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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Empty
MessageSujet: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 15:27
Louise de Brézé





"Chaque rose a ses épines. Certaines sont seulement plus pointus. "

PRÉNOM & NOM ♦ Louise de Brézé
AGE  ♦ 23 ans
DATE DE NAISSANCE ♦ 23 février 1521
ORIGINE ♦ Française
SITUATION FAMILIALE ♦ Son pauvre mari, Claude II, duc d'Aumale s'en est allé en guerre et n'est pas encore revenue pauvre d'elle
MÉTIER ♦ Travailler ? Mes titres de Duchesse d'Aumale et Dame d'Anet suffisent largement
GROUPE ♦ Étrangers, la France reste ma seule partie
CRÉDITS ♦ Bazzart et Tumblr (pas frapper)

LE JOUEUR
PSEUDO ♦  Leris
AGE ♦  15 ans
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♦  PRD est le meilleur ami des chercheurs de forum
TON AVATAR ♦  Kirsten Dunst
VOTRE PERSONNAGE EST-IL HISTORIQUE OU FICTIF? ♦ Historique, mais la page wiki est vide...
VOULEZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ? ♦  Pourquoi pas, c'est toujours sympa




Audience devant la reine.


QUELLE EST VOTRE RELIGION ET QUE PENSEZ-VOUS DES CHANGEMENTS RELIGIEUX DU PAYS? ♦ Catholique dans son être et dans son cœur, jusqu'à sa mort et au-delà. La foi lui ferait dire que rien n'est mieux qu'un pays catholique. Il y a trop longtemps que les protestants font la loi et persécutent ses pauvres catholiques.
Aucun intérêt, son seul attachement est à la France. Qu'ils s'entre-tuent tant qu'ils veulent, du moment que cette répression ne gêne pas ces affaires. Tout de même, le sang des protestants coulera encore longtemps, et pas seulement pour le plus grand bien. Seulement, le rétablissement du catholicisme justifie les moyen employé par cette Mary Tudor. Peut-être pourrait-elle faire passer son mari pour un protestant. La jeune catholique croit avant tout que ce changement  ne fera que du bien au anglais. Trop longtemps, ils ont été souillée par les profanateur de la seule et unique religion.


QUE PENSEZ-VOUS DE LA NOUVELLE REINE D'ANGLETERRE? ♦ Finement joué de sa part. L'on essaye de l'évincer, et elle revient soutenue par le peuple. on trouve difficilement meilleur moyen de devenir Reine. Si le choix doit m'être donné, il irait à la Grey, comment pourrait-elle se jeter dans les griffes de Marie. Tous les alliées de cette femme sont mes ennemis, aussi puissant soit-il. Mais ma seule allégeance reste la grande France. La France, pas son roi, l'amour doit aller à un pays et non dans une personne. Elle partira alors que la terre continuera d’enivrer les sens de ses habitants. Ce qui n'est pas le cas de l'Angleterre.Je suis surtout impressionnée de voir une femme sur le trône. En France, elles en ont toujours été évincé par une prétendu puissance de l'homme par rapport à la femme. L'état de certains devrait prouver qu'ils ont bien tort

QUE PENSEZ-VOUS DE JANE GREY? ♦ Mignonne reine de neuf jours, ton joli minois ne t'a pas sauvé face au pouvoir de Marie Ier du nom. C'est presque juste de la peine que je ressens pour cette enfant. Elle n'a rien demandé et elle s'est trouvée le jouet de jeux auxquels tous jouent, mas pas forcément par amour. Edouard VI a manqué de discernement et sacrifié la pauvre enfant. Le pauvre devait être un bien piètre joueur. C'est toujours une protestante de moins, mais peut-être ne mourra-t-elle assez vite pour ne pas souffrir. La Reine ne serait que trop stupide de la laisser en vie trop longtemps. Un joueur meilleur pourrait apparaître pour se cacher derrière ce pion, l'Angleterre ne manque pas de partisans à la nouvelle religion.

AGISSEZ-VOUS DANS L'OMBRE POUR VOTRE CAUSE OU VOTRE FOI, SI OUI QUE SERIEZ-VOUS PRÊT A FAIRE ? ♦ J'agis dans l'ombre de ma réputation. Fille légitime de celle que l'on surnomme la putain du Roi dans les commérages de bonnes femmes. Pour survivre sans être une esclave, j'ai dû bien vite agir pour la seule cause qui m'importe vraiment, moi. C'est la seule vrai loi de ce monde. La cour de France me la appris à la dure. Et je suis prête à tout pour conserver mon statue, mon pouvoir et échapper aux griffes de ce qui croient me tenir. Mon mari est juste le début de ce que e peux faire. Je pourrais peut-être aller jusqu'à tuer, du moment que mes intérêts sont respectés. Je ne me battrai pas pour une vulgaire question d'honneur ou de parole à tenir, sauf si ma réputation m'y oblige.





Dernière édition par Louise de Brézé le Ven 2 Aoû - 0:51, édité 5 fois
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Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Empty
MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 15:29
World is mine





Il était une fois : c'est ainsi que commence toutes les histoires de belles princesses et de méchants dragons. Seulement toutes les princesses ne sont pas belles et les dragons méchants.  Une enfance royale n'est jamais simple.
C'est ainsi que début l'histoire de Louise, demoiselle de Brézé, descendantes des Valois, d'Agnès Sorèl... Vous pensez que la vie lui est sympathique. Détrompez-vous, mais chut...



Château de Poitiers, 1521


Mon très cher époux,

Je ne sais trop comment vous annoncer cette nouvelle. En ce jour bénis du 23 février 1521, j'ai l'honneur de vous annoncer que notre enfant tant attendu est né.  Le travail n'a duré que trois heures et l'enfant est né en parfaite santé. Son premier cri a éveillé le coq à l'aube. C'est une fille, je sais que vous souhaitiez un héritier, mais je n'ai malheureusement pas pu réaliser votre demande. Elle s'appelle Louise et sera destiné à un grand avenir, j'en suis certaine.
Dans sa grande bonté, Françiois, premier du nom, roi de France, que Dieu veille sur lui, consent à devenir le parrain de la petite Louise. Le baptême aura lieu en Sa Présence. J'attends avec impatience ton retour.


Ta très dévouée épouse, Diane


Château des Brézé, Normandie, 1531


-Notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne vienne, que votre volonté soit faite sur terre comme au ciel. Amen.


Nous étions dans une petite église romane. Le soleil se glissait dans les vitraux, parant le dallage de couleurs chatoyantes. L’Église était pleine à craquer. Tous était catholiques, et écoutez avec passion le serment du prêtre.
La famille de Brézé était devant. Il y avait un homme aux cheveux blonds foncés aux côtés d'une belle brune aux yeux noisettes. L'homme n'était pas gâte par la nature, bossu, il semblait très âgé, la femme semblait avoir une trentaine d'années. Près de 40 de moins que son mari et c'était une beauté. A leurs côtés, il y avait deux enfants. Dès la fin de la messe, elles se levèrent et partirent en courant.

Quelques minutes plus tard, l'une des enfants courait dans les couloirs. Elle devait avoir neuf ou dix ans, des yeux bleus ciels et des cheveux blonds dorés. On les comparait parfois à des fils d'or pur. Sa robe rose semblait la gêner pour avancer. Mais le temps pressait. Elle savait que son père était en entretient avec des hommes. Et la curiosité de l'enfant la poussait à aller écouter discrètement la conversation.

L'enfant se prénommait Louise Adélaïde de Brézé. Elle est la fille de Louis de Brézé, comte de Maulévrier, grand-sénéchal de Normandie et Grand veneur de France  et de Diane de Poitiers, comtesse d'Albon et Dema de Saint-Vallier. Le couple n'est pas amoureux, mais ils s'entendent, partageant une religion. Le mariage n'était pas mauvais et la famille vivait heureuse au cœur de la Normandie. Et Louise ne fait pas exception. Elle avait toujours eu son petit caractère, trop curieuse et romantique, mais bien accroché à ses idées. Elle avait souvent eu un coup de foudre pour un beau seigneur du château voisin. Un vrai cœur d'artichaut qui s'effilocher, mais ne se livrer jamais. Elle avait toujours été très prude.

La petite fille courait toujours, sa coiffure commençait à se défaire et quelques branchages étaient coincés dans ses cheveux.
-Attends moi Louise ! Tu as promis de m'attendre.
Sa sœur Françoise courrait derrière. De deux ans plus âgés, elle aurait dû courir plus vite, mais elle tentait de garder le maintient d'une dame. Comme elle, elle était blonde aux yeux bleus. Un vrai petit angelot. Les deux enfants étaient très proches.
-D'accord, mais dépêche-toi. Je ne veux pas rater cette visite, Mère a dit que c'était important.
Louise attendit sa sœur, lui prit la main et l'entraîna dans sa course. A dix ans, elle était plus rapide qu'elle et plus agile. Elles arrivèrent devant une sorte de placard. Tout en haut, il y avait un judas un passage qui donnait sur un petit conduit, qui lui-même donner sur le bureau du sénéchal de Normandie. L'escalade fut complexe. Louise glissa plusieurs fois, retenant de justesse un cri. Finalement, Françoise finit par la hisser. La robe rose était encore entière, mais pas pour longtemps sans doute. Ils rampèrent dans un couloir sale et leurs tenues étaient plus grises de saletés qu'autre-chose.  Mais elles réussirent à passer ses obstacles. Une voix qu'elle ne connaissait pas parvient aux oreilles de la petite fille. Elle avait le cœur battant d’excitation et les mains frémissantes de tant de joie. L'adrénaline se faufilait dans tout son être, faisant frémir ses mains d'une euphorie un peu étrange. La concentration réapparut sur son visage, la conversation devait être passionnante.
-Monsieur, le Roi veut vous voir à la cour. Votre femme y siège depuis longtemps et votre absence se fait sentir ainsi que celle de vos filles.
-Françoise est fiancée, monsieur le comte, elle va devoir se rendre chez celui-ci. Et cette pauvre Louise ne supportera pas la cour.
-Elle ira, que vous le vouliez ou non. Ne rendez pas plus difficile la séparation.
Louise paniquait, elle trembla jusqu'à sangloter dans sa robe. Elle n'avait jamais rien connu d'autre que son château natal. La jeune Normande adorait son petit château à trois étages au bord de la rivière, la petite chapelle romane où elle pouvait jouer tranquillement et les sortis en forêt à inventer des histoires de capes et d'épées avec une touche d'espionnage. Les larmes et sanglots de l'enfant couvrait tout bruit de conversation. Françoise non plus de ne voulait pas partir. Les fillettes pleurèrent encore longtemps dans les bras l'une de l'autre.

Carosse de Louise de Brézé, 1534



Aujourd'hui est un jour particulier. Aujourd'hui, tout changera, Aujourd'hui, la jeune Normande ne sera plus jamais la même. Le temps était écoulé, il était temps de partir du petit château familial et d'affronter les affres d'une ville. Louise se tenait sur le perron. Cinq ans s'étaient écoulés depuis qu'elle avait appris son départ imminent pour Paris. Elle avait passé des jours, enfermée sur elle-même, tempêtant, hurlant sans rien obtenir. Quelques temps après, sa seule aide, son Père mourut à l'âge vénérable de 68 ans un coup dur pour la jeune fille. Mère avait fini par céder contre cinq courtes années de répit et de joie. Elle en avait profité autant qu'elle le put. Louise s'était découverte un talent pour la danse et une passion pour les histoires. Son si cher Melchior, ami de toujours lui manquerait, ils se faisaient des sales coups, mais ils s'adoraient. C'était pour perfectionner leurs talents respectifs. Intelligente, elle ne cessait d'étonner par une profonde maturité. Elle n'avait tout de même pas renoncé à sa passion pour l'espionnage. Enfin, si c'était de l'espionnage ce qu'elle faisait : écouter aux portes et regarder dans le trou de la serrure, fouiner à droite et à gauche. Malgré l'interdiction formelle de sa mère, elle avait lu entièrement les livres de la bibliothèque paternel. Mais les années s'étaient écoulées et aujourd'hui, elle était enfin prête pour le départ. Elle avait l'impression de ne partir que quelques jours. Tout le monde souriait, heureux du destin de la demoiselle d'Anet. Mais le départ n'était pas si dur, sauf pour Melchior. Son si cher ami d'enfance, elle avait tout partagé avec lui.

-Demoiselle, tenez-vous bien. Vous croyez vraiment que je n'ai que cela à faire. L'on va vous présentez à la cour dans quelques instants. Règles de base, chère enfant. L'on ne tourne jamais le dos au Roi lors d'une présentation et...
Pendant une heure encore, il lui énuméra une liste de règles diverses et (a)variées.  L'ennuie se lisait sur le visage de l'enfant. Que croyait ce baron ? Que sa mère ne lui avait pas déjà tout dit, qu'elle ne le répéterait pas jusqu'au dernier moment. François I appréciait sa mère, et cette dernière savait s'imposer dans les affaires et les gérer avec le plus grand brio.
Son impressionnant compagnon continuer de parler. Avait-il un talent de parler seule. Même si elle ne répondait bien, il lui racontait tout, peut-être trop. Elle commençais par envoyer sa fille à Paris, là où se trouvait l'Hôtel-Dieu de Diane. Louise avait toujours été généreuse avec les miséreux. Elle s'investissait beaucoup et c'était une joie pour elle d'aller s'occuper des malades et des pauvres. Loin de la vie oisive et trop luxueuse de la cour. La douce colombe aurait pu se briser les ailes bien trop vite.

Château de Chambord, appartement royaux, 1536



"-Louise, tenait vous donc bien ! Henri arrive et vous savez ce que je pense de votre attitude en sa présence. J'ai l'impression de ne pas vous avoir élever. Ne vous ai-je donc rien appris de la bienséance et des manières dignes d'une jeune fille de votre âge. Ma fleur s'est fané pour que j'échoue à ce point à tenir ma fille. "


Comme si cette femme l'avait véritablement élevé. Son Père manquait terriblement à Louise, lui au moins s'était véritablement occupé d'elle, malgré ses obligations. Louise ne devait à Diane que de l'avoir porté et c'était bien trop peu. Elle ne se souvenait pas de l'amour d'une mère, qu'elle l'est parfois embrassée ses joues rosies par le froid. Que savait-elle de sa fille ? Savait-elle sa passion pour les auteurs gréco-romains ou alors le fait qu'elle avait peur des orages. Rapidement, la petite fille s'était réfugiée dans un monde de rêves et d'espionnage. L'enfant avait adoré fouiné là où il ne fallait pas, et trouver ce qu'elle devait ignorer.
La demoiselle continuait son jeu sans se soucier du regard courroucé de sa mère. Diane de Poitiers était bien plus occupée à vérifier ses parures et à refaire son maquillage qu'à s'occuper de sa fille. Ses cheveux blonds se déplacent à chaque saut, tirant un rire carillonnant à l'enfant. Malgré ses 15 ans, elle prenait un malin plaisir à embêter sa mère. Le Dauphin était fou amoureux de cette femme, qui commençait à flétrir. Et le bon François Ier qui ne se décide pas à mourir, permettant à Diane de profiter pleinement de son royal amant.
Ce fut un claquement de porte qui tira Louise de sa rêverie. Diane se leva aussitôt sans oublier un regard furibond sur sa fille qui fit mine de ne point le remarquer. Comme le fait que Henri, le Dauphin venait de pénétrer dans la pièce. Au dernier moment, elle fit paraître un air étonné sur son visage et exécuta une révérence parfaite.
"-Mon Prince.
-Madame, dit-il en baisant la main de la duchesse. Mademoiselle. Je suis venu vous voir pour vous convier à dîner dans mes appartements. Le souper nous attend mes chères.

Contrainte, Louise suivit Henri et Diane au travers du château. Ils parlaient politiques et modes, et ils ne s’intéressaient pas elle. Pas pour très longtemps, bientôt Diane vanterait la beauté de sa fille, sans douter que c'était uniquement grâce à elle et Henri se prendrait à nouveau pour son père. Que croyait ce seigneur, que son affection s'achetait par des titres ?
"-Mon enfant, tu as bien pensé à te doucher ? s'inquiéta Diane. "
La veuve avait jeté au loin toutes idées de se contraindre aux stupides croyances que donner à tort les médecins de son époque. Elle se douchait jour après jour et Louise finit par faire de même.
"-Quelle terrible chaleur. Cette robe de deuil me grossit horriblement. Je préférerais tellement porté vos couleurs. Leur noblesse vous ressemble tellement. Louise, nous nous rendons à Paris, vous nous accompagnerez, il est temps que vous découvriez la capital."
La jeune fille souriait depuis le début, elle s'entraînait à rester impassible en toutes occasions, par la douleur la plupart du temps. Rien ne devait pouvoir la surprendre. Bonne ou mauvaise nouvelle. Son entraînement portait ses fruits. Elle ne bougea presque pas et inclina la tête.
"-Comme il vous siéra, mère, concéda Louise en s'enfonçant ses ongles dans la peau. C'est un plaisir certain que j'aurais à vous accompagnez à Paris.
-Ma chère, êtes-vous sûre que ce soit une bonne idée ? La capital est un lieu dangereux pour une jeune fille comme elle. Louise ne connait encore rien aux affres de la cour. Elle pourrait jeter l’opprobre sur votre famille, et je crains encore plus pour elle.  Les beautés de Paris peuvent facilement faire tourner la tête d'une enfant, s'inquiéta le Dauphin. Si j'avais été son père, je lui aurais interdit tout départ de la cour. Elle y est en sécurité. Seulement, la décision vous revient.
-Absolument pas, gronda Louise. Aussi royal soyez-vous, je n'ai qu'un seul père, même si il est six pieds sous terre. Il y a de cela quelques jours, vous me conseillez le mariage pour raison d’État. Suis-je assez âgée pour vous offrir satisfaction dans un mariage mais trop jeune pour quitter votre cour ? La dangerosité de Paris en rapport à votre cour reste encore à prouver, ce lieu est le pire nid à serpent qu'il m'est été donné de voir sur notre bonne terre de France. Vous entendez aussi bien que moi les rumeurs de salon. Que voulez-vous Mon seigneur qu'on raconte de plus sur moi ? Que je suis la fille illégitime de la Putain et du Dauphin ? Vos conseils paternalistes finiront par me faire bien plus de mal que de bien. Si tant est qu'il est eu sur moi, un jour, un effet bénéfique.
-Vous êtes devant le Dauphin, fils du roi François Ier de droit divin. Pour qui vous prenez vous, s'offusqua la favorite. Cessez ses enfantillages, vous resterez ici et vous obéirez ! Il suffit que vos simagrées entachent notre repas. "
Toute impassibilité oubliée, la jeune fille darde sur sa mère un regard vibrant d'une joie presque malsain. Les années avaient rendu la petite fille ingénue amère. Les piques incessantes des courtisans, la quête de jeunesse éternelle de sa mère et le désir du Dauphin de remplacer son père avait réduit en cendre toute l'affection qu'elle leur portait vraiment. Elle apprenait d'eux les rudiments de la cour et de l'intrigue. Il était temps de savoir si l'apprentissage portait ses fruits. Un mince sourire s'étira sur les lèvres de la jeune fille. Il aurait été adorable sans les sinistres yeux bleus.
"-Je ne serai jamais comme les gens ordinaires. Je me suis toujours débrouillée seule. Quel moyen avez-vous pour me forcer à exécuter vos désirs ? Ne faites-pas cela. Vous voulez enfermer votre petit bouton de rose ? Si vous faites ça, vous me nuirez autant que cela vous nuira et vous le regretterez. Chaque soir en vous couchant, vous penserez à moi et le souvenir de ton crime te tourmentera sans relâche. Une rumeur se jette si facilement et des charmes peuvent convaincre bien des hommes. Imaginer que votre pauvre fille se fasse attraper et que courtisans lui infligent d'horribles insanités. A Paris, je serais l'exemple même de la bienséance, et de la bonté. Votre Hôtel-Dieu pourrait m'accueillir, je resterais là-bas, à aider et je serais toujours avec un chaperon, finit Louise."
Relevant le menton pour se grandir, Louise fixa dédaigneuse sa mère. La pauvre femme avait l'air horrifiée, son regard passant de Louise à Henri sans arrêt. Le dauphin ne savait plus quoi faire non plus. Jamais personne n'avait osé lui résister, et parmi les plus puissants. Et une gamine de quinze ans leur faisait chantage impunément. Louise rayonnait, triomphante, elle souriait de ses dents scintillantes et ses yeux pétillaient. Un peu plus, et elle en aurait sauté d'excitation. Diane et Henri échangèrent un regard avant que Diane ne céda :
"-Très bien. Mais à ton premier faux pas, je t'envoie au couvent."
La jeune fille s'inclina ironiquement devant ses compagnons de table. Plus calme qu'un lac, elle ajusta les plies de sa robe. La partie allait se compliquer pour rester à Paris, mais le premier pas était fait, le reste suivrait.
"-Monseigneur, Mère. Je suis et demeure à jamais votre fidèle servante. Bonne journée à vous."
Sur ces mots, elle pivota sur ses talons et gagner la sortie. Éberlués, les convives n'osèrent la retenir.




Dernière édition par Louise de Brézé le Ven 2 Aoû - 16:28, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 15:29
Requiem for a dream world


Château de Chenonceau, 1547



Louise tirait sur ses manches et vérifiait encore une fois la position de l'arrière de sa jupe. Sans cesse, elle gigotait pour vérifié nœud et rubans. Oubliée l'enfant couverte de boue. Sa robe était agrémentée de dentelles champagnes. Pour la première fois, on allait la présentée au Roi, elle ne craignait pas spécialement le Roi. Les conseils de sa mère résonnaient encore dans sa tête :
"-Tu te tairas, sauf si l'on t'adresse la parole. Tu resteras à mes côtés, sans bouger le moindre cil. Notre réputation va déprendre de comment tu vas agir. Et garde-toi de reprendre tes anciennes manies."
Quel lourd poids sur les épaules de la jeune fille, sa mère ne lui avait jamais dit le moindre mot sympathique. La mort de son père n'avait été qu'une excuse pour pouvoir être enfin libre de profiter de son royal amant à jamais. Sa robe était lourde et gênée horriblement. Louise savait que Diane de Poitiers lui en voudrait, oser ne pas porter ses couleurs. Le noir, l'or et le blanc n'aurait pas été de circonstances. Louise s’efforçait de se comporter de manière convenable comme le lui avait ordonné sa mère. La situation était pourtant particulièrement désagréable pour elle. Entourée par une horde de courtisans curieux, oppressée par la foule et les effluves des parfums à l’odeur forte, elle sentait sa tête lui tourner. De plus, elle percevait sur sa personne les regards de toutes ces dames poudrées et ces seigneurs au costume d’apparat. Être l’objet des attentions ne lui était pas inhabituel mais elle devinait bien que tous attendaient le moindre faux pas de sa part, le moindre geste déplacé pour pouvoir chuchoter en pouffant derrière les éventails. Cette hostilité manifeste qu’elle avait ressenti depuis sa sortie du carrosse aux armes des Brézé. Il n'avait presque pas besoin d'un faux pas de sa part. Ceux qui aimaient Catherine de Médicis haïssait déjà la fille de l'Autre. Elle s'avança alors vers le Roi, sa mère la rejoignit distribuant sourire et signes accompagnés de moues méprisantes. Diane était une belle femme, c'était une certitude. Elle exécuta une révérence parfaite, que Louise s'empressa d'imiter. Elle retint de justesse un soupir soulagée. La toute nouvelle duchesse de Valentinois avait l'air plutôt heureuse de sa fille. Henri II l'a détaillé et semblait apprécier son calme et sa tenue. Un doute perçât alors dans son esprit. Avaient-ils tout oublié de ses colères ?
"-Quelle grâce pour la fille de la favorite. J'ose espérer qu'elle n'a pas hérité de l'esprit pervertie et diabolique de sa mère. Ce serait atroce pour notre pauvre Reine."
Louise avait envie de se retourner, qui donc osait critiquer sa mère derrière elle, elle se réservait un droit de ccritique. Elle jeta un discret coup d’œil à Diane et se rendit compte qu'elle avait un éclat froid dans le regard, la pique ne lui avait pas échapper. Contrainte à ne pas bouger, elle observa les personnages en face d'elle. Le Roi était un bel homme avec des cheveux bruns, légèrement poivré, il avait l'air heureux, son regard brillait, il est loin de le Dauphin taciturne. La Reine n'en semblait pas particulièrement heureuse, vêtue d'une robe de cour sombre, elle souffrait en silence de la situation. Henri II ne se montrait pas, mais tous connaissaient ses frasques, certes plus discrète que feu François I.
-Mademoiselle de Brézé, c'est une joie de vous revoir à nos côtés.
Louise s'inclina encore une fois, elle en profita pour baisser les yeux et ne plus subir le regard de Catherine. A quelques 27 ans, on l'a représenté devant le roi, le nouveau roi. Qu'elle ne supportait pas.

Château de Blois, appartement de Louise de Brézé 1547


"-Louise, venez-me voir. Je nous devons vous parlez d'une chose importante.
-Qui me touche, demanda Louise sans lever le nez de son roman.
-Venez ici, sans votre livre, et cessez de discutez mes ordres. "
A contre-cœur, Louise décolla son nez du livre, en priant pour que Diane ne le repéra pas. Elle comprenait enfin pourquoi on lui avait refusé l’accès de ses livres, il n'était pas tous du meilleure effet pour les catholiques. Pourtant, elle apprenait sur eux et leur ennemis. Il faut être proche de ses amis, et dans le dos de ses ennemis. L’idée de se marier n’effrayait pas réellement la jeune femme. Le mari l’inquiétait bien plus, mais elle n’avait jusqu’alors souhaité porter de jugement.
"-Dites-moi, je suis à vous., dit-elle en pensant que ça ne durerait pas.
-Le devoir t'appelle avant que tu fanes. Regardez-moi, j'étais jeune et belle et en quelques années, la nature me l'a gâté. Je regrette tant mes jeunes années en fleurs. Profitez de votre jeunesse et une jeune fille de votre naissance se doit de faire un mariage qui plaise aux deux partis.
-En effet. Avez-vous donc réfléchi à cette question?"
Une famille puissante, elle ne venait peut-être de rien, mais elle descendait des Valois. Le sang royal coulait dans ses veines, qui était-elle ? L'hôtel-Dieu lui manquait, mais le mariage lui permettrait d'échapper à une cour horrible. Elle allait retourner à Paris, s'occuper de ses si chères orphelines. Dire que j'étais heureuse de me marier à un inconnu est un mensonge. Son visage n'était pas désagréable et la position devrait être acceptable.
-Il est temps de vous marier, Louise, et le roi m’a présenté récemment le duc d'Aumale. Un jeune homme bon, de la famille Guise. Tu vas retourner à Paris, mais tu vas te trouver au cour de basses mascarades.
La nouvelle la laissa froide. Rien ne la gêner dans cette nouvelle, mais pas pour longtemps. Louise se réjouissait même intérieurement de quitter sa mère, la pauvre Diane vieillissait et s'en désespérait sans cesse, dans l'espoir que quelqu'un lui accordera la jeunesse éternelle. Elle se leva et quitta la pièce, sans oublier de récupérer son livre. Dans les couloirs, les hommes babillait sur son passage. Elle avait bien grandi l'enfant chéri de la cour. La Nature l'avait doté de tous les atouts féminins et bien peu d'hommes résistais à ses charmes. Il lui valait cour et poursuite, ainsi que remarques blessantes. Le revers de la médaille faisait mal et elle en ressentait les résultats chaque jour.
Un bruit sec fit sursauter Louise. Elle venait de laisser tomber le livre qu’elle tenait serré contre sa poitrine. Dans un bruissement de satin, elle se pencha prestement et le ramassa rapidement. Un regard autour d’elle lui confirma que personne ne faisait attention à elle et n’avait vu son geste. La demoiselle venait de faire tomber un de ses livres interdits par l'église catholique. Très tôt, on lui avait appris à connaître ses ennemis et c'est ce qu'elle faisait, avec sagesse, c'est pour cela qu'elle se renseigna sur les Guise.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle le vit le lendemain à la cour. Son visage perdit quelques instants son habituel sourire mystérieux. Les courtisans en jacasseraient longtemps. Louise n'avait eu ni un regard condescendant ni un sourire flatteur. Qui donc était l'homme avec un tel pouvoir ?

Extrait du journal de Louise Brézé



Certaines personnes me trouveraient certainement idiote. La nuit est tombée depuis longtemps et même mes esclaves sont tombés depuis plusieurs heures dans les bras de Morphée. Pourtant, je suis toujours devant mon bureau, simplement éclairée par une petite lampe à huile. Et j'écris.

Je m'ennuie, ciel quelle ennuie que ce mariage. Bon dieu, comment puis-je m'ennuyer à ce point. Le seul bémol à mon cauchemar, c'est que je n'aurais plus à supporter. Je passe mes journées seule dans le château des Guise. Je pratique quelques fois le piano, mais je finis toujours par mourir d’ennuis. Toujours en lutte avec les protestants, Claude n'était jamais là. J'avais déjà lu tous les livres de la bibliothèque. Et apparemment, tous se copier sans cesse. C'est assez atroce de se rendre compte que la vie est la même pour tous. Mon château natal me manque. Et je n'ai de nouvelles de Françoise que par lettre. Ma sœur se porte bien, assez pour compatir à mon existence. Elle a elle aussi eu un excellent mariage. Mais elle appréciait mère et ce doit être notre seule source de discorde. Seulement, plus le temps avancé, plus je m'éloignais d'elle. Elle restait douce et chétive. Son innocence en était parfois des plus ennuyeuse, elle voyait le bien partout et donner une seconde chance à chaque

La vérité est bien plus vide, et mon mari malgré tout m'horripiler. Sa richesse n'avait d'égal que la position qu'il m'apportait. Claude était le chef de la ligue catholique et surtout, le frère de la reine d’Écosse. Il semblerait que la famille me prennent pour une petite arriviste. Les Guise ne sont que des assassins, qui accablent le monde de leur gangréneuse présence. J'ai deux enfants du duc d'Aumale et jamais je n'ai autant aimé que ceux-ci. Ils sont mon cœur. L'amour est une faiblesse, mais nul mère ne peut se retirer de l'amour de ses enfants. Je les choyais et adorais jouer avec eux. Ils étaient tellement mignons. Et ces Guise me les ont arrachés, pour les faire élever, comme il siérait à toutes vraies dames. Que croit-il ? Qu'ils sont vrais ? Avec leur honneur rafistolé qui n'arrive plus à cacher leur perfidie. Ils m'avaient enlevé mes enfants. J'étais seule, seule ! J'avais hurlé dans le noir jusqu'à asphyxie, jusqu'à ce qu'on me sauve.
La haine que j'avais ressentie, jamais je n'avais eu une telle émotion brûlante en mon sein. Je garderais toujours en moi une part de rêverie lunatique... de vengeance.
J'avais d'ailleurs commencé la rédaction d'une lettre pour le prochain ennemi de mon Mari sur le champ de bataille, Philippe de Habsbourg. L'on me l'avait maintes fois décrit, mais sans doute leur vision était-elle altérée par leurs préjugés. L'on m'a dit qu'il était grand, large d'épaule,  avec des cheveux ailes de corbeaux et des yeux ébènes. Il aurait pleins de cicatrices. Beau. L'on m'a aussi dit qu'il était beau, dans le genre hautain et quelques peu cruels. Charismatique aussi, lorsqu'il s'exprimait. Son armure brillait toujours de mille feux, comme si il n'avait pas peu qu'on le remarque. L'homme avec lequel j'aurais aimé finir. Mais avant tout, je dois rédiger la lettre qui en fera peut-être mon allié.

Hôtel des Guise, Paris, 1551



Cher monsieur de Habsbourg,




Permettez-moi de vous annoncer toutes mes félicitations pour vos batailles, habilement menée, je dois en convenir. Votre père doit particulièrement être fier de vous, ce qui est particulièrement naturel.
Je ne souhaite pas semblait être un corbeau de sombre auguste. Vous êtes le fils d'un empereur et seulement l'enfant d'une favorite royale. Et c'est avec un service que je m'adresse à vous dans l'espoir de trouver un allié dans ma lutte.

Ma demande ne vous semblera sans doute pas particulièrement banal. Je suis réaliste, et j'ose seulement espérer que ma lettre vous parviendra. Mes demandes seront sans doute les vôtres, mais avant tout, vous voulez sans doute savoir qui je suis. Je suis Louise de Brézé, la femme de Claude II d'Aumale et fille de Diane Poitiers. Ne vous étonnez pas que je m'oppose à mon propre camp, mes raisons sont raisonnables. Je voulais vous aider à battre mon mari, sur le champ de bataille. Ma réputation n'a jamais été à la hauteur des attentes de mon Mari et elle ne fut jamais à mon avantage. Je n'y suis pour rien, les préjugés des hommes peuvent parfois porter les pires des  préjudices à une simple femme. J'ose espérer que vous ne me tiendrez pas rigueur de mon honnêteté envers vous. Mon Mari semble ne voir en moi que la fille de ma mère et se désintéresse de ma personne. L'affront suprême fut lorsqu'il me retira mon fils. Je souhaite, avec votre aide, pouvoir me libérer des chaines qui m'emprisonnent.

J'ai donc tenté de vous aider, pour que vous fassiez de même en retour. Sans l'aide du duc d'Aumale, les troupes que vous affronterez tomberont en ruines et les mettre en déroute ne sera que facile pour vous. Mon mari a dû revenir dans notre demeure pour des affaires personnelles, et à ma demande. Il doit repartir bientôt pour un affrontement, lors de ce trajet, il sera quasiment seul et simple à capturé. Je vous joindrais une carte avec le trajet détaille par jour, si vous me donnez votre accord.

J'ai cependant quelques revendications dont je voudrais vous faire part si vous acceptez le marché que je vous propose. J'imagine que vous vous en doutiez. Ma première sera que vous ne le relâchiez pas trop vite. Aussi durement acquise soit ma liberté, je ne voudrais pas la perdre contre trop peu. Et je compte bien évidemment sur votre parole d'honneur que jamais vous n'allez me dénoncer. Et la troisième serait que nous nous rencontrions dès que possible, dans le plus grand secret. Je tiens à savoir à quel type d'homme je donne ma vie.

En attendant une réponse des plus rapides, je demeure, monsieur, votre dévouée servante ainsi que celle de votre cause.
Au plaisir de vous rencontrer


Louise de Brézé

Un bruit de pas fit sursauter Louise qui arrêta soudain d'écrire et cacha son carnet dans la bibliothèque, en priant pour qu'il ne fut pas trouver.

Hötel des Guise, 1552



"-Madame, regardez donc ce pamphlet ! s'exclama Rose, sa servante.
-Un pamphlet ? demanda la jeune femme en se relevant de sa position indolente, donne-moi ça. "
Elle s'était plongé dans la lecture de Phédre. Un chef-d’œuvre de la littérature Antique assurément. Le talent que met Sénèque dans sa pièce lui monte les larmes aux yeux. Louise avait bien prit garde à prendre ses livres en latin, s'assurant que personne ne connaisse la teneur de ses lectures. Les critiques fusaient déjà et ce pamphlet serait une de plus.
"-Mon Dieu, qu'est cela."
Louise parcourait des yeux l’étrange papier qu’elle tenait à la main. Imprimées à la va-vite, les quelques feuillets étaient visiblement de mauvaise facture et étaient faites pour le vulgaire et la rue. Qu’elles puissent se trouver dans le salon d’une dame de qualité étant dérangeant, surtout quand c'était le sien. Elle posa sa tasse de chocolat d'un air brusque et se remit à parcourir le texte.
"-Par tous les Saints, quelle ignominie que cette critique. C'est absurde, c'est déplacé. Qui ose donc écrire de pareil insanité. Je ne suis pas une simple putain comme le prétendent ses érudits de bas-étage. Il me dise infidèle de plus.
-Ne jurez pas, je vous prie."
Pour Rose, cette femme était une énigme. Parfois calme et patiente comme un loup, elle pouvait devenir féroce comme un dragon. Personne ne savait grand-chose sur elle. Elle n'a de loyauté indéfectible envers personne et pourtant, sa générosité reste connue dans le tout Paris. Comment pourrait-on savoir si elle était vraiment bonne ? Sa vie était si compliquée. C'était une femme fière et digne, toujours prête à aider miséreux et malheureux. Mais les rumeurs la décrivent comme une sorcière des glaces, utilisant ses pouvoir pour s'emparer de l'âme de ses victimes. L'on raconte tellement d'atrocités à son sujet, en partie à cause de sa mère, mais aussi de la disparition de son mari.
"-Je ne supporte plus cette situation. Que leur faut-il donc pour qu'il cesse ? Que je brûle en enfers ad mortem eternam N
Sur le coup de la colère, Louise s'était levée et faisait les cent pas. Pour le moment, ce n'était qu'une rumeur, mais les rumeurs brisent même les plus forts. Avec dégoût, elle déposa le pamphlet sur sa table en bois précieux. Elle préférait encore ça que de le garder plus longtemps dans sa main. Son regard tomba alors sur une lettre du Roi. La bienséance voudrait qu'elle se rende chez Marie de Guise, Reine d’Écosse jusqu'au retour de son mari. Rappelée à ses obligations, elle devait se rendre loin de France. Quittée son si cher pays lui coûtait, mais il fallait qu'elle se fasse oublier quelques temps. Elle n'avait jamais rencontré sa belle-sœur, seulement quelques lettre de ci et là.
"-Prépare mes affaires, Rose, nous partons. A nous, Angleterre.
La servante s'inclina et sortit à reculons de la pièce. Louise se reposa sur son fauteuil et calma ses ardeurs. La situation était parfaitement maîtrisée et en dehors de ses lettres, elle n'avait laissé aucune preuve. Louise avait à regret brûlée toutes les lettres de son allié. Elle commençait à vraiment l'apprécier, mais ne pouvait se lancer dans une vraie correspondance. Mauvais sang ne saurait mentir, elle voulait en faire son amant pour le contrôler, tant et si bien qu'on puisse avoir quelques influences sur pareil homme. Elle quittait tout de même à regret son amant. Elle connaissait les plaisirs charnels qu'elle n'aurait jamais avec son mari. Elle s'était tout de même assurée de n'avoir aucun bâtard.
Une lettre de Philippe venait d'arriver, lui annonçant son arrivée prochaine à la cour de Marie Tudor. Elle pourrait l'y voir là-bas et enfin rencontrer son libérateur. Elle lui était bien reconnaissante de l'avoir aidé, certains auraient eu la stupidité de faire passer leur honneur avant tout et surtout avant leur intérêt. Elle jeta la missive au feu dès qu'elle l'eut fini. Le piège ne devait surtout pas pouvoir se refermer.
Ce qu'elle avait fait était-il juste ? Louise l’ignorait mais n’avait pas l’intention de se poser la question. La réponse lui était parvenue sous la forme d'une lettre au papier de noble qualité. Les battements de son cœur s'était affolée et fébriles, elle avait eu beaucoup de mal à ouvrir la lettre. L'écriture était élégante, comme elle aurait pu s'y attendre. Et le cachet était bien celui qu'elle attendait. Et il lui avait appris la nouvelle, l'enlèvement est réussi, son mari est entre les griffes de Philippe et n'en sortira pas de si tôt. Elle pourrait toujours intriguer pour éviter qu'il en sorte trop tôt.


Dernière édition par Louise de Brézé le Ven 2 Aoû - 15:35, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 15:30
Dancer in the Darkness




Château de Marie de Guise, 1553



Louise descendit du carrosse, non sans avoir réajuster sa robe et vérifier sa coiffure. Elle savait que la sœur de son frère s'était farouchement opposé à ce mariage. Elle ne pouvait lui en tenir rigueur, mais l'insulter en prenant pour excuse sa mère ne lui était que très peu agréable.
"-Madame de Guise, je présume.
-Ainsi, c'est vous Madame de Brézé"
Les deux femmes se jaugèrent silencieusement du regard. Elles avaient la même impression de calcul constant dans les yeux. Toutes deux de la haute-noblesse française. L'une était brune et l'autre blonde. Louise avait les yeux bleus et Marie les yeux bruns. Pourtant, elles se ressemblaient. Le menton relevé, les yeux dédaigneux et un sourire poli aux lèvres. Elles s'assirent sur des fauteuils dans le pur style Tudor. Elles étaient déjà devenus des ennemis. Deux femmes si proches et si différentes, deux esprits fiers et brillants, une volonté farouche. Hautaines, elles savaient que leur lutte se terminerait par un échec et mat totale.

"-Je suis heureuse d'enfin vous rencontrez Madame. A Paris, l'on vante sans cesse votre beauté et les poètes ne taisent aucune louange sur la noblesse de votre esprit. Rarement des termes aussi excellents m'ont été donné à être entendu.
-L'on m'a dit la même bien de vous. Que votre culture faisait pâlir plus d'un érudit.
-Je vois que l'on ne m'avait pas mentit.
-De même. Mais j'en oublie toutes manières. Entrée donc, j'ai fait préparé quelques douceurs en l'attente de votre arrivée.
Le palais était luxueux et bien bâti. Les chandelles éclairés entièrement la pièce. Il ne pleuvait pas, mais les nuages commençait  à arriver.
"-Votre voyage s'était-il bien passé ? demanda Marie en attrapant un petit délice.
-Ce fut bien éprouvant, la mer m'a donné un tournis des plus horribles. Et l'absence de mon mari me ronge, s'affligea Louise.
-Comme nous tous, ma chère. Claude n'a cessé de vous défendre auprès de nous, et votre mariage semble être une réussite. Vous deux enfants sont en parfaite santé m'ont dit mes parents. Ils s'amusent et vous on sans doute déjà oublié."

Louise manqua de fusiller Marie du regard, elle se contenta de se replongeait dans son breuvage. Dès la première seconde, elle a su à qui elle avait affaire. Sur l'enlèvement de son frère, le regard de la reine d’Écosse a été très explicite, elle ne la croyait pas. Mais la reine ne savait pas à quelle femme elle s'attaquait. Tous les stratagèmes sont bons pour faire tomber la rivale de sa position. Si Marie est guêpe, Louise peut être frelon. La lutte promet du spectacle. Au Diable les protocoles, cette rencontre avait suffit à poser les bases d'une solide inimité. Chaque membre de leur entourage devient allié ou ennemis. Philippe par reconnaissance aide Louise. Entre les deux femmes, c'est la guerre froide, la guerre des belles-sœurs.  

Ruelle Londonienne, 1553



Elle se promenait en ville, dans quelques jours, ça aller être l'anniversaire de son enfant aîné. Louise tenait à lui offrir un cadeau digne de lui. Ces enfants lui manquaient terriblement. Elle n'avait pas revêtu une roba particulièrement détonante, mais tous les regards suivaient son avancé. Avec Lawrence Vaughn, sa garde du corps attitré. Elle l'avait rencontrés dans un orphelinat. Son habitude datait de la France et depuis, elle n'avait pas de cesse d'aider encore plus. Elle avait accès à une partie de la fortune des Guise et en profiter. En partie aussi pour en retourner à cette reine de pacotille. Leur lutte était toujours aussi ardu et Louise devenait odieuse avec toutes personnes autour d'elle pour montrer sa rudesse à son opposante. Elle avait dû mal à interpeler les domestiques par des claquements de doigts et de les rouer pour la moindre erreur. La femme est un loup pour une autre femme. Prise de remords, la dame allait à chaque fois s'excuser, tant que Marie n'était pas au courant. Cependant, Lawrence ne savait rien de tout ça et plusieurs fois, Louise avait cru voir une étincelle de déception dans les yeux de sa garde du corps. Elle ne devait pas comprendre pourquoi elle était si méchante. La belle amitié qui était née entre deux âmes si charitable avait fondu comme neige au soleil. Encore une conséquence malheureuse de sa lutte avec la Régente d’Écosse.
Louise repéra alors dans un magasin un chapeau magnifique qui lui siérait à merveille. Elle l'admira quelques instants, observa ce qu'il restait de son porte-monnaie et se décida à rentrer.
"-Attends-moi là. Je reviens dans quelques instants, dit Louise sans se retourner."
Lawrence fusilla sa "protégée" du regard, elle observa rapidement la rue et jugea que cette situation suffisait. Elle tourna les talons, pour apprendre un peu à cette menteuse. Lorsque Louise ressortit, il n'y avait plus personne. Par malchance, un homme attiré par ses attraits l'avait attrapé pour lui dérober ses affaires. Il avait sorti un coutelas d'argent. Elle avait beau se débattre, rien à faire, elle allait mal finir, elle envisagea pendant quelques instants de hurler puis oublia cette mauvaise idée. La vie n'est pas un conte de fée, personne ne donnera de l'aide. A moins que ce ne soit de l'aide pour mieux la voler.
Un homme vient alors à sa rescousse, un garde et la raccompagna au palais dans le plus grand calme, moyennant compensation financière minime.

Louise pénétra exténuée dans ses appartements, elle se débarrassa de ses paquets et se mit à enfin réfléchir à la situation. Son instinct d'intrigante lui soufflait que l'acte de sa garde pourrait tourner à son avantage. Les gardes peuvent entrer de partout dans le palais, quelques soit l'appartement. Et si Louise ne dit rien, Lawrence lui devra une faveur et la duchesse serait très conciliantes pour quelques menues services. Elle sait que la place au château de cette fille dépend de sa décision et pour le moment, le plan d'entrée chez Marie de Guise mérite réflexion. Et si la gentillesse ne marche pas, il y aura toujours le chantage à la dure, mais ce serait une terrible offense à la bienséance d'en arriver là.  

Whitehall Palace, 1553



Louise marchait dans l'un des couloirs du palais. Éprouvée par une longue journée, elle se rendait dans ses appartements pour pouvoir se reposer, ne serait-ce que quelques instants. La journée avait été longue et la politesse de la blonde était épuisée. Toujours sourire et répliquer à la moindre pique, ne pas laisser paraître une once de pitié ou de faiblesse sous peine d'être anéanti. C'était un travail de l'esprit à pleins temps. Et même seul, elle peaufinait ces apparitions du lendemain. Telle ou telle tenues avec ce chapeau ? Des couleurs sombres iraient-elles mieux à l'ambiance qu'un rose pâle.
Louise était plongé dans la lecture d'une lettre de Philippe, elle ne prêtait qu'une attention distraite à son entourage. Il arrivait à la cour. Son cœur battait fort. Elle était tellement pressée de le rencontrer enfin.
Louise sursauta en entendant des éclats de rire. La blague devait être fort fine pour que les courtisans cède à pareil accès d'ivresse. Un sentiment de profonde solitude s'empara d'elle. Elle ne quittait presque jamais son masque et la vie l'avait laisse seule. En observant un couple, quoi que discret, elle songea "j'aimerais bien avoir ce qu'ils ont", avec un pincement de regret. Sa naissance l'empêchait  de nourrir de fous rêves d'idylle et d'épopée valeureuse. Bien que très pragmatique, elle ne pouvait s'empêcher d'espérer une vie plus rocambolesque. Elle voulait une vie d'espionnage et de folie. Elle était seule, ses amants étaient restés en France et la Guise la surveillé. Il y a longtemps qu'elle n'avait plus ressenti d’adrénaline dans tout son être. Par curiosité, elle entra discrètement dans la pièce, sans se faire remarquer par quiconque. Surtout pas l'objet de l'attention général.  C'était un homme. La première impression de la duchesse fut qu'il était beau, très charmant. Ensuite qu'il n'avait pas la mine renfermée de la plupart des aristocrates. Il avait des cheveux bouclés aux reflets roux, mais ce n'était qu'effets de lumière.  Il avait des traits nobles et fins. Il dégageait un charisme singulier, mais qui ne laissé pas Louise indifférente. Ce qui l'intrigua ensuite fut sa tenue. Un membre de la garde royale, voilà qui est bien intéressant. Que racontait-il pour tant de monde autour de lui.
"-Portez-bien mes couleurs, Henri. Mon cher, vous êtes vous l'avez comme je vous en avais fait la demande. La propreté pourrait bien rattraper ma jeunesse perdue..."
Sa mère ? Et quelle merveilleuse imitation. Louise en demeura paralysée, incapable de réfléchir, d'articuler un son. Le premier choc passé, sa stupeur incrédule laissa place à un étrange sentiment de satisfaction de voir Diane de Poitiers ainsi rabaissée. Il y avait tout. Le ton pincé, la voix était quelques peu masculine mais reconnaissable. L'on peut lui reconnaître que son imitation était aussi vraie que sa véritable mère. Elle aurait voulu éclater d'un rire franc comme tout le monde mais la situation n'était pas des plus correctes. Le plus simple était de les faire fuir ?
Elle se racla la gorge et tous les regards se centrèrent sur sa personne. Les spectateurs soudain gênés s’empressèrent de sortir, laissant le pauvre garde seul face à la colère de la vipère.
"-C'est cela. Quittez à l'instant ces lieux, j'ai à parler à Monsieur. "
Lorsqu'ils furent seuls, Louise s'assura que la porte était bien fermée et se retourna vers le garde. Ses yeux semblaient lancés des éclairs et les mains sur les hanches, elle semblait imaginer les pires supplices pour cet homme. Il était quelques peu déconcerté et craignait un peu sa fureur. Soudain, Louise éclata de rire comme un carillon ou un oiseau. L'étonnement et la stupeur habitaient le regard du garde.
"-Ton visage est presque aussi comique que ne le fut ton imitation. J'y aurais presque cru, articula-t-elle entre deux éclats de rire. "
Elle fut forcée de s'assoir, réprimant à grand-peine son hilarité soudaine. Elle fit signe au garde de faire de même. Lorsqu'elle parvient enfin à retrouver son sérieux, quelques larmes de joie roulaient sur ses joues et un sourire restait sur son visage.
"-Qui es-tu, imitateur ?[/color] "
"-Owen Faulkner, Madame."
"-Tu viens de rabaisser ma Mère comme personne. Je crois que l'on peut se passer de fioriture. Appelle-moi Louise, répliqua la duchesse, ses yeux brillaient comme ceux d'un enfant lorsqu'elle demanda. Tu pourrais me faire d'autres imitations ? Si toutes sont de la qualité de celle-ci...
Louise s'approcha d'Owen et attendit de nouvelles imitations, aussi réussis. Personne n'avait réussi à la faire rire comme lui. Elle ressentait quelques palpitations dans la poitrine. Son souffle était court. Lorsqu'il la quitta pour prendre son tour de garde, Louise en était bien dépité. Serait-ce ?


Whitehall Palace, 1553



Louise claqua des doigts pour faire venir une servante. Elle avait le regard froid et calculateur, mais un sourire gracieux aux lèvres. D'un geste de la main, elle indiqua qu'on lui pose de quoi se sustenter sur la table, ainsi qu'à sa compagne.
"-Avez-vous madame la duchesse vu la nouvelle robe de cette chère comtesse ? demanda sa compagne.
-Il y a des sacrilèges à ne point commettre. La couleur de sa robe n'allait pas du tout à son teint. Et l'on raconte qu'elle à tout de même subie la cour des hommes, chuchota Louise derrière son éventail.  
-Vraiment ? Je doute de voir une fausse rumeur sortir de votre bouche. Les hommes de nos jours sont bien plus désespérer que nous le pensions.
Louise hocha la tête en attrapant un gâteau dans lequel elle croqua. Son regard se perdit quelques instants dehors. Il pleuvait, depuis trois jours l'eau ne cessait de tomber sur le pays. Comme les nouvelles réformes de Marie Tudor. Elle ne supportait plus ce temps odieux chaque jour que Dieu lui offrait. Elle perdait son temps, loin de ses enfants. Elle était prête à tout pour les retrouver. Pourtant, Owen lui apportait un certain réconfort. Leur nuit torride mettait des jours à s'effacer de l'esprit de Louise. Personne ne le savait et elle prenait grande attention aux lieux de leur rencontre. L'honneur, l'honneur avant tout. Sa réputation en Angleterre n'était pas mauvaise. Si sa liaison s'apprenait, elle serait humiliée par toutes la cour, peut-être chassée. Marie pourrait même l'enfermer dans un couvent jusqu'à la fin de ses jours. A cette pensée, son cœur se soulevait et la nausée la prenait. Croyante, c'est un fait, mais pas au point d'aller se perdre à passer sa journée à prier. Trop sombre, elle perdrait rapidement l'esprit là-bas, et serait capable de se transformer en satanique. Une sainte horreur que le couvent. La duchesse avait donc fait promettre à son amant de garder le secret sur leur rencontre. En public, ils faisaient semblant de se détester, enchaînant piques et basses remarques. Tous croit que Louise aime sa mère comme le doit une fille. La vérité, c'est qu'à la mort de son père, Louise est devenue une sorte d'orpheline et voir sa mère tournait en ridicule est un magnifique cadeau. Quelques fois, ces rencontre en cachette lui mettait l'ire aux yeux. Owen semblait tout prendre à la légère, mais comment un homme pourrait-il longtemps supporter ça ? Se pourraient-ils qu'ils s'aiment ?
La duchesse se sentait vraiment proche de lui, contrairement à Philippe. Elle cherchait à briser la glace et à le séduire dans le seul but de se servir de lui. La proie est certes ardue à conquérir, mais elle réussirait. Il était ses cartes cachées, l'as dans sa manche. Il l'a bien aidé dans sa lutte contre Marie de Guise. La dette d'une bataille, sans doute. Cependant, il pouvait très bien la dénoncer. Et c'est bien une des craintes de Louise.




Épilogue



Abyssus abyssum invocat


On a tous des rêves, des souhaits et des passions. Et je ne fais pas exceptions à la règle. Je veux plaire et profiter de la vie. L'on insulte mes origines, l'on m'accuse de trahison, d'avoir vendu mon mari, de le tromper dès que la lune pointe son nez. La vie a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Vous avez fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Loin l'enfant pleine de vie, je suis devenue de ses colombes noirs, je suis un ange à qui on a brisé les ailes, arrachant les plumes une part une. Mon histoire n'appartient pas à des pauvres plébéiens, mais j'ai tenté de vous la racontez. Que les témoins prennent actes.




Dernière édition par Louise de Brézé le Ven 2 Aoû - 15:49, édité 16 fois
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Elizabeth Tudor
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Admin ♛ « Princesse et bâtarde d'Angleterre. »
♕ Métier : Princesse d'Angleterre ♕ Age : 25 ans ♕ Religion : Celle que me dictera ma souveraine. ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 3524 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 11 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 11/09/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya Cavendish - Constance Bennet - Edward Seymour Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Tumblr_oe67vtSxjf1tvdu5mo1_250

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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 15:56
LOUISE Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1366640713 Bon j'ai un perso qui ne t'aimera pas, mais moi je t'aime déjà Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 3380235140 
Bienvenue sur TTB, si tu as des questions surtout n'hésite pas à venir me voir Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1366640713 
Bon courage pour la rédaction de ta fiche Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1645961782 


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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 16:50
Bienvenue sur TTB & bon courage pour ta fiche ! Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1366640713 Très bel avatar !
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 17:44
Bienvenue sur TTB et bonne chance pour ta fiche Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1345126580 
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 18:36
Merci beaucoup. Et moi aussi j'adore Dunst. Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 3224979720 
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 18:43
Bienvenue sur TTB et bon courage pour ta fiche ! ton avatar est sublime Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1366640713 
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 19:48
Bienvenue Louise, c'est un plaisir d'avoir ce personnage ici Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1366640713 
Je joue Marie de Guise en double compte, ça sera cool Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 4170629200 
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeDim 28 Juil - 21:31
LOUIIIIIIISE <3 Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1345126580

Je suis heureux de te voir sur le fow en tout cas Wink
Très bon choix d'avatar et hâte de te retrouver IRP <3 <3
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 1:02
Merci Anne, le tien est sublime aussi

Je pense que la guerre va être dure... Mais trop génial Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 4170629200 

Moi aussi je suis pressée de jouer ce lien, je le vois parfaitement (et l'acteur ne gâche rien Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 3380235140 )
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 1:16
Bienvenue Louise !!  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 2751209421

Ah une autre belle catholique qui va changer en me voyant arriver...Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 2518321774 

Ok....Soyons sérieux ehhh ^^ Amuse-toi bien !!!! Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 3380235140
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 2:11
Bienvenue Louise, je te souhaite bonne chance pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 2:12
Merci Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1034520638 
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 11:59


Clémence Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 4205929361

On s'est déjà croisés sur la CB mais je te resouhaite la bienvenue ici! Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1366640713
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 14:07
Bienvenuuuuuuue sur TTB, Louise !  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1366640713  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1345126580 

Bon courage pour ta fiche, si tu as la moindre question sur le personnage surtout n'hésite pas. Smile
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 20:14
Merci ^^
L'avatar est Dunst et non Poésy pale 

Lyea : Je n'hésiterais pas, surtout qu'on a un lien
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeLun 29 Juil - 20:55

Ah oui tiens xD Je me disais bien que Poésy avait pas cette tête, mais comme c'était écrit...

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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeMar 30 Juil - 16:45
Je confirme le vava est magnifique *o*
Bienvenue jolie demoiselle Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 1034520638 
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeMar 30 Juil - 16:49
Merci Charles

*mode groupie on*

BRAN !!!!! Je t'aime ! Je t'adore, mon dieu que j'aime ce gars. Surtout en Stuart Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 3482237718 Je peux t'épouser ? Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 159642275 Pas grave si t'es jeune, tu es trop chou **

*mode groupie off*
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeMar 30 Juil - 16:52
vouiiii tu peut !!!! Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 3920004554 
( je te comprend j'ai exactement le même problème quand je voit Bran x)
Maman j'ai trouvé ma promise ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeMar 30 Juil - 16:57
Youpi Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 2063618935 On va être les rois du monde

Madame, c'est une joie d'épouser votre fils Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 251407505 

*va réfléchir à un lien trop génial Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort 590731295  *
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeMer 31 Juil - 11:51
Bienvenue Louise, ça fait plaisir de voir ce personnage I love you
Bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitimeMer 31 Juil - 23:15
Merci et tu as vraiment un avatar magnifique
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MessageSujet: Re: Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort  Louise • Méfiez-vous de l'eau qui dort Icon_minitime
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