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Nous nous situons aux alentours de mai/juin 1556.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
Nous recherchons aussi des membres du peuple.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Jeu 8 Mai - 17:44

Une vie de peine et de larmes.




5 mars 1554
A Londres

Votre majesté,

J’espère de tout cœur que votre retour en Ecosse s’est bien déroulé, je n’ai pu vous écrire avant pour m’enquérir de votre santé. Avez-vous aussi des nouvelles de notre bien aimée reine ? Depuis mon départ en Angleterre, je n’ai reçu aucunes missives, j’espère qu’elle y est toujours aussi heureuse et que les Français s’occupent bien d’elle.
Malgré le fait que j’aimerai vous annoncer de bonnes nouvelles, je ne le peux. La situation ici va de mal en pis, par honte je n’ai osé exprimer mes sentiments, ni vous expliquer de quoi il en retourne. Vous avez probablement eu connaissance de la révolte que la reine a subie, par chance, elle a survécu à cet évènement. Les exécutions se sont multipliées et Mary Tudor a fait condamner à mort Jane Grey, la reine de neuf jours. J’ai assisté à ce moment et je dois avouer que le spectacle était macabre. L’Angleterre semble avoir perdu la tête avec tous ces changements politiques. Je ne sais si votre alliance pourra perdurer, Mary Tudor se rapproche de plus en plus des Espagnols, qui sont les ennemis de la France. Son mariage se rapproche et j’ai le sentiment, que notre beau pays intéressera l’empereur et son fils. La fourberie espagnole est connue de nous tous. Je tenais vraiment à vous mettre en garde de cette nouvelle, après tout, je suis vos yeux et vos oreilles.
Madame, j’ai pu constater aussi que mon frère James et mon mari Archibald avait de nombreuses conversations quant à une potentielle prise de pouvoir. Leurs ambitions sont grandes et James rêverait d’avoir la couronne. Nous nous devons de protéger le trône pour notre bien aimée Mary, c’est ainsi que je vous informerai de tout ce que j’entendrai. Ce revirement de ma part doit vous étonner, je vous aime comme j’aimais mon mari au moment de notre mariage, mais il a brisé les liens de notre mariage en prenant une maîtresse. Mon malheur est grand, tout comme ma peine, je ne sais si je pourrai affronter longtemps tout cela. Cela est arrivé il y a plus d’un mois, cela faisait quelque temps que mon mari était revenu d’Italie, quand il ramena une femme enceinte dans notre demeure. Depuis, elle vit avec lui et me voilà profondément humilié. Archibald est de plus en plus violent à mon encontre et le fait que je ne parviens pas à tomber enceinte aggrave ma situation. J’aimerai vos conseils, que dois-je faire pour faire renvoyer cette femme de mon foyer ? La vie m’est de plus en plus difficile et j’espère de tout cœur qu’il ne ramènera pas cette créature en Ecosse.
J’attends de vos nouvelles avec beaucoup d’impatience, dans l’espoir que vous puissiez m’aider en ce qui concerne ma situation. Si j’obtiens d’importantes nouvelles, je vous les ferais parvenir au plus vite.

Votre dévouée

Jane.



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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Sam 24 Mai - 22:50
Ma très chère Jane,

Mon cœur s’est remplit de joie lorsque l’on m’a annoncée avoir une lettre de vous, je me languissais d’avoir de vos nouvelles, je n’aime guère l’idée de vous savoir en Angleterre. Même si, l’Angleterre et l’Ecosse connaissent une trêve dans leur bataille ancestrale nous ne sommes pas à l’abri d’un revirement de situation. Comme vous dites, les Espagnols, ce mariage… cette « alliance » sert uniquement à éviter une guerre avec l’Angleterre, ici aussi les nobles me jaugent, et me défient depuis toujours, je ne suis pas à l’abri d’une révolte donc mon voyage diplomatique en Angleterre m’a permit de m’assurer une pseudo paix avec l’Angleterre afin d’éviter une guerre. Et puis, il faut se faire bien voir des Anglais, qui c’est si le mariage de Mary Tudor reste stérile, ma fille peut faire valoir ses droits.

Mon voyage vers l’Ecosse s’est bien déroulé grâce à Dieu ! Je n’ai pas reçu de nouvelles de Marie, mais toutes les missives annoncent d’excellentes nouvelles, on me raconte qu’elle inspire les plus grands noms français, tout le monde chante ses louanges. On me rapporte qu’elle n’a aucun défaut, une chose est sûre, Jane, elle reçoit une excellente éducation en France. Lors de sa dernière lettre, elle montrait toute l’affection qu’elle porte à sa patrie, elle porte l’Ecosse dans son cœur et c’est le plus important.

La révolte a été avortée ? On m’a rapportée qu’un certain poète, Thomas Wyatt si je ne m’abuse en était à l’origine, vous me confirmez ces affirmations ?

Merci Jane pour les nouvelles concernant les Espagnols, il faut que vous restiez sur vos gardes. Vous seriez la première touchée si l’alliance avec l’Angleterre venait à se rompre, mais nous n’en sommes pas encore là. Peut-être reviendrais-je pour le mariage, ce serait l’occasion de gagner le cœur des Espagnols ou du moins savoir de quoi il en retourne. L’ambiance est oppressante ici, depuis toutes ces années certains rechignent encore à avoir une Reine française cela me dépasse. Je suis contente de savoir que je peux compter sur vous, Jane. Je sais que vous prenez des risques en m’avouant tout cela, j’espère pour vous comme pour moi que cette lettre ne soit pas tombée entre de mauvaises mains avant d’arriver en ma possession. Je compte sur vous concernant James et votre mari, vous n’êtes pas sans savoir que je ne porte guère James dans mon cœur, il a toujours voulu le pouvoir, et le voudra toujours. Comment j’ai pu le tolérer durant toutes ses années je me demande encore… en souvenir du feu roi… Sachez, que je ne laisserais personne voler le trône de ma fille, je me battrais bec et ongles, le trône d’Ecosse lui revient de droit.

Oh Jane ! Me voilà bien choquée par vos mots, pourquoi avoir attendu tout ce temps avant de me parler de ce que vous aviez sur le cœur ? Vous découvrez mon enfant que nous ne pouvons pas faire confiance dans les hommes… Malheureusement, je crains que vous soyez totalement impuissante dans votre situation. Votre mari a tous les droits, et je ne peux m’initier dans votre couple. J’ai bien peur que vous deviez d’or et déjà vous faire à l’idée qu’il va probablement la ramener en Ecosse… elle et son bâtard. Je ne peux que vous comprendre malheureusement, je sais peut-être mieux que personne ce que vous devez ressentir à ce moment précis. J’ai du tolérer les maitresses de mon époux, j’avais encore de la chance il n’a jamais été violent à mon égard. Contre cela, je pourrais certainement le mettre en garde mais je ne pourrais rien faire plus. C’est notre fardeau, Jane. Je regrette que vous ayez à subir cela mon enfant. Je tâcherais de vous protégez comme je le pourrais, vous êtes plus chère à mon cœur que nul autre à la Cour.

De triste nouvelle en ce jour bien gris… malheureusement outre les nouvelles réjouissantes de Marie, je n’ai rien d’autres à vous faire parvenir afin de vous remontez le moral. Tenez bon mon enfant, toutes mes pensées vont vers votre personne.

Votre protectrice,
Marie de Guise.

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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Jeu 29 Mai - 21:10

Une vie de peine et de larmes.




15 mars 1554
A Londres

Votre majesté,

Vous ne pouvez pas savoir à quel point, mon cœur s’est comblé de bonheur, quand un serviteur m’a apporté votre missive. Je suis tellement heureuse d’avoir de vos nouvelles et c’est bien la première fois, depuis plusieurs semaines, que je peux obtenir un peu de réconfort. Je tenais tout d’abord à vous rassurer, je suis en sécurité en Angleterre. Mon époux a engagé quelques hommes de plus, dans sa garde, depuis la révolte de Wyatt. En plus, j’ai fait de nombreuses rencontres, si bien que mes origines écossaises ne semblent plus être un problème, dans ce pays. Vous avez raison, cette alliance nous est bénéfique et nous permet d’éviter une guerre. Nous sommes amis avec la France et désormais l’Angleterre, en plus la reine catholique a besoin de votre soutien, si un protestant était à la tête de l’Ecosse, cela ne lui serait pas d’une grande aide. Et si la reine n’a pas d’héritier, elle pourrait nommer notre chère Mary, héritière du trône, après tout, elle est bien plus légitime que cette bâtarde d’Elizabeth.

J’espère vraiment que vous-même, vous êtes en sécurité et que vous ne risquez aucun péril. Nos ennemis sont vils et n’hésiteront pas à vous frapper, quand vous serrez plus faible. Cette situation ne me rassure pas, nous avons déjà tant perdu et je ne veux pas vous perdre, vous êtes la seule gardienne de ce royaume, dans l’attente du retour de sa reine. Mary sera une grande reine de France et d’Ecosse. Vos nouvelles ne m’étonnent guère, sa joie de vivre, doit réchauffer le cœur des français et son joli minois ne pouvait qu’inspirer les poètes. Elle a votre beauté, cela est certain, votre Majesté. Je me demande, si un jour elle pourra revenir en Ecosse, elle manque à son peuple et celui-ci aimerait beaucoup la revoir. Maintenant que l’Angleterre ne nous menace plus, cette entreprise peut être tout à fait possible.
En ce qui concerne la révolte, la reine Mary a eu une brillante victoire. Thomas Wyatt Jr est le fils du poète du même nom, il était parvenu à rassembler beaucoup de force, mais elles n’ont pas été suffisantes. Les hommes de la reine se sont battus vaillamment, jusqu’à faire fuir leurs adversaires. Le rebelle attend désormais son procès à la Tour de Londres, tandis que de nombreux traîtres ont été mis à mort.

Madame, je fais confiance en votre courage, vous seule êtes la plus préparée à défendre le trône de votre fille. Vous seule pouvez déjouer les complots, qui vous entourent. Vous venez d’une grande famille et je suis sûre qu’ils seront là pour vous aider, si vous êtes en danger. En ce qui concerne, notre connaissance commune, je prendrais bien garde de surveiller ses faits et gestes, je ne le vois guère tous les jours, mais j’en sais assez pour vous informer de ses intentions. Mon mari me voit peut-être comme une femme soumise et effacée, mais derrière le masque, je peux prendre en main, mon propre destin. J’ai longuement hésité, entre trahir mon mariage et donc notre Seigneur et vous trahir vous, mais je sais désormais, que Dieu est de votre côté et que s’il a voulu un tel mariage, c’est pour une raison bien particulière. Je souffre avec cet homme, mais la souffrance est compensée, par les nombreuses informations que je pourrais vous fournir. En lisant votre lettre, je sais que c’est mon fardeau. Lui, sa maîtresse, je me dois de les supporter, jusqu’à ce que je lui donne un héritier et après cela, je pourrais me permettre de mettre cette femme dehors. Mon cœur est brisé, mais vous m’avez redonnés du courage et je sais que j’en ressortirais plus forte de cette épreuve. Vous êtes mon exemple, celle que j’ai toujours considéré comme une mère.

Dans l'attente de votre prochaine missive, je vous souhaite la protection de notre Seigneur.
Votre dévouée

Jane.



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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Jeu 26 Juin - 1:01
Mon enfant,

Veuillez m’excuser pour cette réponse tardive, mais vous n’êtes pas sans savoir que mon investiture en tant que Régente d’Ecosse a eut lieu ce mois-ci. Vous rendez-vous compte, Jane ? Douze ans… douze années que je suis sur le trône, douze années que je détiens le pouvoir menant d’une poigne de fer l’Ecosse. Un combat quotidien, une lutte constante. Je vais vous faire une confidence mon enfant, j’espère secrètement que le mariage de la reine reste stérile. Quel bel avenir pour Mary que de régner sur l’Angleterre, la France et l’Ecosse à la fois. Unifier trois patries pour former un seul pays. Si j’étais en Angleterre, c’est également pour ça pour jauger Elizabeth, pour voir qui nous avions en face comme ennemie. D’ailleurs, en parlant du loup, j’ai eus vent que cette dernière était à la Tour de Londres à cause des accusations de Wyatt, qu’en est-il savez-vous ?

Mon investiture a permit à mes ennemis de reculer, au bout de douze ans je suis enfin officiellement reconnue comme Régente d’Ecosse après maintes combats pour y parvenir. Même si hélas, je resterais toujours « La Française » de la Cour. Pour le moment, donc, je peux m’estimer heureuse tout va bien, on me rapporte quelques bruits sur d’éventuelles rebellions mais les familles importantes Ecossaises ne se sont jamais, réellement, faites à l’idée de m’avoir comme reine. J’aimerais beaucoup que Mary foule la terre de sa naissance, cela fait si longtemps que je ne l’ai pas vu… Mais, elle doit parfaire à son éducation, c’est primordiale pour assurer son statut de Reine. Elle est sous la responsabilité de la France.

Grace au ciel, la révolte a été avortée. J’aimerais au plus profond de moi, enfoui dans de sombres pensées que le mariage de la Reine reste stérile, mais je ne souhaite pas sa mort et encore moins un règne de protestants. Vous me voyiez rassurer par ces quelques nouvelles.

Vous êtes une femme forte, Jane. Cela se voit dans vos lettres et il en faut du courage pour supporter un mari infidèle et une maitresse sous votre toit. La vie est dure et vous en faites les frais, je suis tellement navrée d’apprendre cela. J’espère que votre situation s’arrangera très vite. Sachez que vous n’êtes pas seule dans cette épreuve, je suis là avec vous et même si physiquement je ne suis pas à vos côtés je reste dans votre cœur. Votre dévotion envers Dieu et envers ma personne me touche, Jane. Tenez bon mon enfant, changez-vous les idées du mieux que vous le pourrez. Avez-vous des proches à la Cour, Jane ? Avec qui restait et partageait vos expériences de jeunes femmes ? Que faites-vous de vos journées depuis que je suis partie ? Restez-vous à la Cour ? J’envisage de revenir dés que je le pourrais, je ne vous cacherais pas que même si vos mots sont rassurants, que vous semblez prête à faire face à votre destin, je m’inquiète pour vous. Savez-vous quelque chose sur le mariage de la Reine ?

Toutes mes pensées vont vers vous, mon enfant.
Au plaisir de lire votre prochaine lettre.

Votre mère,
Marie de Guise.

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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Jeu 3 Juil - 19:31

Une vie de peine et de larmes.




05 avril 1554
A Londres

Votre majesté,

Vous ne pouvez imaginer à quel point je suis heureuse depuis que j’ai appris votre investiture. Vous seule êtes la régente légitime de l’Ecosse. Entre vos mains, j’ai le sentiment que notre patrie ne risque plus rien. Mary, notre bien aimée reine doit être heureuse de cette nouvelle. Quel beau cadeau lui apporterez-vous, quand elle recevra de vos mains, son pays en paix et libéré de l’hérésie. Les hérétiques sont peut-être nombreux dans notre chère Ecosse, mais, ils ne peuvent pas nier, que vous et Mary êtes catholiques. Le simple peuple ne peut nier la religion de son souverain. Je suis impatiente de pouvoir retourner en Ecosse, pour assister à votre triomphe et dès que j’ai terminé de vous écrire, je prendrais des nouvelles de notre petite reine. D’après sa dernière lettre, elle a assisté à une grande chasse, si vous aviez lu les détails qu’elle m’en a fait, elle est vraiment heureuse et on comprend vite qu’elle adore le petit François. Même si cet enfant est trop chétif pour un dauphin, elle cherche à tout prix à le protéger. Mary sera une grande reine d’Ecosse, de France et d’Angleterre, si ce que vous dites peut se passer. Malheureusement, j’ai pu constater que le peuple anglais aime Elizabeth Tudor, mais seule Mary Ière pourra choisir l’héritier au trône. Le temps est notre unique allier en ce qui concerne cette affaire.

Pour Elizabeth Tudor sa sœur l’a mise à la Tour, puisque Thomas Wyatt, sous la torture a avoué qu’elle était impliquée dans cette affaire. L’homme s’est rétracté durant son procès, mais la princesse Elizabeth se trouve tout de même à la Tour. J’ai entendu dire qu’elle était questionnée chaque jour, mais les interrogatoires n’ont rien donné. Bientôt, la reine n’aura d’autre choix que de la relâcher, surtout qu’ils sont nombreux à plaider son innocence. Mais, pour vous rassurer, je doute de son innocence, comme n’importe quelle femme Elizabeth Tudor sait mentir et avec un peu de chance, le destin montrera à la reine son vrai visage.

Madame, je suis heureuse de pouvoir lire votre soutien, dans votre lettre, mon cœur s’imprègne un peu plus de votre courage, à travers vos mots. J’essaye de penser le moins possible à ce mari infidèle et sa maîtresse, en profitant de mes derniers jours en Angleterre. En effet, Archibald m’a annoncé notre prochain départ pour l’Ecosse, sûrement en raison de votre investiture. Mon mari se plait à comploter avec mon frère James, il va sûrement vouloir compliquer votre régence. Pour le moment, je ne peux vous en dire plus, mon époux est très discret, même si je parviens tout de même à écouter certaines conversations. D’ailleurs, je peux vous rassurer sur cette question, j’ai rencontré des personnes de valeurs en Angleterre, comme Anne Somerset, une jeune femme catholique, qui m’a prouvé de nombreuses fois que son amitié, envers ma personne, est sincère.

Pour ce qui est du mariage de Mary Tudor, les Anglais sont tous d’accord sur la question, le mariage sera grandiose et le plus beau qu’on n’ait jamais vu. La reine semble déjà aimer profondément son futur mari et attend avec impatience son arrivée. Je doute que le prince Philippe soit le plus heureux des hommes, mais il trouve son compte dans cette union, son père lui a déjà donné le titre de roi et bientôt il sera souverain de l’Angleterre. Peu de rumeurs circulent, quant à cette union, personne ne sait quand le prince Philippe arrivera, mais dès que j’en apprends plus, je vous communiquerai des nouvelles.
J’exprime à nouveau toute ma joie et toutes mes félicitations quant à votre investiture.

Votre dévouée,


Jane.



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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Sam 26 Juil - 15:11
Jane,

Votre soutien me va droit au cœur, certains Ecossais me méprisent encore beaucoup à cause de mon statut de française, alors qu’il est vrai que je mène l’Ecosse du mieux que je le peux. Il faut avouer que le pays se porte bien, comme vous le dites si bien je souhaite léguer à ma fille une Ecosse sereine et paisible. Tel est le but que je me suis fixée et cela depuis années. Je regrette que vous n’ayez pas pu être parmi nous. Auprès de moi. Vous savoir à mes côtés me rassurerait quant à votre condition en ce qui concerne votre mari. Oui, pour le moment il n’y a pas de révoltes en Ecosse, nous avons beaucoup de chances j’aimerais éviter d’en arriver à une situation comme celle de l’Angleterre. Je tiens le pays d’une main de fer et ce depuis toujours, je n’ai jamais eu le choix, priez pour cela reste ainsi, mon enfant. Ou bien Dieu seul sait ce qui va advenir nous. Je reviendrais en Angleterre, avant que vous reveniez en Ecosse, Jane. J’ai reçu l’invitation à revenir dans ce beau pays à l’occasion du mariage de Mary Tudor, vous serez au rendez-vous je suppose ? Même si ce nouveau voyage n’était pas prévu, je reviendrais en Angleterre. Vous avez besoin de moi et je dois prendre soin de l’enfant à venir d’Isabelle d’Isembourg. Je me demande si je vous avais annoncé la nouvelle ? Comme quoi je serais la marraine de son enfant, pour elle c’est un grand honneur puisque j’ai accepté mais pour moi également. Isabelle est une personne que j’affectionne tout particulièrement et qui me comprend. Le prince Philippe arrivera certainement avec de nombreuses richesses m’a-t-on dit, il faut qu’il montre sa puissance à l’Angleterre comprenez-vous. Une alliance qui ne nous arrange guère mais tant que la paix est conservée avec notre voisin, tout va bien pour nous. Mon amour pour la France fait défaut à l’Ecosse néanmoins avec des compromis tout est possible.

J’ai un pincement au cœur en lisant vos mots concernant Mary. Le Dauphin fera un très bon roi, je suis convaincue qu’il gagnera en force et en santé en grandissant. Il faut l’espérer ! De lourdes charges pèsent sur leurs épaules à tous les deux et un destin extraordinaire les attend. J’ai foi en eux et ma fille a toute ma confiance pour prendre des décisions matures et réfléchies. Je crois en cette France qui m’a vue naître. France de mon cœur. Si elle s’y plait, c’est l’essentiel et tout ce qui compte à mes yeux. Elle me manque encore un peu plus tous les jours… Je ne vous souhaite pas Jane d’être, un jour, éloignée de votre enfant. C’est ainsi, je me réjouie de pouvoir par mon sacrifice lui promette un destin de Reine. Je la sais heureuse auprès du Dauphin et cela aussi me met du baume au cœur. Qu’elle est la chance d’être heureuse avec son mari comme moi, j’ai pu l’être avec son père.

Concernant Elizabeth Tudor… Thomas Wyatt aurait pu révéler de fausses informations sous la torture pour s’en sortir et que cela s’arrête. Elizabeth était le coupable idéal, fille d’un adultère, protestante. Une sœur dans l’ombre. Loin de moi, l’idée de la défendre mais si elle a orchestré cela, elle n’est guère maligne… et a tout raté. Non cela m’étonnerait qu’elle soit derrière tout cela, elle aurait pu agir de l’intérieur au vue de sa place. Pourquoi tout risquer ainsi ? Cela n’a pas de sens. Si Mary Tudor n’a pas d’héritier, si son mariage reste stérile et que Mary soit rejetée ou refuse le trône d’Angleterre, Elizabeth devient reine. Etrange tout ceci. Nous verrons bien comment tout cela va se terminer pourvu que cela soit en notre faveur, c’est tout ce qui compte. Il faut savoir être généreux mais, aussi savoir penser à soit quand il le faut et quand il s’agit des marches du trône il faut penser à nos convictions et à nos allégeances. En l’occurrence, au fait que je préférerais grandement voir ma fille assise sur le trône d’Angleterre accompagnée du Dauphin plutôt qu’une bâtarde protestante.

Merci pour ses précieux renseignements, je me méfie de James et ce depuis toujours et visiblement ce n’est pas prêt de changer. Je devrais ainsi donc surveiller Archibald également, cela ne me réjouit guère mais il ne me laisse pas le choix. Vous devrez me présenter cette certaine Anne Somerset, j’ai hâte de faire sa connaissance, une fervente catholique, si un jour nous avons l’occasion d’organiser une rencontre. Garder la foi mon enfant, vous n’êtes pas seule. Vous avez des amies telle qu’Anne Somerset et bien d’autres, j’en suis certaine. Et puis, si à un moment vous vous sentez seule n’oubliez pas que toutes mes pensées vont vers vous et nos fidèles restaient en Angleterre. Ne perdez pas espoir.

Prenez soin de vous.

Votre Reine. Marie de Guise.

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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Ven 1 Aoû - 18:01

Une vie de peine et de larmes.




avril 1554
A Londres

Votre majesté,

Je vous écris alors que je suis sur la route des Highlands, je n’ai pu faire une halte par Edimbourg, mon époux n’y tenait pas et il voulait retrouver ses terres. Je ne sais ce qui va m’attendre là-bas, j’aurais tellement aimé pouvoir vous revoir, après cette longue séparation, mais je pense que nos retrouvailles ne sont pas pour aujourd’hui. Vos journées sont rudes avec toutes ces personnes qui vous méprisent à la cour et j’aurai aimé pouvoir être présente pour vous, pour vous apporter mon soutien. Même, si nous ne partageons pas le même sang, je vous ai toujours considéré comme une mère et mon affection ira toujours pour vous. J’avais appris à la cour que lady Isabelle d’Isembourg attendait un heureux évènement, j’ai même pu voir son visage heureux, à elle et à son époux, quand elle a annoncé à tous cette heureuse nouvelle. J’espère pouvoir un jour connaître un tel moment et pouvoir avoir moi aussi mes enfants. Je suis heureuse d’apprendre que vous seriez la marraine de cet enfant, il ne peut pas connaître meilleure protectrice que vous. Au moment de mon départ, les portraits du prince Philippe arrivaient déjà par bateau, ravissant le cœur de la reine, qui, d’après les rumeurs ne se lasse pas de contempler le visage de son mari. Il n’y a pas reine plus amoureuse dans tout le royaume. Son bonheur est beau à voir, même s’il est synonyme de crainte pour notre petite Ecosse, nous avons certes l’alliance avec les Français, mais les Anglais ont des frontières bien plus proches. Les rixes me font peur et le chemin du retour n’a pas été sans risques. Archibald a payé de nouveaux gardes pour nous escorter jusqu’aux Highlands, avec eux, je me sens en sécurité, même si j’ai parfois peur de connaître une mésaventure, comme celle qui m’est survenue, à mon arrivée en Angleterre.
Notre petite Mary sera une grande reine et même si son départ pour la France a été un déchirement pour vous et tout un peuple, il assure sa protection. Qui sait, ce que les Anglais auraient pu faire d’elle, une fois notre reine enlevée. Elle aurait peut-être épousé cet Edward VI, mais par la suite, seul Dieu sait si elle aurait pu connaître un destin aussi funeste que celui de Jane Grey. Cette pauvre reine de neuf jours était plus jeune que moi et a connu une sombre fin. J’ai assisté à son exécution, ce moment a vraiment été horrible pour moi, surtout en voyant ses sœurs en larmes, assister à sa mort. Notre Mary a de la chance, elle est heureuse et en paix, dans un pays riche et passionnant, elle est aimée et reçoit toute l’attention dont elle a besoin. Elle est dénie par notre Seigneur.
J’ai pu obtenir quelques informations sur Elizabeth Tudor et loin de moi de vouloir défendre cette hérétique, c’est une personne bien trop intelligente pour avoir tenté de commettre une telle folie. De sa place, elle n’a qu’à attendre une chose, la mort prochaine de la reine, pour ainsi pouvoir monter sur le trône. Depuis la mort de Jane Grey, elle a l’appui des protestants, mais bon nombre de catholique ont à l’esprit, que notre Mary ferait une bien meilleure reine. Le destin sera peut-être favorable à notre reine et ainsi, elle pourra gouverner sur la France, l’Ecosse et l’Angleterre. Cependant, tout cela dépendra du fait que si Mary Tudor arrive encore à concevoir un héritier à son pays.

Durant mon absence loin de vous, je prendrais soin de surveiller mon mari et d’obtenir plus amples informations qui pourront servir à votre cause. Je ne vous laisserai jamais, pas même pour mon mari.
Dans l'attente de vous revoir.

Votre dévouée,


Jane.



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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Sam 9 Aoû - 21:34
Ma très chère Jane,

Oh Jane, je commence tout juste à lire votre lettre et mon cœur pleure votre absence. Votre époux ne me porte guère dans son cœur et me le fait savoir en vous éloignant toujours un peu plus de moi. Est-elle du voyage « l’autre » ? Au moment où vous recevrez cette missive, vous serez de retour chez vous, avez-vous fait un agréable voyage ? Cela a du être éprouvant pour vous. Surtout que vous ne devez pas considérer les Highlands comme véritablement votre chez vous, ce que je peux comprendre au vue des circonstances. J’en déduis donc que vous n’assisterez pas au mariage de Mary Tudor et Philippe de Habsbourg ? Je regrette que vous ne vous soyez pas arrêtés, c’est tellement dommage. Cela m’aurait fait plaisir de vous revoir et de vous témoignez en personne tout mon soutien.

Merci pour vos mots, Jane. Je ne doute pas de vous, je sais que vous êtes là et je peux vous retournez vos phrases. Nous ne partageons pas le même sang mais, je vous considère comme ma seconde fille. Je suis persuadée que vous aurez des enfants, il faut du temps pour engendrer des héritiers. Vous serez une bonne mère, je serais là pour vous épaulez.

De quelle mésaventure parlez-vous, Jane ? Ma mémoire doit me faire défaut ou bien, vous ne m’en avez pas parlé ? Que vous aies t-il arrivé ? J’espère tout du moins qu’Archibald à défaut d’être un mari exemplaire saura tout de même vous protégez comme il le faut ! C’est le lot de tout mariage mais le mari se doit de protéger sa femme ! S’il vous arrivait malheur à cause de lui, j’agirais ! S’il ne me porte dans son cœur, c’est réciproque et il le sait bien ! En même temps, il ne devait pas s’attendre à un autre sentiment de ma part vu qu’il complote derrière mon dos. Dire qu’il est entré dans ma maison, qu’il est votre époux.

Oui, j’ai confié Mary à la France et ils assurent pleinement sa sécurité. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire pour nous, pour elle, pour l’Écosse. J’ai confiance en la France, elle a mon cœur et mon âme. A part quelques embûches sans gravité, elle semblerait sauve là-bas. J’ignore si je reverrais un jour, mon pays… mais n’en parlons pas, rien que d’écrire ces mots pour vous je sens toute l’émotion m’envahir. Je suis comme un navire ayant quitté le port trop longtemps, heureusement pour moi je ne suis pas à la dérive.

Il faut attendre, guetter et observer. Patienter en silence. Se demander si le temps sera oui ou non notre ennemi ? Sera-t-il bénéfique pour nous ? Ou au contraire, est-ce qu’on perdra le contrôle ? Notre avenir ne tient qu’à un fin fil mais, avons-nous le choix ? Je ne crois pas. Il faut attendre que la Reine se marie avec son Prince Espagnol, attendre de voir si elle a un enfant et être prêtes à toutes les éventualités. La pire. Ô désespoir serait de voir Elizabeth Tudor sur le trône d’Angleterre. L’Écosse en profiterait pour se rebeller, les protestants auraient l’assurance d’une reine protestante en Angleterre ou bien ils fuiraient ? Restons-en là, il est préférable. Il faut attendre que le temps fasse son travail. Les jours défilent, hier encore nous étions ensemble, aujourd’hui nous sommes éloignées l’une de l’autre et demain nous seront à nouveau réunies, vous verrez. En attendant, vous devez être forte comme je le suis.

Je compte sur vous, Jane. Recevez toute ma protection, vous êtes ma famille. La seule que je peux considérer comme telle en Écosse. N’en doutez jamais et ne laissez pas Archibald vous entravez plus que vous ne l’êtes déjà, vous êtes intelligentes je ne m’inquiète pas.

Au plaisir de lire votre prochaine lettre, même si ces dernières ne sont guère réjouissantes vous savoir en bonne santé me rassure.

Votre bienfaitrice, Marie de Guise.

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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Jeu 14 Aoû - 18:40

Une vie de peine et de larmes.




mai 1554
Dans les Hightlands.

Votre majesté,

La vie semble vouloir nous séparer, mais je sais que nous nous retrouverons prochainement. Archibald évoque déjà notre retour à Edimbourg et il n’est ici que pour régler quelques affaires. J’ai hâte de vous revoir et aussi de m’éloigner de ce château, beaucoup trop sombre. Les Highlands recèlent de magnifiques paysages, mais ils n’ont pas grâce à mon cœur, je préfère nos longues promenades dans les jardins d’Edimbourg. Edimbourg est bien plus vivante, tandis que les Highlands semblent mortes, rien ne vit dans ce paysage et il y fait si froid. J’ai tout le confort qu’il me faut, mais je ne possède pas la chaleur de l’amitié, je semble être une étrangère ici, et on ne cesse de me reprocher de ne pas avoir déjà donné un héritier à mon époux. Je prie le Seigneur de m’accorder sa bienveillance, mais pour le moment, il n’a pas entendu mes paroles. Par chance « l’autre » est restée en Angleterre, loin de nous et sûrement par peur du scandale, je suis bien heureuse de ne plus la voir, elle et son futur enfin à venir. Cependant, je pense que mon mari voudra retourner en Angleterre pour la voir et pour sauver les convenances, je devrais être présente. J’espère juste, que d’ici ce moment, j’aurai un enfant, ce qui pourra écarter un peu plus cette créature italienne. En ce qui concerne le mariage, je ne sais si mon mari veut y assister, il n’en parle pas beaucoup et ne répond que très vaguement à mes questions. Dès que j’en sais un peu plus sur cet évènement, je vous enverrais une missive.
Pour ce qui est de ma petite mésaventure, Archibald a fait en sorte de ne pas l’ébruiter, mais quand je me suis rendue la première fois à Londres, je me trouvais seule dans mon véhicule, en compagnie de quelques gardes. Ce jour-là, je me suis fait attaquée et les brigands ont volé tous mes bijoux. Dans mon malheur, j’étais accompagnée d’une jeune femme anglaise, qui m’a aidé à me sortir de ce mauvais pas. Aujourd’hui, j’évite de trop en parler, ce moment a vraiment été traumatisant pour moi, surtout qu’on m’a volé le collier que père m’avait offert.
Mon mariage est un échec, je le sais déjà, seul un enfant peut me sauver, sinon je doute que je trouverai le bonheur un jour, avec un tel homme. Si vous avez un peu de temps pour moi dans vos prières, peut-être que notre Seigneur vous écoutera. Madame, votre pays vous manque, votre fille vous manque, vous devriez laisser pour quelques semaines votre pays à votre conseil, vous êtes entourés d’hommes à votre écoute et qui sont pour votre cause. Rejoignez votre fille, quand vous le pourrez, elle sera si heureuse de vous revoir, tout comme le reste de votre famille. La France est bien plus votre pays que l’Ecosse, mais pourtant, vous la diriger si bien, votre nom couvrira les livres et jamais on ne vous oubliera.
Attendre, notre devoir à nous les femmes est d’attendre, mais contrairement à nous toutes, vous êtes une femme forte, j’espère un jour pouvoir devenir comme vous, vous êtes un modèle pour toutes les femmes et votre fille ne pourra que vous ressembler. Un jour elle sera une grande reine, tout comme vous l’avez été. Vos conseils m’apportent de la force et avec vos lettres je parviens à mieux affronter le quotidien.
Dans l’espoir de pouvoir vous retrouver à Edimbourg. Avec toute mon amitié.

Votre dévouée,


Jane.



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Invité

Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit Sam 30 Aoû - 17:31
Mon enfant,

Ce que je vais dire va très certainement vous surprendre venant de moi mais, je peux voir votre désespoir à travers vos mots. Vous devez penser nuit et jour au fait de ne pas avoir d’enfants, pourquoi n’allez-vous pas chez un apothicaire ? Peut-être que ce dernier pourrait vous venir en aide ? J’ai entendu dire qu’il existait des remèdes pour permettre aux femmes d’être plus fécondes. J’ignore ce qu’il en est. Continuez à prier le ciel, avoir un enfant vous soulagerait et réglerait bon nombre de vos problèmes, éclipserait les mauvaises rumeurs et tout ce qui va avec. Vous ne vous sentirez plus seule, je suis sûre qu’un bébé arrivera bientôt. Tant mieux si sa maîtresse ne fait pas partie du voyage, au moins vous avez ça en moins à penser… la voir doit vous faire tellement souffrir, il vaut mieux pour vous qu’elle soit loin, hors de votre vue. Archibald se débrouillera pour vous faire revenir lorsque je serais en voyage pour l’Angleterre vous verrez ! Je ne suis pas sûre d’y aller, cela fait beaucoup de déplacements… et je crains toujours que si je m’éloigne trop de l’Ecosse, le pays m’échappe. Sir Clutin d’Oysel restera, probablement à Edimbourg si je décide finalement d’assister à ce royal mariage pour justement avoir un allié pour diriger le pays. Tellement de vautours tournent autour de mon trône.

Des brigands ? Oh douce enfant, je peux comprendre oui que cela est traumatisant de se faire dépouiller de la sorte. En ce qui concerne le collier… pensez bien que le souvenir de votre père est dans vos pensées, dans votre esprit, dans votre tête et non autour de votre cou. Prévoyiez plus de gardes à l’avenir, Jane, les routes ne sont pas sûres – les nobles sont des cibles idéales.

Le bonheur dans un couple est un sentiment, Jane, que vous trouverez que rarement. Comme vous dites seul un enfant peut sauver votre situation. Je n’ai jamais pensé qu’Archibald serait un homme qui vous rendrait heureuse. Vous devez trouver des distractions, des compagnes qui vous rendent heureuse. C’est là, l’unique solution pour avoir un brin de bonheur avant l’arrivée de votre enfant. Vous verrez quand cela arrivera cela vous changera la vie et la vision que vous avez de celle-ci. Soyez fortes, Jane. Rien que pour faire face à cette situation, je vois bien que vous faites de gros efforts et le Seigneur, vous le rendra. Je prierais pour vous, dés que j’aurais terminé de poser mon encre sur ce papier j’irais prononcer quelques prières pour vous, que Dieu vous permette d’avoir un enfant.

Il est impossible pour moi de rejoindre Mary, actuellement. Pour l’heure, il est évident que la priorité est le trône d’Angleterre et ce mariage avec l’Espagne. Mon prochain voyage aura donc pour destination Londres plutôt que la France. Ces mots me déchirent rien que de les écrire, malheureusement, j’ignore si j’aurais l’occasion de revoir ma fille avant de mourir. Je dois régler de nombreuses affaires ici à Edimbourg, toutes plus ennuyeuses les unes que les autres mais, je suis Reine et il est de mon devoir de m’occuper de mon pays et ce, au détriment de mon enfant. Marie se porte bien, excelle à la Cour de France et c’est tout ce que nous avons besoin de savoir, réjouissons-nous de son bonheur et qu’elle soit si loin de nos sombres pensées. Je me suis occupée de mettre certaines choses en ordre concernant la France, en effet Marie se plaignait du peu de considération que lui portait Catherine de Médicis. Catherine a surement du mal à passer le flambeau à son fils et l’idée d’avoir deux reines sur le sol français doit être une idée dure à accepter. Mit à part Catherine mais, cela ne m’étonne guère tout à l’air de bien se passer. Tous les regards sont tournés vers l’Angleterre et mon attention également, une fois le mariage prononcé il faudra surveiller l’arrivé d’un héritier mâle.

Gardez espoir, mon enfant.
Avec toutes mes pensées.
Marie de Guise.

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Message Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise ♦ écrit
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Une vie de peine et de larmes l à Marie de Guise
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