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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Admin ❧ « Duchesse de vos coeurs. »
♕ Métier : Duchesse ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestante ♕ L'avatar a été fait par : fassophy ♕ Mon nombre de messages est : 2572 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 06/10/2012 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Elizabeth - Constance - Edward

MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 13 Oct - 21:46



Un Noël à la cour.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
La cour anglaise, peut-être la plus belle de toutes celles d’Europe selon Antanaysa, mais son jugement risque d’être altérer tellement elle aimait son pays. De plus, la jeune femme n’avait jamais voyagé en France et encore moins en Italie, là où l’art et le faste était de mise. La duchesse de Devonshire, même si elle défendait la cause des plus pauvres tenait à sa position, qui lui permet d’aider les plus démunis. Tout l’or qui se trouvait dans cette salle pourrait nourrir Londres pendant un an, ça s’était certains. La plupart des habitants de ce pays ne pourrait peut-être jamais manger au cours de sa vie l’un de ces mets. La veille, un repas avait été donné pour les plus démunis, Anya avait longuement contribué à la mise en place de cet évènement, en restant discrète, mais à grand renfort de livre d’or. William n’avait rien dit face au gaspillage de son épouse, cela faisait bien longtemps qu’il se pliait à la passion de sa femme pour donner au plus pauvre. De toute façon, Antanasya était beaucoup trop insistante quand il s’agissait de faire valoir sa parole, il valait mieux lui céder si on ne voulait pas avoir trop d’ennui. La cour était l’élément de tous les nobles, mais les premiers pas étaient toujours difficiles. La duchesse de Devonshire n’avait que quinze ans quand elle fit ses premiers pas, en tant que jeune mariée et tout cela après le scandale qu’avait provoqué son mariage. Anya avait eu beaucoup d’appréhension, mais elle avait affronté l’épreuve avec beaucoup d’intelligence et de patience. Aujourd’hui, après dix ans, elle était une femme qui avait su s’imposer et elle était toujours là pour soutenir les autres. Dernièrement, elle avait conseillé la flamande Katelina, qui n’était pas d’origine noble et venait d’en épouser un. Eleanore Worth serait donc celle qu’elle aiderait en cette nuit, même si la demoiselle semblait savoir comment se comporter, elle manquait de confiance face à cette fosse aux lions.

« Ne vous inquiétez pas, souriez quand vous en avez l’occasion, répondez quand on vous questionne, dansez avec les hommes qui vous le propose et tout se passera très bien pour vous. Vous risquerez d’être le centre de certaines conversations, comme vous êtes nouvelle, mais cela ne durera pas longtemps. Croyez-moi mon entrée à la cour s’est faite par un scandale. » Riait la duchesse pour détendre la jeune femme.

Les deux jeunes femmes écoutèrent le discours de la reine qui était profondément antiprotestants. Antanasya le savait, le combat serait rude, sanglant et beaucoup de têtes finiraient par tomber, beaucoup de ses amis perdront la vie, surtout avec la révolte qui se préparait. Henry Grey, qui ne perdait en rien de sa superbe et faisait partie des principaux instigateurs de la révolte. Thomas Howard, Thomas Wyatt eux aussi étaient les leaders de cette révolte, que Dieu les protège.

« C’est vrai, mais cela beaucoup de souverain semblent l’oublier. » Ajouta Antanasya tout en suivant du regard le départ de la reine.

Les deux jeunes femmes continuèrent leur conversation, jusqu’au moment où à nouveau le silence régna, la reine venait à nouveau d’entrer dans la salle des banquets et pas seule, entourée de ses gardes et de ses dames d’honneur. Le regard sévère, scrutateurs. Antanasya ne comprit pas tout de suite la raison de ce retour, mais quand elle vit ce que portait le garde, elle comprit. Quelqu’un avait envoyé une menace à la reine, un protestant bien sûr, mais qui ? Qui aurait osé compromettre son clan ? Qui avait eu la main aussi folle pour tuer cet animal et laisser un message dans les appartements de la reine ? Le regard que la reine lança à son mari lui glaça le sang, elle savait, elle n’oubliait pas qu’ils avaient été protestants. Que Dieu les sauve, ils ne seraient plus jamais en paix.


    une guerrière portant des jupons
    code broadsword.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Jeu 17 Oct - 16:51
Noël à la cour de Londres

25 Décembre 1553


Thomas se tenait face à la jeune Mary Grey, arborant sur les lèvres le sourire le plus vrai et sincère qu'il avait eu depuis bien des semaines. Depuis ce fameux jour d'été où sa vie avait basculé. Il était ravi de pouvoir enfin parler à Mary après tout ce temps. Elle... celle qu'il avait toujours apprécié, celle qu'il avait toujours voulu protéger. Étrange de voir comme la vie pouvait bouger à une vitesse folle entre les personnes. Et à cause de cette vitesse, il s'était éloigné d'elle, tout comme il s'était éloigné de toutes personnes qui pourraient montrer à la Reine qu'il appartenait à la cause protestante. Oui...il avait agi de façon égoïste jusqu'à ce jour, mais là, il se montrait plutôt irréfléchi. En effet, alors qu'il souriait, ravie de retrouver Mary, il senti brutalement l'erreur qu'il avait fait en l'approchant. Car en agissant comme il l'avait fait, c'était comme s'il prenait parti pour une cause et entre autre, le protestantisme et la sœur aînée de Mary, Jane. Il espérait fortement que le fait qu'il était en train de parler à la jeune Grey, ne serait vu de personne ou en tout cas, personne qui n'y prête vraiment attention, mais il avait espéré en vain, car la protectrice de cette dernière, Catherine Willoughby, venait de remarquer qu'il s'était approché de sa protégé. Autant dire que ce n'était pas là chose qui allait l'aider dans ses affaires, car la noble, allait certainement chercher à savoir qui était ainsi allé parler à Mary et si elle faisait le rapprochement entre le fervent protestant, comptant parmi les plus proches nobles de l'ancienne Reine Jane, qu'avait été son frère, la réputation qu'il s'était forgé risquait fort d'en pâtir et son masque de se briser, car arraché.

Tandis que de sombres pensées se mirent à jaillir dans son esprit, la jeune Mary venait de voir que son interlocuteur n'était autre que Thomas et avait prononcé tout haut son nom. Et bien qu'il se sentait au fond de lui, bien mal d'avoir agi ainsi, il ne pu s'empêcher de sourire en voyant les lèvres de la jeune fille s'étirer en un merveilleux sourire. « Vous m'avez-vous aussi manqué, Mary, beaucoup et je vous présente mes excuses de ne pas être venu vous voir plus souvent. Mais certaines affaires m'ont tenus accaparé et dans l'incapacité de voir beaucoup de monde. Oh ! Mary ! N'en croyez rien ! Vous devriez pourtant savoir que vous voir me fait énormément plaisir et si je vous ai donné cette impression, je tiens à nouveau à m'excuser. » Les paroles de Mary, avaient crée autour de Thomas une sorte de bulles, comme si toutes les mauvaises pensées ne pouvaient s'en approcher, ce qui eu pour effet de le faire redevenir, en quelque sorte, comme le Thomas qu'il avait toujours été. Personnalité, que Thomas s'était mis à cacher depuis l'été. Il se sentait bien. Il se sentait vraiment bien. Car en parlant ainsi, il avait le sentiment de se défaire quelque peu du fardeau qu'était le sien. Soudainement, Mary se tourna vers sa soeur, que Thomas n'avait pas salué par manque d'attention tantôt. « En effet, j'ai eu le plaisir de croiser quelquefois votre grande soeur à des réceptions. » Il l'avait déjà vu, mais jamais jusqu'alors il lui avait parlé, car tout comme il avait pris ses distances avec Mary, il en avait pris avec tous membres de la famille Grey. Courtoisement, le Duc inclina sa tête en arborant un sourire amical.

Aussi rapidement que Mary avait fait les présentations, elle changea de sujet pour retourner dans la toute première phrase qu'il avait prononcé en guise de salutation. La réponse à sa question était celle qu'il avait imaginée de la part de Mary, car il connaissait bien la jeune fille et il se doutait bien que ce n'était pas là, le meilleur Noël qu'elle avait eu. Après tout, comme parvenir à passer un joyeux Noël alors que deux membres de sa famille se trouvaient absent, enfermés dans la sordide Tour de Londres ? Il plaignait son Noël. Il le plaignait sincèrement. D'autant plus depuis que la Reine avait laissé sous-entendre que le sang des protestants risquait fort de couler avec son règne. « Et vous, vous passez de joyeuses fêtes, Lord Thomas ?» La voix de Mary, le ramena une nouvelle fois à la réalité. Passait-il de joyeuses fêtes ? Se serait mensonge que de répondre par l'affirmatif, car depuis le début de ce mois de fête, il n'avait eu de cesse de se sentir mal, de penser aux fêtes passées. Il était nostalgique. Trop nostalgique pour son propre bien, mais malheureusement, rien ne pouvait y changer. « Pour tout vous dire, Mary, j'ai passé de bien meilleur fête les années précédentes, mais au moins, puis-je me dire que je passe celles-ci aux côtés d'une amie. » Alors qu'il s'apprêtait à ajouter une autre phrase, les portes s'ouvrirent en volés, et la Reine fit son apparition. A ses côtés se trouvait un garde tenant un cadavre de chien. Lentement les sourcils du Duc se froncèrent, cherchant à comprendre ce qui se passait et les paroles de Mary Tudor parvinrent à l'éclairer. Ah ! Comme il aurait voulu avoir cette idée. Montrant ainsi à la Reine que les protestants ne la laisseraient pas faire, mais étant donné qu'il voulait bien se faire voir, il remerciait son esprit de ne pas lui avoir soufflé une telle idée. Les regards que la Reine posa sur les Cavendish, les Grey et les Willoughtby lui glacèrent le sang au même titre qu’ils firent ralentir les battements de son cœur. Il n’avait pas été visé ! La Reine croyait-elle désormais en sa parfaite sincérité ? Doucement, le Duc tourna son visage vers Mary et posa sur elle un regard protecteur. Même si cela pourrait couter à sa vie, il ne laisserait personne faire du mal à cette dernière. Personne.
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La Noblesse Anglaise
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Jeu 17 Oct - 21:56



Un Noël à la cour.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Cela pouvait être de la lâcheté ou encore de la peur, mais Anne s’en moquait, tout ce qui lui comptait, c’était de protéger sa famille, son fils Edward, le digne héritier de son père, sa fille Anne si douce si fragile, qui avait tant souffert et tous ses autres enfants. Henry, Margaret, Jane, Thomas, Mary et Elizabeth, ils étaient tous des morceaux de son cœur et pour rien au monde elle ne voudrait les perdre. Elle avait perdu deux de ses nouveaux nés, son mari, mais ses enfants elle les couverait jusqu’à ce qu’ils soient prêts. Anne craignait cette époque et même si elle était amie avec Mary Tudor, si la reine avait la preuve qu’elle était protestante et qu’elle pratiquait toujours sa religion, Anne était bonne pour le billot. Même amies, elle ne pouvait pas faire confiance en cette reine catholique. Pourtant, elle ne serait pas contre de participer plus activement à la vie politique, mais son séjour en prison lui avait montré, qu’elle devait se montrer prudente en toute circonstance. C’était un vrai paradoxe avec sa vie d’autrefois où elle était très active avec Edward pour faire du protestantisme la religion de l’Angleterre et de l’exporter là où ils le pouvaient, comme en Ecosse ou en France. Cette vie avec Edward avait été si belle, si glorieuse, aujourd’hui, elle ne conservait plus que l’amertume et les souvenirs de ces bons moments. Par moment, Anne se demandait ce que Catherine pouvait penser de sa passivité et si son amie lui en voulait, cependant, les deux femmes n’en avaient jamais parlé, les réponses n’étaient sans doute pas pour maintenant.

« Le découpage du rosbif est tout un art, ces messieurs sont bien heureux de pouvoir le découper eux-mêmes, mais vous avez raison Catherine, laissons ces conversations aux hommes, ils s’en chargeront très bien pour nous. » Riait-elle.

Alors qu’elles parlaient de la petite Mary Seymour, Anne vit la belle enfant jouer joyeusement dans la salle des banquets. Cette petite était un rayon de soleil comme sa mère, cela la duchesse ne pouvait le nier, elle avait tout de Cat et quelques traits de son beau-frère Thomas, même si cela était subtil. Quand elle le pourrait, elle inviterait la petite à Somerset Castle, les filles seraient heureuses d’avoir une nouvelle amie de jeu, l’enfant serait heureuse là-bas.

« Je viendrai, mais en retour, venez à Somerset Castle, les enfants seraient heureux de la revoir, en plus elle aurait beaucoup de compagnon de jeu. » Souriait la mère de famille. « Elle est superbe et me rappelle tellement Catherine, elle a vraiment tout de sa mère. » Se rappela-t-elle avec nostalgie.

Mary était maintenant partie dans ses appartements en compagnie de ses dames d’honneur, en toute logique, elle ne devrait pas revenir de la soirée et pourtant, le contraire arrive. Après quelques temps, le silence se fit à nouveau entendre dans la salle des banquets, la musique s’arrêta de jouer et Anne découvrit le visage sévère de la reine, non loin de là. Elle était entourée de ses dames, mais aussi d’homme de la garde d’honneur, dont l’un portait le cadavre d’un chien mort. De l’endroit où elle se trouvait Anne put constater que l’animal portait une médaille catholique. Ainsi les protestants avaient eu la folie de s’attaquer ainsi à la reine. Etaient-ils fous ? Mary Tudor redoubla ses menaces, avant de partir à nouveau.

« Certaines personnes sont donc assez folles pour jouer ainsi avec le feu. » Déclara-t-elle choquée, ce souvenant des derniers regards que la reine avait jeté sur tous les présumés innocents dont Catherine. Nom de Dieu, on lui avait déjà arraché sa belle-sœur, elle ne voulait vraiment pas perdre son autre Catherine.


    le fils de sa mère
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Jeu 24 Oct - 13:17


Noël à la cour de Londres.






Attentive, je gardais toujours un oeil sur Mary Grey qui semblait joyeusement discuter avec ce mystérieux inconnu qui ne m’inspirait pas confiance. Elle avait pourtant l’air radieuse. Il y avait bien longtemps que je ne l’avais pas vu avec un tel sourire. Difficile d’être heureuse quand on sait que sa soeur aînée risque la décapitation à tout moment. Cette simple pensée me mettait moi même dans tous mes états. Je me promis d’aller rôder près de lui, telle une louve protégeant ses petits, pour découvrir son identité et ce qu’il tramait. Mary pourra penser ce qu’elle voudrait, que je suis une tutrice étouffante et tout ce qui suivait, mais je n’allais pas la laisser se faire importuner par un je-ne-savais-qui qui pourrait lui vouloir du mal. Peut-être étais-je paranoïaque ou trop sur mes gardes. Mais aujourd’hui, on n’était jamais assez sûr. Jamais assez méfiant ou prudent. Méfiance est mère de sûreté, après tout. Alors j’étais prête à me montrer omniprésente, me battre sur tous les fronts pour protéger ce qui m’était cher. J’avais déjà trop perdu. Je n’allais pas laisser cela se reproduire.

De l’autre oeil, je regardais avec bienveillance la petite Mary Seymour rire et s’amuser en toute insouciance dans la grande salle. Anne se rassura de la voir en bonne santé. Ma deuxième pupille était aussi différente physiquement que mentalement de ma première protégée. Là où la petite fille de Charles Brandon était un vrai petit garçon manqué, ne se souciant pas de tomber dans la boue, la fille de Catherine Parr était beaucoup plus délicate et se comportait déjà comme une lady, mais dont la noblesse et les soucis n’avaient pas encore tiré les traits. Je leur portais à chacune le même amour et tentais des les élever du mieux que je le pouvais. Ce qui n’était pas chose aisée, en ces sombres périodes. Leur sécurité était primordiale. Et les protéger lorsque l’une était la soeur d’une soit-disant « traitresse » et l’autre la dernière fille d’Henry VIII, ne me facilitait pas vraiment la tâche.

_N’est ce pas ? renchéris-je auprès d’Anne. Quand je la regarde, j’ai l’impression de voir Catherine.

Je laissais un instant de flottement involontaire entre nous. Perdue dans mes pensées, je me demandais ce qu’il pourrait leur arriver si je me faisais pincer. Si on découvrait mon implication dans la révolte. Si la Reine décida de me faire condamner. Que ferrait-on à mes deux pupilles chéries ? Un frisson d’horreur remonta le long de mon échine. Je savais que Richard les tiendrait à l’écart. Mais pourrait-il les défendre seul ? Et mon époux ? Que lui arriverait-il ?

_Oh, bien sûr, me repris-je. J’accepte votre invitation avec joie. J’ai bien peur que Mary s’ennuie, quelques fois... La maison est grande et très souvent vide. Il n’y a que Richard, Mary et moi. Avant, elle s’amusait avec Mary Grey, mon autre pupille, et elles s’entendaient à ravir. Mais avec tous ces problèmes, Mary s’inquiète pour sa soeur et je crains qu’elle ait déjà laissé l’enfance filer derrière elle...

Nous fûmes soudainement interrompues par l’arrivé aussi brutale que bruyante de Mary Tudor, alors que j’attendais la réponse d’Anne quant  l’inconnu qui parlait avec Mary. Finalement, elle s’était rendue compte qu’elle s’ennuyait, seule dans ses appartements et avait décidé de nous faire grâce de sa présence ? Elle n’avait pourtant pas l’air de quelqu’un ayant envie de s’amuser. Ses yeux étaient aussi noirs que le ciel d’hiver et lançaient des éclairs. Sa bouche tordu en un rictus de rage n’affichait plus le sourire triomphant d’il y avait quelque instants, lorsqu’elle avait annoncé son désir de lutter contre les hérétiques que nous étions. Que diable s’était-il passé ?

Derrière son escorte de dames de compagnie et de gardes royaux, un homme s’avança et laissa tomber un chien devant la salle. De toute évidence, il était mort. Et il portait une imposante médaille dorée, une médaille catholique, autour de son cou. La technique d’intimidation était bien jouée. Mais pas très fine, et je le regrettais. Un paysan armé de son gros sabots aurait pu mieux faire, j’en étais certaine. Cependant, je devais leur tirer mon chapeau. Se glisser comme ça, jusqu’aux appartements de la Reine sans se faire attraper relevait de l’exploit. Mais ils n’avaient pas pensé aux conséquences que cela impliquerait. La révolution avançait lentement, mais surement. Les catholiques pensaient à des foutaises et ne s’y intéressaient pas trop. Nous étions tranquilles. Maintenant, les contrôles redoubleraient. La Reine se montrerait plus méfiante. Ah Seigneur, nous étions dans de beaux draps.

Mes craintes durent confirmées lorsque Mary nous jeta à la figure menaces sur menaces avant de nous fixer, nous, les protestants. Tour à tour, elle fixa Mary, Katherine, Antanasya, Richard et moi. Ses yeux glacés me firent frissonner. Je soutenais son regard, je n’avais rien à dissimuler. Cette « merveilleuse » idée n’était pas de moi. Je ne trempais pas là-dedans. Mais il était certain que je ne laisserais personne toucher un seul cheveux de la tête des Grey et des Cavendish. Je jetais un coup d’oeil à mon époux qui me retourna un sourire un peu crispé. Je déglutis et bougeait imperceptiblement la tête. Bon, tant qu’elle était toujours là, rien n’était joué. Tête coupée ne se raccommode pas, repentir tardif ne répare pas.

_Il faut le croire, ma chère Anne. De vrais petits imbéciles. Peut-être chantent-ils déjà leur exploit dans une taverne proche. En attendant, je crains de ne pas m’être faite une nouvelle amie...

La Reine tourna les talons et partit comme elle était venue. Une tempête venait d’être déclenchée en ce soir festif.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Ven 25 Oct - 10:40

Noël à Whitehall Palace

I’ve tried to make this life my own, to find myself, I’ve searched alone. To let love go and let it in, I found it burning like a sin. I’ve worked it out, but learned it hard, it’s sad inside and life is out. Till I won’t settle down and watch either way.
Mary Grey & la Cour

" - Vous m'avez-vous aussi manqué, Mary, beaucoup et je vous présente mes excuses de ne pas être venu vous voir plus souvent. Mais certaines affaires m'ont tenus accaparé et dans l'incapacité de voir beaucoup de monde. Oh ! Mary ! N'en croyez rien ! Vous devriez pourtant savoir que vous voir me fait énormément plaisir et si je vous ai donné cette impression, je tiens à nouveau à m'excuser.
- Bon, bon, "
elle sourit d'un air malicieux, "je vous pardonne pour cette fois."

D'autant qu'il n'avait rien à pardonner. Pour avoir vu son père, Mary savait combien l'entretien d'un domaine coûtait de temps. Et en vérité, elle était trop heureuse de le voir lui adresser la parole à nouveau. Qu'elle idiote elle avait été, de croire qu'il l'évitait ! Alors que toujours, Thomas et elle s'étaient entendus comme larrons en foire ! Le Lord salua Katherine en retour. Autour d'eux, l'effervescence était toujours la même, mais Mary s'en fichait à présent. Impressionnant comme la présence d'une personne appréciée pouvait influencer sa perception des choses. Et dire qu'une heure plus tôt, elle râlait de tout son soûl à cause de cette fête de Noël à laquelle elle n'avait pas la moindre intention d'assister. Maintenant, elle n'avait plus besoin d'imaginer les murs de Suffolk Castle à la place de ceux Whitehall Palace, le visage de Jane à la place de celui de Mary Tudor, la présence de son Père à ses côtés comme il l'avait toujours été. Rien de ceci n'avait d'importance, c'était comme si le temps s'était arrêté, ou mieux, revenu un an en arrière, à l'époque ou tout allait bien. Lorsque la fillette demanda à son ami si il passait de bonnes fêtes de fin d'année, sa réponse fut un écho à celle de la jeune Grey.

" Pour tout vous dire, Mary, j'ai passé de bien meilleures fêtes les années précédentes, mais au moins, puis-je me dire que je passe celles-ci aux côtés d'une amie. "

La fillette eut un sourire radieux.

" Et moi avec un ami, Lord Thomas. J'espère que vous resterez un peu à la Cour ! "

Au moins, elle verrait un visage familier et apprécié, chose non négligeable en ces temps ou Mary avait l'impression que le moindre regard des courtisans lui était hostile. Thomas semblait vouloir ajouter quelque chose, mais la Reine fit, à cet instant précis, une entrée fracassante dans la pièce. Elle était blême de rage et ses yeux étincelaient de fureur. Ses dames de compagnies la suivaient, l'air aussi choqué que leur maîtresse. Une flopée de gardes entouraient sa royale personne, et l'un d'eux tenait entre ses bras le cadavre d'un chien. A la vue du spectacle, Mary eut un hoquet, et Katherine poussa un petit cri.

" Mes ennemis veulent attenter à ma vie, ils veulent me tuer pour prendre le trône et semer le chaos dans mon pays. Que ces ennemis sachent que je ne baisserai pas les bras, je brandirais l’épée s’il le faut pour protéger l’Angleterre et l’héritage de mon père. Rien ne m’empêchera d’apporter la paix dans mon pays et de le conduire dans la vraie foi, puisque tel est mon destin. "

La petite bulle de protection qui avait entouré Mary, Thomas Hertford et Katherine pendant quelques minutes vola en éclats. Figée sur place, la fillette ne parvenait pas à détacher ses yeux du cadavre de l'animal. De loin, elle avait cru qu'il s'agissait de son propre chien. Elle ne releva les yeux que pour croiser le regard noir de haine de Mary Tudor, regard qu'elle soutint fermement : la Tudor n'avait absolument pas le droit de l'accuser, ou d'accuser sa soeur, mais elle les savait protestantes. Tant qu'elle serait à la tête de l'Angleterre, jamais les filles Grey ne trouveraient la paix. Et pas seulement elles ! Les yeux de la Reine s'attardèrent sur elle et sa soeur, mais aussi sur Anya et son époux, ou encore sur Catherine et Richard. Mais pas sur Thomas. Mary eut un frisson.

"Elle m'a regardée, n'est-ce pas ?", murmura la fillette alors que la Tudor s'en retournait dans ses appartements. "Elle m'a regardée droit dans les yeux, mais je n'ai pas baissé les miens", fit elle avec une pointe de fierté.

Effectivement, Mary Grey de Suffolk avait connu de bien meilleures fêtes de Noël.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 27 Oct - 20:26
♛ Un nöel à la Cour de Londres - le 25 décembre 1553


    « Bientôt mon enfant. J’ai encore quelques affaires à régler ici.  »


Répondis-je à ma chère Jane. La nuit tous les chats sont gris, surtout pour noël. Saveur amer. Saveur acide. La vie à la cour nécessitait bon nombre de sacrifices, j’en faisais les frais avec la Brézé – nos enfants étant loin de nous en ce jour de fête. Notre cœur était en berne. A croire que tout le monde, ici, était las d’être à Whitehall. Personne ne voulant profiter de cette réception, un avenir de révolte, de sang, et de massacres se profilait. Je n’étais pas une reine sanguinaire, on me disait glaciale, une reine des glaces, une reine des neiges il y avait de quoi. Je devais être intransigeante, ne pas montrer de faiblesses et malgré mes nombreux efforts pour ma protection j’étais en constant danger. S’il fallait payer le prix du sang pour avoir une Ecosse pure, nettoyée de tous les protestants alors qu’il soit ainsi. J’avais des catholiques qui gravités autour de moi, mais parfois pour se maintenir au sommet il fallait faire des concessions et savoir s’allier à des personnes inattendues.  Lady Abbot fit une révérence, je savais que tous les discours, ce soir, étaient tous dictés par le protocole. Evidemment, que je ne les dérangeais pas comment un sujet aurait pu avoir l’audace de dire que je les dérangeais ? Je m’amusais à voir Louise se forçait à être polie, alors que si elle avait pu se débarrasser de moi elle l’aurait fait sans hésiter. La réciproque était vraie. On me l’avait imposée, et s’il n’y avait pas eus son mari, mon frère et toute l’histoire qui va avec, je l’aurais envoyée loin de moi car je n’avais pas besoin d’une telle personne à ma cour.


    « Je me porte comme un charme  »


Je posais mon regard sur Louise pour qu’elle acquiesce mes dires. Les Lady semblaient déranger, j’eus un petit sourire en coin, nous étions à la cour Anglaise non pas en France, c’était un fait, il fallait s’y faire et prendre les uses et coutumes du pays dans notre jargon et nos manières.  A la cour d’Ecosse, on m’avait trop souvent reprochée mon côté « petite française » J’étais la french touch de l’Ecosse d’ailleurs. Ici, nous étions invitées et nous devions nous plier aux manières anglaises, même si nous apportions avec nous, dans nos males, dans notre cœur, l’air Français, et l’art à la Française. Mary Abbot semblait être une petite fleur fragile, une poupée de porcelaine. Mais je ne pu continuer à la scruter, à voir au fond d’elle ce qu’il en retournait vraiment.

La Reine revint dans la salle, je me redressais, me grandissait tout en m’étirait, me tenant droite comme un i. Mais que se passait-il ? Tout le monde semblait surpris par cette apparition inattendue. Un silence lourd se fit ressentir dés qu’elle mit un pas dans la salle de réception. Je posais mon verre sur  une table non loin de nous, cherchant du regard Henry D’Oysel et mes gardes. Le retour de Mary ne présageait absolument rien de bon. La Reine avait été victime d’un attentat ? Que s’était-il donc passé ? Un garde à ses côtés portait le cadavre d’un chien dans ses bras, il était grand temps que je quitte l’Angleterre. Le regard remplit de rage de Mary s’attarda sur certains de ses invités, nous étions entourés de traitres, et d’hypocrites. Il posa le chien sur le sol, je restais de marbre mais il était certain qu’après ce serait bel et bien des hommes qui se feraient tuer non pas des animaux. La Reine devait être outrée par cet acte.

    « L’avenir ne présage rien de bon. »

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 27 Oct - 23:26


Noël à la cour de Londres.



Dans cette histoire, vous n’êtes plus les maîtres de votre destin. Qui peut l’être quand un pays est dirigé par un monarque qui a le droit de vie ou de mort sur ses sujets. Vous ne pouvez rien faire. La reine scrute du regard ses ennemis, Catherine Willoughtby et Antanasya Cavendish l’avaient bien compris, elles n’étaient pas en sécurité. Les protestants étaient en danger et la petite Mary Grey bien que fière pouvait se faire du souci pour sa sœur toujours enfermée à la Tour. Le savait-elle que son père travaillait en secret pour la prochaine révolte, attendant qu’une chose, l’annonce officiel du mariage de la reine avec Philippe de Habsbourg ? Marie de Guise et Jane Stuart toutes deux venant de l’Ecosse n’avait point de soucis à se faire, à leur retour dans leur pays, le danger serait loin, à moins que les protestants écossais ne donnent du fil à retordre à leur reine douairière. Anne Stanhope, de son côté n’avait nullement l’intention de se battre, ce qui pourrait lui attirer bien plus la sympathie de la reine Mary Tudor. Thomas Hertford, quant à lui n’avait pas été visée par sa souveraine, sa tête était donc sauve. Eleanore Worth, la douce catholique n’aimait pas l’idée qu’une guerre pouvait venir jusqu’aux portes de son pays, mais hélas pour elle, c’était ce qui allait advenir.

Après avoir affichée sa supériorité, Mary Tudor se détourna de ses sujets et quitta la pièce, moi The Majestic Rose j’étais maintenant le seul témoin des secrets de la cour. Simon Renard toujours présent à ses festivités avait donné ses ordres pour qu’on exhibe à l’entrée du palais le chien mort. L’homme voulait que la rumeur à propos de la menace protestante circule partout dans le pays. Le lendemain, les ecclésiastiques catholiques prêcheront la bonne parole de leur souveraine. En ce jour de Noël, qui devait être un moment de paix, la guerre catholique contre protestant venait d’être déclarée et tous vous en serez les victimes.


♣ Information sur le jeu : Et voilà c'est la fin de cet évènement, une fin synonyme de guerre et qui préparera la suite sur notre forum. Alors seriez-vous victime du destin? Pour la fin vous pouvez continuer à parler de vos réaction et aussi de la fin de votre soirée.
Pour agrémenter vos RP, vous pouvez évoquer notre nouvelle intrigue qui se trouve (ICI). Ce dernier tour durera jusqu'à ce que vous ayez terminé et vous pouvez y répondre autant de fois que vous le voulez. Il n'y a pas d'ordre de passage.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 9 Nov - 19:01


Un Noël anglais.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Quand Marie de Guise reviendra en Ecosse, est-ce que cela sera trop tard ? Les protestants pourraient à tout moment prendre le pouvoir et usurper le trône de la petite Mary Stuart. Jane ne le savait que trop, son mari et son frère adoré faisaient partis de tous les complots. Parfois la jeune femme ne les comprenait pas, Mary était la souveraine légitime, mais ces hommes voulaient toujours plus de pouvoir, certes James ferait un bon roi, mais Mary était toujours là et on ne pouvait pas lui prendre sa couronne. Dans quelques années France et Ecosse ne feraient plus qu’une et enfin ce petit pays des landes connaitraient la paix. Jane en serait tellement heureuse, la guerre lui faisait peur et elle ne voudrait pas la subir à nouveau, elle avait déjà tant perdu dans les batailles, son père était mort, puis de nombreux jeunes hommes avec qui elle avait pu danser à la cour. Elle avait perdu des amis, ses proches avaient perdu les leurs. Les guerres ne savaient que donner la mort et rien d’autre. Marie de Guise avait encore quelques affaires à régler dans le pays de la rose, était-ce une alliance auprès de la reine anglaise ? Jane ne le saura pas, elle ne parlait jamais affaire avec sa belle-mère. Cela n’empêchait pas à la jeune femme de s’inquiéter pour l’avenir de son pays et de la couronne écossaise. Même si Mary Stuart n’était pas dans son pays, elle méritait de le retrouver, comme elle l’avait laissé, même si cela Jane en doutait fortement. Sa petite reine lui manquait beaucoup, la brune se souvenait encore de l’image de cette fillette partant en pleine tempête pour la France, alors que les anglais menaçaient de l’enlever. Maudits anglais, ils avaient toujours causé le malheur de sa patrie ! D’ailleurs, Jane n’avait pas confiance en eux et elle était impatiente de retourner à Edimbourg et de reprendre sa vie, loin des dangers de ce pays. Archibald, toujours aux côtés de James ne cessait de lui jeter des regards, Jane de son côté l’ignorait, après tout, elle n’allait pas abandonner sa belle-mère pour les beaux yeux de son époux. Surtout qu’elle faisait la connaissance de Louise de Brézé et de cette Mary Abbot, cela lui permettraient sûrement d’étendre son cercle.
« L’avenir ne présage rien de bon. » En effet, les mots de Marie de Guise était plus qu’évocateur, la reine Mary Tudor ne se laisserait pas faire, malgré les attaques, malgré les protestants qui voulaient lui reprendre son trône. Cette nouvelle souveraine et son intransigeance pourrait arranger les affaires de l’Ecosse, en effet, elle pourrait apporter son soutien à ce petit pays au nord du sien. Cela pourrait être que bénéfique pour les catholiques écossais, à moins que cela ne ravive la flamme du protestantisme, dans ce cas-là ça serait bien pire.

« Peut-être que ce changement de religion pour l’Angleterre sera bénéfique pour l’Ecosse, Mary Tudor semble vouloir combattre les hérésies, elle pourrait vous aider. » Evoqua la jeune écossaise auprès de sa belle-mère, tout en chuchotant pour ne pas se faire entendre des deux françaises. Une bonne fois pour toute la reine anglaise quitta la salle, non sans se méfier des potentiels protestants qui se trouvaient dans la salle. La Tudor semblait déjà avoir ses têtes et il semblerait que beaucoup aller tomber.
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Lun 11 Nov - 21:46



Un Noël à la cour.

Salle du banquet de Whitehall Palace.
25 décembre 1553
Catherine Parr sa si bonne amie qui s’était réincarnée en sa fille Mary Seymour. Anne gardait un bon souvenir de cette belle sœur, tout comme elle ne cessait de se souvenir de la douce Jane Seymour. Deux reines, deux grandes femmes qui n’avaient pas vécu assez longtemps pour donner à ce monde le meilleur d’elle-même. Jane avait été une femme douce, et elle avait eu la chance de donner à l’Angleterre un héritier, malheureusement, elle ne l’avait jamais connu. Auprès de son neveu Edouard, Anne et son mari avait toujours œuvré pour que l’enfant se souvienne de sa mère partie avant l’heure. Catherine avait connu le destin similaire, elle était morte en couche en donnant la vie à sa petite Mary. La sixième reine d’Henry VIII avait fait tellement de bonne chose pour les protestants qu’ils en gardaient toujours le souvenir. Catherine aurait pu faire bien plus si elle n’avait pas perdu la vie si vite. Anne se souvenait de ce jour, elle était aux côtés de sa belle-sœur, la soutenant durant l’accouchement. Tout semblait bien se dérouler pour une première grossesse, mais les choses se sont aggravées plus tard. En peu de temps, Catherine disparaissait de cette terre, laissant une petite fille qui serait bientôt orpheline.

« Oui, elle ressemble beaucoup à sa mère, je suis heureuse que ça soit vous qui vous vous occupiez de cette petite, après toutes les pertes qu’elle a vécu, elle le mérite. » Répondit Anne à son amie.

Anne après avoir admirait la petite, posa son regard sur la jeune Mary Grey qui se trouvait en compagnie d’un homme Thomas Hertford, qui avait perdu son frère sous la hache d’un bourreau à l’arrivée de la reine au pouvoir. Anne ne savait pas quoi penser de cette fillette qui ne devait pas avoir la vie facile tous les jours. Elle avait déjà entendu parler de Frances Brandon, une femme détestable, ambitieuse, qui n’hésitait pas à vendre ses enfants pour un peu plus de pouvoir. En fait, cette femme était tout le contraire d’elle-même qui voulait par-dessus tout protéger ses enfants. Ses pensées rejoignirent vite les paroles de Catherine qui évoque le fait que la petite Mary Seymour était amie avec Mary Grey, mais que cette dernière avait avec le temps trop vite grandit. D’ailleurs la duchesse accepta avec plaisir son invitation.

« On vous accueillera avec plaisir, mes filles seront heureuses de revoir leur cousine. » Commença la mère de famille. « En ce qui concerne la petite Mary Grey, avec une telle situation, elle ne peut plus penser aux plaisirs de l’enfance. Frances Brandon a retiré toute l’insouciance de ses filles en les mariant si tôt. » Déclara-t-elle, montrant sa colère pour la fille de Charles Brandon. Anne savait que Frances avait été la belle-fille de Catherine, mais elle ne pouvait s’empêcher de désapprouver de telles pratiques. Elle-même avait été mariée tard et cela ne l’avait pas empêché d’avoir de nombreux enfants. Anne se souvenait encore avec beaucoup de douleur le mariage forcé de sa fille ainée qui avait dû épouser un Dudley. Quand la reine arriva à nouveau dans la salle des banquets, accompagnée de ses dames et d’une escorte, Anne sentit qu’une chose grave venait de se dérouler et quand elle vit le chien mort, elle comprit tout de suite. La reine était furieuse et avait été atteinte dans son intégrité. Anne vit comme tous le regard que la souveraine lança à plusieurs invités, dont Catherine, tout de suite elle s’inquiéta pour son amie, elle était la dernière qui lui restait et elle ne voulait absolument pas le perdre.

« Vous n’avez rien fait, vous étiez ici, comme toutes les personnes qu’elle a regardé. » Disait la mère de famille. « Ces personnes méritent aucun respect de nous, c’est un acte de folie qui peut mettre en danger bon nombre de nos amis. » Ajouta Anne, tout en évoquant bien sûr les protestants.


    le fils de sa mère
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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Jeu 14 Nov - 11:06

EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.


Si une chose peut mal tournée, elle tournera infailliblement mal (Loi de Murphy)⊹ Louise et mary avait été rejointes par la Marie de Guise accompagnée d'une jeune fille pour les saluer. Les deux françaises saluèrent la Reine Douairière d'Ecosse et la jeune femme qui accompagnait la Reine se présenta à elle.

« Nous n’avons jamais été présenté. Lady Jane Stuart. »


Mary fit un de ses magnifiques sourires et répondu: Ravie de vous rencontrer Lady Jane. Je suis Mary Abbot Inutile de rajouter "demie soeur du Roi de France et Duchesse de Lyon"! C'était d'un pompeux! Et, surtout, Mary ne voulait pas se faire passé pour une vantarde par respect pour ses anciens compatriotes: les paysans! Elle savait bien que son changement de vie a été du qu'à un banal coup du sort! Si elle n'avait pas décidé de quitter la demeure familiale où elle avait vécu presque toute son enfance - elle avait apprit qu'elle avait passé sa petite enfance à la cours - pour rejoindre la Cour de France pour devenir femme à tout faire pour commencer! Elle serait encore à travailler dans les champs et à vendre ses maigres récoltes pour pouvoir s'acheter de nouveaux vêtements chauds pour l'hiver et de la nourriture!

Et puis, Marie de Guise pourra dire, en privé, à Lady Stuart qui elle était. Le changement de vie avait aussi surpris ceux qui la connaissait du temps où elle n'était que servante désargentée au palais royal! Un jour, il la connaissait en "fille du peuple" et, un autre, ils la revoyaient vêtue de belles robes où on la leur présentait comme étant une aristocrate et membre partiel de la famille royale! Mary comprenait que cela puisse perturber certains. Après tout, elle avait été la première surprise!

Elle rendu son sourire à la Reine douairière d'Ecosse en entendant qu'elle se portait comme un charme mais, bientôt, l'ambiance retomba. La porte d'entrée claqua et fit apparaitre la Reine rouge de colère! Mary n'eu pas le temps de se demander ce qui a pu mettre la Reine dans cet état qu'un cadavre de chien fut jeté par terre. Mary eu un haut le coeur et du se retenir à Louise pour ne pas s'écrouler. Elle en avait eu des chocs dans sa vie mais ça… Mais quel plaisir de tuer une pauvre bête innocente? Elle avait bien compris que c'était des protestants qui avaient du assassiner ce chien en voyant le symbole des catholiques attaché au cou ensanglanté de ce pauvre animal! Le message était on ne peut plus clair.


« Mes ennemis veulent attenter à ma vie, ils veulent me tuer pour prendre le trône et semer le chaos dans mon pays. Que ces ennemis sachent que je ne baisserai pas les bras, je brandirais l’épée s’il le faut pour protéger l’Angleterre et l’héritage de mon père. Rien ne m’empêchera d’apporter la paix dans mon pays et de le conduire dans la vraie foi, puisque tel est mon destin. »

Une seconde elle se demanda si les rares nobles protestants présents à la réception n'y étaient pas pour quelque chose. Non! Impossible! Mary se claqua mentalement. La Duchesse de Devonshire était une femme trop gracieuse pour se rabaisser à faire ça. Tant qu'aux Grey, Mary n'était proche que de la plus jeune qui portait le même prénom qu'elle mais ça lui suffisait pour lui affirmer qu'ils n'étaient pour rien dans cet acte d'intimidation cruel. De plus, en voyant le regard froid que la Reine d'Angleterre lança au Duc de Devonshire et la peur brève qui luisait dans les yeux de sa magnifique épouse, elle savait qu'elle n'aurait pas osé. La petite Mary Grey garda la tête haute mais, connaissant le caractère de cette dernière, su qu'elle n'y était pour rien! Comment pouvait on accuser une enfant d'avoir tué un chien pour intimider les catholiques? Déjà la petite Grey était trop intelligente pour commettre un tel acte - la situation des protestants étaient déjà assez fragilisées comme ça! -! Mary Abbot savait qu'elle devait beaucoup à la Reine à la famille royale d'Angleterre. Après tout, elle avait été recueillie à bras ouverts - peut être avec une idée derrière la tête - mais elle ne pouvait supporter qu'on accuse les gens sans preuve! Elle savait bien ce que c'était d'être accusée d'un crime qu'on n'a pas commis… Après tout, elle avait été accusé de sorcellerie et elle n'a du son salut qu'à son demi frère, Henri II, qui l'a envoyée au couvent pour la protéger!

Parlant de lui, elle avait ouïe dire qu'une révolte était en place contre la Reine pour libérer Jane Grey et mettre Elizabeth Tudor sur le trône! Elle avait aussi entendu dire que son frère soutenait les insurgés avec la complicité de l'ambassadeur Antoine de Noailles. Mais c'était tellement tôt et puis, elle en avait entendu que des rumeurs de couloirs et ne su dire si c'était vrai. En tout cas, seul l'avenir nous le dira.

L'autre famille qui fut protestante,  les Willoughtby, fut aussi visée. La Reine n'oubliait pas et ne pardonnait pas! Au moindre faux pas, ça serait l'échafaud.


« L’avenir ne présage rien de bon. » Entendu t'elle de la part de Marie de Guise. Elle avait raison, que ce soit pour les catholiques ou les protestants… L'avenir serait tout sauf radieux! Du sang va couler…Reste à savoir combien de têtes devra être coupées et de combien de corps restera à brûler pour que la paix entre les deux branches de la chrétienté puissent coexister dans la paix. Elle entendu Jane Stuart murmurer quelque chose à Marie de Guise mais Mary n'entendu rien. Qu'importe!



Quelques minutes plus tard, la Reine d'Angleterre tourna les talons et parti pour rejoindre ses appartements. Un certain Simon Renard donna l'ordre d'exhiber le cadavre du chien aux portes du palais pour passer un message.

Sa soirée était définitivement gâchée! Pour une fois qu'elle comptait s'amuser en compagnie de sa confidente - plus une autre personne mais qui n'avait, visiblement, pas pointé le bout de son nez - il fallait que les rancunes religieuses ressurgissent. Mary s'éclaircira la voix:
"J'espère que vous me pardonnerez Majesté, Lady Jane, mais je suis un peu fatiguée et je pense que je vais rejoindre mes appartements!" Elle salua les deux femmes puis se tourna vers Louise: "Ma chère, voulez vous bien m'accompagner?"


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Dim 22 Déc - 0:07
♛ Un nöel à la Cour de Londres - le 25 décembre 1553
Des têtes allaient tomber. Des destins étaient scellés. Noël se transformait en début de guerre ouverte. L’année qui s’annonçait ne m’inspirais pas du tout confiance, Catherine et Antanasya devaient avoir froid dans le dos, le regard de la Reine s’était posé sur elles. La guerre était à nos portes. Si l’Angleterre était touché, l’Ecosse n’y échapperait pas non plus – cela m’étonnait, deux pays bien distinctes mais tous deux réunis dans les Iles Britanniques. J’eus une nouvelle pensée pour ma fille qui me manquait, plus que jamais, pour ce noël. Encore un noël loin d’elle. Encore. Et encore. La Reine quitta la pièce, après avoir montré à tous qui était la Reine ici. Le mal était fait. Nous étions tous, à partir de maintenant, pris dans un tourbillon infernal, dans un cercle infini qui tourne et qui ne s’arrête pas. Le chien mort allait être exhibé aux portes du palais, les protestants devenaient officiellement une menace, la guerre commençait… et plus rien ne pourrait l’arrêter, il aurait fallu agir avant mais rien ne s’y prêtait, tout tendait vers la guerre était-ce là la seule échappatoire ? Je ne pouvais le croire. Je partageais le même avis que Jane au sujet de la guerre, nous partagions le même avis mais parfois, il fallait faire des concessions, mettre de côté nos pensées, et foncer. Dans la vie, il fallait faire des choix, des choix douloureux, des choix décisifs. J’écoutais les mots de ma petite Jane, tout en regardant et écoutant d’une oreille les paroles d’Anne Stanhope.

    « Je l’espère, mon enfant. Je l’espère… »


Ton songeur. A ce stade là, l’espoir ne suffisait malheureusement plus. Il faudrait beaucoup plus que de l’espoir pour se sortir de ce guet-apens dans lequel nous étions tous tombés. Jane se présenta à Mary Abbot, qui était le témoin qu’une ascension dans notre société était possible. Je regardais Mary inquiète de sa santé, mais je compris rapidement que c’était la vue de ce chien mort qui la rendait malade. N’avait-elle jamais vu la mort ?

    « Reposez-vous, Lady Mary. Reposez-vous… »


L’heure était au répétition. Marie de Guise avait-elle perdu ses mots ? Non, j’étais seulement perdues dans mes pensées. Femme intelligente, j’avais un bon instinct et j’examinais la scène, ce qu’il s’était passé et ce qu’il se passerait. Je saluais de la tête Mary Abbot qui allait se retirer en compagnie de Louise. Notre entrevue aura été plus que brève, mais suffisante.

    « Jane, veuillez m’excusez, je vais faire de même. Je vous laisse entre les mains de votre mari qui vous lance des regards depuis un long moment, maintenant. Mes amitiés à James ! »


Je tournais les talons. Tête haute. Divine. Mes dames à ma suite, mes gardes à mes côtés. Je retournais dans mes appartements, j’en avais assez vu pour la soirée. Je craignais l’avenir, plus que le passé.

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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  Sam 18 Jan - 15:44


Noël à la cour de Londres.



Une atmosphère glaciale venait d'être jetée par la Reine, une lourdeur, un vent d'angoisse régnait dans la pièce. Un noël malheureux à la cour de Londres. Le cadavre d'un chien comme cadeau à la Reine. Une provocation qui ne resterait pas impunie. Les protestants passaient pour être les responsables, et en ce décembre 1553 leur martyre était officiel, ils étaient les victimes, ils étaient les bouc émissaires. De nombreuses personnes choisissaient de changer de bord, pour la vie. D'autres fidèles à leurs valeurs risquaient la mort. Les personnes dans la pièce se dévisageaient, qui était le coupable ? En ce temps obscur, il était utopique de penser un seul instant à passer un noël joyeux. L'année 1553 se terminait sur une note morbide, un noël funeste et un mauvais présage pour l'avenir... les heures vers 1554 étaient comptées, et l'avenir avait de quoi effrayé les protestants. La guerre était déclarée, et rien n'était plus comme avant.


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MessageSujet: Re: ❧ EVENT n°6 ♣ Noël à la cour de Londres.  
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