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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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La Noblesse Anglaise
♕ Métier : Noble et chef de la famille Seymour ♕ Age : 19 ans ♕ Religion : Protestant ♕ L'avatar a été fait par : Eledhwen ♕ Mon nombre de messages est : 1071 ♕ Mon nombre de Livres Sterling : 0 ♕ Je suis arrivé(e) sur TGA le : 14/05/2013 ♕ Mon pseudo web est : Mari-Jane ♕ Mes autres visages : Antanasya - Elizabeth - Contance

MessageSujet: Entre Dieu et le Diable, il n'y a qu'un pas ♣ avec Stephen Gardiner  Sam 2 Aoû - 20:00

Entre Dieu et le Diable, il n'y a qu'un pas.


Anne Stanhope n’avait de pitié pour personne et certainement pas pour ses ennemis. A son âge, elle avait pensé avoir déjà tout vu, elle avait imaginé qu’elle aurait pu vivre le reste de sa vie en toute quiétude et pourtant, elle savait désormais, qu’elle allait devoir se battre, le restant de ses jours. Pour ses enfants, pour sa vie, pour son honneur. Elle n’avait pas froid aux yeux, loin de là, mais avec les malheurs qu’elle avait subis, elle aurait apprécié une existence plus sereine. La révolte était passée et son fils était vivant. Son vaillant Edward s’était battu comme un homme, montrant à tous, qu’il était bien le fils de son père. Jamais, elle n’avait été aussi fière de ses enfants. Quelques jours après la révolte, Anne avait eu la chance d’assister à la mort de Jane Grey, de son père et d’un autre Dudley, Guildford. Son humeur était au beau fixe, les Dudley périssaient un à un, montrant à tous qu’ils étaient des êtres faibles, qui ne passeront pas le glorieux règne de Mary Tudor. Aujourd’hui, la mère de famille s’était habillée d’une robe vert émeraude, elle portait un simple manteau de fourrure noire, qui lui souligné la taille et un chapeau noir aux plumes vertes et noires. Elle était élégante comme jamais, au sommet de sa puissance. Maintenant, qu’elle recommençait petit à petit à récupérer sa richesse et ses honneurs, elle était prête à s’occuper de ses grands projets. Depuis la mort de Guildford Dudley, elle n’avait qu’une idée en tête, faire divorcer sa fille Anne de l’autre fils Dudley : John. Ce mariage l’insupportait, il était une épine sous le pied de toute la famille Seymour et avec l’accord du mari d’abord et ensuite de la reine, elle savait qu’elle pourrait briser cette union. Cependant, la tâche allait être compliquée, elle allait devoir, en premier convaincre John Dudley, mais le pire serait la reine, qui tenait beaucoup aux lois du mariage. Pour annuler cette union, la mère de famille était prête à tout, mais elle voulait commencer par la solution légale. Si elle n’obtenait pas satisfaction, elle devrait donc supprimer le fils Dudley. Sa belle Anne méritait d’être heureuse, avec un homme qu’elle a choisi et certainement pas avec le fils de celui qui avait fait tuer son père. Si elle le pouvait, elle conduirait toute la famille droit aux Enfers, mais elle n’avait pas ce pouvoir, elle devait donc se contenter de ses faibles moyens.

C’était donc pour cette affaire qu’Anne se trouvait aujourd’hui à la cour, dans la salle du trône. Elle voulait consulter la reine à propos de cette affaire de divorce, pour éviter le déshonneur à sa fille, d’être liée à une telle famille de traîtres. Même si la reine semblait ne plus vouloir décapiter d’autres Dudley, elle s’en méfiait toujours, ce qui pourrait aider la noble dans cette affaire. La salle du trône était bondée en ce jour, la reine recevait de nombreux invités, dont des Espagnols qui venaient lui rendre hommage. Bientôt, elle serait leur nouvelle princesse et eux ses futurs sujets. Mary avait beaucoup de chance, à la mort de Charles Quint, elle allait régner sur un grand empire. La petite princesse qu’elle était encore il y a un an avait fait beaucoup de chemin jusque-là. Même si elles avaient toujours eu des divergences d’opinion, elle avait toujours apprécié cette femme, qui était proche d’elle en âge. A une époque, elle s’était rapprochée d’elle, avant la chute d’Anne Boleyn, la soutenant, dans ses difficultés. Puis il y avait eu le règne de Jane Seymour, sa belle-sœur, qui avait réintroduit Mary à la cour, ce fut à ce moment-là qu’elles se rapprochèrent vraiment. Pour sa requête, Anne espérait vraiment que Mary la soutienne, elle était son unique espoir, même si elle ne revendiquait plus le titre de chef de l’Eglise d’Angleterre. Alors qu’elle regardait autour d’elle, Anne Seymour aperçut un homme, qui était en train de la toiser, cet homme n’était autre que Stephen Gardiner, qui au bout d’un moment s’approcha vers elle. La duchesse se garda bien de lui dire qu’elle aurait préféré voir le Diable plutôt que lui, elle lui accorda donc un charmant sourire hypocrite, quand il la salua.

« Mon Seigneur, il y avait bien longtemps que je n’avais eu le plaisir d’avoir une conversation avec vous. » Souriait Anne, tout en l’accueillant.




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MessageSujet: Re: Entre Dieu et le Diable, il n'y a qu'un pas ♣ avec Stephen Gardiner  Ven 22 Aoû - 12:15
Stephen n'était pas quelqu'un qui avait sa langue dans sa poche. S'il disait les choses de manière détournée, il faisait toujours en sorte que sa parole soit entendue et comprise, quitte à y revenir plusieurs fois. Après avoir donné la messe ce matin là, l'homme avait pour projet de se rendre à la cour et de s'entretenir un instant avec la reine. C'était à présent assez rare qu'il s'occupe des communions, son statut juridique ayant quelque peu évolué depuis que Mary Tudor avait repris le trône. Il n'était plus qu'un simple homme d'église, il la contrôlait et même mieux, il avait imposé l'ordre catholique. Le protestantisme était passé au stade d'hérésie et il avait bien peu de mal à envoyer ses opposants derrière les barreaux. La délation était monnaie courante et Stephen l'encourageait avec fermeté et dignité. Il ne se privait pas pour rencontrer le peuple, discuter avec lui et se mettre les catholiques dans la poche. Il se montrait homme respectable à pattes blanches, à qui l'on pouvait accorder sa confiance les yeux fermés. Lors des repentirs et des confessions, il écoutait et prenait note de tout ce qui était intéressant à savoir, quitte à mettre le pardon de côté. Car il lui arrivait d'être absorbé par le récit accusateur des paroissiens et de ne plus être seulement l'intermédiaire entre Dieu et les pêcheurs. Oh pour cela il se confessait régulièrement mais sa nature fouineuse et ambitieuse reprenait toujours le dessus. On ne le changerait pas et de toute façon les gens n'avaient pas l'air de s'en plaindre. Et oh grand dam s'ils se plaignaient, Stephen les aurait fait accuser d'hérésie et enfermer. Il avait un peu le dessus sur les situations, il ne se contentait pas simplement de répandre la parole de Dieu. Il voulait plus que cela, quitte à mettre les habitants dans le doute sur ses réelles intentions. En vérité, son discours pouvait changer selon la personne à qui il s'adressait. De même, ses requêtes singulières pouvaient parfois surprendre mais Stephen arrivait presque toujours à ses fins. Il restait encore quelques cas délicats à traiter concernant des protestants ne se soumettant pas réellement à l'autorité de leur reine. Le culte anglican était délicat et Stephen le savait. Londres était divisé, les cultes également. La parole de la reine ne semblait pas atteindre toute la population. Les nouvelles courraient vite mais certaines trainaient. Oh c'était sans aucun doute une bonne ruse pour continuer à prêcher pour une paroisse interdite et Stephen ne manquait pas de le faire remarquer.

C'était donc pour demander une nouvelle requête mais aussi soumettre de nouvelles idées qu'il se rendit ce jour là au palais de la reine. Il savait qu'aujourd'hui serait un jour où la population viendrait en masse s’apitoyer devant la reine pour obtenir quelques avantages et cadeaux mais la reine n'était pas dupe et elle n'était pas non plus une magicienne. Elle ne pouvait exaucer les vœux de chacun d'entre eux. L'homme savait qu'il aurait pu revenir un autre jour, après tout il était lord chancelier et il pouvait bien vaquer dans le château comme bon le lui semblait. Mais aujourd'hui semblait un bon jour pour cela. Non pas qu'il désirait voir la reine absolument, il savait que ce serait délicat, mais il voulait se montrer, discuter avec les prétendants et peut-être les amener à se confier à lui plutôt qu'à la reine si leurs histoires concernaient, de près ou de loin, la religion ou la conciergerie. Généralement son action touchait une large foule et il s'empressait de s'attabler pour prendre les dépositions accusatrices qu'on pouvait lui fournir. S'il devait, de temps en temps, vérifier certains dires, souvent il transmettait tout ceci sans la moindre preuve, mis à part la religion que pratiquait ses pauvres personnes. Et alors qu'il avançait chastement dans la salle du trône bondée d'habitants de tout horizon, il repéra celle qu'il avait en ligne de mire depuis bien trop de temps. Anne Stanhope. Leurs désaccords étaient nombreux et leur histoire durait depuis trop de temps. La voir en dehors de sa prison dorée lui était insupportable. Toutefois elle dut sentir son regard fusilleur puisqu'elle leva les yeux vers lui et qu'elle entama la discussion, sur un ton tout à fait hypocrite quand il baissa la tête afin de la saluer. Et s'il aurait pu jouer la carte du mauvais et méchant religieux, Stephen entra dans son jeu.

« Et moi de même, chère madame. Comment vous portez-vous ? Et votre enfant ? » Il souriait à son tour, alors qu'il s'avançait d'un pas tranquille vers la jeune mère de famille.

HJ: Vraiment désolée du retard, j'espère que ma réponse te conviendra   
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MessageSujet: Re: Entre Dieu et le Diable, il n'y a qu'un pas ♣ avec Stephen Gardiner  Mar 26 Aoû - 22:37

Entre Dieu et le Diable, il n'y a qu'un pas.


Sa détermination la rendait plus que jamais dangereuse, telle une lionne, elle défendrait à n’importe quel prix ses enfants. Même si elle n’était pas le chef de famille, même si c’était à son fils qu’incombait ce rôle, Anne Seymour avait, depuis la mort de son mari, cette tâche sur les bras qui la conduisait à devoir protéger ses enfants. Les plus grands comme les plus jeunes, ils avaient besoin d’elle, son fils ainé pour pouvoir devenir un bon chef de famille, sa fille Anne pour qu’elle puisse obtenir son divorce, son cher petit Thomas, pour qu’il puisse atteindre son rêve d’être un bon soldat. Désormais veuve, elle avait tout sur les bras, la gestion du domaine, l’éducation de ses enfants, assurer leur train de vie et surtout venger la mort de son mari. Une exécution injuste, une rébellion, qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Anne voulait se venger, il désirait plus que tout obtenir les têtes de ses ennemis, en particulier celles des fils Dudley restant. Elle n’avait pas froid aux yeux et un jour, elle prouverait leur trahison et leurs envies de rébellions, contre la couronne. En devenant une femme importante du gouvernement, peu après la mort du roi Henry VIII, Anne s’était fait de nombreux ennemis, elle avait profité de sa position pour conseiller son mari et faire avancer le besoin de réforme religieuse que le pays avait besoin. Elle avait été l’oreille de son époux, sa conseillère et surtout une redoutable adversaire en ce qui concernait les affaires religieuses. Ayant vu de trop nombreux amis mourir sur des buchés, elle s’était montrée impitoyable, surtout avec Stephen Gardiner, qu’elle n’avait pas hésité à dénigrer en compagnie de son amie Catherine Willoughtby.
Même si elle n’avait pas perdu son caractère de frondeuse, Anne était plus réservée depuis son emprisonnement à la Tour, elle avait mises de côté ses idées sur la religion, pour mieux se concentrer sur sa famille. Amie de la reine, elle avait pu récupérer les terres qu’elle avait perdues, mais aussi une grande partie de son rang.

Il y avait du monde dans la salle d’audience de la reine, celle-ci recevait des requêtes, certaines à propos de l’argent, d’autres du mauvais temps, de la maladie d’un proche, d’un besoin de protection, celles-ci étaient habituelles, mais elle en avait aussi des plus anodines, qui prenait parfois beaucoup plus de temps. Le monde s’entassait donc et ce fut ainsi, que la duchesse de Somerset croisa le regard de l’un de ses pires ennemis, Stephen Gardiner, lord Chancelier de la reine. Anne haïssait cet homme depuis qu’elle l’avait rencontré, bien des années plus tôt, alors que sa belle-sœur Jane Seymour était toujours vivante et reine. Elle salua l’homme avec beaucoup d’hypocrisie et celui-ci employa le même ton. Les hostilités commençaient entre les deux protagonistes, ce qui pouvait les conduire vers une joute verbale de grande envergure.

« Je vous remercie de votre sollicitude, mes enfants se portent tous très bien. A croire que notre Seigneur m’a fait une grande faveur divine, en m’offrant neuf enfants en si parfaite santé. » Elle ne mentionna pas la mort de son premier né, qui était décédé peu de temps après sa naissance, cette perte avait été une grande douleur, bien vite compensée par la naissance de tous ces enfants. Sa famille était sa plus grande fierté, si bien qu’elle imaginait que Dieu l’avait accompagné durant ses grossesses, dont trois furent des jumeaux.
« Il y a du monde aujourd’hui, avez-vous une requête à soumettre à notre reine ? Je doute qu’un homme aussi occupé que votre personne doit attendre ici pour simplement écouter, ces personnes exposer leurs problèmes. » Elle affichait toujours un sourire parfait, cherchant à découvrir le pourquoi de la présence de l’homme et aussi ce qu’il pouvait bien cacher de néfaste.



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MessageSujet: Re: Entre Dieu et le Diable, il n'y a qu'un pas ♣ avec Stephen Gardiner  
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Entre Dieu et le Diable, il n'y a qu'un pas ♣ avec Stephen Gardiner
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