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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Admin ❧ « Duchesse de vos coeurs. »
♕ Métier : Duchesse ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestante ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 2569 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 06/10/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Elizabeth - Constance - Edward

MessageSujet: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Lun 31 Juil - 17:01


Antanasya Leonor Cavendish

" Le cœur d'une lionne dans le corps d'une femme. "




TON PERSONNAGE
PRÉNOM & NOM ♕ Antanasya Leonor Cavendish
AGE ♕ 30 ans
DATE DE NAISSANCE ♕ 16 avril 1528
ORIGINE ♕ Anglaise
SITUATION FAMILIALE ♕ Elle est mariée à William Cavendish et elle est mère de quatre enfants (Henry, Georgiana, Agnès et Thomas). Elle a adopté la fille de William, Henriette.
MÉTIER ♕ Duchesse de Devonshire
GROUPE ♕ La noblesse anglaise
CRÉDITS ♕ Psychotic Prince




LE JOUEUR
PSEUDO ♕ Mari-Jane
AGE ♕ 25 ans
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♕ C'est mon forum.
TON AVATAR ♕ Natalie Dormer
VOTRE PERSONNAGE EST-IL HISTORIQUE OU FICTIF? ♕ Fictif.


Audience devant la Reine.



QUELLE EST VOTRE RELIGION ET QUE PENSEZ-VOUS DES CHANGEMENTS RELIGIEUX DU PAYS? ♕ Je suis protestante et cela depuis ma tendre enfance, pour moi il est hors de question de passer sous l'égide du catholicisme, c'est impensable. Mon père nous a très bien instruit avec mon frère et ma soeur et il nous a appris que le catholicisme était une religion de superstition. Les changements dans le royaume, je ne le supporte pas, j'avais vu en la réforme d'Henry VIII et de son fils Edouard une véritable bénédiction. En ce qui concerne Mary, je ne vois en elle qu'un fléau qui va causer beaucoup de tords à notre pays. Que le Seigneur, nous en préserve.

COMMENT VOUS SENTEZ-VOUS EN APPRENANT LA MALADIE DE LA REINE ? ♕ Quelle joie ! Et j'ose espérer que cette maladie la conduise dans la tombe. Mary Tudor a causé de nombreux malheurs à l'Angleterre et elle mérite un seul sort, celui de mourir dans d'atroces souffrances. On nous demande d'être modeste, de ne pas haïr notre prochain, mais en ce qui concerne cette reine, je ne peux pas m'en empêcher. Cette reine a forcé mon exil, je n'ai pas pu voir mon dernier né grandir et mes autres enfants ne savent pas ce que je deviens. J'espère que cette reine paiera en Enfer tout ce malheur causé.

QUELLE HERITIERE SOUTIENDREZ-VOUS ? ♕ Théodore Wolmar me demande de faire confiance en la princesse Elizabeth, dont il reçoit la confidence. Il m'a beaucoup parlé de cette princesse et je lui fais confiance. Je soutiendrai donc la seconde fille d'Henry VIII en espérant qu'elle soit une bonne souveraine et qu'elle soutienne notre cause. Je sais que William va l'approcher pour lui apporter son soutient et je regrette de ne pouvoir rien faire pour elle.

AGISSEZ-VOUS DANS L'OMBRE POUR VOTRE CAUSE OU VOTRE FOI, SI OUI QUE SERIEZ-VOUS PRÊT A FAIRE ? ♕ Que peut bien faire une pauvre femme. Devrais-je prendre les armes pour défendre ma cause? Si je le pouvais, croyez-moi, je le ferais. Je brandirais l'épée comme un homme et me battrait pour mon honneur. En tout cas, j'agis pour le moment dans l'ombre, attendant mon heure et un signe de l'affaiblissement de la reine. Je le sais, je le sens, un jour on aura une bonne souveraine et pourquoi pas la princesse Elizabeth, après tout, d'après certaines rumeurs, elle a adopté la réforme. Elle ferait probablement une bonne souveraine.






    une guerrière portant des jupons
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Dernière édition par Antanasya L. Cavendish le Mer 2 Aoû - 16:45, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Lun 31 Juil - 17:02


Le début d'une vie

la naissance



Demeure des Heywood ♦ 16 avril 1528
Des cris, des halètements, une horde de sages-femmes autour d’une future mère en train d’accoucher. Tout cela parait banal pour ce temps durant lequel se déroulait cette scène. Les ongles prêts à déchirer les draps, Elisabeth Heywood souffrait le martyr, l’enfant à naître allait la tuer, elle le savait, en ce jour du 16 avril 1528, elle mourrait laissant deux pauvres orphelins de mère, avec pour seule compagnie, son cher époux Charles. Le pauvre, qu’il allait souffrir de sa disparition, lui qui l’aimait tant, lui qui l’avait épousé, faisant d’elle la femme la plus comblée. Ce mariage s’était son bonheur, sa fierté, Charles avait été tendre avec elle et tous deux partageaient les mêmes valeurs. Le premier enfant qu’Elisabeth mit au monde avait été un fils. L’héritier du comte Salisbury. Quelle joie cela avait été et son mari l’avait d’autant plus remercié pour ce magnifique cadeau. Edward était son bonheur, un fils vaillant et fort, qui n’apporterait pas la honte sur leur famille, contrairement à beaucoup de fils bien trop faibles que certains nobles avaient. Le second enfant à naître avait été une fille, sa fille, sa douce Héléna, une enfant si sage, si obéissante et jolie. La petite plus tard serait mariée à un bon parti, cela, elle en était sûre.
La mort! Au diable la mort. Malgré ses cris, Elisabeth était fière et heureuse, si elle mourrait, elle laisserait une trace d’elle-même à travers ses enfants. Et si le pire arrivait, elle était sûre que Charles ferait tout pour le meilleur de leurs enfants. Un nouveau hurlement lui brisa presque la voix. Elisabeth n’en pouvait plus, cela faisait des heures qu’elle tentait de mettre au monde cet enfant, elle le savait, jamais il ne vendrait et resterait dans ses entrailles, la faisant mourir. Elle cria à l’encontre des femmes qui l’entouraient et envers son mari qui se trouvait de l’autre côté de la porte. La chasse était terminée et Charles se trouvait maintenant contraint d’écouter les hurlements de sa femme jusqu’à ce que le bébé ne vienne au monde. Puis, alors que plus personne ne s’y attendait, il y eut la délivrance, dans un dernier hurlement de douleur, Elisabeth mit au monde son troisième enfant. On sortit vite le bébé qui pleurait à plein poumon et on l’entoura de linge pour pas qu’il ne prenne froid. Elisabeth épuisée n’attendait qu’une chose connaître le sexe de l’enfant.

« Quel est le sexe de l’enfant ? » Demanda-t-elle d’une voix lasse, presque endormie.
« C’est une fille madame la comtesse, une magnifique petite fille. » Répondit la servante qui tenait entre ses bras l’enfant qui venait juste de se calmer.
« Annoncez-le à monsieur le comte et faites venir le médecin. » Termina-t-elle avec autorité, avant de reposer sa tête contre l’oreiller.

&&

Quelques jours plus tard, on déclara qu’Elisabeth était hors de danger et qu’elle ne risquait pas de mourir, comme de nombreuses femmes, suite à un accouchement. La petite fille qui venait de naître avait été baptisée et on lui donna le prénom plutôt original d’Antanasya. Cela avait été le choix de Charles qui aima tout de suite cette petite fille. Pour lui Elisabeth avait Héléna, mais Antanasya était la sienne. Il était étrange de voir un père et surtout un comte s’intéresser autant à une fille, surtout qu’elles étaient toutes considérées comme des gouffres financiers. Plus il y avait de filles, plus on devait donner de dot, mais Charles ne se préoccupa pas des convenances. Nullement! Il sentait quelque chose en regardant sa petite Anya, comme si elle était différente et qu’elle lui ressemblait déjà tellement, alors qu’elle n’avait que quelques jours. D’ailleurs, à chaque instant, il craignait pour la vie de ce bébé, qui selon les médecins étaient bien trop fragile et risquerait de mourir. Persévérant, Charles n’abandonna pas. Selon lui, Antanasya aurait une très longue vie et il prierait pour cela.





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Dernière édition par Antanasya L. Cavendish le Lun 31 Juil - 17:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Lun 31 Juil - 17:02


Une tendre insouciance

les douceurs de l'enfance



Demeure des Heywood ♦ Année 1534
Dans un parc ensoleillé, tout près d’une rivière se trouvait deux fillettes, toutes les deux sœurs, toutes les deux brunes. L’une se trouvait assise un peu plus loin, son ouvrage de broderie sur les genoux, elle s’appliquait à faire soigneusement ses points. C’était l’ainée, la douce Héléna, celle pour qui sa mère vouait toutes ses espérances dans un glorieux mariage. Héléna le savait, elle était née pour ça, pour devenir une bonne épouse et une bonne mère, c’était donc avec beaucoup de passion et manière très appliquée, qu’elle travaillait en ce sens. Un peu plus loin, les pieds dans l’eau se trouvait la plus jeune des filles Heywood, Antanasya, l’enfant fragile de la famille, celle qui tombait souvent malade et pour qui l’on priait très souvent. Et pourtant, du haut de ses six ans, elle était toujours là. Fille adorée de son père, Anya aimait les choses plus masculines, même si elle étudiait avec passion et apprenait différentes langues étrangères, elle adorait monter à cheval, assister à la chasse avec son père et son frère. Son éducation était très éloignée de celle qu’une jeune fille devrait avoir. Elisabeth Heywood n’avait pas son mot à dire, pour cette petite, c’était son époux qui décidait et cela depuis sa naissance. D’ailleurs, la mère désespérait de lui apprendre quelque chose de raffiné. Les pieds dans la rivière, Antanasya salissait sa jolie robe dont le bas était couvert de boue.

« Anya sort de cette rivière, tu vas encore attraper froid et tomber malade. » Disait Héléna exaspérée.
« Mais non Héléna vient plutôt, l’eau est bonne ! » Disait la petite rieuse.
« Non, j’ai du travail, tu devrais faire comme moi, sinon jamais tu ne trouveras de mari. »
« Je ne veux pas me marier, je veux être chevalier, comme le sera Ed… » Elle ne termina pas sa phrase, puis il y eut un grand bruit d’eau, avant que la petite ne ressorte les mains triomphantes de l’eau. « Ohh regarde la grenouille, elle est jolie. »
« Oh non vas-t-en avec cette chose. » S’énerva Héléna tout en pliant bagage.

Antanasya fut attristée de voir sa grande sœur partie, mais sa grenouille l’émerveillé tellement qu’elle oublia bien vite. Elle eut alors pour idée de montrer sa trouvaille à Edward, il était aussi plus grand qu’elle, mais au moins, il s’intéressait à elle, tout comme son papa. La petite fille adorait son père et même s’il l’obligeait à étudier, elle le faisait quand même, comme Edward, puisque c’était important de savoir parler comme les français et les espagnols. Elle courra à toute jambe jusqu’au terrain d’entrainement de son frère, les pieds nus, sa robe mouillée dans le bas était boueux. Dès qu’elle le vit, il l’accueillit dans ses bras, posant son arbalète sous le regard exaspéré de son professeur.

« Regardes Edward, j’ai attrapé une grenouille toute seule. » Riait-elle tout en montrant l’animal qui tentait de s’enfuir des mains de la petite.
« Ohh oui c’est une grosse prise petite sœur, mais feras-tu pareille quand père t’autorisera à tirer à la chasse ? »
« Bien sûr, je serais forte comme toi ! Comme un chevalier ! »
« Mais en attendant, tu devrais aller remettre cette grenouille dans la rivière et passer au bain, sinon mère va te gronder. »
« Pourquoi, je ne peux pas la garder ? »
« Je ne pense pas que cela lui plairait, les grenouilles préfèrent les rivières, pas les châteaux, elle serait malheureuse sinon. »
« Humm d’accord, je vais la remettre dans sa maison. »

Aussitôt venue, aussitôt repartie, la fillette descendit des bras de son frère et courut dans l’autre sens pour remettre délicatement la grenouille dans la rivière. Après cela, elle retourna au château où sa mère l’attendait de pied ferme. Antanasya dut capituler, surtout que son père se trouvait en ce moment même à Londres. Avec l’aide de sa servante, elle se lava et changea de robe. Une fois propre elle rejoignit sa mère et Héléna dans la salle d’ouvrage où elle se fit gronder. Anya ne pipa pas mot et s’assit tranquillement dans un fauteuil et on lui tandis un mouchoir qu’elle devait broder. La fillette détestait cela, mais elle était parfois obligée de capituler aux ordres de sa mère. Elle tenta de s’appliquer, mais ses points n’étaient pas parfaits, en tout cas d’après Elisabeth, elle, elle les trouvait plutôt jolis, surtout qu’elle n’apprenait pas depuis très longtemps. Le calvaire de la petite dura jusqu’à ce que le diner arrive. Là toute la famille passa à table, sans le père qui se trouvait auprès du roi Henry VIII, qui préparait une réforme de l’Eglise d’Angleterre. A cette époque, la petite en avait cure de toutes ces histoires de politique, elle n’aspirait qu’à une chose, devenir un chevalier et rien d’autre.

&&

Forêt des Heywood ♦ Année 1542
Antanasya avait quatorze ans et monté à cheval comme aucunes autres. Depuis l’épisode de la grenouille, elle avait beaucoup changé, même si elle gardait des manières enfantines, on voyait qu’elle était devenue une jeune femme. Comme aujourd’hui, elle chassait souvent en compagnie de son frère et de son père, mais cette journée était très spéciale, puisque d’ici quelques semaines, Edward allait se marier. Anya n’aimait pas l’idée de voir partir son frère, mais elle savait qu’elle n’avait pas le choix et elle profitait jusqu’au bout de son ainé. En accompagnant les hommes à la chasse, la jeune fille avait tout d’une guerrière, on la laissait volontiers tirer sur les animaux, après tout, elle était bonne dans ce loisir, peut-être bien plus excellente que certains hommes. Même si elle ne la pratiquait pas en ce moment même, elle adorait comme toutes les femmes, la chasse au faucon. Toute jeune elle avait été apprise par Charles Heywood son père qui cédait à ses caprices, comme celui de chasser comme un homme. La jeune fille galopait aux côtés de son frère, alors qu’ils poursuivaient tous deux un cerf. Anya riait aux éclats, alors que la chasse se transformait plus en concours de course. Puis elle fut alertée par quelque chose et stoppa sa course, laissant son frère loin devant. La jeune fille se posta alors sur une colline pour observer un tout petit village. Elle captait le moindre détail et ce qu’elle voyait la dégouté d’elle-même.

« Antanasya que fais-tu, j’ai dû laisser filer le cerf pour te retrouver. » Disait Edward qui se posta devant elle.
« Regardes Ed, regardes dans quoi ils vivent, de simples chaumières, alors que nous, nous avons de nombreuses demeures et nous mangeons chaque jour à notre faim. »
« Anya, tu ne vas pas rejouer les révolutionnaires. » Il lui attrapa le menton et ancra son regard dans le sien.
« Si j’étais le roi, j’améliorerai les conditions de vie de tous ces malheureux au lieu de décapiter mes femmes et déclarer mes enfants comme bâtards. »
« Anya chut ! Si l’on entendait on t’enfermerait à la Tour. »
« Un jour, je me battrais contre toutes ces injustices, tu verras, je me battrais comme un homme. »

La jeune fille fila, retournant vers le terrain de chasse. Cela rassurait son frère, mais ce dernier savait bien que sa petite sœur n’oublierait pas. Antanasya avait beaucoup changé en quelques temps, probablement en raison de ses lectures. L’Utopie de Thomas More l’inspirait beaucoup et ainsi que celles de beaucoup d’autres philosophes latins et autres théologistes. La jeune fille tout comme le reste de la famille avait adhéré aux idées réformistes, quittant alors le catholicisme pour la Réforme qu’Henry VIII mené. Cependant, cela ne suffisait plus à la jeune fille, elle voulait se battre pour ses convictions. Mais comment pouvait-elle ? Elle n’était après tout qu’une femme.





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Dernière édition par Antanasya L. Cavendish le Lun 31 Juil - 17:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Lun 31 Juil - 17:02


Etre une épouse

le mariage, la fin de la liberté



Jardins de Devonshire's House ♦ Année 1543
Elisabeth Heywood n’avait pas tardé à trouver un futur mari pour sa fille ainée. Un veuf, pas trop vieux, mais surtout un duc avec une très grande fortune. Héléna avait tout de suite été enchantée par ce projet de mariage, Antanasya, elle s’en moquait, elle était bien heureuse de voir que sa mère n’avait toujours pas essayé de la vendre à un homme. La jeune fille ne pensait qu’à une chose profiter de la présence de son père, avec qui elle chassait beaucoup et en sa compagnie elle apprenait aussi le maniement des armes, mais cela personne n’était au courant, à part quelques serviteurs discrets qui n’iraient pas cancaner auprès de la comtesse. Mais avec le temps, Antanasya s’était assagie, même si elle clamait toujours haut et fort ses opinions, elle avait appris à coudre, à danser, d’ailleurs elle adorait la danse. Tout cela l’avait un peu rapproché de sa mère, mais surtout de Héléna, avec qui elle se laissait aller aux confidences. Le projet de mariage étant consommé, la famille Heywood était invitée à se rendre dans le Devonshire pour rencontrer le duc et sa famille. Ce sont les femmes de la famille qui s’y rendirent, Antanasya à reculons, mais elle fit l’effort pour sa sœur. La jeune fille de quinze ans trouva tout de suite une compagnie inhabituelle, la petite fille du duc de Devonshire, la petite Henriette, qui devint vite son amie. Anya adorait la compagnie de l’enfant, qui ne semblait pas avoir une vie heureuse chez elle. Héléna de son côté tentait de se rapprocher de son fiancé, mais il semblerait que William Cavendish ne lui trouve pas d’intérêt et lui préfère la compagnie d’Anya, qui se sentait gênée face à cette situation.
En cette belle journée d’été, Antanasya recevait une visite détaillée des jardins de Devonshire’s House, avec William en tant que guide. La jeune femme appréciait beaucoup la compagnie de son futur beau-frère, avec qui elle restait comme elle était. Si sa mère apprenait qu’elle parlait politique avec l’homme, elle lui mettrait probablement un soufflet bien senti.

« Devonshire’s House vous plait-il lady Heywood ? »
« Vous avez là, le plus beau domaine que je n’ai jamais vu, vous n’avez pas à rougir des jardins de notre roi, les vôtres rivalisent avec les siens. »
« Je suis enchanté de l’apprendre. Disait-il en riant. Cela vous plairait-il de vivre ici ? »
« J’accepterai avec joie votre invitation, une fois que vous aurez épousé Héléna, mais je doute qu’elle ne souhaite m’avoir toujours dans les jambes. Et puis, un jour mère me trouvera un mari, j’espère que cela sera le plus tardivement possible, mais je doute pouvoir venir très souvent vous voir. »

William fronça les sourcils s’arrêtant, tandis qu’Antanasya continuait sa promenade vers un charmant bosquet où les fleurs se comptaient par milliers. Oui Héléna serait heureuse ici, dans un cadre si enchanteur. En plus, William était gentil, elle ne serait pas malheureuse avec lui. D’ailleurs, la jeune fille espérait que le prétendant que lui proposerait sa mère serait semblable au duc. Ainsi le mariage la rebuterait moins.

« Antanasya, si je vous dis que je ne veux pas épouser votre sœur, mais que c’est vous que je veux et personne d’autre. »
« Comment ? Répondit-elle. Cela ne se peut, vous êtes fiancé à Héléna, je ne peux pas lui faire ça. »
« Donc vous le voulez ? »
« Je n’ai jamais dis… William, je ne peux pas faire cela à ma sœur, elle tient à vous et je tiens à elle. »

Antanasya s’enfuit alors en courant, partant loin du duc de Devonshire, espérant quitter la mauvaise position sur laquelle il la mettait. En rentrant, elle avoua à sa mère son désir de rentrer chez elle, mais on lui refusa. A ce moment-là, Antanasya sut que son destin était scellé, que ce n’était qu’en fuyant William qu’elle aurait pu lui résister, mais en le côtoyant cela était impossible. Elle avait tout de suite apprécié l’homme, même si elle n’aimait pas toujours son comportement, elle s’était mise à envier la chance de sa sœur. Aujourd’hui, elle était perdue.

&&

« Comment as-tu pu me faire ça, tu étais ma sœur. Tu n’avais pas le droit. »

Antanasya en pleurs faisait face à son ainée, qui ne cessait de lui hurler dessus et de l’accabler de tous les malheurs. Dans la matinée, William avait fait part de sa décision, après de la duchesse douairière, d’annuler ses fiançailles avec Héléna pour épouser Antanasya. La discussion fut rapportée à sa propre mère, qui en avait parlé à Héléna et aujourd’hui, c’était elle, la principale intéressée à être mise la dernière au courant. Que devait-elle faire ? Héléna était malheureuse et Anya ne désirait qu’une chose stopper cette mascarade, mais elle n’en avait plus la force. Les mots de sa sœur la faisaient tellement souffrir, qu’elle ne désirait qu’une chose se réfugier dans les bras de son père ou d’Edward. Eux sauraient la consoler. Elle le savait, le rêve de son ainée venait de se briser, ceux pour quoi elle s’était tant battue. Anya s’en voulait, elle souhaitait partir de ce château et retrouver ses bois, ses prairies et sa vie. Héléna sortit de la pièce en larme, tout en claquant la porte. A ce moment-là, Antanasya se laissa aller contre son lit aux sanglots. Au bout d’un moment, William finit par entrer dans la pièce, il s’approcha d’elle et la prit dans ses bras.

« Pourquoi avez-vous fais cela? Vous n’aviez pas le droit. »
« Pour la première fois de ma vie, j’ai fait ce que j’avais envie, sans écouter ma mère ni personne d’autre. C’était vous que je voulais Antanasya et pas une autre femme. »
« Elle ne me pardonnera jamais pour ce que j’ai fait, j’ai brisé son rêve. »
« Je serais là pour vous Antanasya, toujours. »





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Dernière édition par Antanasya L. Cavendish le Lun 31 Juil - 17:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Lun 31 Juil - 17:02


Etre une mère

avoir un enfant, une raison de vivre



Devonshire's House ♦ Année 1549
« Magnifique ! » telle fut la réaction d’Antanasya après qu’elle ait pu enfin découvrir sa troisième née. Après un accouchement très difficilement et de longues journées de repos, durant lesquelles William ne quitta pas son chevet, la jeune femme se sentait mieux. Cette grossesse avait été la troisième, mais surtout la plus difficile, si bien que tout le monde la disait morte. Et pourtant, après plusieurs journées à attendre, Dieu lui avait accordé miséricorde. Enfin, elle avait pu tenir sa petite Georgiana dans ses bras et retrouver, Henriette, Henry et Agnès, ses enfants chéris. Mariée à l’âge de quinze ans, mère à seize, Anya ne se serait jamais cru prête à devenir mère et pourtant elle remplissait ce rôle à merveille, élevant et éduquant ses enfants avec l’aide de précepteurs, elle tenait à ce que l’unité familiale soit préservée. Il était donc hors que questions que son fils soit séparé de ses sœurs et pour cela, elle avait tenu tête à son mari. La duchesse de Devonshire était une femme redoutable, têtue à toute épreuve et qui avait toujours une opinion sur tout. En compagnie de son mari, elle avait commencé à fréquenter les hautes sphères de la politique, ce qui était étonnant pour une femme. Elle savait manier les subtilités de la langue et se permettait toujours de donner son avis, avec sagesse quand selon elle, elle devait le faire. Étant une femme, elle savait qu’elle serait toujours l’ombre de William, mais elle tenait tout de même à avoir son indépendance. Elle jouait souvent au mécène avec quelques artistes ou théologiens et en plus elle était respectée par ses nombreux actes de générosité. Anya était devenue une femme, une personne qui était toujours semblable à la jeune lady Heywood, mais qui avait murie. Avec le temps, les relations avec sa sœur Héléna ne s’était pas améliorée, l’ainée vouée une haine farouche à la plus jeune et cela malgré les nombreuses tentatives de réconciliation de la part d’Anya. Cette dernière avait pensé qu’il y aurait eu une légère amélioration avec le mariage de sa grande sœur, mais cela n’arriva pas et l’unité familiale éclata en lambeau quand les parents Heywood sont décédés à une année d’intervalle. La mère de William était partie aussi, emportant avec elle, les derniers vestiges de l’autorité Cavendish. Auprès sa famille, Antanasya entretenait seulement des relations avec son frère Edward, qui la protégeait constamment, surtout depuis qu’elle avait fuis avec Henry et Henriette le château, après qu’elle ait découvert une infidélité de William. La duchesse n’admettait aucune incartade, même durant ses grossesses et pour cela, elle avait toujours le soutient de son frère. La dispute avait duré de longs mois, pendant lesquels Anya découvrit qu’elle était enceinte de la petite Agnès. William avait beau la couvrir de cadeaux et de lettres, elle ne lui pardonna qu’au moment de son accouchement, pour le bien de sa fille. Pendant ces huit longs mois, la jeune femme avait été soutenue par son frère bien aimé et pour cela, elle ne le remerciera jamais assez.

« Elle est tellement magnifique, je m’en veux de ne pas avoir été là pendant ses premiers jours. »
« De longs jours vous attendent encore avec Georgiana, cette petite est un véritable trésor. »
« J’aurai tellement voulu vous donner un autre fils, mais je suppose que cela sera pour la prochaine fois. »
« Nous avons toute la vie pour cela. »

William se redressa de son fauteuil pour enlacer sa femme et lui déposer un baiser sur les lèvres. Ils s’aimaient tellement. Antanasya le savait et plus jamais son époux ne l’avait trompé, de toute façon, la prochaine fois que cela arrivé, elle lui trancherait la gorge, à lui et sa maîtresse, elle était une Heywood et pour cela, son père l’avait bien entraîné. Pendant les quatre années qui suivirent, la jeune duchesse tomba deux fois enceintes, tous deux se soldèrent par des fausses couches, alors qu’elle allait mettre au monde respectivement un garçon et une fille. La jeune femme avait peur de ne plus pouvoir donner naissance à d’autres enfants, elle souhaitait tellement donner un autre fils à son mari. Durant ces différentes épreuves, William était toujours présent, la soutenant et se consolant par la même occasion de la perte de ces deux petits êtres. Plus que jamais, ils maintinrent ensemble l’unité de leur famille, s’occupant et éduquant ensemble leurs enfants. En parallèle de leur vie de famille, ils continuèrent à participer politiquement aux actions du pays, William étant un proche de la cour et de la famille Grey. Pour eux, rien ne valait l’Angleterre, ce pays qu’ils chérissaient tous deux, mais qui allait connaître ses heures les plus sombres.





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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Lun 31 Juil - 17:02


Se battre pour l'avenir

défendre ses intérêts



Londres ♦ Année 1553
Londres, année 1553, Antanasya qui était une protestante anglaise, qui revendiquait ses opinions connut un moment terrible, l’arrivée de la catholique Mary Tudor au pouvoir. Pourtant, tout semblait bien parti pour les protestants. Le jeune roi Edouard avait débuté des réformes en ce sens, dans la continuité de son père, mais voilà, le roi mourut trop tôt. Jane Grey, une cousine d’Edouard, protestante, était menée à la baguette par l’alliance des familles Grey et Dudley. Antanasya ne les avait jamais apprécié, même si son mari traitait avec eux. Cependant, tant qu’une protestante était au pouvoir cela lui convenant, mais voilà Jane ne plaisait pas au peuple et Mary Tudor profita de cette situation pour reprendre sa couronne. La duchesse de Devonshire ne supportait pas cela et n’acceptait pas de revenir aux rites catholiques. De plus, un conflit s’engagea entre elle et son époux, qui lui de son côté pour avoir une bonne position auprès de la nouvelle reine lui avait prêté hommage au nom du couple. Anya détesta cela, surtout qu’elle ne voulait pas prêter allégeance en cette reine en qui elle n’avait pas confiance. Elle préfèrerait voir la princesse Elizabeth sur le trône plutôt que sa sœur. Cependant, la jeune femme fit quelques concessions pour le bien de sa famille, sans pour autant accepter la reconversion. En secret elle assistait à des offices religieux protestants, tout cela en compagnie de son frère, qui partageait ses convictions.

« Comment allons-nous nous en sortir Edward, cette reine ne fera rien de bon pour notre pays, son cœur est empli de colère. »
« Tout ira bien Anya, avec le temps, le peuple va se rebeller, elle ne restera pas bien longtemps sur le trône. »

Puis, les choses se compliquèrent, quand cette duchesse, mère de famille échappa à une tentative d’assassinat. Qui avait voulu la tuer ? Elle ne le savait et ce n’était pas le moment pour en parler à William, en voulant la protéger, il lui enlèverait sa liberté et elle pourrait dire adieu à ses longues promenades à cheval seule. Son secret lui faisait du mal, elle souhaitait en parler, mais par peur et surtout par orgueil, elle préférait se taire et affronter seule l’avenir, comme n'importe quel Heywood l'aurait fait.

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Le règne de Mary Ière d’Angleterre a été jalonné de moments douloureux pour Antanasya. Après être restée durant le reste de l’année 1553 secrète, la duchesse n’a pas hésité une seule seconde quand Thomas Wyatt projeta de renverser la reine. Antanasya entreprit alors d’aider au financement de cette révolte, mais celle-ci se soldat par un échec. Impuissante, la duchesse assista à la mise à mort de Thomas Wyatt, puis de Jane Grey, Henry Grey et Guildford Dudley. Les têtes tombées et au fil des semaines, l’Angleterre plongeait dans l’horreur. C’était inimaginable pour Antanasya, elle ne pouvait pas rester inactive, révoltée, elle voulait se battre, prendre la relève comme n’importe quel homme l’aurait fait. Sans en avertir son mari, elle résista, s’entoura de fidèles et débuta plusieurs actions. Lors des festivités du mariage de la reine, au moment d’une joute, elle fit en sorte que de la poudre fasse sauter les gradins. Une personne mourut, une catholique que la duchesse appréciée guère. Antanasya fut elle-même blessée, ce qui la disculpa aussitôt. Peu de temps après, William l’interrogea sur son implication dans cet attentat, Anya lui avoua la vérité et également le fait qu’elle était enceinte. Cet attentat, Antanasya ne le prépara pas seule. Rosemary Blackwood, une jeune femme qu’elle avait prise sous son aile l’aida en mettant de la poudre dans une tente pour faire diversion. Malheureusement, une femme l’avait vu et pire encore, la maîtresse du roi consort Philippe. Lavinia Tyburn fit un marché avec les deux jeunes femmes, mais quelques temps plus tard, Antanasya apprit l’arrestation de Rosemary. Il était trop tard pour elle, la jeune femme mourut sur le buché. En apprenant la nouvelle de cette mort horrible, Antanasya accoucha prématurément d’un petit garçon que le couple Cavendish nomma Thomas.

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Après l’accouchement, Antanasya s’occupa de son fils et peu de temps après, elle reprit ses activités au sein de son groupe. La jeune femme avait reçu une lettre de John Sutton Dudley qui lui indiquait être en France et qu’il commençait à lever des fonds pour organiser une nouvelle rébellion et mettre la princesse Elizabeth sur le trône. Antanasya organisa une réunion et invita ses amis les plus fidèles. La rébellion s’organisa. La duchesse de Devonshire se chargea des fonds et de l’édition de pamphlets contre la reine. Ses actions furent malheureusement dénoncées par un traître. Joane Barrow, la veuve d’un activiste protestant fut arrêtée et un matin, Antanasya vit le soldat de la garde Arthur Paton venir dans sa demeure. La jeune femme garda tout son courage et fut conduire à la Tour de Londres où elle retrouva Joane. La duchesse avait tout fait pour que son mari soit mis hors de cause, pour que leurs enfants puissent avoir au moins un parent vivant. Antanasya s’était résignée, elle allait mourir, sans avoir pu serrer ses enfants une dernière fois dans ses bras. Un matin, Joane fut sortie de sa cellule. Dehors, on entendait la foule hurler, la duchesse comprit, c’était la fin pour cette courageuse femme qui avait déjà tant souffert. Tremblante, Antanasya commença à prier longuement, espérant qu’une âme salvatrice vint la sauver. Les jours passèrent, la duchesse ne se nourrissait plus, elle dormait peu et passait son temps à prier. Elle était dans un état pitoyable, craignant de périr elle aussi par les flammes. Une nuit, elle crut voir son heure arrivée quand un bourreau entra dans sa cellule et lui mit la main sur sa bouche pour qu’elle ne puisse pas prier.

« Duchesse, je me nomme Hans Bennet et je vais vous sortir de là. Vous devrez m’obéir, me suivre et surtout ne pas crier, sinon nous périrons tous les deux. Ne posez pas de questions, vous aurez des réponses bien assez tôt. » Antanasya hocha la tête et se laissa entraîner dans les dans les sous-sols sombre de la Tour. Le lieu était calme, seules les lamentations des prisonniers se faisaient entendre. Ils ne croisèrent personne. Ils entrèrent dans une salle où le vin était conservé et Hans Bennet souleva une plaque qui menée dans les égouts de la ville. La jeune duchesse était dégoutée, mais prit sur elle, après tout, c’était pour qu’elle ait la vie sauve. Le bourreau l’aida à passer dans le trou, il referma la plaque et tous les deux avancèrent dans le noir. Quand elle sentait des choses lui frôler les jambes, Antanasya manqua de crier plusieurs fois, mais elle se retient, agrippant toujours le bras de l’homme. Le lieu puait, c’était insoutenable. Ce calvaire sembla durer des heures, mais au bout d’un moment, ils commencèrent à voir une lueur. Plus ils se rapprochaient, plus Antanasya remarqua qu’au bout se tenait un homme avec une torche. Quand ils débouchèrent du lieu, Anya remarqua tout de suite le visage de Théodore Wolmar. Soulagée, elle voulait le prendre dans ses bras et le remercier, mais aussitôt, ils quittèrent les lieux, sans parler. Le bourreau les abandonna là et la jeune femme lui accorda un simple sourire pour le remercier. En silence, Théodore et Antanasya déambulèrent dans les rues sombres de la ville, la jeune femme portait désormais une cape, pour que personne ne puisse la reconnaître. Au bout d’un moment, Théodore poussa la porte d’une maison et ils y entrèrent tous les deux. Une fois franchie le pas de la porte, la duchesse craqua et fondit en larmes. Elle avait vu la mort à ses côtés et jamais elle n’aurait pensé pouvoir sortir vivante de la Tour de Londres. Théodore Wolmar posa une main sur son épaule et une fois qu’elle fut calmée, il la conduisit dans une chambre où l’attendait un bac avec de l’eau. L’homme s’excusa de la température du bain, mais Antanasya le remercia, cela était très bien. Sur une coiffeuse, il lui montra une teinture, lui demandant de l’utiliser pour ses cheveux. La duchesse de Devonshire passa plus d’une heure dans son bain, profitant de ce moment de douceur, frottant sa peau sale. Elle était propre quand elle sortit de l’eau et enroulée dans un drap, elle se dirigea vers la coiffeuse. Après une autre heure de traitement, ses longs cheveux étaient devenus blonds. Elle s’habilla avec une robe simple. Sans les bijoux et les belles parures, Antanasya était méconnaissable. Quand elle descendit, Théodore Wolmar se trouvait devant la cheminée, du pain, de la viande froide et du vin attendait la jeune femme. Antanasya mangea avec appétit, trouvant ce repas comme le meilleur qu’elle ait pu manger. Avec Théodore ils parlèrent. Il lui expliqua le plan qu’il avait réalisé avec Hans Bennet pour la faire sortir et également ce qui allait se passer. La duchesse de Devonshire resterait à Londres, se fondant dans la masse et devenant Ann Ashby, la sœur nouvelle venue du père Ashby. Le plan était parfait et cela rassurait Antanasya de savoir que même si elle ne pourrait pas revoir ses enfants, elle aurait toujours de leurs nouvelles.

Le lendemain, la reine avait été informée de la fuite de la duchesse de Devonshire. L’information devait rester secrète pour ne pas donner l’idée aux prisonniers que la Tour de Londres n’était pas si inviolable que cela. Bien entendu, les gardes se rendirent aussitôt à Devonshire’s House et dans les différentes demeures du duc et de la duchesse. Ils ne trouvèrent rien. Pendant plusieurs semaines, William ne fut pas informé. Il resta dans l’inquiétude, sachant que son épouse était dehors, mais sans savoir où. Quand il fut à Londres, le duc reçut la visite du père Ashby qui prétexta un don pour les orphelins de la ville, pour conduire l’homme dans la petite maison. Après de longues semaines de séparation, Antanasya retrouva William. Elle pleura longuement dans ses bras, s’excusant pour le manque d’information. Durant les prochaines heures, elle lui expliqua tout, son évasion, la situation actuelle et qui elle était maintenant. William lui donna des nouvelles des enfants, l’évolution de Thomas et le manque que tous ressentaient de leur mère. Ils convinrent de leur dire que leur mère se trouvait toujours en prison, mais que personne ne pouvait aller la voir. La séparation fut douloureuse et les prochaines visites très rares. Ils ne devaient pas éveiller les soupçons pour ne pas compromettre la couverture d’Ann Ashby. La jeune femme sortait peu, une fois par semaine elle se rendait au marché et assistait aux offices. Le reste du temps, elle accompagnait parfois son « frère » auprès des orphelins. Sa vie était simple et si elle n’avait pas eu William et les enfants, peut-être aurait-elle apprécié cette vie simple en tant qu’Ann Ashby.







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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Mer 2 Aoû - 16:45
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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  Mer 2 Aoû - 18:04
C'est parfait, j'ai trop hâte de rp ! *-* Tu es validée I love you




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MessageSujet: Re: ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais  
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ANTANASYA ❦ demain ne meurt jamais
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