AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Cette MAJ est optimisée pour Mozilla.

Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

Partagez|
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur Wayne
the sword in the darkness
♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 26 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 982 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 88 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

MessageSujet: ARTHUR WAYNE - the sword in the darkness.  Sam 29 Juil - 8:16


Arthur Wayne

'Show me the path I must walk and do not let me stumble in the dark places that lie ahead.'




TON PERSONNAGE
PRÉNOM & NOM ♕ Arthur Georges Paton est son nom de baptême mais on le connait aujourd'hui sous une autre identité ; Arthur Wayne.
AGE ♕ 26 ans
DATE DE NAISSANCE ♕ 4 mai 1531
ORIGINE ♕ Arthur est né à Londres et ses parents étaient tout deux anglais. Il n'a quitté l'Angleterre qu'une seule fois, en janvier 1558, pour aller se battre à Calais.
SITUATION FAMILIALE ♕ Arthur est marié à Constance Bennet. Avec elle, il a eu trois enfants. Tout d'abord, des jumelles ; Emma et Mary, née en mars 1556, et récemment, en janvier 1558, un garçon ; Thomas. Il est également le tuteur d'une jeune orpheline recueillie par Constance avant qu'ils se marient ; Jane-Ann Smith.
MÉTIER ♕ Soldat de la garde royal au poste honorable de second du capitaine John Herbert. A son retour de Calais, il a été fait chevalier.
GROUPE ♕ Garde Royale.
CRÉDITS ♕ Poison Ivy pour l'avatar.




LE JOUEUR
PSEUDO ♕ BloodyWonder
AGE ♕ 21
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♕ Dans mon coeur <3
TON AVATAR ♕ Tom Felton
VOTRE PERSONNAGE EST-IL HISTORIQUE OU FICTIF? ♕ Fictif. C'est mon bébé à moi


Audience devant la Reine.



QUELLE EST VOTRE RELIGION ET QUE PENSEZ-VOUS DES CHANGEMENTS RELIGIEUX DU PAYS? ♕ Arthur est profondément catholique et tient à le rester. A ses yeux, le protestantisme est comme une épidémie qui se propage et qui détourne les yeux des gens de Rome, de Saint-Pierre, le premier pape, de la vraie religion, et cela aura de graves conséquences. En plus de risquer de provoquer la colère de Dieu, cela pourra envoyer un grand nombre d'anglais en Enfer. C'est pourquoi le souverain d'Angleterre doit protéger son peuple des mensonges luthériens et calvinistes. C'est d'ailleurs pour cela qu'Arthur a tenu à soutenir la reine Mary et s'est engagé dans sa garde royale. Le jeune homme comprend néanmoins que certaines personnes, parmi le peuple, soient facilement séduites par des leaders protestants charismatiques, et il conçoit que cela puisse arriver de se tromper...Mais tandis que certains peuvent être remis sur le droit chemin et comprendre leur erreur, d'autres sont dangereux, irrécupérables et malintentionnés. La prison ou la mort sont les deux seuls chemins possibles pour eux dans ce cas.

COMMENT VOUS SENTEZ-VOUS EN APPRENANT LA MALADIE DE LA REINE ? ♕ La maladie de la reine est une très mauvaise nouvelle pour Arthur, qui a gravit les échelons de la garde royale sous son règne. Il craint que la personne qui lui succède soit corrompue par des paroles sectaires et ne suive pas les dogmes de la religion catholique. Que fera Arthur à ce moment là ? Engagé dans la garde royale, il n'a pourtant nulle envie de servir et de se battre pour un roi ou une reine hérétique ou d'être forcé à se convertir à de fausses croyances.
QUELLE HERITIERE SOUTIENDREZ-VOUS ? ♕ Arthur ne soutiendra pas Elizabeth Tudor. Il a eu pour mission de la surveiller à la Tour et la perçoit comme une hérétique dangereuse, peut-être même un peu sorcière. Il espère qu'elle n'arrivera jamais au pouvoir mais craint que ce soit ce qui se produise. Il ne fait pas non plus confiance à Katherine Grey. Son supérieur, John, l'apprécie beaucoup, et en soi, Katherine n'est pas une jeune femme qui semble avoir de mauvaises intentions...Mais sa famille a baigné dans l'hérésie et elle risque, comme sa soeur avant elle, d'être mal conseillée et influencée par des hérétiques. Le soldat préférerait donc voir sur le trône Margaret Douglas ou Mary d'Ecosse, avec peut-être une préférence pour Margaret, puisqu'il s'agit d'une véritable anglaise.
AGISSEZ-VOUS DANS L'OMBRE POUR VOTRE CAUSE OU VOTRE FOI, SI OUI QUE SERIEZ-VOUS PRÊT A FAIRE ? ♕ Arthur n'a jamais eu besoin de se cacher en raison de sa religion et il aimerait ne pas avoir à le faire, étant persuadé que les protestants sont dans l'erreur et que la religion catholique est la seule véritable religion. Il a déjà beaucoup oeuvré pour sa foi ; s'engager dans la garde, se battre contre la révolte de Wyatt, exécuter diverses missions périlleuses...En revanche, en cas de changement de religion nationale, la question serait plutôt la suivante ; serait il prêt à sacrifier sa religion pour protéger sa famille ?








the sword in the darkness
IRON ✖️ I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate. ©️endlesslove.


Dernière édition par Arthur Wayne le Ven 4 Aoû - 8:22, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur Wayne
the sword in the darkness
♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 26 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 982 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 88 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

MessageSujet: Re: ARTHUR WAYNE - the sword in the darkness.  Dim 30 Juil - 9:45


Kill the boy and let the man be born

Fils de bourgeois londonien.




I.Douce enfance.
« Mère, avez-vous entendu ce que Charles a osé me dire ?! », s’exclamait Edmond, indigné par les plaisanteries moqueuses de son frère aîné.
« Je n’ai rien dit du tout. », répondit Charles, souriant en coin d’un air taquin à Edmond. Le jeune homme, âgé de treize ans, attirait déjà le regard de bien des jeunes filles dans la rue. Charmeur et charismatique, Charles étudiait déjà pour suivre les pas de son père, dont il portait le prénom, et devenir banquier, comme celui-ci le désirait. Edmond en faisait de même. Plus sérieux et susceptible, Edmond était cependant un garçon intelligent. Leur père avait un jour émis à table sa vision des choses selon ses quatre fils, tous destiné à des professions libérales tels que banquier ou notaire, pourraient travailler en tant qu’associés, après leurs études. Mary-Ann, son épouse, s’était mise à rire. Edmond, travailler avec Charles, vraiment ?

« Charles, s’il te plait. », avait répondu la maitresse de maison suite à la plainte de son deuxième fils. De dos à la scène, rangeant la vaiselle, elle affichait pourtant un léger sourire. Elle avait très bien entendu les dires de Charles et cela l’amusait plutôt. Edmond était trop susceptible, vraiment.
« Mais enfin, je n’ai rien dit. Tu entends des voix mon frère ? »
« Arthur, tu es témoin. »

Arthur, qui venait de se couper un morceau de fromage, en silence, releva la tête. Né à l’automne 1531, Arthur avait aujourd’hui 10 ans et n’était pas du genre belliciste. Il s’entendait bien avec Charles comme avec Edmond, même s’ils étaient très différents. C’était un garçon peu bavard, qui préférait l’observation aux grands discours.

« Oh, laissez Arthur tranquille, tout les deux ! », s’exclama Mary-Ann. « Il me rend la vie bien plus facile que vous deux alors ne le prenez pas à parti dans vos histoires. », ajouta-t-elle. Mary-Ann embrassa ébouriffa les cheveux de son fils en passant derrière lui. « J’espère que Thomas prendra exemple sur lui, tiens ».
Thomas était le dernier de la fratrie, âgé de 6 ans. Il avait déjà quitté la table pour aller jouer. Mary-Ann plaisantait bien sûr en disant espérer que Thomas ressemble à Arthur. Elle aimait chacun de ses fils, avec leurs différences respectives même si elle se demandait parfois d’où Edmond tenait il ce mauvais caractère.
Jusqu’à l’âge de douze ans, Arthur eut une enfance heureuse. Il ne manquait de rien. Son père était un banquier bourgeois qui économisait pour permettre à ses fils d’avoir un bon avenir. Ils vivaient tous dans une belle maison de la capitale. Les choses allaient bien. Puis, la maladie s’abatit sur son père.

*

II. L'année maudite
L’année 1547 avait été terrible. Après 4 ans passé à se battre contre la maladie qui le rongeait, son père avait rendu son dernier soupire au début de l’année, presqu’en même temps que le roi. Mary-Ann, leur mère, avait dû puiser dans les économies familiales pour payer les médecins, ces charlatans qui n’avaient pas su aider son père. Leur père n'étant plus capable de travailler, Charles Jr avait abandonné ses études pour travailler dans une forge, celle d’un certain Hans, le cachant à son père, afin de ramener de l’argent à la maison. L’apprenti forgeron faisait la fierté de sa mère par son sens de la famille et son sacrifice. La mort du père marque le début de conflits entre l'ainée des frères, Charles, et Edmond. Arthur ne prend pas part dans ce conflit étant à la fois très proche d'Edmond et un peu sous son emprise, et malgré tout proche et admiratif de Charles Jr. Charles attend d’Edmond que celui-ci arrête ces études pour subvenir au besoin de la famille et permettre à leur deux frères de pouvoir poursuivre les leurs. Edmond refuse. Alors qu'Edmond a décidé de partir, louant une maison un peu plus loin dans Londres grâce à sa part de l'héritage et poursuivant ses études, Charles Jr travaille comme forgeron et vit avec sa mère. Arthur passe le plus clair de son temps en compagnie d'Edmond, qui l'a beaucoup influencé et presque forcé à choisir un camp. Arthur savait en fait que Charles ne lui en voudrait pas de vivre avec Edmond tandis qu’en choisissant de soutenir Charles, il était certain qu’il perdrait l’amitié Edmond. Un mois seulement après la mort de leur père, c’est au tour du plus jeune des garçons, Thomas, de les quitter. L’hiver l’avait emporté, suite à une terrible pneumonie. Le printemps n’était guère annonciateur de meilleurs nouvelles…

En mai 1547, Arthur venait d’avoir seize ans. Du monde s’était rassemblé sur la petite place londonienne, devant une petite estrade en bois. Les gens se pressaient pour être au premier rang, comme si cela les divertissait. Arthur n’avait encore jamais assisté à une exécution, leur père trouvant que cela était malsain d’aller voir les gens mourir comme si c’était un spectacle. Il comprenait maintenant ce qu’il avait voulu dire. Mais il aurait préféré ne jamais comprendre.

Arthur ne s’était pas pressé au premier rang. Aurait-il dû ? Est-ce que c’était ce que Charles attendait de lui ? La remord l’envahissait déjà. Pourquoi avait il laissé Edmond l’entrainer dans leurs conflits. Il aimait Charles. Le savait-il ? Dans un geste de défense, lors d'une bagarre de taverne, Charles avait accidentellement tué un homme et cet homme se trouvait être le fils d’un lord, il allait mourir pour cela et Arthur n’aurait jamais l’occasion de s’excuser de l’avoir laissé.

Il allait pour toujours garder le souvenir terrible des cris de sa mère suppliant jusqu’au bout de ne pas tuer son fils alors que d’autres réclamaient la mort du meurtrier. Il se souviendrait aussi à jamais de la courte fraction de temps durant laquelle il avait observé son frère se débattre contre la mort, au bout de cette corde, avant de détourner le regard. Aurait-il dû regarder jusqu’au bout ? Etait ce que Charles aurait voulu ? Edmond semblait l’avoir fait, lui. Détournant le regard, Arthur avait pu observer le sourire satisfait du père de la victime. Et puis qu’il tenta d’effacer pour toujours cette journée de sa mémoire, elle ne disparut jamais.

*
III. Bristol

Une proposition, celle d'ouvrir une maison close, était parvenue par lettre à Mary-Ann, de la part de Lady Mary. Il faut savoir que la mère d'Arthur avait été dame de compagnie de lady Mary, princesse d'Angleterre, alors qu'elle faisait encore partie de la noblesse, bien que née batarde. Elle méprisait la noblesse et leurs hypocrisies. En revanche, elle avait de l'affection pour lady Mary. Elle décide d'accepter, se sentant abandonnée de ses deux autres fils. Edmond ne pu le tolérer, il décida de quitter Londres pour ne pas voir son image souffrir de la décision de sa mère. Arthur, plus hésitant, finit par suivre Edmond dans cette idée de départ vers une autre ville. Il ne voulait pas être désigné comme le fils d'une tenancière de maison close et trouvait que sa mère, pourtant très catholique, salissait la mémoire de leur père en acceptant un tel business. Cependant, il se demanda ce que Charles aurait fait, avec un petit pincement au coeur...

A Bristol, Arthur vit tout d'abord avec Edmond. Leurs parts de l'héritage réunies ont permis à Edmond d'acheter une petite maison respectable, puisque le destin a fait qu'ils ne soient plus quatre à devoir se le partager, mais deux. Au début, les choses ne sont pas simple. Edmond, le seul à avoir poursuivi ses études, doit se faire une réputation et des clients. Arthur termine l’apprentissage du métier avec lui, sans pour autant l'exercer vraiment. Il n'y a pas assez de clients pour deux. Arthur est tout de même une sorte d'associé pour son frère, bien que celui-ci se considère plutôt comme le chef et perçoit son frère comme son subalterne.

Deux ans après leur arrivée à Bristol, en 1549, Edmond rencontre une jeune femme, Isabel. Il l'épouse un an plus tard après que sa situation se soit améliorée et qu'il aie pu acheter un meilleur logement pour lui, son frère et sa future épouse. Les mois passent...Isabel tombe une première fois enceinte et donne naissance à un petit garçon, à la fin de l'année 1551. Arthur s'entend très bien avec Isabelle. Même trop. Il craint d'avoir des sentiments pour la femme de son frère. Le fils d'Edmond n'a pas encore atteint son premier anniversaire quand Edmond annonce à Isabel qu'il doit partir accompagner son plus gros client, un noble, dans le nord, afin de le conseiller sur les termes d'un mariage. Durant son absence, Arthur ne parvint pas à repousser ses sentiments pour Isabel. Et quand il revient, la vie a du mal à reprendre son cour autant pour l'un que pour l'autre. Finalement, rongée de culpabilité de trahir son mari en aimant son beau-frère, Isabel craque et avoue tout à Edmond, l'implorant de la pardonner. Edmond chasse son frère de chez lui et pardonne à Isabel, bien contre lui, car elle est la mère de son fils, et qu'il ne pourrait supporter, s'il demandait le divorce, que les gens sachent qu'il a été trompé.

*
IV. Prière et dévotion.
Arthur n’avait jamais été le meneur de la fratrie. Il avait toujours suivi Charles ou Edmond. Pour la première fois, il se retrouvait pourtant seul, sans plus de repères. Le jeune homme marcha longtemps, sans argent. Son frère ne lui avait pas même laissé une bourse avec quelques pièces, alors qu’Arthur lui avait cédé sa part entière de l’héritage pour l’achat de la maison. Il n’allait cependant pas réclamer. Il savait qu’il avait commis une faute et se sentait terriblement coupable.

La première chose qu'il fait, arrivant dans un petit village non loin de Bristol, épuisé, est donc de se confesser. Le prêtre qui l'écoute lui sera d'un grand soutien. Il lui explique que ses péchés sont graves, mais qu'il y en existe des bien pires. En effet, l'hérésie se propage à une vitesse toujours plus grande, surtout avec le roi Edouard, hérétique lui même, sur le trône.

Arthur, perdu sans ses frères, croit dur comme fer à ces paroles. Sous la protection du prêtre, qui est sa nouvelle, Arthur aide à l'église, nourri et logé sur place. Il en sera ainsi pendant presque deux ans. Arthur ne vivant que pour se laver du pêché qu'il a commis, mène une vie de prière et de dévotion.

En été 1553, quand la reine Mary monte sur le trône, Arthur se trouve un nouveau but. Il veut se battre pour sa reine, pour le rétablissement de la vraie religion. En combattant l'hérésie, le pire des pêchés, il sera un véritable serviteur du seigneur. Plus encore, cela est un devoir pour un homme qui aime son pays et entend le protéger de l’hérésie. Arthur prend des leçons avec le forgeron de la ville, pour apprendre à manier l'épée, sous le regard bienveillant du prêtre. Tout est clair maintenant dans sa tête. Il va retourner à Londres et retrouver sa mère, qui finalement, même si c'est par l'ouverture d'un établissement dégradant, a raison de servir celle qui est maintenant reine. Une fois apte à se battre, à la fin du mois de décembre 1554, bravant le froid, Arthur se met en route pour Londres. Il fait un détour par Bristol, pour revoir son frère et lui exprimer ses regrets. Mais Edmond a quitté la ville, préférant partir avant que les rumeurs sur l'adultère de sa femme ne se répande.


















the sword in the darkness
IRON ✖️ I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate. ©️endlesslove.


Dernière édition par Arthur Wayne le Lun 31 Juil - 16:40, édité 12 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur Wayne
the sword in the darkness
♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 26 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 982 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 88 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

MessageSujet: Re: ARTHUR WAYNE - the sword in the darkness.  Dim 30 Juil - 9:45


Build a soldier upon the man

Une épée, un serment.



Arrivé à Londres à la fin du mois de décembre, Arthur se reconcilie avec sa mère Mary-Ann, propriétaire du Red Lantern. Il prend cependant un nom d'emprunt, auquel il associe une histoire, car il n'a nulle envie d'être connu comme le fils de la maquerelle, ce qui nuierait à sa réputation, d'autant plus qu'il envisage de rejoindre la garde royale. Arthur demande à sa mère d'écrire une lettre à la reine, pour qui elle travaille étant donné que cette maison close est un repère d'espionne à sa charge, pour la convaincre de le laisser faire ses preuves dans la garde ou à un autre poste. Sa mère le fait, sans y croire véritablement, et en espérant à vrai dire une réponse négative afin que son fils ne risque pas sa vie dans cette guerre de religion. Mais Arthur reçoit bientôt une réponse et c'est une réponse positive. Il va pouvoir servir le royaume et la vraie religion avec toute sa ferveur qui frôle alors le fanatisme.

I. La révolte de Wyatt.

3 février 1554. Aux portes de Londres, 4000 hommes. L’armée de Thomas Wyatt, hérétique, et de ses alliés, dont Henry Grey, hérétique également. Cette bataille contre ceux qui désiraient la chute de la nouvelle reine d’Angleterre fut la première d’Arthur, soldat depuis quelques jours seulement. Pourtant, le jeune homme parvint à s’illustrer grâce à son courage, à sa détermination et à son talent. La volonté qu'il a mis dans l'apprentissage de l'art de se battre a payé, ce qui lui faudra déjà une promotion, celle d'accompagner la princesse Elizabeth Tudor à la Tour, peu de temps après, et de veiller à sa surveillance. De la bataille, il garderait une cicatrice au bras droit. Une fille d'apothicaire lui était venue en aide pour le soigner, ainsi que son amie, une belle inconnue, Constance, qu'il allait revoir sous peu...

Début mars 1554 Craignant que son fils ne se laisse complétement dévorer par son travail, d'autant plus dangereux qu'Arthur y semble bien trop dévoué, Mary-Ann prépare un stratagème. Il lui demande de se rendre dans une taverne où une jeune fille qu'elle connait bien aimerait le rencontrer. En réalité, la jeune fille, qui travaille dans cette taverne, n'est au courant de rien. Arthur, ayant accepté pour rassurer sa mère, finit par avoir une agréable discussion avec la serveuse, à qui sa mère était venue en aide lorsque celle-ci vivait dans la rue. Arthur lui propose de la revoir. La jeune femme, Constance, accepte.

II. La princesse dans la tour.
Avril 1554 D’un pas lent, il s’approche doucement, la regardant. Sa respiration s’accélère. Son rythme cardiaque aussi. Il sait que ce qu’il s’apprête à faire va le condamner. Est il prêt ? A aller jusque là ? Personne ne saurait jamais pourquoi. Il serait le seul à savoir qu’il est mort en héros. Qu’il est mort par choix de devenir l’arme de Dieu contre l’inévitable hérésie. Personne ne se souviendrait de lui. Tout le monde ignorerait qu’il était celui qui avait sauvé le royaume d’Angleterre. Tant pis. Il ne cherchait pas la reconnaissance. Il cherchait uniquement à faire le bien.

Elizabeth Tudor ne pouvait pas lui échapper. Il étaient seuls. Il y avait des meubles des deux côtés qui ralentirait sa fugue, et le mur avec la fenêtre derrière elle. Son épée est là. Il sent le manche sous sa main. La princesse Elizabeth ne peut le voir mais le cœur du soldat bat plus vite que jamais. Au fond, il a peur. C’est maintenant ou jamais. Est il capable de tuer une femme dans un excès de peur ? Une hérétique, et peut-être une sorcière. Mais une femme, quand même…Il n’a encore jamais tué de femme. Il suffit pourtant de dégainer et ensuite, il ne pourra plus reculer. Il viserait le cœur directement et transpercerait la robe de la princesse dans une étreinte mortelle et rapide, signant par la même occasion sa propre condamnation, à seulement 23 ans. La vie éternelle lui serait accordée, surtout après un tel sacrifice. De toute évidence, Arthur ne craignait pas de mourir. Il n’était pas soldat pour rien. Il ne craignait pas non plus les tortures qu’on pourrait lui infliger avant de le tuer. Ni la haine du peuple lorsqu’il monterait sur l’échafaud. Son sacrifice serait un sacrifice silencieux. Il saurait pourquoi il était mort. Il saurait qu’en choisissant son destin, il avait changé celui de tout un royaume. Il saurait qu’il avait prouvé à Elizabeth Tudor qu’elle avait tort et qu’il avait réduit à néant la prophétie d’une sorcière par son courage, et par la lame de son épée…

Constance.

Doux égoïsme. Sa détermination fanatique l’oublia un instant alors qu’il repensait à elle. Le soldat ravala sa salive. Il n’avait pas peur de mourir. Il avait peur de ne pas avoir assez vécu.

Elizabeth Tudor ne saura jamais qu'après s'être confiée à Arthur Wayne sur ce qu'elle pensait être son destin de devenir reine, elle avait failli mourir. Que ce garde, qui avait pourtant toujours été aimable avec elle, avait alors pensé à la tuer afin de l'empêcher à jamais de d'accomplir son destin.

III. Les choses que l'on fait par amour.

25 juillet 1554 Il se traitait mentalement de fou. Il aurait voulu offrir à sa future épouse, du moins si elle acceptait, une demande dans la tradition, des mots bien formulés et recherchés au préalable pour être les plus beaux…Et à la place, il n’avait qu’une rose, et des mots improvisés…

« Constance Bennet,… »
, commença-t-il. « J’aurais peut-être dû attendre d’avoir quelque chose de plus beau à vous offrir avant de…me lancer dans ce discours là…Mais je vous aime, et j’ai l’impression qu’attendre serait une perte de temps car… même l’éternité me semblerait trop courte à vos côtés,... Alors… » Arthur eut léger sourire, le genre de sourire qu’à un homme amoureux quand ses propres sentiments lui font perdre ses mots. Il n’allait pas s’éterniser, car il savait qu’il n’était pas bon en improvisation. Il choisit alors de poser la question attendue. « Constance Bennet, voulez vous devenir ma femme, voulez vous...m’épouser ? », demanda-t-il finalement, par cette nuit d’été de l’année 1554, devant l’abbaye de Westminster, où trônaient encore des pétales de roses, vestiges de la célébration du mariage royal…


IV. L'attentat de la joute.
14 septembre 1554.
Une joute avait été organisée en l'honneur de la prétendue grossesse de la reine. Arthur était en service. Alors qu'un des participant était déclaré inapte à jouter, en raison de son taux d’alcoolémie élevé, une noble protestante détestant Arthur le proposa comme candidat remplaçant. Arthur, ne sachant absolument pas jouter, aurait pu y passer. Il s'humilia, demandant au roi la permission d'abandonner, expliquant qu'il y avait eu un malentendu. Mais Philippe de Habsbourg lui ordonna de participer malgré tout. Arthur affronta le duc William Cavendish. Il fut blessé à l'épaule, mais cela aurait pu être pire. Une explosion surgit alors plus le loin que sur le site de la joute. Les soldats de garde s'y dirigèrent en masse, à l'exception d'Arthur, étant blessé. A ce moment là, une nouvelle explosion retenti et l'une des tribunes s'effrondra devant ses yeux. Le couple royal avait déjà été évacué, heureusement. Malgré sa blessure, Arthur prit les choses en main afin de sortir les blessés. Il donna des ordres aux quelques jeunes recrues aux alentours et se montra efficace. Il sauva d'ailleurs la soeur de l'homme qu'il avait du affronter lors de la joute. Dès lors, les Cavendish allait se mettre à l'inviter, de temps à autre, pour le remercier. Ce jour marqua aussi le début de la haine pour les espagnols qu'allait nourrir Arthur. Ceux-ci étaient restés bras croisés, sans leur venir en aide. De plus, il gardait une très mauvaise image de Philippe de Habsbourg, qui l'avait humilié.

Une victime fut à déplorer ; une lady, mère de trois enfants. L'attentat était évidemment l'oeuvre d'hérétiques et une enquête fut lancée sur le champs. Arthur, comme d'autres gardes, devait faire de son mieux pour la résoudre. A nouveau, son courage avait été remarqué par ses supérieurs et par la reine lorsqu'elle avait eu écho de la situation. Cependant, alors qu'il n'aspirait qu'à rejoindre sa fiancée sûrement très inquiète, Arthur dû être soigné et donner son rapport sur la situation. Le lendemain, il fut également retenu. Une certaine Anne Stanhope demandait à le voir.

Secoué par la discussion qui l'avait retenu auprès de la dame de haute noblesse, Arthur était finalement retourné auprès de sa fiancée et lui avait relaté les derniers événements. Ce fut aussi le moment de dire la vérité sur qui il était. Réalisant qu'il ne pourrait épouser Constance dans le mensonge, Arthur lui annonça qu'il était le fils de Mary-Ann Paton et non le fils de barbier originaire de Bristol qu'il lui avait raconté être. Constance lui annonça à son tour ses secrets de fille de bourreau ayant vécu dans la rue, mais Arthur le savait déjà, sa mère l'ayant mis dans la confidence. Il comprit cependant que le père de Constance, cet ancien forgeron, était l'homme qui avait engagé son frère aîné, Charles, il y a des années de cela, en tant qu'apprenti. A la suite de cette discussion, Constance prit la décision de pardonner à son père, comme Arthur l'avait fait avec sa mère.

V.L'assassinat de John Dudley.
Octobre 1554
A genoux, dans une église, priant, Arthur réfléchit à l'acte qu'il s'apprête à commettre. Il n' a pas le choix, c'est ce qu'il se dit. Et pourtant, il a bien l'impression qu'il est en train de le faire, le choix. Mais que vaut la vie de John Dudley face à celle de Constance ?
Il pourrait la protéger lui-même. Oui. Non. C'est plus complexe que cela. Oui, il pourrait. Il faudrait le tuer pour toucher à Constance. Mais cela n'est pas un problème pour quelqu'un comme Anne Stanhope, sans aucun doute. Elle l'avait mise au courant de ses projets, il était donc devenu néfaste. Elle l'aurait éliminé s'il n'avait pas accepté. Elle se serait débarrassée de lui, et vengée par la même occasion. Sur Constance, sans aucun doute.Il aurait pu fuir loin de Londres avec Constance. Et recommencer ailleurs. Sur quoi ? Plus de travail, plus d'argent. Et puis, Constance n'aurait jamais voulu quitter Londres. Elle aurait été malheureuse. Et Anne Stanhope aurait pu les retrouver. Ces gens de la noblesse, sa mère lui avait toujours dit de s'en méfier. Ils ont le pouvoir entre leurs mains.

Il alla à la Tour de Londres. Pour que personne ne se doute de rien, il avait pris l'habitude de s'y rendre afin de saluer ses collègues. Il se rendit dans les cuisines. Ce ne fut pas difficile, étant donné qu'il avait été garde d'Elizabeth Tudor. Il proposa son aide. Il s'arrangea pour dissimuler le poison dans la nourriture de John Dudley. Il aurait pu partir mais c'était presque trop facile. Le poison permet de commettre des meurtres presque sans en avoir confiance. Il ne pouvait être responsable de la mort de cet homme sans jamais avoir vu son visage. Il passa donc devant sa cellule. La cellule d'un homme qui se croyait bientôt libre et qui serait bientot mort.

Une arme de lâche, le poison. Il ne s'était jamais autant détesté. Pourquoi fallait il que ça tombe sur lui ? Pourquoi fallait il qu'il soit hanté par le visage de John Dudley ? Cet hérétique...
John Dudley allait maintenant mourir lentement, tué par un poison indétectable qui ferait passer sa mort pour une mort naturelle. Personne ne se douterait de rien. C'est ce que Stanhope avait dit. Maudit soit elle.

Il quitta la Tour de Londres. Ce qui devait être fait avait été fait. Amen. And may the Lord have mercy.

VI. Jusqu'à ce que la mort nous sépare
Deux semaines auparavant, Arthur était venu chercher Constance après son travail et lui avait demandé de le suivre. Peu de temps après, à une dizaine de minutes de la taverne où sa future épouse travaillait, il s'était arrêté et avait tendu à Constance un acte de propriété, tout en lui souriant. Arthur avait acheté une petite maison, composée de deux chambres, d'une cuisine et d'une petite salle de séjour. Il avait bien sûr un peu d'argent de côté, mais grâce à la bourse offerte par Anne Stanhope, il avait pu le garder en cas de problème de santé. Quand Constance lui avait demandé d'où venait cet argent, il avait répondu qu'on lui avait offert anonymement. Sans doute le mari de la femme qu'il avait sauvée lors de la joute, avait-t-il. C'était son dernier mensonge, il se l'était juré mentalement. La maison était proche d'une église, ce qui était essentiel pour Arthur. Il comptait élever ses enfants à venir dans une morale chrétienne sincère, et n'était pas le genre d'homme à rater la messe le dimanche. Il comptait y emmener Jane-Ann également, prenant son rôle de tuteur au sérieux.

En ce jour de mai 1555, dans cette église toute proche, Arthur promit à Constance, magnifique dans la robe de mariage qu'elle s'était confectionnée, de lui être fidèle dans les bons moments et les mauvais, dans la maladie et la santé et de l'aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare. Les invités n'étaient pas très nombreux et la plupart avaient été convié par Constance, qui s'était occupé de pratiquement tout pour ce jour si important. Parmi ses invités à lui, Anne Somerset, une amie proche et très catholique, rencontrée à la cour et Mark Earnshaw, son témoin, un collègue et ami. Parmi ces de Constance, il y avait évidemment son père, Hans, avec qui elle s'était réconciliée. Il demeura aux côtés de leur fille adoptive, Jane-Ann. Si les débuts avaient été difficile avec la petite fille, qui craignait de perdre Constance à cause de cette relation, Arthur avait réussi à tisser un lien positif avec elle et elle était aujourd'hui en joie à l'idée qu'Arthur devienne lui aussi son tuteur. Parmi les autres invités de Constance, Joane Barrow, Rosemary Blackwood, Lorena Mortines en tant que dame d'honneur. Les deux premières étaient deux personnes qui s’avérèrent être hérétiques, comme Arthur le soupçonnait, et la dernière était une prostituée. L'inviter n'était pas un problème, toutefois, pour la réputation de la famille, Arthur aurait préféré que sa fiancée choisisse quelqu'un d'autre en tant que demoiselle d'honneur. Constance avait le défaut de voir les gens meilleurs qu'ils n'étaient. Ce défaut, par les temps qui couraient, et avec les hérétiques qui tentaient de corrompre les esprits, se révéleraient être un problème grandissant aux yeux d'Arthur. Mais pour l'heure, ce jour de mai 1555 demeurait le plus beau de sa vie. Il ignorait d'ailleurs que sa mère, depuis sa cachette, avait assisté à l’événement. En effet, lors de la première exécution par le feu pour laquelle il fut mobilisé, en mai 1555, Arthur avait dû arrêter un fauteur de troubles à l'allure de pirate. Le surveillant en prison, il avait appris que cet homme était l'amant de sa mère depuis plusieurs années. Outré de découvrir que sa mère salissait la mémoire de son père, et ce depuis si longtemps, il avait coupé tout contact avec elle.

VII. Second du Capitaine John Herbert.

Quelques mois après son mariage, après tant de bon et loyaux services, Arthur qui avait été rapidement remarqué par John Herbert mais ne tarda pas à attirer également l'attention de la reine, avait été promu au poste de second du Capitaine de la garde royale. En décembre 1555, la coupable ou l'une des coupables de l'attentat de la joute fut découverte ; il s'agissait de Rosemary Blackwood, avec qui Constance était amie, et qui avait été présente à leur mariage. Elle fut éxecutée par le feu. Alors que celle-ci aurait pu le tuer, puisqu'il se trouvait sur les lieux, Constance refusait de croire à la culpabilité de Rosemary et ne voulait pas entendre parler de sa mise à mort. Arthur se sentit incompris par sa femme. Cela ne serait pas la première fois. Une servante vint lui parler d'Antanasya Cavendish, l'épouse du duc William qui lui était reconnaissant pour le sauvetage de sa soeur. Arthur avait toujours senti que sa présence déranger Antanasya lorsque William ou son beau-frère l'avait convié, une fois ou l'autre, à dîner. Comme toujours, son intuition était la bonne. La servante lui revela que son employeuse était une hérétique. Au début du mois de mars 1556, Arthur eut l'honneur de faire partie des quelques gardes en lesquels la reine avec le plus confiance pour être conviés auprès d'elle et entendre ses nouvelles instructions concernant les soupçonnés traîtres, Arthur dévoila ce qu'il savait à sa souveraine. Elle lui ordonna de mener l'enquête et lui confia également la mission d'aller interroger à nouveau la princesse. Elle lui promit de veiller à son avancement si ce qu'il avançait était vrai, et ce fut le cas.
En mars 1556, la duchesse de Devonshire fut arrêtée par ses soins. En avril 1556, Joane Barrow fut arrêtée à son tour, accusée d'hérésie. A nouveau, Constance ne voulait comprendre. Arthur préféra ne pas insister. Arthur n'était nullement le genre d'homme à apprécier les buchers et à les trouver divertissants. Il comprenait la peine de son épouse. Cependant, ces femmes avaient été trop loin. Trahir la reine, vouloir sa mort, attenter à la vie d’autrui...Leurs hérésies avaient corrompus leurs âmes. La peine de mort était justifiable. Il craignait que son épouse ne fasse trop confiance aux dangereux sectaires qui peuplaient l'Angleterre. Cependant, avant l'arrestation de la duchesse, elle lui avait offert le plus beau des cadeaux au monde et il n'avait donc aucune envie de se disputer avec elle. En mars 1556, Arthur était devenu père pour la première fois.













the sword in the darkness
IRON ✖️ I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate. ©️endlesslove.


Dernière édition par Arthur Wayne le Jeu 3 Aoû - 9:42, édité 9 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Arthur Wayne
the sword in the darkness
♕ Métier : Soldat de la garde royale, second du capitaine John Herbert. ♕ Age : 26 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : Poison Ivy ♕ Mon nombre de messages est : 982 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 88 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 27/06/2013 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Lavinia Tyburn & Théodore Wolmar Administratrice en uniforme de garde royale.

MessageSujet: Re: ARTHUR WAYNE - the sword in the darkness.  Mar 1 Aoû - 15:22


Build a father upon the soldier.

Family is the death of duty




I. Emma & Mary.

Arthur avait tâché de toujours se montrer rassurant et confiant, autant auprès de Constance que de sa pupille, Jane-Ann, ou du jeune homme qu'il avait pris sous son aile, Eliott. Pourtant, le doute et la crainte l'avait envahi lui aussi. Apprenant par la sage-femme que son épouse attendait sans doute des jumeaux, Arthur avait pensé qu'il pourrait la perdre. Ces accouchements étaient difficiles et souvent fatales. Il avait prié, beaucoup. Mais à chaque fois qu'il regagnait son travail à Whitehall, laissant Constance au soin de Jane-Ann et si besoin, d'Eliott, l'inquiétude le rongeait. Pourtant, à la mi-mars 1556, Constance mit au monde, un peu prématurément, deux filles pourtant en très bonne santé. Si Arthur, qui avait déjà à s'occuper de l'éducation d'une fille et qui avait grandi entouré de trois frères, aurait préféré avoir au moins un garçon, il acceuillit la nouvelle avec la plus grande joie. Le principal était que son épouse allait bien, qu'elle avait survécu à l'accouchement et que ces deux enfants aussi. La première à avoir pointé le bout de son nez fut baptisée Emma, en hommage à la mère de Constance. Arthur choisit d'appeler la seconde Mary, en référence à la fois à la reine mais aussi sa propre mère qui s'appelait Mary-Ann. Arthur en effet accepté de revoir sa mère, quelques semaines auparavant, au vu de l'insistance de Constance. Sa mère lui avait alors annoncé qu'elle était malade et avait décidé de quitter Londres après la naissance de ses jumeaux ou jumelles pour ne pas mourir lentement aux yeux de tous. Arthur avait finalement pardonné à sa mère d'avoir mené la vie qu'elle avait mené après la mort de leur père et avait accepté sa décision. Elle eut l'occasion de rencontrer les jumelles, elle qui avait toujours rêvé d'avoir une fille, avant de quitter la ville. Pour ce qui était de la succession, tout avait été reglé. Mary-Ann avait transmis le Red Lantern à Evelyn, une des filles qu'elle avait employé. Une partie des bénéfices irait, comme toujours, déjà à la couronne, une autre à la gestion de l’établissement et donc à la nouvelle gérante, mais elle avait tenu à lui offrir une petite partie des bénéfices. Arthur ne s'était pas opposé à ce que sa mère cède son établissement à une autre que lui. De toute façon, il gagnait sa vie seul et avait vu sa solde augmenter depuis l'arrestation de la duchesse. Et puis, Arthur n'avait aucune envie de reprendre un établissement comme celui-ci là, aussi lucratif soit-il. Il accepta cependant le tiers des bénéfices que sa mère lui avait offert. Il ne le dépenserait pas pour lui, mais pour sa famille. Et il en mettrait de côté une partie, au fur et à mesure, pour l'avenir de ses filles et de ses autres enfants à venir. La nouvelle gérante de l'établissement n'eut donc aucun problème avec Arthur, qui n'avait pas à se plaindre financièrement et qui ne demanda pas plus que ce que sa mère lui avait destiné.

L'amour et le mariage avait déjà beaucoup changé Arthur. Il était loin du fanatique prêt à tout qu'il était lors de son arrivée dans la capitale. La naissance de ses filles allaient le changer encore un peu. Si Arthur restait un soldat, dévoué à son travail et à son religion et des plus courageux, il était cependant tenu par une promesse.

« Arthur, promet moi de nous protéger. Promet que tu les feras toujours passé avant la garde...», lui avait dit Constance, enceinte et souffrante, un mois avant son accouchement, en pleurs.

Et Arthur avait promis. A son serment envers sa reine, s'ajoutait ainsi un serment envers sa femme et sa famille.

II.Des flammes et une fugue.

Mai 1556.
Arthur avait parlé à John et John, convaincu, avait parlé à la reine. Joane Barrow, bien que coupable, était une femme. Son éxecution par les flammes risquerait de choquer la population. La mort par étranglement, avant le buché, pourrait être une idée envisageable. Si Arthur avait tâché d'atténuer les souffrances de Joane, c'était surtout pour Constance. Son épouse et la mère de ses deux filles lui avait demandé, avec tristesse, d'essayer de faire quelque chose. Alors, il avait essayé. De toute évidence, il détestait les bûchés. Il avait déjà du en superviser et cela était tout à fait horrible. L'odeur, les cris. C'était interminable. Cependant, la reine avait refusé et il ne pouvait donc rien faire de plus. Joane Barrow devait périr dans les flammes, et uniquement dans les flammes.

L'éxecution fut catastrophique. Joane avait exigé qu'Arthur fasse partie des gardes présents lors de l'éxecution. Une sorte de dernière volonté. Il avait expliqué à Constance qu'elle avait fait cela parce qu'elle voulait le faire passer pour un monstre aux yeux de son épouse. Mais Constance n'écoutait pas. Elle ne voulait pas entendre.

Il avait ensuite compris que le but de Joane était bien pire. Des petites détonations se firent entendre, provenant du corps de Joane, attaché sur le bûcher. Elle tomba inconsciente quelques secondes après. La garde ne comprenait pas, le peuple ne comprenait pas. Une image d'un pouvoir faible et ébranlé que la reine allait détester. La cause fut découverte par la suite ; du souffre. Quelqu'un avait fourni du souffre à Joane Barrow. Mais qui ? L'enquête était en cours. Pour la première fois de sa carrière, Arthur n'avait pas réussi à mener à bien une mission. Il n'était pas vraiment responsable car ce n'était pas à lui de veiller sur la prisonnière. Il n'avait donc pas été réprimandé pour ce fait. Mais il n'avait rien remarqué lorsqu'elle était montée sur l'échafaud, rien...Il comprit que Joane avait tenté de ruiner sa carrière. Il la détestait de toute son âme. Cette hérétique. Et dire qu'il avait parlé à John pour atténuer ses souffrances...

Il n'avait pourtant personne à qui en parler, les choses devenant immédiatement tendues lorsqu'il tentait d'aborder le sujet avec son épouse. Arthur se sentait incompris par son épouse, et rien n'avait jamais été aussi douloureux.

Une annonce fut faite le lendemain par un crieur public en plusieurs places de la ville, expliquant au peuple ce qui s'était passé, disant à tous que si quiconque avait des informations sur celui ou celle qui avait aidé Joane Barrow, il devait impérativement en informer la couronne, et qu'il se verrait récompensé. Il ne fallait tout de même pas que les gens pensent que Joane avait été aidée par son Dieu.

Une semaine plus tard.

Arthur déambulait rapidement et d’un pas fort dans les couloirs de la tour de Londres. En tant que second du Capitaine Herbert, qui n’était pas encore en service à cette heure matinale, le jeune homme avait été appelé, alors qu’il se trouvait à Whitehall, pour une urgence. Un prisonnier s’était évadé, lui avait-on dit. Comme si la garde avait besoin de cela, en plus. Il avait eu la princesse Elizabeth Tudor sous sa surveillance au tout début de sa carrière, s’était-elle échappée ? Non. Comment pouvait-on être incapable à ce point ?
« Conduisez moi à la cellule. », avait-il demandé en arrivant. Il s’y dirigeait maintenant.

« De quoi était accusé le prisonnier évadé ? »

Le soldat qui le guidait parut mal à l’aise.

« Hérésie et haute trahison. Vous n’avez pas été prévenu, dans la lettre… ? »
Arthur craignait le pire.

« Prévenu de quoi ? »
« Il s’agit de la duchesse de Devonshire, sir. »

Arthur accusa la nouvelle telle un violent coup de poing en plein visage. La colère monta immédiatement en lui. Antanasya Cavendish. Il l’avait lui-même arrêtée et devait l’augmentation de sa solde à cette arrestation. Avait-il vraiment besoin de cela, en plus du reste ? Il se retourna vers un de ces jeunes acolytes. « David, tu sais où j’habite n’est ce pas ? Va prévenir ma femme que personne ne doit sortir de la maison et qu’elle ne doit ouvrir la porte à personne à part moi. »
Il valait mieux être prudent. Arthur ignorait encore comment et avec l’aide de combien de personnes la duchesse s’était évadée. Il ignorait aussi quelles étaient ces intentions. S’il était évident que, pour sa vie, elle tacherait de s’éloigner de la ville, il préférait prendre ses précautions au cas où elle avait prévu de passer par la case vengeance envers la famille de celui qui l’avait arrêtée. Il ne pensait pas qu’elle ou ses acolytes perdraient du temps à cela, honnêtement, mais prudence était mère de sûreté.
Il se tourna ensuite vers le garde qui lui indiquait le chemin depuis le début.

« Je veux voir le garde qui était attaché à sa surveillance. Immédiatement. »

Les premiers éléments de l’enquête révélèrent que le garde à la surveillance de la duchesse avait été drogué afin de plonger dans un sommeil profond. Il y avait, pour sûr, un traitre parmi les gardes. Ce traitre avait drogué son collègue et permis à un autre d’entrer et de libérer la duchesse, puisqu’aucun garde n’avait disparu entre temps. Une longue période d’interrogatoire commença, s’appuyant sur le registre reprenant l’ensemble des gardes présent ce jour là. Arthur savait cependant que ce registre était mal tenu. Ne l’avait on pas fait entrer sans le moindre souci lorsqu’il était venu empoisonner John Dudley ? Bientôt un suspect se dégagea. Comme par hasard, celui-ci avait disparu de la capitale. L'autre complice, pourtant plus proche d'Arthur que celui-ci pouvait l'imaginer, n'allait jamais être découvert. Il s'agissait d'Hans Bennet, le père de son épouse. De plus, le calcul d'Arthur était erroné. Un troisième homme avait agit. Mais cet homme là était trop intelligent que pour se faire prendre...


III.Calais.

Janvier 1558.
Le temps avait passé. Le mariage d'Arthur se portait bien tant qu'il ne parlait pas de son travail. Au fond de lui, il demeurait incompris par son épouse et en souffrait. Cependant, par amour pour elle et pour ses filles, il tachait de se concentrer sur ce qui allait bien et de garder le reste pour lui.

Malgré les événements de 1556 qui auraient pu ébranler sa carrière, Arthur était toujours un des meilleurs éléments de la garde royale. La reine choisissait d'ailleurs de l'avoir à ses côtés, en service, lors des événements les plus importants, en salle du trône ou lors des banquets. Il préférait cela aux exécutions même s'il avait du en couvrir une bonne partie également. Il fallait bien dire qu'après toutes ces histoires, la reine avait durci sa politique. Cependant, Arthur ne parlait plus des exécutions à son épouse. Il évitait même de la prévenir qu'il devait en superviser une, quand il pouvait. C'était mieux ainsi.

En janvier 1558, Constance arrivait à terme d'une nouvelle grossesse. Arthur allait de nouveau être père. Cependant, la reine avait reçu des nouvelles de France. Les troupes françaises avaient envahi Calais. Il fallait immédiatement envoyer l'armée pour les repousser. Arthur fut bien évidemment mobilisé, étant un très bon élément mais il partit le coeur serré. Il n'avait encore jamais quitté l'Angleterre et ignorait ce qu'il devrait affronter à Calais. En France, si l'armée ne parvint par à reprendre Calais, Arthur s'était battu comme jamais auparavant. Il avait respecté son devoir envers la reine et envers l'Angleterre, mais aussi envers son épouse et ses filles. Il n'était pas mort. Il n'avait laissé personne le tuer. Pas alors que son épouse était enceinte. Pas sans voir son troisième enfant.

IV.Thomas.

Janvier 1558.
Arthur était revenu en Angleterre exténué mais indemne, Dieu merci. A peine avait-il posé un pied sur le port qu'il se distança du reste du groupe. John tenta de le retenir. Arthur insista. D'abord il allait voir sa femme, voir si elle allait bien, puis il le rejoindrait à Whitehall. Il n'en aurait pas pour longtemps, mais il devait d'abord voir sa femme. Son capitaine le lui accorda. Après tout, malgré le fait qu'il s'était marié et qu'il était devenu père, Arthur n'avait pas perdu son sens du devoir. Il l'avait prouvé encore une fois à Calais, malgré la triste issue de la bataille.

En retrouvant sa maison, Arthur eut le plaisir de découvrir que sa femme, se portait très bien, déjà, mais surtout qu'elle avait déjà accouché. Et plus encore, qu'elle avait accouché d'un garçon. Arthur était sans doute très sale après un tel voyage mais il ne résista pas à l'envie de prendre son fils tant attendu dans ses bras. Le jeune garçon fut baptisé Thomas, en référence à son petit frère décédé à l'âge de douze ans. Sa naissance était le plus beau cadeau que Dieu pouvait lui offrir après une éprouvante bataille.

V.Le vent tourne.

Mai 1558.
A son retour de Calais, Arthur avait été fait chevalier par la reine. Ce titre honorifique, lui permettant de se battre officiellement à cheval et de commander certaines troupes, le couvrait de fierté, de même qu'il avait rendu fière Constance et Jane-Ann. Emma et Mary étaient trop jeunes pour comprendre ce que cela voulait dire, de même que Thomas qui n'avait que 4 mois.
Un jour, Thomas serait fier de son père, Arthur le savait. Mais il n’espérait pas pour autant que son fils suive ses traces. Thomas ferait des études. Il serait notaire, par exemple. Un bon métier où il ne devrait pas mettre sa vie en danger. Voilà ce qu'Arthur espérait pour lui.

Car au sommet du royaume, le vent peut vite changer de direction. Et c'était le cas, actuellement. Arthur se souvenait du jour où il avait été fait chevalier. La reine lui avait posé quelques questions personnelles sur la bataille, sans doute par pure politesse. Arthur avait répondu que le plus dur avait été d'être loin de son épouse, enceinte, et de ne pas savoir s'il verrait un jour son enfant. La reine lui avait demandé s'il s'agissait de son premier enfant. Arthur lui avait alors dit qu'il avait déjà deux filles, dont une prénommée en Son honneur, mais qu'il venait d'avoir un fils. Il avait pu alors lire sur le visage de la reine une sorte de tristesse résignée. Mary savait sans doute, au fond d'elle, qu'elle n'aurait pas d'enfant. Et cela était une tragédie pour l'Angleterre.

Nous étions maintenant au mois de mai. La reine était tombée malade et tous s'interrogeait déjà sur le successeur de celle-ci. Quant à Arthur, il priait pour la vie de la reine. Il ne voulait pas d'une hérétique sur le trône d'Angleterre. Plus encore, il ne voulait pas avoir à servir une hérétique sur le trône d'Angleterre. Mais il était soldat de la garde royale. Chevalier, même. Il avait fait un serment à la couronne. Si la couronne changeait de tête, le serment restait le même. Arthur serait piégé si cela arrivait. Il priait donc et espérait. Que Dieu protège la reine. Et si celle-ci venait à mourir, qu'il aide une catholique à monter sur le trône. Margaret Douglas, de préférence. Ou Mary Stuart, éventuellement.













the sword in the darkness
IRON ✖️ I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate. ©️endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
LA FILLE DU BOURREAUle petit oiseau des rues.
♕ Métier : Ancienne serveuse au Flying Dutchman et désormais mère au foyer ♕ Age : 29 ans ♕ Religion : Catholique ♕ L'avatar a été fait par : 400 Lux ♕ Mon nombre de messages est : 1622 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 3 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 14/04/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya, Elizabeth, Edward

MessageSujet: Re: ARTHUR WAYNE - the sword in the darkness.  Sam 5 Aoû - 10:50
Ta fiche est superbe Very Happy
Je te valide


    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ Contenu sponsorisé ❞

MessageSujet: Re: ARTHUR WAYNE - the sword in the darkness.  
Revenir en haut Aller en bas
ARTHUR WAYNE - the sword in the darkness.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» ARTHUR ♦ « I am the sword in the darkness »
» Un article pour le Roi Arthur !!!
» Down - JAY SEAN - LIL WAYNE
» Une aide innatendu, un interêt étrange... [pv Arthur]
» Gallerie de Wayne Reynolds

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Golden Age  ::  :: L'Audience avec la Reine :: ♣ Bienvenue en Angleterre-
Sauter vers: