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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis (With Marie de Guise  Sam 17 Aoû - 18:48

En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis


Louise retint de justesse un éternuement fort disgracieux. Son regard se porta vers l'extérieur. Des jours qu'il pleuvait et gelait. Elle entendait presque les plantes se plaindre. A moins qu e ce ne soit ses sautes d'humeurs. D'un geste, elle ordonna que l'on remette des bûches dans le feu. Par tous les Saints, qu'elle haïssait cette endroit, ce pays de fous. Elle ne se sentait vraiment pas dans son élément. Trop glaciale à son goût. N'importe où lui serait mieux allait que ce château en ruine aux con fins du monde. Elle soupira de lassitude. Ses racines étaient en France et elles le resteraient toujours. Jamais elle n'oublierait les heures sur le bords de la Seine à regarder nager les poissons. Peut-être aurait-elle fini par voir passer quelques cadavres. Ou à voir apparaître un miracle charriait par les remous. Même le nid de vipères qu'est la cour lui manquait. Elle y avait sa place, elle était aussi un serpent. Il faut bien avouer qu'elle y avait acquit liberté et assurance. Sans fin, on lui donnait et elle prenait ce qu'on ne lui donnait pas. La duchesse chérissait ce présent et le défendait bec et ongles. Et comme cela, ce but en blanc on l'enchaînait. Le mariage l'avait enfermé dans une cage dorée aujourd'hui brisée. Et voilà qu'on lui en tendait une autre en bronze.

Louise ne supportait que difficilement son exil. Et voilà qu'une lettre lui annonçait que ses enfants ne pourraient pas la rejoindre. D'un geste rageur, elle envoya à terre le bazar de son secrétaire. Les lettres s'écroulait dans un bruit infernal. Elle n'en avait cure. Elle ne remarqua pas plus son encrier qui vola en éclats sous le choc. Pourquoi ses pauvres enfants ? Le pris à payer pour ne plus voir était tellement monumental. La société de son mari ne lui manquait pas, mais elle restait meilleure que celle de la Reine d'Ecosse. A chaque fois que son regard croisait celui de Louise, l'air se chargeait d'éclair. La duchesse n'était jamais si heureuse devant le fait accomplis avec l'aide de Philippe. Pourtant, elle avait réussi un acte ou même deux avec son mari. Ses deux bouts de choux étaient parfaits. Mon Dieu, qu'ils lui manquaient.
Un bruit mat tira Louise de ses sombres pensées. Ses affaires étaient toujours au sol. Sous le coup de la colère, elle n'avait pas pensé à les rangé. A vrai dire, elle s'en fichait un peu. Mais sa dispute avec Marie de Guise devrait attendre. Elle allait avoir besoin d'elle, et la mettre en rage n'aiderait pas les négociations. La porte finit par s'ouvrir sur une servante du palais, qui s'inclina avec déférence.
« -Madame, Sa Majesté vous fait mander pour le thé. Le rendez-vous est à Seize heures. »
Ainsi, il était temps. Louise accepta d'un geste de tête. La domestique s'inclina et quitta la pièce. La duchesse devait se calmer. N'avoir de ses enfants que des nouvelles en filigranes avait mit Louise dans une colère noir. L'impatience de faire payer aux Guise la rendait nerveuse. Elle avait se répéter de se calmer, rien n'y faisait. On lui répéter son manque d'enthousiasme et son retrait continuel. Qu'il en soit ainsi, elle allait forcer les événements. Marie accepterait peut-être son souhait. Dire que ce substitut de femme, Louise aurait volontiers cédait pour une furie, allait lui demander un service. Elle n'aimait pas qu'on lui prête et elle savait que si elle l'obtenait, la dette en serait importante. Marie était sa seule chance, jamais elle n'aurait pu l'imaginer. Et une chance bien infime qui plus est. Elle maudit cette journée. Et l'aiguille qui ne voulait pas avancée. Elle se laissa tomber sur l'ottomane dans l'espoir que la tension s'évapore. Un sourire ironique ourlait ses lèvres, c'est avec une certaine impatiente qu'elle attendait toujours ses entretiens. Au combien instructif sur l'art de la guerre.

A seize heures précises, Louise se mit en chemin d'un pas décidé. Elle suivait le même dédale de pièces et de couloirs. Elle avait mit des jours à ne plus se perdre dans se labyrinthe. Et en toute sincérité, il lui arrivait encore de s'égarer. La Française avait revêtu une robe d'un bleu ciel éclatant. Couleur qu'elle n'avait pas vu depuis bien longtemps. La bienséance aurait voulu qu'elle se vêtisse de sombres. Le noir ou le violet aurait été plus de circonstances. Mais elle n'en pouvait plus de ses sombres couleurs. La Reine était en deuil, les sujets étaient en deuil. Qui devait-elle pleurer ? Le Roi d'un bout de terre oublié par presque tous. Sa fille aurait sans doute un beau mariage. Avec un vieux prince ou roi gâteux. Il mourrait vite et on lui trouverait sans doute un autre. Quelle jolie catin ferait cette Marie. Il suffit seulement qu'elle est héritée des gênes de sa mère. La pauvre aurait difficilement put tomber pire. Reine de pacotille, elle semblait bien faiblarde. Elle n'aurait jamais à lutter et donc elle n'aurait jamais le cran nécessaire. La distraction lui serait fort satisfaisante dans ses vieux jours. Quand ses enfants seront eux des modèles. C'est armé de cette pensée qu'elle entra dans le salon avec la Rein Régente.

"-Votre Majesté, dit Louise en s'inclinant obséquieusement, avant de s'assoir. Je cherche encore mes mots pour louer la joie que m'a apporté votre invitation. "

Quelle hypocrisie. Des sourires faux et des visages bons pour un tableau. C'est donc à cette mascarade que se résumait sa vie ici ? Le regard de la furie était condescendant. Elle supportait depuis longtemps et il ne lui fit rien. La duchesse d'Aumale n'avait put retenir une petite pique. Bien légère comparé à leurs rixes habituelles. S'incliner avait été une sorte de calvaire dont elle se serait bien passé. Mais elle devait se montrer digne de sa nouvelle résolution. Et si la Guise se décidait de répliquer. Et bien, rien ne pourrait plus entacher sa réputation aux yeux de Louise. Et l'humeur de la jeune femme était déjà exécrable.

Spoiler:
 
©Leris


Dernière édition par Louise de Brézé le Ven 6 Sep - 20:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis (With Marie de Guise  Jeu 5 Sep - 19:48
♛ En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis.
Des insectes, des parasites, des électrons qui tournaient autour de vous et qui faisaient de votre existence un véritable enfer. Des ennemis, des personnes que je n’aimais guère mon entourage en était rempli. Beaucoup trop à mon gout, mais ce spécimen s’accrochait et je ne pouvais plus m’en détacher ensuite. Je n’avais pas encore trouvé le moyen de me débarrasser de ses nuisibles dans mon entourage. Louise de Brézé, une française j’aurais du l’aimer, et pourtant ce n’était pas le cas. Ma belle-sœur, autant dire que ce n’était pas le grand amour entre nous. Dés le début, une guerre silencieuse débuta. Louise, la fille de la putain. C’était le même genre de personne que la princesse Elizabeth. Ca, je le pensais à voix basse, dans ma tête mais personne ne pouvait percer mes véritables pensées. Les songes appartenaient qu’au rêveur. J’avais du accepter Louise, je n’avais pas mon mot à dire mais entre mon mariage et le sien, on savait lequel apportait le plus au clan des Guise. Ce que je ne supportais pas, mon frère prisonnier des espagnols. Cette pensée était insoutenable, savoir que Mary Tudor allait se marier à un espagnol me l’était encore plus. Dans la vie, il fallait savoir faire des sacrifices. Être au plus proche de nos ennemis, bien plus qu’on devait l’être de nos amis – tel pouvait résumer ma vie en une seule et même phrase. Un pacte – un accord pouvait en cacher un autre. J’avais des desseins assez personnels, et tout ce que je faisais de loin ou de prés server Marie Stuart, et les Guise. Nous étions un clan tentaculaire et ambitieux. Un noyau central en Ecosse et en France. Je soupçonnais depuis le début Louise d’y être mêlée. Si mon frère était prisonnier, c’était de sa faute cela ne faisait aucun doute pour moi. Le fait que je n’appréciais pas Louise n’était pas un secret, c’était pour cela que je devais apporter des preuves à ce que j’avançais sinon on pensera que j’invente des histoires pour nuire à cette dernière. Je me méfiais de ce que l’on pouvait raconter sur moi, les gens étaient, tous, des langues de vipères jetant leur venin sur n’importe qui, et les têtes couronnées étaient les premiers touchées. J’avais déjà envoyé plusieurs espions mais toujours rien. Louise était rusée. Louise était maligne. C’était une guerre déclarée entre nous, j’avais beaucoup de mal à la supporter, je ne pouvais de moins en moins – c’était probablement réciproque d’ailleurs. Elle nuisait à la maison des Guises. J’avais de nombreux ennemis ici ou là, c’était le risque à prendre pour gouverner d’une main de fer son pays. Peut-être étais-je dépeinte comme une femme détestable ? J’avais les idées bien arrêtées, c’était probablement ça. Mes sujets gravitaient autour de moi, comme des mouches ou des vautours attendant le bon moment pour frapper et dévorer leur proie sans crier grade.  Je savais, par expérience, que les gens étaient rarement honnêtes à la cour. Nous jouions un jeu, comme dans un immense théâtre ou chacun tenait soigneusement son rôle. Nous devions bien nous tenir, et user de mille et un tours pour arriver à nos fins parfois dans le secret, d’autres fois démasqué. A chacun son stratagème, à chacun son plan. Mes sujets étaient là par intérêt pour la plupart, je ne me voilais pas la face. Mes proches en qui je pouvais, pleinement, avoir confiance ce faisaient rares – ce qui me désolais.

Nous étions dans le château de Stirling, mon château forteresse. Il faisait froid, nous étions en hiver. A seize heures, c’était l’heure du thé. J’avais invité Louise à me rejoindre suite à plusieurs échecs de mes espions. Autant prendre le taureau par les cornes, et la faire venir en personne pour la jauger et voir ce qu’elle avait dans le ventre. Louise entra, en me saluant. Je baissais la tête pour lui rendre son salut. Je levais un sourcil sans un mot lorsque j’entendis toute la politesse dont elle faisait preuve à mon égard.


    « C’est toujours un plaisir de prendre le thé en votre compagnie, Louise. »


Je la regardais avec un faux sourire, un sourire qui traduisait bien tout l’amour que je ne portais pas à Louise. Je fis signe à une servante de nous servir une tasse de thé. Si ce n’était pas elle, si j’étais allée prendre le thé chez Louise je me serais méfiée, il aurait pu être empoisonnée. J’aurais pu empoisonner celui de Louise, mais le breuvage sortait de la même théière et puis cela ferait désordre un meurtre dans ma cour.


    « Comment vous portez-vous en cette froide journée d’hiver ? Avez-vous des nouvelles de France ? »


Le thé était fumant, la servante se retira pour se poser un peu plus loin d’un pas rapide pour ne pas me déranger pendant mon heure du thé. Je me montrais courtoise mais tout n’était que façade, et faux-semblants. Je devais percer Louise à jour pour prouver qu’elle était responsable de l’emprisonnement de mon frère. Entourée d’incapables, je devais tout faire moi-même quitte à donner un peu de ma personne pour faire tomber la duchesse d’Aumal.
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MessageSujet: Re: En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis (With Marie de Guise  Mer 18 Sep - 14:57

En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis


Un feu brûlait dans la cheminée. Bien plus conséquent que celui de sa suite. Le bois brûlait avec joie, réchauffant la peau glacé de la duchesse. Ses joues étaient rouges de froids et ses mains glacés. Certains s'amusaient à la surnommée la Reine des Glaces à la cour de France. Glacée, oui. Mais elle n'aimait pas particulièrement avoir les mains bleus. Cela jurait horriblement avec sa robe violette. Une jolie robe mauve qui se contente de se fondre dans la neige. Beaucoup moins dans le salon vert de la Guise. La jeune femme fixait sa chère ennemie. Elle ne supportait pas cette pimbêche ? Du plus haut de la noblesse française, même si ça arrachait le cœur de la dame, pouvait devenir un simple manant. La nuit tous les chats sont gris et sa naissance ne change rien. Seuls Rois et Guise tiraient son avantage, mais jamais ils ne seront autre chose que les lointains de la famille royale. Elle prenait tout le monde de haut. C'est sans doute ce qui faisait qu'elles ne s'aimaient pas. Marie était un monstre d'orgueil, une petite vaniteuse qui avait semé le vent et ne s'attendait pas à récolter la tempête.

Un petit sourire apparu sur le visage de la duchesse quand elle remarqua le sourcil levé de la reine. Étonnée par tant de politesse. Depuis leur première rencontre, elles ne s'étaient pas aimées. Marie parlait sans cesse de titres, d'honneurs et surtout de mariage. Elle avait toujours refusé l'union entre les Brézé et les Guise, ce qui n'avait pas empêcher ses parents de le finir. Nul n'est prophète en son pays et ce n'est que tard qu'ils ont commencé à couter son avis. Trop tard, le mal était entré et il ne veut plus en sortir.

« -C’est toujours un plaisir de prendre le thé en votre compagnie, Louise.»

Las, Louise se laissa aller sur le dossier de l'ottoman. Elle prit une tasse de thé  et observa avec attention les formes dans la fumée. Ici un corbeau, là un crâne... Un présage de mort pour la Guise ? Il ne fallait pas trop espérer non plus. Ou alors l'ouverture des hostilités tant attendus. On ne faisait la guerre que dans le besoin et Marie voulait sans doute quelque chose. Peut-être ce que ces espions n'avaient pas réussi à lui apprendre. La France avait toujours bien fait de meilleurs espions. Et elle se vantait d'être la Reine d'Écosse. Si tous été à la hauteur de la Reine, on avait trouvé la lie des pays. Pourtant, elle savait que certains était plus à la hauteur. Bien que la petite Jane est le sens critique complétement détruit par son adoration -comment pouvait-elle aimer Marie ?-, elle avait presque réussi à l'avoir. Louise tenait ses mains contre son thé -  toujours attendre de voir l'hôte boire avant de le faire, surtout quand l'hôte est votre ennemi - dans l'espoir de leur faire retrouver une couleur normale. Moins cadavérique...

« -C'est charmant ce petit goûter et bienvenue dans nos longues journées. J'espère ne pas avoir interrompu vos si urgentes affaires. Si vous avez à faire, je vous en prie, allez-y.»

La Duchesse d'Aumale distillait avec délectation son venin dans la pièce. En se recomposant un sourire qu'elle espérait naturelle et pas trop goguenard, elle se servit un petit gâteau. Elle devait avouer qu'il n'était pas trop mauvais, mais bien loin des exquis délices que l'on servait en France. Louise ne savait toujours par sur quelle pied commençait la danse et se trouvée plongée dans une confusion invisible aux yeux de tous, vite remplacée par l'inquiétude qu'en son absence, Marie est envoyé quelqu'un fouiller et retourner ses appartements. Où avait-elle mis son petit carnet ? Dans son cabinet privé... Ne l'avait-elle pas oublié en sortant trop précipitamment ? Elle calma rapidement son cœur affolée. Fiona était sans doute dans la pièce et elle avait toute confiance en sa camériste.

« -Comment vous portez-vous en cette froide journée d’hiver ? Avez-vous des nouvelles de France ? Demanda la femme »

Cela aurait été trop beau - et fort étrange – que les hostilités commencent directement. Il fallait tourner en rond, et s'enfonçait dans des méandres de politesse. Si Louise s'impatientait, elle n'en laissa toutefois rien paraître. Elle prit le temps de poser la tasse - ses mains ayant retrouvé teinte humaine – et de réarrangeait sa coiffe. Il y avait dans sa façon de croiser les bras un retrait inhabituel. Une neutralité qui n'avait certainement pas sa place sur un champ de bataille. Tout y était : la tension, les regards méfiants, les alliances passagères et les échanges assassins de menaces. Une vieille pratique venue d'Orient que Louise affectionnait particulièrement.

« -Aussi bien que possible. Et j'ose espérer que malgré cette horrible froid qui règne, il en est de-même pour vous. Elle laissa sa phrase en suspend avant de finir. Des nouvelles de France, et fraîches. On parle de complots, de nouvelle mode à la cour. Henri II nous envoie tous ses bons sentiments et déclare qu'il ne fait si froid que dans votre pays lointain. J'ai beaucoup moins de nouvelles de mes enfants. Je ne m'en étonne pas, je n'ai même pas pu avoir un mot d'eux à Noël. Vous continuez de me croire ingrate, j'ai pourtant offert de beaux héritiers et je n'ai même pas des remerciements et ne parlons même pas d'excuses de m'avoir enlever à ma patrie, qui devrait aussi être celle de ton cœur.  »

Une lueur passa dans les yeux de Louise. Elle passa pour y rester et s'y loger aussi longtemps que possible. La jeune femme voulait continuer mais un reste de méfiance l'en empêcha, pierre qui roule n'amasse pas mousse. Et si elle voulait obtenir gains de cause, il fallait bien grappiller. Comme une vulgaire voleuse, une simple plébéienne de basse extraction. Mais c'était ses enfants en jeu. Quelle était la part de sincérité et celle de dissimulation dans les paroles et l'attitude de Louise de Brézé ? Il était bien peu aisé de le dire car rien de ce qu'elle n'entreprenait n'était fait sur un coup de tête, tout était dûment calculé et il lui arrivait fort rarement de se laisser aller aux élans de ce cœur qu'elle avait bien glacial. L'on pouvait bien sûr compter quelques exceptions comme dans ses éclats de rire avec Owen et... Il fallait bien l'avouer, presque seulement dans ses moments doux avec ce cher garde royal. Mieux valait se souvenir du royal, bien plus proche d'Owen que le garde. Mais à aucun moment les joutes verbales avec sa belle-sœur tant haït relevait de cet abandon, elles avaient plutôt tendance à en appeler à tout le pouvoir de manipulation de la duchesse. Mais cette fois-ci, il y avait son affection éperdue pour ses enfants qui changeaient complétement la donne et apportait à ces paroles une part de sincérité inexistante dans leur habituelle partie d'échecs. Louise, malgré les reproches ou/et les tirades mielleuses et suintant les faux-semblants, gardait un œil intéressé sur Marie, décortiquant avec la précision d'un chirurgien tout ce que faisait son interlocutrice, tout ce qui dans son attitude, trahirait une faiblesse, une faille qu'elle pourrait ensuite pousser à son avantage. Jusqu'à l'échec et mat définitif. Tout de même étrange famille que celle-ci, capable à tout instant d'une sauvagerie digne des plus grands empereurs romains, à débuter par Romulus et de coups les plus vils dans le dos. Il faut être proche de ses amis et dans le dos de ses ennemis.

©Leris


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MessageSujet: Re: En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis (With Marie de Guise  Ven 1 Nov - 13:47
♛ En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis.
Aussi blanc que la neige en hiver tel était les couleurs de mon visage. Si Louise était glacée, j’étais froide. Terriblement froide. Je connaissais l’avis que portait Louise à mon égard, je savais ce que pensais bon nombre de mes sujets mais cela ne m’atteignait pas. Si je faisais attention à tout ce que l’on pouvait raconter sur « La De Guise » alors que deviendrais-je ? J’avais plus important à régler, mais les frasques de la cour plaisaient. Si Louise était la Reine des Glaces, j’étais encore pire. Mon cœur ne battait plus, ou battait juste ce qu’il fallait. On voyait en moi une Reine froide, une Reine incomprise, une Reine déprimée. Insaisissable. Il faisait froid, en Ecosse. Les jours de grisaille s’étaient installés, à l’instar des jours ensoleillés qui avaient disparu depuis le changement de saison. Le soleil peinait à montrer timidement le bout de son nez. Une température polaire régnait au palais et on appréciait les plaisirs ou les déplaisirs de se retrouver au coin du feu.

Louise était une rose mais dans la rose, elle n’était pas un pétale, elle n’était pas la tige, elle était l’épine. Une épine dans mon pied dont je ne peux me défaire. J’étais contre son mariage dés le début, depuis notre rencontre je ne la porte pas dans mon cœur et cela est réciproque. On se l’est trop souvent fait ressentir l’une envers l’autre. Je n’avais pas confiance en elle, et la méfiance de plus en plus était présente. Louise était un poison. Un poison contre lequel je n’avais pas encore trouvé d’antidote. Je scrutais Louise, détaillant chacun de ses mouvements, et calculant dans ma tête à l’avance ce qu’elle pourrait faire, ce qu’elle pourrait dire, que je pourrais faire, ce que je pourrais dire. Une ambiance naturellement pesante et lourde, c’était installé dans mon petit salon vert là où nous prenions notre thé. Je mis ma tasse au bord de mes lèvres, et pris une gorgée.

    « Buvez Louise, le thé est exquis. Je ne vous conseille pas le thé froid en cette saison peu amicale. Vous n’avez rien interrompu, je reprendrais mes affaires quand nous aurons terminé. »


Louise était une affaire à régler, une vipère à entraver, un venin à éradiquer. Je voulais savoir le fin mot de cette histoire concernant mon frère. Des mots fades qui cachaient une rancœur sans pareille. J’écoutais les mots de Louise, regrettant déjà de l’avoir invitée. Ah … ses enfants… chacun portait sa croix, les mères subissaient l’éloignement avec leurs enfants.

    « M’accusez-vous de vous empêchez d’avoir des nouvelles de vos enfants ? Les missives sont longues à arriver par ici surtout avec la neige et les intempéries. Ou peut-être tout simplement vos enfants vous ont-ils oublié avec le temps.»


Tout en finesse, tout en douceur, mes mots tombaient comme du sucre dans un café. Ce que j’avais dis ferait mal, je tapais fort. Elle pourrait me renvoyer la pareille, mais je n’étais pas une traitre envers cette patrie que, certes, je portais dans mon cœur mais il était indéniable que Louise avait trahit notre famille, ce n’était qu’une question de temps pour mettre à la lumière ses agissements. Pourquoi lui ferais-je un quelconque cadeau ? Le cas de Louise était désespéré quand bien même elle se mettrait à genou, elle se roulerait à mes pieds qu’il ne changerait rien à ma décision – Claude était prisonnier et pour le moment, je n’avais pas trouvé de failles pour une éventuelle libération. Je ne répondais pas, ou bien l’avais-je déjà fais à ma manière, à ses accusations. Elle avait raison je la trouvais ingrate mais sous ce cœur de verre, sous cette allure de méchante reine se cachait une personne juste, défendant bec et ongles ses convictions.

    « Vous voulez des remerciements, Louise ? Personne ne vous en fera, et vous n’êtes pas la plus à plaindre, croyez-moi. Si je vous trouve ingrate, sachez, tout de même, que j’ai une bonne nouvelle pour vous, Louise, à moins que cela ne vous intéresse guère mais cela ne concerne pas vos enfants. Il s’agit de votre mari, mon frère. »


Des remerciements… personne Ô grand personne ne faisait preuve de reconnaissance dans ce bas monde. Louise n’en aurait pas de moi en tout cas, de quoi devrais-je la remercier ? Non ce n’était pas mon rôle, ce n’était pas à moi de le faire. Je la faisais attendre un peu pour lui annoncer ce que j’avais à dire, quelque chose de positif, finalement je changeais le programme de cette entrevue, je mettais un peu de côté les joutes verbales j’avais une nouvelle, qui illuminerait sa journée, à lui annoncer. Même si la querelle n’était pas loin, moi aussi ma fille était loin, moi aussi j’avais peu de nouvelles quoi que plus que ce que devait en avoir Louise, moi aussi je ne voyais pas mon enfant. Et si elle avait donné de beaux héritiers à notre famille, j’avais donné à l’Ecosse et la France une future reine.
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