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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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♕ Mon nombre de messages est : 956 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 1393 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 28/02/2012

MessageSujet: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Jeu 29 Aoû - 18:24


Noël à la cour de Londres.




25 décembre 1553. La neige tombée sur l’Angleterre, quand en ce 25 décembre 1553, la reine Mary Tudor recevait les cadeaux que tous les nobles anglais et les cours étrangères lui offraient. Durant la matinée, la reine avait été célébrée dans sa chapelle la naissance du Christ en compagnie de la cour. Certaines mauvaises langues avaient même remarqué que depuis que lady Elizabeth Tudor avait quitté la cour, la reine était beaucoup plus souriante et accordée bien plus de faveurs, à moins que cela soit à cause de son prochain mariage avec le prince Philippe de Habsbourg son cousin. La matinée avait été fastueuse, puisqu'après la messe, la reine avait reçu dans la salle du trône toute la noblesse anglaise, qui était venue la saluer et lui offrir ses présents. Par la suite, un banquet avait suivi, durant lequel la reine Mary Tudor avait montré tout son pouvoir à travers les différents mets tout aussi couteux et exotiques les uns que les autres. D’ailleurs sur les tables, les produits espagnols et ceux provenant du Nouveau Monde étaient si nombreux qu’il ne faisait plus de doute, la reine allait bien épouser un espagnol. Le banquet quant à lui dura toute la journée et les invités purent se régaler des différents spectacles qu’offrait la souveraine anglaise. A la suite du royal banquet, les invités purent se dégourdir les jambes en assistant et participant à un grand bal qui était donné en l’honneur de la reine.
La musique battait son plein et les voltes s’enchaînaient, de quoi bien épuiser les invités. L’alcool coulait à flot et la nourriture était toujours là pour ravir les éternels gourmands. En ce jour de Noël, la paix régnait sur le pays de la rose, mais pour combien de temps ? Des rumeurs circulent à propos d’une révolte, mais sont-elles fondées ? Dans les différents coins du palais, des conversations et des rencontres se font et nous rappelle que même le jour de l’anniversaire du Christ, la politique et les rivalités ne sont jamais loin.


♣ Information sur le jeu : Ahh Noël, une douce période de paix et d'insouciance, durant laquelle on pense que tous nos vœux vont se réaliser. Ici, les nobles, la cour et les étrangers pourront fêter la naissance du Christ au palais de Whitehall en compagnie de la reine Mary Tudor. C'est un moment de fête avec banquets, spectacles et bals, il y a de quoi ravir tout le monde. Pour agrémenter vos RP, vous pouvez évoquer notre nouvelle intrigue qui se trouve (ICI). Ce premier tour durera jusqu'au 14 septembre et vous pouvez y répondre autant de fois que vous le voulez. Il n'y a pas d'ordre de passage. Et si vous êtes sage, la reine viendra peut être vous faire un coucou !


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Mar 3 Sep - 23:15


Un Noël anglais.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Le feu crépité dans la cheminée, tandis que le couple prenait son repas dans la salle à manger. Après plus de six mois de mariage, on ne pouvait pas dire que les époux Campbell étaient les mariés les plus unis, mais entre eux régné une entente cordiale, un profond respect et de l’affection. Entre Archibald et Jane, ce n’était pas l’amour avec un grand « a », mais c’était une douce histoire qui prenait son commencement. Ils avaient chacun leurs affaires, Archibald s’occupant d’allier des hommes à la cause de son beau-frère James Stuart et Jane vivait sa vie d’épouse, de fille de roi, tout en tentant de ne pas rester enfermer dans la petite boîte dans laquelle tous voudraient la mettre. Rester belle et se taire, ce n’était pas le genre de Jane, même si elle avait beaucoup d’honneur et de dignité, au fond d’elle, elle voulait être autre chose. Du sang royal coulé dans et même si jamais elle ne pourrait prétendre à la couronne, elle avait toute son importance pour celle-ci. Quelques jours plus tôt, la jolie brune avait envoyé une lettre à sa demi-sœur, la reine d’Ecosse Mary Stuart, lui parlant de son pays, de sa mère, des autres membres de sa famille. Même si Jane ne sentait pas en cette petite reine la moindre fibre de gouvernement, elle était beaucoup attachée à cette fillette pleine de vie. Autrefois, avec la petite Mary et sa mère Marie de Guise, elles avaient formé une vraie famille unie, mais aujourd’hui, plus rien ne serait jamais pareil. Mary allait épouser le dauphin de France et en ce qui concernait Jane, elle était l’épouse d’un protestant qui était un ennemi de la couronne. Depuis son mariage, la jeune femme était dans une position délicate, partagée entre son attachement pour la régente écossaise et son devoir d’épouse. Quand le choix était compliqué à faire, il valait toujours mieux ne choisir ni l’un, ni l’autre, c’était ce qu’avait choisi Jane, la neutralité, dans ce conflit qui devenait de plus en plus grand. Quelques heures plus tard, la bâtarde écossaise et son époux se parait de leurs plus beaux atours et de leurs plus belles fourrures pour rejoindre Whitehall Palace et participer aux festivités de Noël de la cour anglaise. Jane était arrivée dans ce pays en novembre, pour rejoindre la régente Marie de Guise et une grande partie des dignitaires écossais qui profitaient du faste anglais et des festivités du couronnement. La jolie brune ne partageait pas l’avis de tous, elle ne rêvait que d’une chose, repartir sur ses terres, revoir Edimbourg et les Highlands. L’Ecosse s’était sa vie, pas l’Angleterre, même si son père avait du sang anglais dans les veines, elle, elle n’en avait qu’une infime partie. Une fois le carrosse avancé, le couple quitta le petit manoir qu’il louait pour rejoindre le palais où logée la reine Mary Tudor. Jane savait qu’elle y retrouverait Marie de Guise ainsi que d’autres écossais.

Une fois arrivée à la cour, c’était l’heure de la remise des présents. Pour ce jour les Campbell avaient sortis un vieux trésor familial, un calice d’argent serti de rubis. Tout en étant présenté à la reine, le présent lui fut remis et après quelques révérences, la présentation était terminée. Toujours en compagnie de son époux et du clan écossais, la jeune femme assista au grand banquet qui suivait. Les mets les plus raffinés passèrent sur les tables, certains anglais, d’autres provenant de contrées lointaines. Le banquet dura de nombreuses heures, temps durant lequel, il y eu de nombreux spectacles, musique, chant, théâtre… Tous y passèrent pour la plus grande joie des invités.

Le banquet terminé, un bal suivit durant lequel Jane dansa, profitant des joies de la musique anglaise. Entre les pas de danses, les présentations et les conversations politiques, elle ne savait plus où donner la tête. Paraît d’or et de pourpre, la salle des festivités étaient resplendissantes, désormais, Jane comprenait mieux pourquoi en Ecosse tout le monde disait que les anglais ne faisaient jamais les choses à moitiés.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Jeu 5 Sep - 21:00
♛ Un nöel à la Cour de Londres - le 25 décembre 1553

L’âme en berne, le cœur gros. Mes Dames me préparaient pour le repas de noël, mes yeux rivés sur le feu de la cheminée, je souffrais en silence. Une lente agonie silencieuse. Un noël sans ma fille. Encore un. Un noël à Londres. Aujourd’hui n’était pas un jour de fête pour moi, mais plutôt un jour qui me rappelait à quel point j’étais seule. Ma fille avait fêté son anniversaire le huit décembre, et depuis mi-novembre je multipliais les lettres à son encontre. Elle me manquait et le mot était faible. Je lui avais fais acheter des somptueux cadeaux que je lui avais fais porter. Oui, ce mois de décembre était un mois que je détestais car j’étais seule. Encore une année sans mon mari, encore une année entourée par mes ennemis et ses bâtards. Je gardais mon calme, mes servantes me posaient des questions mais je ne répondais même pas. J’étais à deux doigts de faire voler tous les accessoires posés sur la coiffeuse. Il y a des jours comme ça où on avait envie que tout s’arrête, de tout faire valdinguer. La seule pensée positive en ce jour de noël était que je serais avec Jane. La seule que je tôlerais des bâtards de mon mari. Une fille de substitution, et elle me semblait moins être une menace que son frère James Stuart. Je partageais l’amour de l’Ecosse avec elle, pas de l’Angleterre. Tous les jours, je remettais en cause le fait que j’étais ici. Que faisais-je ici ? Etais-ce une bonne idée ? Je me trouvais dans une situation plus que délicate, et Mary Tudor ne me facilitait pas la tâche. Henri D’Oysel avait accepté de m’accompagner pour ce repas. Je comptais sur Lachlan pour assurer ma protection. Lorsque ma servante me mit ma fourrure sur les épaules, déclarant que j’étais prête que je sortais de mes pensées. Je leur souriais, et les remerciais en leur disant qu’elle pouvait disposer, que je n’aurais plus besoin d’elle, et qu’elle pouvait profiter de leur journée de noël. Je les ferais quérir en cas de besoin.

J’arrivais dans la salle du banquet au bras d’Henri d’Oysel. Mes valets apportaient des trésors remplit de pierreries pour la Reine. J’assistais à la remise des cadeaux qui étaient déjà bien entamées lorsque j’arrivais. Puis, le banquet eut lieu de la musique, du chant, des spectacles tout étaient mit en œuvre pour nous divertir mais j’étais une coquille vide et rien ne me divertissait. Je faisais mine que tout allait bien, que je vivais très bien la situation – mais c’était faux, totalement faux. Henri le savait très bien. J’avais été placée à la droite de la reine si bien que j’avais pu la saluer, et discuter un peu avec elle pendant le repas. Je devais faire bonne figure, je n’avais pas le choix. Mary Tudor était resplendissante suite au départ de sa sœur, j’avouais que l’idée ne me déplaisait pas non plus. Je détestais noël loin de ma fille, et cela n’était pas un secret. Je me languissais de la revoir. Des mets succulents nous furent servis, mais je n’avais le gout  à rien. Une fois le banquet terminé, un bal suivit. Je restais un peu en retrait refusant de me prêter à la danse, je laissais cela aux plus jeunes. Je n’avais plus besoin de faire mes preuves.  Des rumeurs d’une possible révolte couraient dans le couloir, je ne devais pas rester à Londres si le pays était menacé par des révoltes. En Ecosse, il n’y avait rien à signaler à priori mais mon pays me manquait terriblement. J’aperçus Jane qui sortait de la piste de danse. J’attrapais délicatement sa main. Tout en suivant la musique qui venait de recommencer, je mouvais lentement mon cœur tout en scrutant Jane. Je fis une légère révérence à l’égard de ma petite fille adoptive. Mon regard tomba sur Archibald, son mari qui fit mine de ne pas me voir. Il serait obligé de venir me saluer tôt ou tard, je ne lui en tenais pas rigueur. Je n’en avais que faire tant que Jane ne souffrait pas à cause de lui.


    « Vous êtes radieuse, Jane. »


Je m’approchais plus près d’elle pour lui chuchoter à l’oreille.


    « Je suis très contente de te revoir. Un visage familier parmi tous ces étrangers. Vous passez une bonne soirée, Jane ? »


Pour ma question, je relevais ma voix et je m’éloignais à une distance convenable de Jane. Mon esprit était concentré sur elle, mais mes yeux vagabondaient stratégiquement pour garder les personnes qu’il fallait surveiller en ligne de mire. Rien ne pouvait m’échapper ce soir. Pour penser à autre chose, pour ne pas déprimer rien de tel que de s’occuper à l’esprit, se concentrer sur autre chose, tendre l’oreille pour écouter les commérages, les potins, les ragots de la Cour.

On nait seul. On vit seul. On meurt seul. Joyeux Noël Marie de Guise.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Ven 6 Sep - 13:46



Un Noël à la cour de Londre


La douce folie de Noël était arrivée. Le 25 décembre, Londres était en effervescence, les rues étaient joyeuses, les gens rigolaient oubliant leur soucis. Eleanore était émerveillé de voir à quelle point le peuple pouvait oublier leur soucis quotidien pour le temps d’une fête que protestant et catholique partageait en commun. La population semblait mettre de côté les rivalités, les envies de révoltes des protestants contre le pouvoir de la Reine.  Elle se demandait comment ils faisaient, elle ne pensait qu’à une chose en ce jour sa famille. Son premier Noël, loin de chez elle, de ses parents. La jeune femme aurait bien voulu pouvoir remonter chez elle pour les fêtes du mois de décembre. Mais son père lui avait envoyé une lettre lui disant d’aller à la cour pour fêter Noël avec le reste de la noblesse anglaise et la Reine. Eleanore devait représenter sa famille en ce jour. Mieux vaut passer un Noël avec du monde que tout seul, car c’était bien triste de passer une fête si joyeuse seule à ruminer ses tristes pensées.  

Eleanore se prépara donc et pour une fois, elle se fit féminine. Elle revêtus une robe de couleur crème, en velours. Elle était cintrée au niveau de la taille à l’aide d’un laçage. Les manches étaient doublés de voile à partir des cours, permettant à la couche supérieur en velours de s’évaser. La robe lui permettait de mettre en avant sa chevelure brune et ses yeux sombres. Elle prit un collier de perle vert pâle et le mit pour mettre un peu de couleur à sa tenue. Elle brossa ses cheveux mais ne les attacha pas et les laissa cascader dans son dos. Elle n’avait pas l’habitude d’être habillé de la sorte et elle se sentait légèrement mal à l’aise. Je pris une cape chaude et me rendit au Palais Royal.

En bonne chrétienne, elle assista à la messe donnée en l’honneur de la naissance de Jesus Christ, puis à la remise des cadeaux. La famille Worth offrit à la Reine un coffret de bois aux reliures de bronze remplis de perle d’or. Ce n’était pas grand-chose comparer à ce que certains nobles pouvaient offrir à sa Majesté. Mais le Westmorland n’avait pas beaucoup de ressource dans l’or, l’argent ou le bronze. Mais l’élevage, l’agriculture et les domaines forestiers étaient les principales ressources du comté du père d’Eleanore. Mais c’était l’attention qui comptait pour la jeune femme, le geste. Le Worth ne faisait pas partie des nobles les plus riches de l’Angleterre loin de là.

Ce fut ensuite le tour d’un grand banquet royal. La jeune femme profita de ce moment festif pour se changer les idées, elle discuta avec d’autres nobles anglais. Certains connaissaient son père et lui demandèrent des nouvelles. Puis la musique commença de façon entraînante forçant les membres de l’assemblé à aller danser. Eleanore n’était pas très bonne danseuse, et elle préféra s’abstenir. Elle resta sur le côté à regarder les gens s’amuser, danser. Elle scrutait l’assemblait de ses yeux sombres pour voir des visages connus. Elle repéra Marie de Guise, la Reine d’Ecosse. Elle pensa à sa mère qui était originaire d’Ecosse.

Les festivités étaient splendides. La jeune femme n’avait pas l’habitude de voir autant de richesse, d’or et d’argent réuni en un même endroit. Elle avait plus l’habitude de fréquenter la bourgeoisie ou le peuple, elle aimait se fondre dans la masse. Bien que là, elle se fondait parmi les richesses anglaises et étrangères mais elle avait un sentiment de malaise, qu’elle ne pouvait expliquer. Elle ne se sentait pas forcément à sa place, et elle savait que des coups bas pouvaient arrivés à n’importe quel moment dans ce genre de festivité et tous ses sens étaient en alerte.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Lun 9 Sep - 20:50



Un Noël à la cour.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Sourire et faire semblant, Antanasya connaissait toutes les astuces pour montrer à tous qu’elle était heureuse dans un lieu. Le jour de Noël tout comme la veillée devait être synonyme de joie et de bonne humeur, pourtant, elle faisait grise mine attendant qu’une chose que ce jour se termine. Ses enfants étaient heureux et comme toujours les époux Cavendish, leurs avaient offerts à chacun des cadeaux. Vêtements, jouets, livres, il y en avait pour tous les goûts. La jeune femme avait quant à elle offert à son mari un vieux manuscrit datant de l’époque romaine, en retour, la belle avait reçu une magnifique parure d’or et de rubis, qu’elle portait aujourd’hui, avec sa robe pourpre. Dans les cheveux de la duchesse de Devonshire trônés une couronne de fleur rouge, comme il était de coutume à cette époque en Angleterre. Au matin, la famille avait assisté, au grand complet à la messe de Noël, donnée en l’abbaye de Westminster, en compagnie de nombreux nobles et de la cour. C’était l’endroit où il fallait se montrer et être vu, surtout en ce jour. La famille Cavendish devait montrer aux yeux de tous et surtout à ceux de la reine et des espions royaux qu’ils étaient de bons catholiques. Cependant, tout était dans l’apparence, le cœur d’Anya était protestant et pour rien au monde elle ne se laisserait aller aux dogmes catholiques. Elle faisait semblant, tandis que son mari jouait lui aussi le jeu, pour ses enfants, ce n’était pas compliqué, ils suivaient leurs parents. Après les prières, les parents conduisirent les enfants jusqu’à l’un de leur carrosse, qui allait les conduire jusqu’à leur demeure, en compagnie d’un garde de la famille et de deux servantes. A la suite de cela, le couple se rendit au palais de Whitehall, où la reine recevait ses convives. Une grande mascarade eut lieu pendant la remise des présents, tous voulaient offrir à Mary Tudor, le plus somptueux et le plus coûteux. Les époux Cavendish, quant à eux offrirent à la souveraine anglaise des tapisseries venus d’Orient, représentant les batailles de Charles Quint contre Soliman le Magnifique. Le cadeau fit son petit effet, le couple venait de marquer un point, la reine était très sensible aux souvenirs de son empereur de cousin. Après cette cérémonie officielle, tous assistèrent à un banquet fastueux. Le duc et la duchesse de Devonshire étaient en compagnie d’autres nobles anglais, ils conversèrent calmement, du pays, de la guerre, de mondanité, mais tous évitaient le sujet fâcheux de la religion. Même si sa langue la démangeait, Antanasya évitait ce sujet, son mari serait bien trop furieux si elle osait. Le banquet se termina sur les mets et les spectacles les plus somptueux, un bal eut alors lieu.

Anya qui adorait la danse, en profita pour enchaîner les voltes que cela soit avec son mari, ou encore son frère, qu’elle adorait tant. Elle entendait bien profiter de cette journée, même si son cœur n’y était pas complètement. C’était une autre reine qu’elle aurait voulu voir sur le trône et elle espérait bien que la révolte qui allait se profiler finirait par destituer Mary Tudor. Alors qu’elle dansait, la jeune femme aperçut une jeune femme qui paraissait perdue dans ce milieu. A la fin de la danse, elle laissa son frère en compagnie de son épouse et se rendit auprès de la jeune femme qu’elle ne connaissait pas encore, mais qui se nommait Eleanor Worth.

« Il me semble, que nous n’avons jamais été présenté. Je m’appelle Antanasya Cavendish et vous ? » Demanda-t-elle à la jeune femme pour faire connaissance.

La jeune duchesse se tourna pour voir son mari qui se trouvait en pleine conversation avec un noble catholique. Anya haussa les sourcils et se détourna de cela, posant à nouveau son regard sur la jeune femme.


    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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La Noblesse Anglaise
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Mer 11 Sep - 13:40



Un Noël à la cour.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
C’était un évènement qu’Anne ne pouvait pas rater, la cour et Londres étaient ses terrains de jeu, pas la campagne et encore moins son domaine, même si elle adorait l’administrer. Anne Seymour était une femme de pouvoir et même si son mari n’était plus, elle avait bien l’intention de garder son rang et de retrouver son ancien prestige. Déjà par le passé, c’était elle qui commandait, mais depuis le passage de la tempête Dudley, sur sa famille, elle se faisait toute petite. Grâce à la reine Mary Tudor, elle avait récupéré quelques-unes de ses terres, elle n’était donc plus dans le besoin et pouvait faire vivre sa nombreuse famille. Depuis sa sortie de prison, Anne avait toujours sa mère à ses côtés, qui était là pour la soutenir, mais certainement pas pour lui donner des ordres, bien qu’elle l’ait voulu, mais si l’ancienne duchesse lui était redevable pour s’être occupé de sa famille, elle ne lui laisserait pas prendre le pas sur elle.

Pour les fêtes de Noël, Anne se trouvait à Londres avec ses enfants les plus âgés, donc Edward, Anne, Margaret et Henry se trouvaient avec elle, tandis que les plus petits étaient restés en compagnie de leur grand-mère, dans ses bagages, elle avait aussi emporté ses servantes et son fidèle Francis qui restait toujours à ses côtés, même après la disparition du chef de famille. Au matin la famille s’était levée tôt pour assister aux nombreux évènements de la journée. Après un petit déjeune léger, ils s’offrirent leurs cadeaux, Anne avait offert à chacune de ses filles une nouvelle robe luxueuse, et à ses garçons un poignard incrusté de pierres précieuses. Edward reçut en plus, la bague ayant appartenu autrefois à son père. Ce moment fut chaleureux et familial, si bien que tous avaient oublié pour ce jour les problèmes du passé. A la suite de cela, une fois tout le monde apprêté. Ils partirent vers l’abbaye de Westminster pour assister à la prière de Noël. La cérémonie fut très catholique, ce qui ne plaisait pas aux Seymour qui étaient tous protestants, mais toute la famille se plia aux exigences de la couronne, c’était pour leur bien à tous. Anne se rendit compte qu’elle n’était pas la seule protestante à suivre ce modèle, beaucoup étaient présents à cette messe, faisant semblant comme elle d’être des catholiques. Anne, contrairement à eux, avait la chance d’être amie avec la reine, elle l’avait soutenu auparavant contre Anne Boleyn, puis beaucoup plus tard, contre la reine Jane Grey, elle n’avait donc aucunes chances de se retrouver à la Tour.

Après l’heure des prières, les Seymour quittèrent l’abbaye de Westminster et s’embarquèrent dans un carrosse pour se rendre au palais de Whitehall pour assister aux festivités de Noël. En premier lieu, il y eut la remise des cadeaux de la reine, tous avaient voulu rivaliser d’éclat, Anne de son côté, lui avait offert une vieille Bible reliée de cuir noir et d’or. Une Bible simple, mais que la reine apprécia avec beaucoup de joie. Après que tous eurent donnés leurs présents à la reine, ils assistèrent à un grand banquet, où la couronne avait déployé tous ses fastes. Anne était heureuse de voir ses enfants joyeux qui découvraient pour certains les douceurs de la couronne. Sa fille ainée de son côté avait déjà l’habitude de toutes ces mondanités, mais elle ne restait pas insensible aux charmes de cette nouvelle cour. Cependant, Anne le savait, tout ceci ne durerait pas bien longtemps, même si la reine prévoyait de se marier, c’était une femme relativement austère et pieuse, pour le moment, elle satisfaisait ses sujets avec des paillettes, mais bientôt tout cela prendrait fin. Au dehors, les rumeurs d’une révolte se faisait entendre, mais était-ce vrai ? Anne ne le savait pas, elle n’était plus au courant de rien, en ce qui concernait les opposants de la reine. A la suite du banquet, qui dura plusieurs heures, avec nourritures et spectacles à profusion, un bal débuta pour le plus grand bonheur de tous. Anne fit quelques danses, puis se retira tout en admirant ses filles en train d’exécuter leurs pas de danses. Elles étaient parfaites et même si Anne était toujours mariée, elle ferait en sorte de faire proclamer un divorce, pour son bonheur, ainsi, elle pourrait épouser quand elle le voudrait un homme qu’elle aimerait. Le bonheur de ses enfants comptaient par-dessus tout et pour eux elle se battrait jusqu’à son dernier souffle.


    le fils de sa mère
    code broadsword.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 15 Sep - 13:40


Noël à la cour de Londres.






Noël avait toujours été une fête d’importance pour les religieux. On retrouvait sa famille autour d’un bon repas chaud. On offrait des cadeaux aux plus petits et aux plus grands. On priait, les mains jointes, l’air pieux. On célébrait la naissance de l’enfant Jésus. Bref, tout cela était gai et on ne peut plus joyeux. Cependant, si les enfants manquaient ? Si votre famille avait été morcellée, la plupart des membres emportés dans l’au-delà ? Si vous n’étiez pas en famille, mais entouré de visages inconnus et menaçants ? Si vous mettiez les pieds en plein dans un nid de serpent en faussant un sourire ravi pour éviter de vous faire mordre ? Noël restait-elle cette joyeuse fête ? Je ne pouvais me prononcer. Mais pour moi, l’allégresse était loin d’être présente.

Ballotée à l’intérieur du carrosse, je me serrais à Richard qui m’entoura de ses bras rassurants. Une nouvelle fois, c’était mon époux qui m’avait tiré de notre demeure pour participer à la réception donnée par la Reine. Malgré mes protestations, j’avais fini par accepter. Même si cela serait probablement un petit enfer personnalisé, je me devais d’en tirer le meilleur pour sortir mon épingle du jeu. On murmurait au creux de mon oreille qu’une révolution protestante prenait forme. Et quoi de mieux qu’un peu d’espionnage à Whitehall pour profiter à la rébellion ? Je n’aurais qu’à ouvrir les yeux pour repérer les alliés et les ennemis. Ceux susceptibles d’être d’une quelconque aide et ceux qui s’opposeraient à nous. En ce qui me concernait, j’avais déjà trempé les doigts dans la confiture. Quelques sous de ma rente annuelle étaient partis dans la poche des organisateurs et j’avais placé quelques hommes de confiance dans mes églises protestantes, en tant qu’observateurs et recruteurs. Je tâchais de faire profil bas, de jouer la partie finement. Mais j’avais bon espoir en cette révolte. Hé puis, même si celle-ci tournait mal -ce à quoi je n’osais penser-, ma tête serait sauve. Depuis mon implication, j’avais toujours été très prudente. Personne ne se doutait de rien. Même pas Richard.

Le cocher nous déposa devant Westminster et mon mari lui demanda d’attendre ici jusqu’à la fin de la messe. Nous accélérâmes le pas jusqu’à pénétrer dans le grand temple de Londres où nous prîmes place sur le banc nous étant réservé. Je vis la Reine, ses cheveux roux coiffés le plus sobrement possible. Je n’eus pas le temps d’analyser les autres participants que déjà la messe commençait. Tout était tellement... catholique. Impatiente et mécontente, je voulais que cette mascarade cesse au plus vite. Je pris tout de même soin de vénérer à ma façon et de façon tout à fait muette la Vierge et son enfant. Toutes ces fioritures n’avaient que peu d’importance. Le message n’était-il pas le coeur de la prière ? Qu’importait le luxe de l’église ? Les robes violettes, rouges ou multicolore du prêtre, de l’évêque ou du cardinal ? L’encens qui emplissait vos poumons ? Tout ceci me dépassait. J’avais cessé de chercher à comprendre il y avait de cela de nombreuses années. L’homme aime se repaître du luxe et de l’argent. Ceci a corrompu même sa foi, son intimité la plus profonde. Je ne voulais pas faire parti de ses personnes.

La fin de la messe (qui prit trop de temps à mon goût pour arriver) signa ma libération psychique. Dans la tumulte, je ne pus voir aucune personnalité amicale de ma connaissance et Richard me guida fermement jusqu’au carrosse qui nous emmena jusqu’au palais de Whitehall. Je n’y avais pas mis les pieds depuis quelques temps. Autant que cette visite me profite. J’ornais mon visage d’un de ses plus beaux sourire tandis que nous pénétrâmes dans l’antre de la Reine. Oh, bien sûr, la décoration était somptueuse et le repas nous tendait les bras, délivrant de divines senteurs, mais tout ceci ne m’intéressait pas vraiment. Je n’étais pas venue ici pour me gaver de dinde et chanter des cantiques en ayant l’air galvanisée.

La Reine mit en place la distribution des cadeaux avant le début du dîner. J’avais passé une éternité à trouver ce qui pouvait bien la ravir. Quels étaient ses goûts ? Je n’en savais rien. Et ce n’était pas comme si cela m’intéressait. Enfin, je lui avais déniché un adorable médaillon gravé du visage de Saint George. J’espérais simplement qu’il serait à son goût. Je lui remis en main propre. Je ne sus lire sur son visage ce qu’elle en pensait. Bon, je n’étais pas venue les mains vides, c’était déjà cela.

Mon époux trouva aisément les places nous étant destinées. Les odeurs eurent raison de moi et je m’autorisais à profiter tout de même un peu, de la couronne. Richard, pour sa part, ne demanda pas son reste et conversa de façon tout à fait agréable avec son voisin de droite. Qu’il soit catholique ne le dérangeait absolument pas. Je fis mine de m’intéresser à leur discussion. De quoi parlaient-ils donc ? Rôti de porc et pomme de terre. Seigneur, venez-moi en aide, par pitié. Comme pour répondre à mes souhaits, j’aperçus sur la piste de danse une âme qui était loin de m’être inconnue. Anne Stanhope, une des amies que j’estimais tout particulièrement. Entre deux valses, je vis également Antanasya Cavendish en grande discussion avec une jeune femme dont le prénom ne me revint pas en tête.

_Mon cher, soufflais-je à mon époux, j’adorerais parler rosbif un peu plus longtemps avec vous, mais le devoir m’appelle.

Il me congédia d’un hochement de tête et je m’envolais jusqu’à lady Stanhope, le coeur presque en fête.

_Ma chère, vous êtes ravissante ce soir ! minaudais-je d’un sourire complice. Je vous souhaite un très joyeux Noël à vous et à votre adorable petite famille. Vos enfants sont magnifiques.

Je ne pus empêcher la petite pointe de regret dans ma voix. Charles et Henry auraient probablement apprécié d’être à la Cour, en ce soir de fête. Je chassais ces sombres idées de mon esprit.

_Profitez-vous de la fête ? J’ose espérer que je puisse me joindre à vous. Voyez-vous, mon mari vient de rentrer dans une discussion hautement philosophique sur la cuisson des pommes de terre nouvelles. Je suis sûre que nos conversations sauront se montrer à la hauteur d’un tel sujet, n’est ce pas ?




Dernière édition par Catherine Willoughby le Mar 17 Sep - 7:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 15 Sep - 13:56

Noël, le guide pour les nuls


Affalée dans un large fauteuil, elle regardait de façon hypnotique les deux vêtements que Lise tenait à bout de bras devant elle. Après une réflexion durant lesquelles elle se demandait quelle couleur lui irait mieux au teint, elle opta en toute logique pour la robe bleue azur d'Uranie qui s'accordait parfaitement à ses yeux. Louise se leva enfin pour s'apprêter, se rendant compte qu'elle risquait de se mettre en retard si ce n'était pas déjà fait.

Le carrosse s'enfonçait avec difficulté dans les rues parisiennes, les roues sans cesse arrêtées par des groupes de gueux qui fêtaient Noël à grand renfort d'alcool et de tenues très excentriques et peu intéressantes. Vulgaire... Voilà le mot qu'elle cherchait. Le bruit aurait déclencher un mal de tête à n'importe qui. Un mélange de musiques sans aucun rapport et de cris souvent disgracieux. Mais la femme dans la voiture n'était pas n'importe qui. Louise de Brézé pencha la tête par le fenêtre pour regarder une dispute entre deux gueux. Amusée, elle demanda au cocher de démarrer. Écraser quelques manants ne lui posait aucun problème tant qu'elle arrivait à l'heure. Mary Tudor n'aime pas qu'on soit en retard. Surtout que leur fête semblait joyeuse. Des cris des rires et beaucoup d'alcool. Après, jamais elle n'y aurait mis les pieds. Il ne fallait tout de même pas devenir ridicule. Elle n'était pas désespérée à ce point.

La duchesse d'Aumale pénétra enfin dans la grande salle de fête du Whitehall. La beauté de la salle égalait bien les fêtes françaises. Quand Londres se lançait dans la fête, elle ne faisait jamais les choses à moitié. Mais Louise avait une impression de droiture mal placée dans une fête. Toutes ses silhouettes guindées, discutant du temps et de la marée. Elle avait presque l'impression de vivre avec des fantômes, à qui le monde des vivants n'importe plus vraiment. Après une légère collation durant un trop long banquet, elle se lança en quête. Ses yeux de biches cherchait une nouvelle proie, une petite mise en bouche. Mais elle ne voyait personne de bien intéressant. Il y avait bien la petite Stuart, mais elle était déjà en pleine discution avec Marie. Louise s'affala sur un canapé pourpre et dorée. Il y en avait avec abus, cette soirée plaçait sous le signe de la royauté et d'une propagande peu discrète. Un regard rapide aurait pu la dire ennuyée et lassée de ses fêtes. Faux. Avec un peu d'observations, c'est lors des fêtes qu'on apprenait le plus sur ses chers amis courtisans. Ami... Au sens le plus large du terme pour englober toutes les relations apportant un intérêt mutuel. Que voulait donc cette homme à cette belle vierge innocente ou alors celui qui se passionnait plus pour les larges épaules que les beaux décolletés. Un bel éphèbe de perdu. Une coupe à la main, un gâteau venu du Nouveau Monde dans l'autre, Louise se lassait de son observation. La plupart n'était même pas digne qu'elle le accorde un regard. Même méprisant. Et son cavalier qui n'était toujours pas l. Que faisait Philippe ? Il lui avait promis une danse et elle l'attendait encore. La Reine lui prenait-elle tout son temps. Et elle ? La Dame était une colombe, mais craint la colère de la colombe, empereur qui ose la trahir.

« -Que de beau monde, ne trouvez-vous pas ?  Demanda la dame à sa voisine. »

Le ton était cynique, moqueur déjà. Mais voilà qu'elle se parlait à elle-même. A moins que quelqu'un réponde. Une fête était un aparté entre deux moments d'ennuis . Un bon moment pour s'amuser et oublier un peu ses soucis. Si elle n'avait pas été si loin de chez elle. Elle avait couvert de présents ses enfants, envoyé une lettre glaciale à sa belle-mère pour qu'elle les donne et offert gracieusement de l'argent à son Hôtel de Paris. Elle n'aurait pas été si loin qu'elle se serait presque crue chez elle. Plus que Diane, une coupe de vin à la main, avec à son bras Henri.
©Leris


Dernière édition par Louise de Brézé le Sam 28 Sep - 14:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 15 Sep - 21:13


Noël à la cour de Londres.




Les différents protagonistes de cette histoire étaient en place. Étrangers, nobles ou membres de la cour, ils étaient là pour fêter ces grandioses fêtes de Noël. La reine Mary Tudor se trouvait à la table d'honneur, en compagnie d'Anne de Clèves et des autres membres de la cours, comme Margareth Douglas ou Frances Brandon. Joyeuse, elle bavardait gaiement, certains disaient même qu'elle mettait en place ses projets de mariage. Simon Renard qui n'était jamais loin de la souveraine s'approcha d'elle, lui fit une révérence et tout deux eurent une conversation que personne n'entendit. Dans la salle, les festivités continuaient Jane Stuart conversait avec la régente de Marie de Guise, tandis que la jeune inexpérimentée Eleanor Worth faisait la connaissance de la duchesse Antanasya Cavendish, qui l’avait vu en perdition, parmi ce monde inconnu. Anne Stanhope de son côté qui était dans son élément était vite rejointe par Catherine Willoughtby. Louise de Brézé quant à elle voyait bien que toute cette fête n’était que propagande et se faisait interpeller par l’une de ses voisines.
Au bout d'un moment, Simon Renard s'éloigna de la reine, un sourire aux lèvres, il venait sûrement d'obtenir satisfaction pour quelque chose, mais quoi? Mystère. Après le départ de son conseiller, la reine se leva alors face à ses invités, tous le savaient, elle allait quitter les festivités pour se rendre dans ses appartements.

" Mes chers invités, votre présence ici me ravie, tout comme les instants de paix que nous vivons depuis le début de mon règne. Puisse Dieu nous permettre de vivre ainsi aussi longtemps que possible, dans la paix et l'amour de notre bonne religion catholique. Maintenant, je vous laisse profiter des festivités."

La reine quitta la pièce sous un silence presque pesant, toutes les personnes présentes lui firent la révérence et se relevèrent une fois son départ. Tous avaient en mémoire ses paroles et savaient qu'il n'y aurait plus de retour en arrière, les dogmes catholiques reviendraient, il n'y avait plus de doute à cela. Les protestants avaient encore beaucoup de soucis à se faire.


♣ Information sur le jeu : Alors que les festivités continuent la reine quitte la salle, laissant en mémoire à ses invités, le fait qu'elle comptait remettre en tout point les dogmes catholiques. Même si Mary semblent penser le contraire, les heures sombres ne font que commencer.
Pour agrémenter vos RP, vous pouvez évoquer notre nouvelle intrigue qui se trouve (ICI). Ce premier tour durera jusqu'au 29 septembre et vous pouvez y répondre autant de fois que vous le voulez. Il n'y a pas d'ordre de passage. Et si vous êtes sage, la reine viendra peut être vous faire un coucou !


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Lun 16 Sep - 20:58

Un Noël à la cour.
 La neige possède ce secret de rendre au coeur en un souffle la joie naïve que les années lui ont impitoyablement arrachée.

Noël en Angleterre avait ce on ne sait quoi de magique! C'était ce que ressentait Mary Abbot, demie soeur du Roi de France et fille illégitime de François Ier. C'était peut être parce qu'elle était française qu'elle ressentait ça mais elle sentait l'esprit de Noël l'envahir.

Mary était devant son miroir à pied dans sa chambre au sein de Whitehall Palace pendant qu'une servante ajustait sa robe et son corset. Pour l'occasion, elle avait demandé à ce qu'on lui donne un air féérique et angélique. Quand elle avait demandé ça le couturier l'avait regardé d'un drôle d'air avant de dire: "je pense avoir une idée votre grâce"! Et le matin de la soirée de Noël, une caisse était arrivée à la Cour où la Duchesse de Lyon s'était installée. Quand elle a ouvert la boite, elle eu le plaisir de tomber sur une robe de velours mauve clair superbe! Elle allait faire grande impression! Elle constata qu'il y avait une chemise de lin faite exprès pour. Elle passa la journée à rêver à cette soirée, à la robe qu'elle allait porter, à choisir parfum et bijoux!


Ce qui fait que, une fois arrivée à l'heure de se préparer, Mary était une vraie puce surexcitée. Elle avait l'impression qu'elle pouvait laisser sa peine de côté. Elle prit un bon bain chaud parfumé puis alla s'habiller aidée par ses servantes. Il eut ce moment de torture pour attacher son corset, elle ne s'y ferait jamais décidément! Une fois fin prête, elle opta pour un collier simple à perle, des boucles d'oreilles à perles d'huitre de couleur blanche comme les perles de son collier. Elle se fit faire un chignon tressé avec ses cheveux bouclés et planta des roses mauves faisant un dégradé du clair au foncé superbe ainsi qu'un petit diadème en argent. Elle mit du parfum sur ses points de pulsation puis se fit maquiller. Une fois fin prête, elle se leva de son siège devant son miroir de commode devant lequel elle s'était installée quelques minutes plus tôt et passa ses chaussures. Elle respira un bon coup et passa devant son miroir à pied où elle croisa son propre regard. La paysanne qu'elle était avait bien disparue! Elle soupira avant de se sortir et de se diriger vers la salle du banquet où la Cour de la Reine festoyait. Elle passa à côté d'un serviteur armé d'un plateau où se dressaient fièrement des verres de vin et en prit un avant d'aller s'installée dans un coin.  Tout à coup, la Reine se leva. Elle quittait déjà la fête? Probable, la Reine Mary n'avait jamais été très friande des soirées:


" Mes chers invités, votre présence ici me ravie, tout comme les instants de paix que nous vivons depuis le début de mon règne. Puisse Dieu nous permettre de vivre ainsi aussi longtemps que possible, dans la paix et l'amour de notre bonne religion catholique. Maintenant, je vous laisse profiter des festivités."


Elle se baissa dans une révérence de convenance jusqu'à ce que la Reine soit partie et reprit ses activités. Elle regarda un peu partout semblant chercher quelqu'un.

FICHE ET CODES PAR BROADSWORD.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 21 Sep - 22:10


Un Noël anglais.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
La cour anglaise et ses délices, Jane la trouvait bien moins archaïque que celle d’Ecosse qui était bien plus rustique et moins élégante. Cependant, la jeune femme se souvenait qu’à l’arrivée de Marie de Guise dans ce petit pays, le goût à la française avait investi les palais. Jane était une jeune femme avec beaucoup de goût, qui aimait le raffinement à la française, même si elle était tout aussi friande de quelques coutumes écossaises. Dans la demeure de Campbell, Jane avait pour projet de tout aménager dans le plus grand raffinement, tel son rang le lui dictait, après tout elle était la fille de James V, elle était la demi-sœur de Mary Stuart la reine actuelle, elle avait donc tous les droits pour vivre dans le luxe. Les fêtes à la cour, qu’elles soient anglaises ou écossaises, la jeune femme les appréciait, pour elle danser et faire de nouvelles rencontres étaient ce qui avait de plus important dans la vie d’un noble. L’entretien des relations, pour faire de nouvelles alliances et entretenir leur réseau. Les Campbell qui étaient protestants tenaient à ce mode de vie, surtout qu’ils se positionnaient contre la cour. Face à cette situation difficile, Jane se sentait mal, elle savait que son mari et son frère voulaient prendre la couronne de sa sœur, ce qui la mettait dans une position compliquée face à sa belle-mère Marie de Guise. Jane adorait cette femme qui se battait courageusement pour un pays qui n’était pas le sien, tout cela pour sa fille. C’était une femme aimante, brave, qui ne méritait pas une telle situation. L’Ecosse avait deux camps, les catholiques et les protestants, malheureusement avec les nombreux prédicateurs qui se trouvaient dans le pays, le camp réformé était de plus en plus important. Jane de son côté, ne savait pas où se positionner, d’un côté elle tenait aux valeurs du catholicisme, mais de l’autre elle était attirée par cette nouvelle religion, que son mari lui faisait découvrir. Sa curiosité pouvait aux yeux de tous, la faire passer pour une hérétique. Jane savait qu’elle en était une, surtout que son cœur balançait un peu plus chaque jour du côté protestant.
Alors que la jeune femme se trouvait à l’écart des danses et que son époux Archibald conversait avec un compatriote écossais, la reine douairière Marie de Guise s’approcha d’elle, le sourire aux lèvres, pour prendre de ses nouvelles. Jane fit une révérence à sa belle-mère et l’accueillit avec un grand sourire.

« Madame, quelle joie de vous revoir, l’Ecosse se languie de vous revoir. » Commença la jeune bâtarde. En effet, voilà bien longtemps que la régente avait quitté le pays, celui-ci était de plus en plus la proie de menaces intérieures qui intriguaient pour avoir la couronne. « La soirée est excellente, les anglais savent y faire pour nous en mettre pleins les yeux, vous ne trouvez pas. » Disait Jane tout en désignant une fontaine de vin en or, autour de laquelle était posté de nombreux convives.

Jane jeta un regard sur la table de la reine pour voir celle-ci converser avec son conseiller Simon Renard, l’ambassadeur d’Espagne. La jeune femme trouvait étrange cette association, mais comme tout le monde, elle connaissait les penchants de Mary Tudor pour les espagnols, d’ailleurs, d’après les rumeurs, elle allait même en épouser un. Lady Stuart regrettait l’absence la jeune Elizabeth Tudor, son frère James lui en avait dit beaucoup de bien, elle aurait été heureuse de pouvoir faire sa connaissance, mais peut-être cela serait pour une prochaine fois ? Si Dieu le voulait. La reine décida alors de quitter la réception pour se rendre dans ses appartements, elle partit, non sans un dernier discours pour ses invités, des paroles lourdes de sens qui promettaient un virage radical vers le catholicisme.

« Voilà des paroles lourdes de sens, il semblerait que les protestants de ce pays n’aient plus de beaux jours devant eux. » Evoqua l’écossaise auprès de sa belle-mère. Son regard se posa alors sur une chevelure blonde qu’elle connaissait très bien. « Ne serait-ce pas lady de Brézé votre cousine, qui se trouve là-bas ? » Disait la jeune femme tout en désignant Louise.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 22 Sep - 11:56



Un Noël à la cour de Londre


La cour de Londres était vraiment un endroit doté de richesse à n’en plus finir. Pour un premier Noël à la cour la jeune femme en avait plein les yeux et semblait toute petite dans un monde si grand. Elle était un peu désappointée pour ne pas dire complètement perdue. Les mets et la boisson étaient d’une telle finesse qu’Eleanore n’avait pas de mot pour les décrire. Tant de richesse et de luxe n’était pas dans les habitudes de la jeune femme. Chez elle, le climat était plus dure, plus humide et la vie plus austère. Elle avait l’habitude de sentir le contact dure et froid de la pierre des murs du château des Worth, d’entendre les feux ronfler dans les cheminées et de ne pas avoir des dorures ou de lourdes tapisseries sur les murs. Le lieu le plus riche du château était surement la grande salle de réception où derrière le siège seigneurial se trouvait une lourde tapisserie brodé avec des fils d’or représentant le blason de duché de Westmorland, au milieu de la pièce était suspendu un lustre en argent avec une cinquantaine de bougie. Un monde bien pauvre par rapport au palais de la Reine Mary Tudor.

Eleanore fixait la foule dans l’espoir d’apercevoir quelqu’un qu’elle connaissait. A part la Reine d’Ecosse qui était en pleine discussion avec quelqu’un d’autres, elle ne connaissait personne. Mais vit qu’une jeune femme s’approchait d’elle. Elle se présenta sous le nom d’Antanasya Cavendish. La jeune Worth ne connaissait pas les Cavendish, elle ne connaissait de toute façon que très peu de noble. C’était même pour elle, la première fois qu’elle venait à la cour de Londres. Certes elle appartenait à la noblesse anglaise, son père était le duc de Westmorland, mais dans son comté elle avait passé plus de temps dans les bois aux alentours du château avec des enfants de la bourgeoisie. Elle répondit donc à la jeune femme.
« Enchanté Lady Cavendish. Eleanore Worth du duché de Westmorland. »

Eleanore n’eut pas le temps d’engager la conversation avec Antanasya car la Reine se leva et fit un petit discours pour ses invités avant de se retirer des festivités. La jeune femme fit comme le reste de l’assemblé une révérence lorsque Mary Tudor quitta la salle dans un silence pesant. Les paroles de la Reine ne laissaient personne indifférent. La guerre que la souveraine d’Angleterre menait contre les protestants était bien présente et allait se renforcer. Ceux qui ne se pliaient pas aux catholicismes allaient surement devoir se cacher mieux qu’ils ne le faisaient actuellement. Eleanore avait dénoncé quelques protestants depuis son arrivé à Londres mais elle se montrait beaucoup plus prudente que lorsqu’elle était sur ses terres. Elle avait vite comprit que la capitale anglaise était un terrain de jeu beaucoup plus dangereux que sa campagne dans le Westmorland.
« La reine semble vouloir mener une guerre encore plus importante contre les protestants que celle qu’elle mène déjà. »

Pour sauver leur peau, ils allaient devoir se convertir à la religion catholique. Car Mary Tudor affirmait son pouvoir de plus en plus. Rien ne semblait pouvoir l’arrêter selon Eleanore. Mais pour la jeune femme, cela ne lui faisait rien. Elle était catholique et sa famille également du coup elle ne craignait pas grand-chose. Du moins, du moment qu’elle ne se faisait pas prendre lorsqu’elle jouait les détectives la nuit. Elle n’avait jamais eu d’ennuie jusqu’ici mais il se pouvait qu’elle en ait un jour.
Le pays était en guerre de religion depuis de nombreuses années maintenant et cela commençait à devenir un peu lassant. L’Angleterre connaitra-t-elle une ère de paix, sans que les religions soient au milieu d’un conflit entre familles royales ?

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 28 Sep - 16:08

Le meilleur moment pour comploter ? Noël assurément


Noël à la cour de Londres. Qu'est-ce qu'on lui en avait parlé et avec tellement de bien. Personne ne cessait de l’idolâtrer, à quelle point elle est merveilleuse. Louise s'attendait à quelque chose d’exceptionnel, elle plaçait des espoirs miraculeux envers cette grande cour. Espoir qui furent bien évidemment brisés et le massacre continuait. La beauté de la cour n'égalait pas le raffinement français et les plats bien moins goûts. Sans parler des desserts qui frisaient l'hérésie. A quoi était donc payer les chefs anglais ? Et pire que tout, elle s'ennuyait. La musique bien que très belle était la même depuis le début de la soirée. Et pas prête de changer à son grand désespoir. Louise ne supportait plus cette musique qu'adorait la Reine avec un grand sourire mental. Et les quelques rares couples qui dansaient ne savait absolument pas danser. Quand on ne sait pas, on s'abstient. Et elle ne parlait même pas de ses hommes qui ne savaient pas se faire apprécier et de ces donzelles qui tombaient pour un sourire.

Oui, l'ennuie la rendait cassante et froide. On dit souvent des femmes glaciales, froide et qui peuvent se transformer en un feu ardent dès qu'elle entre dans le lit d'un homme qu'elles viennent du grand Nord. De ses froid lieu où il gèle à pierre se fendre et où la tempête de neige chante chaque fois son amour à la lune, le cachant aux yeux des hommes. De ces pays où tout n'est qu'une froide intrigue qui se reflétera dans la surface gelait d'un lac avant de sombrer dans ses profondeurs. L'on ne savait pas combien de corps s'étaient enfoncées dans les eaux du Styx nordiques sans jamais ressortir. Mais cette fois-ci, le belle dame froide et sans pitié n'était pas venue du Sud et des profondeurs des plaines gelaient. Elle venaient d'un lieu où seul des gouttes d'eaux tombent du ciel, d'un lieu où jamais le gèle n'ose venir rendre visite, d'une patrie où le lys ne se trouvait jamais couvert sous la neige qui oubliait de tomber si loin de sa patrie. A bien la regarder, Louise avait tout d'une Nordique, même la demeure qui était sienne aujourd'hui était au nord.

Même sa vie n'était qu'un froid hiver que la chaleur de la fête n'arrivait pas à chasser malgré tous ses efforts. Ils ne sont ni fructueux, ni utiles.  Juste vide de sens en l'absence de ceux qu'elle aime. A quoi bon ? Un mouvement du côté de la Reine attira son attention. Simon Renard quittait la table royale un sourire satisfait sur son visage. Habituellement si impassible, il avait une expression. Et même pas de colère. Qu'avait donc bien pu lui dire la Tudor ? Le Monsieur Renard n'était pas de ceux qui avait la confiance de Louise.

« - Mes chers invités, votre présence ici me ravie, tout comme les instants de paix que nous vivons depuis le début de mon règne. Puisse Dieu nous permettre de vivre ainsi aussi longtemps que possible, dans la paix et l'amour de notre bonne religion catholique. Maintenant, je vous laisse profiter des festivités.»

Cette mascarade en était presque comique, pourtant le regard de Louise resta froid. Les heures prochaines ne seraient pas joyeuses, c'est un pressentiments venus du fond de son cœur. Elle tremblait depuis que Simon avait quitté Mary, laissant la Française en proie d'une vive inquiétude. La France allait devoir suivre une ligne de conduite clair. Louise cherchait des yeux Mary, et finit par la voir. Dans une robe mauve assez simple mais joli. Elle s'approcha d'elle.

« - Ma chère Mary, vous êtes enfin là.Vous semblez bien portante avec cette hiver glaciale. »

Louise sourit de toutes ses belles dents blanches. Un sourire qu'elle espérait sincère. Mais elle n'y arrivait pas. Même la présence de sa chère Mary ne lui remontait pas le moral. En vérité, tout le monde s’insupportait en ce moment.

« - Que pensez-vous de cette annonce. »
©Leris
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 29 Sep - 17:47

Noël à Whitehall Palace

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Mary Grey & la Cour

Noël à la Cour. Il fallait s'appeler Frances Brandon pour imposer de telles idées à sa progéniture. C'est en tout cas l'idée qui revenait inlassablement à l'esprit de Mary, et ce depuis que les préparatifs avaient commencé. Déjà, elle devait porter une robe. Ensuite, elle devait assister à une messe catholique. Puis elle devait supporter la Cour. Enfin, elle devait supporter la Reine.

"Le prochain qui me dit que Noël est un moment de joie, je lui décolle mon poing dans le nez", grommela la petite lady en sortant de l'église, après sa mère et sa soeur aînée. Fort heureusement, personne ne l'avait entendue, et c'est sans se départir de son air bougon que la fillette releva le col de son manteau fourré d'hermine blanche pour protéger son cou du froid.

Fut un temps où Noël avait été un moment de joie, ceci dit, mais tant de choses, tant de désastres s'étaient produits depuis que c'était comme essayer d'ouvrir les yeux sous l'eau : les images étaient là, mais étaient si lointaines qu'elles en paraissaient floues. Des images du Suffolk et de leur domaine, des images heureuses, pleines de rire et d'étoiles. Des images auxquelles Mary se serait accrochée beaucoup plus fort, si elle avait su ce que leur préparait l'année 1553. Une fois dans le carrosse qui devait les ramener à Whitehall Palace, la jeune Grey s'accouda à la fenêtre, regard tourné vers l'extérieur. Elle ne prit même pas la peine de faire semblant de s'intéresser à la pseudo-conversation entre sa mère et sa soeur. Quoi que Katherine fasse, Frances lui en voulait toujours de ne pas avoir su retenir son mari, et il n'y avait que Katty pour pouvoir tenter en vain de briser la glace.

Dehors, il neigeait. Fascinée, Mary observait les flocons blancs tourbillonner dans les airs avant de se déposer doucement sur le sol, formant ainsi un véritable tapis blanc. L'un d'eux se colla à la vitre, juste sous le nez de l'enfant, qui eut un petit rire. Au fond, elle enviait un peu les flocons : ils étaient libres, eux, ils se contentaient de tomber du ciel pour se poser sur le sol. Ils n'avaient pas de souci de religion, pas de manque d'amour maternel. Ils n'avaient pas la crainte de voir leur père ou leur soeur rejoindre la longue liste des exécutés. Ils ne vivaient pas épiés par une Reine qui ne leur voulait que du mal. Ils allaient où le vent les portait. Mary soupira : comme elle aurait aimé, en cet instant précis, être un flocon ! Elle ne prêtait que peu d'attention aux silhouettes humaines qui passaient, tenant leurs enfants par une main et des paquets de l'autre. Sans doute ces gens-là étaient heureux. Du coin de l'oeil, elle aperçut une fillette dans les bras d'un homme. Son père ? Mary détourna les yeux.

Bien trop vite à son goût, ils arrivèrent à Whitehall. Et, à nouveau, les invités de Sa Majesté furent accueillis par des débordements de luxe, de richesse, d'opulence. Bien que les caisses du Royaume étaient souvent à sec, rien ne semblait trop beau pour étaler la puissance de la nouvelle souveraine d'Angleterre. Mary retira son manteau qui fut confié aux bons soins d'un valet, et arrangea au mieux sa robe de velours bleu ciel au décolleté carré et au col de mousseline, avant de prendre la main que lui tendait sa soeur et de suivre sa mère dans la salle du banquet. Dans la fosse aux serpents. Les convives affluaient sans perdre une miette de ce qui se passait. La petite Lady reconnut Marie de Guise, Régente d'Ecosse, qu'elle avait rencontré pour la première fois lors de l'entrée de la Tudor dans Londres, en pleine discussion avec une jeune personne dont elle n'avait aucun souvenir.

Et pour couronner le tout, voilà qu'ils étaient à la même table que la Reine ! Un honneur dont s’enorgueillait Frances Brandon, et qui acheva de mettre sa cadette de mauvaise humeur. Décidément, cette soirée serait pénible jusqu'au bout ! Et dire que l'année précédente, elle avait fait des batailles de boules de neige avec ses soeurs tout l'après-midi. Elle était bien incapable, hélas, de se souvenir de qui était invité alors... Les Dudley, sans doute. Ce ne serait guère étonnant, au vu de la proximité entre les deux familles. Mais dans l'esprit de Mary, ce Noël avait été joyeux, riant, gai. Les rares souvenirs qu'il lui restait avaient comme un goût sucré, illustrant une part de sa vie qui s'était achevé six mois plus tard, en juillet. Elle cala son dos contre le dossier de sa chaise qui, élevé, la faisait paraître encore plus petite qu'elle ne l'était déjà. Les effusions de joies qui dansaient autour d'elle, les joyeux bavardages lui étaient étrangers. Mary se sentait mal à l'aise et cruellement seule, en dépit de la présence de Katherine à ses côtés.

Les mets défilaient, aussi somptueux que le décor. La viande était servie à profusion, il y avait une incroyable quantité de fruits que Mary n'avait jamais vu. Gourmande, l'enfant eut un sourire sincère à l'arrivée de plats nouveaux, et la grandiloquence des plats qui se suivaient sans pour autant se ressembler mit un peu de baume au coeur de la fillette, qui se servit généreusement. Au moins ça, songea t'elle en se servant des pommes de terre rôties.

"Tu as goûté ces fruits, Katty ? Je n'en ai jamais vu de pareils !
- Des caramboles, je crois. Ça vient du Nouveau Monde. Mais je ne sais absolument pas quel goût ils ont.
- Je testerais, après. Diantre, je crois que jamais je n'ai vu tant de plats. J'aimerais tout goûter, mais j'ai peur d'exploser avant même de pouvoir manger un dessert !
- Réserves-toi une petite place, alors, j'ai vu là-bas des gâteaux qui avaient l'air fort bons."


La nourriture, agréable sujet de conversation pour éviter de parler des choses qui fâchent, non ? Peu à peu, Mary laissa sa mauvaise humeur s'estomper et devint presque joyeuse, aidée en cela par sa soeur Katherine. La Reine ne prêtait aucune attention à elles et Frances, trop heureuse d'être à la même table que sa cousine, ne s'aventurait pas à réprimander ses filles pour telle ou telle raison. Plus tôt dans la journée, elle avait fait don à la souveraine de deux coupes d'or massif serties de pierreries, un travail d'orfèvre qui s'accordait parfaitement à la grandeur du banquet. La Reine avait-elle apprécié ? Mystère. Mary s'était davantage intéressée au présent pour son autre cousine, Elizabeth : un ravissant collier choisi par Katherine. Dieu seul savait quand elle aurait l'occasion de le lui offrir.

Les minutes défilaient aussi vite que les plats, des musiciens enchaînaient danses sur danses, et Katherine se leva, à la demande de sa mère, pour exécuter quelques pas : toujours, la deuxième née des Grey avait été bonne danseuse, talent dont sa cadette n'avait pas hérité. Mais avait-elle hérité d'un seul des talents de ses aînées ? En revanche, Mary adorait voir sa soeur danser. Elle était si gracieuse, si élégante, comme sortie d'un des contes de fées que lui avait raconté Anne Stafford. Où était-elle, d'ailleurs, Anne ? Sans doute fêtait-elle Noël avec les siens, son frère et sa soeur, ses neveux et nièces. Sans doute était-elle heureuse. Mary avait hâte de la revoir. Bientôt, peut-être ? Sans quitter la piste de danse des yeux, l'enfant porta à ses lèvres une coupe pleine d'un jus de fruits fort étrange, acide et sucré, exotique.

"Mes chers invités, votre présence ici me ravie, tout comme les instants de paix que nous vivons depuis le début de mon règne. Puisse Dieu nous permettre de vivre ainsi aussi longtemps que possible, dans la paix et l'amour de notre bonne religion catholique. Maintenant, je vous laisse profiter des festivités."

La jeune Grey avala de travers et se mit à tousser. La bonne humeur qui avait fini, tant bien que mal, par frayer son chemin s'envola brusquement sous les bourrasques glacées qu'avaient été les paroles de la Reine. Les instants de paix ? Notre bonne religion catholique ? C'était une mauvaise farce, non ? Elle reposa sa coupe, déglutit, soudain transie d'un froid que même le départ de la souveraine ne put réchauffer. Tout bonheur l'avait désertée. Morose au début des festivités, elle dût faire un gros effort sur elle-même pour ne pas se mettre à trembler. Dans l'espoir de se faire discrète et de garder une contenance, elle reprit sa coupe de jus de fruit et tourna les yeux vers la fenêtre. Dehors, il neigeait toujours, les flocons continuaient de descendre du ciel en tourbillonnant. Certains venaient se poser sur les carreaux des vitres, ornés de la rose des Tudors. Ce maudit cauchemar n'aurait-il donc jamais de fin ?

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La Noblesse Anglaise
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 29 Sep - 21:24



Un Noël à la cour.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Anne avait toujours été dans son élément dans les milieux riches, durant sa jeunesse, elle avait entretenu tout cela, en faisant ses premiers pas à la cour, puis plus tard, en compagnie de son époux. La plus belle période de sa vie a été quand sa belle-sœur Jane Seymour était devenue reine d’Angleterre, à partir de ce moment-là la famille était devenue de plus en plus importante. L’argent gonflait dans les caisses, les titres étaient de plus en plus importants et les terres toujours plus belles et riches. Le roi Henry VIII avait toujours su se montrer généreux envers les Seymour et l’apothéose arriva le jour où Anne devint duchesse, mais aussi plus tard, quand elle était la première dame du royaume. Elle se souvenait encore de toutes ces fêtes où elle était toujours entourée des plus grandes personnalités du royaume. Beaucoup voulait être dans ses petits papiers pour obtenir quelques privilèges. Certaines personnes très observatrices avaient même pu constater, que c’était elle qui dirigée beaucoup, conseillant son mari en ce qui concernait la politique. Anne avait toujours été une intellectuelle qui détestait sa condition de femme soumise et qui adorait le pouvoir, certains pouvaient dire qu’elle était perfide, Anne se disait moderne. Sa mère avait fait d’elle une érudit en lui confiant les meilleurs précepteurs et la duchesse avait toujours été prédestinée à commander et à avoir de la puissance. Avec Edward, elle avait aidé l’Angleterre à prendre un nouveau virage vers la Réforme, achevant le travail d’Henry VIII, mais malheureusement, le destin en avait décidé autrement, en prenant le pouvoir John Dudley avait détruit cette œuvre, et par sa faute Mary Tudor était montée sur le trône, amenant sur son sillage le catholicisme. Pourtant, malgré cette différence de religion, Anne avait été toujours attaché à cette princesse et désormais reine. Les deux femmes s’étaient toujours très bien entendues, même si entre elles, il y avait beaucoup de non-dit, comme le fait que jamais lady Seymour ne lui avouerait être une réformée, amie ou pas, Mary serait capable de la faire jeter en prison. Alors que l’ancienne duchesse était en train d’admirer ses filles ainées danser, Catherine Willoughtby arriva vers elle. Anne l’accueillit avec un charmant sourire, ravie de revoir cette amie qui lui était si précieuse. Autrefois, avec Catherine Parr, elles formaient un trio d’amis, se battant pour leurs convictions et la protection de la foi protestante.

« Catherine, quelle joie de vous revoir. » Accueillit lady Seymour. « Ils sont ma plus grande fierté, ma cadette Margaret fait aujourd’hui ses premiers pas à la cour, j’aurais préféré attendre, vu son jeune âge, mais elle était si heureuse que je ne puis lui refuser. » Ajouta la mère de famille tout en regardant ladite jeune fille danser en compagnie de son frère. A la suite de cela, Anne ne put s’empêcher de rire en entendant Catherine évoquait les conversations de son époux. « Je suis sûre que nous aurons matière à trouver quelque chose. » Riait l’ancienne duchesse. « Au fait, comment se porte la petite Mary, il y a si longtemps que je ne l’ai vu, elle doit avoir bien grandie. » Demanda Anne.

C’est alors que la reine, qui était juste avant en pleine conversation avec Simon Renard se leva de son trône et s’adressa à ses invités. Ses paroles étaient pleines de sous-entendus et Anne comprenait que Mary Tudor irait jusqu’au bout pour instaurer complètement la religion catholique. Le pire était encore à venir et les protestants allaient tous souffrir de cela. L’ancienne duchesse savait cependant que cette guerre ne serait pas la sienne, elle ne voulait pas faire encore plus souffrir sa famille, qui avait tant perdu avec la prise de pouvoir de John Dudley. Anne ne voulait pas risquer plus pour ses proches, ses enfants lui étaient si précieux, ils avaient besoin d’une mère pour les aimer présente et pas prisonnière. Elle avait déjà mis au monde ses jumelles en prison, elle ne laisserait plus jamais ses enfants sans leur mère, même si pour cela, elle ne devait pas combattre dans une guerre qui était pourtant la sienne.

« Je sens que notre reine n’a pas fini de nous réserver des surprises. » Ironisa Anne.


    le fils de sa mère
    code broadsword.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Mar 1 Oct - 21:50



Un Noël à la cour.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Antanasya Cavendish, de son nom de jeune fille Heywood n’était pas la seule protestante à se trouver à cette réception de Noël. La jeune femme vit Catherine Willoughtby, une protestante aussi virulente qu’elle-même, avec qui Anya s’entendait à merveille pour leurs convictions communes. Anne Seymour était là aussi avec ses enfants. La duchesse qui avait longuement conversé avec cette femme par le passé à propos de la réforme, elle ne pouvait plus la supporter, l’ancienne duchesse préférait trahir leur camp pour mieux se sauver, elle ne voulait plus se battre pour lui, ce qu’Antanasya ne comprenait pas. Pour elle, il fallait se battre contre cette reine qui remettait petit à petit la religion catholique. Mary Tudor était dangereuse et l’Angleterre courait beaucoup de risque avec une telle reine. Si Dieu voulait l’emporte au plus vite, cela ne serait que bénéfique pour le pays. Il y avait aussi des étrangers, comme Mary Abbot, la fille bâtarde de François Ier. Antanasya ne savait que penser d’elle, si ce n’est, qu’elle pourrait faire une bonne réformée, de quoi bien agacer la cour catholique française. Louise de Brezé, la fille de Diane de Poitier était elle aussi là. La duchesse de Devonshire avait une très mauvaise image de la maîtresse d’Henri II de France et pour elle sa fille ne valait sûrement pas mieux que sa mère, qui avait une très grande influence sur le roi. En dehors des protestants, les catholiques étaient tout de même bien plus nombreux, tous amis de la reine, enfin, ce que ces traîtres pensaient, après tout, ils retournaient tous bien vite leurs capes pour sauver leurs têtes. En ce qui concernait Jane Stuart, Antanasya avait entendu de nombreuses rumeurs à propos de cette jeune femme qui était influencé par les deux camps. Non loin de là, la duchesse vit une petite silhouette, celle de Mary Grey et de sa sœur Katherine, toutes les deux toujours sous la surveillance de la reine, même si leur père était sorti de prison. D’ailleurs Henry Grey n’était pas en reste, en ce qui concernait les rumeurs de révolte qui courraient un peu partout. Il semblerait que le duc était prêt à tout pour faire revenir sa fille sur le trône. En revanche, d’autres voulaient mettre Elizabeth Tudor, enfin cela devait dépendre des opinions de tous. En tout cas, en ce moment même Antanasya se préoccupait guère de ces idées et hypothèses, elle était bien trop occupée par sa conversation avec la jeune Eleanore Worth, qui venait tout juste de se présenter à elle.

« Je suis ravie de faire votre connaissance, est-ce la première fois que vous venez à ce genre de réception ? Votre visage m’est inconnu. » Demanda la duchesse de Devonshire.

Son regard se déporta vers son mari, en attendant que la jeune femme lui réponde, l’homme était toujours en train de converser avec d’autres nobles tout aussi importants que lui et bien sûr catholique. Sauver les apparences était tout ce qui comptait dans une pareille situation. Avant qu’elle n’ait pu ajouter à mot de plus à l’encontre de son interlocutrice, tous les regards et l’attention convergèrent vers la reine, qui venait de délaisser les conseils de son Simon Renard. La reine venait de se lever pour prendre la parole. Des mots lourds de sens de la part de la souveraine, qui même si elle remerciait ses invités, n’hésita pas à évoquer le nouveau virage religieux du pays. Mary Tudor n’était pas prête à s’arrêter là et elle venait de le faire comprendre à tous dans cette salle. Bientôt ses paroles se répandront à travers le pays et tous connaîtront les nouveaux projets de la reine. Eleanore Worth évoqua alors que la souveraine allait mener une guerre encore plus rude que celles qu’elle accomplissait déjà.

« Les guerres religieuses sont les plus terribles de ce monde, les nombreux conflits passés ont su le montrer à travers l’histoire. Bientôt, le sang va couler sur nos terres. » Renchérit la duchesse de Devonshire sur un ton plus grave.


    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 5 Oct - 11:41
Noël à la cour de Londres

25 Décembre 1553


Aussi rapidement que l'été avait quitté les plaines anglaises, l'hiver était arrivé, saupoudrant avec une délicatesse certaine les champs, lacs et forêts, de ravissants flocons blancs. Même Londres avait été touché par eux, se trouvant désormais parsemait de neige. En même temps que l'hiver avait entouré l'Angleterre, la période des fêtes s'était approchée, mais plus encore Noël s'était installé. La douleur qui parvenait quelquefois à s'atténuer chez le Duc était allé en s'augmentant dès que les premiers flocons s'étaient mis à tomber, car c'était là, la période de l'année que lui et son frère appréciait fortement. Dans chaque flocon il avait l'impression de revoir le visage d'Edmond. Fou ? Il l'était peut-être, mais cette présence fraternelle qui l'entourait, depuis le début de l'hiver, le réconfortait, le permettant ainsi de tenir le coup et de ne rien faire de stupide. Car oui, si elle n'avait pas été là, il se serait sans doute rendu à l'abbaye de Westminster la rage à l'esprit, désirant à tout prix supprimer une personne appréciée par la Reine pour qu'elle ait autant mal que lui à cet instant. Mais il n'en fit rien. Il se rendit à l'abbaye pour la messe de Noël en arborant ce même masque qu'il arborait depuis les jours ensoleillés d'été et il se mit à agir comme n'importe quel catholique. La matinée passa à une vitesse lente, ô combien lente, ce qui arrivait toujours lorsqu'il devait jouer un être différent de sa vraie personnalitée. A croire que le seigneur désirait le punir à cause de ses mensonges en faisant rapidement passer les moments qu'il appréciait et en ralentissant ceux qui le torturaient. Il le méritait. Il le savait. Mais il continuait, car il n'était toujours pas temps qu'il se dévoile complètement.

Lorsque les pas de tous les nobles parvinrent à la cour, l'heure de la remise des présents dans la salle du trône avait sonné. Il avait pris un temps considérable avant de trouver un présent qui plairait à la Reine, mais il était finalement parvenu à trouver quelque chose qui ne répondait pas à son désir de faire couler le sang de cette dernière. En effet, quand ce fut à son tour que de passer devant la Reine, il lui remit un coffret rehaussé de satin blanc qui contenait un pendentif assez imposant en forme de croix sertie de rubis. Après une révérence, il avait laissé la place à un autre noble et un autre présent, en espérant fortement que le sien lui avait plus. Après tout, c'est là une chose que tous nobles venaient à espérer. Tous les présents offerts, l'heure du banquet survint et tandis que son âme noircissait à chaque pas qui le portaient jusqu'à la salle du banquet, les lumières du palais de Whitehall scintillaient de mille feux et étrangement parvenaient à l'éclaircir, cette noirceur. Arrivé devant les portes qui refermaient la salle, l'air s'engouffra dans ses poumons avec puissance, car il lui fallait être fort pour tout ce qui allait s'en suivre.

Tout comme la matinée, l'après-midi passa fort lentement, car le baquet dura de longues heures. Heures qui avaient été accompagnées de plats plus somptueux les uns que les autres et de spectacles fort nombreux. Spectacles qui contrairement à la plupart des nobles, n'emplissait pas son coeur de joie et ce, même si son visage montrait tout le contraire. Comme il avait eu raison avant de se rendre à l'abbaye que cette journée serait encore plus forte au niveau de la mascarade. Sourires. Rires. Propos. Tous étaient faux. Absolument tous... Et cela le rongeait peu à peu de l'intérieur. Le banquet passant, le bal commençait et il fallait aux invités danser et Dieu savait qu'il n'avait en rien le coeur cela, la force nécessaire pour. Et pourtant, c'est en arborant un ravissant sourire qu'il invitait une femme à danser, puis une autre. Oubliant ainsi, pendant quelques temps, la douleur qui était sienne. Mais cette douleur, cette culpabilité n'allait pas s'en aller avec seulement quelques pas de danse, car même si son esprit avait réussi à s'éloigner, son corps était encore dans la réalité, et les propos de la Reine parvinrent malheureusement à le réveiller.

« Mes chers invités, votre présence ici me ravie, tout comme les instants de paix que nous vivons depuis le début de mon règne. Puisse Dieu nous permettre de vivre ainsi aussi longtemps que possible, dans la paix et l'amour de notre bonne religion catholique. Maintenant, je vous laisse profiter des festivités. »

Il se doutait malheureusement que trop bien que ces propos sonnait le début du projet de la Reine que de remettre les doctrines catholiques dans le royaume. Son cœur se mit alors à battre à vive allure, tandis que son corps faisait la révérence face au départ de la Reine. La crainte était désormais à son summum, et il se sentait encore moins en sécurité que d’habitude. Lorsque la Reine quitta la pièce, Thomas se redressa et parcourra son regard à la ronde pour découvrir les expressions des nobles, mais ils étaient tous aussi fort que lui pour cacher leurs sentiments à l’égard des propos de la Reine et ne lui permettaient donc pas de lire en eux. Durant un bref instant, son regard se posa sur Antanasya Cavendish en pleine conversation avec une jeune femme qu’il ne connaissait que de vu. Il savait au moins qu’elle, elle pensait comme lui, mais étant donné qu’elle s’était laissé abuser par son masque de catholique, il ne pouvait aller chercher du soutiens auprès de la Duchesse. Pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait, car il y avait un poids en lui qui lui donnait l’irrésistible désir d’enfin se confier, mais il ne pouvait se laisser aller face à cette envie. Il détourna alors le regard de manière coupable pour le poser finalement sur une jeune fille qu’il connaissait bien, Mary Grey, et par un étrange élan, il s’approcha d’elle. « J’espère que vous passez un Joyeux Noël, Lady Mary. » Annonça-t-il à la jeune Mary, en arborant un joli sourire. Pourquoi était-il allait lui parler alors que depuis de longues semaines il l’évitait ? Sans doute parce qu’il cherchait une présence amicale et qu’il savait trouver cette dernière en la compagnie de la jeune Mary.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 5 Oct - 13:27


Noël à la cour de Londres.






La fête battait son plein. Les rires fusaient de toute part dans la salle de réception, les voix aiguës des femmes et graves des hommes résonnaient. Une douce odeur de dinde rôtie emplissait les narines. Sur la piste de danse, les jeunes gens semblaient profiter de la soirée, un sourire ornant chaque lèvres, les yeux pétillants de joie. La musique était enjoué, les musiciens pinçaient les cordes de leurs instruments avec leur doigts habiles. La luminosité tamisée des bougies rendait l’atmosphère chaleureuse et tranchait avec la noirceur d’encre qui dévorait un Londres glacé par l’hiver. Derrière les grandes vitres où la buée s’accumulait, de gros flocons pâles dévalaient des cieux. Derrière la bonne humeur de Whitehall, personne n’aurait pu s’imaginer se qui se tramait dans les ruelles étroites de la capitale. Personne n’aurait pu se douter que, bientôt, le règne éhonté des catholiques se verrait contesté par les protestants persécutés. Noël n’était pas qu’un instant festif et familial. C’était également le moment idéal pour engager quelques petites discussions anodines avec de potentiels soutients. La révolution avait besoin de mécènes, après tout.

D’un oeil critique, j’examinais la salle. Je ne pouvais masquer le petit sourire en coin qui ourlait la commissure de ma bouche. J’étais en territoire conquis, cela était certain. Cependant, alors que je m’attendais à être la seule poule blanche dans ce nid de vipères, j’étais agréablement surprise de constater qu’en réalité, nous étions une véritable petite assemblée de réformés. J’avais rejoins Anne Seymour, une de mes plus anciennes connaissances et, je n’avais pas peur de la dire, amie. Elle s’esclaffa ouvertement lorsque je lui appris les conversations douteuses de mon mari. Je levais les yeux au ciel, feignant l’exaspération. Richard pouvait être si... Bref.

_Je nous fais confiance pour cela, ris-je à mon tour. Non pas que le découpage du rosbif soit un sujet inintéressant. Enfin, si. Un peu, tout de même. Mais vous connaissez les hommes. Leur estomac passe avant tout. Ce qui nous laisse le champs libre pour aborder des thèmes plus importants et dignes d'intérêt, n’est ce pas ?

Lorsqu’elle évoqua ma pupille, je levais instinctivement la tête vers la table de la Reine. La pauvre enfant était attablée au milieu de la famille royale, comme prise au piège. Frances Brandon, elle, avait l’air ravie. C’était étrange de voir une partie de sa famille être familier de la sorte avec Mary Tudor. Surtout quand on savait que je ne pensais qu’à l’éjecter du trône d’Angleterre. En tout cas, ma petite Mary ne semblait pas vraiment à son aise dans sa jolie petite robe et soumise à l’autorité de l’étiquette. Je la revoyais courir à travers les terres de ma de meure, il y avait de cela quelques années, couverte de saleté. Cette sacrée sauvageonne. Elle était tout ce que je n’avais pas été dans mon enfance. Une petite anguille qui me filait toujours entre les doigts. Une enfant libre. Une enfant que je considérais comme ma propre fille et dont la fierté que j’éprouvais à son égard m’enserrait quelques fois la gorge.

_Elle se porte comme un charme. Regardez la donc et jugez pas vous même, lui soufflais-je en la désignant du menton. C’est une jeune fille adorable dont la maturité m’étonne chaque jour que Dieu fait. Oh ! Mais vous parliez sans doute de la fille de Catherine ? Je me montre très vigilante. Vous comprenez, je crains pour sa sécurité. Mais c’est une jeune enfant très vive et d’une santé de fer. Vous devriez nous rendre visite, j’en serais ravie ! Depuis que Catherine est partie, vous ne pouvez savoir à quel point nos rencontres me manquent..., soupirais-je.

Je glissais un regard vers la reine, absorbée par sa discussion avec Simon Renard. Son annonce à la foule me fit un drôle d’effet. Je dissimulais une grimace lorsqu’elle évoqua la religion catholique. Comme si celle-ci pouvait être qualifiée de « bonne » après tout ce qu’elle nous faisait subir ! Anne semblait tout aussi dubitative et amère que moi.

_Oh, croyez moi, je n’en doute pas. Reste à savoir si ces surprises sont bonnes. Bien que j’en doute fortement. Pourtant, il ne faut pas oublier que nous aussi, avons plus d’un tour dans notre sac.

Je laissais flotter ses paroles lourdes de sous-entendus un instant, pour voir la réaction de mon amie. Etait-elle au courant de la révolte protestante que les murmures ourdissaient derrière les tentures des tavernes ? Y participait-elle ? Si non, je me ferrais un plaisir de la mettre dans la confidence. Tout en discrétion, évidement. Je n’allais pas risquer et sa vie et la mienne pour cela. Si elle se montrait réceptive, je l’informerais de mon implication. Les moyens détournés que j’utiliser pour supporter les révoltés. Jamais je n’aurais pu penser que mes églises protestantes pour les étrangers puisse servir à autre chose que l’accueil des persécutés... Comme quoi, la vie était pleine de surprises. Peut-être même pourrions-nous rejoindre Antanasya, par la suite.

Je plissais les yeux, méfiante, lorsque je vis un homme s’approcher de Mary. Son visage ne m’était pas inconnu. Cependant, il ne me semblait pas que son nom m’eut été donné. Que voulait-il à ma pupille ? Depuis l’emprisonnement de Jane, je m’étais montrée plus que soucieuse envers ceux qui osait s’approcher trop près de nous. En particulier lorsqu’il s’agissait de mes deux protégées.

_Anne, qui est cet homme ? m'alarmais-je. Celui qui est en compagnie de Mary ? Il m’est familier, mais je ne voudrais pas qu’il l’importune. Elle est si susceptible...

Soucieuse, je ne les quittais pas des yeux. Mary était si franche, je ne voulais pas que ses mots tombent dans les mauvaises oreilles.




Dernière édition par Catherine Willoughby le Dim 6 Oct - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 5 Oct - 13:52
♛ Un nöel à la Cour de Londres - le 25 décembre 1553

La reine fit un bref discours, un silence pesant s’installa dans la pièce, lorsqu’elle passa à côté de moi je fis une grande révérence, entendant les glissements de ma robe sur le sol. La paix serait malheureusement de courte durée, j’avais peur que ma présence ici ne suffise pas à calmer les relations entre l’Angleterre et l’Ecosse. L’ambiance ici me pesait, l’Ecosse et plus que tout la France me manquait.  Je voulais la paix et la justice.


    « Oui, c’est une soirée très réussie. J’ai néanmoins plus que hâte de retrouver ma belle Ecosse.  »


Mon visage se ferma, et je ne développais pas plus ce sujet-là. Je prévoyais mon départ, j’allais retourner en Ecosse je sentais un avenir funeste arriver. Et je devais être présente pour mon pays, et épauler l’Angleterre là bas. J’étais en danger en Angleterre, et je ne me sentais pas du tout en sécurité. J’avais tout intérêt à instaurer la paix ici et en Ecosse, car si tout allait bien dans nos deux pays peut-être pourrais-je reprévoir un voyage pour la France ? Cette idée me séduisait quoi qu’elle allait  être fortement compromis. Ce matin, l’on m’avait apportée une lettre de ma fille où elle me souhaitait de passer un agréable noël, elle avait du avoir la mienne également, ainsi que les nombreux présents que je lui avais fais apporter.


    « Oh oui. C’est Lady De Brézé en compagnie d’une de mes connaissances. Allons les rejoindre si vous le voulez bien, Jane.»


Je me mis en direction de Mary Abbot, dans sa magnifique robe mauve et de Louise, ma meilleure ennemie. Aujourd’hui, je ne voulais pas parler de politique – c’était noël, il était déjà assez morne comme ça pour ne pas rajouter une dimension lourde. Les noëls n’avaient plus de saveur, la vie n’en avait plus mais je continuais et j’avançais dans un seul but : offrir une Ecosse Catholique à ma fille. Les protestants avaient du souci à se faire, Jane avait raison. C’était le message que Mary Tudor essayait de faire passer. Je savais que tôt ou tard, Jane Grey monterait sur le billot, son sang salirait le parvis. Ce n’était qu’une question de temps.


    « Lady de Brézé, Lady Abbot. J’espère que nous ne vous dérangeons pas ? Je vous souhaite de passer un Joyeux Noël en tout cas. »


Je posais mon regard lourd, mes prunelles dans les prunelles de Louise. Elle aussi, son noël devait être pesant loin de ses enfants. Cela ne me faisait ni chaud, ni froid. Je ne compatissais pas. Compatissait-elle à mon sort ? Non.  Je pouvais me consoler en me disant que ma fille avait un bel avenir tout tracé devant elle.  Je laissais un sourire chaleureux à Mary Abbot. Cette servante devenue noble. Je me demandais encore comment était-elle arrivée à une pareille attention ? Je restais à côté de Jane, nos robes nous séparant, mais c’était l’une des rare ici en qui je pouvais avoir confiance et qui me suivait comme mon ombre.

On nait seul. On vit seul. On meurt seul. Joyeux Noël Marie de Guise.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 5 Oct - 17:25
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Le meilleur moment pour comploter ? Noël assurément


Une flamme dans le regard et un sourire hypocrite aux lèvres, Louise parcourait son regard d'acier sur la salle comble de bal. On se serait presque attendu à ce que la tension provoqué par sa présence disparaisse en même temps que cette ombre rousse. Il n'en était évidemment rien et la lourdeur de la fête semblait encore se chargeait. Les nobles catholiques se réjouissaient du sang qui allait couler à flot. Bientôt, ils admireraient la jolie petite tête de la Reine de neuf jours choir sur le parvis. Les exécutions royales sont l'instant béni où le puissant s'abaisse à leurs pieds. Les fantasmes pourraient parfois se résumer à ça. Et pourtant... pourtant cette guerre
que beaucoup attendait, bientôt tous la maudirait dans un même souffle. Protestants comme Catholiques rêvent de faire couler le sang des chrétiens. Le Seigneur avait donné une religions aux homme pour qu'ils s'aiment. Et voilà qu'il s'entre-tuer. Louise avait espérer faire cesser les horreurs qui allaient naître en France. On le sentait, on le pressentait. Mais nul n'est prophète en son pays, et un Guise était évidemment dans ses histoire. L'humour est une façon de remettre en question les choses qu'on considère comme intouchables. Face à ce vieux précepte, la jolie française essayait de voir la situation positivement. Mais ce Noël battait à plat de couture toutes ses déceptions passées.

La Brézé était de ces femmes forgés dans le feu des Enfers et refroidit dans les eaux du Styx. Elle fixait sa compatriote d'un œil un peu éteint. Sa robe mauve lui paraissait un peu moins belle. Même sa jolie tenue émeraude au haut très claire qui devenait de plus en plus foncés jusqu'à en être presque noir.  Elle remarqua au loin Thomas. Encore un Thomas. Elle s'en fichait cette fois-ci. La nuit tous les chats sont gris et surtout la nuit de Noël.

D errière Mary Abbot, elle vit arriver la Reine tant détestée. Que faisait là Marie ? Et surtout ! Pas tous les saints, pourquoi venait-elle vers elle. Déjà qu'elles devaient vivre dans la même demeure, être continuellement dans la même ville. La Reine pensait bientôt retournait en Écosse déclenchait une nouvelle guerre. La neige couverte de sang devait être véritablement magnifique. Les protestants aussi allaient être heureux de voir mourir les leurs. Pour le première fois, Louise se réjouissait de savoir ses enfants loin d'elle. Il n'allait pas subir cette guerre.

« - Lady de Brézé, Lady Abbot. J’espère que nous ne vous dérangeons pas ? Je vous souhaite de passer un Joyeux Noël en tout cas.»

C'est Lady de partout. Entre françaises, elle pouvait bien éviter d renier leur patrie. Malgré tous ce qu'elle prétendait, Louise devait bien reconnaître que Marie était française elle aussi. Les prunelles sombres de la Reine se plongèrent dans celle de l'angélique française. Deux mères seules en ce jours de Noël, chacune se réjouissant de la solitude de l'autre. Il n'y a pas à dire, la vie est parfois sadique, une pierre qui roule n'amasse pas mousse, pas plus que la méchanceté appelle la compassion. Marie était tellement, follement peu compatissante, logique qu'elle n'attire que la méchanceté. A ses cotés, il y avait Jane. Louise évita le regard de la fille en la présence de la Reine.

« - En cette soirée de Noël, l'amitié est de mise. Comment vous portez-vous ?»

Louise sourit de toutes ses belles dents blanches. Un sourire légèrement sournois sur les bords. Seulement sur les bords, Noël ne doit pas devenir une fête trop ratée. Le contrôle reste quand même une notion illusoire et éphémère. On a beau garder la maîtrise des événements, nul n'est en mesure de tout prévoir.

« - Joyeux Noël»
©Leris


Dernière édition par Louise de Brézé le Mer 13 Nov - 12:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 5 Oct - 19:41

Noël à Whitehall Palace

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Mary Grey & la Cour

La Reine Tudor avait un talent indéniable pour pulvériser l'ambiance. Mary commençait tout juste à s'amuser, et il avait suffi de quelques mots pour tout annihiler. A croire qu'elle le faisait exprès. Si aucune émotion n'apparut sur le visage de Frances, Katherine blêmit et rejoignit sa cadette dès la fin de la danse. Elle non plus n'avait plus le coeur à s'amuser.

"Tu danses toujours aussi bien, Katty", sourit l'enfant dans l'espoir de voir sa soeur se détendre un peu. La blonde lui sourit, à défaut de lui répondre, mais son sourire exprimait tout. C'était déjà ça de gagné.

Un regard suffit pour laisser comprendre à la jeune Grey que le petit discours de la Reine avait provoqué un drôle de remous dans toute la salle. Certains souriaient plus ou moins franchement, tous commentaient sans vergogne, et à nouveau, la fillette eut l'affreuse impression d'être une proie de choix jetée dans une arène, comme les premiers Chrétiens jetés aux lions par les Romains, qui attendaient leur mort alors qu'autour d'eux, les bêtes tournaient et retournaient, patientes et cruelles, attendant le moment propice pour se jeter à leur gorge, toutes griffes dehors. Cependant, la présence de sa chère tutrice, Catherine Willoughby, rassura Mary : au moins, il y avait quelqu'un dans cette maudite salle qui la protégerait au cas où un lion jaillissait d'on-ne-sait-où pour lui planter ses crocs dans le cou, sur ordre de la Reine Mary. Qui sait si, à l'instar des Romains, elle n'était pas capable de commander aux lions ?

La petite demoiselle sourit à nouveau et fit un salut de la main à Catherine, alors que celle-ci regardait dans sa direction. Elle mourrait d'envie d'aller la voir, lui parler, pour être près d'une des rares personnes qui ne lui voulaient aucun mal, mais la présence d'Anne Stanhope la retint : la veuve d'Edward Seymour ne portait aucun des Grey dans son coeur et Mary ne se sentait pas en état de subir le sarcasme et les sous-entendus de la présomptueuse femme. Un autre jour, quand elle se sentirait en meilleure forme, capable de répliquer du tac au tac, peut-être. Mais pas aujourd'hui. De toute façon, savoir Catherine présente était suffisant pour mettre un peu de baume au coeur de la très jeune Lady.

" - J’espère que vous passez un Joyeux Noël, Lady Mary.
- Thomas !"


Elle se leva d'un bond et passa sous la table pour rejoindre son interlocuteur. Son sourire s'était élargi.

"Je suis contente de vous voir, Thomas, vous m'avez tant manqué ! Pourquoi ne vous ais-je pas vu plus souvent ? J'ai parfois eu l'impression que vous ne vouliez pas me voir !"

Mary avait dit cela joyeusement, trop heureuse de voir un second visage connu et apprécié, mais ses propos étaient réels : toujours, elle avait apprécié le duc de Hertford, qui le lui rendait bien, du moins étais-ce l'impression qu'elle avait... Mais il s'était montré si froid, si distant ces derniers temps, qu'elle s'était demandé si l'affection qu'il avait pour elle avait été vraie. Mais ce soir, il avait l'air heureux de la revoir, et la réciproque était vraie.

"Vous connaissez ma grande soeur, Katherine ?" Mary pivota à demi et montra à Thomas l'autre fille Grey, toujours assise sur sa chaise. Poliment, la blonde le salua.

"Pour répondre à votre question..." Elle hésita, mais peu de temps, et baissa la voix : "j'ai connu de meilleurs Noëls, je l'avoue. Avant, c'était mieux." Mary était persuadée que Thomas comprendrait fort bien ce qu'elle voulait dire par "avant". Après tout, il était des leurs, non ?

Mary Grey eut une pensée pour les absents, son père et sa soeur. Depuis quelques jours, la rumeur de la libération d'Henry Grey était parvenue aux oreilles de la fillette, qui avait essayé par tous les moyens de savoir si oui ou non, son père était libre, mais tous se refusaient à lui répondre, même Frances. Donc la fillette restait dans un flou total et angoissant, qui était loin de lui venir en aide dans ces épreuves.

"Et vous, vous passez de joyeuses fêtes, Lord Thomas ?"

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Dame de cœur
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 6 Oct - 11:58
Noël à la cour de Londres.


A Noël, je n'ai pas plus envie de rose que je ne voudrais de neige au printemps. J'aime chaque saison pour ce qu’elle apporte.
Mary était absolument ravie d'être là mais se languissait de son cher White Swan. C'était le seul endroit où elle se sentait chez elle sans être épiée et surveillée. A Whitehall Palace, non seulement elle avait l'impression d'être surveillée mais, en plus, elle était sure que le vice était poussé jusqu'aux jardins où il y aurait des gardes postés derrière chaque arbres! Impression qui se calmait quand elle était dans son domaine du cygne blanc.

Une fois arrivée à la salle de réception vêtue de sa splendide robe, elle sembla chercher quelqu'un. Elle serait tentée d'avouer que la seule raison pour laquelle elle a accepté de venir était cette personne. Elle sirota son verre de vin rouge quand une voix l'interrompit dans sa contemplation:


« - Ma chère Mary, vous êtes enfin là.Vous semblez bien portante avec cette hiver glaciale. »


Elle se retourna et vit Louise de Brézé, Duchesse d'Aumale et Dame d'Anet ainsi que sa confidente attitrée, elle sourit pour répondre à celui de sa bonne amie et elle dit:

Merci de vous inquiéter pour ma santé. Mais je vais beaucoup mieux et, vous savez, j'ai connu bien pire

Elle faisait, bien évidemment, allusion à sa période de deuil où sa santé s'était très vite détériorée à un point qu'on craignait pour sa vie. Pendant cette période, la surveillance de sa personne a augmenté car on craignait qu'elle ne perde la raison. Seules la présence de Louise et la crainte qu'on l'enferme à nouveau dans un couvent ont pu l'aider à aller mieux. Elle faisait aussi référence à son ancienne vie de paysanne qui n'était un secret pour personne! Après tout, pendant cette période, elle mourrait facilement de froid.

« - Que pensez-vous de cette annonce. »

Elle sembla perdue dans ses pensées et sirota son verre. Elle se sépara de son verre et dit:

Que les protestants ont plus qu'intérêts à bien se tenir! C'est un fait! Une nouvelle guerre de religion se prépare...Elle prit une pause:mais j'ai aussi senti une mise en garde...Croyez vous qu'elle me passait un message?...Un message à transmettre au Roi?

Elles n'eurent pas le temps d'en débattre que Marie de Guise, Reine douairière d'Ecosse se dirigea vers elles accompagnée:

« Lady de Brézé, Lady Abbot. J’espère que nous ne vous dérangeons pas ? Je vous souhaite de passer un Joyeux Noël en tout cas. »


Elle répondu au sourire de la Reine avec une courbette protocolaire et un:MajestéElle se redressa et enchaina avec:Vous ne nous dérangez pas, voyons! Joyeux Noël à vous aussiLa seule chose qui la fit tiquer était le fait que la Reine avait dit "Lady" au lieu de "Mademoiselle" mais elle n'en eu cure contrairement à Louise qu'elle s'était être énervée.

« - En cette soirée de Noël, l'amitié est de mise. Comment vous portez-vous ?» Répondu, par politesse, Louise avant d'enchainer avec un rapide "joyeux Noël" avec un sourire limite sournois. Mary porta son verre à ses lèvres pendant la bataille visuelle des deux femmes. Son verre fini, elle le déposa sur le plateau d'un serviteur et reprit un autre verre. Elle tentait de trouver un moyen pour que les deux femmes arrêtent de se fusiller du regard et dit, sur un coup de tête:

Magnifique soirée, ne trouvez vous pas?C'était sur un coup de tête mais suffisamment calculé pour paraitre naturel. Elle conclu ça par un sourire chaleureux tout en continuant ses petits coup d'oeil dans la salle n'ayant toujours pas trouvé la personne pour qui elle s'était réellement déplacée jusqu'ici.

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Mary Tudor
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 6 Oct - 21:15


Noël à la cour de Londres.



Alors que Mary Tudor était retournée dans ses appartements, la fête était toujours de mise dans la salle des banquets du palais de Whitehall. Mary Abbot la bâtarde française avait rejoint sa compatriote Louise de Brézé pour converser, mais bien vite l’ambiance s’envenima, quand Marie de Guise et sa belle-fille Jane Stuart rejoignirent le duo, il va y avoir des étincelles dans l’air. Eleanore Worth faisait la connaissance avec Antanasya Cavendish, qui de son côté n’avait pas digéré les paroles de la reine, tout comme la petite Mary Grey qui reçut la compagnie de Thomas Hertford. Anne Stanhope était de son côté en pleine conversation avec Catherine Willoughtby, qui a l’air de savoir beaucoup de chose à propos de la révolte qui se prépare. Affaire à suivre…
De son côté, notre reine, suivit de ses gardes et de ses dames d’honneur les plus fidèles dont Susan Clarencieux, retournait dans ses appartements, même le jour de Noël, une souveraine restait une souveraine et l’amusement ne durait jamais bien longtemps. Plusieurs lettres d’ambassadeurs l’attendaient et Mary devait en recevoir certains pour converser sur les affaires étrangères. Deux gardes étaient postés à la porte de la reine et quand celle-ci la franchit, elle vit tout de suite que quelque chose n’allait pas. Une odeur de cadavre flottait dans l’air et quand la souveraine entra dans sa chambre, c’était pour y découvrir le cadavre d’un chien, portant autour du cou une médaille catholique. Mary n'avait pas besoin de chercher plus loin, les protestants voulaient la tuer, l’hérésie était partout ! Furieuse, la reine ordonna à l’un des gardes de prendre l’animal et elle retourna dans la salle des banquets. Bon nombre de ces hérétiques étaient là, elle avait elle aussi un message à leurs faire passer. Dès qu’elle mit un pas dans la pièce, le silence gagna tous les invités, bien plus encore quand le cadavre du chien fut jeté au sol.

« Mes ennemis veulent attenter à ma vie, ils veulent me tuer pour prendre le trône et semer le chaos dans mon pays. Que ces ennemis sachent que je ne baisserai pas les bras, je brandirais l’épée s’il le faut pour protéger l’Angleterre et l’héritage de mon père. Rien ne m’empêchera d’apporter la paix dans mon pays et de le conduire dans la vraie foi, puisque tel est mon destin. » Prononça la reine d’une voix forte.

Après ce nouveau discours, Mary détailla un à un ses invités et s’attarda un peu plus sur ceux qu’elle soupçonnait être des hérétiques, comme les Cavendish, les Grey, les Willoughtby. Ceux-ci paieront de leurs vies s’ils se dressaient contre elle.


♣ Information sur le jeu : Vous pensiez la reine partit dans ses appartements? Et bien la voilà de retour passablement énervée à propos de ce qu'elle vient de découvrir dans sa chambre. Sachez que dans la vraie Histoire, Mary a réellement trouvé le corps d'un chien dans ses appartements. Comment votre personnage va-t-il réagir face à cela? Laissez-vous aller !
Pour agrémenter vos RP, vous pouvez évoquer notre nouvelle intrigue qui se trouve (ICI). Ce premier tour durera jusqu'au 20 octobre et vous pouvez y répondre autant de fois que vous le voulez. Il n'y a pas d'ordre de passage. Et si vous êtes sage, la reine viendra peut être vous faire un coucou !


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Ven 11 Oct - 18:44


Un Noël anglais.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Les festivités continuaient au Palais de Whitehall, même en l’absence de la reine. La musique battait toujours son plein et les danseurs toujours au centre de la pièce rivalisaient de grâce. La danse était le meilleur moyen pour chacun de concurrencer l’autre et de montrer qu’on était le meilleur. Jane Stuart avait appris depuis son plus jeune âge à danser, après tout une fille de roi devait savoir faire des prouesses et montrer à tous qu’elle était digne de son rang et de son sang. La jeune femme avait toujours adoré danser et pour elle, cet exercice n’avait jamais été une contrainte, surtout quand elle pouvait se faire admirer. Jolie princesse dans sa robe, elle avait toujours de nombreux cavaliers à son bras et cela la ravissait et jamais pour rien au monde, Jane aurait troqué sa vie de paillettes pour celle d’une simple paysanne. La brune savait qu’elle avait eu de la chance d’être la fille d’un roi, elle avait l’argent, les plus belles parures, les plus grands châteaux, les honneurs et les titres, pourquoi renoncer à tout cela pour vivre dans le plus grand dénuement. L’argent faisait son bonheur à défaut d’avoir pu épouser un homme qu’elle aimait réellement. Dans les contes, les princesses rencontraient toujours le prince charmant, celui qui leurs faisait chavirer le cœur, mais dans la réalité, les princesses ne connaissaient pas l’amour. Pour elles, on faisait milles et unes tractations pour trouver le parti le plus avantageux et pour l’envoyer dans un pays étranger. Dans son malheur, Jane avait eu de la chance, elle était demeurée écossaise.
Durant la fête, Jane se trouvait toujours aux côtés de sa précieuse belle-mère Marie de Guise qu’elle n’avait pas revue depuis que cette dernière avait quitté l’Ecosse pour l’Angleterre. La reine douairière lui confia d’ailleurs, elle ne désirait qu’une chose, retrouver sa patrie. On ne pouvait pas dire que l’Ecosse s’ennuyait beaucoup de sa régente, puisque pendant ce temps, les protestants en profitaient pour convertir un peu plus le peuple. D’ailleurs, Marie ne devait pas tarder à repartir, si elle ne voulait pas retrouver un pays hérétique à son retour.

« Oui, votre absence se fait ressentir, dans notre si beau pays. Quand comptez-vous revenir ? » Demanda la jeune femme ne voulant pas trop s’attarder sur les problèmes que connaissaient l’Ecosse.

Alors qu’elle fit remarquer à Marie la présence de Louise de Brézé en compagnie d’une jeune femme que Jane ne connaissait pas, celle-ci voulut aller les rejoindre. Jane la suivit, curieuse de rencontrer ces deux personnes. Marie les salua toutes les deux et la jolie écossaise apprit que l’inconnue se nommait Abbot, ce nom ne lui disait rien, elle se présenta donc à elle.

« Lady de Brézé, c’est une joie de vous revoir ici, je vous souhaite un joyeux Noël. » Disait Jane joyeusement, avant de se tourner vers l’inconnu. « Nous n’avons jamais été présenté. Lady Jane Stuart. » Ajouta la brune tout en se présenta à Lady Abbot.

La mauvaise ambiance était palpable, en effet Jane connaissait l’hostilité qui régnée entre Marie et Louise et cela depuis les lointaines contrées écossaises voir françaises. Alors que la politesse était de mise, la musique s’arrêta et un silence pesant régna dans la salle. Jane se retourna et découvrit la reine Mary Stuart, le visage sombre et furieux. A ses côtés se trouvaient un garde portant le cadavre d’un chien mort, qu’il posa sur le sol. Mon Dieu, qu’avait-il pu se passer ? Jane était choquée, mais garda le silence. Puis la reine se mit à parler disant que ses ennemis la menaçaient et qu’elle ferait tout pour se protéger et faire revenir la foi catholique dans son pays. A nouveau le silence l’emporta dans la pièce, pendant ce temps, la reine détailla plusieurs personnes. Jane pensa aussitôt que celles-ci avaient beaucoup d’inquiétude à se faire.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 13 Oct - 17:49



Un Noël à la cour de Londre


Eleanore commençait doucement à s’habituer à ce monde riche, remplie d’or et de pierreries. Ces yeux s’habituer doucement aux couleurs dorées du Palais-royal de la Reine Mary. Elle était certes un peu dépassée par tout cela, mais le dépaysement était parfois bénéfique. Elle rentrait dans le monde des grands. Elle prenait le rôle que son père avait joué durant tant d’années, elle reprenait le flambeau doucement. Et elle comprenait petit à petit pourquoi son père l’avait envoyé à Londres si loin de sa terre natale. Bien qu’au début cela l’est rebuté, elle avait d’abord côtoyé la populace de Londres, pour s’habituer à son environnement et maintenant elle était à la cour de Londres.

Certes elle n’était pas mariée et elle avait vingt-cinq printemps, et elle se doutait que son père était en ce moment même en train de chercher un parti que sa fille ne pourrait pas refuser. À moins que la jeune femme ne trouve elle-même son bonheur à Londres. Elle devait grandir soudainement vite, quitter le monde qui l’avait vu grandir, elle abandonnait ses jeux d’adolescente et attaquait les jeux des adultes. Elle se sentait petite et perdue mais elle aimait les défis, elle allait affronter ce monde la tête haute.

Sa conversation avec Antanasya Cavensish, lui permettait de se mettre dans la peau de la noble qu’elle devait être. La duchesse du Devonshire, lui demanda si c’était la première fois qu’elle assistait à ce genre de réception. Eleanore se disait qu’elle avait peut-être tapé fort pour sa première fois à la cour mais il fallait un début à tout.
« Oui c’est la première fois et je dois bien avouer que c’est assez impressionnant quand vous n’avez pas l’habitude de fréquenter tant de représentant de la noblesse anglaise et étrangère. »

Eleanore avait déjà voyagé avec son père, mais c’était son père qui parlait, qui agissait. Elle ne faisait que l’accompagner et découvrir les merveilles du monde. Elle était allée une fois en Espagne et plusieurs fois en Écosse pour rendre visite à la famille de sa mère. Mais elle n’était jamais seule pour affronter d’autres nobles. Aujourd’hui, en ce jour de Noël elle était seule et devait se comporter comme son père le lui avait appris des années auparavant. À cette époque, Eleanore trouvait ses leçons bien ennuyante et inutile mais elle comprenait enfin leur utilité, elle se disait qu’elle aurait dû être plus attentive à certains moments.

Le départ de la Reine n’avait pas ralenti les festivités malgré sa déclaration qui n’annonçait rien de bon pour les Protestants. Antanasya évoqua une guerre, où le sang coulera forcément. Eleanore se doutait que tout commencerait lorsque Jane Grey monterait sur l’échafaud. La jeune femme n’était pas forcément pour une guerre ouverte, avec le sang. Car ceux qui allaient en pâtir seraient le peuple en premier lieu.
« Si la Reine souhaite garder son trône, il faudra éviter de faire couler trop de sang. Un bain de sang n’est jamais la solution pour garder le respect des autres. »

Eleanore le pensait sincèrement. Elle était catholique et elle était partisane de la Reine, mais il ne fallait pas qu’elle commette l’irréparable dans cette guerre contre les Protestants. Pour le moment le peuple était avec elle, mais pour combien de temps si trop de sang coulait. Le terrain était glissant et dangereux. Le moindre faux pas pourrait renverser encore une fois le pouvoir.

La reine revint subitement provocant un silence soudain. Et ce qui se passa par la suite choqua la jeune femme, qui n’était visiblement pas au bout de ses surprises pour ses premiers pas à la cour. Lorsque le cadavre du chien vu jeté à terre, Eleanore ouvrit des yeux stupéfiaient. Les Protestants avaient visiblement frappé fort, très fort. La Reine semblait hors d’elle. Il en fallait beaucoup pour effrayait la brunette mais là, elle commençait sincèrement à ne pas être très rassurée. Attaqué la Reine de cette façon, allait accélérer le processus de cette guerre de religion qui régnait.



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❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.
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