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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Ven 27 Sep - 21:29

I had to find you, tell you I need you.

Oh let's go back to the start

18 Décembre 1553


Lentement son regard parcourra les ravissantes plaines givrées du Hertfordshire. La neige n'était pas encore tombée, mais il l'attendait avec impatience, pareil à un enfant qui désire désespérément apercevoir ses premiers flocons. On aurait pu croire que c'était pour la beauté de ce phénomène qu'il voulait qu'elle tombe, mais c'était on ne peut plus loin de la réalité. En effet, il désirait la voir saupoudrer l'Angleterre pour que le souvenir de son frère perdure, pour que sa présence soit encore plus présente à ses côtés, car oui, l'hiver, c'était là l'une des saisons qu'enfants ils appréciaient. Thomas se revoyait encore très bien aux côtés de son frère chevauchant à travers les plaines enneigés, puis se battant comme des insouciants dans la poudreuse pour finalement rentrer tremper jusqu'aux os. Les souvenirs qui n'avaient de cesse de passer en boucle dans son esprit étaient aussi douloureux que merveilleux, et même si la douleur était plus puissante que le bonheur, il n'arrêtait pas moins de se remémorer les longues journées passés à côtés de son aîné. Après tout, c'était là tout ce qui lui restait...des souvenirs, des simples souvenirs. Il aurait voulu les étreindre pour qu'ils restent plus longtemps, qu'ils ne s'effacent pas, mais on ne peut guère commander les souvenirs, ils viennent et ils repartent au gré de leurs envies et plus le temps passait, plus Thomas craignait de les voir disparaître pour de bon. Certes, c'était là une mauvaise chose que de vivre dans le passé, car ainsi il se condamnait à ne plus avoir d'avenir, mais que voulez-vous, c'était un homme brisé sans vraiment l'être, qui avait d'une certaine façon vieillit bien avant son heure. Son corps était encore jeune, vigoureux. Ses doigts écrivaient encore de merveilleux poèmes et de sublimes pièces qu'il ne faisait pas partager. Mais son esprit. Son esprit avait vieilli bien trop vite, se penchant trop sur le passé.

D’un coup de talon, l’étalon s’élança dans les plaines, avec sur son dos, un Thomas blessé. Et soudainement, il n’avait plus 25 ans. Il n’avait plus passé l’été le plus abominable de toute sa vie. Toutes les peines qu’il avait en lui, s’envolèrent avec le vent qui virevoltait autour de son corps. Son frère se trouvait à ses côtés, comme une présence des plus rassurantes, savourant avec lui, le bonheur de cette folle chevauché. Il était à nouveau jeune, le passé faisant partie intégrante de lui, mais dans le bon sens du terme, car là au lieu de le vieillir, cela l’avait rajeunit. Il se sentait bien. Terriblement bien. Il avait le sentiment d’être complètement vidé, mais emplit d’une toute nouvelle énergie. Energie fraternelle, qui malgré la froideur de l’extérieur, réchauffait son cœur qui avait été bien trop longtemps glacé. Présence qui le fit rire aux éclats, sans véritable raison apparente. Il était en vie. Il était bien. Il était le même que lorsqu’il était en compagnie de son frère. Joyeux. Insouciant. Romantique. Il était le même et cela lui faisait vraiment du bien. Au loin, un lac se mit à apparaître. Lac qui se tenait précisément à mi-chemin entre Hertfordshire’s House et Hatfiel House. Comme il aurait aimé poursuivre son chemin pour s’arrêter devant la demeure d’Elizabeth, mais il n’en fit rien et s’arrêta net. Les pieds posés sur le sol, il inhalait l’air frais emplit du délicat parfum de l’eau. C’était là l’endroit où, son frère, Elizabeth et lui, aimaient se rendre, car le paysage y semblait féerique comme tout droit sorti d’un rêve. S’il avait pu, cet endroit serait devenu son foyer, mais il avait des responsabilités.

En douceur, il fit approcher son étalon de l'eau, pour que ce dernier puisse s'y désaltérer, car bien que l'air soit frais, l'eau n'était pas encore glacée. A même le sol il s'installa. Car que lui importait d'être mouillé alors qu'il était bien installé en cet endroit paradisiaque ? De l'une de ses poches intérieures, il sorti un petit calepin noir aux ravissantes dorures qui ensemble formaient de belles fleurs, mais plus encore un mot. Un seul. Enfin, plutôt un prénom...Elizabeth. En effet, ce calepin était destiné, à l'amie d'enfance de Thomas, mais jamais encore il n'avait eu le courage de le lui donner. Peut-être était-ce parce qu'il ne le trouvait pas assez remplit. Et pourtant, ce n'était pas les poèmes qui y manquaient. Il l'avait commencé à l'âge de 15 ans et déjà à cet âge ses poèmes étaient d'une beauté à couper le souffle. A croire qu'il était né une plume entre les mains. Il avait continué à le remplir au fil des ans et même après le décès de son frère, des poèmes avaient été inscrits, car même s'il avait cessé de lui parler et avait fait comme si elle n'était plus rien pour lui, il n'en demeurait pas moins connecté avec elle, grâce à tous les moments emplit d'amitiés qu'ils avaient passés ensemble. En souriant, il se mit à entamer une nouvelle page, car cet endroit, les souvenirs qui y étaient figés, l'inspiraient énormément. Alors qu'il terminait l'écriture d'un poème, des bruits de pas se mirent à retentirent non loin de lui. Sursautant, il rangea le calepin à l'intérieur de sa veste et se redressa. Quel ne fut sa surprise que de se retrouver nez à nez face à celle qui quelques instants avant l'inspirait...Elizabeth Tudor...
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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Dim 6 Oct - 13:28


Loin du froid de décembre.


Le voyage vers Hatfield dura quelques jours, un moment long, laborieux où le cortège de lady Elizabeth avancé lentement à travers les routes anglaises. La jeune femme avait emporté avec elle, quelques dames d’honneur, le peu que lui avait accordé Mary et pas les plus sympathiques, les serviteurs qui lui seraient utiles pour son quotidien et quelques gardes chargés de sa sécurité. C’était bien sûr sans compter les charrettes contenant ses effets personnels. Elizabeth n’aimait pas ces longs voyages et bien souvent, elle quittait volontiers le confort rudimentaire de son carrosse pour monter à cheval et galoper saluant le peuple anglais qui venait la voir. Cela ravissait le cœur de la jeune femme de se savoir aimé de toutes ces personnes. Le peuple était adorable et la voyait comme la digne fille du grand Henry VIII. Acclamée, sur les chemins, Elizabeth ressentait enfin le bonheur de la liberté, maintenant elle allait pouvoir profiter d’une vie tranquille, loin des complots, loin de la cour et de ses hypocrites. Une fois arrivée à Hatfield House, Elizabeth s’occupa de l’organisation de sa maisonnée et de son installation, ce qui lui prit au moins deux jours, le temps de donner toutes les directives et que tout soit prêt. Une fois qu’elle eut réalisée toutes ses tâches administratives, Elizabeth put enfin prendre du temps pour elle. Elle était heureuse de pouvoir retrouver la simplicité de la vie, le simple fait de pouvoir décider elle-même, mais aussi de pouvoir circuler librement. Hatfield était sa demeure, l’endroit qu’elle préférait le plus au monde, la place où elle pouvait enfin être elle-même, bientôt, elle espérait pouvoir faire venir Anne auprès d’elle, ainsi que Catherine, elle était tellement heureuse de les voir, mais ces moments étaient toujours trop courts. Quand elle était à Londres, elle ne pouvait pas rencontrer qui elle voulait, à moins que cela soit dans le plus grand secret, elle avait eu la chance d’avoir ses proches pour son anniversaire et d’avoir une rencontre secrète avec Anne, sinon, elle ne les voyait pas. Elizabeth subissait chaque jour les regards mornes et haineux de certaines dames de compagnies et leurs présences lui étaient toujours désagréables. Mark Earnshaw avait été une maigre consolation, mais bien sûr, l’homme était resté à Londres, peut-être la rejoindrait-il, mais Elizabeth n’en était pas sûre, c’était la reine qui décidait et personne d’autre.

Une semaine après son arrivée à Hatfield, Elizabeth reprit doucement ses marques, on était le 17 décembre, quand elle se rendit dans ses écuries pour monter son cheval préféré, un pur-sang anglais, agile, parfait pour les longues promenades dans la plaine anglaise. La neige était tombée depuis son arrivée passement le sol vert d’un doux manteau blanc. Elizabeth adorait l’hiver, qui était une saison de pureté, de calme. Vêtue d’une robe de fourrure argentée et d’un manteau de la même couleur, la jeune lady quitta sa demeure seule. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pu profiter de ces moments de solitudes, sans gardes, sans servantes. Elle partit tranquillement sur les sentiers, saluant joyeusement les personnes qu’elle pouvait croiser et leur souhaitant santé et prospérité, tout en leur jetant quelques pièces d’or. Elle croisa peu de monde, l’hiver avait tendance à faire fuir le peuple, qui restait au chaud dans sa chaumière. Puis, la jeune femme galopa, poussant son cheval jusqu’à ses limites, s’amusant à sentir le froid mordant sur son visage, sa chevelure de feu s’enflammant presque derrière elle. Après plus d’une heure à ce rythme, Elizabeth sentit qu’il était temps pour son cheval de faire une pause, non loin de là se trouvait une rivière et elle s’y rendit pour que l’animal puisse se désaltérer. Alors qu’elle le faisait boire, elle vit un homme occupait à lire un petit carnet, ce n’était pas n’importe quelle personne, mais Thomas Hertford, son ami d’enfance, qui l’évitait soigneusement depuis l’arrivée au pouvoir de Mary.

« Il y a bien longtemps que nous ne nous sommes point vu lord Hertford. » Disait-elle sur un ton assez froid, bien contente de le croiser pour enfin avoir une explication.






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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Ven 18 Oct - 17:11

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18 Décembre 1553


Face à un phoenix, le Duc de Hertfordshire se trouvait. En effet, Elizabeth Tudor était un phoenix à l'incroyable beauté. Dans le vent hivernal, sa chevelure rousse virevoltait délicatement, semblant caresser les légères brises et emplissant l'extérieur de majesté tant le cadre semblait parfait. De plus, comme un phoenix, la princesse parvenait à revenir à la vie. Quelquefois affligée comme une personne dont l'échéance se trouvait proche, elle parvenait toujours à se relever et à déployer ses ailes pour voler de plus belle. Même si la présence de la jeune femme emplissait le coeur du Lord de joie, il n'en demeurait pas moins extrêmement mal à l'aise de cette rencontre hasardeuse, car dans les yeux de cette dernière, la colère et la rancune s'y trouvaient, et ce même si elles étaient bien cachées. Il faut dire qu'avec près de dix-neufs années passées en commun, Thomas ne pouvait que reconnaître les sentiments de la princesse lorsqu'ils étaient présents en elle. Sentiments qui étaient présents par sa faute et ce, depuis que Mary Tudor était monté sur le trône, car du jour au lendemain il avait cessé de lui parler sans la moindre raison apparente. Il savait qu'il méritait cette froideur, cette distance qu'elle avait établi en se calant sur celle que lui-même avait choisi il y a plusieurs mois de cela, ce qui rendait son malaise d'autant plus grand.

La phrase qui s'échappa des lèvres d'Elizabeth reflétait parfaitement la froideur qu'il avait pu lire dans ses yeux, mais plus encore, elle montrait qu'elle désirait des explications quant à la soudaine distance qu'il avait adoptée avec elle depuis la fin de l'été. Elle voulait des explications et pourtant, il sentait déjà qu'il aurait bien du mal à les lui fournirent, car il ne désirait aucunement mettre trop de personnes dans la confidence quant à sa véritable prise de position en cette étrange période. Après tout, ne dit on pas que deux personnes peuvent garder un secret seulement lorsque l'une des deux est morte ? De plus, il trouvait qu'il y avait déjà bien trop de personnes au courant, ou tout du moins, qui s'en doutait et il ne pouvait risquer que son masque lui soit arraché, même si l'avenir lui montrera qu'il cassera lui-même l'un des bouts de ce dernier durant les festivités de Noël. Mais le Duc savait...Il sentait qu'il n'aurait pas le choix, car Elizabeth parvenait très bien à faire délier les langues. Tout du moins, elle parvenait à délier la sienne et il craignait fortement de ce qu'il pourrait lui avouer par mégarde.

Quelques instants passèrent avant que Thomas ne réponde à Elizabeth. Instants durant lesquels, ses pensées se mirent à tournoyer dans son esprit à une vitesse hallucinante. Il faut dire que les pensées parvenaient toujours à aller vite, mais là, durant ces instants il eut l'impression que leur vitesse avait été décuplée. Après une inspiration, le Duc laissa s'échapper ces mots. « En effet, cela fait bien longtemps, trop longtemps en vérité, mais il faut croire que la providence nous a voulu réuni en ce jour. » Certes, il disait ces mots, mais son esprit ne pensait pas vraiment la même chose. Pour tout dire, ses pensées cherchaient un moyen de contourner le fait de devoir lui dire la vérité quant à la distance qu'il avait prise, mais il ne parvenait rien à trouver. A croire que la présence d'Elizabeth parvenait à lui brouiller les neurones. « Veuillez excuser ma curiosité, mais vous vous trouvez dans le Hertfordshire depuis combien de temps ? » En effet, le seul moyen qu'il avait trouvé, était de détourner son esprit de ce qu'elle désirait savoir et de le placer en un sujet qui ne pourrait pas blesser son masque. Même s'il doutait qu'Elizabeth se laisserait ainsi abuser, car il faut dire ce qu'il en est, elle pouvait être pas mal obstinée.
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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Ven 25 Oct - 21:55


Loin du froid de décembre.


Ami ou ennemi, telle est la question. Elizabeth ne savait pas comment juger Thomas Hertford, surtout depuis ces derniers mois, durant lesquels, l’homme l’avait ignoré. Par le passé, ils avaient été amis, tous deux vivants dans le Hertforshire, le rapprochement était inévitable. Elle n’était qu’une enfant quand elle jouait avec Thomas et son frère, la vie était paisible, simple, sans complication. La rousse avait apprécié cette amitié, à un temps où le roi Henry VIII l’avait renié. Petite rousse fougueuse, elle courrait à travers les champs, faisant tourner en bourrique ses servantes. Mais, tout cela, c’était il y a longtemps. Dans toutes ses relations, il n’y avait jamais rien de simple, que cela soit pour sa famille, ses amis et les hommes. Le cœur d’Elizabeth ne battait que de rare fois pour des hommes et ce n’était jamais ceux qui pourraient lui apporter une vie sereine. En quittant Londres, elle avait laissé derrière elle Robert Dudley, un prisonnier, celui qui devrait être son ennemi, mais pour qui elle ressentait une profonde attirance. A la cour, elle avait quitté sa sœur Mary, son unique famille, mais probablement la personne qui la détestait le plus au monde. Si Elizabeth pouvait se compromettre en complotant contre la reine, cette dernière serait la plus ravie. A Londres, elle avait laissé la peur, la douleur, un amour impossible, pour retrouver sa vie paisible à Hatfield. Campagne anglaise luxuriante, elle était loin des fastes et des bals de la cour, mais tout cela suffisait au bonheur de la rousse. Après tout, le monde là-bas ne la voyait pas comme une princesse, mais comme une bâtarde, à la cour, elle n’était que lady Elizabeth, ici elle était Elizabeth Tudor, fille d’Henry VIII et dans le Hertfordshire tous la respectaient. Jeune femme de vingt ans, la rousse ne serait jamais une personne comme une autre. Quand elle sortirait, on lui jetterait toujours un regard furtif, tellement que sa chevelure de feu était repérable entre tous, et si le doute était de mise son tempérament et son allure royale feraient en sorte que personne ne doute de son identité.
Se retrouver à nouveau devant Thomas Hertford était comme un rappel à l’ordre pour la belle lady, jamais elle ne serait en paix, même sur ses terres, à chaque minute son cœur ne cesserait de la tourmenter, lui rappelant que la menace était toujours au-dessus de sa tête. Et pourtant, elle avait fait de nombreux efforts se pliant aux exigences de Mary, participant aux cultes de cette infâme religion catholique, mais cela ne suffisait pas à la reine, qui ne voyait qu’une issue possible pour sa jeune sœur : la mort.

« La providence, ou un mauvais coup du destin. » Soupira la jeune femme à la suite des mots de l’homme.

Elizabeth alla faire boire son cheval à la rivière, le caressant tandis qu’il s’abreuvait. Les chevaux étaient la plus belle création de Dieu sur terre. Intelligents ces animaux soutenaient l’Homme depuis de nombreux siècles. Comme n’importe quel noble de sa société, Elizabeth avait appris très tôt à monter sur un cheval, tout en ayant une allure princière à toute épreuve, même quand l’animal se montrait capricieux. Celui-ci était son préféré, celui qu’elle emmenait partout, c’était le dernier cadeau de son père avant sa mort. Malgré sa cruauté, Elizabeth avait été très attaché à cet homme, mais seulement par admiration pour son grand règne et tout ce qu’il avait entrepris. L’animal lui rappelait l’homme, même si le souvenir d’Henry VIII était plus funeste que joyeux. Alors qu’elle continuait à s’occuper de son cheval, Thomas lui demanda depuis combien de temps elle se trouvait dans le Hertfordshire.

« Il y a peu, j’aurais cru que mon arrivée ici soit connu de tous les anglais. Les rumeurs vont tellement vite dans ce pays. » Disait-elle sur un ton presque indifférent, tout en conduisant son cheval jusqu’à un arbre pour l’attacher. De là, la lady s’installa sur une pierre, admirant l’horizon et les si belles terres du Hertforshire.







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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Dim 22 Déc - 14:55

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18 Décembre 1553


C'était étrange pour Thomas que de se retrouver face à Elizabeth, lui qui l'avait tant évité à la cour voilà qu'il tombait sur elle a la campagne. Lorsqu'il avait entendu certains de ses domestiques discuter du retour de la fille d'Henry VIII dans le Hertfordshire, il avait été presque certains qu'il n'aurait à la croiser, car les terres du Hertfordshire se trouvent vastes et donc rencontrer par hasard une personne, c'est une chose plutôt rare. Il faut croire que sa supposition avait eu plus de chance d'être fausse que d'être véridique, car il se tenait là, devant Elizabeth Tudor dans une gêne des plus complètes. S'il avait vu cette dernière arriver, il aurait certainement tenté de l'esquiver, comme il était toujours parvenu à la contourner à la cour, mais elle l'avait prise pas surprise, décidant d'une certaine façon à sa place. Et il était désormais là, complètement pris au dépourvu, ne sachant guère comme agir face à la jeune femme, car lorsqu'il n'y avait pas de confrontation, c'était facile pour lui, il suffisait de ne pas lui adresser un mot, mais maintenant qu'ils se tenaient proches, il se devait de trouver quoi dire. Il avait le sentiment d'être un encrier vide, étant entièrement à cour de mot. Voilà sans doute pourquoi ses phrases n'étaient pas bien poussées et recherchées, ce qui, au fond de lui commençait quelque peu à l'énerver. Après tout, quoi de plus ridicule qu'un poète et dramaturge dépourvu soudainement de mots ? Ridicule, c'était là le mot, voir même pathétique.

« La providence, ou un mauvais coup du destin. » Les mots de la jeune femme, parvinrent à toucher le Duc d'une façon qu'il ne désirait en aucun cas. En effet, jamais avant l'ascension de Mary Tudor sur le trône, leur rencontre n'avait été si peu choyé par Elizabeth et par Thomas. Certes, Thomas était la cause de ce désintérêt et ce dédain de la part de la Princesse, mais avant qu'elle ne mette de pareils mots sur leur rencontre, le fait que ce soit un mauvais coup du destin, il parvenait en quelque sorte à s'imaginer que peu de choses avait changé entre eux, alors qu'en vérité toute leur relation s'était transformée par sa faute. Ah ! Comme il aurait désiré retourner en arrière, avant qu'il ne devienne cet homme plutôt froid qui ne faisait plus attention à ses vrais amis. Comme il aurait voulu lui expliquer, avant de s'éloigner d'elle, qu'elle comptait toujours pour lui, mais que les récents événements ne lui permettaient pas de parler avec elle autant qu'avant... Mais il ne le pouvait pas. Personne ne pouvait retourner dans le passé, même avec une si grande envie que la sienne. Il avait été stupide d'agir ainsi, car de ce fait, il avait perdu l'une de ses plus grandes amies et celle qui le rapprochait le plus du souvenir de son frère... Là, de suite, il aurait pu se frapper pour bien imprégner dans son esprit le fait qu'il avait eu tord, mais tout comme ses anciens actes, cela aurait été stupide et irréfléchi. Alors il resta sur place, regardant Elizabeth amener son cheval près de la rivière pour qu'il puisse boire, non désireux de répondre à cette phrase qui avait eu pour effet de lui ouvrir les yeux sur sa stupidité passée.

Plusieurs instants s'écoulèrent avant que Thomas ne se remette à parler, posant à Elizabeth une question sans véritable intérêt étant donné qu'il connaissait déjà la réponse. « Il y a peu, j'aurais cru que mon arrivée ici soit connue de tous les anglais. Les rumeurs vont tellement vite dans ce pays. » Elle avait touché dans le mile. Les rumeurs parcourent les plaines anglaises à une vitesse surprenante et elles étaient bien évidemment parvenues jusqu'aux oreilles de Thomas. Pendant quelques secondes, le Duc se mit à réfléchir à ce qu'il voulait dire, puis finalement, il opta pour cela. « Il faut croire, que je n'ai pas été assez attentif aux rumeurs ces derniers temps... Quoi qu'il en soit, j'espère que le voyage vous a été agréable. » Lentement, il s'approcha de l'endroit où la jeune femme s'était installée et sans un mot, il resta à ses côtés. Il faut dire que son esprit était tellement en ébullition, qu'il était plutôt difficile pour lui de parler en même temps. Délicatement plusieurs flocons se mirent à tomber, pareil à un ballet, virevoltant dans les airs pour finalement trouver leur place sur le sol. Cette scène calma peu à peu l'esprit de Thomas, qui fini par exprimer ses véritables pensées. « Elizabeth, je.... » Il referma, réfléchissant un instant à la meilleure façon de le dire, puis ouvrit ses lèvres et continua dans son élan. « Je tenais à m'excuser auprès de vous. Je vous ai abandonné sans la moindre explication, alors que vous aviez le plus besoin d'un ami sur qui vous pouviez compter. Je me doute bien, qu'il est tard pour les excuses, mais je voulais vous les offrir ne serait-ce qu'une fois. »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Sam 28 Déc - 23:43


Loin du froid de décembre.


Quel visage se cache derrière le masque que porte Thomas Hertford. Elizabeth avait pensé le connaître, lui qui avait été son ami, mais depuis que Mary était arrivée au pouvoir, il s’était tourné vers elle. Le cœur de la rousse s’était pincé en découvrant cela, lui l’ami en qui elle avait confiance, s’était tourné vers sa sœur. L’homme avait perdu son frère, mis à mort par la reine, elle ne comprenait donc pas comment il avait pu se tourner vers ses pires ennemis. Elizabeth pouvait comprendre qu’on se détourne d’elle, après tout elle était dangereuse, ce n’était pas bon pour elle d’avoir des amis, mais la manière dont l’avait fait Thomas l’avait profondément déçue. D’ailleurs son attitude envers le jeune homme s’en faisait ressentir. Elizabeth tenta de l’ignorer, tout en maintenant quand même la conversation et en répondant froidement à ses questions. La jeune femme se montra bien plus préoccupée par son cheval que par l’homme qui se tenait à côté d’elle. La rousse avait été trop déçue par son comportement et peut-être qu’elle aurait des explications de sa part aujourd’hui. Elle se souvenait encore du jour de l’exécution du frère de Thomas, elle avait longuement priée pour qu’il trouve la paix au Paradis et surtout pour que le cadet ne subisse pas le même sort. Elle avait été heureuse de voir que Thomas s’en était sorti, mais bien vite déçue, par son comportement à son égard. De toute façon, Elizabeth pouvait compter ses amis sur les doigts d’une seule main, qui était réellement prêt à mourir pour elle ? Probablement Anne et Henry, mais les autres, elle en doutait fortement. Même si elle revoyait Thomas, la jeune femme ne regrettait pas d’avoir quitté Londres. Ici dans le Herdforshire, elle avait par chance beaucoup plus de liberté et plus de chance aussi d’être heureuse. Elizabeth espérait qu’elle n’aurait pas à devoir retourner dans la capitale trop tôt, elle était bien mieux ici, sur ses terres. La lady était étonnée d’apprendre que Thomas Hertford n’ait pas été mis au courant à propos de sa venue dans le Hertfordshire. Se pourrait-il que son départ de la cour ait passé inaperçu ?

« Vous n’êtes plus très aux faits des évènements de la cour à ce que je vois. » Fit remarquer Elizabeth d’une voix froide. « En ce qui concerne mon voyage, il s’est très bien déroulé, bien que nous ayons dû faire plusieurs haltes. » Répondit la jeune femme.

Thomas s’était un peu rapproché d’elle et devait sûrement chercher ses mots, pendant qu’Elizabeth restait aussi silencieuse qu’une tombe. La jeune femme continuait de caresser son cheval, tout en faignant l’ignorance. Depuis qu’elle était partie, le temps avait beaucoup changé, le ciel s’était chargé de nuages et bientôt quelques flocons commencèrent à tomber sur eux. Les premières neiges anglaises étaient déjà arrivées depuis quelques jours, mais il semblerait que d’ici peu de temps, elles deviendraient si fréquentes que tout le pays serait recouvert d’un doux manteau blanc. La jeune femme leva les yeux au ciel et sentit quelques flocons lui tomber sur le visage. Elle adorait tellement la neige. Cette neige capable de transformer un paysage magnifique en un endroit féérique. Bientôt, elle allait pouvoir l’observer de son château et peut-être même qu’elle tenterait quelques excursions. Alors qu’elle était en train de contempler l’horizon, Thomas trouva ses mots et s’excusa auprès d’elle de son comportement. Elizabeth était en train de calculer la façon dont elle devait réagir. Devait-elle user de la froideur de son père, ou bien pardonner son ami et accepter ses excuses ? Ni l’un, ni l’autre.

« J’ai peu d’ami vous savez et quand on est une femme de mon rang, on apprend à vite se remettre et à affronter les difficultés. Mais ce que j’aimerai savoir Thomas, c’est pourquoi ? » Demanda-t-elle d’un ton neutre, presque royal. Un ton qui ne montrait pas ses émotions. Comme on lui avait appris depuis si longtemps, masquer, mentir et cacher, tels étaient les mots qui pouvaient résumer son existence.








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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Dim 5 Jan - 15:58

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18 Décembre 1553


« Vous n'êtes plus très aux faits des évènements de la cour à ce que je vois. » Ces paroles se trouvaient être aussi juste qu'elles étaient fausses, car si Thomas feignait de ne pas connaître les évènements qui se déroulaient à la cour depuis qu'il était retourné dans le Hertfordshire, cela ne signifiait nullement qu'il n'était au courant de rien ce passant à Londres. Pour tout dire, ce dernier se mettait souvent au courant de tout ce qui se passait là-bas, que ce soit par le biais de ses domestiques ou par diverses lettres, n'étant pas désireux d'être comme aujourd'hui pris de court. Après tout, cela ne donnait pas vraiment une bonne impression qu'une personne ne se renseignant pas un minimum sur ce qui se passe autour de lui et pendant un bref instant, il eut le sentiment d'être égocentrique, alors qu'en vérité, il avait été au courant concernant le retour de la fille d'Henry VIII dans le Hertfordshire. « En ce qui concerne mon voyage, il s'est très bien déroulé, bien que nous ayons dû faire plusieurs haltes. » Thomas répondit à cette phrase, comme à la précédente, par un silence absolu ponctué d'un léger hochement de tête et d'un petit sourire. Après tout, que pouvait-il ajouter d'autre sans donner l'impression à Elizabeth qu'il brassait de l'air pour poursuivre leur conversation ? Pour ne pas avoir à rester dans le silence froid qu'elle semblait vouloir donner à leur rencontre ? Rien, il ne pouvait rien ajouter, si ce n'est ce faible hochement de tête.

Après s'être approché lentement d'Elizabeth, sans le moindre bruit, sans le moindre mot, Thomas s'était arrêté, regardant la neige tomber doucement. Ce spectacle l'avait toujours ému, car même si durant l'été les rayons du soleil parcourant les plaines couvertes de fleurs se trouvait être un ravissant spectacle, ce dernier n'égalait pas la beauté de l'hiver, lorsque la neige virevoltait dans les airs pour se poser tendrement sur le paysage et ainsi le recouvrir comme d'une aura blanche protectrice. Oui...Thomas était ému, d'autant plus ému qu'il avait le sentiment que dans chaque flocon de neige se trouvait une parcelle de son frère. Ainsi entourer de cette présence fraternelle et magique, le jeune Lord ne pu retenir ses yeux et alors, une larme de cristal commença à rouler le long de sa joue pour finalement être arrêté par le bout de ses doigts. Après avoir arrêté l'élan de cette dernière, il posa son regard sur Elizabeth qui se trouvait être tellement obnubilé par le spectacle qu'elle l'avait oublié, lui qui se tenait à côté d'elle, légèrement en retrait, ce qui était heureux pour Thomas, car ainsi, elle n'avait pu voir cette soudaine tristesse au fond de ses yeux. Et alors qu'il la regardait, admirant la neige tomber, la présence qui se trouvait autour de lui, semblait lui souffler de lui parler, de lui expliquer. Face à cette demande, il chercha ses mots pendant plusieurs instants, qui lui parurent durer une éternité, puis ouvrit enfin la bouche et s'excusa pour son comportement à son égard.

« J'ai peu d'amis vous savez et quand on est une femme de mon rang, on apprend à vite se remettre et à affronter les difficultés. Mais ce que j'aimerai savoir Thomas, c'est pourquoi ? » Doucement, Thomas passa sa main dans ses bouclettes blondes, comme si ce simple geste pouvait lui apporter ses mots, mais ils ne vinrent pas tout de suite. Et comme avant, il dû attendre quelques instants. Lorsqu'il eut trouvé les mots justes, il parla enfin. « Je n'ai jamais donné la cause à qui que ce soit de mon soudain changement de cape, de mon éloignement avec mes proches, ma possibilité à en parler s'est comme consumé lorsque le papier s'est mis à brûler...Voyez-vous, cette idée n'était pas de mon fait, si j'avais suivi ma véritable manière de penser, je serais certainement mort à l'heure qu'il est. Non...ce n'était pas mon idée, mais celle d'un homme qui a été exécuté. C'était celle d'Edmond... » Les mots coulaient, ils coulaient délicatement, se déversant des lèvres de Thomas avec une facilité qu'il l'étonnait lui-même. « Avant d'être exécuté, il m'a écrit...Il voulait que je ne fasse pas la même erreur que lui...Il voulait que je m'insinus à la cour tel un serpent, montrant d'abord un côté des plus docile, puis lorsqu'il serait temps frapper, frapper fort pour faire tomber une Reine et en faire monter une autre sur le trône... Il voulait que je prenne le moins de risques possibles... » A ces mots, Thomas détourna son regard d'Elizabeth pour le poser sur le paysage aux alentours. Il en avait bien trop dit... Bien trop dit...
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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Sam 11 Jan - 23:32


Loin du froid de décembre.


La tension était forte. Elizabeth voulait connaître la vérité à propos du revirement de Thomas peu après l’intronisation de Mary et elle avait bien l’intention de la connaître aujourd’hui. La jeune femme ne laisserait aucune chance au noble après cela, elle considérerait leur amitié comme terminait. La rousse ne pouvait pas faire confiance en n’importe qui, elle devait faire des choix et surtout se taire devant tout le monde. N’importe qui pouvait la trahir au profit de sa sœur et tout cela pour gagner un peu d’or, une terre ou un titre. Définitivement, lady Elizabeth Tudor serait seule, tel était son destin, celui d’être la fille d’Henry VIII. Si seulement, elle était née dans une famille normale, elle aurait eu la chance d’avoir une vie normale, avec le moins de danger possible. Jamais, elle ne serait normale, puisque la vie l’avait fait naître fille de roi. Son destin était clair, tracé comme sur de l’eau de roche, elle aurait dû épouser un prince, un futur souverain de pays, mais là encore la destinée en avait décidé autrement. Son père n’avait pas marié ses deux filles et Mary ne pouvait décider de l’avenir de sa sœur qui était sa seule héritière. Un jour, la fille d’Anne Boleyn pourrait régner sur l’Angleterre, comme sa mère l’aurait voulu. Ses longs cheveux roux rappelaient la fougue de son père, son regard noir, la passion de sa mère. Elizabeth était une jeune femme comme nulle autre en ce monde, après tout quelle princesse avait connu son destin ? Même si beaucoup le niait, elle avait tout d’une reine et un jour, elle pourrait ceindre la couronne d’Angleterre, si Dieu le voulait. La jeune lady pouvait se prêter à rêver de ce jour, mais pour le moment, c’était Mary Tudor la souveraine anglaise et personne d’autre, Elizabeth en plus d’être sa sœur était donc le sujet de la reine, soumise à ses moindres caprices. Elle était la proie de tous les dangers. Hatfield House était peut être son refuge, mais ici aussi la reine pouvait l’atteindre. Elizabeth ne serait jamais en paix, dans ce royaume et pourtant, elle ne voudrait jamais le quitter. L’Angleterre était la terre de ses ancêtres, Henry VII avait gagné par le combat la couronne et depuis la dynastie des Tudor était toujours plus forte. La jeune femme voulait elle aussi marquer sa pierre à l’édifice et personne ne pourra l’empêcher de le faire.

Elizabeth fut étonnée d’entendre que Thomas répondait à sa question, de même qu’il en vient à des confidences. Pendant tout ce temps, le jeune homme avait joué un rôle. Il avait porté un masque pour mieux tromper ses ennemis, pour en apprendre plus sur eux, pour survivre. Cette affaire a été montée par Edmond. A l’entente de cela, la main de la jeune femme se crispa, Edmond n’avait pas mérité cette triste fin, comme beaucoup d’autres avant lui. Le défunt avait toujours été là, son âme plané sur le Hertforshire et il protégeait son jeune frère tel un ange gardien. Elizabeth ne pouvait pas critiquer son choix, elle avait pris le même chemin que Thomas, celui du mensonge.

« Je comprends. » Disait-elle simplement. La rousse tourna son regard vers son ami, cet homme brave qui affrontait chaque jour ses ennemis dans l’unique but d’aider son camp et de le faire triompher. « Je comprends, puisque j’ai fait les mêmes choix que vous. Je suis contrainte de renier mon camp et ma foi pour sauver ma vie. Dieu sait à quel point la reine me déteste, j’ai donc revêtu le même masque que vous Thomas. » Elle s’approcha du jeune homme et lui prit alors la main pour lui montrer que tout était pardonné, qu’ensemble, ils pouvaient partager ce fardeau, celui du mensonge. « Vous auriez dû me le dire, bien avant ce jour, j’aurais pu vous aider, ensemble on est toujours plus fort que seul. » Ajouta la jeune femme avec un sourire aux lèvres.







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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Sam 1 Fév - 11:17

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18 Décembre 1553


Lorsque les mots s'étaient échappés de lui pour la première fois depuis qu'il avait brûlé le papier, il s'était tout d'abord sentit libéré...Délivré du fardeau qu'était le sien puisqu'il avait permis à une seconde personne de le porter. Mais en même temps qu'il avait permis à ce dernier événement de se produire, il avait sentit toute la douleur, toute la peine, toute la rancoeur qu'il avait tellement de fois, et depuis si longtemps, enfermé derrière un masque froid, s'abattre sur lui comme une averse glaciale en pleine tempête. Frappant avec force et violence son visage de ses gouttes armées pour finalement ne laisser sur son expression qu'une profonde affliction. Affliction, d'autant plus grande depuis qu'il avait prononcé ces mots...Ces mots qu'il s'était juré de garder enfermé au fond de lui jusqu'à ce qu'il rejoigne son frère...Ces mots qui s'étaient consumé avec le feu et qui n'auraient jamais dû en ressortir entier...Ces mots qui entrent de mauvaises mains pourraient faire tellement de mal, tellement... Oui, son affliction était forte, trop forte en réalité, pour qu'il puisse garder son regard rivé sur Elizabeth après lui avoir dit cette terrible vérité. Donc même si libéré enfin il était, c'était là une liberté à double tranchant, car elle apportait aussi avec elle son lot de souffrance et de désespoir. Il savait bien qu'il se devait d'être fort pour la mémoire de son défunt frère ainé, mais malheureusement, il n'avait qu'une envie qui n'était autre que de pleurer. Pleure toutes les larmes de son corps, jusqu'au dessèchement complet, et ainsi laisser aller son chagrin, le laisser pour une fois, rien qu'une fois quitter sa prison corporelle et lui donner des ailes. Se laisser tomber sur le sol enneigé et ainsi retrouver l'aimante présence de son frère tandis que la neige viendrait à enserrer de ses griffes glacées son cœur ô combien douloureux. Mais il ne le pouvait pas...Toute cette scène n'était que pure invention de son esprit...Ô quelle tendre invention...En vérité, il restait là, debout aux côtés d'une Elizabeth qui digérait lentement ses paroles, le regard totalement perdu dans le vide, perdu dans le ruissellement des flocons de neiges.

Et alors qu'il était entouré de cette présence fraternelle et de la jeune femme phœnix dont la chevelure de feu contrastait avec la neige qui tombait lentement, il se mit à se sentir seul, ô combien seul...Il était comme un électron complètement détaché de son noyau et il partait à la dérive tout seul... Mais cette impression ne dura pas longtemps. En effet, lorsqu'Elizabeth pris ses mains et lui annonça qu'il n'était pas seul, qu'elle ne lui en voulait pas pour le choix qu'il avait fait puisqu'elle avait choisi de faire le même, la solitude s'en alla pour ne laisser finalement qu'une flamme continuelle au fond de son cœur. Ce cœur qui même durant l'été avait été glacé, retrouvait en plein cœur de l'hiver sa chaleur naturelle. Non, pas naturelle puisqu'il s'agissait là d'une chaleur bien plus colossale que de coutume. Il se sentait bien. Il se sentait enfin bien. Et il ne comptait pas laisser ce sentiment s'en aller encore une fois. « Oh...Elizabeth...Si vous saviez combien j'ai crains que vous ne pardonniez mon choix, que vous ne le trouviez emplit que d'une chose : d'égoïsme. » Et alors qu'il aurait voulu rester fort, une larme s'échappa de ses yeux, une seule et unique larme qui vint à s'effacer sur la commissure de ses lèvres. Après quelques instants, il plongea ses yeux dans ceux d'Elizabeth et caressa délicatement du bout de son pousse la main qui avait pris tantôt la sienne et ajouta. « Vous avez raison, parfaitement raison, j'aurais dû vous l'avouer dès le départ, car sans vraiment le vouloir je me suis amputé d'une partie de moi-même en vous laissant de côté. Car Elizabeth, vous êtes comme une sœur pour moi, et vous l'étiez tout autant dans l'esprit d'Edmond. Je vous connais depuis si longtemps...J'aurais dû savoir que vous comprendriez mon choix...J'aurais dû... » Tandis que tantôt son cœur se trouvait sombre et que ses yeux étaient emplit de larmes, un sourire vint à étirer ses traits. Tendre sourire que ce dernier puisque c’était comme si Thomas venait de connaître une renaissance.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Dim 9 Fév - 21:35


Loin du froid de décembre.


Une princesse devait s’habituer à vivre seule. Entourée de personne, qui voulait attirer la gloire, elle savait qu’elle ne pouvait faire réellement confiance en personne. En ce qui concernait Elizabeth, elle avait la malchance d’avoir été déclarée bâtarde et de s’attirer les foudres d’une grande partie du peuple anglais. Les catholiques ne l’aimaient pas, parce que pour eux, elle était la réincarnation de sa mère, la princesse le savait, cela durerait toute sa vie. Elle était protestante et si un jour elle venait à gouverner, elle ramènerait la religion instaurée par son père, les catholiques n’auraient pas le choix. Les temps ne seraient jamais bon pour la jeune femme, elle aurait toujours des ennemis, comme n’importe quel numéro deux du royaume. Sans héritier de la part de Mary, Elizabeth était l’héritière au trône et même si elle ne la désignait pas, c’était le souhait de son père, qu’elle succède à sa sœur. Cependant, le destin, qui n’avait jamais été clément pour Elizabeth, se préparait à lui faire de nouvelles épreuves. Brave, elle savait que ses jours à Hatfield ne seraient pas de tout repos et qu’elle allait devoir se montrer courageuse, sinon jamais elle ne pourrait embraser le destin qui l’attendait. Elizabeth ne savait pas à quoi elle devait s’attendre avec Thomas Hertford, même si c’était pour honorer une promesse, le jeune homme avait trahi son quand et il a peut-être pris goût à tout cela. La jeune femme pardonnait, mais à demi-mot. Son cœur méfiant ne pouvait que craindre une nouvelle trahison de la part du noble. La rousse en avait marre de tous ces non-dits, de ces personnes qui voulaient être avec elle pour le prestige. Heureusement, elle savait qu’elle était entourée de fidèles, Kat sa mère de substitution avait toujours été là pour elle, tout comme sa douce Anne, sa petite fée et cousine. Ces deux personnes étaient chères à son cœur et la princesse savait qu’elle pouvait leur faire pleinement confiance. Thomas semblait sincère quand il évoquait le fait qu’il craignait ne pouvoir obtenir son pardon.

« Je crains, qu’il me faudra du temps pour tout oublier, mais pour la mémoire de votre frère, je m’attèlerais à le faire. » Répondit la jeune femme, un sourire léger aux lèvres, tout en se remémorant son défunt ami d’enfance.

L’homme s’approcha d’elle et Elizabeth put voir cette petite larme qui s’échappa des yeux de Thomas, et il lui prit la main pour ancrer son regard dans le sien. Une amitié était en train de se renouer, maintenant la rousse le savait, elle ne perdrait plus jamais son ami d’enfance. Aujourd’hui serait un jour important pour elle, comme tous ceux qui avaient changé son existence. Le jeune homme reprit alors la parole, lui avouant qu’il la considérait comme une sœur, tout comme Edmond l’avait fait avant lui. Elizabeth n’avait jamais eu beaucoup de chance en ce qui concernait sa famille paternelle, mais avec ses parents maternelles et les amis qu’elle avait pu trouver, elle avait avec elle tous les trésors du monde. La jeune femme savait qu’en cas de difficulté, elle allait pouvoir compter sur eux tous.

« Vous ne vouliez pas prendre le risque. La perte d’Edmond a été importante pour nous deux, mais maintenant, que je sais que vous êtes toujours pour notre cause, je protégerai votre secret. Ignorez-moi, si nous nous retrouvons à la cour, je ne m’en offusquerai pas, puisqu’ici, nous pouvons retirer nos masques. » Souriait la jeune femme, tout en serrant la main de l’homme dans la sienne.








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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Lun 17 Mar - 10:51

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18 Décembre 1553


La joie. La tendresse. L'amitié. L'amour... Tout ce que le jeune Lord avait cru perdre il y a de cela plus de quatre mois, lors de la mort de son frère, lui était brutalement rendu. C'était comme si, le fait d'avoir dit la vérité à Elizabeth, lui rendait en quelque sorte sa liberté. Liberté qu'il avait cru encore avoir à ses côtés, mais qu'il avait en vérité perdue en même temps qu'une partie de son âme. En effet, il avait perdu cette liberté durant l'été, car le masque qu'il avait choisi de porter lui avait comme rongé l'âme pour finalement l'enfermé dans un petit coffre encercler de chaînes. Ainsi maintenue prisonnière, son âme n'avait pu avoir complètement sa liberté de mouvement, mais aujourd'hui, celle liberté lui été rendu. Les chaînes étaient tombées. Le coffre s'était ouvert. Les parts manquantes de son âme avaient été restaurées. Face à Elizabeth, se trouvait un homme nouveau, un homme qui s'était enfin décidé de se dévoiler, un homme qui avait récupéré les qualités qui lui avaient été retirés lorsque son âme s'était déchiré lors du décès d'Edmond, un homme qui parvenait désormais à croire avec ferveur que la lumière reviendrait un jour en Angleterre et ce, sous le règne d'une autre Reine, d'une autre Souveraine. Et en ce jour, il imaginait fortement qu'Elizabeth pourrait être cette Reine. Après tout, elle se trouvait être la digne fille de son père et de sa mère, aussi avait-elle les qualités des deux. Qualités qui feraient d'elle une incroyable souveraine.

« Je crains, qu'il me faudra du temps pour tout oublier, mais pour la mémoire de votre frère, je m'attèlerais à le faire. » Il s'en était douté qu'elle ne parviendrait à tout oublier dans la foulée. Après tout, n'avait-il pas, lui aussi, du mal à oublier le passé ? Justement...Lui vivait dans ce dernier, alors qu'il devrait être plus ancré dans le présent. Un jour peut-être parviendra-t-il a faire complètement abstraction de ce qui s'était passé avant, mais pas maintenant...Pas maintenant... Il lui adressa un tendre sourire, puis s'approcha lentement d'elle. Même si le pardon complet d'Elizabeth mettra du temps à faire surface, il sentait bien qu'il allait tout faire pour que ce dernier arrive au plus tôt. Il allait tout faire pour qu'elle lui pardonne et qu'elle oublie ce triste passé. « Vous ne vouliez pas prendre le risque. La perte d'Edmond a été importante pour nous deux, mais maintenant, que je sais que vous êtes toujours pour notre cause, je protégerai votre secret. Ignorez-moi, si nous nous retrouvons à la cour, je ne m'en offusquerai pas, puis qu’ici, nous pouvons retirer nos masques. » Elle avait parfaitement raison, ici ils pouvaient retirer leur masque commun et laisser la fraicheur du soleil caressait leur vrai visage. Ici tout leur été permis, car rien ni personne ne pourrait les empêcher d'agir comme bon leur semblait. Après tout, ils étaient sur leurs terres, aussi la Cour ne pouvait-elle remarquer l'abaissement de leur masque pendant de brefs instants. La Cour n'avait pas la moindre influence ici, car là, la nature trônait en reine.

Délicatement, le jeune Lord lui adressa un sourire, puis posa son regard sur les chevaux qui s’abreuvaient dans l’eau froide, pour finalement reporter ce dit regard sur Eliabeth. En gardant son sourire au bord des lèvres, Thomas demanda. « Que diriez-vous d’une balade à cheval sur les plaines enneigées, avec les masques enfin retirés ? »
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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Mar 25 Mar - 22:21


Loin du froid de décembre.



Le Hertforshire apportait un nouveau souffle de vie à Elizabeth, ici elle ne craignait plus rien et surtout elle pouvait profiter librement de sa vie. Pas d’espion, moins de surveillance, la cadette des Tudor n’avait plus peur et se sentait enfin heureuse depuis la prise de pouvoir de sa sœur Mary. L’hiver était là et même si elle ne pouvait plus faire de grandes chevauchées à cause de la neige, elle ne pouvait pas s’empêcher de partir dans la nature, au risque de tomber malade. Couverte de fourrure, elle se disait qu’elle ne risquait rien, elle était la fille d’Henry VIII après tout, elle était forte. Elizabeth avait tant souffert, si bien qu’elle ne pensait pas subir d’autres malheurs. Qui avait-il de pire que de perdre sa mère et d’être ignoré par son père, désavouée et bâtarde ? Il ne pouvait plus rien lui arriver, même si Mary la détestait, elle n’avait rien contre elle et toutes les deux pourraient vivre ensemble dans leur coin, se croisant que pour des cérémonies officielles. Elle l’espérait, mais pourtant, plus tard, elle découvrirait qu’elle avait eu tort de croire en son bonheur. Une princesse ne pouvait être éternellement heureuse et devait toujours se battre.

Aujourd’hui, Elizabeth retrouvait une attache de son passé, loin de sa chère Anne, elle était heureuse de retrouver Thomas Hertford et d’avoir ses explications sur sa désertion du clan protestant. La rousse ne pouvait pas totalement lui en vouloir, elle-même ne pouvait plus dire au grand jour ses réelles convictions. Tous les deux devaient faire semblant, encore et toujours, sans jamais abaisser leurs masques. Ils avaient tous les deux perdus des proches, mais ils devaient se montrer forts et affronter les épreuves pour leur survie. Se cacher s’était survivre et ils n’avaient pas le choix, ils devaient retourner leur veste, pour se sauver. Sous son matelas où dans des livres catholiques, Elizabeth cachait des feuillets protestants sur lesquels, elle pouvait lire les théologies et les réformes entrepris par son père. La jeune femme n’oubliait pas cet héritage et elle avait bien l’intention de le reconquérir sur le catholicisme de Mary. Sa sœur avait fait une grave erreur de se remettre sous le joug de la papauté, mais cela la cadette se garderait bien de le lui dire. La reine était beaucoup trop fière pour admettre ses erreurs. Désormais, elle voulait se marier avec un Espagnol, le fils de l’empereur, cela était bien pire aux yeux de la bâtarde, mais que pouvait-elle faire ? Elle n’avait aucun pouvoir et ne pouvait donc pas empêcher cette union qui aurait lieu probablement l’été prochain. Mary voulait absolument un héritier pour contrer sa sœur cadette et conserver ses travaux, mais à son âge, avoir un enfant relevait du miracle. A trente-sept ans, Mary était une femme mure et rien ne prédisait qu’elle puisse enfanter un jour. Mais qui sait, Dieu était toujours à ses côtés, peut-être lui accordera-t-il ce miracle.
Thomas lui proposa alors une promenade à cheval sur les plaines enneigées. Elizabeth ne put qu’accepter, jamais elle ne refuserait à un ami une chevauchée dans la lande.

« Avec joie ! » Disait-elle avec un joyeux sourire sur les lèvres, tout en montant seule sur son cheval. « Thomas, je vous lance un défi, le premier qui arrive jusqu’à cet arbre là-bas a gagné. »Ajouta sur un air de défi Elizabeth, tout en partant en avant, prenant de cours le jeune homme.

Les Tudor n’aimaient pas perdre et comme son père, Elizabeth ne dérogeait pas à la règle, si elle pouvait se montrer fourbe, elle le ferait, surtout quand le jeu en valait la chandelle. Alors qu’elle galopait jusqu’à l’arbre, elle se retourna pour observer Thomas, qui était sur ses pas. La rousse riait, que c’était bon de retrouver un ami !






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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Sam 10 Mai - 16:17

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18 Décembre 1553


C'est avec un regard nouveau, ou plutôt avec son ancien regard enfin retrouvé, que Thomas plongea ses yeux dans ceux d'Elizabeth après lui avoir proposé une balade à cheval. Il faut dire qu'en même temps d'avoir retrouvé son regard, il s'était retrouvé lui-même. Car qui était-il sans ses anciennes attachent ? Qui était-il sans toutes les personnes qui avaient compté pour lui lorsqu'Edmond étaient encore en vie ? Qui était-il sans une présence amicale à ses côtés ? Rien...Il n'était strictement rien sans tout cela...Si ce n'est un homme portant un masque dont le fardeau devenait chaque jour de plus en plus lourd. Un homme qui bien que munis d'innombrables idées pour le pays de la rose se trouvait être démunis d'idées concernant sa propre vie. Oui...Il avait laissé filer sa vie, sans chercher un seul instant à l'arrêter, à la rattraper, comme s'il n'en avait cure de cette dernière. Comme si pour lui, la seule chose qui importait était de remplir l'objectif qu'il s'était de part la mort de son frère fixé. Objectif qui n'était autre que de placer une nouvelle Reine sur le trône d'Angleterre, une bien meilleure Reine que l'actuelle. Il avait un seul et unique d'objectif dans sa vie et ne s'était jamais projeté plus loin que l'accomplissement de ce dit objectif, comme s'il allait mourir après la réalisation de ce dernier et ainsi rejoindre son frère. Oui...Il n'avait jamais réfléchi à ce qui se passerait après pour lui...Mais maintenant qu'il avait retrouvé en partis l'ancien lui qui avait disparu en même temps que son frère, il s'était réveillé. Il était réveillé et comptait bien trouver un autre objectif, un autre rêve, lorsque son actuel se verrait réaliser. Que serait-il ? Certainement se marier, avoir des enfants et ainsi faire perdurer le nom des Hertford dans le temps. C'était là ce que son frère avait toujours voulu et c'était donc là ce qu'il allait avoir pour second objectif.

La réponse d'Elizabeth le ramena soudainement à la réalité. Quant au sourire de cette dernière, il lui donna d'autant plus envie de suivre ce second objectif : il allait rester en vie et profiter de ce que l'avenir allait lui réserver. Mais plus encore, il allait profiter de l'amitié qu'Elizabeth acceptait de lui redonner. Amitié que désormais il chérirait, car non désireux de la voir le quitter une seconde fois. Non...Il en avait bien trop souffert la première fois que de perdre l'amitié de la Princesse, aussi était-il certain qu'il ne referait plus deux fois la même erreur. C'est donc le sourire aux lèvres et certain de ses pensées, qu'il vint à monter sur son cheval pour pouvoir faire la dite promenade dont il avait parlé à Elizabeth. Mais cette dernière avait une toute autre idée, elle désirait faire la course et bien elle allait en être servi. Dès qu'elle partie en avant sans même l'avoir prévenu du fait que la course avait commencée, Thomas réagit au quart de tour et parti lui aussi au galop, désireux de rattraper son retard. Lorsqu'Elizabeth se retourna pour l'observer et se mit à rire, un air de défi se mit à flotter sur le visage du Duc. Aussi se mit-il à accélérer, poussant quelque peu son cheval pour finalement parvenir à la hauteur d'Elizabeth. Dès qu'elle remarqua qu'il ne se trouvait plus derrière elle mais à côté d'elle, Thomas lui adressas un sourire amusé puis tourna son visage pour poser son regard sur l'arbre qui se trouvait désormais non loin d'eux. Mais son cheval avait été épuisé par cette brusque accélération, tandis que celui d'Elizabeth avait gardé le même rythme depuis le début de la course. Aussi cela ne fut pas étonnant lorsqu'Elizabeth parvint à le dépasser et arriva à la hauteur de l'arbre quelques instants avant lui.

Lorsqu'il pris conscience de sa défaite, Thomas ne pu s'empêcher de pousser un petit râle exaspéré, mais finalement, après quelques instants, Thomas éclata de rire, car dans son esprit il n'avait pas le sentiment d'avoir perdu. Bien au contraire ! Il avait peut-être perdu la course, mais au moins avait-il gagnée une amie. « Félicitations Elizabeth, bien que ce fut une victoire de justesse. » En disant ces derniers mots, un sourire ironique étira ses lèvres, car si elle n'était pas partie avant lui, la course ne se serait certainement pas passée de cette façon. Mais en même temps, que lui importait, lorsqu'il songeait à cette amitié retrouvée. Oui...Rien n'était plus important que cette amitié retrouvée. Mais alors que Thomas aurait voulu que cet après-midi dure éternellement, son regard se porta vers l'horizon où le soleil descendait signifiant de ce fait qu'il n'allait pas tarder à laisser sa place à la lune. Faisant une petite moue, il se tourna vers Elizabeth, puis dit. « Je crains qu'il ne nous faille rentrer dans nos demeures respectives...Car si je vous accaparais encore plus longtemps, j'ai bien peur que vos serviteurs ne viennent à s'inquiéter quant à votre longue absence. Mais sachez que j'ai vraiment apprécié cet après-midi à vos côtés Elizabeth, même s'il me faut encore digérer ma défaite. » Après avoir dit ces mots, il ne put s'empêcher de rire légèrement, puis repris son sérieux. Soudainement, il se mit à fouiller dans ses poches intérieures pour finalement sortir le petit calepin noir, qu'il avait été en train de remplir lorsque son chemin avait croisé celui d'Elizabeth plus tôt dans l'après-midi, puis ajouta « Avant que je n'oublie, voilà un présent pour vous. J'aurais souhaité vous l'offrir lors de votre vingtième anniversaire...Mais comme vous pouvez vous en douter, à cette époque cela aurait été inopportun que de vous l'offrir alors que nous ne nous parlions plus. » A ces mots, il s'approcha d'elle en donnant un petit coup de talon à son cheval pour que ce dernier s'avance vers celui d'Elizabeth, puis, arrivé à sa hauteur le lui tendit. « J'espère que mon modeste présent vous plairas et qu'en le lisant il vous fera penser à moi, à votre ami récemment retrouvé. »
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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Sam 17 Mai - 15:45


Loin du froid de décembre.


Les Tudor gagnaient toujours et ils avaient cet esprit de victoire dans le sang. Elizabeth se souvenait encore aujourd’hui, le jour où son père était rentré, victorieux de son siège de Boulogne. La bataille avait été rude, mais le combat était parvenu à raviver la flamme qui était disparu dans les yeux ce vieil homme obèse. Même si Boulogne a été vite reprise, elle avait été un moment de gloire pour toute la famille. Henry VIII voulait depuis toujours retourner au combat, comme dans sa jeunesse et à l’aube de la mort, il y était parvenu. Elizabeth se souvenait aussi des histoires que ses gouvernantes rapportaient à propos de son royal grand-père, celui qui a conquis le trône en partant de rien. Cet homme était un modèle pour toute la famille, pour elle, mais aussi pour Mary. Après tout Henry VII Tudor n’était en rien prédestiné à devenir roi, mais Dieu l’avait mis sur ce chemin et il est devenu un grand homme, installant leur puissante dynastie. Les Tudor étaient des gagnants, Henry VII l’avait été, tout comme Henry VIII et Elizabeth le serait un jour aussi, si Dieu le voulait. Elle avait cette force en elle, qui lui prouvait qu’elle était prête à tout. La peur, elle la connaissait, mais jamais elle ne la montrait, si bien qu’elle se sentait toujours proche de sa mère, qui était partie de ce monde, sans baisser la tête. La victoire, elle l’aurait et aujourd’hui encore, elle l’avait eu face à Thomas Hertford, dans une banale course de chevaux. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de rire, elle était heureuse de retrouver cet ami qu’elle avait longtemps perdu, elle était heureuse de pouvoir à nouveau sentir cette liberté. Rien ne pouvait gâcher ce bonheur. Taquin, le jeune Thomas ne put s’empêcher de dire qu’elle avait gagné de justesse. Ainsi donc lord Hertford n’avait pas la défaite facile ? Ces paroles attirèrent de nouveaux rires venant de la princesse.

« Sachez Thomas qu’une Tudor gagne toujours, vous aviez perdu d’avance c’est tout. » Riait la jeune femme en faisant fi de la modestie. Après tout elle n’était pas modeste et elle ne ressemblait en rien aux autres femmes. Si on lui avait toujours appris à se montrer discrète, Elizabeth ne l’était qu’à la cour, quand les yeux noirs de sa sœur la surveillaient.
Cependant la réalité revient vite au galop, en effet, Elizabeth avait passé beaucoup de temps loin de tout, si bien que le monde pourrait penser qu’elle se soit enfuie. Cette promenade était comme une jolie, un doux moment de liberté qui allait vite terminer. Même à Hatfield, Elizabeth se retrouvait espionnée par ses serviteurs. Peut-être qu’un jour tout cela changerait, avec un peu de chance Mary pourrait s’adoucir. Même si elle n’y croyait pas, la jeune femme l’espérait.
« Oui, s’en doute Londres est déjà au courant de ma promenade et tout le monde doit penser que je lève une armée. Et comme vous êtes avec moi, vous allez sûrement obtenir le rôle de Capitaine. Cette promotion vous plairait-elle au vu de la défaite écrasante que je vous ais infligé ? » Riait la jeune femme.
Alors qu’Elizabeth allait rejoindre son cheval, pour retourner à Hatfield, Thomas lui tendit un petit calepin noir et lui avoua qu’il voulait lui offrir pour son anniversaire. Emue la jeune femme prit le petit objet, tout en le serrant dans sa main. En cet instant, elle était un peu confuse, ne sachant quoi dire pour remercier le jeune homme.
« Thomas, c’est vraiment gentil à vous, ce carnet m’accompagnera pendant longtemps. » Remercia la jolie rousse. « J’espère que nous nous reverrons bientôt. Que Dieu vous protège. » Disait-elle tout en déposant un baiser sur la joue de l’homme.

Elizabeth enfourcha alors son cheval et s’élança au galop jusqu’à Hatfield. Ce moment de liberté avait été court, mais elle le garderait au fond de son cœur pendant un moment. Aujourd’hui, elle avait retrouvé un ami et c’était bien plus important pour elle, que toutes les libertés du monde.







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MessageSujet: Re: I had to find you ○ Elizabeth Tudor  Dim 13 Juil - 14:09
I had to find you, tell you I need you.

Oh let's go back to the start

18 Décembre 1553


C'est le sourire aux lèvres que Thomas descendit de son étalon après avoir annoncé d'un ton taquin qu'Elizabeth n'avait gagné que de justesse cette dite course de chevaux. Mais malgré ce ton quelque peu ironique, le jeune homme ne ressentait nulle animosité à l'égard de la victoire de cet incroyable phoenix. Après tout, jamais Thomas se s'était montré doté d'une nature arrogante, ou alors une arrogance très très infime. Il fallait croire que c'était son aîné qui avait eu la chance d'être pourvu de ce trait de caractère, quant à lui, il prenait chacune de ses défaites à la rigolade, se disant qu'il fera mieux la prochaine fois, mais plus encore, pensant que ce n'était là que de petits jeux qui n'avaient pas grande importance. Certes, une certaine arrogance était développée chez lui lorsqu'il se trouvait face à ses ennemis, mais là, en se tenant face à Elizabeth Tudor aucun sentiment de la sorte ne venait troubler son esprit, car après tout, il s'agissait là d'une amie et il n'avait donc nul besoin de se cacher derrière de l'arrogance. Quoi qu'il en soit, Thomas prenait cette défaite à la rigolade et les propos d'Elizabeth eurent tôt fait de redoubler son hilarité intérieure. « Sachez Thomas qu'une Tudor gagne toujours, vous aviez perdu d'avance c'est tout. » Face à ces paroles, le jeune homme inclina sa tête en signe de respect, pour finalement dire lorsqu'il se redressa. « La prochaine fois, je n'oublierais pas les victoires qui raisonnent dans votre nom, de crainte de devoir affronter une seconde défaite. Mon amour propre n'y survivrait certainement pas. » Bien évidemment, il disait ces derniers mots sur un ton plutôt comique, car comme dit plus tôt, son amour propre y survivrait fort bien puisque l'arrogance ne faisait pas partie de son être.

Puis après avoir fait preuve d'un certain amusement, Thomas pris conscience de l'heure avancée de la soirée qu'il était. Aussi mieux valait-il pour tous deux d'écourter ces fabuleuses retrouvailles, car les gens auraient tôt fait de jaser maintes et maintes idioties, ce qu'ils ne voulaient bien évidemment pas. La réponse de la jeune femme après son soudain sérieux, eut tôt fait de briser le sérieux retrouvé, car il fallait dire ce qu'il en était, ses paroles étaient plutôt comiques. Lui ? Capitaine d'une armée ? Autant dire que cela ne pourra arriver que lorsque le ciel sera tombé sur nos têtes. Car imaginés un peu un poète avec une arme à la place d'une plume ? Ce serait quelque peu ridicule, non ? Quoi qu'il en soit, Thomas continua sur le chemin de l'amusement en lui disant ces mots. « Je pense qu'en effet au vu de cette défaite écrasante, le titre de Capitaine serait une belle consolation, même si...un Capitaine est censé savoir se débrouiller à cheval, ce qui n'est malheureusement pas vraiment mon cas. » Dis-t-il le sourire aux bords des lèvres, car comme tantôt, la rigolade était bien présente au fond de ses propos. L'autodérision était là un élément qu'il pratiquait souvent pour détendre l'atmosphère ou encore pour amuser ses congénères, car même s'il disait cela à son propos, il savait fort bien que ce n'était que rigolade, aussi ne le prenait-il jamais mal. En même temps, il serait étonnant de s'en vouloir à soi-même à cause de paroles prononcées, sachant qu'on est le seul responsable.

Quelques secondes plus tard, Elizabeth se dirigea vers son cheval pour rentrer chez elle, comme Thomas le lui avait conseillé à cause de la nuit qui commençait à tomber. Et alors qu'il la voyait s'éloigner, une pensée surgit soudainement dans son esprit et alors, il se mit à chercher le petit carnet noir dans ses poches intérieures. Dès qu'il l'eut trouvé, il avança à grands pas vers la jeune femme pour le lui offrir. Il fallait dire que c'était là le meilleur moment pour offrir ce modeste présent, puisqu'il avait ardemment désiré le lui offrir lors de son anniversaire, sans grande possibilité. Mais maintenant, c'était possible puisque l'amitié entre les deux nobles était enfin retrouvée. « Je suis vraiment ravi de voir que mon présent vous réjoui. » Annonça-t-il après qu'Elizabeth l'eut remercié. « J'espère que nous nous reverrons bientôt. Que Dieu vous protège. » Face à ces mots et au léger baiser sur la joue qu'elle lui offrit, un nouveau sourire étira les lèvres de Tomas, qui dit d'une voix douce. « Je l'espère aussi, Elizabeth. » Puis, il la regarda s'éloigner en gardant le sourire aux lèvres, car il avait enfin retrouvée une amie chère à son cœur.
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I had to find you ○ Elizabeth Tudor
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