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Nous nous situons aux alentours de mai 1558.
Il fait de plus en plus chaud les gens prennent plaisir à sortir dans les jardins.

Si vous souhaitez jouer un étranger, privilégiez les Espagnols et les Ecossais.
N'hésitez pas à regarder les PV et scénarii en priorité.

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MessageSujet: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Mar 9 Sep - 22:03
Quelques jours s’étaient écoulés depuis mes aventures en forêt, Thomas avait des affaires à régler à la Cour, il m’avait suggérée d’aller voir les animations à la Carrière. J’aimais beaucoup les chevaux, je les trouvais tellement majestueux. Je m’étais habillée pour l’occasion avec ma tenue de cavalière aux couleurs sombres. Je n’oubliais pas mon escapade dans le camp de gitans, cela m’avait bouleversée. Je m’étais effondrée dans les bras de Thomas et je lui avais tout raconté, ce qu’elle m’avait dit, mes rencontres, Constance, Luisa, Blanche, ses yeux globuleux, les révélations… J’étais bouleversée. Je ne savais plus quoi penser, j’étais perdue. Quand j’arrivais à la Carrière, assise sur un banc contemplant déjà le spectacle se trouvait Luisa. J’hésitais avant de m’approcher puis je m’avançais vers elle, c’était la seule que je « connaissais ».

Bien loin du camp des gitans… nous étions à nouveau réunis.

« Luisa ? Bonjour. Puis-je ? »

Je lui indiquais d’un geste la place à côté d’elle. Je lui fis un sourire amical. C’était la première espagnole que je côtoyais, je connaissais ce pays que par les livres, j’étais un peu impressionnée. Je n’avais jamais voyagé, elle, elle venait de loin… Elle devait avoir vu tellement de choses comparée à moi.

« Vous vous êtes remise de l’autre nuit ? Impressionnant, n’est-ce-pas tout cela ? »

Je lui souriais tout en essayant de lancer la conversation. J’applaudissais lorsqu’il était de mise de le faire. J’aimais beaucoup regarder les spectacles équestres. La cour était en ébullition depuis l’arrivée des Espagnols. Cela mettait de l’ambiance à la Cour, elle était enfin vivante. J’étais trop gentille pour la Cour, c’était une bande de vautours, la Cour était un endroit très dangereux. Je ne m’y sentais pas à ma place, alors je cherchais des alliés, des amis, des personnes comme moi. Je n’étais pas suffisamment connue à la Cour pour que de nombreuses rumeurs circulent sur moi, juste le fait que j’étais une noble désargentée, mon père ruinait, mon domaine vendu pour essuyer les dettes et ne pas entacher mon futur nom : Hertford. La vérité était que je préférais la compagnie du peuple plutôt que celle des nobles, les riches m’effrayaient tellement égoïstes, avides et orgueilleux. J’avais peur de l’inconnu, peur de ce que je ne connaissais pas et tous ces étrangers qui avaient élu domicile à la Cour me faisaient peur. Luisa m’inspira la confiance, peut-être parce qu’elle aussi elle était dans la forêt, donc nous avions déjà cela en commun. Depuis lors, j’avais pu entendre qu’elle était la gouteuse de la princesse Jeanne. Luisa devait être courageuse pour tenir ce rôle ! J’ignorais si Jeanne avait beaucoup d’ennemis mais, elle vivait avec toujours un risque au dessus de sa tête.

Bien loin du camp des gitans...

J'avais un peu de mal à me remettre de mes émotions de cette nuit-là, là-bas à l’orée de la forêt... J'avais besoin d'en parler encore et encore avec une personne qui était présente, j'avais pensé à Constance mais, c'était l'occasion de faire plus ample connaissance avec Luisa. Je devais en parler pour savoir si tout était bien réel, non je n'avais pas rêvé de toute manière... Je déglutissais rien que d'y penser... Je pensais peut-être avoir des points communs avec Luisa puisqu’elle avait eu la curiosité elle aussi de venir voir la diseuse de bonnes aventures même si, elle avait refusé de regarder dans la marre de café. C’était son choix. De quoi avait-elle peur ? On avait tous des brides de notre passé que l’on souhaitait cacher, une bête noire, un fantôme dans le placard, Luisa devait en avoir elle aussi.

Bien loin du camp des gitans... dans la triste réalité de la Cour, j’étais assise là admirant le spectacle, regardant Luisa en me demandant si je pouvais avoir confiance en elle. Je voulais faire sa connaissance, la connaitre plus, elle avait l’air très sympathique quoi qu’un peu perdue normal… quand on vient d’ailleurs. Cela doit être dépaysant un tel voyage ! Pour combien de temps les espagnols étaient-ils là ? Comment était-ce l’Espagne ? Et sur les routes, qu’avait-elle pu voir ? Et le prince était-il charmant comme j’ai pu entendre dire ? Parlait-elle bien l’anglais ? Était-elle protestante ? Non catholique surement… Croyait-elle en la magie ? Ça, j’en doutais fortement vu sa réticence envers les visions et prédictions de la gitane. Tant de choses à apprendre sur Luisa, tant de questions à lui poser… il faudrait plus d’une rencontre pour que la totalité de mes questions trouvent leurs réponses. J’applaudissais d’un air enjoué lorsqu’un cavalier en désarçonna un autre. Je suivais le spectacle comme une grande connaisseuse alors que pas du tout. Mais, j’aimais les chevaux alors j’appréciais déjà cet après-midi qui commençait en compagnie de Luisa.

Bien loin du camp des gitans...
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Dim 21 Sep - 13:55
Pour la première fois depuis mon arrivée à la cour d’Angleterre, je pris la décision de me rendre à la carrière, admirer les chevaux et pourquoi pas un peu les cavaliers. Après tout, rien ne m’empêchait de les observer, pas même mon mariage avec Richard !

Richard… pensais-je, ce mari que je n’ai plus vu depuis quelques jours maintenant. Incapable de mettre des mots sur notre relation, ce lien qui nous unit, nous nous voyions de temps à autre, dans un bar, dans la rue, dans un parc. Devrait-on se considérer comme véritablement mari et femme ? Que raconte-t-il quand une femme l’aborde et lui demande s’il a déjà la bague au doigt ? Oui ? Non ? C’est compliqué ? Est-ce me tromper que d’avoir des relations avec cette dite femme ? Depuis ce mariage, plusieurs hommes m’ont déjà abordé. Certes, aucun à mon goût pour que j’aille plus loin, mais assez pour que je me demande comment réagir si, un jour, l’un d’entre eux me plaisait.
A chaque fois que l’on se voit avec Richard, les choses prennent une tournure étrange, un malaise s’installe et on ne parle plus que d’une chose : comment divorcer. Je vois mal comment nous allons nous sortir de ce pas là malheureusement… Mais d’un autre côté, je ressens l’envie de le connaître davantage, d’occulter pendant quelques instants ce mariage et de seulement… faire connaissance. Mais peut-être suis-je la seule à désirer cela…
*

Rare sont les fois où le soleil brille et où la chaleur s’invite en Angleterre, je décidais donc de me hâter à la carrière afin de profiter le plus longtemps possible du temps et du spectacle que l’on allait nous offrir. Slalomant parmi les personnes debout, un verre à la main, je m’installais au premier rang, presque vide, alors que la course allait bientôt commencer. Fermant les yeux, je profitais le plus possible des maigres rayons de soleil, jusqu’à ce qu’une voix, douce et tranquille, me sorte de mes rêveries. Je me retournais doucement vers le son de cette voix, et aperçut Rosemary Blackwood. Magnifique jeune femme aux cheveux de jais que je venais tout juste de rencontrer, lors d’une nuit à écouter les folles paroles d’une diseuse de bonne aventure dans la forêt avoisinante de la ville. Quelle idée j’eus de m’y rendre me demandais-je souvent…

« Rosemary ! Installez-vous je vous en prie. C’est un tel plaisir que de vous revoir ! » m’exclamais-je à son encontre, sincèrement heureuse de la revoir. Cette rencontre était sans aucun doute l’unique bon souvenir que je retenais de cette soirée à peine croyable que nous passâmes l’autre jour. Cette jeune fille était absolument agréable, toujours souriante, j’appréciais véritablement sa compagnie.

« Vous vous êtes remise de l’autre nuit ? Impressionnant, n’est-ce-pas tout cela ? » Les yeux rivés sur les chevaux qui défilaient à vive allure devant nous, je regrettais qu’elle me parle de cette nuit là. Que de mauvais souvenirs, j’avais tellement craint pour ma couverture de bonne catholique. Heureusement pour moi, rien d’irréversible n’arriva, et je priais intérieurement tous les jours pour que cela demeure de la sorte. Néanmoins, je ne devais éveiller en aucun cas les soupçons et je fis comme si de rien était envers Rosemary. « Quelle folle soirée effectivement ! Mais ne vous inquiétez pas pour moi, tout ceci est bien loin derrière moi. A vrai dire, je me rappelle à peine des mots de cette diseuse ! » m’écriais-je en souriant, applaudissant le spectacle qui se déroulait devant nos yeux. Mais bien sûr que je me souvenais de toutes ses paroles et bien évidemment que cet événement n’était pas loin derrière moi… J’avais du mal à m’en remettre, ou plutôt, étais-je devenue encore plus méfiante qu’avant. Je faisais de plus en plus attention et m’engouffrait toujours un peu plus dans mon rôle, celui de Luisa, jeune espagnole catholique jusqu’au bout des ongles et au plus profond de son âme ! Je devais à tout prit changer la tournure que prenait cette conversation : éloigner les questions sur moi pour mieux les orienter sur sa personne. Et puis, je désirais vraiment la connaître, alors cette action n’était pas du tout dénuée de mauvaises intentions de ma part finalement.

« Et vous Rosemary, comment allez-vous depuis cette nuit ? Vous sembliez tellement secouée et abasourdie l’autre jour ! »


Dernière édition par Luisa del Carmen le Sam 27 Déc - 14:48, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Jeu 9 Oct - 20:44
Secouée et abasourdie, les mots étaient faibles, comment réagirez-vous si l'on vous annonçait que vous aviez une soeur ? J'ignorais si je croyais dans les prédictions de la voyante, mais je comptais bien fouiller voir si elle avait raison ou tord. C'était important pour moi. Peut-être qu'après je me mettrais à croire en la magie, dans la voyance. Je ne voulais pas que cela devienne une habitude d'aller la voir tout de même. Je savais que j'étais naïve et que les gens pouvaient aisément se servir de moi et me faire croire n'importe quoi. Déjà, rien que le fait que je me rende compte que j'étais naïve était un pas. Je ne croyais pas le soldat qui avait dit que tout cela était faux, je ne le croyais pas. Tout comme je ne comprenais pas bien pourquoi Luisa avait refusé de voir son avenir... qu'est-ce qui l'avait emmenée dans la forêt cette nuit-là alors ? Elle devait rester choquer de comment lui avait parlé la voyante, j'étais restée sans voix. Parfois, le soir j'en tremblais encore... Petite chose si fragile.

« Merci »

Lançais-je à l'espagnole. Je lui souriais doucement, Luisa était passée à autre chose alors que ce que n'était pas mon cas. Peut-être, faisais-je toute une montagne de rien du tout ? Probablement... J'étais comme ça, dramatisé, en faire des tonnes alors que parfois c'est inutile, mais c'est ainsi. On ne change pas facilement, certes c'est possible de changer mais, il faut de la volonté. J'avais appris à faire avec - je savais que j'avais encore beaucoup à apprendre et que je devais encore beaucoup murir mais, je voyais déjà quelle femme je serais dans l'avenir. Luisa m'avait l'air tellement débrouillarde, tellement mature... goûteuse, elle frôlait la mort à chaque fois qu'elle goûtait l'un des plats de la princesse. La princesse était à ce point en danger ? Ou était-ce qu'une précaution pour ne pas que quelqu'un tente de l'assassiner ?

« Je me répète les mots de la voyante sans cesse... C'est perturbant de se dire que l'on a peut-être une soeur quelque part que l'on ne connait pas. Mon fiancé me dit de la cherchée pour en avoir le coeur net, vous êtes mariée, Luisa ? Vous avez des frères et des soeurs ? J'ai entendu dire qu'en Espagne, il y avait beaucoup de familles nombreuses est-ce vrai ? J'ai grandi en tant que fille unique alors cela me fait assez étrange de savoir que j'ai peut-être une soeur quelque part dans les environs ? Peut-être était-elle là sous mon nez et je ne le ne sais pas ? »

Luisa n'avait rien à craindre de moi, j'étais protestante et contre la Reine même si je faisais profil bas, je voulais m'engager activement pour ma cause, la défendre, me battre pour elle. On m'avait dit que les Espagnols étaient pro catholiques, j'espérais que cela ne soit pas trop le cas de Luisa. Sinon, notre amitié serait compliquée tout dépendait de son niveau de tolérance. Que pensait-elle exactement au fond d'elle ?

J'étais une enfant de la pluie, le ciel nuageux pour moi rimait avec beau temps. Je savais que dans le sud il faisait plus chaud, beaucoup plus chaud, qu'ils avaient du soleil toute l'année et surement plus de soleil que ce que je pouvais imaginer. J'aimais la pluie, le son de la pluie sur le parvis, avoir les cheveux mouillés. Je m'arrêtais souvent écouter seulement, tendre l'oreille et entendre la pluie. Je voyais que Luisa essayait de capter les rayons du soleil, la pauvre pensais-je... si loin de son pays....

« Le temps n’est pas trop dépaysant pour vous, Luisa ? »

J'appréciais les Espagnols, j'étais ouvert d'esprit, curieuse d'apprendre de nouvelles cultures, certains les détestaient et d'autres comme moi voulaient les connaitre. J'aimerais tellement faire le tour du monde, voyagé, découvrir l'Espagne devait être tellement attrayante ! Je l'imaginais tellement chaude, si différente.

« Vous vivez dangereusement Luisa, je suis impressionnée... gouteuse de la princesse, c'est cela ? Je ne sais pas si j'aurai le courage de faire cela ! La princesse Jeanne est en danger, vous croyez ? Si je suis indiscrète, n'hésitez pas à m'arrêter surtout. »

Je lui souris à nouveau, je voulais en apprendre plus sur les Espagnols, sur elle, sur Jeanne dans un but purement gentils. C'était à la mode à la Cour de connaitre tout sur tout le monde mais, cela faisait plus intelligente aussi de savoir un peu ce qu'il se tramait dans les couloirs du palais. Je devais donc me tenir au courant et puis, j'étais curieuse d'en apprendre plus sur la condition de Luisa...
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Dim 9 Nov - 18:45
La pauvre Rosemary venait d’apprendre qu’elle avait une sœur, cachée quelque part, si proche et si loin d’elle finalement. Evidemment qu’elle était secouée par une telle nouvelle, j’osais à peine imaginer ce que je ressentirai à sa place. Du bonheur, de la crainte, de l’espoir… de la méfiance surement. Car après tout, qu’est-ce-qui lui prouvait que la diseuse lui avait dit la vérité ? Rosemary semblait si gentille et naïve que la diseuse pouvait l’avoir remarqué et décidait de se jouer d’elle. J’avais beaucoup de mal à croire en ces paroles, et pourtant une petite part d’anxiété et de doute avait fait que j’avais catégoriquement refusée de regarder dans cette foutue tasse. Si je ne croyais pas en ces choses, qu’est-ce-qui qui pouvait bien m’empêcher d’y jeter un œil ? C’était la peur tenace que quelqu’un découvre la véritable nature de mes croyances, ou n’ose même émettre qu’un petit soupçon. Si quelqu’un d’important venait à avoir ne serait-ce que le moindre doute sur ma personne, c’en était finis pour moi. Jeanne. L’Angleterre. Mes voyages. Mes bijoux et mes toilettes. Le luxe et l’importance que l’on m’accorde parce que je suis la goûteuse de la princesse d’Espagne. Je n’étais décidemment pas prête à renoncer à tout cela. Pas prête à parier tout ce qui constituait ma vie d’aujourd’hui par simple défi : me prouver à moi-même que j’étais capable de regarder dans cette tasse, de soutenir le regard de la diseuse, prouver que je ne croyais pas un mot de ce qu’elle disait en mettant en péril ma situation. Peut-être que je n’étais pas si courageuse que ça après tout… On me dit brave tant de fois que j’ai finis par moi-même m’en persuader. Si je n’avais pas toutes ces plantes, tous ces remèdes, je n’aurais jamais accepté et serai sans doute toujours en Espagne à tenir les commerces de feu mon père… Cette soirée au camp des gitans m’avait bien plus affectée que je ne voulais l’admettre…

« Ce doit être une décision vraiment difficile à prendre. Partir ou non à sa recherche, sans avoir la certitude que… » Je mourrais d’envie de lui faire part de ma crainte vis-à-vis de la véracité des propos de la diseuse de bonne aventure. Mais qui étais-je pour lui mettre le doute ? L’a faire réfléchir encore plus qu’elle ne le faisait déjà ? Rosemary n’avait pas besoin de ça, alors je me ravisais et changeait la fin de mes propos… « …sans savoir si vous réussirez à la trouver. »

A sa première question, j’eus un petit temps de réflexion… « Suis-je mariée ? » Je me raclais doucement la gorge, c’était une question si délicate pour moi, alors qu’elle semblait si évidente pour la plupart des époux et épouses. « Je… oui je le suis. Par le plus grand des hasards si j’ose dire… » Je me sentais de me confier à elle. Je n’étais pas du genre à le faire avec tout le monde, mais Rosemary me semblait véritablement digne de confiance, elle qui n’hésitait pas à me parler de cette sœur inconnue. Si je ne pouvais décidemment pas lui révéler que le catholicisme n’était que pur couverture, je pouvais néanmoins partager tout un tas d’autres choses avec elle. « Oui les familles sont assez nombreuses en Espagne. Mon père avait trois frères, et ma mère un frère et deux sœurs. Et pourtant, j’ai grandi fille unique moi aussi, cela nous fait un point commun ! Je suis née au Nouveau Monde, de l’autre côté de l’Atlantique, et mes parents n’ont pas eu d’autres enfants. La différence d’âge sans doute… » Repenser à eux, à la disparition soudaine de mon père et à la tragique fin de ma mère me fit monter les larmes aux yeux et raviva la haine que je portais à cet oncle infâme. Si seulement nous n’étions pas revenus en Espagne, elle serait toujours là… « J’espère sincèrement que vous retrouverez votre sœur Rosemary. J’aurais tellement aimé en avoir… se soutenir dans les moments difficiles… »

Elle me savait espagnole et s’enquit par la suite de me demander comment je trouvais le temps ici ; et si je m’y acclimatais bien. « Nul doute que cela n’a rien à voir avec l’Espagne, mais je tente de m’adapter ! Quelques rayons de soleil en plus ne seraient pas de refus, mais dès qu’ils arrivent, je suis la première dehors, soyez-en certaine ! » m’exclamais-je dans un petit rire.

« Ne le soyez pas Rosemary, vous me verriez avec toutes ces plantes que je trimballe, vous me prendriez pour une folle ! » continuais-je. « Mais c’est grâce à elle que je suis encore ici et que je puis parler avec vous aujourd’hui. Quant à la princesse, elle est… » Comment tourner cela ? « …source de beaucoup de convoitises. Mais ne vous inquiétez dont pas pour elle, elle est très bien entourée. »


Dernière édition par Luisa del Carmen le Sam 27 Déc - 14:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Mer 3 Déc - 21:15
Antanasya me l’avait toujours dit : les relations, les relations. Une chose essentielle à la Cour, être appréciée. Luisa, je l’aimais déjà peut-être car elle était la seule noble présente ce soir-là dans le camp des gitans. J’étais gentille, en soit si la Reine n’oppressait pas les protestants, j’aurais pu l’aimer malgré ma condition. J’aurais pu… Au fond de moi, je le savais, la décision était déjà prise. J’allais partir à la recherche de cette sœur que je ne connaissais pas. J’espérais trouver de l’aide. N’importe qui. Je remuerais tout Londres s’il le fallait, ailleurs ce serait plus dur mais, je voulais en avoir le cœur net. Je voulais la connaître, c’était ma seule famille naturelle. Je n’avais plus qu’elle de mon sang et je voulais comprendre, pourquoi m’avait-on cachée cette sœur pendant toutes ces années ? Pourquoi avions-nous été séparées ?

« Vous savez Luisa, je viens de perdre mon père, je ne dis pas cela pour recevoir votre compassion, je suis bien entourée par mon futur époux, Thomas Hertford vous l’avez déjà croisée peut-être ? Mais, je n’ai plus de famille. Je ne connais pas ma mère donc si je peux retrouver une sœur qui pourrait m’en dire plus sur elle, je veux la retrouver et mettre toutes les chances de mon côté. Me comprenez-vous ? »

Sa réaction concernant son mari m’étonnait, j’aurais aimé qu’elle m’en dise plus mais je n’osais plus lui poser plus de questions. Je n’osais pas être indiscrète. C’était quoi pour Luisa, par le plus grand des hasards ? Elle avait prit le premier venu et s’était mariée avec ? Je ne comprenais pas bien ce qu’elle avait voulu dire.

« Il est ici ? Avec vous ? »

Je parlais de son époux, je ne le relevais pas les propos de Luisa, si elle voulait m’en parler elle le ferait surement mais, je ne voulais pas me mêler de ce qui ne me regardait pas. Elle devait être malheureuse. Mariage forcé. Mariage de convenance. Je la regardais compatissante. J’avais beaucoup de chance, j’aimais Thomas enfin « aimer » était un bien grand mot mais, il y a quelque chose entre nous une immense complicité, j’étais certaine qu’au fond de moi je l’aimais du plus profond de mon cœur. Nous commencions à parler de notre mariage, j’avais tellement hâte. J’étais heureuse et je savais que cela était rare, je ferais des envieux mais, le bonheur n’était que de courte durée. Tout le monde le savait….

« Oh ! Avez-vous des souvenirs du Nouveau Monde ? Votre vie est décidément fort passionnante, je n’ai rien de tel à raconter. Pourrais-je voir vos plantes un jour ? Ou était-ce un secret ? Je n’y connais rien mais, cela pourrait enrichissant ! »

D’un coup, mes yeux s’émerveillèrent aux paroles de Luisa, elle venait d’ailleurs, encore plus loin au-delà de l’océan que l’Espagne… De l’autre côté de l’Atlantique, tout ceci me semblait si lointain, si inatteignable. Je l’écoutais attentivement, elle aussi était fille unique. Je souris lorsqu’elle me parla de la princesse, j’avais eu l’occasion de la voir de loin. Elle était tellement jolie. Elle devait être très protégée avec Luisa comme protectrice, je n’en doutais pas un seul instant.

Les joutes équestres se terminèrent, j’applaudis très fort, mon favoris n’avait pas gagné. Ce n’était pas grave, j’avais choisi en fonction de la beauté du cavalier plus que sur sa technique de monte. La monture comptait aussi énormément pour moi, si je la trouvais belle ou non. Autant dire que des détails esthétiques et rien de techniques.

« Vous montez Luisa ? »

Je posais de nombreuses questions, j’espérais ne pas trop la déranger. J’étais curieuse et en admiration face à l’espagnole, goûteuse, née dans le nouveau monde. Tout en me levant, je lui proposais d’aller caresser les chevaux avec moi. Je la regardais pour voir sa réaction, avait-elle peur des chevaux ? Ce n’était pas mon cas. Je descendais des gradins prudemment jusqu’à retrouver la terre ferme et allais vers les chevaux pour en toucher quelques uns. Un cavalier nous regardait avec existence, je fis les gros yeux à Luisa, la jolie espagnole plaisait. Ce n’était pas étonnant, elle avait beaucoup de charmes et elle ne semblait guère être attachée à son époux. Une femme parfaite en soit.
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Sam 27 Déc - 15:44
Bien entendu que je la comprenais, son désir de retrouver cette sœur, si elle existait, était tout à fait compréhensible. Moi-même si j’apprenais en avoir une je ferai tout mon possible pour la retrouver. Plusieurs fois dans mon enfance je rêvais d’avoir une sœur ou un frère, si bien que je me les imaginais juste là, à côté de moi. Je leur parlais, ils me répondaient. J’étais consciente que tout ceci n’existait que dans ma tête mais j’aimais croire en leur présence. Ils me soutenaient moralement quand j’allais mal et quand l’état de santé de mon père déclinait de jour en jour. Finalement, je me réconfortais toute seule, mais qu’importe, j’aimais me créer ces petits moments rien qu’à moi. Avec le temps, en grandissant, j’arrêtais de m’imaginer cette sœur ou ce frère. Alors bien sûr que je comprenais Rosemary. Si elle avait l’intime conviction que sa sœur était là quelque part, elle devait la chercher et la retrouver.

« Je vous comprends Rosemary, et vous faite bien de tenter de la retrouver. Vous pouvez compter sur moi. »


La jeune fille mentionna son mari, un certain Thomas Hertford, mais son nom ne me disait rien. « Thomas Hertford… Je crains ne pas le connaître Rosemary. » Peut-être l’avais déjà croisé à la cour, mais tellement de monde y passait que je ne pouvais pas me souvenir de chaque visage.

Je voyais bien que ma réponse au sujet de mon mari avait piqué sa curiosité. Mais Rosemary était si gentille qu’elle n’osa pas m’en demander plus à son sujet hormis le fait de savoir s’il était ici avec moi. Je sentais que je pouvais avoir confiance en elle, et je pouvais bien me confier un peu moi aussi. C’était tellement compliqué entre Richard et moi qu’un regard extérieur pourrait bien m’être utile. Rosemary devait être à mille lieux de s’imaginer la façon dont je m’étais mariée ! Tout le monde d’ailleurs ! Quelle idée avais-je eu de répondre que mon union s’était faite par le plus grand des hasards… Ce n’était sans doute pas la meilleure façon d’aborder le sujet, et tourner autour du pot ne servait à rien ! Appart peut-être torturer gentiment l’esprit de Rosemary. Comment peut-on se marier « par hasard » ? Cela ne fait aucun sens, effectivement. « Non, je suis venue seule. Richard n’est pas avec moi. » J’étais bien partie pour lui raconter mon histoire, mais avais-je bien raison de croire que cela l’intéressait ? Peut-être que j’avais mal interpréter son haussement de sourcil...

« Avec Richard, nous nous sommes rencontrés dans un bar. Je venais tout juste d’arriver d’Espagne et pour fêter cela j’avais décidé de m’offrir un petit verre, voyez-vous. Lui aussi fêtait quelque chose de son côté et le temps et… hum l’alcool faisant nous nous sommes mariés ! J’avais déjà bien du mal à retenir son prénom, je vous laisse imaginer la surprise le lendemain… »

Certes j’évitais de le crier sur tous les toits, mais je n’avais pas honte. C’était arrivé et je ne pouvais rien y faire. Je me surprends même à apprécier de plus en plus sa compagnie, à croire que cela couvre quelque chose de plus profond…

Rosemary semblait si émerveillée dès que je mentionnais le Nouveau Monde. Je pouvais le comprendre, moi-même le sourire me montait naturellement aux lèvres dès que je pensais à ce continent. Il ravivait en moi tellement de bons souvenirs, je souhaitais y retourner à chaque instant. Avec ma mère, nous y avions laissé reposer mon père en toute tranquillité, sur ces terres qu’il chérissait tant. Lors de notre départ forcé, je m’étais promis que j’y retournerai avec quelques souvenirs de ma mère que je déposerai sur sa tombe. Cela me brisait le cœur de les savoir séparés par un océan alors qu’ils s’aimaient tant…

« J’ai des souvenirs oui, je les entretiens chaque jour pour ne pas oublier un détail de ma vie là-bas. Un jour j’y retournerai, c’est certain… » Je soupirais à cette idée, j’en rêvais depuis si longtemps. « Bien sûr que vous pourrez les voir Rosemary, même si je garderai secret leur utilisation, vous me comprenez. » lui répondis-je doucement en souriant.

La jeune femme se mit alors à applaudir le spectacle que j’avais totalement oublié, absorbée par ma conversation avec elle. Je décidais de l’imiter alors qu’elle me demandait si je montais.

« Pas vraiment, je n’en ai jamais eu l’occasion ! Peut-être que cela me plairait d’ailleurs, je ne sais pas ! Et vous Rosemary, avez vous l’habitude de monter ? » J’acceptais sa demande et l’accompagnais près des vedettes de la journée, heureuse de voir les chevaux de plus près. Puis je sentis sur moi le regard insistant d’un cavalier, et celui amusé de Rosemary… Ce n’était pas la première fois que cela m’arrivait, et flattée, je lui répondis en souriant discrètement puis tournais la tête. « Prévenez-moi quand il arrêtera de nous fixer… » chuchotais-je, tête baissée, à l’encontre de Rosemary, tandis que je feignais l’occupation en caressant un cheval.
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Dim 8 Mar - 21:25
Elle était fille unique, elle aussi. Je rêvais d’avoir une grande famille, des enfants qui courent partout, voir leur sourire sur leur visage. Leur gaieté. Leur joie de vivre. Avait-elle, elle aussi, les mêmes rêves que moi ? Son mari restait une énigme même si Luisa paraissait bien malheureuse. Je souriais même si Luisa m’affirmait ne pas connaitre Thomas, ce n’était rien je comprenais. La pauvre, tant de visages inconnus à la Cour. Tant de personnes différentes. Cela devait être bien compliqué d’être une étrangère à la Cour. Etre une noble anglaise l’était déjà énormément… De ce que j’en avais vu les espagnols étaient peu commodes, maîtrisant notre Reine qui était loin d’être parfaite. Luisa était peut-être l’exception à la règle.

« Merci Luisa pour votre proposition, vous n’avez vu personne qui pourrait correspondre ? Non… Vous devez être là depuis trop peu de temps, j’imagine. J’ignore même son nom… peut-être Blackwood, le mien. Je suppose que nous devons avoir le même père… »

Je clignais des yeux, surprise par sa réponse. Richard, pas avec elle ? Je trouvais cela très étrange, je ne faisais plus un seul pas sans que Thomas en soit informé. Pas qu’il m’espionnait ou qu’il me surveillait mais, on se confiait l’un à l’autre car nous étions fiancés mais avant tout amis. Elle n’avait pas l’air anéanti de ne pas avoir Richard auprès d’elle, je remarquais… J’avais conscience qu’avec Thomas nous vivions quelque chose d’assez unique, il ne me considérait pas comme son égale mais, il me respectait. Nous étions fusionnels.
Luisa reprit son explication, je sautillais sur mon siège toute contente qu’elle se confie à moi mais, d’un côté je la regardais avec un regard grave au vue de ce qu’elle me disait… Lorsqu’elle eut fini de parler, j’eus un temps où je me demandais si c’était vrai, si elle n’était pas en train de me mener en bateau ou de me tester. Son air était sérieux, j’en déduis que c’était la vérité. Je ne la jugeais pas, ce n’était pas mon habitude, je trouvais cela plutôt amusant en fait.

« Cela fera une histoire assez amusante à raconter à vos enfants lorsqu’ils seront plus grands et en âge de comprendre. Et, malgré cette rencontre assez peu commune, vous vous entendez bien malgré tout ? » Je laissais échapper un petit rire, tout en caressant les chevaux. « Assez rarement, je dois bien l’avouer... Je préfère me promener, d’ailleurs voulez-vous faire quelques pas avec moi jusqu’au Palais ? » L’animation à la Carrière était terminée, nul besoin de s’attarder plus longtemps – j’avais envie de me dégourdir les jambes un petit peu. Je laissais échapper un petit rire lorsque Luisa me parla du cavalier, elle était merveilleuse, elle avait compris ce qu’il se passait. « Nous pouvons continuer de parler tout en faisant quelques pas ensemble, qu’en dites-vous ? Nous serions peut-être plus tranquilles également, si vous voyez ce que je veux dire ! Richard doit être jaloux, vous attirez le regard chère Luisa. »

Elle m’amusait, peut-être le prenais-je pas assez au sérieux mais, cela était très flatteur pour elle d’être admirée de la sorte. Elle le prenait assez bien, j’avais apprécié cet instant où dans le monde il n’y avait plus que le cheval qui cachait Luisa, sa gentille remarque et moi. Cela montrait une certaine forme de complicité entre nous et j’aimais déjà ce sentiment. Je me sentais déjà très à l’aise près d’elle. Je ne le savais pas encore mais, côté religion nous étions toutes deux des renégats qui n’avaient pas embrassé la religion officiellement. Elle était plus exubérante que moi, plus âgée aussi mais, tout ce paraître cachait une profonde sensibilité, je le voyais. Je fis un sourire à Luisa et me détournais de ce mystérieux cavalier. J’étais presque gênée qu’il nous regarde de la sorte, à la place de Luisa je me serais mise à rougir à coup sûr. Mal à l’aise de la situation. « Attention de ne pas vous salir, surtout Luisa... Vous avez une si jolie robe et je ne suis pas la seule à penser cela visiblement ! » Je commençais à marcher en pouffant de rire.
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Jeu 7 Mai - 13:26
Rosemary était perturbée, je comprenais que la possibilité de l’existence d’une sœur lui trottait dans la tête à chaque instant. Je ne pouvais pas la blâmer, c’était tellement naturel de sa part de se questionner, et je désirais sincèrement l’aider. L’Angleterre n’était pas mon pays depuis très longtemps, mais peut-être que j’avais déjà rencontré cette femme sans le savoir. La Cour n’était pas le seul lieu que je fréquentais, même si je m’y trouvais la plupart du temps. La rencontrer au détour d’une rue, ou uniquement l’apercevoir, c’était tout à fait possible ! En acceptant ma position de goûteuse auprès de la princesse Jeanne, j’avais développé un sens plus aigue de l’observation et j’oubliais rarement les visages ou les noms qui m’arrivaient jusqu’aux oreilles.

Mais Blackwood… non, décidément ça ne me disait rien.

« Je cherche Rosemary mais rien ne me vient à l’esprit, pas encore tout du moins. Mais ne perdez pas espoir, je suis sûre que vous finirez par la trouver tôt au tard. »


Et si elle n’avait pas encore trouvé sa sœur, pour sûr que Rosemary avait trouvé l’amour de sa vie. L’homme qui lui retournait le cœur, et lui donnait la sensation d’avoir des papillons dans le ventre. Etait-ce ce que je ressentais en voyant Richard ? Me faisait-il autant d’effets ? Tant de questions auxquels je ne parvenais pas à trouver de réponses. Nous n’en étions qu’au début et étions loin de passer tout notre temps libre ensemble. Rosemary semblait doutait quelques instants de la véracité de mon histoire, mais comment lui en vouloir ? Je devais avouer qu’il m’arrivait aussi de me demander chaque matin l’espace de deux petites secondes, si tout ceci n’était pas qu’une vaste fumisterie, une simple mascarade. Mais Richard m’amusait. Il était loin de la Cour, de tous ces faux-semblants et de ces précieux messieurs qui pensent pouvoir vous « obtenir » en un claquement de doigt. Il était sombre, complexe… intriguant. Le voir et parler avec lui me permettait de garder un tant soit peu les pieds sur Terre.

« Oui on s’entend plutôt bien, il faut l’avouer. Il est… intéressant. Il me fait rire aussi. » J’avais du mal à trouver les mots justes pour le décrire, et expliquer notre relation. Tout ceci était encore très confus dans ma tête. Voyant que l’animation était terminée, nous quittâmes la carrière, me permettant alors de m’échapper du regard insistant du cavalier qui jusque là ne m’avait toujours pas lâché des yeux. Richard était-il jaloux ? Etait-il ce genre d’homme ? Encore une fois je ne pouvais ni apporter de réponse à Rosemary, ni me l’apporter à moi-même. Secrètement, j’espérais que oui, car je n’étais pas totalement insensible au charme de Richard, même si je n’arrivais pas à me l’avouer. « Qui sait ? Peut-être, peut-être pas. Notre mariage est si peu commun que je suis bien incapable de vous dire ce qu’il en est de nos sentiments réciproques. Mais entre nous Rosemary, se savoir admirée et avoir un homme jaloux à ses côtés, c’est très flatteur, n'est-ce pas ? » Et je ne faisais rien pour me fondre dans la masse. J’aimais les belles toilettes et les imposantes parures, j’aimais briller et attirer l’attention. Qu’on m’admire pour mes tenues, pas qu’on ne me déshabille du regard non plus.

Tandis que nous retournions vers le palais de Whitehall, je n’avais cessé de repenser aux mots de Rosemary. J’ignore même son nom… peut-être Blackwood, le mien. Je suppose que nous devons avoir le même père… et soudain cela me frappa. Blackwood ! Evidemment ! Un teint de porcelaine, comme Rosemary, de magnifiques boucles noires… comme Rosemary. C’était peut-être elle, ça devait être elle !

Je m’arrêtais soudainement et attrapais le bras de mon amie. « Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ! Rosemary… je crois que je connais votre sœur. Enfin, je ne suis pas sûre que ça soit elle mais il se pourrait bien. Elle s’appelle Annabeth Blackwood, elle est la dame de compagnie d’Héléna Sheridan et une amie proche. Et si vous le désirez Rosemary, je peux vous conduire à elle. »
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  Dim 16 Aoû - 15:16
Bien loin du camps des gitans.... les révélations continuent....

Luisa était de bonne compagnie, elle m’amusa lorsqu’elle me parla de son époux - que je n’avais pas le plaisir de connaître. Il la faisait rire, en même temps rien que dans leur mariage il y avait un certain côté amusant. C’était une belle histoire, une histoire que l’on aimerait conter. J’eus un petit rire « Oui très flatteur. » Je n’y connaissais pas grand chose à tout ceci, les fiançailles avec Thomas Hertford s’était faites comme ça dans les bonnes convenances contrairement à Luisa. Mais au moins, elle gardait un souvenir impérissable - tout était flou mais, elle avait une histoire un peu hors du commun à raconter. Elle me rappelait cette comtesse que je n’aimais pas beaucoup : Héléna Shéridan, elle était pareille elle aimait les belles tenues, les bijoux qui se voient. Elle imposait et aimait être respectée. Briller. Attirer l’attention comme Luisa. La vie des femmes à la Cour encourageait ce comportement, un domaine de harpies donnant des coups de becs à tout va.

Sur le retour vers le palais, nous marchions tranquillement et d’un coup Luisa s’arrêta en m’attrapant le bras. Je fis les gros yeux en entendant les premiers mots prononcés par mon amie. La dame de compagnie d’Héléna Shéridan... je ne l’avais jamais croisée, aux rares occasions où j’avais aperçu la Comtesse de Lancastre elle était seule ou avec d’autres Dames à ses côtés. Je ressentis en moi un vent de panique, de multiples émotions entre l’excitation, le stress, la joie, l’anxiété. Le hasard fait bien les choses peut-être était-ce pour cela que Luisa avait été mise sur ma route ? « Oh ! » Je n’en revenais pas des révélations de Luisa ! J’étais toute retournée et certaine d’avoir trouvé ma soeur. Elle portait le même nom que moi, peut-être m’emballais-je trop vite mais, en cet instant plus rien n’avait d’importance - juste rencontre cette Annabeth Blackwood au plus vite que le mystère soit enfin résolu. Comment avais-je pu passer à côté ? Elle était là à Londres depuis toutes ces années...Autant, l’ai je déjà croisée sans le savoir, sans me douter. « Je vous en serais très reconnaissante, oui. »

Je contenais ma joie mais j’étais heureuse que Luisa m’apporte enfin une piste. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Une recherche perdue d’avance. « Luisa, si un jour vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pouvez compter sur moi ! Vous n’imaginez pas ce que vous venez de faire, même si elle n’est pas ma soeur, j’ai une piste vers laquelle me diriger. Je vous remercie, Luisa, du plus profond de mon coeur, merci ! » Je voulais lui sauter au cou, je devais avertir Thomas que Luisa connaissait une femme me ressemblant : les cheveux sombres, un teint de porcelaine. Pour moi, c’était elle. Sans l’avoir vu, c’était gagné d’avance. Si c’était réellement elle, je serais redevable à Luisa de m’avoir aidée dans cette entreprise désespérée. Je lui serais utile en temps voulu même si je craignais cette différence de religion - moi protestante, elle catholique en ce moment, elle m’aidait volontiers mais peut-être que la situation évoluerait dans le mauvais sens. « Je vous suis. Conduisez moi à elle. » Je serais le bras de Luisa, quoi qu’il arrive ce jour resterait graver dans ma mémoire à tout jamais.

Luisa, un ange tombé du ciel.
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MessageSujet: Re: ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...  
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ROSIE & LUISA ❧ Bien loin du camp des gitans...
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