flattait et lui faisait plaisir, évidemment. N’avait-elle pas rêvé de posséder toutes ces belles choses, enfant ? Le problème était que cela reflétait aussi la position délicate dans laquelle elle se trouvait. Elle n’était pas insensible au charme d’Alvaro. Elle avait tâché de le séduire et envisagé de l’épouser, avant que Philippe n’intervienne. Mais justement, il y avait eu Philippe…

« Lavinia, le Roi est parti depuis près d'un an. Il ne peut plus m’empêcher d’essayer de te rendre heureuse. Et pourquoi continuerais t il de le faire ? Il est marié et loin d’ici. Je n’arrêterais pas, Lavinia…Je suis le genre d’homme qui se bat pour ce qu’il désire… »

« On ne peut pas toujours avoir ce que l’on veut, Alvaro. », répondit Lavinia. L'espagnol s'était approché d'elle.

« Regarde moi dans les yeux et dis moi que tu ne le veux pas, toi aussi. Je te rendrais heureuse. Tu sais que je le ferais. »

Lavinia détourna le regard.

« Peu importe ce que je veux. Le roi ne consentira pas. Il ne veut pas me voir mariée. Et c’est ton roi plus encore que le mien. Tu ne peux aller contre sa volonté. Laisse-moi, maintenant, Alvaro. »

Oui, elle avait reconsidéré l'idée d'épouser Alvaro. Philippe ayant quitté l'Angleterre, elle avait réalisé l'absurdité de ses rêves de couronne espagnole. Mais le Roi lui écrivait toujours et ramenait ainsi ses rêves de pouvoir à la vie. Se pourrait-il vraiment qu'elle devienne un jour reine...?

Lady Lavinia, vous venez m’évoquer vos souhaits de mariage, cette simple idée de voir un homme vous conduire à l’autel a su assombrir mon cœur. Mon devoir reste et demeure envers votre souveraine, ma reine, mon épouse, mais il est également envers vous. Même loin de vous, je ne pourrais accepter qu’un homme vous prenne pour épouse, même un lord aussi respectable que Lord Osorio. S’il venait à vous faire une quelconque demande, je vous conseillerai de ne point l’encourager. Lavinia, très chère Lavinia, j’ose espérer que vous écouterez ces quelques mots, qui viennent d’un roi qui veut respecter votre personne et qui rêverait de ne point être roi pour pouvoir faire de vous son épouse. C’est un rêve que je caresse depuis le jour où je vous ai quitté, un jour, si Dieu le veut, je vous reverrais et je vous conduirais moi-même dans les plus beaux palais espagnols, pour vous faire contempler ses jardins, ses orangers et sa douceur de vivre. , avait-il écrit dernièrement.







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MessageSujet: Re: LAVINIA TYBURN - the lioness  Jeu 27 Juil - 22:03


The avenging lioness

I'm sure she is behind this. Diane is not the kind of woman to commit suicide.



CHAPTER FOUR : THE AVENGING LIONESS ♆ Juillet 1556.« Nous allons quand-même aller nous asseoir à ses côtés ? », dit timidement Rosalie, suggérant l’éventualité d’en faire autrement. Au loin, dans la salle de banquet, Alvaro Osorio semblait être occupé à courtiser une jeune fille assise à côté de lui.

« Bien sûr, Rosalie. Alvaro invite qui il veut à dîner en sa compagnie, ce n'est pas mon affaire. Et... Il a la mission de veiller sur moi, il ne faudrait pas que je m’éloigne de trop, n’est ce pas ? », répondit Lavinia à sa servante et fidèle amie, Rosalie. Il était certes étrange d’amener sa servante à un banquet mais Lavinia ne s’en formalisait pas. Rosalie était sa plus proche amie et s’apparentait plus à une sorte de dame d’honneur qu’à une servante, bien qu’elle n’ait aucun titre. Portant dans ses bras le jeune Nicholas, âgé de deux ans, Rosalie suivit la comtesse.

Alvaro, exaspéré d’être repoussé par Lavinia en dépit du lien très fort qui les liaient, avait décidé de reprendre sa liberté, sans doute dans le but de rendre la comtesse jalouse. Il était donc redevenu ce coureur de jupons qu’il était avant de la rencontrer. Lavinia ne s’en inquiétait pas. Elle savait qu’Alvaro finirait par revenir tôt ou tard vers elle et que tout cela n’était qu’un stratagème puéril pour se faire désirer. Car au fond, aucune des jeunes filles facilement séduites avec qui il se plaisait à discuter ne l’intéressait véritablement. Elle était la seule qu’il désirait. Elle le savait. Ne s’était il pas d’ailleurs emporté de la plus féroce des façons contre le soldat qui l’avait arrêtée en avril 1556, la confondant avec Joane Morangier ? Joane Morangier avait d’ailleurs été l’amie de Lavinia. Plus tôt, en janvier 1556, elle avait conseillé à la drapière devenue noble de ne pas s’investir dans la défense de sa foi. Les femmes issues du peuple qui parvenaient à gravir les échelons étaient déjà les cibles de la cour. Elle serait trop surveillée que pour ne pas être en danger en se laissant entraîner là dedans. Cependant, la jeune femme ne l’avait pas écoutée. Lavinia avait auparavant, en décembre 1554, engagé le fils de Joane, Oliver Barrow, en tant que palefrenier. Elle lui avait ainsi fait une grande faveur. Après l’arrestation de sa mère en martyr, Oliver avait pourtant choisi de quitter ce travail où il était en sécurité, laissant un vide dans le cœur de sa servante Rosalie, qui, Lavinia le savait, appréciait beaucoup le jeune homme. Mais les femmes ne doivent pas montrer aux hommes qu’ils ont du pouvoir sur elles, Rosalie devrait le comprendre. C’est pourquoi Lavinia ne se laissait nullement impressionner par le petit numéro d’Alvaro, peut importe combien de temps il durait. Elle était celle qui avait le pouvoir sur lui, et pas l’inverse. Les femmes étaient déjà trop impuissantes dans ce monde d’hommes. Elles devaient faire le maximum pour ne pas être complètement soumise à eux et cela s’appelait l’art de la séduction.

*
Aout 1556.
Diane Tyburn avait tout perdu par la faute de sa belle-fille, Lavinia, et celle-ci commençait à sentir l’envie de vengeance de sa belle-mère devenir de plus en plus forte. Elle devait agir afin que son secret ne soit dévoilé. Elle ne pouvait pas simplement la dénoncer en tant qu’hérétique car elle aurait le temps, en prison, de dévoiler ce qu’elle savait sur sa belle-fille. C’était ce qui retenait également Diane de dénoncer Lavinia. Si elle le faisait, Lavinia parlerait de ses activités protestantes. Et des preuves, elle en avait. Elle avait fait suivre sa belle-mère pendant plusieurs plus d’un an, ayant commencé peu après que Philippe l’avait faite seule comtesse de Westmorland. Maintenant, il était temps de faire disparaître Diane avant de se faire dévancer. Et Lavinia avait pensé à tout.


Quelques semaines plus tôt, juillet 1556, demeure londonienne des Tyburn.
« Vous voulez que je tue une comtesse ? »
L’homme se mit à rire avant de terminer son verre de vin que Lavinia lui avait servi. Cela n’était pas grave qu’il se mette à rire de la sorte. Ils ne risquaient pas d’être entendus. Diane était absente et seul des gens de confiance, occupé à d’autres tâches, occupaient la maison. Après tout, depuis que Lavinia régnait en maître dans cette demeure, elle n’avait gardé que les gens qui lui étaient fidèle à elle, et non à Diane. Et il en était de même pour le Westmorland. Ceci dit, peu de gens étaient fidèle à Diane, vu comment elle les avait toujours traité.

« Non, je veux que vous tuiez la belle-mère d’une comtesse, car c’est moi, la comtesse. »
Souriant toujours, l’homme du peuple qu’on appelait en fait Richard Ballantrae, fit non de la tête.
« Je ne vais pas faire ça. »
« Vous le ferez. »


Lavinia lui resservit de ce délicieux breuvage.

« Et pourquoi cela ? Pour risquer de me faire tuer à mon tour ? Je n’aime pas me frotter aux affaires de la haute. »

« La « haute », comme vous dites, ça paie bien. Je vous paierais plus cher que tout vos autres clients. J’ai de l’argent. »
« Je n’ai jamais tué une comtesse »
« Il faut une première fois à tout. Et ce n’est pas elle, la comtesse, c’est moi. »,
rectifia Lavinia.
« Je n’ai jamais couché avec une comtesse non plus. », ajouta l’homme, sans se préoccuper de la rectification de la belle blonde.

Lavinia regarda son interlocuteur. Son franc-parler l’avait quelque peu surprise.

« Je vous demande pardon ? »

« Je veux bien tuer votre belle-mère et masquer cela en suicide, selon vos instructions. Mais cela serait tout à fait exceptionnel pour moi. Je demande donc un paiement exceptionnel également. Tuer, j’en ai l’habitude. Et on me paie avec de l’argent. Tuer Diane Tyburn, c’est inhabituel. Je demanderais donc de l’argent et une nuit inhabituelle. »

Lavinia ne répondit tout d’abord rien et s’adossa à son siège, dévisageant le tueur à gage, tentant de s’assurer qu’il était bien sérieux, puis pesant le pour et le contre. Elle finit par répondre.

« Je vous paierais. Vous la tuerez au moment exact où je vous le dirais. Ensuite, précisément dix jours après sa mort, après m’être assurée que vous avez fait les choses correctement et que tout fait penser au suicide, vous pourrez me rejoindre ici. Et vous aurez votre nuit inoubliable. »

Surpris et satisfait à la fois, Richard Ballantrae attendit que Lavinia lui serra la main.
« J’ai votre parole ? »
« Vous l’avez. », dit Lavinia en lui serrant la main. « Une nuit, rien qu’une. Vous aurez disparu avant le lever du soleil et vous n'en parlez jamais.»
« Bien. Marché conclu dans ce cas. Et je vous conseille de ne pas de trahir ce marché. Il ne vaut mieux pas m’avoir comme ennemi. », la prévint Richard.
« Je n’en doute pas, sir Ballatrae. », répondit Lavinia.

*

Fin aout 1556.

Richard Ballantrae avait respecté sa part du marché. Il avait fait du bon travail. Diane avait été retrouvée pendue quelques minutes avant que la garde ne vienne la chercher. En effet, Richard n'avait pas été le seul à passer un marché avec Lavinia. Le jeune homme qu'elle avait payé pour surveiller Diane avait apporté des preuves à la reine, comme Lavinia lui avait demandé. Richard avait alors reçu le feu vert pour agir. Tout laisser penser que Diane s'était suicidée avant de se faire arrêter, qu'elle avait donc préféré le suicide à la mort sur le bûché.

Lavinia respecta donc à son tour sa part du marché. Le jeune homme l'ayant dénoncé, en plus d'avoir reçu une récompense de la part de la reine, reçut une récompense de la part de Lavinia. Suffisamment d'argent pour s'acheter une petite ferme confortable dans le Westmorland et y vivre à l'abri des représailles avec sa femme, sous une fausse identité. Elle respecte aussi sa part de l'autre marché et offrit à Ballantrae la nuit qu'il avait réclamée. C'était de la prostitution, mais peut importe. Diane Tyburn n'était plus. Elle avait gagné la partie. Elle s'était vengée et était désormais en sécurité, plus que jamais.

Octobre 1556.

« Diane Tyburn ne m’apparaissait pas comme une femme pouvant commettre un suicide. Sa mort vous arrange bien, en plus de cela. Vous pouvez peut-être duper les autres, mais pas moi. Vous êtes une sorcière, lady Tyburn. Voilà ce que vous êtes. Et la roue tournera pour vous. »

Lavinia Tyburn garda la tête haute et répondit par un sourire silencieux à Edward Seymour, malgré l'accusation très grave qu'il venait de formuler. Edward était le fils de sa mère. Et Lavinia n'avait jamais beaucoup aimé Anne Seymour, l'une de premières à l'accuser de porter un batard et non l'héritier du comte.

« Vous aimeriez que cela soit vrai et que je sois responsable de sa mort. Comme vous auriez aimé aussi que ma relation avec sa Majesté le Roi ne soit pas des plus saines et pure. Malheureusement, je vais vous décevoir, lord Seymour ; ce n’est pas le cas. Certes, sa mort me réjouit. Mais je n’en suis pas responsable. Vous pouvez clamer haut et fort tout ce que vous désirez à mon sujet, cela ne rendra pas vos dires plus vrais. A croire que la roue a tourné pour ma belle-mère avant de tourner pour moi, n’est ce pas ? » , finit-elle par dire.

« Lady Tyburn. Est-ce qu’on vous importune à nouveau ? », dit un homme, derrière elle, en espagnol, pour ne pas être compris de Seymour.

C’était Alvaro qui venait de délaisser une demoiselle avec qui il discutait plus loin pour venir au secours de Lavinia.

« Tout va bien, lord Osorio. » répondit Lavinia. Il était à prévoir que certains utilisent leur mauvaises langues pour colporter leurs ragots et leurs théories.

Lavinia attendit qu'Edward se décide à s'en aller pour remercier Alvaro.

« Ne me remerciez pas, c'est mon devoir. En revanche, puis-je vous inviter à dîner ce soir, Lavinia ? En toute amitié ?»


Lavinia resta silencieuse un moment, tout en regardant Alvaro. Un léger sourire finit par se dessiner sur son visage. Elle avait senti que ce moment arriverait bientôt et qu'Alvaro se lassait de son petit jeu idiot.

« D'accord », répondit-elle simplement.

Dès lors, ils se rapprochèrent à nouveau sans pour autant dépasser les limites. Lavinia n'oublie pas que le roi ne consent pas à cette union. Et plus encore, elle n'oublie pas que le roi lui a parlé d'un avenir plus grand encore que celui que lui promet Alvaro.






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MessageSujet: Re: LAVINIA TYBURN - the lioness  Ven 28 Juil - 8:35


The King's queen.

If she'd ask the King for all the gold coming in Sevilla every year, he would give her without any hesitation. He would give her everything.



Mars 1557. Lavinia ne comprenait pas. C’était beaucoup trop. Depuis son retour, Philippe avait passé tout le temps libre dont il disposait avec Lavinia et son fils, dont il était le parrain et qu'il avait déjà couvert de cadeaux. A nouveau, Lavinia ressentait le bonheur d’être la confidente et l’amie la plus proche du plus puissant souverain de toute la Chrétienté. Elle chérissait ce temps passé en sa compagnie car elle avait de réels sentiments pour Philippe, bien qu’avec la distance, elle ait tenté de les oublier. Et évidemment, elle chérissait le sentiment de puissance que lui conférait le fait d’être aimée par un roi ainsi que les rêves de pouvoir auquel cela lui permettait d’aspirer. Cependant, elle commençait à craindre, plus que jamais, que le comportement de Philippe lui attire des problèmes. Il allait trop loin…Tout cela allait trop loin…

« Votre Majesté, c’est beaucoup trop…Je ne peux accepter, je…Et la Reine, que pensera-t-elle ? »
Philippe venait de lui offrir un manoir entièrement rénové sur les terres de la couronne. Ce manoir, il l’avait lui-même reçu à l’occasion de son mariage avec la reine Mary. Ce cadeau était celui de trop. La reine était une femme jalouse…Tout comme son mari. Lavinia l’ignorait encore, mais Philippe avait eu une discussion très sérieuse avec Alvaro. Il lui avait rappelé qu’il devait s’en tenir à sa mission de surveiller Lavinia et à son travail d’ambassadeur. Il avait remarqué la proximité qui s’était installée entre eux et cela le déplaisait. Le message avait été clair ; Alvaro n’avait pas intérêt à lui voler Lavinia. Il ne pouvait l’avoir, alors personne ne l’aurait.

« J’insiste pour que vous acceptiez. Vous ne craigniez rien de la Reine tant que je suis ici. »
« Je n'en doute pas, votre Majesté.Mais vous n’allez pas rester ici éternellement, je le sais. Votre Majesté, les gens se poseront des questions et Alvaro ne pourra pas me protéger de tout… », répondit Lavinia.
« Lady Lavinia, vous ne risquez rien. Je ne laisserais personne vous faire de mal. Cependant, la cour n’est pas l’endroit idéal pour vous. A mon départ, j’aimerais que vous résidiez dans le manoir que je viens de vous offrir. Cela me ferait grand plaisir de vous savoir loin de la cour et de ses mauvaises langues. Et je pense qu’une éducation à la campagne serait bénéfique pour Nicholas, également. J’apprécie beaucoup mon filleul. Son bien être m’importe beaucoup. », déclara Philippe. « S’il vous plait, my lady. Faites-moi confiance. Je ne veux que votre bien ».

Lorsque Philippe quitta à nouveau l’Angleterre, en juillet 1557, Lavinia lui obéit et partit résider dans ce nouveau manoir. De toute évidence, il n’était pas bon de rester près de la reine après qu’elle aie reçu un tel présent. Quant à Alvaro, elle n’en entendit plus parler pendant de nombreux mois où elle résida loin de la cour. Elle n’essaya pas d’avoir de ses nouvelles. Philippe n’apprécierait pas. Six mois passèrent ainsi durant lesquels Lavinia résida loin de la cour et ne se rendit à aucun banquet, aucune fête. Pas même pour Noel où elle se contenta d’envoyer un cadeau à la Reine sans assister aux festivités. Le Roi l’aimait. Cela transparaissait dans chacune de ses lettres, qui lui étaient transmise en main propre, par l’un de ses hommes en Angleterre. Les mots qu’ils s’échangeaient été dangereux. « Dans un rêve, je vous aie vue à mes côtés, à Madrid, la couronne de reine de Castille et d’Aragon ornant votre sublime chevelure. Aucune femme ne la porterait aussi bien que vous, j’en suis persuadé. Vous auriez fait une sublime reine. » Lavinia passait ses journées à penser à Philippe et au tableau de pouvoir qu’il lui dépeignait.


Janvier 1558.
« Votre Majesté, je m’inquiète de ne pas recevoir de vos nouvelles. Comment vous portez vous ? »
Depuis plusieurs semaines, les lettres du roi se sont faites rares. Lavinia se demande si le roi a fini par l'oublier. La distance et les affaires politiques sont des obstacles qu'il est difficile de franchir. Et si les sentiments de Philippe sont sincères, est il sincère quand il l'entraine dans des rêves de couronnes ? Lorsqu'elle y réfléchit seule et avec sa raison et non les émotions résultant de la lecture de leurs lettres, Lavinia en doute. Philippe l'emprisonne pour qu'elle n'appartienne à personne. Mais cela ne signifie pas pour autant qu'elle lui appartiendra un jour... Il ne suffit pas d'avoir le coeur d'un roi pour être reine.

En raison d'une affaire de succession d'une terre sur laquelle feu Diane Tyburn avait des droits, Lavinia se rend à la cour, en ce mois de janvier 1558. Alvaro ne l'a pas oubliée. L'homme, qui veille toujours à la sécurité de la jeune femme lorsqu'elle est présente à la cour, sait qu'il ne devrait pas être trop proche d'elle. Cependant, apprenant que Philippe ne lui écrit plus beaucoup, Alvaro pense qu'il est possible que le roi se soit lassé, ou soit revenu à la raison concernant l'impossibilité pour lui, d'avoir une quelconque relation avec Lavinia.

La comtesse se rapproche de l'ambassadeur, qui semble son seul ami dans une cour londonienne où tous la dévisagent comme la femme à qui le roi à offert un manoir. Lavinia apprécie Alvaro. Leur amitié reprend et grandit. L'espagnol est amoureux, l'écossaise commence à s'imaginer à son bras. Elle n'oublie pas Philippe, mais a du mal à croire à tout ce qu'il lui a écrit. Leur relation semble impossible, c'est également ce qu'Alvaro tente de lui faire comprendre. Et puis, après tout, ils ne sont pas du même monde.


Fin avril 1558
« Tu as demandé la bénédiction du roi pour m’épouser sans même m’avoir consulté ?! »
Alvaro avait perdu la tête. Certes, Lavinia s’était beaucoup rapproché de lui ces derniers temps, alors que Philippe semblait l’avoir oublié, mais ce qu’il venait de faire, c’était de la folie pure. Jamais elle n’aurait pensé qu’il agirait ainsi. Oui, ils étaient proches...Très proches mais...

« Je pensais qu’il consentirait. Ensuite, je t’aurais fait ma demande et tu aurais été libre d’accepter ou de refuser. Le roi ne t’a plus écrit depuis plusieurs mois, je pensais qu’il était passé à autre chose. »

« Tu ne connais pas ton Roi. », répondit Lavinia. Certes, elle avait pensé, elle aussi, que Philippe avait décidé de passer à autre chose, et cela l’attristait. Mais elle savait aussi que Philippe était un roi et un homme jaloux.

« Tu aurais refusé Lavinia ? Sois honnête avec moi. Je pourrais te rendre très heureuse. Et nous sommes bien, tout les deux. Cela ne représente rien pour toi, tout ce que les moments que nous avons passés ensemble ? Quand je t'aie embrassée, n'y as tu pas répondu ? »

Oui, c'était arrivé il y a deux semaines de cela. Ils n'avait jamais dépassé les limites imposées mais elle l'avait laissé l'embrasser, elle y avait répondu, elle avait aimé. Elle n'aimait pas l'entendre énoncer ce fait. Philippe serait furieux, s'il savait. Mais que pouvait-elle y faire ? Il était loin, très loin, mariée à une autre femme, et il ne lui écrivait presque plus.

« J’aurais fait ce que le roi m’aurait dit de faire, Alvaro ! Et tu devrais en faire autant. », se contenta de répondre Lavinia. Aurait-elle accepté ? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Oui, Alvaro ferait un très bon mari. Oui, elle se sentait bien avec lui. Mais était-elle prête à renoncer à Philippe pour lui ? Elle se sentait bien avec Philippe également…Cependant, qu’est ce que Philippe pourrait vraiment lui offrir ? Ils n’étaient pas du même monde. Elle n’était pas une princesse. Elle était une comtesse et uniquement par son précédent mariage.

Alvaro soupira. « Je fais ce que mon roi me demande de faire. Je n’ai pas le choix de toute façon. Sache qu’il ne veut plus que je veille à ta protection. Et si je me montre trop proche de toi, il me fera rentrer en Espagne, je ne serais plus ambassadeur et si je m’obstine, je pourrais perdre tout mes titres, c’est ce qu’il a écrit. Qu’as-tu fait au roi pour qu’il réagisse ainsi Lavinia ? »

La comtesse n’en savait rien. Elle se posait la même question. Elle se savait belle et séduisante mais elle ignorait pourquoi le roi l’aimait tant. Elle ignore sa question, ne sachant que répondre.
« Je suis désolée d’apprendre que tu te retrouves dans une telle situation, Alvaro. » Sa voix s’était adoucie. Elle était sincère. Elle ne pouvait nier que ces événements la rendaient triste. Aimait-elle Alvaro plus qu’en tant qu’ami ? Peut-être bien que oui. En tout cas, sa présence lui manquerait. Philippe la séparait de son plus proche ami à la cour, en dehors de sa servante Rosalie. « J’imagine qu’il faudrait éviter que nous soyons vus ensemble dans les semaines à venir. », ajouta-t-elle. Alvaro acquiesça. Lui qui d’ordinaire ne lâchait jamais ne pouvait que se résigner devant la réponse de Philippe. Il risquait de tout perdre. Et même s’il perdait tout, cela ne lui donnerait toujours pas la permission de Lavinia.

Il y eut un silence durant lequel l’ambassadeur et la comtesse se regardèrent. Lavinia finit par s’avancer pour étreindre l’espagnol. « Tu vas me manquer, Alvaro. », dit-elle.

« Pas autant que toi. », répondit Alvaro. « Je t’aime, Lavinia. »
Il ne l’avait jamais dit en ces termes. Cela la toucha mais elle resta silencieuse avant de répondre, toujours dans ses bras.
« Je sais. »
Oui, elle savait. Seul un homme amoureux pouvait se battre autant pour une femme, comme il l’avait fait. « Et je ne te déteste pas. »
Pourquoi avait elle ajouté ça, elle l’ignorait. Cela voulait il dire qu’elle l’aimait aussi ?

Il l'embrassa. Elle le laissa faire. Puis, elle se dégagea de son étreinte et baissa les yeux.

« Tu devrais partir, maintenant. »

Il partit. On ne devait pas les voir à deux, pas pour un moment. Elle retourna dans son manoir quelque jours plus tard.

Mai 1558

Peu après Alvaro, Lavinia avait reçu à son tour une lettre de Philippe. C’était de loin la plus belle déclaration d’amour qu’il ne lui avait jamais faite jusqu’alors. « Mon cœur ne peut tolérer que d’autres hommes puissent vouloir faire de vous leur épouse », écrivait-il. Evidemment, c’est Alvaro qui était visé par cette phrase, Lavinia l’avait compris. Les sentiments de Philippe, qui lui avait tant donné, étaient fort et sincère et Lavinia ne voulait pas lui faire de peine. « Votre fidelité et votre patience finiront par être récompensée, Lady Lavinia, cela, je peux vous l’assurer ». Etait-ce vraiment possible ? L’amour de Philippe pourrait il vraiment le conduire à élever une écossaise venue de nulle part à la royauté ? Lavinia se remit à y croire un peu plus… Philippe ne l’avait pas oubliée, loin de là. Il se mit à lui écrire plus régulièrement que jamais. Le doute subsitait toujours ; tiendrait il vraiment parole ? Pouvait-il vraiment faire d’elle sa reine ? Elle avait du mal à imaginer que ce rêve puisse se réaliser mais Philippe avait l’air si sincère…Elle devait à tout prix oublier Alvaro et se montrer patiente et loyale car le plus grand des avenirs l’attendait peut être.

Le danger l’attendait peut-être, également. La nouvelle fait beaucoup parler d'elle. La reine Mary est tombée malade. Oui, comme par hasard, cela s'accompagnait d'une succession des lettres d'amour de Philippe. Philippe lui demandait aussi de découvrir ce qu'il en était vraiment de l'état de santé de Mary, lui faisant plus confiance à elle qu'à ses propres hommes. Lavinia réside donc de nouveau à la cour, Philippe lui ayant trouvé un nouveau protecteur, plus âgé et très marié.

Cependant, si la reine venait à mourir, et que Philippe ne respectait pas sa parole, que ferait Lavinia ? Elle se trouverait dans une position des plus délicate si la personne qui succéderait à Mary n'était pas catholique ou se montrait rancunière vis à vis de ceux qui ont accueillis à bras ouvert les espagnols, comme elle l'a fait. Les mots d'Anne de Clèves résonne dans sa tête et la mette en garde ; il ne suffit pas d'avoir le coeur d'un roi pour être reine. Cependant, à chaque fois qu’elle lit les lettres de Philippe, elle oublie le danger, devant la sincérité de ses mots rassurants… Lavinia Tyburn pourrait bientôt tout gagner. Ou tout perdre.







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MessageSujet: Re: LAVINIA TYBURN - the lioness  Sam 29 Juil - 17:00
Rolala mais quel destin pour cette brave Lavinia ♥ J'approuve tout ce que tu as écrit sur les derniers évènements Very Happy
Je te valide



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MessageSujet: Re: LAVINIA TYBURN - the lioness  
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LAVINIA TYBURN - the lioness
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