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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Admin ♛ « Princesse et bâtarde d'Angleterre. »
♕ Métier : Princesse d'Angleterre ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Celle que me dictera ma souveraine. ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 3467 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 14 ♕ Je suis arrivé(e) sur TTB le : 11/09/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya Cavendish - Constance Bennet - Edward Seymour

MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Sam 24 Aoû - 15:09


Au fil de l'eau.

Sur la Tamise.
12 novembre 1553
Se retrouver en compagnie de Marie de Guise, la régente de l’Ecosse n’était pas une chose qu’elle aurait aimé vivre en ce jour. La collision entre leurs bateaux était un fâcheux accident, qui aurait pu coûter la vie de beaucoup de monde. L’explosion avait condamné de nombreuses personnes et Elizabeth ne pouvait s’empêcher de poser son regard triste sur cette scène d’horreur. L’ambiance entre les deux femmes n’étaient pas au beau fixe, Elizabeth se savait inférieure par rapport à la reine douairière, mais ici la rousse avait l’avantage d’être dans son pays, ce qui n’était pas le cas de Marie de Guise. L’entente était respectable, mais cela n’irait pas au-delà des conventions de la bonne société. Elizabeth secrètement ne cachait pas son soutient qu’elle apportait à James Stuart le bâtard, du roi James V avec qui elle partageait beaucoup de point commun. Cela arrangerait bien les affaires de la jeune femme si le beau bâtard accédait au trône, cela lui ferait un allié sur la scène internationale. Elle en avait tant besoin, surtout que James avait des tendances protestantes, ce qui devait bien déplaire à la reine douairière, mieux valait un protestant qu’une catholique comme dirigeante d’un pays. Les sourires étaient faux à bord du navire et Elizabeth s’occupait de ses dames de compagnie qui se remettaient tout juste de cette situation.

« Je me porte bien madame, en tout cas, je ne vous remercierai jamais assez de nous avoir accueillie sur votre navire. » Répondit la bâtarde humblement.

Elle se détourna de la française pour regarder où se trouvait le navire de Mary Tudor, sa sœur. Ce dernier venait d’accoster sur le quai, la reine voulant probablement voir son peuple endeuillé. Elizabeth entendit alors Marie de Guise prier pour les victimes et la jeune femme pour ne pas se compromettre pria elle aussi, tandis que le navire écossais allait aussi conduire ses passagers sur la terre ferme. Elizabeth et ses dames de compagnie prièrent, puis une fois le navire sur le quai la jeune femme quitta la compagnie de la reine douairière, ce qui n’était pas pour lui déplaire.

« Madame, ce fut une joie de me retrouver en votre compagnie, malgré ces sinistres circonstances. » Disait la jeune femme tout en faisant une élégante révérence.

En compagnie de ses gens, elle quitta le navire de la française et se rendit sur les quais pour rencontrer le peuple anglais, qui était heureux de la voir. La garde royale était toujours là pour protéger les plus nobles de la populace, mais la reine était déjà repartie, sans doute était-elle retournée dans son palais. Au loin, Elizabeth vit la tête blonde de sa chère cousine Anne, rassurée de ne pas la compter parmi les victimes, elle quitta le lieu de l’accident, dans un carrosse qu’on lui avait apprêté. En rencontrant le peuple, elle accorda quelques pièces d’or aux plus pauvres et laissa d’autres toucher sa robe, comme si elle était une relique précieuse. Elizabeth se savait importante pour le peuple et elle aimait se rendre compte de cela. En cas de danger, ce même peuple pourrait être sa plus grande protection.



princesse Elizabeth
(c) ystananas
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Mar 27 Aoû - 12:59

    Lorsqu'Anne ouvrit des yeux écarquillés, comme surprise par le monde qui l'entourait, je laissais échapper un exclamation soulagée. Elle se laissa tomber sur le côté pour expulser toute l'eau qui remplissait ses poumons et se mit à geindre, épuisée. Je me portais à son secours, l'aidant à se redresser du mieux que je pouvais. D'une main tremblante, elle porta la main à ses cheveux d'or, poissés de sang. Ses lèvres bleuies par le froid articulaient des mots que je ne pouvais pas entendre et elle se blottit contre le torse de Lorenzo

    _Par tous les Saints ! M'exclamais-je, n'ayant pas conscience de la blessure de mon amie, je m'en vais immédiatement vous chercher des linges propres. Vous ne pouvez pas rester comme ça.

    Encore tourmentée par mes récentes émotions, je me redressais, chancelante. Anne avait besoin de moi. L'italien vérifia lui-même la gravité de la plaie et en conclut qu'elle n'était pas importante. Un poids s'envola immédiatement de ma poitrine. Cependant, mon amie avait toujours besoin de couvertures ou que savais-je encore pour la réchauffer. Vêtue de ses robes trempées, elle risquait peut-être l'hypothermie. Je n'en avais jamais constatée une et les symptômes étaient un peu flous mais Père m'en avait parlée. Et si Anne restait ainsi, les choses n'iraient pas en s'arrangeant.

    _Je vous la confie, Lorenzaccio, lui dis-je avec un clin d'œil.

    Cependant, j'avais déjà disparu à leurs yeux. L'un et l'autre me parlaient de leur relation, quelques fois. Mais je ne m'étais jamais imaginée que cela puisse être aussi... Bref. Je détournais la tête pour cacher le rouge qui me montait aux joues. Ce genre de chose m'était inconnue. Non pas que je m'en plaigne. Le fait était que je n'y étais simplement pas accoutumée. Père et Mère s'aimaient tendrement mais c'était différent. Cela devait être étrange, d'être amoureux. Anne était très belle et Lorenzo était un homme galant. Qu'ils se tombent dans les bras n'avaient rien de très surprenant.

    Je m'éloignais à grandes enjambées, désireuse de m'éloigner d'eux. Je ne voulais pas les déranger et je devais me mettre en quête de châles pouvant réchauffer mes deux amis, aussi mouillés l'un que l'autre. La collision du bateau où je me trouvais avec celui de la reine avait provoqué quelques chamboulements. Je vis Marie de Guise (je réprimais un frisson) accueillir la princesse Élisabeth avec hochement de tête et sourire crispé. Je savais que la reine douairière d'Écosse ne me portait pas dans son cœur. Quant à en déterminer la raison, je donnais ma langue au chat. Lorsqu'elle rendait visite à la Comtesse de Lennox, je tâchais toujours de me montrer agréable et de bonne compagnie, laissant ma timidité de côté pour ne pas faire honte aux amis de mon mécène. Cependant, rien n'y avait fait. L'étrangère me méprisait. Effrayée à la simple idée qu'elle me découvre, moi, une roturière, sur son bateau me fit froid dans le dos. Un plongeon dans la Tamise n'aurait pas pu plus me glacer les sangs. Je me soustrayais à sa vue, de peur qu'elle ne m'aperçoive. Sur un tel navire, rempli de nobles et de personnalités royales, j'avais l'impression d'être la tâche d'encre disgracieuse sur un joli drap blanc, brodé de soie.

    A l'extrémité de l'embarcation, je vis des suivants et servantes enrouler des femmes choquées dans des linges épaisses. Voilà ma chance ! Je les rejoignis rapidement et leur expliquais la situation en pointant du doigt la forme d'Anne, étendue sur le dos et pelotonnée dans les bras de mon ami. On me remit quelques couvertures et, tout en me cachant derrière, rejoignis les deux tourtereaux. J'enveloppais délicatement le cours grelotant de la jeune femme dans le châle et déposais le second autour des épaules de Lorenzo.

    _Je m'excuse de vous avoir... hum... déshabillée, Anne. Je craignais que vous ne vous étouffiez... Veuillez me pardonner. Vous sentez-vous mieux ? Avez-vous besoin de quelque chose ?
    Lui demandais-je.

    Des exclamations horrifiées me firent lever la tête. Des nobles gesticulaient en montrant la Tamise d'un index tremblotant. Je me glissais vers eux et constatais à mon tour l'horreur. Des corps inertes flottaient tout autour des bateaux, tels des pantins désarticulés. Un cri d'effroi s'échappa de mes lèvres. Mon pire cauchemar s'étalait juste sous mes pieds. Mourir noyée. Si Lorenzo n'avait pas été là... J'aurais été un de ces cadavres. Terrorisée, je m'éloignais du bord, le souffle court, un main posée sur ma poitrine d'où mon cœur tambourinant semblait vouloir s'échapper. Je ne voulais pas rester ici. Je voulais remettre les pieds sur la terre ferme. Je fis quelques rapides signes de croix en balbutiant des prières à l'égard des morts.

    Par chance, le navire de Marie de Guise finit par accoster. La Princesse Elizabeth et sa suite regagnèrent la rue où la Reine Mary réconfortait déjà la foule gémissante et hurlante. Je me précipitais à leur suite sans un au revoir pour Anne et Lorenzo. Je ne devais plus rester là. Je voulais simplement rentrer chez moi. Loin de tous ces morts. Loin de toute cette horreur.  

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Ven 30 Aoû - 1:43

La parade sur l'eau.


C’était comme si d’un seul coup, sa vie entière prenait un sens, comme si son existence totale n’avait eu d’autre but que de le conduire à elle. Ils étaient là, tous les deux, agenouillés dans ce décor de fin du monde, et elle pleurait. Et elle lui offrait son cœur, sa vie, son âme, acceptant son amour. Lorenzaccio prit la petite main posée sur son cœur entre les siennes, et osa déposer un baiser sur ses petits doigts gelés.

- Alors prenez ma vie, mon cœur et mon âme en échange, pour combler le vide qu’auront laissé les vôtres. Et prenez tout ce que vous voulez de moi, mon nom, mon histoire, tout mon être, je vous les offre, Anne.

Il n’avait jamais été aussi sincère, aussi convaincu de ce qu’il disait. Il en avait fait de nombreuses, des déclarations d’amour, mais sans jamais vraiment y croire. Il avait du mal à comprendre comment quelqu’un d’autre pouvait être aussi important, aussi indispensable à ses yeux. Mais peu importe, il apprendrait. Lui qui n’avait jamais vécu que pour lui à partir du moment où il avait compris que l’amour des autres lui était refusé, était presque étourdi par ces sentiments partagés, cette confiance naissante qu’il n’avait jamais entraperçue auparavant. Il se rendait à présent compte à quel point son existence avait été vide avant. Avant elle, avant Anne.

- Une éternité sans vous m’aurez été insupportable. Je ne comprends que maintenant que vous êtes ma seule raison de vivre ici. U

Il saisit la main échouée sur sa joue, pour qu’elle aille rejoindre l’autre, dans les siennes.

- Ne dites pas cela, je vous en prie. Je ne veux pas que vous bâtissiez votre existence autour de moi, parce que je crains que cela ne vous rende malheureuse.

L’ambassadeur baissa les yeux. Il ne savait si il pourrait la rendre aussi heureuse qu’elle ne méritait de l’être. Et son bonheur était bien plus important que toute autre chose à ses yeux, il avait d’ailleurs tout fait pour disparaître plusieurs semaines auparavant dans le seul but d’éviter de lui faire du mal. Elle avait en effet assisté à plusieurs de ses déchaînements de colère et en était ressortie bouleversée. Alors il avait préféré s’éclipser pour ne pas ajouter d’ombre au tableau de son existence. Lui était habitué au malheur, mais Anne non.  Pourtant, quelque chose le poussa à envisager l’avenir de façon positive. C’était elle. Alors, pourquoi douter ?

- Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous rendre heureuse, Anne. Vous ne serez plus jamais seule.

Sur cette promesse, il effleura de nouveau le dos de sa main de ses lèvres. L’abandonner eut été un crime, sans doute le seul qu’il ne commettrait jamais. Il avait tué, frappé, trahit, il avait presque honte de se tenir devant Anne, devant cette âme si pure qu’il avait peur de salir d’un seul contact. Comme si ses doigts portaient encore le sang qui les avaient autrefois souillées, et qu’il allait en répandre sur la peau blanche de sa belle, commettant un sacrilège. Il se refusait à être l’impie qui pousserait le blasphème jusqu’à l’arracher à l’enfance, à ses rêves, au monde onirique qu’elle avait bâti comme une muraille autour d’elle pour se protéger des invasions incessantes du destin. Au contraire, il serait celui qui l’y maintiendrait le plus longtemps possible, jusqu’à ce qu’elle décide d’elle-même d’abattre sa forteresse. Et pour cela, il la protégerait de toutes ces forces, cette petite âme qui avait tant souffert, et qui, il s’en était fait le serment, ne souffrirait jamais plus.

Doucement, il pressa ses frêles épaules entre ses doigts, et la soutint pour qu’elle se relève. Ses beaux cheveux blonds, trempés, gouttaient sur le sol de bois, et sa peau délicate avait pris une teinte rosée, au fur et à mesure que le sang se remettait à affluer sous ses pommettes. Et ce sourire figé sur ses lèvres pleines et bleuies par le froid, il en était fou. Il aurait souhaité imprimer cette image dans son esprit pour toujours, afin de pouvoir la chérir chaque jour de sa vie. Le bonheur s’insinua en lui comme une pluie d’étoiles, brûlant chacun de ses organes, n'épargnant aucune parcelle de sa chaire, une morsure bienfaisante, qu’il ne ressentait que trop rarement. Pris d’ivresse, il serra de nouveau Anne contre son cœur, mais plus délicatement cette fois-ci, de peur de la blesser. Il découvrait pour la première fois ce qu’était l’amour pleinement partagé, et ce sentiment se révélait être délicieusement grisant.

Une couverture que l’on déposait sur ses épaules le sortit de ses pensées. Il se tourna vers Philippa, à qui il adressa un sourire, ainsi que quelques mots de remerciement en italien. Il était vrai qu’il commençait à avoir froid, avec ses vêtements trempés, et l’air glacé qui s’insinuait partout où il le pouvait, le gelant littéralement sur place. Il resserra le linge autour de ses épaules, transi, tandis qu’un flot d’exclamations se rependait à travers les passagers du bateau. Surpis, le jeune homme avança de quelques pas afin de s’apercevoir par lui même de ce qui faisait tant jaser.

- Ne regardez pas ! lança-t-il enfin à Anne qui l’avait suivi, tout en posant une main sur ses yeux.

Des dizaines de cadavres étaient remontés à la surface de l’eau, envahissant la Tamise de leur présence putride. Des femmes, des hommes, et même des enfants, qui s’étaient noyés, ne sachant pas nager, un véritable massacre. Trop d’innocents étaient morts ce jour là, trop de personnes pensant passer une agréable journée, qui étaient sans doutes sortis ce matin en ayant comme idée d’aller voir la reine, et avaient finalement perdu la vie. Le monde était bien cruel.

L’italien entraîna son aimée de l’autre côté du pont, le navire ayant finalement touché terre. En passant, il attrapa son épais manteau de fourrure qui gisait sur le sol, avant de le passer sur les épaules d’Anne, pour lui tenir chaud. Lorenzaccio éprouva un certain soulagement à enfin poser pied sur le quai : ils ne risquaient plus rien sur la grève. Alors qu’il regardait les carrosses royaux s’éloigner, ayant lui même envoyé son homme de main chercher le sien, afin de pouvoir quitter cet endroit au plus vite, et trouver des vêtements secs, pour sa belle comme pour lui-même ; une jeune fille se jeta dans les bras d’Anne. Celle-ci semblait la connaître, mais elle demeurait inconnue aux yeux de l’italien.






codes par shyvana
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Ven 30 Aoû - 21:36
« Alors prenez ma vie, mon cœur et mon âme en échange, pour combler le vide qu’auront laissé les vôtres. Et prenez tout ce que vous voulez de moi, mon nom, mon histoire, tout mon être, je vous les offre, Anne. »

Le cœur d’Anne se gonfla d’un sentiment si pur, si lumineux qu’elle ne put croire qu’il fut si réel. Elle avait l’impression d’être aux côtés des anges et que c’étaient eux qui l’inondaient de ces si belles paroles. Elle observait Lorenzo avec adoration, emplie de la sensation d’être désormais la part d’un tout qu’ils formaient à deux. Elle lui vouait son existence, son cœur, son âme, sa vie entière. Elle ferait de demain un monde qui porterait son nom et de l’avenir, un horizon qui lui renverrait sa ressemblance. Il était celui qu’elle venait de choisir pour l’éternité. Elle savait qu’elle ne pourrait en aimer un autre, elle savait qu’il n’y aurait jamais que lui. Il avait gagné son cœur et aujourd’hui, il en serait le maître à tout jamais.
Avec délice, elle appréciait le contact des lèvres de Lorenzo sur ses mains glacées. Ses larmes venaient s’échouer dans son sourire épanoui. Elle n’aurait pu être plus heureuse qu’à cet instant. Il l’aimait… Elle ne pourrait cesser de se répéter cette phrase à chaque instant pour être sûre qu’elle ne rêvait pas. Ce moment resterait à jamais gravé dans son mémoire comme l’un des plus beaux de son existence.

« Lorenzo vous ne pourrez jamais me rendre malheureuse. Mon existence n’a jamais été aussi resplendissante que depuis que je vous connais. Vous êtes celui que j’ai choisi. Désormais, je veux croire en nous. »

Dans ses douces paroles emplies d’amour, Anne avait relevé le visage l’italien dont les yeux étaient baissés. Avait-il honte de lui ? De ce qu’il était ? Pourtant malgré les pires facettes qu’elle avait pu voir chez le jeune homme, elle ne pouvait s’empêcher de l’aimer. Quelque soit ces actes, quelque soit ces crimes, elle ne pouvait imaginer une existence sans lui. Elle préférait plutôt mourir que de devoir le perdre.
Elle crut bien que les larmes allaient à nouveau jaillir de ses yeux lorsqu’il lui dit qu’il ferait tout pour la rendre heureuse, et qu’elle ne serait plus jamais seule. Elle étouffa un petit rire de bonheur, noyé sous ses pleures. Même si le mal était passé, trop d’émotions se mêlaient en elle, mais une seul prédominait sur toutes : l’amour. Anne ferma les yeux, sentant les lèvres de l’italien effleurer de nouveaux ses mains.
Puis il se releva et l’aida à se lever. Dans son mouvement, la blonde ne le quitta pas un seul instant des yeux. Il était si beau, encore trempé et gouttant d’avoir ainsi plongé dans la Tamise afin de venir la secourir. Un acte si noble et si héroïque. Aujourd’hui il avait sauvé une vie et c’était la sienne. Elle lui en serait redevable à jamais, comme de l’avoir sauvée de la tempête des bandits dans la forêt, de l’avoir soignée, et même d’être venue à son aide lorsqu’elle avait été abordée par des hommes mal intentionnés avec sa cousine Elizabeth. Avec Lorenzo, elle avait la sensation d’être constamment en sécurité, elle sentait qu’il ne pourrait rien lui arriver de mal, lui qui venait de l’arracher à la mort il y a quelques minutes. Anne songea que les anges avaient choisi pour eux qu’ils soient des âmes-sœurs. C’étaient eux qui avaient fait un sorte qu’ils se rencontrent et que l’italien se trouve toujours sur la route de la blonde pour lui venir en aide à chaque instant. Il était le prince de ses rêves.
Le brasier qui crépitait au creux de sa poitrine la réchauffait de l’intérieur et elle sentait son sang bouillir dans ses veines, pourtant elle ne pouvait s’empêcher de frémir encore à cause du froid. Lorenzo la prit soudain dans ses bras et la serra fort contre lui. La blonde partagea cette étreinte, se lovant tout contre lui, folle de bonheur. L’amour était le plus beau sentiment qui venait de lui arriver et elle profitait de cet amour partagé.
L’italien desserra soudain leur enlacement lorsque Philippa revint avec des couvertures sèches. Elle en déposa une première sur les épaules de l’ambassadeur qui la remercia dans sa langue natale avant d’en porter une à Anne aussi.

« Philippa vous n’avez rien à vous faire pardonner. » lui sourit Anne en la serrant affectueusement dans ses bras. « Je ne serai certainement plus vivante si vous n’aviez pas été là. Je vous dois la vie à vous aussi. »

Mais la brune se retirait soudain, saisissant les exclamations horrifiées qui naissaient tout autour d’eux.

« Philippa… » murmura la blonde inquiète, en entendant le cri d’effroi de son amie.

Intriguée, Anne s’approcha du bastingage de l’embarcation pour comprendre ce qui mettait la belle italienne dans cet état, rejoignant ainsi Lorenzo, quand tout à coup, le jeune homme voila les yeux de la blonde en apposant sa main devant, lui interdisant de regarder.
Malheureusement, le mal était déjà fait. Anne s’accrocha au bras de l’italien tendit qu’il l’éloignait du bord, prête à défaillir. La surface du fleuve était jonchée de cadavres, figés dans des expressions apeurées, terrorisées, le corps bouffi d’eau. Combien n’avaient pu en réchapper aujourd’hui ? Combien étaient mort sans avoir pu être sauvés ? La bouche d’Anne s’ouvrit sur un cri inarticulé et elle frémit de tout son être. Elle aurait pu faire parti de tous ces cadavres. Elle pourrait être en train de gire au fond de la Tamise à cet instant. Dire que cette journée avait si bien commencé !
Un frisson glacé lui parcourut l’échine en songeant soudain à sa nièce. Lettice ! La dernière fois qu’elle l’avait vue, elle était saine et sauve sur la grève, mais lui était-il arrivé quelque chose depuis ? Avait-elle tenté de retrouver sa tante ? Etait-elle tombée ? Le souffle d’Anne se coupa à cette terrible éventualité. Elle voulut se jeter contre le bastingage pour observer tous les corps qui flottaient sur l’eau et s’assurer que le petit corps de l’enfant ne se trouvait pas parmi eux quand Lorenzo déposa son manteau de fourrure sur les épaules de la blonde et la fit descendre de l’embarcation qui venait de toucher terre.
Son regard scruta alors la berge, désespéramment à la recherche de sa nièce quand la voix de celle-ci hurla le nom d’Anne. Ses prunelles furent aussitôt attirées par une tornade vêtue de rose. Son cœur se fendit lorsqu’elle vit les larmes de frayeur qui recouvraient les joues de sa nièce chérie. La blonde se jeta à genoux pour réceptionner l’enfant dans ses bras, la serrant tout contre elle, partagée entre l’inquiétude et la soulagement.

« C’est fini Lettice, je suis là maintenant. Tu n’as plus rien à craindre. » lui murmura-t-elle au creux de l’oreille tout en pleurant avec elle. « Je suis là… »

Anne éloigna quelques instants la petite fille, pour l’inspecter et faire cas de son état. Elle étudia chaque parcelle de son corps pour s’assurer qu’elle n’avait pas été blessée par le mouvement de la foule.

« Tu n’as rien mon ton cœur ? Tu n’es pas blessée ? » s’enquit-elle en prenant son petit visage de poupée entre ses mains, puis comme cette dernière fit non de la tête, elle la serra à nouveau dans ses bras, soulagée de la savoir saine et sauve. « Ne t’en fais pas petite fleur. Nous allons bientôt rentrer à la maison. Cette journée ne sera plus qu’un mauvais rêve, je te le promets. »
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Ven 30 Aoû - 22:50
Mon bateau, mon ô si beau bateau, décoré par mes soins, voyait maintenant son pont noir d'une foule hurlante et hystérique. La populace s'était pressée sur le pont lorsqu'elle vit que quelques badauds avaient réussi à gagner mon bord et que j'avais daigné les accueillir avec miséricorde. A côté de moi, Richard était aussi tendu qu'un arc. Sa voix, d'ordinaire si douce et calme, clamait maintenant des ordres directs aux valets débordés qui devaient s'occuper des réfugiés. Je ne savais quoi penser de tout cela. J'avais fait mon devoir d'être humain. Mon devoir de femme et mon devoir de protestante. Il avait été naturel pour moi de venir en aide à ses gens. Comment aurais-je pu les laisser tomber au fond de la Tamise, noyés par les flots sombres ? J'aurais dû me sentir soulagée, heureuse, d'avoir sauvée des vies. Et je l'étais, en surface. Cependant, une colère sourde faisait battre le sang sur mes tempes. Mes lèvres, pincées en une ligne furieuse, masquait une grimace. Mon ire n'était pas dirigée contre ces gens, ça, non. Mais contre la Reine. Si mes yeux avaient pu la foudroyer sur place telle une lumière divine, ils l'auraient fait. Elle pouvait bien prier sur son navire ! Elle pouvait bien avoir l'air dévastée ! Il n'en restait pas moins que je ne voyais aucun membre du peuple sur son bâtiment. Seulement sa royale présence et ses domestiques. Aurait-elle offerte sa main pour aider ? Aurait-elle pu souffrir de voir ses gants salis pour sauver une vie ? Mes yeux s'assombrirent.

A côté de moi, une petite fille pleurait à chaudes larmes. Mon instinct maternel, en sommeil depuis la disparition de mes fils, se réveilla dans un sursaut douloureux. Ses joues rouges étaient crasseuses. Ses vêtements ressemblaient plus à des bouts de chiffons déchirés qu'à une robe. Elle aurait très bien pu être l'une de mes adorables petites protégées, Mary Grey ou Mary Seymour. D'un geste de tête, je fis signe à une suivante de s'occuper d'elle. L'enfant s'emmitoufla dans la couverture, les yeux grands de surprise. Elle devait être terrorisée. Je ne voulais pas entendre ce qui lui était arrivée. Je ne voulais pas entendre sa petite voix entrecoupée de violents sanglots. J'avais l'impression de me regarder dans un miroir. Petite fille impuissante dont les larmes mouillaient ses joues encore arrondies par l'enfance. Elle n'était pas la seule à se tourmenter. Tous pleuraient, criaient et s'exclamaient en regardant par dessus bord. Je me doutais de ce que j'y verrais, si j'y jetais un œil à mon tour. Des morts. Des noyés. Par dizaine. Tout ceux qui étaient tombés et dont l'âme avait été rappelée par Dieu. Voir un tel spectacle m'aurait été insupportable. Tout ceci ma rappelait mes propres morts. Les fantômes et les ombres de mes proches qui hantaient bien trop souvent mes nuits. Mon désespoir. Morbides étaient ceux qui lorgnaient les flots d'encre, les yeux arrondis par la surprise, le dégoût et la fascination.

Auprès de Richard, nous nous mîmes tout deux à réciter à voix basse quelques prières. Mon mari était là pour rassurer mon cœur trop enclin à la tristesse. Je l'aimais pour cela. Proche de lui, je sentis la chaleur dégagée par son corps, me rappelant que j'étais en vie.

Le bateau de Mary Tudor se rangea près de la berge pour permettre aux passagers d'accoster. Je vis la Reine sanglante s'agenouiller telle une sainte, priant pour les noyés. Son visage contrit en une expression de douleur intense, elle ressemblait à une martyr prête à être torturée par des païens. Un sourire à la fois amère et moqueur naquit sur mes lèvres sèches. Ridicule. Ridicule ! Quel minable petit spectacle. Se prenait-elle pour une actrice ? En tout cas, elle aurait pu l'être. Elle jouait admirablement bien la peine et la compassion.

_Oh, regardez, Richard mon aimé, murmurais-je avec une sombre ironie, ne serais-ce pas l'héroïne de la pièce ? Ah ! M'émerveillais-je faussement, et ne seraient-ce pas les moutons de panurge qui la suivent ? Fantastique.

Nombres d'hommes et femmes se mirent à leur tour à scander des prières avant que la Reine ne clame que tous les frais serait à sa charge et qu'on repêche tous les corps pour qu'ils aient une sépulture catholique, dans les règles de l'art. Oh, c'était la moindre des choses ! Mieux valait dépenser quelques pièces d'or pour les veufs, veuves et orphelins plutôt que de perdre du temps à en faire grimper sur son magnifique navire, n'est ce pas ? Ce n'était pas elle qui allait devoir expliquer à la fillette en face de moi qu'elle ne verrait plus jamais son père ou sa mère. Ce n'était pas elle qui allait repêcher tous les corps, bleutés et boursouflé par l'eau qui avait envahi leurs poumons.

_Madame la Duchesse de Suf-

Je jetais un regard glacial au domestique. Il déglutit.

_Madame la Baronne, souhaitez-vous accoster ? reprit-il en se corrigeant.
_Nous n'avons qu'à faire cela. Nous n'allons tout de même pas rester ici à flotter avec cette foule hurlante jusqu'au soir. Vous vous occuperez de ces personnes, par ailleurs.

Je désignais les rescapés d'un geste de la main. Le valet révérença tandis qu'il se retirait pour obéir. Je me laissais tomber sur mon siège, à côté de mon époux. D'une main fiévreuse, je redressais le chapeau sur le sommet de ma tête. Je me rendis compte que j'étais épuisée alors que je laissais mes pensées vagabonder. Ce baril de poudre, était-ce un acte volontaire ? Si oui, de qui d'autre aurait-il pu provenir que des protestants ? Cela signifiait-il qu'un vent de révolte soufflait sur Londres ? Quoiqu'il en était, une fois de retour sur la terre ferme, j'entreprendrais quelques investigations souterraines.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Dim 1 Sep - 14:20
Tout avait été si rapide. L'explosion avait retenti et la foule c'était affolée. Anna s'était sentie emportée parmi les gens du peuple et craignait de se faire écraser tant la foule était dense. C'était à croire que quelqu'un ne veuille pas que le règne de se Majesté se passe sans problèmes. Anna avait l'impression de revivre le couronnement de la reine. C'était un cauchemar. Le cœur battant elle suivait la troupe devant elle, ne souhaitant pas regarder en arrière, ni sur les bords de la tamise de peur de tomber à l'eau. Comme les pauvres malheureux qui étaient tombés elle ne savait pas nager.

La demoiselle ne connaissait pas grand monde ici et ne savait pas tellement ou aller. Elle était un peu perdue. Tout le monde s'agitait, les bateaux eux naviguaient toujours et beaucoup rentraient au port. Il semblerait que la cérémonie prenait fin. Anna avait entendu des prières et des clameurs qui saluaient la reine. Elle ne savait plus très bien ce qu'elle entendait. Il y avait bien trop de bruit pour que se soit clair. Ce fut la voix de Constance qu'elle entendit alors, sûre que se soit elle. Elle était tout à coup rassurée de voir une tête connue.

« Constance! Dieu soit loué, tu es là. J'ai eu si peur.»


Les prières pour les morts s'entendaient de toute part. Anna pria aussi, s'était important pour toutes ces âmes. Ce n'était pas facile d'expliquer ce qu'il s'était passer. Anna était encore confuse et n'avait pas compris ce qui arrivait. On dirait que quelqu'un avait saboter la cérémonie. Qu'on essayait de mettre la reine en difficulté et cela ne lui plaisait guère.

« Il y a eu une explosion venue de la charrette. J'ai été emportée avec les autres mais par chance je ne suis pas tombée à l'eau. J'ai comme la sensation qu'on en veut au sa majesté. C'est le deuxième événement de ce genre. »


C'était un peu risqué de parler de tout ça à cœur ouvert alors elle avait chuchoté ces derniers mots. Si on s'en prenait à la reine peut-être que quelqu'un devait la prévenir. Enfin pour le moment Anna n'était sûre de rien, il lui fallait des preuves avant de s'avancer. Elle fut surprise de la demande de son amie de la cacher. Elle ne posa pas de questions mais s’exécuta et se mis devant la demoiselle afin de la cacher. Elle se demandait bien ce qui lui arrivait.

« Que se passe-t-il de qui à tu peur ? »
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Arthur Paton
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Dim 8 Sep - 10:26
La parade sur l'eau


Katelina resta au milieu de ces gens du peuple, où elle se sentait à sa place, et observa de là, ce qu'il se passait autour d'elle. .Du regard, inquiète, elle cherchait toujours Jeremy. Elle se demandait comment il réagirait en la voyant ainsi. Elle se rendait bien compte qu'elle n'avait pas agit comme le commun des nobles l'avait fait... Mais elle ne regrettait pas son acte. Elle avait sauvé de la noyade un petit garçon, elle avait accompli ce qu'il lui paraissait être un devoir tout à fait légitime. Jeremy n'était cependant pas aussi sensible qu'elle, certes, mais derrière cet apparence d'homme fort et difficilement touché émotionnellement, il restait un être humain et  un homme bon. Elle en demeurait certaine, même si parfois, il lui arrivait d'être effrayée par son côté révolutionnaire. Jusqu'où était il prêt à aller pour défendre la cause du protestantisme ? Lui qui avait été prêt à mourir pour elle, lui qui avait voulu refuser de prêter allégeance à la reine et qui ne s'était ravisé que sur les supplications de sa servante, dont il était épris ? Elle ne saurait le dire. Si l'on est prêt à mourir pour quelque chose, est on aussi prêt à tuer ? Probablement. Il y avait des gens que Jeremy n'hésiterait pas à tuer si l'occasion se présentait, au nom de sa cause. Katelina le savait. Et la reine en faisait partie.
N'apercevant toujours pas son mari, Katelina détourna le regard de la mer et se mit à interroger les gens qui l'entouraient. Elle désirait comprendre ce qui venait de se passer, n'en sachant toujours pas plus qu'il y a quelques instants. Quelque chose avait explosé, mais quoi, et comment ? L'homme qui lui avait prêté sa veste se porta volontaire pour aller trouver une réponse à ce mystère et la lui ramener. Katelina l'en remercia. Il était étrange d'être traitée ainsi, elle en était presque mal à l'aise, car ce qui paraissait pour un acte héroïque aux yeux de ces gens n'avait rien de tel à ses yeux. Elle savait nager et on avait besoin de son don à ce moment là, il était donc logique qu'elle est sauté. L'inverse aurait été étrange. Rester assise sans rien faire alors que quelqu'un se noyait et que l'on avait la capacité de le sauver, c'est cela qui n'aurait pas été normal. La jeune fille de dix-sept ans, toujours entourée de la mère du petit rescapé et d'autres gens du peuple, balayait les environs du regard. Elle reconnaissait bien des barques et des bateaux, mais pas celle dans laquelle Jeremy devait se trouver. Aucune traces de lui pour l'instant.

L'homme ne tarda pas à revenir et se frayant un passage vers elle, il annonça : « Un chariot transportant de la poudre à la tour, c'est ça qui a explosé, madame. » Pouvait on croire à un accident alors que la parade en l'honneur de la reine avait été si bien gâchée par cet événement meurtrier et que la souveraine avait tant d'ennemis...Des ennemis parmi lesquels, en premier lieu se trouvaient les protestants. Une pensée traversa l'esprit de la jeune fille, une pensée qui l'effraya. Et si Jeremy avait quelque chose avoir là dedans ? Il était toujours au courant de toute les actions protestantes. Alors si les protestants étaient responsables de cela...Il l'avait probablement su. Et il ne lui avait rien dit... Pourtant il n'était pas du genre à se montrer hautain avec le peuple, sa famille n'étant pas noble depuis longtemps, on lui avait inculqué le respect des pauvres gens. Mais il lui arrivait d'en vouloir à ce peuple pour qui il réclamait plus de droits. Ce peuple qui aimait la reine comme on aime Dieu lui même et qui l'acclamait comme une sauveuse. Katelina lui avait déjà dit qu'ils ne pouvaient pas voir les choses comme lui les voyait, qu'ils n'en avaient pas les moyens. Mais il devait parfois l'oublier...
Katelina se força à chasser cette pensée de son esprit. Il ne baignerait là dedans, dans le meurtre de civiles innocents. Il n'était pas ainsi. Sinon il ne l'aurait pas épousée. Elle aurait pu être là aussi, elle, il y a quelques mois. Elle aurait pu être comme ces gens et vénérer la reine Mary, si Jeremy ne lui avait pas appris la pensée luthérienne. Non, il ne ferait pas cela... A moins que l'opération aie échouée, que la poudre devait exploser plus tard, arrivée à la tour ? Peut-être pour distraire les gardes et permettre à des prisonniers de s'échapper avec la complicité de l'une ou l'autre personne ? Si c'était un plan de ce style là qui avait été élaboré au départ, il était plausible que Jeremy y aie participé...Beaucoup de gens ne méritaient pas leur place à la tour. Jane Grey, par exemple. La reine légitime, selon son mari.

Quand la reine accosta, le peuple se bouscula d'abord pour s'en rapprocher, et Katelina se trouvait alors prise au piège dans cette marée humaine, forcée d'avancer. Puis la reine s'agenouilla et se mit à prier. Un silence respectueux se répandit peu à peu. La reine faisait, le peuple suivait. Elle avait l'allure d'une reine, elle ne dégageait que bonté. Il était normal que le peuple lui fasse aveuglement confiance. Katelina ne sut comment agir, regarda autour d'elle et puis, perdue, imita la masse et se mit à prier pour les nouveaux défunts. C'était ce que la reine attendait, sans doute. Et elle désirait agir comme la reine le voulait afin de masquer le plus possible les actions dont son mari et elle pourrait être – justement – suspecté. C'est Jeremy qui finit par la tirer de ses prières à l'intention des morts de ce jour. Il avait accosté plus loin derrière elle et lui attrapa le bras.

- Nous rentrons, fit il.
Elle se tourna vers lui, inquiète et surprise. Elle ne désirait qu'une chose, se rassurer en l'entendant lui dire qu'il n'avait rien à voir avec cela. Elle n'en fit rien pourtant, le peuple les encerclant, fidèle à la reine, à l’affût du moindre soupçons d'hérésie. -Non, nous ne pouvons pas. La reine n'a pas encore quitté les lieux.
Elle n'était pas une vraie lady, mais cela ne l'empêchait pas de savoir ce qui était bien ou mal vu aux yeux de la reine et de le rappeler à son mari dont la haine pouvait pousser à agir bêtement.
Elle détourna le regard et ferma les yeux, pour donner l'impression qu'elle se remettait à prier. Elle n'y arrivait plus en réalité. Le besoin d'interroger Jeremy au sujet de ce qui venait de se passer étant trop fort en ce moment, et le ton qu'il avait employé en lui parlant, ne présageant rien de bon. Elle arriva cependant un formuler mentalement un autre souhait à l'intention de Dieu. « Faites qu'il ne se soit rendu coupable de rien. Faites qu'il n'aie rien avoir là dedans.  ».


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LA FILLE DU BOURREAUle petit oiseau des rues.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Mar 10 Sep - 15:13


A vos risques et périls.

Sur la Tamise.
12 novembre 1553
Constance était heureuse d’avoir trouvée Anna saine et sauve, elle craignait que cette explosion ait emporté beaucoup de ses connaissances, d’ailleurs, son cœur se briserait, si elle entendait qu’un de ses amis se trouvait parmi les morts. Cette catastrophe était terrible, mais la reine avait su vivifier les troupes et beaucoup s’était porté volontaire pour aider les familles et sortir les morts de l’eau. James finit par la trouver en compagnie d’Anna, mais il repartit aussitôt, il annonçant, qu’il allait faire partie des secours. Elle remercia son ami d’un faible sourire, si elle n’avait pas été à bord de son petit bateau, elle aurait peut-être été parmi les victimes. Après qu’elle eut demandée à Anna, si elle avait vu ce qu’il s’était passé, cette dernière, qui avait été témoin de la scène, il rapporta qu’une charrette avait explosé. Constance en déduisit qu’elle devait sûrement contenir de la poudre, elle avait vu beaucoup de baril être transporté à travers Londres en direction de la Tour. Comme si une guerre allait se préparer. La jolie serveuse ne s’en soucia pas plus longtemps, après tout la guerre ne la touchait pas vraiment, elle était une femme. Autour de deux jeunes femmes, il y avait beaucoup de famille en pleur, la petite brune était désolée pour toutes ces personnes, elle se sentait tellement impuissante.

« Regardes, toutes ces familles endeuillées, tout cela à cause d’une personne qui a voulu faire du mal à la couronne, mais ce sont les plus pauvres qui ont encore soufferts. Tu as raison, quelqu’un doit en vouloir à la reine. » Disait-elle sur un ton désolé.

Puis ce fut alors, qu’elle se cacha brusquement derrière Anna, après avoir aperçu non loin de là Hans Bennet. Voir son père depuis tout ce temps était une chose terrible pour la jolie Constance, pour rien au monde, elle aurait voulu le revoir. Même après toutes ces années, il était toujours le même, toujours aussi grand, toujours aussi imposant, cela ne l’étonnait même pas qu’il soit bourreau. Maintenant, elle ne le voyait plus comme un père, mais comme un monstre, comme ceux qui se cachaient sous son lit quand la nuit était trop noire.
Anna fut surprise de la voir se cacher et lui posa la question. Constance, jeta un regard par-dessus l’épaule de son amie, qui était beaucoup plus grande qu’elle et elle vit que son père avait disparu. Elle eut un soupir de soulagement, une fois encore, elle n’avait pas eu besoin d’être confronté à lui.

« C’était mon père. Désolé, si je t’ai surprise, mais je n’avais vraiment pas envie d’être confronté à lui aujourd’hui. » Commença la jeune femme. « Ca te dirait qu’on aille plus loin ? Voir tous ces corps me rend tellement impuissante, j’aimerai aider ces pauvres familles, mais je ne sais pas comment. » Continua Constance.

Tout en bougeant, la jeune femme finit par bousculer une jeune femme, une lady même. Terriblement confuse et choquée, Constance ne savait pas quoi dire, ni faire. Puis après quelques secondes, les mots finirent par lui venir.

" Excusez moi ma lady, je n'ai pas fais attention. Vous n'avez rien? " Demanda Constance à la lady.

Spoiler:
 


    l'ange des rues
    PETIT OISEAU S'ENVOLERA UN JOUR ET NAVIGUERA LOIN SUR LES OCEANS.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  Lun 22 Déc - 15:51


La parade sur l'eau.




Rien de s'était passé comme prévu. Ce moment était censé être à la gloire de la reine, mais nous comptons aujourd'hui les cadavres noyés ou écrasés, qui jonche les sols et les eaux de la Tamise. Certains vous diront que tout cette histoire était un mauvaise présage, d'autre qu'une banale catastrophe. Dans tous les cas, tous avaient en tête que depuis son arrivée sur le trône, la reine Mary n'avait pu connaître le repos. Comme toutes les personnes de la famille royale, elle était repartie, voguant sur les eaux, jusqu'à son palais, tout en priant pour son bon peuple, qui connaissait tant de malheur. Cependant, la reine était persuadée que son règne devait être celui sous le signe de Dieu et elle était prête à tout pour donner le bonheur à son peuple, mais aussi à protéger son pays de la furie du Diable. Son père avait amené l'hérésie, son frère l'avait perpétué, elle, la reine serait la sauveuse de l'Angleterre. A n'importe quel prix, elle parviendrait à cette conclusion.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.  
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❧ EVENT n°4 ♣ La parade sur l'eau.
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