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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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the protestant wolf
♕ Métier : Père Clinton Ashby. En réalité, érudit allemand autrefois professeur, notamment à l'université de Tübingen. ♕ Age : 30 ans ♕ Religion : Protestant luthérien, se faisant passer pour un prêtre catholique ♕ L'avatar a été fait par : Lilday ♕ Mon nombre de messages est : 411 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 36 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 10/08/2016 ♕ Mon pseudo web est : BloodyWonder ♕ Mes autres visages : Arthur Wayne & Lavinia Tyburn Administratrice révolutionnaire protestant

MessageSujet: THÉODORE WOLMAR - the protestant wolf.  Jeu 27 Juil - 14:45


Théodore Wolmar

a mind needs books as a sword needs a whetstone if it is to keep its edge.




TON PERSONNAGE
PRÉNOM & NOM ♕ Théodore Wolmar
AGE ♕ 30 ans
DATE DE NAISSANCE ♕ 14 aout 1527.
ORIGINE ♕ Originaire de Tübigen, près de Sttugart, Saint Empire Germanique. De mère française et de père allemand.
SITUATION FAMILIALE ♕ Célibataire. Sa mère et sa soeur sont décédées. Son père, Melchior, est toujours en vie, de même que son petit frère, Jan.
MÉTIER ♕ Érudit allemand protestant se faisant passer pour un prêtre catholique. Il a été précepteur et professeur d'université en Allemagne. Sa connaissance de la Bible et de la théologie lui permette aussi d'exerce la fonction de pasteur, selon l'idée protestante de Sacerdoce Universelle. Il a d'ailleurs endossé cette fonction lors de l'enterrement de sa soeur.
GROUPE ♕ L'Eglise
CRÉDITS ♕ Écrire ici.




LE JOUEUR
PSEUDO ♕ BloodyWonder
AGE ♕ 21
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♕ Je suis administratrice de ce beau bébé. <3
TON AVATAR ♕ François Arnaud
VOTRE PERSONNAGE EST-IL HISTORIQUE OU FICTIF? ♕ Fictif, mais le père de mon personnage a bien existé.


Audience devant la Reine.



QUELLE EST VOTRE RELIGION ET QUE PENSEZ-VOUS DES CHANGEMENTS RELIGIEUX DU PAYS? ♕ J'ai été élevé dans le luthéranisme et mon père connaissait Calvin en personne, l'ayant eu comme élève. Il a été son professeur de langue grecque. Mais le protestantisme n'est pas seulement une histoire d'éducation. J'ai grandi entouré de livres, toujours en train d'étudier dans les bibliothèques. La corruption de l'Eglise romaine est bien réelle. Je suis intimement convaincu par les propos de Luther et je ne le suis pas aveuglement car mon père était l'un de ses partisans, non. Mon esprit critique ne me le permettrait pas. Je suis un très fervent défenseur du protestantisme et je suis outré par les secrets sombres de l’Église catholiques. Les protestants détiennent une vérité incontestable. Les souverains d'Europe, Mary Tudor y compris, ne peuvent plus continuer de réprimer cette religion car elle est la religion qui revient au source de notre christianisme. Il est compréhensible que le peuple soit aveuglé, car il n'a pas facilement accès à la culture. Mais les souverains qui répriment le protestantisme sont tout bonnement des criminels.

COMMENT VOUS SENTEZ-VOUS EN APPRENANT LA MALADIE DE LA REINE ? ♕ Je m'en réjouis. Certes, cela n'est pas très correct de parler ainsi mais c'est la vérité. Cette reine a déjà fait de nombreuses victimes innocentes et si elle parvenait à donner naissance à un fils, un mélange entre sa personne et celle de Philippe de Habsbourg, qui n'est pas un meilleur prince, loin de là, l'avenir de l'Angleterre serait bien noir. Je ne peux qu’espérer que Dieu mette rapidement un terme à la vie de la reine afin de permettre à une autre de s'asseoir sur le trône...

QUELLE HERITIERE SOUTIENDREZ-VOUS ? ♕ Je soutiens Elizabeth Tudor, la soeur de la reine. J'ai rencontré Elizabeth au mois de janvier de l'année 1556. J'avais demandé à mon amie feu Anne de Clèves de m'arranger un entretien avec la princesse. Avec le soutien d'Anne, je suis devenu son nouveau confesseur. Grâce à ce rôle, j'ai pu faire connaissance avec la princesse que bon nombre de mes amis anglais protestants voient comme leur espoir. Je dois reconnaître que je pense moi aussi qu'elle est le meilleur espoir pour l'Angleterre. La princesse sait qu'elle peut me faire confiance et je lui fais confiance moi aussi, lui ayant dévoilé ma véritable idendité. Je la conseille et tente de la préparer à son rôle futur pour qu'elle soit une bonne souveraine, ce qu'elle est bien partie pour devenir. Je lui donne bons nombres de nouvelles de ce qui se trame à la cour. Je lui vais parvenir des textes protestants, également, cachés dans des pages de la Bible. Elizabeth sait que je lui suis loyal à elle, et non à sa soeur. Je pense que nous pouvons dire que nous sommes devenus amis et je l'apprécie beaucoup. Après tout, je suis l'une des seules personnes à qui Elizabeth peut parler librement et sans crainte, étant toujours étroitement surveillée.

AGISSEZ-VOUS DANS L'OMBRE POUR VOTRE CAUSE OU VOTRE FOI, SI OUI QUE SERIEZ-VOUS PRÊT A FAIRE ? ♕ J'agis dans l'ombre, sous le nom d'un prêtre catholique, mais je fais beaucoup pour ma cause. C'est le combat de ma vie. J'ai tout appris de la religion catholique pour assurer ma couverture et agir pour la défense du protestantisme depuis l'intérieur. On me connait en Angleterre comme Clinton Ashby. C'est une couverture utile car il y a bien plus de choses que l'on peut faire dans l'ombre. En agissant en pleine lumière, le chemin vers le bûché est de courte durée. Mais je suis prêt à beaucoup pour ma cause, comme je l'ai déjà prouvé. Si je me rassurais autrefois en me disant que vu mes contacts, la reine ne pourra rien contre moi, cela est moins le cas depuis la mort d'Anne de Clèves et depuis que je fais passée une condamnée protestante de la noblesse anglaise pour ma soeur. Cependant,les injustices perpétrées contre les protestants ne peuvent plus durer. J'irais où Dieu me guidera.








THEODORE, from the greek « gift of the gods » | the protestant wolf  ♠ A time to love and a time to hate, a time for war and a time for peace.


Dernière édition par Théodore Wolmar le Jeu 27 Juil - 16:23, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: THÉODORE WOLMAR - the protestant wolf.  Jeu 27 Juil - 14:45


Le fils de son père

Le 14 aout 1927 naquit Théodore Wolmar, fils de Melchior Wolmar, professeur éminent de lettres anciennes, dans la ville d'Orléans, Royaume de France.





C'est au cœur de la France de François Ier que Théodore Wolmar vit le jour en 1527, à Orléans. Il est le premier fils de l'éminent professeur de belles-lettres allemand enseignant à l'université d'Orléans, le fameux Melchior Wolmar. Originaire de Rotweil, dans le Saint-Empire, le père de Théodore avait quitté le duché du Pays de Bade Wurtemberg  quand, en 1519, à la mort de Maximilien Ier, Ulrich VI perd le territoire au profit de princes catholiques. Melchior, étant un proche du duc et un enseignant de qualité à la cour de Stuttgart, luthérien qui plus est, préfère partir lui aussi pour la France. A Orléans, il devient professeur de belles-lettres à l'université. Parmi ses élèves, il compte le jeune Jean Calvin, qui plus tard deviendra célèbre pour ses thèses réformatrice. Trois ans après son arrivée à Orléans, il rencontre une française, Louise, fille d'un professeur de droit, qu'il épousera en 1524. Théodore est leur premier enfant.

Dès sa naissance, Théodore est donc destiné à un avenir dans les livres et la connaissance. Élevé à la fois en allemand et en français, le jeune garçon bénéficie du meilleur professeur pour parfaire son éducation ; son propre père. Le jeune allemand ne garde point de souvenir d'Orléans, car deux ans après sa naissance, en 1529, il quitte la ville avec ses parents pour une ville plus au sud, la ville de Bourges. Melchior fait partie des nombreux professeurs engagé par Marguerite de France pour donner toute sa éclat et sa grandeur à la timide et récente université.
En 1534,  Théodore est alors âgé de six ans, le duc Ulrich IV réussit à reprendre le territoire qui lui revenait de droit. Melchior est alors appelé par le duc pour venir enseigner le droit à l'université de Tübingen, où il prévoit de créer une faculté de confession protestante dans l'ancien monastère augustin. Melchior est séduit et sa terre natale lui manque. Il accepte le poste.
L'université de Tübingen est l'un des endroits les plus influents du Saint Empire. C'est là que grandira le jeune Théodore, entouré d'érudits essentiellement protestants et de personnes aussi influentes que le duc Ulrich.

*


1535. Demeure de la famille Wolmar, Tubigen.

A table, en attendant que la domestique serve la soupe, Melchior Wolmar appelle son fils de la fenêtre alors que celui-ci s'amuse dehors, tel un enfant de son âge.
« Théodore, nous allons bientôt manger, rentre. », lui dit il.

« Mère a dit que la soupe n'était pas encore totalement prête », répond le jeune garçon, ayant arrêté de jouer pour se tourner vers son respecté père, étonné.

« J'aimerais t'entendre lire en français avant que nous nous mettions à table. Allez, dépêche toi. »

Contrairement à ce qu'un autre enfant aurait pu répondre, Théodore ne se plaignit pas, même s'il avait suffisamment étudié pour la journée. Le jeune garçon aimait apprendre et désirait rendre fier son père, un homme si intelligent et éminent, qui par sa connaissance, c'était fait une place à la cour de Stuttgart. Bien sûr, parfois, il avait mal à la tête de trop étudier. Mais, il se plaignait rarement.

« Oui, père. », répondit le jeune garçon.

Théodore s'assit ainsi sur les genoux de son père et tenta de déchiffrer au mieux qu'il le pouvait le texte française.

« Oh non », soupira t il. « Ce sont les lettres toutes rondes, je n'aime pas ça. C'est difficile à lire. », expliqua t il.

«Les français écrivent ainsi, Théodore. Ça s'appelle l'écriture cursive, je te l'ai déjà dit. Beaucoup de gens la trouvent bien plus simple à déchiffrer. Il n'y a que dans le Saint Empire que l'on utilise encore l'écriture gothique. Si tu veux voyager, tu dois apprendre à lire la cursive. Et le français. » 

« Oui, père. »

Théodore lut donc le texte, faisant quelques erreurs par ci par là. A la troisième erreur, son père prit la parole.

« Ton français n'est pas bon à l'oral, Théodore. Tu es trop hésitant, tu met trop de temps à déchiffrer les mots. Tu n'as pas suffisamment travaillé. Je t'ai entendu lire le « u » à l'allemande, aussi. Fais attention à cela. Je t'écouterais ce soir, je veux que tu travailles ta lecture encore un peu d'ici là car ce n'est pas suffisant. », dit Melchior.

« Je suis désolé, père. Je le ferais. » Le jeune garçon désirait vraiment impressionner l'éminent professeur qu'était son père.

« Melchior, Théodore a beaucoup travaillé aujourd'hui, je l'ai vu lire toute la matinée... », intervint Louise Wolmar, en français.

« Louise. Ne me contredis pas, veux tu. Je sais que Théodore a travaillé. Mais sa lecture en français n'est pas bonne, il doit travailler encore. », répondit le père de famille. Il se tourna ensuite vers son fils : «  Tu peux aller jouer encore un peu, je t'appellerais par la fenêtre quand la soupe sera prête. Ne t'éloignes pas trop. »

Théodore acquiesça et quitta rapidement la pièce.

« Je suis désolée de t'avoir contredis Melchior, mais tu es dur avec lui...Il lit presque aussi bien que moi quand je lis en allemand, et ça fait plusieurs années que j'ai appris... », dit Louise, une fois son bien aimé fils hors de la pièce.

« Je sais Louise, il était très bien. Vraiment très bien. »

L'épouse du professeur s'étonna et fronça les sourcils. « Mais tu lui a dis... »

« Je veux le pousser à donner le meilleur de lui même. Il peut faire encore mieux. Mais il est très bon, très très bon. J’espère que Jan sera aussi doué. », dit il en s'approchant du berceau dans lequel dormait son fils âgé de presque deux ans. Et, se tournant vers sa femme, enceinte et presque à terme, il ajouta : « Et celui ci aussi. Ou... celle ci. »

*
1543. Comme souvent, Jan avait fait des siennes, refusant de travailler, défiant son père...Et Melchior avait décidé de punir son manque de sérieux et de discipline en l'empêchant de les accompagner à la cour, à Stuttgart, où se donnait un important bal. Ceci dit, Théodore, l'ainé âgé de dix huit ans, avait réussi à convaincre leur père de lui donner une chance.
« Voir tout ces gens à la cour érudits à la cour, parler de tant de sujets, lui donnera envie d'étudier plus sérieusement. », était l'argument de l'aîné de la famille.

Du haut de ses treize ans, c'est ce jour là que Jan choisit d'annoncer à son frère ce qu'il comptait faire de sa vie.

Alors que la fête battait son plein, et que Théodore tenait maintes conversations intéressantes au sujet de la théologie et de la politique actuelle près de son père, dont il faisait la fierté même si celui ci n'était pas du genre démonstratif, il remarqua son frère à l'écart, pensif, tandis que sa jeune sœur acceptait une danse avec un garçon un peu plus jeune qu'elle.

Théodore prit congé pour s'approche de Jan. Comme ci celui ci avait senti sa présence, il prit la parole.

« Ce n'est pas pour moi, Théodore. Quand est ce que père et toi allez comprendre...Je ne suis pas comme vous... » , déclara t il, pensif.

« Jan, qu'est ce que tu veux dire ? »

« Ce n'est pas ce que je veux. Je ne veux pas être professeur, comme père le veut pour moi. Je ne veux pas étudier davantage, je connais assez de langues avec le français, l'allemand et le latin. Je n'ai pas envie de me mettre à l'espagnol et j suis une nullité en grec...C'est ça que je veux. »

Jan désigna un groupe de soldat à l'entrée du château.

« Tu veux être soldat ?... »

« Oui, je veux mener des batailles, je veux défendre... »

« Jan, la plupart des batailles ne se gagnent pas avec une épée mais avec la connaissance. Si tu veux te battre, tu peux très bien... », le coupa Théodore.

« Non, non Théodore ! Ça,c'est toi ! », Jan avait élévé la voix, à la cour. Théodore lui fit les grand s yeux pour qu'il se calme et ne se fasse pas remarquer. «  C'est ta façon de mener des batailles, en enseignant, en étudiant,...Ce n'est pas ce que je veux. Je veux apprendre à manier l'épée, l'arc, à me dépasser physiquement, et... »

« A obéir bêtement à des ordres ? »

« Tu ne comprends rien, Théodore. Je suis plus proche du duc que de notre père, qui ne voit que toi. »


« Jan...C'est faux, père te remarque, et il t'aime énormément, tu le sais... Et le duc, nous l'apprécions tous beaucoup, mais tu sais qu'il n'est pas toujours juste avec ces sujets...Il a augmenté les impôts de manière...»

« C'est toi, la fierté de la famille Théodore. C'est toi qui est le meilleur dans tout cela. Laisse moi être le meilleur dans quelque chose moi aussi, s'il te plaît. »

« Je ne t'empêche pas, Jan. C'est à père que tu dois en parler, pas à moi. Même si ça me touche que tu te confies. »

« Père ne m'écoutera pas. Toi, il t'écoutera. J'ai treize ans, si je n'apprends pas maintenant, il sera trop tard pour que je sois vraiment bon.  », lui demanda son frère.

« Jan, tout le monde peut devenir soldat. Avec l'éducation que tu as reçu, tu pourrais être un très bon précepteur, ou un très bon professeur de lettres à l'université. Tu n'es pas mauvais, Jan... », dit tout de même Théodore, même si la décision de carrière de son frère semblait malheureusement prise.

« Mais je ne le veux pas, Théodore. »


*

A seize ans, elle était jeune, belle, douce, gentille et intelligente. Lies, de son vrai nom Liesbeth Ann Wolmar, avait tout pour plaire et il n'était pas étonnant qu'elle avait fait chavirer le cœur d'un homme si rapidement. Mais Théodore n'était pas si satisfait par ce mariage, bien qu'il soit heureux pour sa sœur qui allait devenir une lady et épouser un homme qui l'aimait. C'est qu'il ne voulait pas la voir s'éloigner de la maison familiale. Lies était sa petite sœur, il aimait la voir près de lui pour veiller sur elle, la protéger, la faire sourire, la voir sourire. Elle était son rayon de soleil, la seule qui parvenait à lui tirer le nez de ses livres. La maison serait bien triste sans elle. Mais ainsi allait la vie...

« Lies, j'ai réfléchi... », commença Théodore, alors que Lies lui parlait de son mariage à venir et de son futur mari dont elle semblait éprise. « Je crois que je vais enfin me mettre à voyager, une fois que tu seras mariée. »

Lies était la seule personne qui le retenait ici. Elle allait faire sa vie, Jan faisait la sienne, et il était temps pour lui d'emprunter aussi le chemin qui l'appellait.

« Voyager ? Où ça ? »

« Je ne sais pas encore, partout, en France, en Espagne... Je ne peux pas continuer à entendre les nouvelles de tout ce qui se passe dans la Chrétienté, à l'encontre des protestants, en restant les bras croisés. Je veux me battre pour notre cause. Ce n'est pas parce que nous sommes à l'abri ici, que nous ne devons pas aider les protestants d'ailleurs, et leur faire part de nos connaissances...J'en ai envie depuis longtemps, tu le sais bien... »

« Théodore ! », s'exclama Lies, terrifiée. « Tu ne peux pas faire ça. C'est trop dangereux. Je ne veux pas apprendre ta mort sur une place publique dans quelques mois ! »

« Lies, ce n'est pas si dangereux. Père connaît beaucoup de gens et moi aussi. Je suis professeur à l'université depuis bientôt trois ans, et j'ai été le précepteur des enfants du duc en français...On ne pourra pas me tuer comme ça. »

« Théodore, je t'en prie. Tu n'aimes pas être professeur ici ? C'est ce que tu as toujours voulu, non ? »

« Lies, enseigner la théologie ici est une chose, mais diffuser la foi luthérienne en est une autre...Je veux voyager, je veux me battre pour la cause, Lies... »

« Théodore, je t'en prie. C'est le seul cadeau que je te demande pour mon mariage...Promet moi que tu ne prendras pas de risques qui ferait que je te verrais peut être mourir avant moi. Tu peux voyager sans trop t'engager, ou même essayer de devenir ambassadeur...Mais ne voyages pas comme ça, pas pour ça...»

Devant le regard triste, effrayé et suppliant de son adorable petite sœur, Théodore capitula, pour le moment. Il soupira.

«  Tu as ma parole. »

Dans sa tête, raisonnait le "Mais ce n'est pas ce que je veux", de son frère cadet, devenu soldat, qu'il avait eu terriblement envie de répondre.

*
Un an plus tard, 1552.

« Et l'enfant ? », demanda Melchior à Jan, qui tenait la lettre entre ses mains.

« Mort aussi. C'était un mort né. Une fille.»

Qui aurait été aussi belle que sa mère, pensa t il. C'est impossible. Théodore ne pouvait pas y croire. Dans un geste d'extreme rage, il arracha la lettre des mains de son frère mais ne trouva même pas le courage de la lire et déposa tout aussi violemment sur la table. Son père la récupéra et la déplia.

« Elle n'a que dix sept ans ! »

Il était incapable de parler au passé de sa sœur. Tant qu'il ne l'avait pas vu, il ne le croirait pas.

« Ce n'est pas possible, je ne peux pas croire cela, ce n'est pas POSSIBLE ! »

« Théodore... », dit Jan. Pour une fois, le cadet était calme, quand l'ainé était en rage.

« Elle allait bien, elle allait très bien !... »

« Théodore... »


Théodore s'effondra dans les bras de son frère, pour la première fois. La jeune et jolie lady qu'était devenue sa sœur, morte sur un lit de sang, avant son temps de gloire. Il hurla et eut envie d'insulter Dieu. Ça ne lui était jamais arrivé. Mais pourquoi l'avait il rappelé à lui ? Elle était si jeune et douce...

« Va l'annoncer à ta mère Jan, je vais m'occuper de ton frère. », dit finalement Melchior. « Théodore, mon fils...Viens. Tu vas devoir être fort, pour elle. C'est ce qu'elle aurait voulu. Il est écrit dans la lettre qu'elle voulait que ça soit toi, qui fasse la messe...»

Dans ce moment d'extrême douleur, le père et le fils de son père s'étreignait pour la première fois depuis très longtemps, ou même depuis toujours...Car Melchior n'était guère démonstratif.

*


Duché de Devonshire, Royaume d’Angleterre, printemps 1552.

Théodore est assis à table au côté d’un jeune garçon âgé de huit ans. Les hautes fenêtres sont ouvertes et inondent la pièce de lumière et de l’odeur d’herbe fraichement coupée en provenance des jardins. Le jeune garçon est l’héritier du duché de Devonshire. Deux semaines après la mort de sa sœur, Théodore avait pris sa décision. Il allait voyager. Après tout, sa promesse ne tenait plus. Lies était morte avant lui, elle ne le verrait donc jamais mourir, quoi qu'il fasse. Son premier arrêt fut l'Angleterre par pure coïncidence. Anne de Clèves, amie de longue date de son père et de la famille Wolmar, l'avait recommandé auprès de la famille du duc William Cavendish comme précepteur pour ses enfants après que Théodore lui ai écrit son besoin de quitter l’Allemagne pour quelque temps après la mort de sa sœur.

« Une lettre en provenance du Saint-Empire est arrivée pour vous, Théodore. », prévient la duchesse, interrompant la leçon.

Le duc est souvent à Londres, auprès du roi. Mais Théodore lie une amitié avec la duchesse. Une protestante cultivée et intelligente, qui suscite aisément le respect.
Théodore se lève et saisit la lettre qui lui est tendue. Après l'avoir ouvert, son visage s’assombrit.

« Je vais devoir retourner en Allemagne. »

Par cette lettre, Théodore apprend que sa mère est souffrante. Il décide de retourner en Allemagne sur le champs.

Louise Wolmar décédera quelques semaines plus tard, ses deux fils et son mari à ses côtés. Théodore reste alors quelques mois en Allemagne afin de soutenir son père dans cette terrible perte. Melchior Wolmar se plonge plus que jamais dans son travail de professeur à l'université.

*

Théodore avait accompagné son frère à son retour à la cour de Stuttgart, au service du duc. Alors que Jan faisait visiter à son frère aîné ses nouveaux appartements, les deux hommes se mirent à discuter de leur mère, dont l'absence définitive laissait un grand vide.

« Elle me manque tellement…Elle m’a toujours soutenu, même quand j’ai décidé de commencer une éducation militaire. J’aurais aimé lui annoncer que j’avais décroché cette promotion. J'aurais voulu qu'elle soit fière de moi avant de partir...»

« Elle était fière de toi. Tu es devenu un des meilleurs soldats du duc, mon frère. Elle savait que tu irais loin dans ta carrière. Et elle n'était pas la seule à être fière de toi, je le suis aussi. Je t'ai regardé donner des entraînements l'autre jour. Tu te bats vraiment bien .»
, dit Théodore.

« Comme toi, mon frère. »

Théodore laissa échapper un rire.

« Je ne suis pas un homme d'arme, Jan. »


« Tu te bats autrement, à ta façon. D'ailleurs, comptes-tu repartir en voyage ? »


« J'aimerais bien. Mais je me sens obligé de rester ici, pour Père. »


« Père ne soignera son chagrin que par son travail. Certes, toi, tu peux discuter de tout cela avec lui...C'est toi, l'érudit. Mais, moi, je suis au service du duc. Je ne bougerais pas d'ici. Alors, père aura toujours un fils pour veiller sur lui. Quand tu es parti, après la mort de Lies, il ne t'en a pas voulu. Il est fier de ce que tu entreprends. Il ne l'a pas dit dans ses termes, car je pense qu'il a peur pour toi, mais il le pense. »

Cela toucha sincèrement Théodore mais il préféra répondre sur le ton de l'humour.

« Tu essaies de te débarrasser de moi, petit frère ? »

« Non, tu vas me manquer si tu pars. Et je sais que je m'inquieterais dans l'attente de tes lettres. Mais tu m'as soutenu quand j'ai rejoint l'armée, ce que je voulais vraiment, et je sais aujourd'hui que c'était mon destin. Alors, tu as mon soutien. »


Théodore regarda longuement son frère en silence. Il venait de l'aider à prendre cette décision dont il avait besoin. Sa soif de justice était intarissable. Comme Jan en entrant dans le domaine militaire, Théodore avait besoin de défendre la cause protéger. C'était ce qu'il désirait faire.

« Merci, Jan. Je t'écrirais dès que je le pourrais. »








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Dernière édition par Théodore Wolmar le Jeu 27 Juil - 21:54, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: THÉODORE WOLMAR - the protestant wolf.  Jeu 27 Juil - 14:45


Le prêtre catholique

Clinton Ashby, 30 ans, né le 8 février 1527 dans le Derbyshire, Royaume d'Angleterre. Fausse identité adoptée par Théodore Wolmar, de Tübigen, Saint-Empire Germanique.




Depuis trois ans, Théodore avait beaucoup voyagé en Europe et il avait beaucoup appris. Passant d'une cour à l'autre, de la diplomatie au métier de professeur ou précepteur... Il se battait pour la cause protestante, défendant les droits des protestants là où il se rendait, expliquant les thèses luthérienne, enseignant la théologie...Mais ce n'était pas suffisant. Il n'avait pas l'impression qu'il menait un véritable combat, comme il souhaitait le faire. Car en trois ans, les choses avaient changé, s'étaient empirée. Charles Quint avait abdiqué au profit de son fils, Philippe II. Et l'Espagne était plus catholique et plus intransigeante que jamais. Les Pays Bas espagnols se voyaient aussi la proie d’ordonnances sévères en matière de religion. Il y avait la France, toujours. Et l'Angleterre, finalement qui était passée sous la coupe de la fille de Catherine d'Aragon, Mary Tudor.

En cette année 1555, Théodore se trouvait dans le royaume de Navarre. La toute nouvelle reine de ces terres, Jeanne d'Albret avait entendu parler de lui et s'était intéressée progressivement aux thèses protestante. Elle était aujourd'hui séduite, conquise même par l'enseignement de Théodore qui pourrait donc se vanter d'avoir ouvert les yeux à une reine sur le protestantisme.

Lui ayant donné des cours sur la théologie, ainsi que des cours de langue allemande, à sa demande, Théodore était devenu proche de Jeanne d'Albret. En ce jour, après une leçon d'allemand, Théodore exprima à sa reine qu'il voulait faire plus encore pour la liberté religieuse mais qu'il ne savait guère comment.

« Je devrais peut-être aller en Castille...Mais rien qu'à l'énonciation de mon nom, le roi s'arrangerait pour me faire quitter le pays...C'est l'Empereur, il sait qui est mon père. Je n'aurais sans doute pas le temps d'accomplir grand chose, en plus l'Inquisition y existe toujours... », expliquait Théodore.

« Et personne ne vous écouterait, Théodore. Les Espagnols sont trop catholiques, et ont trop peur du protestantisme et de l'Inquisition. Mais, il y a l'Angleterre... », suggéra Jeanne.

« L'Angleterre ? Ca revient à se rendre en Espagne, voir pire. Philippe de Habsbourg s'y trouve. », répondit Théodore.

La reine se mit à sourire en faisant non de la tête.

« Plus pour longtemps. J'ai reçu une lettre. Philippe va quitter l'Angleterre pour se rendre au Pays Bas. Son père a abdiqué en sa faveur. L'annonce va se faire en grand de pompe à Bruxelles. »

« Philippe, roi d'Espagne ? Est ce qu'il compte participer à l’élection pour le titre d'Empereur ? », s'inquiéta Théodore.

« Non, l'Empire passera sans doute aux Habsbourg de Vienne, à Ferdinand. »

« Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle non plus », répondit Théodore.

« Certes. Cependant, Philippe va quitter l'Angleterre, si ce n'est pas déjà fait. »

« La reine Mary Tudor ne m'acceptera jamais à la cour ou même comme professeur d'université. Et je ne connais guère Ferdinand de Habsbourg mais de ce qu'on m'en a dit, je le vois mal m'accepter comme ambassadeur si c'est ce que vous allez suggérer... »

« Et pourquoi n'iriez vous pas en Angleterre sous une autre identité ? C'est avec beaucoup de peine que je me séparerais de mon meilleur professeur d'allemand, mais je tiens à vous soutenir dans votre combat. Je vous aiderais si vous êtes décidé...»


*

Juillet 1555.

Théodore arrivait sur les terres anglaises, sous le nom de Clinton Ashby d'où le fait qu' il revêt les habits de prêtre catholique. Il en savait déjà beaucoup, mais il a vraiment tout appris au cours des dernières semaines avant son départ, sur la religion catholique. Combattre le catholicisme anglais de l'intérieur, et promouvoir le protestantisme grâce à une usurpation d'identité, tel est le plan mis en place par Théodore depuis cette fameuse conversation au royaume de Navarre. Donnant la messe alors qu'il n'est pas prêtre, se cachant sous une fausse identité...Il prend des risques et il le sait. Mais cela en vaut la peine. Il n'en est que d'autant plus certain depuis qu'il a vu de quoi cette reine était capable. Une première exécution, en décembre 1555, d'une jeune femme protestante, encore célibataire, le marque profondément et le motive davantage à se battre pour cette cause. Et puis, il n'est pas seul. Il connaît beaucoup de monde, grâce à son père entre autre, et même ici en Angleterre, dans ce pays nouveau pour lui, mais où il peut compter sur Anne de Clèves.

En novembre 1555
, Théodore sollicite d'ailleurs Anne de Clèves pour obtenir une rencontre avec la princesse Elizabeth Tudor, véritable icone d'espoir pour les protestants d'Angleterre, comme il a pu le découvrir lors de réunions clandestines avec les protestants cachés. Théodore aide à l'impression de pamphlet contre la reine, à la diffusion de livres expliquant la pensée de Luther. Et sous son autre visage, il écoute les confessions des nobles et donne la messe, se faisant passer pour un fidèle sujet de sa Majesté la reine Mary. Rapidement, l'allemand se créée de nombreuses relations en Angleterre ; les Cavendish, l'écossais James Stuart, prétendant à la couronne écossaise et d'autres membres importants des familles nobles anglaises, dont une jeune femme parvenue à la noblesse grâce à un mariage, une certaine Joane Barrow, rencontrée lors d'une réunion clandestine organisée par Antanasya Cavendish en mars 1556. A partir de cette réunion, les choses vont se gâter.

Avril 1556. Joane Barrow est arrêtée à Whitehall et condamnée à mort. Théodore ne parvient pas à la sauver, mais à atténuer ses souffrances. Il lui rend une visite sous prétexte de receuillir sa dernière confession, peut avant l'heure fatale et se retrouve seule avec cette mère de deux enfants, dont une fille récemment mise au monde. Une fois la porte fermée il se permit de l’enlacer. Il ne la connaissait pas beaucoup, mais dans un tel moment comment agir autrement ? Il était désolé de ne pouvoir faire plus. Et dire que la première fois qu’il l’avait rencontrée, il l’avait menacée de sa dague, croyant qu'elle était une espionne du camp adverse.
« J’ai réussi à me procurer ce dont je vous avais parlé. Nous n’avons pas beaucoup de temps. Il va falloir que vous en gardiez le plus possible sur vous. »

Théodore ouvrit sa mallette, puis sa bible. A l’intérieur un trou avait découpée entre les pages, permettant de ranger un petit sac de souffre. La même opération avait été réalisée dans le livre de prière.

« Tenez. », dit-il « J’ai accroché une ficelle à celui-ci, pour que vous puissiez le garde noué à votre cou, caché sous votre corset. », dit-il en lui tendant le premier sac. « Celui-ci, j’ai pensé que vous pourriez l’utiliser pour recouvrir vos jambes, sous votre robe. C’est là que les flammes se propageront en premier, et cela permettra de dégager des vapeurs dès le début pour que vous tombiez inconsciente le plus rapidement possible. » , Expliqua-t-il. « N’ayez pas peur d’en étaler le plus possible. Pas sur vos vêtements en revanche, car c’est une substance de couleur jaune. Ca pourrait attirer l’attention. »
« Je vais me retourner, pour vous laisser faire tout cela. Faites vite, si les gardes entrent alors que vous vous trouvez dénudée devant moi, il en est fini de ma réputation. », Dit-il.

Du souffre, voilà ce qu'il lui avait donné. Grâce à la fumée produite par le souffre en présence de feu, Joane s'évanouirait afin que les flammes ne parviennent jusqu'à elle. Théodore savait cela grâce à ses lectures. Il savait aussi que le souffre provoquerait la réaction provoquerait de petites détonations et que la garde royale serait furieuse. C'était un plus. De toute façon, personne ne penserait à lui comme coupable.

Théodore quitta la Tour une vingtaine de minute plus tard, mais revint un peu avant neuf heures, puisqu’il était prévu qu’il soit présent à l’exécution, en tant que prêtre. Quand les gardes sortirent et commencèrent à se frayer un chemin dans la foule, Théodore se trouvait devant la porte, une véritable bible à la main cette fois, et se mit à avancer avec eux, après avoir lancé un discret hochement de tête en direction de Joane. Il lui avait déjà fait ses adieux plus tôt, et il lui avait déjà souhaité bonne chance, mais c’était une façon de le faire une fois de plus. Pour la première fois, Théodore vit quelqu'un qu'il connaissait vraiment mourir sur le bûché. Comme il l'avait promis, il s'assura de la sécurité du fils de la victime qui avait récemment quitté son travail de palefrenier chez une comtesse. Il trouva à l'orphelin un métier de diacre dans une église à l'extérieure de Londres. Cependant, cette couverture n'était pas faite pour satisfaire le jeune homme. Un beau jour, il disparut.

Mai 1556. Son complice, l'un des bourreaux de la ville, venait de lui amener la duchesse, arrêtée et condamnée à mort également, dont ils avaient préparé l'évasion. Théodore regrettait de ne pas avoir pu en faire autant pour Joane mais se consolait en se disant qu'au mois, il avait atténuer ses souffrances.

Caché dans le sous-sol d'une petite église anglaise, Théodore avait préparé la teinture pour la duchesse. Dorénavant, elle serait blonde, et s'appellerait Ann Ashby. Il avait rédigé tout ce qu'elle devait savoir sur sa nouvelle identité. Elle pouvait déjà lire tout cela une première fois, pendant que l'on veillait à modifier la couleur de ses cheveux, mais elle devrait apprendre le tout par coeur et jouer son rôle à la perfection si elle ne voulait pas retourner en prison et les y envoyer eux-aussi. Ann serait sa petite soeur, récemment venue dans la capitale après la mort de son époux et de son fils, afin de ne pas être seule et d'avoir le soutien de son frère.

Le mois suivant, Théodore découvre un mot laissé par Annabeth, la jeune fille de qui il s'était rapproché dernièrement, lui disant qu'elle l'aimait mais qu'elle partait faire sa vie ailleurs. Il comprend pourquoi. Annabeth ayant perdu sa soeur à cause de sa foi protestante, elle craint de vivre un autre drame. Théodore avait lui aussi des sentiments pour elle et cela l'attriste mais il ignore si leur relation aurait mené à quelque chose, de toute évidence, vu leur différence de classe sociale. Malgré le vide qu'Annabeth a laissé, Théodore continue d'aller de l'avant, espérant qu'elle va bien.

1558

Le temps a passé. Théodore joue toujours son double rôle avec brio dans cette Angleterre où le protestantisme est très sévèrement réprimé. L'allemand rend régulièrement visite à la princesse Elizabeth, sous le nom de Clinton Ashby, et tente de la préparer à son rôle de reine, rôle qu'il est persuadé qu'elle devra bientôt jouer. Oui, on dit la reine Mary malade et Théodore se réjouit de cette nouvelle. Bientôt, la situation va s'inverser. Et sa place dans le nouveau Royaume d'Angleterre ne sera sûrement plus une place dans l'ombre.








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Dernière édition par Théodore Wolmar le Jeu 27 Juil - 16:17, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: THÉODORE WOLMAR - the protestant wolf.  Jeu 27 Juil - 15:10
Fiche terminée Smile




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MessageSujet: Re: THÉODORE WOLMAR - the protestant wolf.  Sam 29 Juil - 13:49
Ta fiche est parfaite ♥
Je te valide



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MessageSujet: Re: THÉODORE WOLMAR - the protestant wolf.  
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